Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (iidd)

 

Vol. 26 No. 07
Vendredi, 21 janvier 2005

LES FAITS MARQUANTS DE LA CMPC:

JEUDI 20 JANVIER 2005

Les délégués à la Conférence Mondiale sur la Prévention des Catastrophes (CMPC) ont poursuivi, jeudi, leurs travaux dans des sessions des Réunions Intergouvernementale et Thématique. En Plénière, la Conférence, a entendu une session spéciale consacrée à la catastrophe de l'Océan Indien, suivie par des déclarations d'ordre général, présentées par les pays et par les organisations intergouvernementales et autres. La Grande Commission a poursuivi le traitement du projet de cadre d'action, travaillant jusqu'à une heure tardive de la nuit, pour achever les négociations et traiter le projet de déclaration. Dans la Réunion Thématique, un groupe de discussion a été tenu sur la gouvernance, et les cadres institutionnels et politiques de la Prévention des risques. Tout le long de la journée, quinze sessions des ensembles thématiques ont été tenues.

REUNION INTERGOUVERNEMENTALE

PLENIERE: Session spéciale sur la catastrophe de l'Océan indien: Le Président de la CMPC, Murata, a ouvert la session spéciale sur la catastrophe de l'Océan indien. K. Radhakrishnan, Directeur du Centre National Indien des Services d'Information sur l'Océan, a présenté l'initiative indienne concernant le système d'alerte précoce (AP) contre le tsunami et les éclats de tempête. Jan Egeland, Sous-secrétaire général des Nations Unies chargé des Affaires Humanitaires et Coordonnateur de l'Aide d'Urgence, a fait l'éloge de la réponse sans précédent de la communauté internationale, soulignant qu'en trois semaines de temps, pratiquement tous ceux qui étaient affectés par le tsunami avaient nourriture, abri et des services de santé, d'eau et d'assainissement.

Le Président Murata a ensuite présidé un groupe de discussion consacré aux expériences des pays. Chowdury Kamal Ibne Yousuf, Ministre Bangladais de l'alimentation et de la Gestion des Catastrophes, a mis en relief la mise en place réussie d'un programme de préparation aux cyclones. Adik Bantarso, Chef du Bureau de la Coopération, au sein de l'Agence National Indonésienne pour la Coordination des Réfugiés et de l'Aide d'Urgence, a parlé des dégâts subis par l'infrastructure de l'Indonésie. Tissa Vitarana, Ministre Sri Lankais des Sciences et des Technologies, a parlé la dévastation subie par l'économie de la pêche et du tourisme. Ashoka Kumar Rastogi, Secrétaire d'Etat Indien chargé de la Gestion des Catastrophes, a mis l'accent sur les efforts de recherche et de secours. Dave Mwangi, Secrétaire Permanent Kenyan chargé de l'Administration Départementale et de la Sécurité Nationale, a parlé du système d'AP contre les sécheresses et les inondations mis en place par le Kenya. Suporn Ratananakin, du Bureau des Relations Extérieures, au Département Thaï de la Prévention et de l'Atténuation des Catastrophes, a mis l'accent sur les taxes, les prêts et l'aide réglementaire, destinés à la restauration des moyens de vivre. Ian Wilderspin, Chef de l'Unité chargée de la Gestion des Risques de Catastrophe, au sein de la Fédération Internationale de la Croix Rouge (FICR), a souligné l'importance de l'implication des populations vulnérables dans la conception des systèmes d'AP.

Li Xueju, Ministre Chinois des Affaires Civiles, a annoncé la tenue d'une conférence asiatique sur la prévention des catastrophes. Sadako Ogata, Président de la JICA, a mis en garde contre “la reconstruction de la pauvreté.” Hans-Joachim Daerr, Directeur Général de l'Office Allemand chargé des Questions Internationales, au sein du Département des Nations Unies pour les Droits de l'Homme et de l'Aide Humanitaire, a offert d'accueillir une conférence internationale sur l'AP, début 2006. Howard Baker, Jr., Ambassadeur des Etats-Unis au Japon, a suggéré d'appeler le Système Mondial des Systèmes d'Observation de la Planète, à apporter sa contribution au système d'AP. Robert Owen-Jones, Directeur de l'Office de l'Environnement au sein du Département Australien des Affaires Etrangères et du Commerce, a recommandé que l'AP de l'Océan indien fasse usage des systèmes d'AP existant ailleurs.

Dans le débat qui a suivi, plusieurs délégations ont exprimé leur sympathie aux pays touchés et ont souligné l'importance de la coordination de l'UN/OCHA dans la fourniture de l'aide. La SUISSE et la TURQUIE ont décrit leurs réponses nationales à la catastrophe du tsunami. La CE a parlé de son intention d'accorder des financements pour  l'aide humanitaire à court terme et la reconstruction à long terme. Le DANEMARK a fait état des avantages de la réhabilitation environnementale, et la SUEDE a mis l'accent sur la gestion des littoraux. Faisant l'éloge de la réponse internationale à la catastrophe, l'UE, le ROYAUME-UNI, le PAM et l'UNICEF ont souligné la nécessité de fournir également un soutien aux crises moins frappantes, telles que la famine et le VIH/SIDA. Au sujet du système d'AP de l'Océan indien, le JAPON a offert une coopération technologique et un partage des données, la REPUBLIQUE DE COREE a engagé son expertise IT, et le délégué des PAYS-BAS a promis un soutien financier. L'AFRIQUE DU SUD a encouragé que les systèmes soient basés sur les populations. La MALAISIE a appelé au renforcement des capacités. La FRANCE a parlé du programme de formation axé sur la prévention des catastrophes locales, mis en place par le PNUE. L'EGYPTE a souligné l'importance de la coopération of Nord-Sud. Le MAROC a appelé à l'établissement d'un système d'AP contre les tsunamis en mer Méditerranée.

L'OMM a déclaré que les systèmes d'AP devraient, à long terme, être disponibles à tous les pays et contre tous les dangers naturels. L'UNESCO a annoncé la tenue, du 3 au 8 mars 2005, à Paris, en France, d'une réunion technique consacrée à l'élaboration d'une stratégie commune concernant le système d'AP de l'Océan indien. L'OIT a mis l'accent sur les stratégies de création d'emploi dans les efforts de reconstruction. La FAO a parlé des dégâts subis par la pêche et l'agriculture. Le PNUE a mis en relief le rôle atténuant des écosystèmes stables. Le SECRETARIAT DE LA CONVENTION DE BALE a introduit le guide de la gestion des déchets dangereux dans les régions frappées par les tsunamis. L'UNION INTERNATIONALE DE GEODESIE ET DE GEOPHYSIQUE a recommandé d'établir des centres régionaux de gestion des catastrophes. L'ORGANISATION DU TRAITE SUR L'INTERDICTION DES ESSAIS NUCLEAIRES, l'AGENCE SPATIALE EUROPEENNE, L'ORGANISATION MARITIME INTERNATIONALE et le PAM ont mis l'accent sur les contributions potentielles de leurs programmes existants, au système d'AP. Le CENTRE INTERNATIONAL ABDUS SALAAM DE PHYSIQUE THEORETIQUE a parlé des prévisions des méga tremblements de terre. Le SECRETARIAT D'ASEAN a mis en relief l'éducation et la communication en matière de préparation aux catastrophes.

En conclusion, le Président Murata a reconnu le soutien devant être apporté au projet de déclaration commune de la session spéciale.

GRANDE COMMISSION: Les délégués ont travaillé tout le long de la journée au traitement des questions en suspens du projet de cadre d'action, reprenant plusieurs de celles examinées durant les discussions tenues le mardi et le mercredi. Le JAPON a accepté la suppression de la référence à la sécurité humaine. Au sujet de la demande faite, par les ETATS-UNIS, au Président de la CMPC, de présenter une déclaration sur le caractère non contraignant du cadre d'action durant la session de clôture, l'UE, avec d'autres, a fait part de ses réserves concernant le risque d'envoi d'un signal négatif, au monde extérieur, sur les résultats de la Conférence. Le délégué des ETATS-UNIS a suggéré de se référer au cadre comme étant un “document politique et humanitaire important.” Le Président Ferrari a indiqué qu'il soulèvera la question avec le Bureau.

Le JAPON et les ETATS-UNIS ont fait part de leurs fortes objections au nouveau texte avancé par l'UE concernant la détermination politique des gouvernements donateurs de mobiliser les ressources. Aucune avancée n'a été enregistrée sur le paragraphe consacré à l'aide financière pour la prévention des risques.

Au sujet des activités de réduction des facteurs de risques sous-jacents, l'UE a suggéré l'adjonction d'un libellé appelant à l'amélioration de la gestion des écosystèmes pour la réduction des effets des catastrophes. Le BRESIL a suggéré de se référer plutôt à l'utilisation et à la conservation des ressources naturelles, mais le CAMEROUN s'est opposé à l'utilisation du terme “conservation.” Après des discussions informelles, les délégués ont décidé de faire référence à l'encouragement de la gestion durable des écosystèmes, notamment à travers une meilleure planification de l'utilisation des terres et des activités de développement.

Au sujet des pratiques du développement économique et social pour la réduction des facteurs des risques sous-jacents, le délégué des ETATS-UNIS s'est opposé au nouveau libellé proposé par l'Iran, mentionnant l'aide psychosociale dans la période qui suit les catastrophes, arguant que le champ de compétence de la CMPC est limité à la préparation et qu'il n'englobe pas l'action humanitaire. Le délégué des Etats-Unis mènera des consultations avec l'Iran et d'autres, en vue de parvenir à une formulation et un emplacement acceptables.

Au sujet des principales activités devant être menées dans le cadre de la détermination, de l'évaluation et du suivi des risques de catastrophe et de l'am�lioration de l'alerte pr�coce, la TURQUIE, avec d'autres, contr�e par le BANGLADESH, a pr�f�r� la suppression de la r�f�rence aux �bassins fluviaux partag�s,� car elle d�note avec l'universalit� du cadre. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS, appuy� par l'AFRIQUE DU SUD, l'ETHIOPIE et le BOTSWANA, a propos� d'y ajouter �autres bassins, organes et zones aquatiques.� L'INDE a sugg�r� de se r�f�rer aux �dangers li�s � l'eau.� Les parties int�ress�es ont d�cid� d'�laborer un texte commun, � titre informel.

Au sujet de la mise en �uvre et du suivi, le d�l�gu� des ETATS-UNIS a fait part de ses r�serves concernant le libell� faisant r�f�rence � l'�laboration d'une convention internationale sur la pr�vention des risques de catastrophe, proposant, � sa place et lieu, la mise en application et le renforcement des �instruments juridiques pertinents.� Cette proposition a �t� soutenue par le CANADA, la FEDERATION DE RUSSIE et l'AFRIQUE DU SUD. Contr� par l'UE, le JAPON a pr�f�r� ne pas voir mentionner le terme �juridiques.� La COLOMBIE a propos� que ces instruments soient �galement internationaux. Les d�l�gu�s ont accept� cet ajout, et ont d�cid� le maintien du terme �juridiques.�

L'UE a ensuite propos� l'insertion d'un appel � l'IATF et � la SIPC de proc�der � l'�laboration d'un ensemble d'objectifs et d'indicateurs g�n�riques pour permettre aux Etats membres de mesurer les progr�s accomplis dans leur mise en application du cadre d'action, soulignant que l'urgence des objectifs et des indicateurs a �t� renforc�e par la catastrophe de l'oc�an indien. Le texte propose que les objectifs et les indicateurs soient d�battus dans une session de fond du Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC). Les d�l�gu�s ont pr�sent� leurs premi�res observations sur la proposition, plusieurs d'entre eux faisant part de leur appui en faveur du principe, mais demandant un d�lai suppl�mentaire pour son examen. De nombreux d�l�gu�s ont pr�f�r� la suppression de la r�f�rence � l'ECOSOC. Des r�serves ont �galement �t� exprim�es quant � l'�tablissement d'objectifs mondiaux, plusieurs pays soulignant que l'�tablissement des objectifs et des indicateurs rel�ve de la responsabilit� nationale.

Les d�l�gu�s se sont accord�s sur l'importance du suivi des r�sultats de la CMPC, et ont d�battu longuement de la proposition de l'UE d'inclure un examen particulier de la mani�re dont les risques des catastrophes affectent l'avancement de la r�alisation des ODM. Contr� par l'INDE et plusieurs autres pays, le d�l�gu� des ETATS-UNIS a propos� de supprimer la r�f�rence aux ODM. Apr�s une discussion non aboutie, sur les �valuations de mi-parcours et de fin de parcours du cadre d'action, le Pr�sident Ferrari a appel� les d�l�gations int�ress�es � se r�unir, � titre officieux, pour trouver un compromis.

Le Pr�sident Ferrari a ensuite sugg�r� qu'aucun nouveau libell� ne soit pris en consid�ration. L'AOSIS y a fait une forte objection et les d�l�gu�s ont d�cid� d'examiner un paragraphe tir� de la r�cente R�union Internationale sur l'Examen de l'Application du PAB, poursuivant leurs d�lib�rations jusque tard dans la nuit.

REUNION THEMATIQUE

ENSEMBLES THEMATIQUES: Groupe de Discussion sur l'Ensemble 1: Gouvernance et cadres institutionnel et politique de la pr�vention des risques: Glaudine Mtshali, Chef de la Mission Permanente de l'Afrique du Sud � Gen�ve, a pr�sid� le groupe de discussion, et a d�clar� que la bonne gouvernance est une condition pr�alable de l'am�lioration de la place de la pr�vention des catastrophes sur l'ordre du jour du d�veloppement.

Kenneth Westgate, Premier Conseiller R�gional, PNUD, a soulign� l'importance de l'engagement politique, de la participation des diverses parties prenantes, et des ressources financi�res, pour la r�alisation de la bonne gouvernance dans le domaine de la pr�vention des risques de catastrophe, et a pr�sent� les objectifs volontaires propos�s aux gouvernements. Keiichi Tango, Directeur Ex�cutif de la Banque du Japon pour la Coop�ration Internationale, a encourag� le rattachement des programmes de pr�vention des risques de catastrophes aux ODM, et a d�clar� qu'un investissement dans la pr�vention des risques est n�cessaire entre les catastrophes. Irmgard Schwaetzer, Pr�sident du Comit� Allemand sur la Pr�vention des Catastrophes, a parl� du r�le des plates-formes nationales et a d�clar� que la bonne gouvernance dans le domaine de la gestion des risques exige l'adoption d'une approche multipartite, pluri-�chelonn�e et pluridisciplinaire. Martin Owor, Commissaire Adjoint du D�partement Ougandais charg� de la Pr�paration aux Catastrophes et des R�fugi�s, a soulign� que seule une poign�e de pays africains ont mis en place des strat�gies nationales de pr�vention des catastrophes, et a soulign� le besoin de d�terminer toutes les parties prenantes, d�s le d�but du processus d�cisionnel politique, aux fins de s'assurer d'une mise en �uvre efficace de la strat�gie. Khursid Alam, Conseiller Politique aupr�s de l'Equipe charg� de l'Action de l'Aide d'Urgence Internationale, a soulign� la n�cessit�, pour la gouvernance, d'�tre centr�e sur l'�tre humain et de s'assurer de la participation des groupes vuln�rables.

Le d�bat qui a suivi s'est focalis� sur: la surpopulation en tant que cause profonde de la vuln�rabilit�; la n�cessit� de l'imputabilit�, de la coordination entre les agences donatrices, et d'approches participatives; et le r�le des plates-formes nationales et r�gionales.

Ensemble 3: Instauration d'une culture de pr�vention � initiatives de conscientisation publique �quilibr�e au plan des genres: Cette session a �t� mod�r�e par Gloria Bratschi, sp�cialiste argentine de la planification de la pr�vention. Cheryl Anderson, du R�seau Femmes et Catastrophes', a parl� de la publication du �Gender and Disaster Sourcebook.� Mahdavi Ariyabandu, de l'Intermediate Technical Development Group (ITDG), a pr�sent� des cas de la r�gion du Sud Asiatique, d'int�gration des femmes dans l'�ducation publique. Ramiro Batzin, du Conseil des Autochtones d'Am�rique Centrale, a pr�sent� un expos� sur l'application du 'Riskland Game' par les Maya. Ana Maria Bejar, de Save the Children, Royaume-Uni, a donn� un aper�u sur les campagnes de pr�paration aux catastrophes, ciblant les femmes. Xavier Castellanos, de la FICR, a parl� de la responsabilit� des m�dias dans l'alerte aux catastrophes. Petro Ferradas, de l'ITDG, s'est focalis� sur les droits des populations vuln�rables dans les situations de catastrophe. Rowena Hay, de l'organisation Umvoto Africa, a parl� des femmes en tant qu'actrices puissantes de la reconstruction apr�s les catastrophes. Armine Mikayelyan, de l'organisation 'Women for Development', a mis en exergue la participation des femmes et des enfants dans les Campagnes des Nations Unies sur la Pr�vention des Catastrophes. Ricardo P�rez, de l'Organisation Pan am�ricaine pour la sant�, a parl� de l'utilisation des feuilletons radiodiffus�s pour la sensibilisation et la conscientisation contre les catastrophes.

DANS LES COULOIRS

Alors que de nombreux d�l�gu�s ont applaudi la session sp�ciale sur la catastrophe de l'Oc�an Indien, certains se sont demand� si la focalisation sur un drame unique ne risquait pas de d�pr�cier les objectifs d'origine de la Conf�rence. Ils ont argu� que d'autres catastrophes, telles que les s�cheresses, les famines et les invasions de sauterelles, ne sont pas en train de b�n�ficier de l'attention qu'elles m�ritent. Ces r�serves se sont largement dissip�es gr�ce aux nombreuses interventions puissantes qui ont r�orient� l'attention vers ces �tsunamis silencieux.�

La Conf�rence entamant sa derni�re ligne droite, les participants se sont focalis�s sur les produits attendus, plusieurs groupes de la soci�t� civile et autres, se pr�parant � les juger. En d�pit de la large appr�ciation exprim�e en faveur de l'une des propositions avanc�es � l'objectif du Japon consistant � r�duire de moiti�, d'ici 2015, le nombre de vies perdues dans des catastrophes li�es � l'eau � certaines ONG ont soulign� l'importance du traitement des d�fis pos�s aux survivants des catastrophes, tels que le d�placement et la perte des moyens d'existence. Il y a eu encore un d�bat sur le besoin de trouver les voies et moyens d'�laborer des objectifs inscrits dans un calendrier pr�cis, et d'�tablir des repaires et des indicateurs, m�me si cela devait se faire seulement dans le cadre de la suite � donner � la Conf�rence.


Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org> a �t� r�dig� par Alice Bisiaux, Rachel Carrell, Pia Kohler, Lisa Schipper, Ph.D., et Andrey Vavilov, Ph.D. Edition num�rique: Francis Dejon. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Editrice en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston James "Kimo" Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales, du d�partement d'Etat am�ricain); le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI); l�Office F�d�ral de l�Environnement, des For�ts et du Paysage (OFEFP); le Royaume-Uni (� travers le DFID); le minist�re danois des affaires �trang�res; le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)); le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res, et la Commission Europ�enne (DG-ENV). Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2005, par: le PNUE; le gouvernement australien; le minist�re f�d�ral autrichien de l'agriculture, des for�ts, de l'environnement et de la gestion des eaux; les minist�res su�dois de l'environnement et des affaires �trang�res; les minist�res norv�giens de l�environnement et des affaires �trang�res; les minist�res finlandais de l�environnement et des affaires �trang�res; Swan International; le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES), le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF. Le Financement de la version espagnole est fourni par le minist�re espagnol de l�environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tout renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD <kimo@iisd.org>, au +1-646-536-7556 ou 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L��quipe du BNT � la CMRC est joignable directement par e-mail �: <lisa@iisd.org>.