Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (iidd)

 

Vol. 26 No. 05
Mercredi, 19 janvier 2005

LES FAITS MARQUANTS DE LA CMPC:

MARDI 18 JANVIER 2005

La Conférence Mondiale sur la Prévention des Catastrophes (CMPC) s'est ouverte mardi 18 janvier, à Kobe, dans le département de Hyogo, au Japon. La Conférence a entendu les déclaration liminaires, a traité les questions d'organisation et a établi une Grande Commission pour débattre des projets de document du programme conclusif (cadre d'action) et de déclaration de la CMPC. La Grande Commission a tenu sa première réunion, l'après-midi. Dans le cadre de la Réunion Thématique, deux tables rondes de haut niveau et des sessions consacrées à cinq ensembles thématiques ont été tenues.

REUNION INTERGOUVERNEMENTALE

OUVERTURE: Sálvano Briceño, Directeur du Secrétariat de la SIPC, a invité Jan Egeland, Sous-secrétaire Général de l'ONU, chargé des Affaires Humanitaires et de la Coordination de l'Aide d'Urgence, à ouvrir la CMPC. Egeland a souhaité la bienvenue aux participants et à l'Empereur et  l'Impératrice du Japon. Une minute de silence a été observée en mémoire des vies perdues durant la catastrophe de l'Océan Indien en décembre 2004.

Déclarations d'ouverture: De nombreux orateurs ont exprimé leur sympathie aux pays touchés par la catastrophe de l'Océan Indien. Dans un message vidéo, le Secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan, a souligné le caractère opportun de la CMPC, et a exprimé l'espoir de la voir contribuer au renforcement des capacités de résistance communautaire, à la mobilisation des ressources et à la galvanisation des actions mondiales.

Egeland a déclaré que la prévention des risques de catastrophe n'est pas une dépense de plus, mais un investissement essentiel et un impératif moral, et a proposé qu'une partie de l'aide d'urgence soit affectée à la prévention des risques de catastrophe.

L'Empereur du Japon, Akihito, a souligné l'importance des enseignements tirés des catastrophes passées et a déclaré que la technologie nippone peut contribuer à sauver des vies dans le monde entier.

Yoshitaka Murata, Ministre d'Etat japonais chargé de la Gestion des Catastrophes, a cité des exemples illustrant les efforts fournis dans le domaine du renforcement des capacités de résistance et a souligné l'importance de la participation des diverses parties prenantes.

Toshizo Ido, Fouverneur de Hyogo, a invité les participants à visiter le forum public et à assister aux sessions spéciales consacrées aux systèmes d'alerte précoce, contre les tsunamis.

Le Premier Ministre nippon, Junichiro Koizumi, a mis en relief les efforts fournis par son pays en matière d'aide d'urgence et de reconstruction, suite à la catastrophe de l'Océan Indien, et a souligné l'importance des leçons apprises des catastrophes passées.

Election du Président et autres membres du Bureau: Egeland a indiqué que le Bureau du Comité Préparatoire continuera à siéger en tant que Bureau de la CMPC. Le Conférence a endossé la proposition de désigner Yoshitaka Murata Président de la Conférence, et a avalisé les Vice-présidents suivants: Hernán Escudero (Equateur); Hans-Joachim Daerr (Allemagne); Mohammad Hossein Moghimi (Iran); Omar Hilale (Maroc); et Yury Brazhnikov (Fédération de Russie). Mohammad Hossein Moghimi siégera aussi en tant que Rapporteur.

Règlement intérieur provisoire: Le Président Murata a rappelé que l'UE et les ETATS-UNIS n'ont pas été en mesure de s'accorder sur les modifications proposées, pour le règlement intérieur provisoire, au cours de la première réunion du Comité Préparatoire. Il a souligné que le débat se poursuit autour des éléments controversés, et a proposé l'application du reste des règles.

Adoption de l'ordre du jour: La Conférence a adopté l'ordre du jour (A/CONF.206/1), en prenant note des sessions supplémentaires consacrées à la catastrophe de l'Océan indien.

Organisation des travaux: La Conférence a adopté la forme et le calendrier des travaux de la CMPC. Le Président Murata a proposé d'établir une Grande Commission chargée de compléter les négociations autour du projet de cadre d'action et de déclaration, qui sera présidée par Marco Ferrari (Suisse). Les participants ont adopté la proposition.

Déclarations générales: De nombreux pays ont exprimé leur gratitude au Gouvernement du Japon pour l'accueil de la CMPC, et ont fait part de leur sympathie aux pays touchés par la Catastrophe de l'Océan indien. La CHINE a fait part de sa volonté d'établir des systèmes de surveillance et d'alerte précoce, de partager les données pertinentes, et d'apporter aux pays en développement un soutien dans le domaine du renforcement des capacités et de l'expertise technique. L'INDE, l'OUGANDA et le KAZAKHSTAN ont présenté des rapports sur les stratégies nationales mises en place et les efforts nationaux fournis dans le domaine de prévention des catastrophes. Le délégué de l'INDE a décrit le travail accompli par son pays dans le cadre du système d'alerte précoce contre les Tsunamis dans la région de l'Océan indien, et, avec l'OUGANDA, a souligné l'importance de la coopération régionale. Le Luxembourg, au nom de l'UE, a souligné l'importance de l'alerte précoce, de la bonne gouvernance, de la participation des parties prenantes et de l'établissement de liens avec les accords environnementaux internationaux pertinents. L'ALLEMAGNE, appuyée par l'UE, a proposé d'accueillir une conférence internationale sur l'alerte précoce en 2005.

GRANDE COMISSION: Le Président Marco Ferrari a mentionné le papier soumis par le Secrétariat, qui renferme des formulations alternatives pour les libellé crochetés émergeant des consultations informelles tenues après l'émission du projet de cadre d'action, le 21 décembre 2004. Le débat s'est focalisé sur les libellés crochetés, en commençant par le préambule du projet de cadre d'action.

Au terme d'un débat, les délégués ont décidé de définir “dangers” par événements, phénomènes, activités ou conditions dues à la fois à des processus naturels et à des processus induits par l'Homme. Au sujet de la portée du cadre d'action, les délégués ont décidé qu'elle englobera les catastrophes causées par dangers d'origine naturelle et par les dangers et les risques environnementaux et technologiques qui s'y rapportent.

Au sujet de la question de savoir s'il fallait se référer à “sécurité humaine” ou à “sécurité de l'humanité,” CUBA, appuyée par plusieurs autres pays, a proposé de se référer “à la survie, à la dignité et aux moyens de vivres des êtres humains.” Le JAPON a requis le maintien de “sécurité humaine” également.

Les délégués ont débattu, longuement, de la référence aux “changements climatiques”, le délégué des ETATS-UNIS insistant sur la suppression du mot “climatiques.” Cela a été appuyé par l'AUSTRALIE et le CANADA, mais contré par l'UE, le BANGLADESH et les délégués des PEID. Le délégué des ETATS-UNIS a fait objection à “l'utilisation d'extraits tirés” des conclusions du Troisième Rapport d'Evaluation du Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution Climatique, portant sur la probabilité des changements climatiques, point de vue partagé par de nombreux délégués. Le débat n'a pas abouti, et sera repris mercredi. Les délégués ont également décidé de mentionner le VIH/SIDA comme un facteur aggravant des risques de catastrophe.

REUNION THEMATIQUE

TABLES RONDES DE HAUT NIVEAU: Risques de catastrophe –prochain défi posé au développement: Cette table ronde a été facilitée par Yvette Stevens, Bureau des Nations Unies chargé de la Coordination des Affaires Humanitaires (BCAH).

Dans un message enregistré, James Wolfensohn, Président de la Banque Mondiale, a mis en exergue le lien entre la pauvreté et les efforts de prévention des catastrophes et a souligné l'impact économique des catastrophes dans les pays à faibles revenus représente souvent un pourcentage élevé du PIB. Sadako Ogata, Président de l'Agence Japonaise de Coopération Internationale (AJCI), a déclaré que la promotion des communautés locales est essentielle pour la préparation aux catastrophes et a décrit les activités de coopération technique de l'AJCI. Gareth Thomas, Ministre du Développement International, Royaume-Uni, a déclaré que pour la CMPC, le défi à relever consiste à rehausser le profil de la prévention des catastrophes, sur l'ordre du jour du développement et à dégager des solutions pratiques.

Klaus Töpfer, Directeur Exécutif du PNUE, a appelé à l'intégration de la prévention des catastrophes dans les stratégies de développement et a mis en relief les retombées importantes, en termes de réduction des risques, des activités écologiquement rationnelles. Zephirin Diabre, Administrateur Associé du PNUD, a souligné la nécessité du renforcement des capacités, de la bonne gouvernance et de coordination de la gestion des risques de catastrophe. Geert van der Linden, Vice-pr�sident de la Banque Asiatique de D�veloppement, a mis en exergue le paradigme du passage des mesures de r�activit� � celles d'att�nuation et de pr�paration aux catastrophes. Bernd Hoffmann, Directeur de l'Agence Allemande de Coop�ration Technique (GTZ), a appel� � un financement accru pour, et � l'int�gration de, les programmes de d�veloppement de la pr�vention des catastrophes.

Dans le d�bat qui a suivi, les participants ont trait� de l'adoption d'objectifs inscrits dans des calendriers pr�cis, des questions de financement, de la coop�ration technique, et de l'int�gration de la pr�vention des risques dans l'ordre du jour du d�veloppement.

Apprendre � vivre avec les risques: Cette table ronde a �t� mod�r�e par Peter Walker, Directeur du Centre International Feinstein contre la Famine, de l'Universit� de Tufts.

Koichiro Matsuura, Directeur G�n�ral de l'UNESCO, a parl� du lancement, en 2005, de la D�cennie de l'Education pour le D�veloppement Durable, a soulign� qu'elle doit englober informations et formations ax�es sur la pr�vention des catastrophes. Corazon Alma de Leon, ancien Pr�sident de la Commission du Mont Pinatubo, a pr�sent� le programme r�ussi des Philippines, de mobilisation des communaut�s �coli�res pour la r�ponse aux dangers. Toshizo Ido a donn� un aper�u sur la reconstruction men�e depuis le tremblement de terre de Great Hanshin-Awaji de 1995 et a mis en relief l'Institution de Kobe pour la Pr�vention des Catastrophes et de la R�novation Humaine, et son r�le en tant que centre d'apprentissage des g�n�rations � venir.

Edgardo Calder�n Paredes, Pr�sident de la Commission charg�e de la Pr�paration aux Catastrophes et de l'Aide d'Urgence, de la F�d�ration Internationale de la Croix Rouge, a d�crit les liens complexes et r�ciproques existant entre la vuln�rabilit� et le d�veloppement. Hans Van Ginkel, Recteur de l'Universit� des Nations Unies, a appel� � l'am�lioration de la connaissance des risques et des vuln�rabilit�s � travers la recherche et l'apprentissage cibl�s et sp�cifiques � des sites particuliers, et a soulign� la n�cessit� de se pr�parer �, et d'int�grer, la gestion des catastrophes dans le d�veloppement durable.

Dans le d�bat qui a suivi, les participants ont soulign�: la contribution apport�e par la soci�t� civile dans la reconstruction; la protection des tr�sors nationaux; les savoirs traditionnels; et le soutien des �lecteurs aux politiques de pr�paration aux catastrophes. Un orateur a sugg�r� l'int�gration de m�canismes de suivi et d'information remontante, ainsi que de sanctions, dans les documents conclusifs, et un autre a propos� d'�tablir des objectifs �ducationnels pour 2010.

ENSEMBLES THEMATIQUES: Groupe de discussion sur l'ensemble 4: R�duction des facteurs de risque sous-jacents: Ce groupe de discussion a �t� pr�sid� par Borb�ly L�szl�, Ministre D�l�gu� Roumain, charg� des Travaux Publics et de l'Am�nagement du Territoire.

Yong Sung Park, Pr�sident de la Chambre Internationale du Commerce, a parl� du r�le du secteur priv� dans la gestion des catastrophes. Tsuneo Okada, Directeur G�n�ral de l'Association Japonaise pour la Pr�vention des Catastrophes, a soulign� la n�cessit� de moderniser les b�timents existants et de leur appliquer de nouvelles normes. Roc�o S�enz, Ministre Costa Ricain de la Sant�, a d�crit l'exp�rience Latino Am�ricaine dans le domaine de la vuln�rabilit� des h�pitaux. Svein Tveitdal, Directeur de la Division du PNUE, charg�e de l'Application des Politiques Environnementales, a mis en relief les liens avec l'UNFCCC, et a soulign� l'intention du PNUE d'�tablir, avec la SIPC, un programme mondial focalis� sur la gestion environnementale dans la pr�vention des risques de catastrophe. Parlant au nom de David Nabarro, Directeur G�n�ral de l'Action Sanitaire en P�riode de Crises au sein du Bureau de l'OMS, Wilfried Kreisel, Directeur du Centre de l'OMS de Kobe, a attir� l'attention sur la vuln�rabilit� du secteur de la sant�, face aux catastrophes.

Kazunobu Onogawa, Directeur du Centre des Nations Unies pour le D�veloppement R�gional, a recommand� que d'ici 2015, les pays int�grent la gestion communautaire des catastrophes dans les politiques de d�veloppement locales et nationales, et s'assurent que les �coles et les h�pitaux sont en mesure de r�sister aux catastrophes. Amod Dixit, Secr�taire G�n�ral, de l'Association Nationale N�palaise pour les Technologies des Tremblements de Terre, a d�clar� que les risques sont connus, et a d�crit les objectifs des codes de constructions. Jamilah Mahmood, Pr�sidente du Comit� en exercice du R�seau Asiatique pour la Pr�vention et la R�ponse aux Catastrophes, a d�clar� que les femmes et les enfants sont les plus vuln�rables. Elle a mis en exergue le r�le central des femmes dans l'�ducation informelle et l'importance de la soci�t� civile en tant que premier acteur de la r�ponse.

Dans le d�bat qui a suivi, les commentaires se sont focalis�s sur les questions d'�galit� des sexes, sur l'absence de terminologie et de cadre communs, et sur le syst�me d'alerte pr�coce pour l'Oc�an Indien, et la pertinence des ODM.

Ensemble 5: La t�l�communication sauve les vies � r�le des technologies d'information et de communication: Cette session a �t� mod�r�e par Cosmas Zavazava, Chef de l'Unit� charg�e des PMA et des Points Focaux des T�l�communications d'Urgence de l'Union Internationale des T�l�communications (UIT). Il a mis en relief le travail continu men� par l'UIT dans le domaine des communications d'urgence, et a soulign� le r�le crucial que jouent les t�l�communications dans les aspects de l'att�nuation des catastrophes.

Samer Halawi, Directeur R�gional charg� de l'Afrique et du Moyen Orient, Inmarsat Limited, a cit� des exemples de technologies de communication satellitaire disponibles, sauvant des vies et facilitant les op�rations de secours. Il a expliqu� les activit�s de 'T�l�coms sans Fronti�res' dans le domaine de l'aide � �tablir des moyens de communications pour les communaut�s touch�es. Naoko Iwasaki, Directeur Adjoint, de la Division charg�e de la Coop�ration Internationale, du Centre des Technologies d'Information et de Communication de l'UIT, � l'Universit� de Waseda, a soulign� le r�le des universit�s dans la gestion des catastrophes et leur coop�ration avec le secteur gouvernemental et le secteur des affaires. Gary Fowlie, Chef de la Division charg�e des Relations avec les M�dia et de l'Information Publique, au sein de l'UIT, a parl� de la contribution des activit�s men�e dans le cadre du Sommet Mondial sur la Soci�t� d'Information.

Dans le d�bat qui a suivi, des questions ont �t� soulev�es sur: l'am�lioration de l'acc�s des pays en d�veloppement et des communaut�s vuln�rables, aux syst�mes de communication; les co�ts des technologies de communication moderne; les initiatives de l'UIT dans le domaine de la gestion des catastrophes; et le r�le de l'�ducation globale dans la pr�vention des risques.

DANS LES COULOIRS

Mardi, l'impact du tsunami de l'Oc�an indien �tait clair et l'ouverture de la Conf�rence a attir� une audience de haut niveau, dont l'Empereur et l'Imp�ratrice et le Premier Ministre du Japon, ainsi de nombreux chefs d'agence des Nations Unies et autres. Les observateurs ont comment� la pouss�e de l'int�r�t, en particulier des m�dia, et les d�clarations d'un engagement fort en faveur de l'action. Les n�gociations autour du projet de cadre d'action ont �t� marqu�es par un d�marrage productif, avec la conclusion d'un accord sur la d�finition et la port�e, mais c'est la question de savoir s'il faut �tablir un lien entre les changements climatiques et les catastrophes qui a occup� le devant de la sc�ne. Ce point marquerait, dans quelques semaines, la deuxi�me conf�rence o� les dimensions politiques du d�bat sur les changements climatiques menacent de faire d�railler les n�gociations.


Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org> a �t� r�dig� par Alice Bisiaux, Rachel Carrell, Pia Kohler, Lisa Schipper, Ph.D., et Andrey Vavilov, Ph.D. Edition num�rique: Francis Dejon. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Editrice en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston James "Kimo" Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales, du d�partement d'Etat am�ricain); le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI); l�Office F�d�ral de l�Environnement, des For�ts et du Paysage (OFEFP); le Royaume-Uni (� travers le DFID); le minist�re danois des affaires �trang�res; le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)); le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res, et la Commission Europ�enne (DG-ENV). Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2005, par: le PNUE; le gouvernement australien; le minist�re f�d�ral autrichien de l'agriculture, des for�ts, de l'environnement et de la gestion des eaux; les minist�res su�dois de l'environnement et des affaires �trang�res; les minist�res norv�giens de l�environnement et des affaires �trang�res; les minist�res finlandais de l�environnement et des affaires �trang�res; Swan International; le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES), le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF. Le Financement de la version espagnole est fourni par le minist�re espagnol de l�environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tout renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD <kimo@iisd.org>, au +1-646-536-7556 ou 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L��quipe du BNT � la CMRC est joignable directement par e-mail �: <lisa@iisd.org>.