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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 26 No. 1
Lundi 20 octobre 2003
DEUXIEME CONFERENCE INTERNATIONALE SUR
L'ALERTE PRECOCE:
16-18 OCTOBRE 2003
La deuxième conférence internationale sur
l'alerte précoce (CAP-II) s'est déroulée du 16 au 18 octobre
2003, à l'Internationales Kongresszentrum Bundeshaus, à Bonn,
en Allemagne. Elle était accueillie par le gouvernement
allemand avec le soutien du Secrétariat inter-agences de la
Stratégie internationale pour la réduction des catastrophes (SIRC).
Plus de 300 participants y ont assisté, dont des ministres et
autres officiels gouvernementaux, des représentatives
d'organisations onusiennes et multilatérales, d'agences d'aide,
d'institutions techniques et de recherche et d'organisations
non gouvernementales.
La CAP-II a pris pour plate-forme les
résultats des consultations et des ateliers régionaux
entrepris entre mai et juillet 2003, et a servi de suivi à la
Conférence internationale sur les systèmes d'alerte précoce
pour la réduction des catastrophes naturelles, tenue en 1998
(CAP’98).
Les participants aux travaux de la CAP-II
ont entendu des déclarations d'officiels de haut rang, et ont
assisté à un certain nombre d'exposés sur les bonnes pratiques
en matière d'alerte précoce, et sur les thèmes émergeants. Des
groupes de discussions se sont penchés sur les solutions
permettant d'intégrer l'alerte précoce dans les politiques
publiques, sur les nouvelles technologies et les solutions à
faible coefficient technologique pour les systèmes d'alerte
précoce, sur les responsabilités des décideurs dans le cadre
de l'alerte précoce et de risques urbains, et sur l'alerte
précoce en tant qu'outil décisionnel pour la gestion des
situations d'urgence. Des sessions additionnelles ont été
consacrées aux inondations, à l'utilisation de cartes des
dangers posés, en vue d'une alerte précoce efficace, aux
approches intégrées de réduction de la vulnérabilité sociétale
aux sécheresses, à l'intégration de l'alerte précoce dans les
processus politiques publics, à la mise en place de systèmes
transfrontaliers d'alerte précoce des inondations, et de
réseaux scientifiques et de nouvelles technologies.
Trois groupes de travail ont procédé à
l'examen des éléments devant figurer dans les programmes
internationaux futurs d'alerte précoce. Deux documents de
conférence ont été élaborés sur la base des discussions qui y
ont eu lieu. L'un renfermait les recommandations particulières
de la CAP-II et l'autre, la Déclaration de la conférence. Les
projets de textes resteront ouverts aux commentaires, une
semaine après la clôture de la Conférence.
BREF HISTORIQUE DES INITIATIVES DES NATIONS
UNIES EN MATIERE D'ALERTE PRECOCE POUR LA REDUCTION DES
CATASTROPHES
Ces dernières années, la réduction des
catastrophes est devenue un sujet de plus en plus important
dans l'agenda international. Les catastrophes découlant des
effets d'événements naturels et technologiques sur les êtres
humains représentent une préoccupation grandissante, en raison
de facteurs tels que ceux: de la croissance démographique
mondiale et de l'urbanisation, de l'augmentation de la
proportion des pauvres et des évolutions environnementales, y
compris le changement climatique, la désertification et les
pertes de la biodiversité. Le point de vue dominant est que
les catastrophes sont en train d'augmenter en nombre et en
intensité. Dans les milieux politiques et universitaires, la
plupart des intervenants reconnaissent que la vulnérabilité,
due à la mauvaise planification, à la pauvreté et à d'autres
facteurs, contribue à l'envergure des catastrophes, autant que
les facteurs naturels eux-mêmes. L'action visant à réduire
l'exposition aux risques est considérée désormais,
indispensable à la sauvegarde des vies humaines et des efforts
fournis en faveur du développement durable. L'élaboration de
systèmes d'alerte précoce constitue une étape clé vers la
réduction des risques.
LA DECENNIE INTERNATIONALE DE LA REDUCTION
DES CATASTROPHES NATURELLES: L'augmentation des préjudices
causés aux êtres humains et aux biens, enregistrée dans les
années 1980, a motivé la proclamation en 1989, par l'assemblée
générale de l'ONU, la Décennie internationale de la réduction
des catastrophes (DIRC) (résolution 44/236). L'objectif de la
DIRC consistait à traiter la prévention des catastrophes qui
découlent d'un éventail d'événements naturels, notamment: les
tremblements de terre, les tempêtes de vent, les tsunamis, les
inondations, les glissements de terrains, les éruptions
volcaniques, les feux de brousse, les invasions de criquets et
de sauterelles, et les sécheresses et la désertification. L'un
des principaux résultats de la DIRC par rapport à l'alerte
précoce, a été la Stratégie et le Plan d'action de Yokohama,
adoptés à la Conférence mondiale sur la réduction des
catastrophes naturelles, tenue en 1994, à Yokohama, au Japon,
qui a proclamé que l'un des objectifs clés de la DIRC,
consiste en une "évaluation réaliste des dangers, des risques
et de la vulnérabilité, intégrant l'alerte précoce et les
capacités de réactivité."
En 1995, l'assemblée générale de l'ONU a
requis du Secrétariat de la DIRC, de mener une évaluation des
capacités en matière d'alerte précoce et de proposer les voies
et moyens susceptibles d'améliorer la coordination et
l'efficacité des pratiques, dans le monde entier. Un certain
nombre d'activités ont été menées dans le domaine de l'alerte
précoce, notamment la tenue de six groupes de travail
d'experts consacrés à l'étude: des risques géologiques; des
risques hydro-météorologiques, y compris les sécheresses; les
risques d'incendie et autres risques environnementaux; les
risques technologiques; l'utilisation et le transfert des
technologies modernes en rapport; et l'amélioration des
capacités nationales et locales ayant trait à l'utilisation
efficace de l'alerte précoce.
LA CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LES
SYSTEMES D'ALERTE PRECOCE: La Conférence internationale
sur les systèmes d'alerte précoce pour la réduction des
catastrophes naturelles (CAP’98) s'est déroulée à Potsdam, en
Allemagne, en 1998, organisée par le gouvernement allemand et
le Secrétariat de la DIRC. La CAP’98 s'est tenue en réponse à
l'affirmation par le Comité scientifique et technique de la
DIRC: que l'alerte précoce est un objectif essentiel de la
décennie et qu'elle est mandatée par le Plan d'action de
Yokohama et trois résolutions de l'assemblée générale de l'ONU,
adoptées entre 1994 et 1997. Les participants aux travaux de
la CAP’98 se sont accordés sur un certain nombre de
conclusions, notamment: le fait que l'alerte précoce
représente la pierre angulaire de la réduction des
catastrophes; que les questions ayant trait à l'alerte précoce
doivent être portées aux plus niveaux de délibération au sein
du système des Nations Unies et dans les diverses
organisations intergouvernementales tant à l'échelon régional
que celui international; et qu'un plan d'action doit être
élaboré et présenté à la DIRC sur la base des conclusions et
des recommandations de la CAP’98.
STRATEGIE INTERNATIONALE DE REDUCTION DES
CATASTROPHES: En 1999, à sa 54ème session,
l'assemblée générale de l'ONU a décidé la poursuite des
activités menées au cours de la DIRC, dans le domaine de la
prévention des catastrophes et de réduction de la
vulnérabilité, et l'établissement d'une stratégie
internationale pour la réduction des catastrophes, appuyée par
l'expertise et les connaissances scientifiques et techniques
accumulées durant la DIRC. Un secrétariat ainsi qu'une cellule
de travail inter-agences sur la réduction des catastrophes (CTIA/RC),
chargés de l'examen de la mise en application de la stratégie,
ont également été établis (respectivement, la résolution
54/219 et la résolution 56/195). Parmi les tâches qui lui sont
assignées, le CTIA/RC devait convoquer des réunions spéciales
d'experts sur les questions ayant trait à la réduction des
catastrophes.
A sa première réunion en avril 2000, le
CTIA/RC a identifié l'alerte précoce comme domaine prioritaire
de ses travaux futurs. La mise en place d'un système d'alerte
précoce efficace est considérée de haute importance pour la
réussite de la mise en œuvre de la SIRC.
COMPTE RENDU DE LA CONFERENCE
Le Président de la session, Hans-Joachim
Daerr, Directeur Général des Affaires Internationales à
l'office fédéral allemand des relations extérieures, a ouvert
la conférence, le jeudi 16 octobre 2003. Il a parlé de
l'importance de l'atténuation des catastrophes naturelles et a
accueilli favorablement la focalisation de la CAP-II sur les
mises en gardes des experts, qu'il considère être une avancée
vers une plus grande sécurité face aux catastrophes naturelles.
Jürgen Trittin, Ministre fédéral allemand
de l'environnement, de la conservation de la nature et de la
sécurité nucléaire, a mis en relief les interconnexions entre
les catastrophes naturelles et celles dues à l'homme, ainsi
que la signification économique qu'ils revêtent. Il a
encouragé l'adoption d'une approche préventive, multilatérale,
axée sur les systèmes d'alerte précoce.
Jan Egeland, Sous-secrétaire général chargé
des Affaires Humanitaires, a noté que la réduction des pertes
humaines, économiques et environnementales découlant des
catastrophes naturelles, reste le principal défi à relever
pour la communauté internationale. Il a indiqué que les êtres
humains sont de plus en plus touchés par les effets des
catastrophes naturelles et a souligné que la CAP-II devrait:
examiner les interconnexions entre les préoccupations du
développement et celles humanitaires; renforcer les systèmes
d'alerte précoce; renforcer les capacités à tous les niveaux.
Il a mis en exergue l'importance des partenariats, pour la
réussite: de la mise en œuvre de systèmes efficaces d'alerte
précoce, et de la réduction des risques liés aux catastrophes.
LES MESSAGES D'OUVERTURE: Dahou Ould
Kablia, Vice-ministre algérien de l'intérieur, a présenté un
rapport sur les efforts entrepris dans son pays pour faire
face aux menaces posées par les risques naturels. Il a
souligné l'importance de la solidarité internationale et du
transfert de technologies pertinentes et de ressources
financières permettant de faire face aux catastrophes
naturelles.
Yang Yan-Yin, Vice-ministre chinoise des
affaires civiles, a donné un aperçu sur les mesures adoptées
en Chine pour l'amélioration des systèmes d'alerte précoce et
des capacités de réactivité, y compris à travers la
surveillance satellitaire. Elle a appelé à une coopération
accrue au sein des Nations Unies et entre les pays, et a
suggéré l'établissement d'un système mondial de surveillance
des catastrophes et d'alerte précoce.
Chris Murungaru, Ministre d'Etat kenyan
chargé des affaires départementales, a mis en relief la
fréquence et la sévérité accrues des événements
météorologiques extrêmes dans son pays. Notant la haute
priorité qui y est accordée à la sécurité alimentaire, il a
décrit les arrangements institutionnels mis en place au Kenya,
dans les domaines de la surveillance et de l'assistance.
Jean Seth Rambeloalijaona, Ministre
malgache de l'intérieur et de la réforme administrative et
Président du Conseil de sécurité national, a décrit la
stratégie nationale mise en place par son gouvernement pour la
gestion des risques et des catastrophes, qui appelle à une
transparence totale dans la gestion de l'aide publique.
Paul-Uwe Söker, Secrétaire d'Etat, au
ministère de l'intérieur de Saxe-Anhalt, en Allemagne, a
présenté une évaluation des mesures prises en réponse aux
inondations d'août 2002. Il a déclaré qu'en dépit de la
réussite du système de protection en place, les mesures en
vigueur dans les domaines de la prévision, de la communication
et de la formation doivent être améliorées.
Michel Jarraud, Secrétaire général adjoint
de l'Organisation météorologique mondiale (MMO), a souligné
que l'atténuation des risques hydro-météorologiques requiert
une surveillance sans faille, des paramètres de détection et
de prévision météorologiques et l'émission d'alertes
suffisamment à l'avance.
Ad de Raad, Coordonnateur exécutif adjoint,
des volontaires des Nations Unies, a souligné le rôle
indispensable des volontaires dans le domaine de l'alerte
précoce et de la réduction des risques de catastrophes. Il a
noté qu'il y a beaucoup à apprendre des méthodes créatives de
prévention des catastrophes, employées par les communautés
pauvres.
Richard Kinley, Secrétaire exécutif adjoint,
en exercice, de la Convention-cadre sur les Changements
Climatiques (CCCC), a noté que même si les événements
climatiques extrêmes uniques ne sauraient être rattachés au
processus des changements climatiques, le Groupe
intergouvernemental sur l'évolution climatique a reconnu que
la fréquence et la magnitude de ces événements augmentent avec
la moindre élévation de la température de la planète. Mettant
l'accent sur l'adaptation, en tant que mesure de réponse,
promue par la CCCC, il a expliqué que les systèmes d'alerte
précoce un moyen permettant de réduire la vulnérabilité et
d'améliorer les capacités d'adaptation aux événements
météorologiques et aux changements climatiques, et a encouragé
la collaboration entre les communautés opérant dans le domaine
des changements climatiques et celui de la réduction des
catastrophes.
Mettant en exergue le lien étroit entre la
désertification et la réduction des catastrophes, Grégoire de
Kalbermatten, Secrétaire exécutif adjoint de la Convention sur
la lutte contre la désertification (CCD), a décrit le travail
du Groupe Spécial sur les systèmes d'alerte précoce.
Jagdish Dharamchand Koonjul, Représentant
permanent de l'Île Maurice auprès de l'ONU et Président de
l'Alliance des petits Etats insulaires (AOSIS), a noté que le
besoin de traiter la vulnérabilité des petits Etats insulaires
en développement (PEID) est établi dans le Plan d'action 21.
Evoquant la prochaine évaluation décennale du Plan d'action de
la Barbade, il a souhaité voir la CAP-II offrir des avancées
sur les instruments de financement, l'élaboration et le
renforcement des normes, la sensibilisation et l'amélioration
de la prise de conscience, les réseaux régionaux,
l'intégration des facteurs de vulnérabilité des PEID dans les
indices, et la création d'un fonds spécial PEID consacré à
l'intégration des considérations de vulnérabilité dans le
développement durable. Il a suggéré l'établissement d'un point
focal permanent chargé du suivi des progrès réalisés dans la
mise en œuvre des recommandations de l'EWC’98 et de la CAP-II.
LA DECLARATION THEME: Dans sa
déclaration-thème, Klaus Töpfer, Directeur exécutif du
Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), a mis
en exergue le travail accompli par le PNUE, dans les domaines
de l'alerte précoce et de l'évaluation. Il a souligné que les
catastrophes naturelles sont périlleuses pour le développement
durable en raison de la manière disproportionnée et
désavantageuse dont les pauvres sont touchés. Il a noté: que
la plupart des catastrophes, et l'augmentation de leur
fréquence, sont provoquées par des conditions météorologiques
extrêmes; et qu'elles présentent une illustration des effets
des changements climatiques et des conséquences des activités
humaines mal-conçues. Il a appelé à une planification
environnementale rationnelle, à la mise en pool des données et
des informations, à l'amélioration des systèmes d'observation,
à l'échange des bonnes pratiques, au renforcement de la
coopération technique, et à une étroite collaboration avec les
décideurs politiques.
Le compte rendu ci-après résume les exposés
présentés et les discussions menées à la CAP-II, qui ont porté
sur tous les aspects de l'alerte précoce au service de la
gestion des catastrophes. La Conférence s'est présentée sous
forme: de présentations thématiques, de débats en séances
plénières et en groupes restreints, de nombreux groupes de
discussion de haut niveau, et de trois groupes de travail
rendant compte à la plénière. Les résultats des délibérations
ont servi de base pour l'élaboration de deux documents de la
Conférence. Le compte rendu suit les points de l'ordre du jour
de la Conférence.
LES BONNES PRATIQUES DANS LE DOMAINE DE
L'ALERTE PRECOCE
Huit sessions thématiques consacrées aux
bonnes pratiques dans le domaine de l'alerte précoce ont été
tenues, en deux tours. Le premier tour, comprenant des séances
parallèles consacrées aux rôles des communautés, aux systèmes
globaux d'alerte précoce, aux systèmes d'alerte précoce axés
sur les risques géologiques, et aux feux en milieu naturel,
s'est déroulé l'après-midi du jeudi 16 octobre. Le second
tour, comprenant des séances parallèles consacrées à
l'intégration des systèmes d'alerte précoce axés sur les
inondations, dans les politiques nationales, aux moyens
technologiques au service des échanges d'informations, aux
systèmes d'alerte précoce axés sur les cyclones tropicaux, et
aux systèmes d'alerte précoce axés sur les événements
météorologiques extrêmes, a eu lieu l'après-midi du vendredi
17 octobre.
LES ROLES DE LA COMMUNAUTE: Cette
session a été présidée par Seth Vordzorgbe, de la SIRC.
Shaukat Ali Awan, du Bureau pakistanais des
prévisions d'inondations, a présenté les contributions
scientifiques apportées au système d'alerte précoce
communautaire, pour la réduction des catastrophes. Il a donné
un aperçu sur les initiatives et les réseaux établis aux
échelles locale, nationale, régionale et mondiale, dans le
domaine de l'alerte précoce axée sur les inondations sans le
bassin de Indus. Il a souligné, pour la réussite de la mise en
œuvre de l'alerte précoce, le besoin: d'une amélioration de la
prise de conscience, et d'un feed-back pour l'évaluation de
l'efficacité des alertes.
Auriol Miller, de l'organisation Concern
Worldwide, République Démocratique du Congo, a parlé des
initiatives visant à renforcer la préparation communautaire
aux risques volcaniques posés, après l'éruption de 2002. Elle
a indiqué que les enseignements tirés comprennent l'importance
des approches tenant compte de la perspective féminine et de
l'utilisation de métaphores locales pour exprimer des idées
complexes.
Ailsa Holloway, de l'Université de la Ville
du Cap, en Afrique du Sud, a parlé de l'incidence de
l'incompréhension de l'alerte précoce lancée au cours de
l'événement météorologique extrême qui a frappé l'Ouest du
Cap, en mars 2003, qui avait causé l'exclusion de plusieurs
foyers affectés non seulement de l'alerte précoce mais
également de l'aide d'urgence. Elle a suggéré d'examiner
plutôt "les systèmes d'alerte précoce des risques de
catastrophes,"que simplement "les systèmes d'alerte précoce."
Les participants ont posé des questions sur
les voies et moyens de s'assurer de l'efficacité de l'alerte
précoce dans un contexte de méfiance et de conflits politiques.
LES SYSTEMES MONDIAUX D'ALERTE PRECOCE:
Cette session a été président Slobodan Simonovic, de
l'Institut canadien pour la réduction des pertes découlant des
catastrophes.
Ryosuke Kikuchi, de l'Institut nippon pour
le développement de l'infrastructure, a traité de
l'utilisation des prévisions d'inondation fournies en temps
réel comme support pour les prises de décision dans le domaine
du contrôle des inondations. Il a montré la manière d'utiliser
la surveillance des précipitations pour émettre des alertes
d'inondations, et a suggéré l'établissement d'un système
mondial pertinent, axé sur les pays en développement.
Wolfgang Steinborn, du Centre aérospatiale
allemand, a expliqué l'opération charter international "Espace
et Catastrophes Majeures" intéressant l'alerte dans le domaine
des inondations. Il a souligné le besoin d'une nouvelle
génération de satellites et de systèmes d'observation à haute
résolution, accessibles à tous les pays, et d'une surveillance
permanente des régions sujettes aux catastrophes.
Laura Kong, du Centre d'information
international sur les tsunamis, aux Etats-Unis, a décrit le
travail accompli sur les systèmes d'alerte précoce axés sur
les tsunamis, par les pays de la région du Pacifique et par
les organisations internationales. Elle a souligné la
nécessité d'une réactivité rapide, précise et crédible, et a
suggéré l'amélioration des systèmes d'évaluation sismique et
des niveaux de la mer, dans un nombre de régions plus
important.
Achmad Djumarma Wirakusumah, Ministre
indonésien de l'énergie et des ressources minérales, a
expliqué que le système d'alerte précoce axé sur les éruptions
volcaniques, en Indonésie, englobe l'élaboration de cartes
géologiques, la surveillance de l'activité volcanique, la
sensibilisation du public et l'installation d'équipements.
LES SYSTEMES D'ALERTE PRECOCE DES RISQUES
GEOLOGIQUES: Cette session a été présidée par Alberto
Maturana, du Bureau national chilien des secours d'urgence.
Charley Douglas, de l'Organisation mondiale
des observatoires volcaniques, à Vanuatu, a décrit les travaux
cartographiques, les activités de surveillance et les mesures
d'urgence, axés sur l'activité volcanique à Vanuatu. Il a mis
en relief les arrangements administratifs mis en place et a
noté que la population locale considère les mesures mise en
place dans les domaines de la surveillance et de la réactivité,
comme étant une entrave aux efforts de développement, et
qu'elle est, par conséquent, réticente à participer dans le
processus.
Dario Tedesco, du Bureau de la coordination
des affaires humanitaires (UN-OCHA), a décrit la réponse
apportée à l'éruption du Volcan Nyiragongo de 2002, dans la
République Démocratique du Congo. Il a souligné la spontanéité
de l'évacuation et du retour de la population, l'activité
sismique inattendue et l'émanation des gaz, et la réponse
apportée par l'UN-OCHA. Il a appelé à l'établissement d'une
coopération dans les domaines de la prévention, de
l'évaluation et de l'atténuation à travers le financement et
la collaboration dans des projets de basses et de hautes
technologies.
Dans le débat qui a suivi, les participants
ont mis l'accent sur le fossé entre les connaissances
scientifiques et les décisions politiques, sur la perte de
crédibilité de la communauté scientifique à cause des alarmes
non avérées, et sur le débat autour de la responsabilité de
fournir des directives au public, en temps de crises.
SESSION SPECIALE SUR LES FEUX DE BROUSSE:
Cette session a été présidée par Pedro Basabe, de la SIRC.
John Roads, du Centre d'expérimentation et
de prévention climatique (CEPC) aux Etats-Unis, a expliqué que
le "Système Expérimental Mondial des prévisions saisonnières
régionales," élaboré par le CEPC, fournit toutes les
variables nécessaires à la réactivité du Service forestier
américain, sous des codes divers. Il a souligné l'importance
des données de base relatives aux départs de feux, pour la
validation des prévisions expérimentales.
Helmut Dotzauer et Lenny Christy, du
département indonésien chargée de la gestion intégrée des feux
forestiers (GIFF), ont expliqué que les mesures prises en
réponse à l'information reçue concernant des départs de feux
potentiels à Kalimantan Est, en Indonésie, comprennent la
préparation à faire face au feu, la divulgation de
l'information, la sensibilisation du public et la
planification de l'occupation des sols. Ils ont indiqué que
l'information à court, moyen et long termes sur les départs de
feux potentiels englobent l'état des niveaux de précipitations
quotidiens et annuels, la détection quotidienne des points
chauds, les prévisions météorologiques concernant les
événements éventuelles d'El Niño, et une cartographie
dynamique des risques d'incendies.
Johann Goldammer, du Centre mondial de
surveillance des incendies (CMSI), en Allemagne, a expliqué
que le CMSI promeut l'échange d'informations entre les pays et
les régions. Il a déclaré que les méthodes et les systèmes
employés dans l'alerte précoce des feux de brousse, englobent
l'évaluation des chargements de carburants et de la pollution
due à la fumée, des prévisions concernant les dangers posés
par les éclairs, les facteurs des feux dues à la main de
l'homme, la propagation et le comportement des feux de brousse,
et les changements climatiques.
INTEGRATION DES SYSTEMES D'ALERTE ANTI-INONDATIONS
DANS LES POLITIQUES NATIONALES: Cette session a été
présidée par Erich Plate, de l'Université de Karlsruhe, en
Allemagne.
Errol Douglas, de l'Autorité jamaïcaine
chargée des ressources en eau, a parlé des difficultés
rencontrées dans la conception et dans la mise en œuvre des
systèmes d'alerte anti-inondations dans son pays. Il a
mentionné des motifs d'ordre techniques et des motifs d'ordre
social, notamment: la difficulté de répliquer les systèmes
d'une région à l'autre en raison de la diversité des
caractéristiques hydrologiques; le caractère inadéquat des
financements; l'identification des parties prenantes et de
leurs exigences; et les limites des capacités
institutionnelles.
Thanongdeth Insisiengmay, de la Commission
cambodgienne chargée de la rivière du Mékong, a parlé de la
coopération régionale dans la réduction des effets négatifs
des inondations transfrontalières dans le Delta du Mékong. Il
a souligné l'importance de l'information remontante provenant
des parties prenantes et des communautés locales, pour
l'amélioration des services d'information qui pourrait être
simple et axée sur les préoccupations des communautés locales.
Jean-Marie Carrière, du Service
météorologique français, a parlé de l'alerte précoce anti-inondation
en France. Il a expliqué la réorganisation institutionnelle du
service, qui a été entreprise avec l'implication de toutes les
parties prenantes. Il a indiqué que les systèmes d'alerte
anti-inondation sont fondés sur les données collectées dans
nombre de stations locales, et reposent sur les liens existant
entre les services météorologiques et hydrologiques.
LES MOYENS TECHNOLOGIQUES AU SERVICE DE
L'ECHANGE D'INFORMATION: Cette session a été présidée par
Friedemann Wenzel, de l'Université de Karlsruhe, en Allemagne.
Chiu-Ying Lam, de l'Observatoire chinois de
Hong Kong, a expliqué la manière dont son organisation utilise
l'Internet pour fournir des prévisions météorologiques et des
services d'alertes à faible coût. Il a souligné que ces
services sont focalisés sur les pays en développement et les
pays les moins avancés.
Udo Gärtner, du service météorologique
allemand, a parlé des diverses méthodes employées dans la
communication des alertes aux graves intempéries. Il a parlé
des leçons apprises, en particulier la nécessité d'utiliser un
langage simple, de cibler les vrais usagers, fournir un délai
suffisant. Il a fait référence aux problèmes rencontrés
lorsque les médias ne sont pas suffisamment réactifs dans la
transmission des alertes officielles face aux dangers.
Ivan Obrusník, de l'Institut hydro-météorologique
tchèque, a décrit l'expérience des inondations de 1997 et de
2002, qui ont eu lieu en République tchèque, et les
améliorations apportées, depuis, aux services des prévisions
météorologiques nationaux.
DES SYSTEMES D'ALERTE PRECOCE EFFICACES
FACE AUX CYCLONES TROPICAUX: Cette session a été présidée
par Le-Huu Ti, de la Commission économique et sociale des
Nations Unies pour l'Asie et le Pacifique (ESCAP).
Luc Chang-Ko, du Centre mauricien de
documentation, de recherche et de formation pour la région
sud-ouest de l'océan indien, a décrit l'état actuel du
dispositif national de l'alerte anti-cyclone et des niveaux de
réactivité dans son pays, soulignant que face à ce genre de
risque la résistance requiert un public informé.
Jeremy Collymore, de l'Agence de la réponse
d'urgence aux catastrophes, au Caraïbes (CDERA), a présenté
les systèmes d'alerte précoce anti-ouragans aux Caraïbes,
soulignant l'importance de l'institutionnalisation régionale
des mécanismes et le manque de confiance du public à l'égard
des alertes, due à de grandes marges d'erreur. Il a qualifié
la teneur et la crédibilité de l'information et les modalités
d'échange des données de sujets cruciaux.
Jürgen Kronenberger, de la croix rouge
allemande, a donné un aperçu sur le projet axé sur la
préparation aux catastrophes, mis en place à Orissa, en Inde,
qui affiche une certaine efficacité en matière d'alerte
précoce et de mobilisation. Les participants ont traité de la
durabilité de l'intervention de la croix rouge allemande et la
réponse pratique apportés aux améliorations technologiques
dans le domaine des prévisions météorologiques.
LES SYSTEMES D'ALERTE PRECOCE CONTRE LES
EVENEMENTS CLIMATIQUES EXTREMES: Cette session a été
présidée par Kenneth Davidson, de l'OMM.
José Luis Santos, du Centre international
de recherche sur El Niño, en République équatoriale, a noté
que le programme El Niño Southern Oscillation' et ses données
climatiques peuvent être utilisés dans les processus
décisionnels. Il a souligné le besoin d'améliorer la
communication entre les scientifiques et les usagers et
fournir des produits répondant aux attentes précises des
secteurs et de l'audience.
Gérard Le Bars, du Service météorologique
français, a introduit la nouvelle procédure de vigilance mise
en place en France, qui comprend quatre niveaux d'alerte. Il a
attribué le succès enregistré à la communication permanente
avec l'ensemble des partenaires.
Michael Bründl, de l'Institut fédéral
suisse de recherche en matière d'avalanche, a donné un aperçu
sur l'alerte précoce anti-risques d'avalanche en Suisse. Il a
souligné que les systèmes d'alerte précoce ne sont efficaces
que lorsque la chaîne d'information est simple et rapide, que
les usagers sont entraînés, que les niveaux de danger sont
clairement définis et clairement communiqués, et lorsqu'il n'y
a qu'une seul standard d'alerte.
INTEGRATION DE L'ALERTE PRECOCE DANS LES
PROCESSUS POLITIQUES PUBLICS
Cette session, présidée par Kamal Kishore,
du PNUE, s'est tenue l'après-midi du jeudi 16 octobre, et a
englobé la présentation d'une série d'exposés.
INTEGRATION DE LA REDUCTION DES
CATASTROPHES ET DE L'ALERTE PRECOCE DANS LES POLITIQUES
PUBLIQUES: Jean Seth Rambeloalijaona, Ministre malgache de
l'intérieur, a décrit la stratégie nationale de gestion des
risques et des catastrophes mise en place récemment dans le
cadre législatif du pays, et a souligné la nécessité de
susciter le soutien populaire en faveur de l'évaluation des
risques. Il a mis en relief les difficultés rencontrées dans
la mise en œuvre des initiatives dans ce domaine en raison du
manque des ressources techniques.
LES SCHEMAS D'INTEGRATION DE L'ALERTE
PRECOCE DANS LA GESTION DE LA PROTECTION CONTRE LES
INONDATIONS: Stanislav Tillich, Ministre d'Etat de Saxonie,
Allemagne, a noté que le principal problème posé à la mise en
place de stratégies efficaces de protection contre les
inondations, est le manque de prise de conscience des dangers
encourus. Il a souligné l'importance d'une réduction des
dégâts potentiels causés par les inondations, en
n'entreprenant pas de projets de développement dans les zones
inondables, et a mis en relief l'importance d'accroître la
rétention des eaux à travers le traitement des surfaces et la
gestion des eaux de pluies, l'afforestation et la prise de
mesures pro-forestières, et l'utilisation des processus de
paillage dans l'agriculture. Il a indiqué que l'alerte anti-inondation
peut être modernisée, en mettant en place un réseau de
dispositifs de mesure automatiques des eaux de pluies, en
s'assurant que les stations de mesure des niveaux, seraient
bien résistantes aux inondations, et en prolongeant le temps
de l'alerte précoce à travers l'amélioration des données
météorologiques.
INTEGRATION DE L'ALERTE PRECOCE DES MENACES
ECOLOGIQUES DANS LES POLITIQUES DU DEVELOPPEMENT DURABLE:
Norberto Fernández, de la division chargée de l'alerte précoce
et de l'évaluation, au sein du PNUE, a rappelé l'accent placé
sur la gestion des catastrophes et des risques dans le Plan
d'application de Johannesburg, signalant que l'influence
accrue de l'Homme sur l'environnement est évidente. Il a noté
que l'urbanisation rapide et non-planifiée, dans les villes
d'Amérique Latines, accentue la demande dans le domaine
foncier, et force des populations à s'établir dans des zones à
hauts risques. Il a souhaité voir un accent placé sur les
causes profondes de la vulnérabilité. Il a précisé que
l'alerte précoce ne consiste pas à "crier au loup," mais à
présenter les faits, aux fins d'améliorer la compréhension de
la vulnérabilité des populations et des écosystèmes et de
prévenir les catastrophes et de minorer leurs effets.
L'ALERTE PRECOCE, OUTIL AU SERVICE DE LA
GESTION DES RISQUES CLIMATIQUES: Reid Basher, SIRC, a
décrit l'évolution des connaissances climatiques, et a noté
qu'en dépit des progrès technologiques enregistrés,
quelques-uns des événements survenus récemment restent peu
compris. Il a affirmé que de meilleures capacités dans le
domaine de l'alerte précoce, sont nécessaires, d'autant plus
que les prévisions saisonnières demeure probabilistes. Il a
proposé que l'alerte précoce soit considérée dans son sens le
plus large, compte tenu du fait que les risques émanent de
plusieurs sources, y compris des projets de développement, des
connaissances ou du leadership qui s'y rapportent. Il a
souhaité voir les liens entre l'alerte précoce et les causes
des risques, faire l'objet d'une étude, et une approche
intégrée, être mise en place, assortie d'outils
complémentaires, employés pour améliorer la compréhension de
l'alerte précoce.
LES THEMES EMERGEANTS
Trois sessions thématiques consacrées aux
thèmes émergeants dans le domaine de l'alerte précoce, ont été
tenues de manière parallèle, l'après-midi du samedi 18 octobre.
Les sessions ont traité des thèmes émergeants proprement dits,
des leçons apprises et de l'intégration de l'alerte précoce
locale dans les systèmes nationaux.
LA SESSION CONSACREE AUX THEMES EMERGEANTS:
Cette session a été présidée par Martin Owor, du Cabinet
du Premier ministre ougandais.
Wolfgang Kron, de la Compagnie munichoise
de réassurance, a décrit le rôle de l'industrie de l'assurance
dans les mécanismes d'alerte précoce et dans l'orientation de
sa clientèle sur les mesures appropriées à prendre pour la
réduction des risques. Il a indiqué que les assureurs peuvent
dresser des cartes délimitant les zones à risques et
l'utiliser dans la détermination des premiums.
Andreas Küppers et Dieter Umbach, de
Potsdam Conventus, Allemagne, ont passé en revue divers sujets
importants ayant trait à l'alerte précoce, notamment, le
manque de confiance grandissant, la diversité des acteurs, le
rôle de la perspective académique, et la fragmentation
sectorielle. Ils ont suggéré des solutions intégrant à la fois
des normes éthiques et des régulations juridiques, et ont
souligné l'importance: de se focaliser sur le niveau
institutionnel de la mise en application; de procéder à
l'identification des institutions compétentes en matière de
prise de décision politique et juridique; de procéder à la
détermination du cadre budgétaire; et de procéder à la
répartition des responsabilités dans les domaines de la
prévention, de l'alerte précoce et de l'analyse nécessaire au
suivi.
Jürgen Laudien, de l'Institut allemand
Alfred Wegener, a décrit le processus des prévisions axées sur
El Niño, utilisant des indicateurs biotiques et abiotiques, et
a présenté des exemples illustrant un endiguement de dégâts
potentiels, grâce à l'alerte précoce.
Hans Günter Brauch, de l'Université libre
de Berlin et d'AFES-Press, Allemagne, a parlé de l'existence
d'un lien de causalité entre les catastrophes naturelles et
les conflits humains. Il a encouragé la coopération entre les
institutions opérant dans les domaines des catastrophes
naturelles et des conflits humains, et entre les divers
acteurs politiques.
LA SESSION CONSACREE AUX LEÇONS APPRISES:
La session a été présidée par Jeremy Collymore, de la
CDERA.
Anil Sinha, consultant indépendant, expert
en gestion des catastrophes, en Inde, a parlé de l'intégration
de la réduction des catastrophes et de l'alerte précoce, dans
les politiques publiques. Il a évoqué la vulnérabilité accrue
de son pays, mettant en exergue "la nouvelle culture" de la
gestion des catastrophes de plus en plus répandue en Inde, et
fondée sur: la prévention, la préparation, la réponse rapide
et une manière de penser, stratégique.
Silvano Langa, de l'institut mozambicain de
la gestion des catastrophes, a retracé l'historique de la
gestion des catastrophes dans son pays, en mettant l'accent
sur le développement des ressources humaines. Il a mis en
relief les risques liés aux inondations, aux cyclones et à la
sécheresse, et la nécessité de sensibiliser le public. Il a
mis en relief également le besoin de renforcer les capacités,
notamment dans le domaine de la planification des
impondérables, aux fins de permettre la mise en opération de
l'alerte précoce et des mesures de réponse.
Mohamed Jalil, chercheur marocain
indépendant, a décrit les méthodes employées dans son pays
pour l'intégration de l'alerte précoce dans les mesures de
préparation et de réponse aux catastrophes, en prenant en
ligne de compte les risques locaux posés, tels que les
sécheresses, les inondations et les tempêtes de poussière. Il
a expliqué les procédures en vigueur en matière d'alerte
précoce.
Erich Plate, de l'Université allemande de
Karlsruhe, a parlé des résultats de plusieurs réunions
d'experts, organisées récemment pour la détermination des
besoins en matière d'alerte précoce. Il a suggéré qu'un
système d'alerte précoce efficace, comporte cinq composantes:
l'observation, la prévision, la communication, des méthodes
d'alerte, et la réactivité. Il a précisé qu'il n'existe pas de
modèle universel dans le domaine de l'alerte précoce, et que
les modèles utilisés actuellement ont besoin d'être évalués,
pour ce qui est de leur efficacité dans la sauvegarde des vies
et des biens.
SESSION CONSACREE A L'INTEGRATION DE
L'ALERTE PRECOCE DANS LES SYSTEMES NATIONAUX: Cette
session a été présidée par Horst Müller, du Ministère fédéral
allemand de la coopération économique et du développement, et
modérée par Thomas Schaef, de l'Agence allemande de la
coopération technique (GTZ).
Horst Müller a parlé du paradoxe que les
catastrophes détruisent les efforts de développement, mais
qu'un développement insuffisant accroît la vulnérabilité face
aux catastrophes. Il a encouragé une focalisation sur la
prévention et a expliqué que cela est en train de devenir un
objectif de la coopération bilatérale allemande.
Lucas Simão Renço, Administrateur du
département de Búzi, au Mozambique, a parlé du cadre régissant
la gestion des risques locaux, mis en place dans son
département, après les inondations de l'an 2000. Il a expliqué
la structure des comités locaux et a donné un aperçu sur les
initiatives entreprises, en matière de gestion des risques,
pour la mise en place de l'alerte précoce.
Oscar Rene Alcántara Irias, Consultant
auprès des projets de la GTZ, Honduras, a parlé de
l'intégration des systèmes locaux d'alerte précoce dans les
politiques nationales de son pays. Il a mentionné les
avantages mutuels tirés de cette relation, y compris
l'amélioration de la communication en vue d'une réactivité
rapide durant les situations de catastrophe.
Tulio Santoyo Bustamente, responsable
technique des projets GTZ, Pérou, a indiqué que l'efficacité
du système d'alerte précoce mis en place dans le bassin du
fleuve Piura, est défini par la combinaison mettant à
contribution la technologie, l'équipement, un personnel
technique, les institutions et les parties prenantes. Il a
souligné l'importance de la volonté politique et de
l'instauration d'un cadre institutionnel favorisant la
durabilité des systèmes d'alerte précoce.
José Wilson Pereira, du Secrétariat
national brésilien de la défense civile, a décrit le programme
mis en place pour l'alerte précoce des feux, en Amazonie, et a
signalé que les activités agricoles et pastorales dans les
environs de la forêt amazonienne sont à l'origine de certains
risques. Il a expliqué les composantes de ce programme qui
implique l'ensemble des parties prenantes, y compris les
militaires et les populations indigènes.
Les participants ont ensuite discuté du
problème posé par le fait que certaines données indispensables
à la réussite de l'alerte précoce, demeurent classées
"top-secret" par les militaires.
EVENEMENTS PARALLELES ORGANISES DANS LA
SALLE DES PLENIERES
L'ALERTE PRECOCE EFFICACE – L'UTILISATION
DE CARTES DE RISQUES, OUTIL AU SERVICE DE LA COMMUNICATION
ENTRE LES DECIDEURS POLITIQUES ET LES COMMUNAUTES: Cette
session a été présidée par Satoru Nishikawa, du Centre
asiatique pour la réduction des catastrophes. Il a précisé que
l'objectif de la session consiste à traiter de l'écart
existant entre les risques perçus et les risques réels.
Parallèlement à la session consacrée aux bonnes pratiques,
tenue l'après-midi du vendredi 17 octobre, des exposés ont été
présentés, en Plénière, sur l'utilisation de cartes des
risques dans les processus d'alerte précoce, et sur l'alerte
précoce efficace dans le domaine de la sécheresse.
Parallèlement aux sessions consacrées aux thèmes émergeants,
tenues l'après-midi du samedi 18 octobre, des exposés ont été
présentés, en Plénière, sur la mise en œuvre de systèmes
d'alerte précoce transfrontaliers axés dans le domaine des
inondations, et sur les nouvelles technologies et les réseaux
scientifiques.
Masaaki Nakagawa, du Cabinet Office nippon,
a identifié l'efficacité des cartes de risques et des
instructions émises aux communautés visant à s'assurer du
succès de la réactivité aux alertes précoce axées sur les
éruptions volcaniques et de la sauvegarde des vies et des
biens.
Ryosuke Kikuchi, de l'Institut nippon pour
le développement de l'infrastructure, a déclaré que les cartes
aident les résidents à évacuer les zones concernées de manière
efficace et permettent aux autorités de procéder aux
ajustements nécessaires dans les domaines de l'occupation des
sols et de la planification urbaine.
Yang-Su Kim, de l'Institut national pour la
prévention des catastrophes, en République de Corée, a indiqué
que les éléments pertinents sont: une conception efficace et,
une collecte et une divulgation des données, efficientes.
Norman Tuñgol, de l'Institut philippin de
volcanologie et de sismologie, a déclaré que c'est l'éruption
du Pinatubo, en 1991, qui a suscité l'utilisation des cartes
de risques pour des prévisions plus crédibles. Il a noté que
les cartes de risques sismiques sont utilisées pour la
délimitation des zones tampons et la détermination de
l'occupation des sols et pour l'apport d'une contribution à
l'élaboration des codes de construction et des plans de
préparation aux catastrophes.
Muhammad Saidur Rahman, du Centre de
préparation aux catastrophes, au Bangladesh, s'est plaint de
l'accent excessif placé sur l'échelon national et de l'absence
d'action à l'échelon local. Il a souligné que l'implication
étroite des communautaires garantit la transparence et, par
voie de conséquence, l'efficacité du système et la confiance
en ses possibilités.
Les participants ont discuté du lien entre
l'action gouvernementale et l'action locale. Un participant a
appelé à des initiatives communautaires, et un autre a parlé
de la difficulté rencontrée dans la mobilisation de
communautés non-familiarisées avec les catastrophes naturelles.
L'ALERTE PRECOCE EFFICACE DANS LE DOMAINE
DE LA SECHERESSE – POUR UNE APPROCHE INTEGREE DE LA REDUCTION
DE LA VULNERABILITE SOCIETALE A LA SECHERESSE: Donald
Wilhite, du Centre américain de l'atténuation des sécheresses,
a présidé cette session, et a appelé à la mise en place d'un
réseau mondial de la préparation aux sécheresses, composé de
réseaux régionaux.
Laban Ogallo, du Centre nigérian pour la
surveillance des sécheresses, a décrit le dispositif régional
de surveillance des sécheresses. Il a énuméré parmi les leçons
apprises: le besoin de s'assurer de la coordination et de la
divulgation des rapports, de conduire des projets pilotes,
d'employer des méthodes locales et traditionnelles et
d'accroître l'implication des services météorologiques
nationaux.
Pak Sum Low, de l'ESCAP, a décrit le réseau
mondial émergeant, de préparation aux sécheresses, formé des
réseaux régionaux de facilitation des systèmes d'alerte
précoce, de la préparation et des politiques visant à la
réduction de la vulnérabilité.
Kamal Kishore, du Programme des Nations
Unies pour le développement (PNUD), a indiqué que parmi les
enseignements tirés de l'expérience de la sécheresse qui a
sévi en Inde, en 2002, il y a: la nécessité de prévisions
spatiales et temporelles détaillées, des données climatiques
axées sur la planification des secours et le traitement de la
vulnérabilité des systèmes.
Henri Josserand, de l'Organisation pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO), a dénoncé la
distinction trompeuse entre les sécheresses naturelles et
celles induites par l'homme.
Orivaldo Brunini, de l'Institut brésilien
de l'agronomie, a partagé les enseignements tirés de
l'expérience menée récemment, dans le domaine de l'alerte
précoce axée sur la sécheresse, dans le sud du Brésil,
expérience basée sur un index normalisé des précipitations.
MISE EN ŒUVRE DE SYSTEMES TRANSFRONTALIERS
D'ALERTE PRECOCE AXES SUR LES INONDATIONS: Cette session a
été coprésidée par Sálvano Briceño, Directeur de la SIRC et
Hans-Joachim Daerr, de l'Office fédéral allemand des relations
extérieures.
Ernesto Ruiz-Rodriguez, de l'Association
allemande des ingénieurs de construction et de gestion des
ouvrages aquatiques, a déclaré que le Plan d'action anti-inondations,
élaboré pour la région du Rhin, vise: à la réduction des
risques, à l'accroissement de la sensibilisation, et à
l'amélioration des systèmes d'alerte anti-inondations. Il a
précisé que les conditions nécessaires à des systèmes
efficaces de prévisions météorologiques, englobent la
divulgation en temps voulu et la compréhension immédiate des
prévisions et un comportement approprié en matière de
réactivité.
Helmut Blöch, de la Commission européenne,
a expliqué que les inondations sont dues: aux modifications
survenant dans l'occupation des sols, à la déviation des
fleuves hors de leurs plaines de déversement naturelles, et au
développement d'infrastructures dans ces plaines. Il a mis en
exergue les partenariats et la gestion intégrée des bassins
versants, comme autant d'éléments centraux à une réactivité
probante aux inondations.
Tobias Oetjen, du gouvernement de la Saxe,
en Allemagne, a déclaré que les dégâts les plus importants
enregistrés suite aux inondations des fleuves de l'Elbe et de
Mulde, ont touché l'infrastructure municipale. Il a présenté
les avancées réalisées dans la reconstruction et a décrit le
rôle des forêts dans la prévention des inondations.
LES NOUVELLES TECHNOLOGIES ET LES RESEAUX
SCIENTIFIQUES: Cette session a été coprésidée par Sálvano
Briceño et Hans-Joachim Daerr.
Walter Hürster, de T-Systems International,
Allemagne, a noté que les composantes des réseaux
informatiques de gestion des crises, englobent des systèmes:
de surveillance, d'analyse et de prévision des menaces,
d'affichage en ligne des situations, de soutien des décisions,
d'alerte précoce et d'information. Il a mis en relief la
nécessité de mettre en place davantage de réseaux
informatiques spécialisés dans la gestion des crises.
Bruno Merz, de GeoForschungsZentrum (GFZ),
Allemagne, a introduit l'Association Helmholtz qui œuvre à la
promotion des réseaux et des partenariats entre les centres de
recherches scientifiques. Il a souligné que les réseaux et les
partenariats sont nécessaires au sein de la communauté
scientifique et entre la communauté scientifique et les
parties prenantes, pour l'engendrement des contributions
utiles à l'atténuation des catastrophes.
LES GROUPES DE DISCUSSIONS
Quatre groupes de discussions ont été tenus.
Le premier a traité des nouvelles technologies et des
solutions utilisant peu de technologies, dans le domaine de
l'alerte précoce, et a eu lieu dans l'après-midi du jeudi 16
octobre. La deuxième, focalisée sur l'alerte précoce en tant
qu'outil décisionnel au service de la gestion des situations
d'urgence, a été organisée la matinée du vendredi 17 octobre.
Le groupe de discussions axées sur les collectivités locales
qui s'est déroulé l'après-midi du vendredi 17 octobre, a
traité des responsabilités incombant aux décideurs politiques.
Enfin, dans la matinée du samedi 18 octobre, un groupe de
discussions de haut niveau a examiné les solutions offertes
pour l'intégration de l'alerte précoce dans les politiques
publiques.
LES NOUVELLES TECHNOLOGIES ET LES SOLUTIONS
LOW-TECH POUR LES SYSTEMES D'ALERTE PRECOCE: Kenneth
Davidson, de l'OMM, a expliqué que l'OMM se focalise sur
l'atténuation et la prévention, qui ouvrent la voie à la
préparation, à la réactivité et à la récupération. Il a
soulevé des questions sur le rôle de l'alerte précoce,
notamment celles de savoir: quel type d'alerte précoce est
nécessaire, si les différents pays requièrent différentes
technologies et si les technologies les plus récentes peuvent
être soutenues dans tous les pays.
Laban Ogallo, du Centre nigérian de
surveillance des sécheresse, a expliqué que les principales
activités des centres de surveillance et d'alerte précoce
africains englobent le suivi quotidien des canevas
météorologiques et climatiques, l'estimation de la probabilité
de certains événements météorologiques et climatiques extrêmes,
et la détermination des zones à risques. Il a fait état des
défis posés, notamment, dans les domaines: du renforcement des
capacités; du soutien des activités de surveillance; de
l'échange des données; et de la traduction de l'information
globale en produits régionaux utiles pour l'alerte précoce.
Juan Carlos Villagrán, de Villa Tek, au
Guatemala, a parlé de l'expérience de son pays dans
l'implication des communautés locales, y compris des
volontaires, dans l'alerte précoce. Il a souligné l'importance
de la prise en compte des capacités réelles du personnel
chargé d'opérer des systèmes ou des instruments sophistiqués.
Il a indiqué que l'utilisation d'outils de mesure simples,
produits localement, même s'ils ne sont pas précis, permet
d'entraîner les membres des communautés dans des activités de
prévision météorologique et à susciter en eux un sens de
responsabilité personnel dans la préparation aux catastrophes
naturelles.
Maureen Fordham, de l'Université de
Northumbria, au Royaume-Uni, a mis en exergue les principaux
ingrédients d'une mise en œuvre réussie, des systèmes d'alerte
précoce. Elle a précisé que les systèmes doivent être à la
fois: inclusifs, sensibilisants, appropriés, et intégrés dans
les politiques et les pratiques.
Douglas Patty, de la CCD, a attiré
l'attention sur la valeur potentielle de la combinaison du
savoir traditionnel avec des solutions high-tech. Il a déclaré
que le savoir traditionnel est pratique, bien divulgué,
écologiquement viable et meilleur marché.
Thomas Schaef, de la GTZ, Allemagne, a
souligné l'importance de la détermination des capacités des
communautés locales, avant la conception des systèmes d'alerte
précoce qui leur sont destinés. Il a affirmé qu'en dépit du
fait que la technologie utilisée dans les systèmes locaux
d'alerte précoce, soit bon marché, la mise en œuvre durable de
ces systèmes est relativement onéreuse. Il a mis en relief
l'importance de l'intégration des systèmes locaux d'alerte
précoce dans les politiques nationales et des stratégies de
réduction des catastrophes.
Le Rapporteur de la session, Ailsa
Holloway, de l'Université de la Ville du Cap, en Afrique du
Sud, a présenté une synthèse de la session, soulignant:
l'importance de placer l'information dans son contexte social
pertinent; la valeur du savoir indigène et traditionnel; et la
mise au point de technologies appropriées et accessibles, sans
mise à l'écart de l'héritage culturel.
L'ALERTE PRECOCE, UN OUTIL DECISIONNEL AU
SERVICE DE LA GESTION DES SITUATIONS D'URGENCE: Le groupe
de discussion sur ce thème a été présidé par Everett Ressler,
de l'UNICEF.
Carlo Scaramella, du Programme alimentaire
mondial (PAM), a mis en exergue le processus de surveillance
du PAM et sa plate-forme d'information. Faisant référence aux
leçons apprises, il a suggéré que les organisations d'aide
humanitaire renforcent leurs capacités en matière d'alerte
précoce, et que la communauté internationale et en particulier,
les donateurs, partagent les responsabilités de la gestion de
la réponse aux catastrophes.
Detlev Rünger, du Bureau fédéral allemand
des relations extérieures, a indiqué que le travail des
gouvernements donateurs, en tant que mécanisme générateur
d'action, peut être facilité par la collaboration des
partenaires et par l'utilisation de données plutôt coordonnées
et évaluées. Il a suggéré l'établissement d'un organe
permanent de coordination.
Peter Billing, de l'Office de l'aide
humanitaire de la Commission européenne, a appelé à
l'intégration des systèmes d'alertes disponibles, dans une
seule et même plate-forme couvrant tous les types potentiels
de catastrophes dans tous les endroits du monde, enclins aux
catastrophes. Il a affirmé qu'un organe de coordination est
indispensable et a suggéré de le placer au sein du système des
Nations Unies.
Helga Leifsdottir, de la Fédération
internationale des associations de la Croix Rouge et du
Croissant Rouge, a souligné l'importance de l'accès aux
données ayant trait à l'alerte précoce au niveau communautaire.
Elle a encouragé la réalisation d'une avancée dans la collecte
des données disponibles au niveau des communautés de base, et
leur assortiment de données internationales.
Le Président Ressler a déclaré que les
approches verticales, de haut en bas, n'engendrent pas les
réponses nécessaires, et a souligné que le problème ne réside
pas dans le manque d'information, mais dans le manque d'action.
Dans le débat qui a suivi, les participants
ont noté que la qualité de l'information doit être maintenue à
tous les niveaux, et se sont interrogés sur la capacité des
populations locales à accéder à l'information. Les
participants ont souligné la nécessité de points focaux aux
échelons international, régional et national, pour l'analyse
et la collecte des données. Un participant a mis en relief
l'importance d'une combinaison des approches de haut en bas et
de bas en haut, dans l'élaboration des systèmes d'alerte
précoce.
L'ALERTE PRECOCE ET LES RISQUES URBAINS –
LES RESPONSABILITES DES DECIDEURS POLITIQUES: Ce groupe de
discussion axé sur les collectivités locales a été présidé par
Irmgard Schwaetzer, de la Commission allemande chargée de la
réduction des catastrophes.
Aoto Ken-Ichi, des Autorités
départementales de Hyogo, au Japon, a donné un aperçu sur le
Centre de la préfecture pour la gestion des catastrophes,
établi suite au tremblement de terre majeur survenu en 1995,
et a affirmé qu'il permet la mise en œuvre des mesures de
réponse, dans un délai de 15 minutes.
Miegombyn Enkhbold, Gouverneur
d'Ulaanbaatar, en Mongolie, a indiqué qu'une nouvelle loi
Mongolienne établit des agences d'exécution locales chargées
de la gestion des catastrophes. Il a déclaré que les mesures
de prévention des catastrophes, prises par la municipalité
d'Ulaanbaatar, sa capacité organisationnelle, et les
ressources financières allouées par le gouvernement central,
ont permis de réduire les dégâts potentiels des inondations de
juillet 2003, d'un pourcentage estimé à 20%.
Hugo Marcelo Pineda Luna, Maire de Baños,
en République équatoriale, a décrit le programme de sa
municipalité dans le traitement de la réticence des
populations évacuées, à retourner à Baños, après une récente
éruption volcanique. Il a indiqué que le programme est basé:
sur le renforcement du système de surveillance des éruptions
volcaniques; sur la garantie de l'abri, de l'assainissement,
de l'eau et de la nourriture, et du règne de la loi et de
l'ordre; et sur la sensibilisation et la conscientisation de
la société civile et des autorités locales.
Hartmut Bosch, Secrétaire d'Etat au
ministère de l'intérieur, chargé de Mecklenburg-West Pomerania,
en Allemagne, a décrit les mécanismes d'alerte précoce et des
étapes entreprises pour la rectification des insuffisances.
Bärbel Dieckmann, Maire de Bonn, en
Allemagne, a expliqué que Bonn est bien préparée pour répondre
aux inondations, et peut demander l'aide régionale dans les
situations d'urgence graves. Elle a fait état de l'intention
des autorités locales d'établir un système de prévention
inter-régional.
Badaoui Rouhban, de l'UNESCO, a souligné le
besoin de passer d'une approche basée sur la réaction
post-catastrophe à une approche d'action pré-catastrophe,
indiquant que le public, les entités corporatives et les
entités privées doivent investir conjointement investir dans
les systèmes d'alerte précoce et de prévention des
catastrophes. Il a mis en relief la nécessité de renforcer les
capacités locales et de s'assurer de la durabilité des
systèmes d'alerte précoce.
Les participants ont ensuite débattu de la
disponibilité de l'information scientifique utile et de la
mise en œuvre des partenariats publics-privés.
SOLUTIONS POUR L'INTEGRATION DE L'ALERTE
PRECOCE DANS LES POLITIQUES PUBLIQUES: Ce groupe de
discussion de haut-niveau a été présidé par Claudia Roth,
membre du parlement allemand et commissaire des droits de
l'Homme et de l'aide humanitaire.
Henri Josserand, de la FAO, a présenté des
lignes directrices politiques, qui ciblent les autorités
politiques et qui viennent appuyer les "Principes directeurs
d'une alerte précoce efficace," disponibles, de l'IDNDR. Il a
indiqué que les lignes directrices traitent des principaux
éléments d'une mise en œuvre réussie, notamment: la
compréhension des menaces, de la probabilité des catastrophes
et des conséquences potentielles, et l'établissement des
priorités; la mise en place de réseaux institutionnels, avec
des responsabilités claires; le renforcement des cadres
juridiques; et la mise à disposition des ressources.
Jean Seth Rambeloalijaona, ministre de
l'intérieur et de la réforme administrative et Président du
Conseil de sécurité nationale malgache, a décrit le cadre
juridique adopté par ce pays, pour régir la gestion des
catastrophes, à tous les niveaux. Appelant à un soutien
financier, il a mis en exergue le droit individuel et le
devoir de solidarité et d'aide mutuelle, la nécessité de
répartir les responsabilités de manière claire et de renforcer
les capacités.
Roberto White, ministre mozambicain des
travaux publics et de l'habitat, a déclaré que la stratégie
nationale de son pays englobe: des plans d'urgence basés sur
une approche participative, à tous les niveaux; un comité
inter-ministériel pour la coordination des parties prenantes;
et l'établissement d'un institut de gestion des catastrophes.
Il a dit que la gestion des catastrophes a besoin: d'être
centrée sur l'être humain; d'inclure des campagnes de
sensibilisation, de promouvoir des bonnes pratiques et de
codifier les zones de catastrophes; de réhabiliter les réseaux
actifs sur le terrain; et de veiller au maintien de
l'engagement politique de haut-niveau. Il a appelé à un
soutien international en faveur du transfert des technologies
et des financements.
Pubenza María Fuentes, ministre du Plan,
République équatoriale, a indiqué que le Conseil sur la
réduction des catastrophes des pays andins, établi en 1998, se
focalise sur la réduction est l'atténuation des catastrophes,
l'alerte précoce y jouant un rôle clé. Elle a souligné
l'importance de la sensibilisation du public et de la
coopération internationale.
Yang Yan-Yin, Vice-ministre chinoise
chargée des affaires civiles, a souligné l'importance de
l'intégration de l'alerte précoce dans les politiques
gouvernementales. Elle a noté que la Chine a mis en œuvre des
régulations axées sur la réduction des catastrophes et a
réalisé des avancées dans l'amélioration de la prise de
conscience.
Jagdish Dharamchand Koonjul, Président de
l'AOSIS, a souligné l'importance de l'amélioration de la
compréhension des risques attendus, après les alertes. Il a
mis en exergue la nécessité d'améliorer l'expertise et
l'aptitude technique dans le domaine de la prévision des
catastrophes. Il a ajouté que le renforcement de la résistance
aux catastrophes doit être également amélioré, et le savoir
traditionnel, exploré de manière plus détaillée.
Dahou Ould Kablia, vice-ministre algérien
de l'intérieur, a décrit le cadre juridique mis en place par
son pays pour la gestion des catastrophes. Il a déclaré que la
politique nationale est: conduite par l'Etat, mise en œuvre
par les autorités locales, à travers des consultations
permanentes avec diverses agences, et guidée par divers
principes, notamment, ceux de précaution, de concomitance et
de participation.
Thomas Broni, vice-ministre ghanéen de
l'intérieur, a noté que les risques majeurs auxquels son pays
est confronté, englobent: les inondations, les sécheresses,
les épidémies et les flux de réfugiés, et a donné un aperçu
sur les mesures institutionnelles mises en place pour faire
face à ces problèmes. Il a souligné le besoin d'une
coopération régionale et mondiale dans les domaines de
l'évaluation des risques et de la gestion des catastrophes. Il
a appelé à l'accroissement de l'aide, notamment, dans les
domaines du transfert des technologies et du renforcement des
capacités en matière d'alerte précoce.
Vendredi matin, 17 octobre, les
représentants ont donné des aperçus généraux sur les
consultations préparatoires régionales qui ont eu lieu entre
mai et juillet 2003.
APERÇUS GENERAUX SUR LES CONSULTATIONS
PREPARATOIRES REGIONALES
L'AFRIQUE: Hesphina Rukato, du Nouveau
partenariat pour le développement de l'Afrique, a présenté un
rapport sur les consultations tenues à Nairobi, au Kenya, les
23 et 24 juin 2003. Elle a indiqué que la mise en place du
système d'alerte précoce, doit être accélérée. Elle a noté que
les recommandations d'action de la consultation, portent sur
des mesures visant: à renforcer les capacités locales,
nationales et sous-régionales en matière d'alerte précoce; à
moderniser et à élargir les données et l'information de base;
à mettre en application la règle de loi; à intégrer l'alerte
précoce et la gestion des risques de catastrophes dans les
plans de développement; et à renforcer une sélection
d'institutions en guise de centres régionaux de réduction des
catastrophes.
L'ASIE - PACIFIQUE: Le-Huu Ti, de
l'ESCAP, a rapporté que durant les consultations préparatoires
régionales, tenues à Bandung, en Indonésie, du 26 au 28 mai
2003, les participants ont: traité de l'importance et des
schémas des risques naturels, des avancées réalisées, des
contraintes rencontrées et des expériences vécues; identifié
les facteurs de la réussite; et procédé à une étude
comparative des tendances des pertes économiques. Les
recommandations de l'atelier englobent l'élaboration de lignes
directrices nationales et de programmes de préparation
communautaires. Il a indiqué que les activités de suivi de la
CAP-II doivent: être mises en phase avec la mise en œuvre du
Plan d'action de Yokohama; accompagner les accomplissements
attendus des efforts régionaux; et inclure des projets pilotes.
L'EUROPE: Jochen Zschau, de la GTZ,
Allemagne, a présenté un rapport sur la consultation
préparatoire régionale, tenue à Potsdam, en Allemagne, les 28
et 29 juillet 2003. Il a parlé de la proposition avancée par
la consultation, d'établir une plate-forme internationale,
pour servir de centre de coordination et de renforcement de
tous les aspects des processus d'alerte précoce.
LES AMERIQUES: Juan Carlos Villagrán,
de Villa Tek, au Guatemala, a déclaré que les consultations
tenues à Antigua, au Guatemala, du 3 au 5 juin 2003, se sont
focalisées sur l'alerte précoce en Amérique Latine et Caraïbes,
et ont abouti à la Déclaration d'Antigua. Il a parlé de la
nécessité de déterminer les meilleurs ratios coût-bénéfice des
systèmes d'alerte précoce.
COMPILATION DES CONCLUSIONS ET DES
RECOMMANDATIONS REGIONALES: Seth Vordzorgbe, de la SIRC, a
noté le besoin d'établir et de mettre en application des
lignes directrices, de renforcer les capacités
institutionnelles, et de concevoir des alertes ciblant des
groupes à risques précis. Il a mis en relief les
recommandations identifiées dans les réunions régionales, y
compris la nécessité: d'intégrer la gestion des risques de
catastrophe, dans l'élaboration des processus et des
politiques; de soutenir le renforcement des capacités;
d'élaborer des systèmes d'alerte axés sur l'être humain;
d'améliorer la collecte et la disponibilité des données; et de
mettre en application les recommandations de la CAP-II, à
travers une plate-forme ou un programme international d'alerte
précoce coordonné par la SIRC.
Dans le débat qui a suivi, un participant a
appelé à l'établissement d'une coopération internationale au
plus haut niveau politique et à l'implication de tous les
pays.
LES GROUPES DE TRAVAIL
Vendredi 17 octobre, les participants se
sont réunis dans trois groupes de travail, pour discuter des
éléments devant figurer dans le programme et la plate-forme
d'alerte précoce internationale. Les discussions étaient
basées sur cinq domaines de focalisation:
-
une meilleure intégration de l'alerte
précoce dans les processus de développement et des
politiques publiques;
-
l'amélioration de la collecte et de la
disponibilité des données pour l'élaboration de prévisions
sur différentes échelles temporelles et l'étude des facteurs
de risque à long terme;
-
l'amélioration des capacités et le
renforcement des systèmes d'alerte précoce, en particulier
dans les pays en développement;
-
l'élaboration de systèmes d'alerte
précoce centrés sur l'être humain; et
-
la mise en place de mécanismes de soutien
pour le dialogue autour de l'alerte précoce et pour
l'élaboration du programme.
Les conclusions des travaux ont été
présentées à la Plénière et débattues le samedi 18 octobre.
GROUPE DE TRAVAIL 1 – LES OBJECTIFS DE
L'ALERTE PRECOCE POUR LA PERIODE 2004-15: Le Groupe de
travail 1 (GT-1) a été modéré par Klaus Wiersing, de la SIRC.
Les participants ont examiné les imperfections des pratiques
et des procédures actuelles, et ont décidé que le sujet
nécessite une approche multidisciplinaire. Ils ont encouragé
l'élaboration d'une définition claire et l'adoption d'une
compréhension commune de toutes les composantes de l'alerte
précoce, et des procédures de communication pertinentes.
Plusieurs participants ont suggéré que le fossé entre la
science et la prise de décision doive être comblé d'ici 2015.
Les intervenants ont souligné l'importance de l'éducation et
de la formation continue, et la nécessité du renforcement des
capacités et du transfert des technologies. Un participant a
suggéré que la réduction des catastrophes et des risques posés,
soit intégrée dans la planification du développement à long
terme et dans les schémas employés dans l'utilisation des
terres. Quelques orateurs ont souligné qu'on ne doit pas
permettre aux intérêts commerciaux d'interférer dans les
stratégies de réduction des catastrophes. Les participants se
sont également accordés sur le besoin d'améliorer la
collaboration régionale. La question des ressources a été
soulevée, et la conduite d'analyses des rapports coût-bénéfice
a été suggérée, aux fins de promouvoir l'investissement
gouvernemental dans l'alerte précoce. Parmi d'autres points
mentionnés, figurent: le traitement des menaces nouvelles et
émergeantes; l'établissement de nouveaux partenariats;
l'élaboration d'un inventaire et d'une analyse des systèmes
d'alerte précoce disponible; et l'établissement d'indicateurs.
La question d'un mécanisme de surveillance a été examinée, et
une préférence a été exprimée en faveur d'un rôle pour la SIRC
dans un cadre regroupant l'ensemble des agences.
Les résultats et conclusions: Les
résultats du GT-1 ont été présentés par Klaus Wiersing. Le
groupe a confirmé sa compréhension de l'alerte précoce comme
étant un processus intégré, composé des éléments suivants:
surveillance et prévision; analyse de la vulnérabilité;
divulgation de l'information; et préparation. Le groupe a
recommandé des objectifs possibles:
-
premièrement, l'intégration de l'alerte
précoce dans les plans nationaux de réduction des
catastrophes, l'adoption d'une claire définition des rôles
et des responsabilités, à tous les niveaux, et
l'amélioration de l'engagement politique pour l'affectation
de ressources, à travers la conduite d'analyses du
coût-bénéfice;
-
deuxièmement, l'adoption d'une alerte
précoce axée sur les communautés, incluant des programmes de
sensibilisation, la participation communautaire dans la
conception des systèmes d'alerte précoce locaux, et des
mesures de préparation à une réactivité communautaire;
-
troisièmement, le traitement des nouveaux
défis et des évolutions émergeantes, en particulier, les
partenariats entre la science et les disciplines socio-économiques,
et les messages d'alerte assortis de scénarios des risques;
et
-
quatrièmement, la coopération régionale,
y compris, celle transfrontalière et l'échange des données.
GROUP E DE TRAVAIL 2 – DE POTSDAM A BONN ET
AU-DELÀ: Le Groupe de travail 2 (GT-2) a été modéré par
Friedemann Wenzel, de l'Université de Karlsruhe, en Allemagne.
Les participants ont débattu des domaines
de focalisation possibles devant figurer dans le programme
international d'alerte précoce, et ont souligné l'importance
de la détermination des limites de l'alerte précoce. Ils ont
indiqué qu'un tel programme pourrait attirer davantage de
financement s'il pouvait inclure également les catastrophes
sanitaires et celles induites par les conflits. Les
participants ont discuté de la valeur des analyses
coût-bénéfice destinées à "vendre" l'alerte précoce aux
gouvernements, et des enseignements tirés de l'expérience du
secteur privé. La question de savoir s'il est opportun pour la
SIRC de devenir l'institution chargée de coordination ou de la
mise en œuvre du programme, et si oui, de quelle manière. Un
participant a souligné l'importance de la fourniture de
résultats tangibles aux donateurs. Les participants ont
examiné le point de savoir si l'alerte précoce doive être
traitée différemment dans les pays industrialisés et dans les
pays en développement.
Les participants se sont interrogés sur la
hauteur des financements accordés, dans les pays en
développement, aux systèmes d'alerte précoce disponibles, et
sur le point de savoir si ces financements sont viables.
Les résultats et conclusions: Seth
Vordzorgbe, de la SIRC, a résumé les résultats du GT-2. Il a
indiqué que les participants ont reconnu que depuis la CAP’98,
les systèmes d'alerte précoce se sont développés de manière
significative, et que des "mouvements audacieux" sont
maintenant nécessaires pour impulser ce processus. Le groupe a
reconnu que le programme ou plate-forme, international, doit
servir aux pays industrialisés et aux pays en développement.
Parmi les attributs souhaités pour le programme, figure le
besoin: de veiller à un comportement plutôt proactif que
réactif; de placer l'accent sur les partenariats, y compris
avec le secteur privé; et de s'assurer de la durabilité des
systèmes d'alerte précoce.
GROUPE DE TRAVAIL 3 – SOUTIEN DU DIALOGUE
SUR L'ALERTE PRECOCE: Le Groupe de travail 3 (GT-3) a été
modéré par Noberto Fernández, du PNUE. Un participant a
souligné la nécessité de fournir aux gouvernements des
encouragements, en démontrant que les systèmes d'alerte
précoce affecteront positivement leurs budgets. Les
participants se sont accordés sur le besoin d'entreprendre des
analyses de coût-bénéfice et de s'engager dans l'amélioration
de la prise de conscience des opportunités offertes en matière
de financement. Notant l'utilité des points focaux aux niveaux
nationaux, un participant a souligné le besoin d'identifier
les partenaires du dialogue. Un autre a mis en relief
l'importance de l'engagement de la société civile dans le
dialogue, aux fins de lui assurer une continuité en dépit des
changements politiques. Les participants se sont accordés sur
l'importance: de l'amélioration de la prise de conscience, de
la continuité des financements des donateurs, et de la
révision des cadres juridiques. Un intervenant a fait part de
ses réserves concernant la difficulté du soutien des systèmes
d'alerte précoce de haute technologie. Un autre a suggéré que
l'entretien de ces technologies soit confié à un organisme
indépendant.
Les résultats et conclusions: Passant
en revue les résultats et conclusions du GT-3, Norberto
Fernández a déclaré que les instruments identifiés pour le
maintien du dialogue autour de l'alerte précoce englobent des
encouragements aux gouvernements et l'inclusion de l'alerte
précoce dans les plans de gestion des catastrophes. Il a mis
en exergue les réseaux institutionnels, les plates-formes
nationales, les cartographies des zones de vulnérabilité et de
risques, le libre accès aux données et à l'information et à
leur échange. Il a mis en relief l'importance de la
décentralisation des décisions politiques et de l'amélioration
de la participation de la société civile dans les processus
décisionnels. Il a également noté le besoin: de former et de
sensibiliser les responsables officiels à l'utilisation des
technologies pour l'alerte précoce et la gestion des
catastrophes; de considérer les voies et moyens de garantir
l'entretien à long terme des équipements de haute technologie;
et de promouvoir le dialogue entre les donateurs et les
récipiendaires des technologies.
LE DEBAT: Dans le débat, qui a suivi,
autour des résultats et conclusion des groupes de travail, un
participant a suggéré d'examiner le rôle des conflits par
rapport aux capacités de réactivité aux risques posés, ainsi
que l'impact des catastrophes, sur les conflits. Un autre a
noté que l'accent placé sur l'alerte précoce axée sur les
communautés ignore l'importance de l'équilibre devant être
établi entre toutes les parties prenantes. Plusieurs
participants ont souligné que des risques additionnels, tels
que ceux d'ordre chimique, nucléaire et biologique, devraient
être considérés dans le contexte de la réduction des
catastrophes.
Quelques participants ont encouragé
l'adoption de programmes particuliers consacrés au rôle des
femmes dans les processus décisionnels ayant trait à la
réduction des risques et à la réactivité. D'autres ont
souligné l'importance de la mise en place de législations
particulières régissant la gestion des catastrophes, et de la
définition du terme "alerte précoce." Un participant a noté
que la sensibilisation et la législation sont cruciales pour
la durabilité des systèmes d'alerte précoce.
CLOTURE DE LA CONFERENCE
PRESENTATION DES RESULTATS ET DU SUIVI DE
LA CONFERENCE: Sálvano Briceño, de la SIRC, a introduit le
projet de document "L'Alerte précoce efficace pour la
réduction des catastrophes: nécessité d'une action plus
cohérente à tous les niveaux," qui contient les
recommandations de la CAP-II. Il a expliqué que le document
vient répondre: à l'accroissement du fardeau lié aux
catastrophes; à la reconnaissance accrue du rôle de l'alerte
précoce; à la lente progression enregistrée dans l'utilisation
efficace des alertes; aux propositions particulières
engendrées par la CAP-II; et au besoin d'une approche
internationale organisée.
Le document a identifié cinq domaines de
focalisation pour le programme d'alerte précoce international:
-
l'amélioration de l'intégration de
l'alerte précoce et de la réduction et gestion des risques
de catastrophe en rapport, dans les processus de
développement et dans les politiques publiques;
-
l'amélioration de la collecte et de la
disponibilité des données pour permettre des prévisions à
différentes échelles temporelles et l'étude des facteurs de
risque à long terme;
-
l'amélioration des capacités et le
renforcement des systèmes d'alerte précoce, en particulier
dans les pays en développement;
-
l'élaboration de systèmes d'alerte
précoce axés sur l'être humain; et
-
la mise en place de mécanismes pour le
soutien du dialogue autour de l'alerte précoce et le soutien
de l'élaboration des programmes.
En conclusion, Briceño a souligné qu'il y a
une opportunité, nouvelle et urgente, de développer l'alerte
précoce en tant qu'élément contribuant à la réduction de
l'impact des catastrophes. Il a noté l'engagement des
institutions partenaires dans la collaboration dans la mise en
place de programmes structurés dans le futur. Il a indiqué que
cela signale le début d'une nouvelle phase dans le processus
du dialogue continu et de collaboration productive.
PRESENTATION DE LA DECLARATION DE LA
CONFERENCE: Briceño a, ensuite, introduit le projet de
Déclaration de la CAP-II. Dans la déclaration, la Conférence
estime que les catastrophes naturelles sont en train de
devenir, de plus en plus, autant d'entraves à la
concrétisation des objectifs du développement durable, et
reconnaît que:
-
les catastrophes sont le résultat de
risques naturels et de vulnérabilité humaine, sociale,
économique et environnementale;
-
la réduction des catastrophes est une
composante essentielle des programmes d'action
internationaux;
-
des progrès ont été accomplis dans la
compréhension de l'alerte précoce depuis la CAP’98; et
-
la SIRC constitue le cadre adapté pour
l'avancement de l'alerte précoce, en tant qu'outil essentiel
à la réduction des risques et de la vulnérabilité.
La déclaration appelle:
-
à l'intégration des systèmes d'alerte
précoce dans les politiques gouvernementales;
-
au soutien de la mise en œuvre des
systèmes d'alerte précoce par les gouvernements et les
organisations pertinentes, tel que recommandé par la CAP-II,
et de l'intégration du programme futur dans les stratégies
de réduction des catastrophes, à tous les niveaux;
-
à une focalisation du programme sur
l'intégration de l'alerte précoce dans l'action de
développement, l'amélioration de la collecte des données, le
renforcement des capacités, l'élaboration de systèmes
d'alerte axés sur l'être humain, et la mise en place de
mécanismes pour le soutien du dialogue autour de l'alerte
précoce; et
-
à une action de la SIRC visant à
faciliter la mise en œuvre du programme d'alerte précoce et
à soutenir le dialogue et la mobilisation des ressources
pour le renforcement des capacités aux échelons, régional,
national et local.
La déclaration accueille favorablement
l'offre de l'Allemagne d'apporter un soutien additionnel à la
SIRC, invite les autres gouvernements à apporter leurs
contributions et exprime l'appréciation des autorités
allemandes pour l'accueil de la CAP-II.
Dans le débat qui a suivi sur les deux
résultats de la CAP-II, un participant a suggéré l'insertion
d'une définition de l'alerte précoce, et plusieurs autres ont
proposé l'utilisation des termes "phénomène naturel," ou
"catastrophes écologiques naturelles et induites par l'homme "
au lieu du terme "catastrophes naturelles." Briceño a déclaré
que le terme "risques naturels" a été utilisé là où il était
possible. Les participants ont fait état d'une prise en
considération insuffisante de la gestion des risques, de la
vulnérabilité, de la perspective féminine, la sagesse locale
et le savoir traditionnel, dans la déclaration. Une
proposition a également été avancée, d'élargir l'invitation à
soutenir le programme d'alerte précoce, aux agences de
développement et aux institutions privées, et d'ajouter une
clause sur la promotion de la coopération transfrontalière et
de l'échange des données techniques.
L'Allemagne a confirmé son engagement à
apporter des contributions additionnelles à la SIRC. Le Japon
a annoncé qu'il soumettra à l'assemblée générale de l'ONU, un
projet de résolution sur son intention d'accueillir, à Kobe,
une conférence mondiale sur la réduction des catastrophes, en
janvier 2005.
REMARQUES DE CLÔTURE: Dans ses
remarques de clôture, Hans-Joachim Daerr, de l'Office fédéral
allemand des relations extérieures, a appelé à la mise en
œuvre des recommandations de la CAP-II, et à la poursuite de
la recherche et de l'échange des points de vue sur l'alerte
précoce. Sálvano Briceño a remercié les participants, le
gouvernement allemand et la Ville de Bonn pour le soutien et
l'hospitalité, offerts à la CAP-II, ainsi que tous les
individus, toutes les agences et toutes les organisations qui
ont contribué à son succès. La CAP-II a été clôturé à 16:28.
A SUIVRE
ATELIER SUR LES SYSTEMES D'ALERTE PRECOCE:
Cet atelier se tiendra du 20 au 23 octobre 2003, à
Shanghai, en Chine. Pour de plus amples renseignements,
contacter: Jan Stewart; tel: +1-303-497-8134; fax:
+1-303-497-8125; e-mail:
jan@ucar.edu; Internet:
http://www.esig.ucar.edu/warning/.
CONFERENCE REGIONALE SUR LA GEOMORPHOLOGIE:
Cette conférence aura lieu du 17 octobre au 2 novembre
2003, à Mexico, au Mexique. Pour plus d'informations,
contacter: Irasema Alcantara-Ayala, UNAM; tel:
+52-55-5622-4339 ext. 45466; e-mail:
IAGMEXICO2003@igiris.igeograf.unam.mx; Internet:
http://www.smg.igeograf.unam.mx/smg/soc_geom.html.
LA PREPARATION A LA SITUATION D'URGENCE, "L'AMELIORATION
DES CHANCES": Cette conférence se tiendra du 27 au 29
octobre 2003, à Vancouver, au Canada. Pour les détails,
contacter: Pacific Northwest Preparedness Society; tel:
+1-604-665-6097; fax: +1-604-654-0623; e-mail:
info@epconference.ca;
Internet:
http://www.epconference.ca.
DONNEES DE TERRAIN, APPLICATIONS ET
VISUALISATION – FAIRE LA CONNEXION: Cette conférence aura
lieu du 26 au 30 octobre 2003, à Charleston Nord, en Caroline
du Sud, aux Etats-Unis. Pour plus d'informations, contacter:
CONDOR registration services; tel: +1-256-852-4490; e-mail:
info@condorregistration.net; Internet:
http://www.asprs.org/terrain_data2003.
CONFERENCE SUR LES DEFIS POSES A LA
COOPERATION INTERNATIONALE DANS LE DOMAINE COMPLEXE DES
URGENCES HUMANITAIRES: Cette conférence se tiendra du 4 au
6 novembre 2003, à Honolulu, à Hawaï, aux Etats-Unis. Pour
plus d'informations, contacter: Asia-Pacific Center for
Security Studies, Public Affairs Office, tel: +1-808-971-8916;
fax: +1- 808-971-8999; e-mail:
publicaffairsdivision@apcss.org; Internet:
http://www.apcss.org/Conference/ConfLarge.html.
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA GESTION
DES CATASTROPHES, L'INFRASTRUCTURE ET LES SYSTEMES DE CONTROLE:
Cette conférence se déroulera du 10 au 12 novembre 2003, à
Hyderabad, en Inde. Pour plus de renseignements, contacter:
Professor Anjaneyulu; tel: +91-40-5558-9706; fax:
+91-40-2330-6095; e-mail:
dmic2003@schanisj.com
or
jntuenviron@satyam.net.in; Internet:
http://www.schanisj.com.
30e SYMPOSIUM
INTERNATIONAL SUR LA TELEDETECTION DES DONNEES ECOLOGIQUES AU
SERVICE DE LA GESTION DES RISQUES ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE:
Le symposium aura lieu du 10 au 14 novembre 2003, à Honolulu,
à Hawaï, aux Etats-Unis. Pour les détails, contacter: East
West Center; tel: +1-808-944-7557; fax: +1-808-944-7399, Att:
30th ISRSE November 2003; e-mail:
30isrse@eastwestcenter.org;
http://isrse.pdc.org.
CONGRES ANNUEL DE L'INSTITUT DU COMMERCE ET DE LA SECURITE
INTERIEURE POUR LA REDUCTION DES PERTES DUES AUX RISQUES
NATURELS: Ce congrès se déroulera les 12 et 13 novembre
2003, à Orlando, en Floride, aux Etats-Unis. Pour de plus
amples informations, contacter: IBHS; tel: +1-813-286-3400;
fax: +1-813-286-9960; e-mail:
info@ibhs.org; Internet:
http://www.ibhs.org/congress.
51e CONFERENCE ANNUELLE DE
L'ASSOCIATION INTERNATIONALE DES GESTIONNAIRES DES SITUATIONS
D'URGENCE: Cette conférence aura lieu du 14 au 20 novembre
2003, à Orlando, en Floride, des Etats-Unis. Pour plus de
renseignement, contacter: IAEM; tel: +1-703-538-1795; fax:
+1-703-241-5603; e-mail:
info@iaem.com; Internet:
http://www.iaem.com.
SECOND CONGRES INTERNATIONAL SUR L'ECOLOGIE
ET LA GESTION DES FEUX DE BROUSSE, ET CINQUIEME SYMPOSIUM SUR
LES FEUX FORESTIERS ET LA METEOROLOGIE: Ces deux réunions
auront lieu conjointement du 16 au 20 novembre 2003, à
Orlando, en Floride, aux Etats-Unis. Pour d'autres
informations, contacter: AMS; tel: +1-617-227-2426; e-mail:
amsmtgs@ametsoc.org;
Internet:
http://www.ametsoc.org/AMS/meet/FAINST/5fire2fireeco.html.
REUNION D'EXPERTS SUR LES TECHNOLOGIES
SPATIALES AU SERVICE DE LA GESTION DES INONDATIONS ET DES FEUX
FORESTIERS: Cette réunion est prévue du 24 au 26 novembre
2003, à Córdoba, en Argentine. Pour plus d'information,
contacter: David Stevens, UN Office for Outer Space Affairs;
tel: +43-1-26060-5631; fax: +43-1-26060-5830; e-mail:
david.stevens@unvienna.org;
Internet:
http://www.oosa.unvienna.org/SAP/stdm/cordobainfonoteE.pdf.
ONZIEME CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA
DYNAMIQUE DES SOLS ET LE GENIE DES TREMBLEMENTS DE TERRE:
La conférence se tiendra du 7 au 9 janvier 2004, à Berkeley,
en Californie, aux Etats-Unis. Pour d'autres informations,
contacter: Institution of Engineers Singapore; tel:
+65-6295-5790; fax: +65-6295-5792; e-mail:
sdee@inmeet.com.sg;
Internet:
http://www.sdee-ege.org.
CONGRES MONDIAL SUR L'ATTENUATION DES
CATASTROPHES NATURELLES: Ce Congrès se tiendra du 19 au 21
février 2004, à New Delhi, en Inde. Pour plus de
renseignements, contacter: Organizing Secretary-General; tel:
+91-11-2337-0168, 23370548; fax: +91-11-2337-8851; e-mail:
organizing@worldcongress04.org; Internet:
http://www.worldcongress04.org.
SIXIEME CONFERENCE ANNUELLE DU RESEAU
MONDIAL D'INFORMATION SUR LES CATASTROPHES: Cette
conférence se tiendra du 26 au 29 mars 2004, à Washington
D.C., aux Etats-Unis. Pour de plus amples renseignements,
contacter: GDIN; tel: +1-202-647-5070; fax: +1-202-647-4628;
e-mail:
gdinconference@hotmail.com; Internet:
http://www.gdin.org.
CONFERENCE SUR LA GESTION DES FEUX
FORESTIERS ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE DANS LES
SITUATIONS D'URGENCE EN RAPPORT, EN M�DITERRAN�E ORIENTALE,
DANS LES BALKANS ET DANS LES REGIONS DU PROCHE ORIENT ET DE
L'ASIE CENTRALE: Cette conf�rence est pr�vue du 30 mars au
3 avril 2004, � Antalya, en Turquie. Pour plus d'informations,
contacter: Timber Branch, UNECE Trade Development and Timber
Division; tel: +41-22-917-3240; fax: +41-22-917-0041; e-mail:
christopher.prins@unece.org; Internet:
http://www.fire.uni-freiburg.de/course/meeting/ECE-FireConference2004-1stannouncement-sem-55-1.pdf.
QUATRIEME CONGRES GEOLOGIQUE NEPALAIS:
Ce Congr�s aura lieu du 7 au 9 avril 2004, � Katmandu, au
N�pal. Pour les d�tails, contacter: Dr. R. M. Tuladhar, Nepal
Geological Society, Kathmandu, Nepal; tel: +977-1-411-396;
fax: +977-1-414-806; e-mail:
rameshtula@hotmail.com;
Internet:
http://www.ngs.org.np/4thcongress.htm.
PREMIERE CONFERENCE M�DITERRAN�ENNE SUR
L'OBSERVATION SATELLITAIRE DE LA PLANETE TERRE � TELEDETECTION:
Cette conf�rence se d�roulera du 21 au 24 avril 2004, �
Belgrade, en Serbie et Mont�n�gro. Pour plus de renseignements,
contacter: Branislav Trivic; tel: + 381-11-3219-273; fax:
+381-11-3220-497; e-mail:
britivic@meceo.info; Internet:
http://www.meceo.info.
IXe SYMPOSIUM INTERNATIONAL SUR
LES GLISSEMENTS DE TERRAIN: Ce symposium aura lieu du 24
juin au 4 juillet 2004, � Rio de Janeiro, au Br�sil. Pour les
d�tails, contacter: Secretariat 9 ISL, Rio de Janeiro; tel:
+55-21-2562-7200; fax: +55-21-2280-9545 or +55-21-2290-6626;
e-mail:
9isl@geotec.coppe.ufrj.br; Internet:
http://www.quattri.com.br/isl/interior.html.
TREIZIEME CONFERENCE MONDIALE SUR LE GENIE
DES TREMBLEMENTS DE TERRE: Cette conf�rence aura lieu du 1er
au 6 ao�t 2004, � Vancouver, au Canada. Pour d'autres
informations, contacter: 13th WCEE Secretariat; tel:
+1-604-681-5226; fax: +1-604-681-2503; e-mail:
13wcee@venuewest.com;
Internet:
http://www.13wcee.com.
32e CONGRES GEOLOGIQUE
INTERNATIONAL: Ce Congr�s se d�roulera du 20 au 28 ao�t
2004, � Florence, en Italie. Pour d'autres renseignements,
contacter: Chiara Manetti, Scientific Secretariat; tel:
+39-55-238-2146; fax: +39-55-238-2146; e-mail:
casaitalia@geo.unifi.it; Internet:
http://www.32igc.org/home.htm. |