Bulletin des Négociations de la Terre

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

Format PDF
Format Texte
Version Anglaise
Version Espagnole


Publié par L'Institut International du Développement Durable (iidd)

 

Vol. 26 No. 08
Samedi, 22 janvier 2005

LES FAITS MARQUANTS DE LA CMPC:

VENDREDI 21 JANVIER 2005

Vendredi, les délégués à la Conférence sur la Prévention des Catastrophes (CMPC) ont continué à se réunir dans des sessions des Segments Intergouvernemental et Thématique. En Plénière, la Conférence a planché sur l'Examen de la Stratégie et du Plan d'Action de Yokohama pour un Monde Plus Sûr, et ont entendu les déclarations générales des pays et des organisations intergouvernementales et autres. La Grande Commission s'est penchée sur le projet de déclaration de Hyogo, et ont poursuivi leurs discussions sur le projet de cadre d'action. Dans la Réunion Thématique, le dernier groupe de discussion s'est tenu sur la préparation d'une réponse efficace, et quatorze sessions consacrées aux ensembles thématiques ont été tenues tout le long de la journée.

REUNION INTERGOUVERNEMENTALE

PLENIERE: Examen de la Stratégie de Yokohama: Le Directeur de la SIPC, álvano Briceño, a introduit l'Examen de la Stratégie et du Plan d'Action de Yokohoma pour un Monde Plus Sûr (A/CONF.206/L.1), élaboré par le Secrétariat, sur la base des contributions apportées par l'IATF, les gouvernements, les organisations internationale et les ONG, durant le processus préparatoire de la CMPC.

Le BANGLADESH a souligné le besoin d'élaborer un plan d'action inscrit dans un calendrier précis. L'IRAN a appelé à un mécanisme de suivi et à un passage de la focalisation sur la période après-catastrophe à une focalisation sur la période avant-catastrophe. Le SENEGAL a mis l'accent sur l'absence de ressources financières adéquates pour les programmes de prévention des catastrophes en Afrique. L'INDE a mis en relief l'importance de la mise en place d'un système d'assurance contre les catastrophes. Le CAMBODGE a demandé aux donateurs de réaffecter des fonds à la prévention des risques de catastrophe. La SYRIE a proposé d'établir un fonds mondial pour le soutien de la mise en œuvre des programmes de prévention des risques de catastrophe.

Briceño a déclaré que tous les commentaires seront transmis au débat sur le projet de cadre d'Action. Les délégués ont fait l'éloge du Secrétariat et de ses partenaires, pour la qualité de leur travail, et ont pris note du contenu et des conclusions de l'Examen de la Stratégie de Yokohama en tant que plate-forme pour le cadre d'action.

GRANDE COMMISSION: Les délégués ont débattu du projet de déclaration, achevant leurs négociations, en début d'après-midi. Une version révisée du projet du cadre d'Action a également été traitée, et les négociations se sont poursuivies tard dans la nuit.

Projet de déclaration: Dans les paragraphes préambulaires, les délégués ont décidé de faire référence à la Réunion Extraordinaire des Dirigeants de l'ASEAN sur les Répercussions du Tremblement de Terre de Sumatra et du Tsunami, tenue à Jakarta, en Indonésie, le 6 janvier 2005. L'état d'avancement de la Déclaration Commune de la session spéciale consacrée à la Catastrophe de l'Océan Indien, tenue jeudi, a été examiné, plusieurs délégués précisant que la Déclaration est un aboutissement de la réunion, combinant nombre d'initiatives, et non une déclaration du Président. Les délégués ont décidé de souligner la pertinence, pour d'autres régions, des leçons apprises de la catastrophe de l'Océan indien, et de faire l'éloge des efforts fournis par les gouvernements touchés et par la communauté internationale, en réponse à la catastrophe.

Au sujet de l'impact des catastrophes sur le développement durable, la COLOMBIE a proposé l'insertion d'un libellé supplémentaire pour refléter que les investissements dans le développement, qui ne prennent pas en compte les risques des catastrophes peuvent accroître la vulnérabilité. Au terme d'une discussion informelle, les délégués ont approuvé ce point. Dans le chapeau, l'UE a proposé d'ajouter une référence au “rôle central” des Nations Unies dans la coordination de l'aide humanitaire et de la préparation aux catastrophes. Après un long débat, les délégués ont décidé de qualifier le rôle, de “vital.” CUBA, appuyé par l'INDE et le ZIMBABWE, et contré par le JAPON, l'UE et les ETATS-UNIS, a proposé de supprimer la référence à la bonne gouvernance. La CHINE a suggéré un libellé de compromis faisant référence à l'importance de la coopération, des partenariats et de la bonne gouvernance, à tous les niveaux. L'UE a ajouté “la solidarité” à la liste. Le chapeau a été approuvé avec des amendements.

Les délégués ont ensuite débattu des paragraphes exécutoires, acceptant une proposition de l'UE de qualifier les catastrophes plutôt de “défis posés au développement durable,” qu'un “problème de développement.” Au sujet de la responsabilité des Etats dans la Prévention des Catastrophes et de la nécessité d'améliorer les capacités des pays vulnérables, l'AOSIS a demandé d'ajouter une référence aux PEID. Le BANGLADESH, avec la BARBADE et le BENIN, a demandé une focalisation plutôt sur les “pays en développement enclins aux catastrophes ”, en particulier, les PMA. Au sujet de l'importance de la traduction du cadre en actions concrètes à tous les niveaux, l'INDE a demandé une cohérence avec le projet de cadre, de manière à ce que le paragraphe se réfère plutôt à la nécessité d'élaborer des indicateurs, qu'à la nécessité de déterminer des objectifs particuliers. La SUISSE, contrée par l'AUSTRALIE, la CHINE et les ETATS-UNIS, a préféré l'élaboration d'objectifs définis. Les délégués ont décidé de reconnaître la nécessité d'élaborer des indicateurs et de renforcer les activités de Prévention des Catastrophes, appropriées aux circonstances particulières et aux capacités, en tant que partie intégrante de l'effort visant à réaliser le résultat attendu et les objectifs du cadre d'action.

Au sujet de la réalisation des résultats de la CMPC, le BRESIL et l'INDE, contrés par le JAPON et les ETATS-UNIS, ont requis la suppression de “responsabilité partagée et investissement,” et l'UE a demandé d'ajouter “forte volonté politique.” L'INDE a suggéré l'adjonction de “vision partagée.” Les délégués ont approuvé un libellé combinant les suggestions mentionnées ci-dessus.

Projet de cadre d'Action: La NOUVELLE ZELANDE a introduit un libellé consacré aux PEID et portant sur la mise en application du résultat de la Stratégie de Maurice pour la suite de la mise en œuvre du PAB, à travers des systèmes d'AP efficaces et d'autres mesures d'atténuation et de réponse. Les délégués ont approuvé le texte, tel qu'amendé.

Au sujet de la mise en application et du suivi, les délégués ont approuvé un libellé de compromis, introduit par le Bénin, appelant au soutien des PMA, comme action prioritaire dans le cadre de la mise en application du cadre, y compris à travers une aide financière et technique pour la prévention des risques de catastrophe. Le NIGERIA a introduit un texte de compromis mettant en relief les obstacles posés aux efforts fournis par l'Afrique pour la réalisation du développement durable, compte tenu, en particulier, de l'insuffisance des capacités de la région, à faire face aux catastrophes. Les délégués ont approuvé le libellé qui remplace la formulation précédente consacrée à l'observatoire des risques africain.

Le délégué des ETATS-UNIS a avancé un texte de compromis portant sur la coopération régionale et internationale, dans la détermination et la surveillance des dangers régionaux et transfrontaliers, l'échange d'information et la fourniture de l'AP, à travers les arrangements appropriés, tels que ceux relatifs à la gestion des bassins fluviaux. Le MEXIQUE a suggéré d'inclure dans la formulation, d'autres problèmes transfrontaliers. Les délégués ont approuvé le texte tel qu'amendé. Au sujet des communautés post-conflits, les délégués ont accepté une proposition des ETATS-UNIS d'élargir la portée des activités de secours d'urgence et de réhabilitation aux “situations post-conflits dans les pays enclins aux catastrophes,” et de supprimer les autres références aux conflits. Le JAPON, appuyé par les ETATS-UNIS et le CANADA, ont continué à s'apposer au texte de l'UE consacré à la détermination politique des “gouvernements donateurs” à mobiliser les ressources. La NOUVELLE ZELANDE a suggéré de se référer aux “partenaires du développement,” mais les délégués ont décidé de se référer aux “gouvernements.” Au terme d'un long examen de la référence à l'évaluation du cadre d'action, les délégués se sont accordés sur un libellé de compromis soulignant que l'application du cadre d'action “sera évaluée.”

Dans la partie consacrée aux tâches incombant aux Etats dans le domaine de la mise en œuvre et du suivi, CUBA a retiré sa proposition d'éviter les mesures unilatérales qui entravent la préparation efficace, la réponse et l'atténuation des catastrophes par les Etats. De nombreux délégués ont apporté leur appui à la position de Cuba, et se sont félicités de l'esprit de compromis de la motion. Au sujet de l'élaboration des indicateurs, la SUEDE a introduit un libellé de compromis encourageant la tenue d'une consultation avec les agences pertinentes des Nations Unies en vue d'élaborer des indicateurs génériques, réalistes et mesurables pour l'�valuation de la mise en application des Etats, et leur affinement � l'�chelon national. La discussion s'est poursuivie jusqu'� une heure tardive de la nuit, dans un effort de conclure les n�gociations autour de ce sujet, de la mobilisation des ressources et d'autres points en suspens. Les d�l�gu�s se sont accord�s sur les r�f�rences aux changements climatiques, y compris sur le maintien de la r�f�rence figurant dans le pr�ambule.

REUNION THEMATIQUE

ENSEMBLES THEMATIQUES: Groupe de Discussion sur l'Ensemble 5: Pr�paration d'une r�ponse efficace: Ce groupe de discussion a �t� pr�sid� par Siddiqur Rahman Choudhury, Secr�taire d'Etat au Minist�re Bangladais de l'Alimentation et de la Gestion des Catastrophes.

Carlos Scaramella, Chef de l'Unit� du PAM, charg�e de la Pr�paration et de la R�ponse aux Situations d'Urgence, a donn� un aper�u sur la strat�gie du PAM dans le domaine de la pr�paration aux situations d'urgence. Randolph Kent, du King�s College de Londres, a d�clar� que les programmes et les plans de pr�vention des risques de catastrophe doivent �tre �tay�s par des strat�gies bas�es sur des objectifs clairs et concrets. Mettant en relief les capacit�s et les m�canismes disponibles pour la pr�vention des risques de catastrophes, il a soulign� la n�cessit� d'une volont� politique pour la prise de mesures efficaces dans le domaine de la pr�paration. Jos� Llanes Guerra, Directeur de l'Office National Cubain de Gestion des Catastrophes, a d�crit l'approche adopt�e par Cuba en mati�re de d�fense civile, soulignant le r�le des activit�s men�es � l'�chelon communautaire et du leadership local.

Fernanda Teixeira, Secr�taire G�n�ral du Bureau Mozambicain de la Croix Rouge, a mis l'accent sur les approches � long terme adopt�es dans le domaine de la pr�paration aux catastrophes, sur l'absence de financement pour des programmes de pr�paration soutenus, et sur la n�cessit� d'indicateurs et d'�valuations pour s'assurer de la pr�paration. Johan Schaar, Chef de la Division charg�e de l'Aide Humanitaire et de la Gestion des Conflits, � l'Agence Su�doise de la Coop�ration pour le D�veloppement International, a soulign� le d�fi que repr�sente le financement de la pr�paration aux catastrophes, pr�cisant que les budgets de l'aide humanitaire sont d�j� inad�quats. Soulignant la nature changeante des risques, Yvette Stevens, Coordinatrice Adjointe de l'Aide d'Urgence et Directrice de l'UN/OCHA, a mis en relief la responsabilit� de la communaut� internationale dans le traitement des risques mondiaux, r�gionaux et locaux qui contribuent aux catastrophes.

Les participants ont ensuite pr�sent� leurs commentaires sur: le r�le des Nations Unies dans la coordination de la pr�paration; l'absence de priorit� pour la pr�vention des risques de catastrophe; le lien entre les priorit�s de la r�duction de la pauvret� et la pr�paration aux catastrophes; le r�le de la Charte Humanitaire du Projet de la Sph�re et des Normes Minimales dans la R�ponse aux Catastrophes; et la n�cessit� d'une coop�ration r�gionale.

Ensemble 1: Gouvernance locale � les conditions pr�alables d'une pr�vention efficace des risques de catastrophe: Cette session a �t� pr�sid�e par Christina Bollin, Programme Manager, charg�e de la Gestion des Risque de Catastrophe dans le cadre de la Coop�ration pour le D�veloppement, GTZ.

Horst M�ller, Chef de la Division charg�e de l'Aide au D�veloppement et de l'Aide Transitionnelle, au Minist�re F�d�ral Allemand de la Coop�ration Economique et du D�veloppement, a mis en relief le r�le de la bonne gouvernance locale dans la pr�vention des risques. Angeles Arenas, Conseiller R�gional du PNUD pour la Pr�vention des Catastrophes, a d�clar� que les politiques de gouvernance devraient renforcer le capital social � travers l'�quit� et l'int�gration. Lucas Sim�o Ren�o, Administrateur du D�partement de B�zi, au Mozambique, a d�crit un programme r�ussi de gestion des risques, int�grant une analyse participative des risques, des simulations, le savoir traditionnel et les comit�s locaux. David Smith, Conseiller R�gional, JICA Am�rique Centrale, a soulign� l'importance de la documentation des moyens d'existence perdus ainsi que des vies perdues. Oscar Ren� Alc�ntara, Honduran, repr�sentant de la soci�t� civile, a mis en exergue les avantages de la participation de la soci�t� civile et de la planification � long terme, dans un cadre politiquement instable. Mohammed Yousaf Pashtun, Ministre Afghan du D�veloppement Urbain et de l'Habitat, a d�clar� que son pays dispose d'une opportunit� d'�difier des structures de gouvernance efficaces.

Dans le d�bat qui a suivi, les participants ont fait r�f�rence aux liens des communaut�s marginalis�es avec les administrations municipales, aux risques caus�s par le d�veloppement, � la d�centralisation men�es dans les r�gions multiculturelles, et � la coordination entre les agences gouvernementales.

Ensemble 4: Fonctions de la pr�vention des catastrophes et des moyens d'existence durables r�sistant aux catastrophes: Cette session a �t� copr�sid�e par Tadatsugu Tanaka, de l'Universit� de Tokyo, et Anil Subedi, Directeur de l'ITDG-N�pal.

Mineichi Iwanaga, Vice-ministre Japonais de l'Agriculture, des for�ts et de la P�che, a mis en exergue la contribution du Japon dans la r�ponse � la Catastrophe de l'Oc�an indien. Yohei Sato, de l'Universit� Agronomique du Japon, a d�clar� que dans les communaut�s rurales, les activit�s agricoles peuvent accro�tre les capacit�s de r�sistance. Sumedha Jayasena, Ministre Sri Lankais de la Promotion des Femmes et de la S�curit� Sociale, a encourag� les efforts de reconstruction � se focaliser sur la mise en place de moyens de vivre durables. Taizo Homma, Directeur G�n�ral de la Pr�fecture de Niigata, au Japon, a expliqu� le r�le des syst�mes de drainage dans la Pr�vention des Catastrophes.

Rogelio Concepcion, Directeur du Bureau Philippin charg� de la Gestion des Eaux et des Sols, a parl� de la multifonctionnalit� des rizi�res en terrasses. Fahmuddin Agus, Chef de l'Institut Indon�sien de Recherche Edaphique, a soulign� le r�le des for�ts et des rizi�res dans la r�duction des risques d'inondation. Wu Bin, de l'Universit� Foresti�re de P�kin, a appel� � l'�ducation et � l'am�lioration de la gestion. Madhavi Malalgoda Ariyabandu, Chef de l'Equipe charg� du Programme ITDG du Sud Asiatique, a mis l'accent sur le lien entre les changements climatiques et les moyens de subsistance. Amjad Bhatti, journaliste sp�cialiste du d�veloppement, � l'Institut Pakistanais des Politiques de D�veloppement Rural, a d�clar� que les Etats ne devraient pas fuir leur principale responsabilit� consistant � assurer la s�curit� de leurs citoyens.

DANS LES COULOIRS

La journ�e du vendredi a d�but� par un examen rapproch� du processus r�dactionnel, de plus en plus  compliqu�, par le Bureau, qui a fait part de ses r�serves sur le risque de voir la Conf�rence se terminer tard. Toutefois, en d�pit du temps fou pass� � n�gocier certains paragraphes dans la Grande Commission, en fin de soir�e, il y avait un optimisme prudent que la Conf�rence allait sans doute livrer ses r�sultats dans les d�lais impartis, en particulier apr�s l'accord conclu sur la question des changements climatiques. Quelques d�l�gu�s ont �t� entendus commentant de mani�re positive que la n�cessit� av�r�e d'une action concert�e face � une catastrophe r�elle, a suscit� des attitudes constructives et donn� lieu � une atmosph�re de souplesse.


Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org> a �t� r�dig� par Alice Bisiaux, Rachel Carrell, Pia Kohler, Lisa Schipper, Ph.D., et Andrey Vavilov, Ph.D. Edition num�rique: Francis Dejon. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Editrice en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston James "Kimo" Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales, du d�partement d'Etat am�ricain); le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI); l�Office F�d�ral de l�Environnement, des For�ts et du Paysage (OFEFP); le Royaume-Uni (� travers le DFID); le minist�re danois des affaires �trang�res; le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)); le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res, et la Commission Europ�enne (DG-ENV). Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2005, par: le PNUE; le gouvernement australien; le minist�re f�d�ral autrichien de l'agriculture, des for�ts, de l'environnement et de la gestion des eaux; les minist�res su�dois de l'environnement et des affaires �trang�res; les minist�res norv�giens de l�environnement et des affaires �trang�res; les minist�res finlandais de l�environnement et des affaires �trang�res; Swan International; le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES), le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF. Le Financement de la version espagnole est fourni par le minist�re espagnol de l�environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tout renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD <kimo@iisd.org>, au +1-646-536-7556 ou 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L��quipe du BNT � la CMRC est joignable directement par e-mail �: <lisa@iisd.org>.