Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (iidd)

 

Vol. 26 No. 06
Jeudi, 20 janvier 2005

LES FAITS MARQUANTS DE LA CMPC:

MERCREDI 19 JANVIER 2005

Mercredi, les délégués à la Conférence Mondiale sur la Prévention des Catastrophes (CMPC) ont continué à se réunir dans nombre de sessions du Segment Intergouvernemental et du Segment Thématique. En Plénière, la Conférence a entendu plus de 70 déclarations d'ordre général, et un forum spécial s'est tenu sous le thème des liens entre la Prévention des Catastrophes et les processus intergouvernementaux en rapport. La Grande Commission a poursuivi l'examen du projet de cadre d'action. Dans le Segment Thématique, la dernière table ronde de haut niveau a été tenue, et une session spéciale sur l'atténuation de la catastrophe du tsunami dans l'Océan Indien, a été organisée. Deux groupes de discussions thématiques ont été tenus sur l'information, l'innovation et l'éducation pour le renforcement de la culture de sécurité et de résistance, et sur la détermination des risques, l'évaluation, le suivi et l'alerte précoce. Tout le long de la journée, des sessions des ensembles thématiques ont été tenues sur la gestion environnementale et la Prévention des Catastrophes et sur d'autres sujets.

REUNION INTERGOUVERNEMENTALE

PLENIERE: Forum spécial sur les liens entre la Prévention des Catastrophes et les divers processus intergouvernementaux en rapport: Le forum spécial était présidé par le Président de la CMPC, Murata. Ryutaro Hashimoto, du Comité Consultatif des Nations Unies sur l'Eau et l'Assainissement, a encouragé les participants à adopter l'objectif consistant à réduire de moitié, d'ici 2015, le nombre de vies perdues dans des catastrophes liées à l'eau. Le Président de l'AOSIS, Jagdish Koonjul, a souligné l'importance de s'assurer de l'accès des PEID à des schémas abordables d'assurance et de réassurance. Anwarul Chowdhury, Haut Représentant chargé des PMA, des Pays en Développement Enclavés et des PEID, a déclaré que le résultat de la CMPC devrait reconnaître l'impact disproportionnellement élevé des catastrophes sur les PEID et sur les PMA. Joke Waller-Hunter, Secrétaire Exécutif de l'UNFCCC, a souligné le lien entre l'adaptation aux changements climatiques et la Prévention des Catastrophes. James Morris, Directeur Exécutif du Programme Alimentaire Mondial, a souligné que la faim prend, chaque semaine, autant de vies que celles qui ont été perdues dans la catastrophe de l'Océan indien.

GRANDE COMMISSION: La Grande Commission a repris, l'après-midi, son débat autour du cadre d'action (A/CONF.206/L.2). Le Président Ferrari a fait état d'un désaccord sur la référence aux changements climatiques, dans plusieurs endroits du texte, et a demandé aux délégations intéressées de poursuivre les efforts en vue de parvenir à un compromis, à titre officieux. Le JAPON a proposé d'ajouter un libellé mentionnant l'objectif consistant à réduire de moitié, d'ici 2015, le nombre de vies perdues dans les grandes catastrophes liées à l'eau, mais sa place dans le texte a été remise en question par plusieurs délégations.

Les délégués sont ensuite passés aux crochets entourant le terme “dangers naturels,” figurant dans les objectifs stratégiques devant être adoptés par la CMPC. L'IRAN a suggéré que l'accord sur la suppression du terme “naturels” fasse partie intégrante du “paquet” en discussion ayant trait à la question des changements climatiques, mais cette proposition a été contrée par la FEDERATION DE RUSSIE, l'UE et le JAPON. Le Président Ferrari a déclaré qu'un groupe officieux devrait poursuivre les discussions autour de ce point.

Au sujet de la suggestion avancée par l'UE, d'insérer une référence à la situation “post-conflit” des communautés qui en sont touchées, le JAPON a mis en garde que cela risquait d'avoir un impact sur la portée de l'ensemble du cadre d'action. Plusieurs pays ont donné leur accord de principe à cet ajout, mais la référence a été placée entre  crochets. Le Président Ferrari a proposé qu'un groupe officieux débatte de la référence à la réhabilitation post-conflit.

Les délégués ont ensuite abordé la question de l'intitulé du chapitre consacré aux priorités d'action, pour la période allant de 2005 à 2015, débattant du point de savoir s'il fallait se référer à priorités “recommandées”. Le délégué des ETATS-UNIS a insisté pour le maintien de ce terme, soulignant que le cadre d'action est plutôt un document politique qu'un document juridique contraignant. Il a appelé à l'insertion d'une déclaration à cet effet, par le Président de la CMPC, à la session de clôture. L'UE, le PEROU, CUBA, le NIGERIA et le MAROC ont préféré la suppression du mot “recommandées.” L'AFRIQUE DU SUD a déclaré que la déclaration concernant le statut du document devrait être faite plutôt par la délégation des Etats-Unis que par le Président de la CMPC. L'ARGENTINE a suggéré de se référer aux cadres passés  adoptés par des conférences similaires. Le terme “recommandées” est resté entre crochets.

Les ETATS-UNIS, avec le JAPON, ont encouragé la suppression de la référence au principe des responsabilités communes mais différentiées. Le BRESIL, avec le PEROU, la CHINE et le MAROC, ont encouragé son maintien, soulignant sa pertinence au développement durable, à la coopération internationale et aux changements climatiques. Le CANADA a proposé de se référer à l'importance des partenariats internationaux, en tant qu'alternative. Le délégué des ETATS-UNIS a approuvé, et le BRESIL a amendé la proposition canadienne de faire également référence à la coopération internationale, l'accord restant tributaire du résultat des discussions informelles autour de la question des changements climatiques.

Nombre de paragraphes ont été approuvés dans le chapitre consacré aux priorités d'action, dont certains après quelques amendements mineurs. Le texte portant sur l'initiative en faveur des pays pauvres lourdement endettés et le fardeau insoutenable de la dette causée par les catastrophes, a été placé en suspens, suite à l'introduction d'un amendement de fond, par les Etats-Unis. La FEDERATION DE RUSSIE, appuyée par le MEXIQUE et plusieurs autres, a proposé d'abandonner les termes “fourniture” et “mobilisation” dans le paragraphe consacré à l'assistance financière pour la prévention des risques. Le libellé a été, toutefois, placé entre crochets par le CANADA, en attendant le résultat des consultations. Au terme d'un long débat autour du libellé ayant trait aux plates-formes nationales et aux systèmes de prévention et de gestion des risques, et de la soumission d'un nouveau paragraphe par l'EU, le Président Ferrari a suggéré que les délégations intéressées soumettent une proposition commune, jeudi matin. Les négociations se sont poursuivies jusqu'à une heure tardive de la nuit.

REUNION THEMATIQUE

SESSION THEMATIQUE SPECIALE SUR LA PROMOTION DE L'ATTENUATION DE LA CATASTROPHE DU TSUNAMI DE L'OCEAN INDIEN: Koichi Nagasaka, Directeur Général de l'Agence Météorologique Japonaise (AMJ), a présidé la session spéciale sous le thème des enseignements devant être tirés des expériences de la région de l'Océan Pacifique, pour l'établissement de systèmes d'alerte précoce (AP) contre le tsunami de l'Océan Indien.

Koichiro Matsuura, Directeur Général de l'UNESCO, a déclaré que le système d'AP contre le tsunami de l'Océan Indien, pourrait être mis en place en moins d'un an, et a souligné qu'un tel plan devrait englober tous les pays du bassin de l'Océan Indien, y compris les Etats Africains pertinents et les PEID. Dans son discours-thème, Laura Kong, Directrice du Centre International d'Information sur les Tsunamis, a souligné la nécessité de conduire des évaluations rapides des niveaux de la mer, l'échange de données, et la sensibilisation sur les limitations des systèmes d'alerte précoce.

Les participants ont entendu lecture de rapports émanant de la région du Pacifique. Charles McCreery, Directeur du Centre pour l'Alerte contre les Tsunamis du Pacifique, a recommandé l'adoption d'une approche multilatérale, pour ce qui concerne le système d'alerte précoce de l'Océan Indien. Noritake Nishide, Directeur du Département Seismologique et Volcanologique de l'AMJ, a présenté le système d'AP du Japon, pour les tsunamis locaux et distants, y compris sa technologie de prévision. François Schindelé, Président du Comité de Coordination International chargé du Système d'Alerte Précoce contre les Tsunamis du Pacifique, a souligné que des programmes d'atténuation des tsunamis doivent être mis en place aux échelons national et local, et a mis en exergue les deux réunions techniques prévues en mars 2005, à Paris, en France, sur la question des systèmes d'AP contre les tsunamis.

Les participants ont ensuite entendu lecture de rapports émanant de la région de l'Océan Indien. Prih Harjadi, Directeur du Centre Indonésien d'Information et des Données Géophysiques, a présenté un rapport sur la vulnérabilité de l'Indonésie face aux tsunamis. Kriengkrai Khovadhana, Directeur Général Adjoint du Département Météorologique Thaï, a présenté le plan de sensibilisation élaboré à l'intention des citoyens et des touristes. K. Radhakrishnan, Directeur du Centre National Indien pour les Services d'Information sur l'Océan, a décrit l'initiative visant à atténuer les éclats de tempêtes et les tsunamis. Sarath Weerawarnakula, Directrice du Bureau Sri Lankais d'Etudes Géologiques et Minières, a suggéré la mise en place d'un système d'AP contre à la fois les cyclones et les tsunamis. Abdulahi Majeed, Vice-ministre de l'Environnement et de la Construction, des Maldives, a d�clar� que le r�cent tsunami a fait reculer le d�veloppement, de deux d�cennies. Akihiro Teranishi, du Centre Asiatique pour la Pr�vention des Catastrophes, a soulign� le r�le de la conscientisation de base concernant les tsunamis. Shimogouchi Tsukasa, Directeur de la Division charg�e de la Gestion des Catastrophes, de l'Agence Nipponne pour la Gestion des Feux et des Catastrophes, a parl� de la r�ussite du Japon dans le domaine de la pr�vention des risques de tsunami. Reid Basher, de la SIPC, a d�clar� que le syst�me d'AP devrait englober des sp�cialistes des sciences sociales et naturelles et les organisations de la soci�t� civile. 

Kenji Satake, Pr�sident de la Commission charg�e des Tsunamis, de l'Union Internationale de G�od�sie et de G�ophysiques, a pr�sid� le groupe de discussion sur l'�tablissement et l'op�ration du syst�me d'AP contre les tsunamis. Shuhei Kazusa, Directeur du Bureau Japonais charg� de la Gestion des Tremblements de Terre et les Catastrophes Volcaniques, a mis en relief les mesures de pr�paration mises en place au Japon. Fumihiko Imamura, du Centre Universitaire de Tohoku, de Recherche sur le Contr�le des Catastrophes, a soulign� l'importance de l'�tude des m�canismes des tremblements de terre et de la propagation des tsunamis. Geoff Love, Directeur des Services M�t�orologiques Australiens, a recommand� que le syst�me d'AP de l'Oc�an Indien soit bas� sur les institutions existantes pour s'assurer de sa durabilit�. Maryam Golnaraghi, Chef du Programme de l'OMM pour la Pr�vention et l'Att�nuation des Catastrophes Naturelles, a parl� de la r�union d'experts multidisciplinaires, pr�vue � Jakarta, en Indon�sie, au mois de mars 2005, et a soulign� l'importance des syst�mes d'alerte contre les multiples dangers. Harjadi a d�clar� que le Centre Indon�sien d'Information sur les Tremblements de Terre, de la r�gion ASEAN, pourrait �tre renforc� de mani�re � devenir un centre d'information sur les tsunamis. Kong a soulign� l'importance de l'implication des communaut�s locales et de la conception de mesures de r�ponse culturellement appropri�es.

TABLE RONDE DE HAUT NIVEAU: Les risques �mergeants: Que nous r�serve l'avenir? Cette table ronde a �t� mod�r�e par S�lvano Brice�o, Directeur de la SIPC.

Mettant en relief la vuln�rabilit� particuli�re des PEID, Keith Mitchell, Premier Ministre de la Grenade, a d�clar� que la Pr�vention des Catastrophes requiert des partenariats efficaces avec l'ensemble des parties prenantes, une volont� politique, et un syst�me de suivi mondial. Li Xueju,Ministre Chinois des Affaires Civiles, a appel� � l'utilisation de la technologie pour l'am�lioration de l'�valuation des risques, � la cartographie des catastrophes et au renforcement des capacit�s locales. Michel Jarraud, Secr�taire G�n�ral de l'OMM, a soulign� les retomb�es importantes de l'investissement dans la Pr�vention des Catastrophes et a d�clar� que l'OMM est engag�e � r�duire de moiti�, d'ici la prochaine d�cennie, le nombre de vies perdues � cause des catastrophes.

Ashok Kumar Rastogi, Secr�taire d'Etat Indien charg� de la Gestion des Catastrophes, a d�clar� que la gestion des catastrophes devrait �tre d�centralis�e et int�gr�e dans les strat�gies de d�veloppement. Josef Odei, de l'Organisation Nationale Ghan�enne pour la Gestion des Catastrophes, intervenant au nom de Thomas Broni, Ministre Ghan�en de l'Int�rieur, a soulign� que les syst�mes d'AP sont inutiles, s'ils ne sont pas accompagn�s par des programme de sensibilisation des communaut�s locales. Daniel Biau, Directeur Ex�cutif Adjoint, de UN-HABITAT, a recommand� l'adoption de normes de construction obligatoires et r�alistes, le d�couragement de l'implantation dans les zones expos�es aux risques de catastrophes, la d�centralisation de la Pr�vention des Catastrophes, et l'utilisation des nouvelles technologies.

Dans le d�bat qui a suivi, les participants ont trait� de la n�cessit� de consid�rer la Pr�vention des Catastrophes comme un investissement � retomb�e importante, de la r�f�rence aux changements climatiques, et du lien entre les conflits et les catastrophes.

ENSEMBLES THEMATIQUES: Groupe de discussion sur l'ensemble th�matique 3: L'information, l'innovation et l'�ducation pour la cr�ation d'une culture de s�curit� et de r�sistance: Ce groupe de discussion �tait pr�sid� par Alberto Maturana, Directeur de l'Office National Chilien charg� des Situations d'Urgence.

Le Directeur G�n�ral de l'UNESCO, Matsuura, a mis l'accent sur la n�cessit� de respecter les savoirs locaux. Purna Bahadur Khadka, Ministre N�palais de l'Int�rieur, a mis en exergue l'importance de l'�ducation formelle et informelle, pour l'am�lioration de la prise de conscience concernant les tremblements de terre. Yukio Yoshimura, Vice-pr�sident de la Banque Mondiale, a mis en relief le R�seau Mondial pour l'Apprentissage du D�veloppement, mis en place par la Banque, et a introduit les interventions en direct, de participants se trouvant au Sri Lanka, en Indon�sie et au Vietnam, via conf�rence vid�o. Hiroyuki Kameda, Professeur Em�rite, de l'Universit� de Kyoto, a pr�sent� un expos� sur le d�veloppement des connaissances de terrain et sur la mise en �uvre des innovations dans les communaut�s de la recherche. Gloria Bratschi, sp�cialiste de la planification de la pr�vention, en Argentine, a sugg�r� l'emploi des m�thodes utilis�es par les m�dias, dans le domaine de la pr�vention des risques. Eva von Oelreich, Directrice de la Politique Anti-catastrophes, � la F�d�ration Internationale de la Croix Rouge, a parl� de l'importance du renforcement des capacit�s de r�sistances des communaut�s, avec les �gards dus aux coutumes et aux cultures locales. Everett Ressler, des Services d'Urgences de l'UNICEF, a soulign� la vuln�rabilit� des enfants face aux catastrophes, et a propos� d'accorder une priorit� aux enfants, dans les strat�gies de pr�vention des risques.

Groupe de discussion sur l'ensemble th�matique 2: D�termination des risques, �valuation, suivi et alerte pr�coce: Ce groupe de discussion �tait pr�sid� par Helen Wood, de l'Administration Nationale am�ricaine des Affaires Oc�aniques et Atmosph�riques.

Barbara Carby, de l'Office Jama�cain charg� de la Pr�paration aux Catastrophes et de la Gestion des Situations d'Urgence, a d�clar� que la d�centralisation des capacit�s peut assurer la promotion des communaut�s, mais que le maintien de l'int�r�t est difficile, en particulier si les �v�nements m�t�orologiques extr�mes ont lieu fr�quemment. Kenzo Hiroki, Ministre Japonais de l'Am�nagement du Territoire, de l'Infrastructure et du Transport, a soulign� que les syst�mes d'AP pourraient r�duire de moiti�, d'ici 2015, le nombre des morts caus�es par les catastrophes aquatiques, mais seulement s'ils englobent une infrastructure d'�vacuation et des programmes d'�ducation. Laban Ogallo, Coordinateur des Projets, au Centre de l'OMM charg� du Suivi des S�cheresses - Nairobi, a soulign� la difficult� d'assurer le suivi dans les pays dot�s de faibles capacit�s technologiques. Erich Plate, de l'Universit� de Karlsruhe, a appel� � l'adoption d'une approche interdisciplinaire pour la gestion des risques et de m�thodes de pr�vision � la mesure des risques pos�s. Au sujet de l'�tablissement de syst�mes d'AP op�rables, Loy Rego, du Centre Asiatique pour la Pr�paration aux Catastrophes, a soulign� la n�cessit� de tirer des enseignements des bonnes pratiques et de respecter les savoirs locaux.

Dans le d�bat qui a suivi, les participants ont trait� de la d�finition de la vuln�rabilit�, du besoin d'objectifs inscrits dans des calendriers pr�cis, du partage des donn�es concernant les risques pos�s avec les communaut�s pauvres, des catastrophes induites par l'Homme et des �changes transfronti�res des donn�es, en temps r�el.

DANS LES COULOIRS

Plusieurs d�l�gu�s ont �t� entendus s'interrogeant sur le projet de d�claration attendu depuis longtemps et pr�vu d'�tre soumis � la consid�ration de la Conf�rence, et la plupart d'entre eux s'attendent � ce que le texte qui sera �mis jeudi, soit bref. Ce papier, a �t� au d�part �labor� par le pays h�te, et on croit savoir qu'aucun effort n'a �t� �conomis� pour aboutir � un texte sans sujet de controverse et apte � se faire accepter par la Pl�ni�re. Reste � voir, cependant, si les d�l�gu�s qui, mercredi, se sont appliqu�s � r�chauffer leurs muscles de n�gociation, au cours des sessions de l'apr�s-midi et de la soir�e, de la Grande Commission, ne voudraient pas, eux aussi, mettre la main dans le projet de d�claration.

Dans l'intervalle, un autre projet de document conclusif de la Conf�rence a �t� mis � disposition, mercredi - la �D�claration Commune de la Session Sp�ciale sur la Catastrophe de l'Oc�an Indien: Pr�vention des Risques pour un Avenir plus S�r.� Il combine diverses initiatives sugg�r�es durant la CMPC, y compris l'offre allemande d'accueillir une conf�rence des Nations Unies sur l'alerte pr�coce.


Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org> a �t� r�dig� par Alice Bisiaux, Rachel Carrell, Pia Kohler, Lisa Schipper, Ph.D., et Andrey Vavilov, Ph.D. Edition num�rique: Francis Dejon. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Editrice en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston James "Kimo" Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales, du d�partement d'Etat am�ricain); le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI); l�Office F�d�ral de l�Environnement, des For�ts et du Paysage (OFEFP); le Royaume-Uni (� travers le DFID); le minist�re danois des affaires �trang�res; le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)); le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res, et la Commission Europ�enne (DG-ENV). Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2005, par: le PNUE; le gouvernement australien; le minist�re f�d�ral autrichien de l'agriculture, des for�ts, de l'environnement et de la gestion des eaux; les minist�res su�dois de l'environnement et des affaires �trang�res; les minist�res norv�giens de l�environnement et des affaires �trang�res; les minist�res finlandais de l�environnement et des affaires �trang�res; Swan International; le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES), le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF. Le Financement de la version espagnole est fourni par le minist�re espagnol de l�environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tout renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD <kimo@iisd.org>, au +1-646-536-7556 ou 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L��quipe du BNT � la CMRC est joignable directement par e-mail �: <lisa@iisd.org>.