|
Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 25 No. 06
Lundi 9 Juin 2003
COMPTE RENDU DE LA QUATRIEME REUNION DU
PROCESSUS CONSULTATIF OFFICIEUX SUR LES OCEANS ET LE DROIT DE
LA MER:
2 - 6 JUIN 2003
La quatrième réunion du Processus Officieux
des Nations Unies, de Composition Non Limitée, sur les Océans
et le Droit de la Mer (Processus Consultatif) s'est déroulée
du 2 au 6 juin 2003, au siège de l'ONU, à New York. La réunion
a mis en présence plus de 200 représentants de gouvernements,
d'organisations intergouvernementales et d'organisations non
gouvernementales (ONG). Les délégués se sont réunis en séances
plénières pour entendre les déclarations d'ordre général et
pour procéder à des échanges de vues sur les sujets de
préoccupation et sur les actions nécessaires à entreprendre,
en particulier, en matière de coopération et de coordination
dans les domaines ayant trait aux océans, et à la
détermination des sujets devant être examinés de manière
approfondie par l'Assemblée Générale. Deux groupes de
discussion y ont également été consacrés à la considération du
thème de la sécurité de la navigation, y compris la question
du renforcement des capacités dans le domaine de la production
des cartes nautiques, et du thème de la protection des
écosystèmes marins fragiles.
Les délégués se sont accordés sur le projet
de texte des éléments à proposer à l'Assemblée Générale, pour
considération dans le cadre du point de son ordre du jour
intitulé "les Océans et le Droit de la Mer," lequel projet,
englobe les propositions avancées pour les domaines de la
sécurité de la navigation, de la protection des écosystèmes
marins fragiles, et de la coopération et de la coordination
sur les questions océaniques.
On ne saurait dire si l'occasion du 20ème
anniversaire de l'ouverture du registre des signatures de la
CNUDM ou celle du Sommet Mondial pour le Développement Durable
qui s'est tenu, en 2002, à Johannesburg, ont, oui ou non,
insufflé la stimulation qui a caractérisé les débats de cette
réunion, toujours est-il que les discussions menées autour de
nombre de questions sensibles, telle que celle des pêches
illicites non déclarées et irrégulières, et celle des
responsabilités de l'Etat du pavillon ont été, selon la
plupart des observateurs, particulièrement focalisées et
constructives.
BREF HISTORIQUE DE la PROBLEMATIQUE DES
OCEANS ET DU DROIT DE LA MER, ET DU PROCESSUS CONSULTATIF
OFFICIEUX
LA CNUDM: Ouverte à la signature le 10
décembre 1982, à Montego Bay, en Jamaïque, lors de la
Troisième Conférence des Nations Unies sur le Droit de la Mer,
La Convention sur le Droit de la Mer (CNUDM) a établi les
droits et les obligations des Etats dans l'utilisation des
océans et de leurs ressources, et a fourni un cadre
international pour la protection de l'environnement marin et
côtier et l'utilisation durable de ses ressources. La CNUDM,
qui est entrée en vigueur le 16 novembre 1994, comprend 320
articles et 9 Annexes. Elle prévoit un mécanisme pour le
règlement des différends et, est complémentée par l'Accord de
1994 sur la Mise en Application de la Partie XI de la CNUDM (activités
minières dans les fonds marins) et, par l'Accord de 1995 sur
la Mise en Œuvre des Dispositions de la CNUDM concernant la
Conservation et la Gestion des Stocks de Poissons Sédentaires
et des Stocks de Poissons Grands Migrateurs. Trois organes
internationaux ont été établis depuis l'entrée en vigueur de
la CNUDM. Il s'agit notamment de l'Autorité Internationale
pour les Fonds Marins (ISA), du Tribunal International du
Droit de la Mer (ITLOS), et de la Commission chargée du Tracé
des Limites des Plateaux Continentaux (CLCS).
LA CNUED: La Conférence des Nations
Unies sur l'Environnement et le Développement (CNUED), s'est
tenue en juin 1992, à Rio de Janeiro, au Brésil. Le Chapitre
17 du Plan d'Action 21, le programme d'action adopté à Rio,
traite de "la protection des océans, de tous les types de mers,
y compris celles fermées et semi-fermées, et des littoraux, et
de la protection, de l'utilisation rationnelle et du
développement de leurs ressources vivantes." Cela reste un
programme d'action fondamental pour la réalisation du
développement durable des océans et des mers.
LA RESOLUTION 54/33 DE L'AGNU: Le 24
novembre 1999, l'Assemblée Générale a adopté la Résolution
54/33 (A/RES/ 54/33) portant sur les résultats de l'évaluation
entreprise par la Commission du Développement Durable, à sa
septième session, sur le thème des "Océans et des mers." Dans
sa Résolution, l'Assemblée Générale a décidé d'établir un
processus consultatif officieux, de composition non-limitée,
en vue de faciliter l'évaluation annuelle des développements
survenus dans les affaires ayant trait aux océans. L'Assemblée
Générale y a également décidé que le Processus Consultatif
procéderait à l'examen des rapports annuels du Secrétaire
Général concernant les océans et le droits de la mer, et a
suggéré un certain nombre de thèmes particuliers à considérer
par l'Assemblée Générale, avec un accent placé sur la
détermination des domaines dans lesquels la coordination et la
coopération intergouvernementales et inter-agences auraient
besoin d'être améliorées. La Résolution a établi, en outre, la
cadre dans lequel les réunions du Processus Consultatif
seraient organisées, et a décidé que l'Assemblée Générale
procéderait, à sa 57ème session, à une évaluation
de l'efficacité et de l'utilité du Processus Consultatif.
LES REUNIONS DU PROCESSUS CONSULTATIF
OFFICIEUX: Les trois premières réunions du Processus
Consultatif ont été coprésidées par Tuiloma Neroni Slade
(Samoa) et Alan Simcock (Royaume-uni). Chacune des réunions a
déterminé les thèmes à suggérer et les éléments à proposer à
l'Assemblée Générale, et a mis en relief les thèmes qui n'ont
pas pu bénéficier d'une attention dans les travaux futurs de
l'Assemblée Générale.
La première réunion du Processus
Consultatif a eu lieu à New York, du 30 mai au 2 juin 2000,
assortie de deux groupes de discussion sur les thèmes des
pêches et des effets économiques et sociaux de la pollution et
de la dégradation marine. La deuxième réunion du Processus
Consultatif s'est déroulée du 7 au 11 mai 2001, assortie de
groupes de discussion sur les sciences marines et la mise au
point et le transfert des technologies propres au secteur, et
sur la coordination et la coopération dans la lutte contre la
piraterie et les vols à main armée, en mer. La troisième
réunion du Processus Consultatif a eu lieu du 8 au 15 avril
2002, assortie d'une focalisation sur: la protection et la
préservation de l'environnement marin; et, le renforcement des
capacités, la coopération et la coordination régionales, et la
gestion intégrée des océans.
LE SOMMET MONDIAL SUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE: Le Sommet Mondial sur le Développement Durable (SMDD)
s'est réuni du 26 août au 4 septembre 2002 à Johannesburg, en
Afrique du Sud. Le SMDD a négocié et adopté deux principaux
documents: Le Plan de Mise en Œuvre et la
Déclaration de Johannesburg sur le Développement
Durable. Le Plan de Mise en Œuvre contient 11
chapitres formant le cadre d'action de la mise en application
des engagements pris en faveur du développement durable. Le
Chapitre IV, consacré à la Protection et la Gestion des
Ressources Naturelles de Base du Développement Economique et
Social, renferme plusieurs paragraphes (30 à 36) portant sur
le développement durable des océans Ces paragraphes traitent:
de la viabilité des pêcheries; de l'avancement de la mise en
œuvre des programmes ayant trait à la protection de
l'environnement marin contre la pollution provenant des
activités basées sur les surfaces continentales; de la
promotion de la conservation et de la gestion des océans; de
l'amélioration de la sécurité maritime et de la protection de
l'environnement marin contre la pollution; et de
l'amélioration de la compréhension et de l'étude scientifique
des écosystèmes marins côtiers.
LA COMMEMORATION DU 20e ANNIVERSAIRE DE
L'OUVERTURE DU REGISTRE DES SIGNATURES DE LA CNUDM: Les 9
et 10 décembre 2002, l'Assemblée Générale, à sa 57ème
session, a tenu des réunions commémorant le 20ème
anniversaire de l'ouverture du registre des signatures de la
CNUDM. Les délégués y ont mené un débat sur "les Océans et le
droit de la mer," y ont organisé quatre groupes de discussion
informels sur le thème: "Dynamisme de la Convention: Défis
Présents et Solutions Futures," et, y ont entendu des exposés
sur les dernières découvertes scientifiques relatives aux
océans.
LA RESOLUTION 57/141 DE L'AGNU: Le
12 décembre 2002, l'Assemblée Générale, à sa 57ème
session a adopté la Résolution 57/141 consacrée au thème "Océans
et droit de la mer ." La Résolution se félicite des
accomplissements précédents du Processus Consultatif, et
proroge ce dernier pour une période supplémentaire de trois
ans, dans l'objectif de l'étude de son efficacité et de son
utilité, à la 60ème session de l'Assemblée Générale.
La Résolution requiert du Secrétaire Général de l'ONU, de
convoquer la quatrième réunion du Processus Consultatif, du 2
au 6 juin 2003, et recommande que la réunion discute de la
protection des écosystèmes marins fragiles et de la sécurité
de la navigation, y compris le renforcement des capacités,
dans le domaine de la production des cartes de navigation.
En réponse à la Résolution 57/141, le
Secrétaire Général a produit son rapport annuel concernant
"les Océans et le droit des mers" (A/ 58/65), devant être
présenté à la 58ème session de l'Assemblée Générale.
Le Rapport, qui a servi également à guider les discussions à
la quatrième réunion du Processus Consultatif, élabore sur les
développements survenus dans le domaine de la protection de
l'environnement marin et de la sécurité de la navigation, en
particulier, ceux ayant rapport avec les conséquences des
déversements de pétrole brut occasionnés par le Prestige,
en 2002. Il identifie deux principaux défis futurs à relever:
s'assurer que les Etats sont en conformité totale avec les
obligations qu'ils ont prises dans le cadre de la CNUDM, et
que la coopération inter-agences soit facilitée et améliorée.
LA REUNION PREPARATOIRE OFFICIEUSE: Une
réunion préparatoire informelle du Processus Consultatif s'est
tenue au siège des Nations Unies à New York, le 14 avril 2003.
A l'issue de cette réunion et des consultations menées par les
diverses délégations, les Coprésidents de la quatrième réunion
du Processus Consultatif, Felipe Paolillo (Uruguay) et Philip
Burgess (Australie), ont élaboré le format préliminaire et
l'ordre du jour provisoire de la quatrième réunion du
Processus Consultatif (A/ AC.259/L.4 Annex I and II). Les
Coprésidents ont également établi le descriptif des domaines
de focalisation des deux groupes de discussion (A/AC.259/ L.4
Annex III.A and B) consacrés au thème de la sécurité de la
navigation, y compris le renforcement des capacités en matière
de production des cartes nautiques, et au thème de la
protection des écosystèmes marins fragiles.
COMPTE RENDU DE LA PCO-4
La quatrième réunion du Processus
Consultatif s'est ouverte le lundi 2 juin 2003. le Coprésident
Felipe Paolillo a mis en exergue la contribution apportée par
le Processus au débat général autour de la question "océans et
droit de la mer.'' Le Coprésident Philip Burgess a noté que le
Processus est un organe consultatif et non un organe
décisionnel, exhortant les délégués à travailler en vue de
résultats et d'actions pratiques. Les délégués ont ensuite
adopté le format préliminaire et l'ordre du jour provisoire de
la réunion (A/ AC.259/ L.4).
Les participants ont, ensuite, entendu des
déclarations générales et ont soulevé des questions ayant
trait aux thèmes: de la sécurité de la navigation; de la
protection de l'environnement marin; de la coopération et
coordination intergovernementales et inter-agences; des
obligations des Etats du pavillon; et du renforcement des
capacités. Les participants ont également entendu lecture des
rapports de l'Organisation pour l'Alimentation et
l'Agriculture (FAO), concernant les pêches illicites, non-déclarées
et irrégulières (I. N-D. I.), et le Plan d'Action Mondial du
Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PAM du PNUE)
dans le domaine de l'impact des activités menées dans les
parties continentales sur l'environnement marin.
De mardi à jeudi, la réunion a convoqué
deux groupes de discussion sur les thèmes respectifs de la
sécurité de la navigation et de la protection de
l'environnement marin. La Plénière s'est réunie de nouveau,
vendredi, pour procéder à l'examen puis à l'adoption des
recommandations de la réunion à l'adresse de l'Assemblée
Générale, ainsi que pour cerner les questions devant être
transmises à l'Assemblée Générale, pour considération, et
procéder à un échange de vue sur la question de coopération et
de coordination.
LE GROUPE DE DISCUSSION A: SECURITE DE LA
NAVIGATION
Le Groupe de Discussion sur le thème de la
sécurité de la navigation s'est déroulé les mardi et mercredi.
Les participants ont entendu cinq exposés puis ont engagé des
débats sur le sujet des cartes électronique navigationnelles (CEN),
l'Organisation Hydrographique Internationale (OHI), la
Commission pour la Protection de l'Environnement de la Mer
Baltique Commission (Commission d'Helsinki - HELCOM),
l'Organisation Maritime Internationale (OMI), et des cartes
nautiques.
LES EXPOSES: Les CEN: Richard West, du
Consortium pour la Recherche et l'Education Océanographique, a
présenté les avantages des cartes de navigation électroniques
(CNE) par rapport aux cartes en papier et en trame, mettant en
relief la réduction des risques de dégradation
environnementale et autres associés au transport maritime des
cargaisons dangereuses. L'orateur a indiqué que les diverses
applications des CNE requiert un équipement, des données aux
normes internationales, et un renforcement des capacités.
L'OHI: Kenneth Barbor, de l'OHI, a
présenté un rapport sur les programmes techniques de
l'organisation et des initiatives de renforcement des
capacités dans le domaine de la production des cartes de
navigation. Il a indiqué que la précision des cartes de
navigation contribue à la baisse des risques d'accidents
maritimes, à la protection de l'environnement marin et à
l'amélioration de la qualité de vie en mer.
LA HELCOM: Anne Christine Brussendorff,
de la HELCOM, a présenté les mesures entreprises par la HELCOM
en vue d'accroître la sécurité de la navigation et de réduire
les risques environnementaux en Mer Baltique. Elle a mis en
exergue: les mesures de routage; l'utilisation des pilotes et
des CNE; les enquêtes hydrographiques; le contrôle des Etats
du port; le suivi du trafic maritime; la suppression graduelle
des navires-citernes monocoques; l'implication de l'industrie
maritime; et l'éventuelle désignation de la Mer Baltique, en
tant que Zone Maritime Particulièrement Sensible (ZMPS)
relevant de l'OMI.
L'OMI: Gaetano Librando, de l'OMI, a
présenté la liste des mesures prises par l'OMI dans le domaine
de la sécurité maritime, après l'attaque terroriste du 11
septembre. Il a mentionné les propositions soumises récemment
à la considération de l'OMI, et qui portent notamment sur:
l'accélération de la suppression graduelle des bateaux
citernes monocoques et la désignation des zones maritimes
sensibles. Au sujet des refuges pour navires en détresse, il a
fait état de l'équilibre fragile entre le devoir des Etats à
fournir une assistance et leur droit à réguler l'accès à leurs
ports.
Les cartes nautiques: Yves Desnoës, du
Bureau Hydrographique et Océanographique de la Marine
Française, a présenté les avantages des cartes nautiques
électroniques (CNE) et, notant que les données hydrographiques,
dans les pays en développement, sont fragmentées ou périmées,
il a appelé les gouvernements, les donateurs et l'Organisation
Hydrographique Internationale (OHI), à réaliser une couverture
par les CNE. Il a souligné la nécessité pour l'Organisation
Maritime Internationale (OMI) et l'OHI, de procéder à une
claire détermination de leurs tâches respectives, et a affirmé
que les avantages tirés d'une plus grande couverture par les
CNE sont de loin plus importants que le coût.
LE DEBAT: Les délégués ont traité des
sujets: des cadres institutionnels et juridiques; des
applications des CEN; du renforcement des capacités en matière
de production des cartes nautiques; du transport des
substances dangereuses; et de la mise en application par les
Etats du pavillon. Une grande attention a été accordée aux
mesures adoptées par l'Union Européenne (UE) à la suite des
déversements de brut du Prestige de novembre 2002, et
plusieurs pays ont mis l'accent sur le lien entre le
renforcement de la sécurité maritime et la protection de
l'environnement marin.
Les cadres institutionnels et juridiques:
Queques délégations, notamment la Norvège et la Chambre
Internationale des Transports Maritimes, ont souligné que
l'OMI est le seul organe compétent pour le traitement de la
question de la sécurité des transports maritimes et
l'établissement des normes uniformes anti-pollution. Plusieurs
intervenants, dont la Norvège, le Portugal et l'OHI, ont mis
l'accent sur l'importance de l'établissement d'administrations
maritimes, qualifié d'étape essentielle sur la voie d'une
meilleure garantie de la sécurité navigationnelle et de la
mise en conformité aux régulations internationales.
Les CEN: Plusieurs participants,
notamment, la Jamaïque, le Portugal et le Mexique, ont fait
état des négociations autour de l'application des CEN dans le
suivi des écosystèmes et dans les travaux de délimitation
maritime, et ont reconnu la nécessité d'une couverture
permanente par les CEN, signalant, tout de même, le prix
onéreux de la transition des cartes en papier aux cartes
électroniques.
Le renforcement des capacités: La
Norvège et le Portugal ont souligné l'importance du
renforcement des capacités et l'établissement
d'administrations maritimes dans les pays en développement.
Ils ont cité la difficulté à trouver des donateurs, comme
étant un obstacle majeur. Le G-77/Chine a requis la mise à
disposition d'une assistance spécialisée, l'édification de
partenariats avec les institutions donatrices, et la mise en
place de programmes techniques axés sur la conduite des
enquêtes hydrographiques et la production des cartes nautiques.
Le Portugal a déclaré que le renforcement des capacités doit
s'effectuer dans le cadre de l'OHI.
Le transport des substances dangereuses:
L'Alliance des Petits Etats Insulaires, appuyée par
l'Argentine et le Mexique, a fait part de ses réserves
concernant le transport des cargaisons radioactives à travers
les Zones Economiques Exclusives (ZEE) de ses Etats membres,
et le Conseil del'Arctique a qualifié le stockage et le
transport de pétrole, de menaces posées à la région Arctique.
De nombreux participants ont fait part de
leurs réserves quant aux mesures préemptives prises par l'UE,
suite à l'accident du Prestige, et ont encouragé la
mise en conformité de ces mesures, avec les règles du droit
international. L'OMI a rappelé être l'unique forum disposant
du mandat de traiter de la suppression graduelle des
navires-citernes monocoque et s'est opposée à tout régime de
dimension régionale. L'UE a noté que quant bien même que, dans
le cadre de la CNUDM, la principale responsabilité de l'effort
de s'assurer de la sécurité en mer revient aux Etats du
pavillon, quelques responsabilités et quelques droits restent
pour le compte des Etats du littoral et du port, et a affirmé
que la liberté de navigation doit tenir compte des
préoccupations environnementales émergeantes. Le représentant
a donné un aperçu sur les mesures prises en vue d'établir un
régime mondial harmonisé pour les navires-citernes monocoques,
y compris les propositions de l'UE appelant à l'amendement des
dispositions pertinentes de la Convention Internationale pour
la Prévention de la Pollution provenant des Navires (MARPOL
73/78).
La Nouvelle Zélande a accueilli
favorablement la proposition d'accélérer la suppression
graduelle des navires-citernes monocoque, faisant part,
toutefois, avec la Norvège, de ses réserves concernant leur
déroutage actuel, des eaux internationales de l'UE vers
d'autres mers, en résultat des mesures prises par l'UE. La
Commission Océanographique Internationale (COI) a noté que la
pollution due aux déversements accidentels de pétrole ne
représente que 12% des quantités de pétrole déversées dans les
mers, chaque année, et a souligné que la majeure partie de la
pollution pétrolière des mers est due aux opérations
d'extractions régulières.
Un groupe d'ONG, appuyé par la France et
l'Espagne, a appelé à la création d'un nouvel instrument
consacré aux obligations de l'Etat du pavillon, mais la
plupart des délégations ont préféré, plutôt, l'élaboration
d'un inventaire et un éclaircissement des responsabilités de
l'Etat du pavillon. Plusieurs Etats se sont déclarés d'avis
qu'il est crucial d'établir des critères permettant de
déterminer l'existence d'un lien authentique entre l'Etat du
pavillon et un navire donné. Le Japon a indiqué que l'OMI est
l'organe compétent pour la conduite de ce travail. La Nouvelle
Zélande et l'Australie ont suggéré que le Processus
Consultatif s'attelle à plutôt avaliser les travaux en cours,
de la FAO, sur les critères devant servir à prouver le "lien
authentique" entre l'Etat du pavillon et un navire donné, qu'à
chercher à initier un nouveau processus de négociations. Le
Canada, l'UE et l'Australie ont mis en relief, la convergence
entre la sécurité navigationnelle, la pêche, la protection
environnementale et les droits humains, ainsi que l'équilibre
devant être établi entre les responsabilités des Etats du
pavillon, du littoral et du port.
La mise en application par les Etats du
pavillon: Les délégués ont reconnu le manque de mise en
application adéquate, de la part des Etats du pavillon, des
obligations qui sont les leurs dans le cadre de la CNUDM, et
ont débattu des voies et moyens de traiter ce problème. Dans
ce même contexte, beaucoup d'intervenants ont appelé: à
l'amélioration des contrôles dans les Etats du port; à
l'investigation des crimes et délits commis en mer; à la
protections des marins et des passagers clandestins; à la
prevention du transport des armements illicites; et à
l'établissement d'administrations maritimes efficaces dans
tous les Etats. Ils ont mis en relief le problème des
registres ouverts et des pavillons de complaisance, et à
l'incapacité de certains Etats du pavillon de procéder à des
contrôles efficaces des navires hissant leur pavillon.
L'Italie et le Brésil ont déclaré que ces Etats sont
responsables, en vertu du droit international relatif à la
responsabilité des Etats, et ont encouragé l'éclaircissement
des conséquences juridiques du non-respect des obligations par
les Etats du pavillon.
LE GROUPE DE DISCUSSION B: LA PROTECTION
DES ECOSYSTEMES MARINS FRAGILES
Le Groupe de Discussion sur le thème de la
protection des écosystèmes fragiles s'est déroulé mercredi et
jeudi. Les participants y ont entendu cinq exposés et ont
engagé des débats autour des questions ayant trait: à
l'environnement de la région de l'Arctique; à l'état actuel
des pêches dans le monde; aux récifs coralliens; aux habitats
proches des littoraux dans la région du Pacifique; aux monts
marins et à la biodiversité des grands fonds marins.
LES EXPOSES: La protection de
l'environnement de la région de l'Arctique: Mercredi, Olav
Orheim, du Norwegian Polar Institute, a donné un aperçu sur
les principaux défis posés à l'environnement Arctique, mettant
en relief le problème des pêches I. N-D. I, l'accumulation des
polluants organiques persistants, les activités pétrolières,
l'augmentation du trafic maritime des cargos pétroliers et des
déchets nucléaires, le grand potentiel de niveaux élevés de
radioactivité, et les changements climatiques. Il a décrit les
approches norvégiennes en matière de gestion de ces défis,
dans la Mer de Barents, y compris: l'application de l'approche
basée sur l'écosystème et du principe de précaution; le
développement durable; et, le partage des responsabilités. Il
a enfin appelé à une amélioration de la coopération
internationale, dans le domaine de la lutte contre les pêches
I. N-D. I, et plaidé pour l'adoption d'un instrument
contraignant pour la baisse des niveaux de mercure.
L'état actuel des pêches dans le monde:
Mercredi, Daniel Pauly, de la University of British Columbia,
a présenté un rapport sur l'Etat Actuel et les Tendances des
Pêches dans le Monde. Il a affirmé que, contrairement à ce qui
était pensé auparavant, sur la base de données erronées de la
FAO, qui disaient que les prises mondiales se sont maintenues
à des niveaux relativement constants, durant la décennie
écoulée, les stocks halieutiques et les prises de poissons
sont, en réalité, en déclin un peu partout dans le monde. Il a
décrit ce déclin général, expliquant qu'il est dû
principalement à la sur-pêche. Il a montré comment les zones
de pêches traditionnelles de l'hémisphère nord ont été
surexploitées, et a souligné l'augmentation enregistrée dans
les activités de pêche dans les eaux profondes et dans
l'hémisphère Sud. Pauly a expliqué, par ailleurs, les effets
négatifs de l'aquaculture et de la mari-culture, mettant en
relief l'énorme quantité de nourriture, à base de poissons,
consommés par l'industrie de l'aquaculture. Notant que
plusieurs pays sont tributaires de la pêche, pour leur
sécurité alimentaire et pour leurs revenus, et qu'aucun des
océans de la planète n'est à l'abri de ce phénomène, il a
encouragé l'adoption de l'approche basée sur l'écosystème et
l'établissement de zones marine protégées (ZMP), en vue de
juguler ce déclin et promouvoir la restauration des stocks de
poissons.
Les récifs coralliens: jeudi, Diana
Ponce Nava, du Federal Environment Secretariat of Mexico, a
donné un aperçu sur les cadres administratif et juridique, mis
en place par le Mexique, pour la protection de l'environnement
marin et des ressources qu'il recèle, se focalisant sur les
récifs coralliens.
Elle a indiqué que les mesures protectrices
englobent l'établissement de zones marines protégées (ZMP); la
conduite d'enquêtes et le suivi; et l'imposition de
restrictions dans les secteurs de la pêche, de la navigation
et du tourisme. Elle a noté que les sanctions punissant les
préjudices causés comprennent: amendes, peines de prison,
annulations de permis, et saisies. Ponce Nava a mis en exergue
le problème de l'échouage des navires sur les récifs
coralliens, citant le cas du navire Rubin, et a parlé de la
faiblesse du régime juridique mexicain en matière de
responsabilité et de compensation. Elle a appelé entre autres:
à une étude écologique du système des récifs coralliens et de
leurs valeurs non-utilitaires; à l'élaboration d'un annuaire
international des experts en matière de d'évaluation des
écosystèmes et d'estimation des préjudices; à une assistance
technique dans le domaine de la production et de l'entretien
des cartes de navigation; à une coopération diplomatique et
juridique pour la résolution des cas de compensation; et le
renforcement des procédures de réparation des préjudices.
Les hatitats proches des littoraux dans la
région du Pacifique: Jeudi, Tim Adams, du Secrétariat de
la Communauté du Pacifique, a donné un aperçu sur le système
de gouvernance des pêches, dans la région du Pacifique, notant
que ce dernier reconnaît à la fois les régimes communautaires
et la valeur des savoirs traditionnels. L'orateur a mis en
exergue nombre de sujets de préoccupation, notamment, l'impact
des changements climatiques; la fragilisation des habitats de
mangrove et autres, par l'activité anthropique; l'importance
de la sauvegarde du renouvellement de la population de thons
et la préservation de la culture des perles. Il a expliqué que
la fragilité des écosystèmes marins de la région du Pacifique
est due essentiellement: à la proximité d'une population
humaine dense; à l'absence de gestion dans les zones éloignées;
et, à la dépendance économique sur les ressources marines.
Pour la résolution de ces défis, il a plaidé pour:
l'entreprise d'un aménagement des territoires marins, en
zones, l'instauration d'un contrôle efficace et, l'imposition
de fermetures saisonnières. Il a souligné l'importance de la
coopération régionale et internationale et a apporté son appui
à l'application du principe de précaution.
Les monts marins et la biodiversité des
grands fonds marins: Jeudi, Matthew Gianni, de
l'UICN, a présenté un exposé sur les monts marins, mettant en
relief la richesse de leur biodiversité et leur fragilité face
à la pêche, principalement la pêche I. N-D. I.. Il a fait état
des prises accrues enregistrées par ce genre de navires,
capables d'aller plus loin et plus en profondeur. Il a décrit
le cadre juridique international en vigueur où des actions
sont menées pour le traitement de ce problème, et a souligné
l'impératif d'un recours au principe de précaution. Il a
recommandé que l'Assemblée Générale envisage l'adoption d'un
Moratoire sur les pêches aux alentours des monts marins. Il a
noté que contrairement aux autres écosystèmes à riche
biodiversité, tels que les forêts pluvieuses et les récifs
coralliens, les monts marins ne sont, en réalité, exposés ni à
l'éventail des menaces connues ni à quelque pression des
communautés locales, ce qui est de nature à rendre leur
protection plus aisée.
LE DEBAT: Dans les délibérations autour
du thème de la protection des écosystèmes vulnérables fragiles,
les délégués ont abordé: l'approche basée sur l'écosystème; la
protection des écosystèmes situés près des littoraux et en mer
profonde et dans les zones au-delà des lignes de juridiction
nationale; les ZMP; et les pêches I. N-D. I.
L'Approche basée sur l'écosystème:
Plusieurs participants ont apporté leur appui à l'application
de l'approche basée sur l'écosystème au domaine de la
conservation et de la gestion des écosystèmes marins, le
Canada mettant en relief son approche élaborée sur la base
d'objectifs précis. La Nouvelle Zélande a plaidé pour
l'intégration de l'approche dans les accords internationaux
pertinents. La Norvège a souligné que l'approche basée sur
l'écosystème doit être appliquée à l'environnement marin dans
son ensemble.
La protection des écosystèmes fragiles:
La Chine a appelé à la formulation de critères uniformes pour
la détermination et la protection des zones vulnérables, et à
des échanges d'informations conçus à cette fin. Le Venezuela a
appelé au transfert des technologies et à l'échange de données
en vue d'impulser les efforts intérieurs. L'Australie et le
Canada ont souligné la nécessité: de traiter l'impact exercé
par les activités menées sur les continents, sur
l'environnement marin, et de mettre en application les mesures
recommandées par le PAM DU PNUE.
La protection des écosystèmes situés en mer
profonde et dans les zones au-delà des lignes de juridiction
nationale: Appuyée par plusieurs Etats, la Norvège a
appelé à une plus grande attention aux récifs coralliens des
mers froides. La représentante a également encouragé la
poursuite des recherches dans les domaines des monts marins et
des vents hydro-thermiques, et de nombreux Etats ont appuyé
les accomplissements de l'ISA, dans ces domaines. La Norvège a
déclaré que le Processus Consultatif ne doit pas prendre des
décisions susceptibles d'entraver le résultat des travaux
menés actuellement dans le cadre de divers autres processus,
tels que l'Autorité Internationale pour les Fonds Marins (ISA)
et la Commission chargée de la Délimitation des Plateaux
Continentaux (CLCS). Elle s'est, par ailleurs, opposée à
l'idée de traiter de la question des ressources des mers
profondes, dans le cadre de la Convention sur la Diversité
Biologique (CDB) ou celui des régimes de gestion des pêches.
L'Autorité Internationale pour les Fonds Marins (ISA) et le
Mexique ont noté les difficultés rencontrées dans
l'établissement d'une distinction entre la recherche
scientifique et la bio prospection des ressources marines des
grands fonds marins, le Mexique a appelé à la poursuite des
études sur la question et ont recommandé l'établissement d'un
mécanisme de négociation pour le traitement de la question de
l'exploitation commerciale et de l'utilisation équitable des
ressources génétiques des grands fonds marins. Le Portugal a
souligné que l'Autorité Internationale pour les Fonds Marins
(ISA) n'est pas compétente pour traiter des questions autres
que celles ayant trait aux ressources minérales. Greenpeace a
appelé à un moratoire sur les activités commerciales autour
des monts marins connus, des vents hydro-thermiques et des
coraux des eaux froides des hautes mers, et a encouragé
l'élaboration d'un programme de création de ZMP en haute mer,
en rapport avec ces écosystèmes. Le délégué des Etats-Unis
s'est opposé à l'idée d'un moratoire, notant que cela
risquerait de préjuger des conclusions des discussions en
cours dans d'autres forums.
Greenpeace a également encouragé la
considération de la décision prise à la Huitième Réunion de
l'Organe Subsidiaire de la CDB, de Conseil Scientifique,
Technique et Technologique (SBSTTA-8), appelant à
l'établissement de ZMP au-delà des lignes de juridiction
nationale. Le fonds Mondial pour la Nature (WWF) a requis du
Processus Consultatif la facilitation de l'établissement d'une
ZMP pilote en haute mer. La Norvège a indiqué que la création
de ZMP en haute mer est en contradiction avec la CNUDM.
Le Japon a souligné que l'établissement de
ZMP en haute mer doit s'effectuer sur la base des meilleures
preuves scientifiques disponibles et être en conformité avec
les règles du droit international. Le délégué des Pays-Bas a
affirmé qu'il n'existe aucun traité sur la détermination et la
protection, de manière intégrée, de tous les écosystèmes
fragiles situés au-delà des lignes de juridiction nationales
et, appuyé par plusieurs Etats, a suggéré que la réunion
examine la manière: dont la protection des écosystèmes
fragiles pourrait être traitée ans le cadre des Nations-Unis;
dont les instruments pertinents disponibles pourraient être
utilisés pour la protection des zones vulnérables situées au-delà
de l'espace juridictionnel national; et, dont l'approche basée
sur l'écosystème pourrait être mise en opération pour de
telles zones.
Les ZMP: Le délégué des Etats-Unis a
décrit les critères devant être appliqués aux ZMP et aux
réseaux de ZMP, notant qu'ils doivent être fondés sur le
savoir scientifique, efficaces et applicables, et, en harmonie
avec l'approche basée sur l'écosystème et avec les règles du
droit international. Notant que 90% des prises de poissons
proviennent des zones côtières, le Japon a plaidé pour
l'établissement de ZMP dans les espaces proches des littoraux.
Les pêcheries: Plusieurs pays ont mis
l'accent sur la menace posée par les pêches I. N-D. I. La
Nouvelle Zélande, le Canada et d'autres Etats ont souligné le
besoin d'élaborer et de mettre en œuvre les critères devant
témoigner de l'authenticité du lien entre l'Etat du pavillon
et un navire donné, aux fins de traiter du problème des pêches
I. N-D. I. L'Australie a proposé la mise en place de mesures
incitatrices en faveur des Etats du pavillon pour mieux les
amener à se mettre en conformité avec les régulations
internationales. La Norvège a affirmé que la sur-pêche est un
problème posé de manière plus importante à l'intérieur des ZEE
qu'en hautes mers.
LES ELEMENTS A PROPOSER A L'ASSEMBLÉE
GÉNÉRALE
Un projet de texte, élaboré sur la base des
discussions menées du lundi au jeudi, et intégrant les
éléments agréés devant être suggérés à l'Assemblée Générale,
pour considération, dans le cadre du point inscrit à son ordre
du jour, intitulé "les Océans et le droit de la mer," a été
présenté aux délégués, vendredi. Les délégués ont procédé à
une lecture du texte, paragraphe par paragraphe. Le projet de
texte comprend une introduction, et des chapitres portant sur
les thèmes: de la sécurité de la navigation; du renforcement
des capacités en matière de production des cartes nautiques;
des mesures pour l'amélioration de la sécurité de la
navigation; de la mise en conformité des Etats du pavillon et
de l'application de ses obligations; et la protection des
écosystèmes marins fragiles.
L'INTRODUCTION: Les délégués ont décidé
que le libellé recommandant que le Processus Consultatif
procède à l'évaluation des progrès réalisés sur les questions
traitées par les réunions précédentes du Processus, soit
déplacé vers le point de l'ordre du jour consacré aux
"Questions à soumettre à la considération approfondie de
l'Assemblée Générale."
Le libellé Final: Le texte final
reconnaît que cette réunion est venue marquer le début d'une
nouvelle période de trois ans pour le Processus Consultatif,
présente les sujets abordés, et note les rapports reçus de la
FAO et du PAM du PNUE concernant les thèmes débattus, à la
première réunion du Processus Consultatif. Il reconnaît aussi
la prise de conscience améliorée et la focalisation sur les
questions ayant trait aux océans, et signale que les
déversements de pétrole qui ont eu lieu suite à l'accident du
Prestige ont constitué un "pôle de focalisation
dramatique" pour le débat de fond de la réunion autour de ses
principaux thèmes.
LA SECURITE DE LA NAVIGATION: Ce
chapitre comprend des paragraphes appelant au renforcement des
cadres institutionnels et juridiques en vue de l'amélioration
de la sécurité de la navigation. Il a été adopté, moyennant
quelques amendements mineurs.
Le Libellé Final: Le texte final
reconnaît l'existence d'un corps important d'instruments et de
programmes de travail internationaux consacré à la sécurité de
la navigation, et propose que l'Assemblée Générale réitère son
appel soulignant la nécessité d'améliorer la mise en
application des accords internationaux et la coordination des
organisations dotées de mandats en rapport. Il propose aussi
que l'Assemblée Générale encourage les Etats à établir ou à
renforcer les cadres institutionnels et juridiques nationaux
et à mettre en place une infrastructure et une administration
maritime efficaces.
LE RENFORCEMENT DES CAPACITES EN MATIERE DE
PRODUCTION DE CARTES NAUTIQUES: Ce chapitre propose des
voies et moyens d'améliorer l'élaboration des études
hydrographiques et la production des cartes nautiques. Le
Mexique a noté, et les délégués ont approuvé, le rôle des
études hydrographiques et de la cartographie nautique dans la
protection des écosystèmes fragiles. L'UE a proposé, et la
Plénière a appuyé, l'insertion d'une référence appelant les
Etats à apporter leur soutien au fonds fiduciaire de l'OHI et
à examiner les partenariats potentiels dans ce domaine. La
Norvège a suggéré, et les délégués ont approuvé, l'inclusion
des Etats côtiers africains dans la liste des pays en
développement nécessitant des efforts accrus dans le domaine
du renforcement des capacités.
Le Libellé Final: Le texte final
reconnaît que les études hydrographiques et la cartographie
nautique sont cruciales pour la sécurité de la navigation, la
vie en mer, la protection environnementale, y compris les
écosystèmes marins fragiles, et le commerce maritime mondial.
Il met en relief les avantages offerts par les CEN dans les
domaines de la sécurité navigationnelle, des activités de
pêche, de la délimitation des frontières maritime, et de la
protection environnementale. Le texte propose que l'Assemblée
Générale:
-
accueille favorablement les travaux de
l'OHI et de ses commissions régionales, encourage les Etats
à devenir membres de l'OHI, soutienne le fonds fiduciaire de
l'OHI et examine les possibilités de partenariat avec le
secteur privé;
-
invite l'OHI et l'OMI à poursuivre la
coordination de leurs efforts et à adopter des mesures
conjointes visant à l'impulsion de la transition vers les
CEN, et à accroître la couverture en données hydrographiques;
et
-
encourage l'intensification des efforts
visant à renforcer les capacités des pays en développement
dans le domaine de l'amélioration des services
hydrographiques et de la production des cartes nautiques.
LES MESURES VISANT A AMELIORER LA SECURITE
DE LA NAVIGATION: Ce chapitre renferme des propositions
portant sur: la suppression graduelle des navires-citernes
monocoques; les lignes directrices régissant la détermination
des sites de refuge pour les navires en détresse; le transport
des matériaux radioactifs; et, la piraterie et le vol à main
armée. Le texte a été adopté suite à l'approbation d'une
proposition avancée par l'UE, d'ajouter un paragraphe portant
sur les législations en matière de sécurité maritime.
Le Libellé Final: Le texte final
propose que l'Assemblée Générale:
-
encourage les Etats et les organisations
régionale pour l'intégration économique à œuvrer à
l'intérieur du cadre de l'OMI et en harmonie avec les règles
du droit international et les régulations dans la mise en
place des mesures ayant trait à la suppression graduelle des
navires-citernes monocoques;
-
accueille favorablement le travail
accompli par l'OMI dans l'élaboration des lignes directrices
à observer dans la détermination des sites de refuge pour
navires en détresse, et encourage les Etats à tracer des
plans et à établir des procédures pour l'accommodation de
tels navires dans leurs eaux territoriales;
-
accueille favorablement la convocation
d'une conférence internationale sur la sécurité du transport
des matériaux radioactif, en juillet 2003;
-
réitère l'appel à la coopération dans le
domaine de la prévention et de la lutte contre la piraterie
et le vol à main armée, en mer, en exhortant les Etats à
envisager la promotion et la mise en application des accords
régionaux; et
-
encourage les Etats à mettre en œuvre,
pour la sécurité maritime, des législations compatibles avec
la CNUDM et autres accords pertinents conclus dans le cadre
du commerce maritime mondial.
Le délégué des Etats-Unis a souligné la
nécessité d'insérer une référence aux droits humains et aux
droits sociaux dans la liste des responsabilités des Etats du
pavillon. La Norvège s'est opposée à la formulation proposée
par l'UE, affirmant qu'elle ouvrait la porte à des actions
étatiques unilatérales pour la mise en application des mesures
écologiques. La représentante a ajouté que les efforts visant
à améliorer la mise en œuvre des Etats du pavillon doivent
être fournis sur la plate-forme multilatérale uniquement.
Plusieurs délégations ont appelé à un libellé fort quant à
l'impératif d'avoir une définition précise et un
éclaircissement du lien authentique, le Canada et les
Etats-Unis soulignant qu'il ne s'agit pas de déterminer une
nationalité, mais d'établir un lien solide entre l'Etat et le
navire hissant son pavillon. La Norvège a souhaité voir, au
sein des Nations Unies, la Division des Affaires Océaniques et
du Droit de la Mer (DOALOS), être chargée de la conduite de
cette tâche, mais l'UE a préféré un libellé d'ordre plus
général, faisant appel aux "organisations internationales
compétentes."
LA MISE EN CONFORMITE DE L'ETAT DU PAVILLON
ET L'APPLICATION DE SES OBLIGATIONS: Ce chapitre renferme
des propositions portant sur l'amélioration de la mise en
œuvre par les Etats du pavillon et de l'application des
responsabilités et des devoirs qui sont les leurs, dans le
cadre du droit international. Avant le démarrage du débat,
vendredi, le Secrétariat a présenté un rapport sur le travail
accompli par le Groupe Consultatif chargé de la Mise en Œuvre
des Etats du Pavillon, indiquant que le Groupe a procédé à des
échanges d'informations concernant les recherches menées
autour de cette question, et qu'il distribuera un résumé des
initiatives et des mesures entreprises.
S'agissant des responsabilités de l'Etat du
port, le délégué des Etats-Unis a souhaité voir mis en
exergue, le travail de la FAO dans le domaine des pêches I.
N-D. I., l'Australie a appelé à l'impulsion de la coopération
entre l'OMI et la FAO. L'UE, appuyée par le Canada, a souligné
que les normes internationales disponibles régissant le
contrôle de l'Etat du port doivent constituer un minimum
standard, et que les Etats doivent être en mesure de mettre en
œuvre des régulations plus contraignantes.
Le Libellé Final: Le texte final
comprend quatre paragraphes visant à impulser la mise en œuvre
de l'Etat du pavillon et à reconnaître le rôle important de
l'approche multilatérale dans ce contexte. Il appelle à:
-
la mobilisation des ressources aux fins
d'aider les Etats qui sont en train d'essayer réellement
d'honorer leurs obligations mais qui n'arrivent pas à le
faire en raison de contraintes posées au niveau des
capacités disponibles;
-
la création ou l'amélioration de
l'infrastructure nécessaire et des capacités en matière de
mise en application, dans les Etats du pavillon dépourvus
d'administration maritime efficace;
-
l'éclaircissement et la définition du
lien authentique par la DOALOS;
-
l'accélération des travaux de l'OMI dans
l'élaboration volontaire d'un schéma d'audit modèle et le
renforcement de son projet de code d'application;
-
la coopération entre l'OMI et la FAO en
vue d'améliorer les efforts relatifs à la mise en œuvre de
l'Etat du pavillon;
-
l'élaboration de nouvelles normes pour
les marins et les pêcheurs;
-
le renforcement des fonctions de la FAO
et de l'OMI dans le domaine du contrôle de l'Etats du port;
-
l'établissement de liens étroits,
l'accroissement des échanges d'informations entre les divers
mémorandums régionaux relatifs au contrôle de l'Etat du
port; et
-
la prévention de l'opération des navires
en deçà des normes et des pêches I. N-D. I.
LA PROTECTION DES ECOSYSTEMES MARINS
FRAGILES: Ce chapitre renferme des paragraphes portant sur:
la gestion intégrée des zones côtières et marines, y compris
le lien entre les environnements d'eau douce et d'eau salée;
les pêches; les monts marins et les zones au-delà des lignes
de la juridiction nationale; les récifs coralliens; les ZMP;
et la gestion des eaux de ballast et sédiments des navires.
Au sujet de la gestion intégrée des zones
côtières, l'UE a requis, et les délégués ont approuvé,
l'insertion d'une référence aux objectifs inscrits dans des
calendriers précis du SMDD, dans le paragraphe consacré au
besoin d'accélérer les activités de sauvegarde de
l'environnement marin contre la pollution et la dégradation
physique. Notant que le Processus Consultatif n'a pas mandat
de faire des recommandations à la CDD sur son programme de
travail, la Norvège et le Japon se sont opposés à l'insertion
d'un paragraphe recommandant que la CDD considère les effets
de la gestion de l'eau douce sur les écosystèmes côtiers et
marins, dans son prochain cycle de travail, qui est prévu
d'être consacré aux questions ayant trait aux ressources en
eau. Les délégués ont décidé de proposer que l'Assemblée
Générale plutôt invite, que recommande, à la CDD d'examiner
les effets de la gestion de l'eau douce sur les environnements
d'eau salée, dans son prochain cycle de travail. Le Venezuela
a requis, et les délégués ont approuvé, l'insertion d'une
référence aux objectifs pertinents du PMAJ, encourageant une
mise en exergue du lien entre l'eau douce, les littoraux et
les ressources marines.
Au sujet des pêches, l'UE a proposé, et les
délégués ont approuvé après débat, l'adjonction d'un
paragraphe appelant au traitement du lien entre les activités
océaniques et les questions environnementales.
Au sujet des monts marins et des zones
situées au-delà des lignes de la juridiction nationale, le
délégué des Etats-Unis a proposé, et les délégués ont approuvé,
l'insertion d'une référence aux récifs coralliens des eaux
froides, dans le paragraphe consacré à la gestion des risques
posés à la biodiversité marine des monts marins et à leurs
particularités subaquatiques. La Norvège, le Japon, les
Etats-Unis et la Chine se sont opposés à une référence aux
recommandations pertinentes de la SBSTTA-8 de la CDB,
expliquant que ces dernières ont encore besoin d'être
entérinées par la Conférence des Parties de la CDB, en mars
2004. Le Mexique, l'UE et le Brésil ont souligné la nécessité
de retenir cette référence. Les délégués ont finalement décidé
de proposer que l'Assemblée Générale note les travaux
scientifiques et techniques ayant trait à la biodiversité
marine et côtière, effectués dans le cadre de la CDB.
La Nouvelle Zélande a souligné que
l'identification et le classement prioritaire des zones
vulnérables constituent des étapes préliminaires importantes
vers la gestion des menaces qui les guettent. La Norvège a
affirmé qu'aucun organe régional ne dispose de la compétence
nécessaire à ce faire, et a souligné la nécessité de
l'harmonie avec le droit international. Les délégués ont
décidé d'intégrer la gestion des menaces posées aux
écosystèmes marins fragiles situés au-delà des lignes de la
juridiction nationale, dans la liste des questions
susceptibles d'être examinées, de manière plus approfondie,
par l'Assemblée Générale. La Norvège et la Fédération de
Russie ont noté que cette question n'a pas encore suffisamment
"mûri," et ont mis en garde contre l'idée d'en faire l'objet
d'une mention particulière. Ils se sont, par ailleurs, opposés
au libellé requérant l'inclusion d'un rapport consolidé
émanant des organisations internationales pertinentes, dans le
procès-verbal du Secrétaire Général concernant le thème des
océans et du droit de la mer. Attirant l'attention sur
l'importance et sur le caractère urgent de la question, les
Etats-Unis, l'Australie, l'UE, la Nouvelle Zélande, les
Pays-Bas et le Canada ont souligné la nécessité d'une mise à
jour sur le sujet. Les délégués ne sont pas parvenus à
s'accorder et le Coprésident Burgess a indiqué que le
paragraphe serait supprimé dans son intégralité et les
positions des pays, reflétées dans le rapport de la réunion.
Au sujet des récifs coralliens, le Mexique
a plaidé pour, et les délégués ont approuvé, une référence
appuyant le travail mené par la CDB dans le cadre du Mandat de
Jakarta concernant la Conservation et l'Utilisation Durable de
la Biodiversité Marine et Côtière. La représentante à suggéré,
en outre, l'insertion d'un nouveau sous-alinéa appelant à
l'amélioration de la coopération dans le domaine de la
protection des récifs coralliens. Le Venezuela a mis l'accent
sur les habitats de mangroves et autre flore aquatique.
Au sujet de l'approche basée sur
l'écosystème, les délégués ont adopté, moyennant quelques
amendements mineurs, le paragraphe accueillant favorablement
les efforts fournis par la CDB, la FAO et les organisations
internationales pertinentes, pour l'avancement de l'approche
basée sur l'écosystème.
Au sujet des ZMP, les délégués ont appuyé
l'idée de refléter les formulations pertinentes approuvées au
SMDD, et a accepté la suggestion du Mexique de refléter les
outils de gestion idoines. Le Japon a proposé, et les délégués
ont approuvé, la mise en relief de l'utilisation des données
scientifiques dans l'établissement des ZMP. Au sujet des eaux
de ballast et sédiments des navires, les délégués se sont
accordés pour stipuler qu'une conférence diplomatique devrait
être convoquée autour de ce thème.
Le Libellé Final: Dans les paragraphes
préambulatoires, le texte note que la 57ème session
de l'Assemblée Générale accueille favorablement les
obligations établies dans le PMAJ et dans le droit
international en faveur du développement durable des océans.
Il rappelle que la protection des écosystèmes marins fragiles,
requiert une gestion efficace des menaces qui leur sont posées
et des effets qu'ils subissent, et propose que l'Assemblée
Générale réitère la nécessité d'améliorer la mise en
application des accords internationaux, et la coordination et
la coopération entre les organisations pertinentes. Le texte
place, de nouveau, l'accent sur le besoin d'appliquer à la
gestion, une approche intégrée, interdisciplinaires,
intersectorielle, basée sur l'écosystème, et compatible avec
la CNUDM, le Chapitre 17 du Plan d'Action 21 et le PMAJ.
La Gestion Marine et Côtière Intégrée:
Le texte propose que l'Assemblée Générale:
-
accueille favorablement les efforts
continus fournis dans le cadre du Plan d'Action Mondial;
-
souligne la nécessité d'accélérer les
activités de sauvegarde de l'environnement marin contre la
pollution et la dégradation physique, en gardant à l'esprit,
les objectifs inscrits dans des calendriers précis du SMDD;
-
place un accent sur la protection des
environnements côtiers et marins, en tant que composante
importante de l'objectif fixé par le SMDD en matière
d'assainissement;
-
invite la CDD à intégrer, dans sa
focalisation sur la question de l'eau, ces deux prochaines
années, les effets de la gestion de l'eau douce sur les
environnements d'eau salée; et
-
encourage le placement d'un accent plus
prononcé sur le lien entre les problématiques de l'eau douce,
des littoraux et des ressources marines, dans la mise en
œuvre des Objectifs de Développement du Millenium, des
objectifs du SMDD et du Consensus de Monterrey sur le
Financement du Développement.
Les pêches: Le texte propose que
l'Assemblée Générale appelle les Etats qui ne l'ont pas encore
fait, à ratifier (ou à accéder aux), et à mettre en œuvre, de
manière efficace, les accords pertinents des Nations Unies et
les accords de pêche régionaux qui leur sont associés,
exprimant sa profonde satisfaction quant à l'entrée en vigueur
de l'Accord sur les Stocks Halieutiques, de 1995, et de
l'Accord sur la Mise en Conformité, de la FAO, de 1993; et à
élaborer et à mettre en œuvre, en urgence, des plans d'actions
nationaux et régionaux articulés sur la concrétisation des
Plans d'Actions Internationaux de la FAO (PAI), en particulier,
le PAI sur la Gestion des Capacités en matière de Pêche d'ici
2005, et le PAI sur la pêche I. N-D. I.
Le texte propose, en outre, que l'Assemblée
Générale:
-
requière, des agences et des organes
pertinents, d'apporter leur soutien à une mise en
application accrue et au renforcement des capacités de mise
en conformité des organisations régionales de gestion des
pêcheries et de leurs Etats membres;
-
encourage les travaux visant à examiner
et à éclaircir le rôle du lien authentique entre les navires
de pêche et leurs Etats du pavillon; et
-
recommande que l'interconnexion entre les
activités océaniques, telles que le transport maritime ou la
pêche, et les questions environnementales, soit traitée de
manière plus approfondie.
L' Approche basée sur l' Ecosystème:
Le libellé accueille favorablement le travail accompli par
la CDB, la FAO et d'autres organisations internationales
pertinentes pour l'élaboration de stratégies et de programmes
de mise en œuvre d'une gestion basée sur l'écosystème, et
encourage leur coopération à cette fin.
Les Monts Marins et les Zones situées au-delà
des lignes de Juridiction Nationale: Le texte propose
que l'Assemblée Générale:
-
réitère son appel pour une considération
urgente des voies et moyens d'intégrer et d'améliorer, sur
des fondements scientifiques, la gestion des risques posés à
la biodiversités des monts marins, à certaines autres
particularités subaquatiques, et aux récifs coralliens des
eaux froides;
-
note les travaux scientifiques et
techniques menés sur la biodiversité marine et côtière, dans
le cadre de la CDB; et
-
invite les organes pertinents, à tous les
niveaux, à considérer d'urgence: la manière de mieux traiter,
sur des fondements scientifiques et de précaution, les
menaces et les risques posés à la biodiversité et aux
écosystèmes fragiles et menacés de disparition, des zones
situées au-delà des lignes de juridiction nationale, y
compris l'identification des types d'écosystème marin qui
méritent une attention prioritaire, et à explorer l'éventail
des approches et des outils potentiels nécessaires à leur
protection et à leur gestion; et la manière dont les traités
et autres instruments pertinents disponibles peuvent être
utilisés dans le processus, conformément au droit
international, en particulier la CNUDM, et aux principes de
l’approche écosystémique intégrée, appliquée à la gestion.
Les Récifs Coralliens: Le texte
propose que l'Assemblée Générale: réitère son soutien en
faveur de l'Initiative Internationale pour les Récifs
Coralliens (IIRC) et du Mandat de Jakarta de la CDB; souligne
l'impératif d'intégrer les approches de gestion des récifs
coralliens; invite l'IICR et autres organes pertinents à
considérer la situation des écosystèmes coralliens des eaux
froides; et appelle à l'impulsion de la coopération pour la
protection et la préservation des récifs coralliens, des
mangroves et des lits de végétations marines, notamment, à
travers l'échange d'informations.
Les ZMP: Le texte propose que
l'Assemblée Générale réaffirme les efforts des Etats visant à
développer et à faciliter l'utilisation de diverses approches
et de divers outils pour la conservation et la gestion des
écosystèmes marins fragiles, y compris l'établissement de ZMP,
conformément au droit international et sur la base des
meilleures connaissances scientifiques disponibles. Il
soutient aussi la mise en place de réseaux représentatifs de
telles zones, d'ici 2012.
Les Eaux de Ballast et Sédiments:
Le texte propose que l'Assemblée Générale encourage l'OMI à
parachever d'urgence son travail d'élaboration d'un projet de
convention pour le contrôle et la gestion des eaux de ballast
et sédiments, et à convoquer une conférence diplomatique pour
le traitement de cette question.
LES QUESTIONS A SOUMETTRE A LA
CONSIDERATION DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
Vendredi, les participants ont suggéré les
nouvelles questions susceptibles de bénéficier d'une attention
dans les travaux futurs de l'Assemblée Générale. Ces
suggestions seront ajoutées à la liste figurant dans le
rapport de la Troisième Réunion du Processus Consultatif
(A/57/80, part C), et reflétée dans le rapport de sa Quatrième
Réunion.
Mettant l'accent sur la recrudescence des
activités criminelles en mer, le délégué des Etats-Unis a
suggéré que l'Assemblée Générale appelle l'OMI à considérer de
nouveaux moyens permettant de faire face aux actes de
violence, au terrorisme et aux crimes commis en mer. Le Sierra
Leone a déclaré qu'une attention devrait être accordée au
transport maritime des armements, et à la protection des
droits humains des marins.
La Norvège a suggéré l'évaluation: de
l'efficacité des ZEE dans la garantie de la protection des
ressources naturelles; de l'application uniforme de la CNUDM
par le Tribunal International du Droit de la Mer, de la Cour
Internationale de Justice, et des organes de règlement des
différends régionaux; et l'harmonisation des obligations
relevant du Traité, relatives aux questions océaniques. Le
Mexique a recommandé la considération de la responsabilité des
Etats dans l'établissement d'un système pour la compensation
prompte et adéquate des préjudices causés à l'environnement.
L'Australie a proposé la considération de l'accès aux, et de
la protection des, ressources génétiques des océans. L'UE,
appuyée par le Canada, a suggéré que la prochaine réunion du
Processus Consultatif procède à l'évaluation des progrès
réalisés dans la mise en œuvre du PMAJ, et a proposé le
traitement: des ZMP, de la responsabilité de l'Etat de
pavillon, de la performance de l'évaluation mondiale de l'état
de l'environnement marin (EMEE) initiée par le Conseil
d'Administration du PNUE, à sa 21ème session, et
des progrès accomplis sur les articles discutés auparavant par
le Processus Consultatif.
L'ECHANGE DES POINTS DE VUE SUR LA
COOPERATION ET LA COORDINATION
Vendredi, les délégués ont examiné la
question de la coordination et de la coopération inter-agences,
au cours de la matinée, et ont débattu du projet de
proposition, dans l'après-midi. La Plénière a planché sur les
approches à adopter en matière de coopération
intergouvernementale et inter-agences, a traité de la
nécessité d'un mécanisme pour le remplacement de l'ancien
Sous-comité sur les Océans et les littoraux, et a examiné les
modalités devant encadrer l'EMEE.
Plusieurs pays, dont la République de Corée
et l'Ile Maurice, ont appelé à l'adoption d'une approche
globale et intégrée dans le traitement des questions
océaniques. La Commission Permanente du Pacifique Sud, le
Canada et l'Islande ont mis en relief l'efficacité d'une
approche régionale ou sous-régionale. La COI a souligné la
nécessité d'une délimitation claire des responsabilités et
d'une harmonisation des rôles aux fins d'améliorer la
gouvernance des océans.
Le Secrétariat a présenté un rapport sur la
situation des délibérations au sein du Haut Comité Directeur
des Nations Unies (CEB) pour la Coordination et le Comité de
Haut Niveau chargé des Programmes (HCLP), concernant la mise
en place d'un mécanisme pour la coopération inter-agences dans
le domaine des océans et du droit de la mer. La COI a appelé à
un système à deux-tiers impliquant tous les organes pertinents,
à la tenue d'une réunion d'organisation annuelle, à la suite
de celle du Processus Consultatif, et la constitution de
groupes axés sur l'exécution des tâches, pour traiter des
initiatives particulières inscrites dans des calendriers
précis. Plusieurs pays, dont l'Australie, le Mexique, l'UE, le
Canada et la Nouvelle Zélande, ont appelé à un nouveau
mécanisme de coordination, soulignant qu'un tel mécanisme
devra, entre autres, tenir ses réunions de manière régulière
et continuelle, être redevable de compte vis-à-vis des Etats
membres, et impliquer toutes les organisations pertinentes, y
compris la DOALOS, l'Autorité Internationale pour les Fonds
Marins, et les Secrétariats des conventions environnementales
multilatérales. La Norvège s'est opposée à la création d'un
nouveau mécanisme, et a souligné l'importance de la
coopération et de la coordination à l'échelon national.
Au sujet de l'EMEE, la Finlande a
recommandé que l'étude doive servir, entre autres, à rendre
compte des besoins des pays en matière de renforcement des
capacités dans le domaine du suivi, à accroître la
participation des parties prenantes, et à cibler diverses
audiences. Appuyée par les Etats-Unis, par la COI et par
d'autres intervenants encore, le délégué a également
recommandé qu'une réunion intergouvernementale soit convoquée
en 2004 pour débattre des modalités devant encadrer l'EMEE. La
Nouvelle Zélande a suggéré que la DOALOS fournisse un avis
délimitant les devoirs et les responsabilités des agences, et
a proposé la création d'un super portail sur la toile consacré
aux initiatives liées à l'EMEE. Présentant un rapport sur les
résultats de l'étude de faisabilité de l'EMEE, le PNUE a
recommandé que l'EMEE soit basée sur une approche de
partenariat composite, dans laquelle toutes les agences
apporterait à l'EMEE une contribution en rapport avec les
mandats respectifs qui sont les leurs. Le représentant a
ajouté que l'EMEE doit être un outil d'action de dimension à
la fois politique et scientifiques, et a souligné l'importance
des consultations avec la communauté scientifique.
Les discussions autour du projet de texte
consacré au thème de la coopération et de la coordination sur
les questions ayant trait aux océans, ont été axées sur
l'objection faite par la Norvège, appuyée par l'Islande, à la
recommandation que l'Assemblée Générale prenne en ligne de
compte les points de vue exprimés au cours de cette réunion.
La Norvège a argué que la référence aux discussions
officieuses ne pouvait pas être faite dans les recommandations
adressées à l'Assemblée Générale. Le Canada, appuyé par l'UE,
l'Australie et la Nouvelle Zélande, a répondu que la synthèse
des discussions, élaborée par les Coprésidents, ne rend pas
compte des divergences et ne cite pas nommément les
délégations.
Le Libellé Final: Le texte final
propose que l'Assemblée Générale:
-
Réitère sa requête d'établir un mécanisme
de coordination et accueille favorablement l'établissement
du Groupe Consultatif Inter-Agences sur la Mise en
Application de l'Etat du Pavillon;
-
Accueille favorablement la mise en place
de l'EMEE;
-
invite la DOALOS à convoquer une réunion
inter-agences consacrée à la détermination de la
participation et de la contribution attendue des
organisations internationales, régionales et particulières,
dans le processus de l'EMEE;
-
requiert de la DOALOS, la convocation
d'un groupe d'experts pour l'élaboration d'un plan de mise
en œuvre pour l'EMEE, pour considération par une réunion
intergouvernementale; et
-
invite le Secrétaire Général à convoquer
une réunion intergouvernementale chargée de discuter et
d'avaliser un plan détaillé des modalités devant encadrer le
champ d'exercice et la structure organisationnelle de l'EMEE.
LA PLENIERE DE CLOTURE
Après l'adoption des éléments agréés à
proposer à l'Assemblée Générale, le Coprésident Burgess a
clôturé la réunion à 20h42. Le rapport final de la réunion,
qui englobera les éléments agréés devant être proposés à
l'Assemblée Générale, la synthèse des discussions, élaborée
par le Coprésident, et la liste des questions susceptible de
bénéficier d'une attention dans les travaux futurs de
l'Assemblée Générale, sera disponible en ligne, sur le site de
la DOALOS à:
http://www.un.org/Depts/los/consultative_process/consultative_process.htm
BREVE ANALYSE DE LA PCO-4
Bien que la nécessité d'une approche
holiste dans le traitement de la problématique des océans, ait
été à l'ordre du jour depuis le démarrage de la CNUDM,
plusieurs événements, comme la tenue du SMDD ou les récents
accidents de navires-citernes, sont venus placer un accent sur
le caractère urgent que doit revêtir la prise de mesures
concrètes pour le traitement des problèmes, pour le moins trop
familiers, ayant trait aux océans, notamment ceux de
l'épuisement des ressources halieutiques, de la pollution et
de la sécurité de la navigation. La quatrième réunion du
Processus Consultatif s'est présentée, ainsi, comme la bonne
occasion de jeter les jalons d'un cadre international cohérent
pour le traitement des affaires ayant trait aux océans et pour
le traitement de ces questions, et a, en dépit de quelques
frustrations éprouvées au cours des discussions de la dernière
séance plénière, recueilli la satisfaction de bon nombre de
délégations.
Etabli en 1999 par la résolution 54/33 de
l'AGNU, pour faciliter l'évaluation, par l'Assemblée Générale,
des développements survenus dans les affaires océaniques et
pour proposer de nouveaux aspects de la problématique à sa
considération, le Processus Consultatif se trouve aujourd'hui
à une croisée de chemins où convergent toute une panoplie de
sujets brûlants, tels que ceux de la protection
environnementale, des intérêts du transport maritime et des
droits des travailleurs. Le Processus, qui reflète bien le
caractère exhaustif de la Convention des Nations sur le Droit
de la Mer (CNUDM) à cet égard, est confronté au défi de
traiter de ces sujets de manière à la fois équilibrée et
intégrée. La réunion a, dans une certaine mesure, réussi à
relever ce défi, faisant montre d'une vision équilibrée entre
les intérêts du secteur environnemental et ceux du secteur
privé, et entre les droits des Etats et leurs obligations.
Avant de considérer le rôle et les
perspectives à venir du Processus dans l'arène internationale
de la problématique des océans, cette brève analyse se
focalisera sur les débats qui ont porté sur les thèmes de la
sécurité de la navigation et de la protection des écosystèmes
fragiles, pour montrer comment le Processus, à ses quatre
réunions, a réussi à établir un équilibre entre les
préoccupations en conflit.
LA SECURITE DE LA NAVIGATION
Comme l'ont noté plusieurs délégués, le
corpus des règles appliquées à la question de la sécurité de
la navigation est plutôt fourni. C'est dans leur mise en
application, que résident la lacune. La CNUDM donne à la
juridiction de l'Etat du pavillon, la primauté dans la mise en
application des règles internationale en mer. Il se trouve
toutefois qu'un certain nombre de pays, principalement en voie
de développement, opèrent avec des registres ouverts et
manquent à leurs responsabilités en matière de contrôle et de
d'application des normes de l'Organisation Maritime
Internationale (OMI), en vigueur dans le domaine de la
sécurité de la navigation. Pour ces pays, les pavillons de
complaisance constituent une importante source de revenus,
dépourvue de contraintes autres que celles du droit
international qui, en l'occurrence, ne dispose d'aucun
mécanisme contraignant de mise en application.
Compte tenu de l'importance des
coûts de l'établissement d'administrations et de législations
maritimes adéquates, d'une part, et de l'attrait exercé par le
coût peu élevé de l'opération de registres ouverts, d'autre
part, l'absence, dans certains pays, de volonté politique à
honorer leurs obligations d'Etat du pavillon, n'est pas pour
surprendre. Il faut savoir cependant que pour leur part les
pays industrialisés ne sont pas exempts de responsabilités. Un
renforcement des capacités, une aide financière, un transfert
des technologies et des échanges d'information, assortis d'une
identification des donateurs, aideraient certainement à paver
le chemin pour un meilleur respect des normes de sécurité de
la navigation.
A la lueur de cette problématique
et du fait qu'une mise en application par les seuls Etats du
port ne saurait combler la lacune, le Processus Consultatif a
recommandé que l'Assemblée Générale considère l'opportunité de
dresser un inventaire des obligations de l'Etat du pavillon.
Conférer un caractère juridique contraignant à une telle liste,
aura, à coup sûr, des conséquences sur l'efficacité de
l'exercice. A ce sujet, les points de vue divergent, avec un
éventail de propositions appelant à toute une gamme de
solutions, allant d'un accord contraignant de mise en
application à un simple inventaire des obligations. Bien que
les délégués aient, à ce stade, opté pour la solution du plus
petit dénominateur commun, ils ont franchi un premier pas vers
la garantie d'une meilleure imputabilité et une meilleure mise
en application des normes internationales. Cela sera renforcé
davantage par l'appel pour une claire détermination des
critères définissant l'authenticité du lien entre les Etats du
pavillon et les navires qu'ils enregistrent.
Le débat sur le thème de la sécurité de la
navigation a également mis en avant la question des mesures
préemptives unilatérales, visant à la protection de
l'environnement marin et côtier des Etats, contre les
déversements accidentels et autres écoulements. Déviant du
thème du renforcement des capacités, proposé au départ comme
pôle de focalisation, les délégués se sont engagés, dès le
départ de la réunion, dans des échanges animés sur la
légitimité de la législation adoptée récemment par l'UE, en
conséquence de la catastrophe du Prestige.
Les délibérations ont mis en exergue nombre de considérations,
y compris celle de l'équilibre fragile entre la liberté de la
navigation et le droit des Etats côtiers à adopter des mesures
de protection environnementale, et celle du conflit entre
l'action unilatérale et l'action multilatérale.
L'une des questions fondamentales posées, a
été celle de savoir si l'adoption des normes internationales
est en train d'évoluer de manière suffisamment rapide pour
assurer une protection efficace de l'environnement marin. En
effet, même si les délégations, au Processus Consultatif et au
récent Sommet d'Evian du G-8, ont reconnu la nécessité urgente
d'interdire graduellement la circulation des navires-citernes
âgés de plus de 25 ans, les normes pertinentes n'entreront pas
en vigueur, tout au mieux, avant 2005, comme l'a rappelé le
représentant de l'OMI. Sur cette question, la réunion s'est
confinée à exhorter les Etats à œuvrer au sein des
organisations internationales pertinentes et en harmonie avec
le droit international. Cela peut sembler peu satisfaisant,
mais sans doute faut-il rappeler qu'en fin de compte, le
Processus n'est pas l'organe compétant pour décider de la
légalité ou de la non-légalité des mesures prises par l'UE, et
que cette question ne peut être réglée qu'à travers les
mécanismes pertinents de règlement des différends.
LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT MARIN
Des préoccupations concernant la liberté de
la navigation se sont également exprimées au cours des
discussions sur le thème de la protection des écosystèmes
fragiles. Les débats autour de la question des zones maritimes
protégées (ZMP) situées au-delà des lignes de juridiction
nationale ont mis en relief l'équilibre délicat établi entre
le principe de liberté fondamentale des hautes mers et le
besoin d'assurer la protection des écosystèmes et des pêches
fragiles, situés au-delà des lignes de juridiction nationale.
Alors que les Zones Marines Particulièrement Sensibles
relevant du cadre de l'OMI, ont suscité beaucoup d'intérêt et
de soutien, les ZMP sont restés des sujets de préoccupation
pour certaines délégations, qui craignent de voir ces
dernières venir entraver leurs pêches et autres activités
extractives. Bien que des travaux aient été entrepris sur ce
sujet dans divers forums, y compris celui de la Convention sur
la Diversité Biologique (CDB), les ZMP ne disposent toujours
ni d'une définition ni de critères agréés au plan
international. A cet égard, le Processus Consultatif pourrait
avoir raté une occasion précieuse de fournir des orientations
sur la manière et le lieu les plus adéquats pour le traitement
de cette question, en proposant simplement que l'Assemblée
Générale réaffirme la valeur des ZMP, en tant qu'outils de
gestion, et en recommandant d'accélérer les activités menées
par la communauté internationale, pour le développement du
système mondial des ZMP.
L'unique avancée perçue sur ce sujet, peut
avoir été celle ayant trait au subtile mais tout de même
remarquable, changement de ton chez les Etats grands pêcheurs
qui ont quitté leurs positions tranchées du début de semaine,
sur les ZMP, pour embrasser une attitude plus ouverte,
vendredi. Cela a certainement été facilité par l'abondance des
références introduites, appelant à une harmonisation avec le
droit international, dans le texte des Coprésidents.
Une impression de déjà
vu a régné sur les débats autour de la question des
ressources génétiques des grands fonds marins situés au-delà
des lignes de juridiction nationale. En effet, les
négociations qui ont porté sur les activités minières et les
ressources en minerais situées dans ces régions, avaient
compté, rappelons-le, parmi les principaux obstacles qui ont
empêché une prompte adoption de la CNUDM. Comme on l'a vu
récemment à la huitième réunion de l'Organe Subsidiaire de
Conseil Scientifique, Technique et Technologique, de la CDB,
les délégués près du Processus ne sont pas parvenus à
s'accorder sur le forum le plus approprié pour le traitement
de la problématique des ressources génétique des grands fonds
marins, et sur le point de savoir si ce serait la CDB ou
l'Administration Internationale des Fonds Marins. Les
positions polarisées qui se sont exprimées sur la question de
savoir si, oui ou non, l'Assemblée Générale doit être
encouragée à demander qu'un rapport consolidé sur la
protection des écosystèmes marins fragiles situés au-delà des
lignes de juridiction nationale soit inclus dans le rapport du
Secrétaire Général concernant les océans et le droit de la mer,
ont fourni la preuve que le sujet est encore extrêmement
sensible. La plupart des délégations reconnaissent la
nécessité de disposer de davantage de données sur le sujet;
avant de pouvoir concevoir un régime adéquat, mais d'autres,
qui tirent profit du vide juridique actuel, se sont opposés à
l'idée de faire de la question un thème à part entière.
La question des pêches illicites, non
déclarées et irrégulières (I. N-D. I.) a donné lieu à des
réserves non moins importantes: le problème a été présenté
comme étant la principale cause de l'épuisement des stocks
halieutiques et, le fait de rendre la collecte des données
exactes impossible à réaliser, empêche les Etats et les
organisations opérant dans le domaine, de prendre des
décisions de gestion rationnelle. En outre, le problème posé
par les pêches I. N-D. I., à la sécurité alimentaire, risquent
de mettre en péril l'objectif approuvé à l'échelle mondiale,
de réduire de moitié le nombre des sous-nourris chroniques,
d'ici 2015. Ils est vrai que le problème des pêches I. N-D. I.
est en cours de traitement, dans d'autres forums, notamment
celui de la FAO, mais il est tout aussi vrai que le niveau de
participation dans les activités idoines telles que celles
entreprises dans le cadre du Plan d'Action International de la
FAO, reste relativement faible.
Dans leurs débats autour de ce thème, les
délégués ont été confrontés à des questions similaires à
celles soulevées au cours des débats sur la sécurité de la
navigation, nommément celle de l'absence de respect des
obligation par les Etats du pavillon, et de la nécessité
d'aider les pays en développement. Dans ce contexte, l'appel à
l'élaboration d'une définition du lien authentique entre
l'Etat du pavillon et le navire, a été réitéré à plusieurs
reprises. En demandant à la Division chargée des Affaires
Océaniques et du Droit de la Mer, d'éclaircir et de mieux
définir le lien authentique, le Processus a franchi un premier
pas pour s'assurer que l'impératif d'une meilleure application
des instruments internationaux ne sera plus facilement balayé
par la considération des profits économiques tirés des pêches
I. N-D. I. L'étude mondiale attendue sur l'Etat de
l'environnement marin ne manquera pas d'aider encore davantage
à freiner le phénomène des pêches I. N-D. I. en permettant la
prise de décisions de gestion sur la base de données plus
exactes et plus complètes. Elle offrira également l'occasion
d'établir une plus grande coopération inter-agences et
intergouvernementale sur les questions ayant trait aux océans.
LES PERSPECTIVES FUTURES DU PROCESSUS
CONSULTATIF
Dès le départ, les délégués ont unanimement
fait part de leur satisfaction quant à la prorogation du
Processus Consultatif, pour une nouvelle période de trois ans,
en raison du fait qu'il se soit avéré capable d'apporter des
contributions fondamentales aux débats de l'Assemblée Générale
concernant la problématique des océans. Le niveau de
participation sans précédent, enregistré à cette réunion, la
focalisation et l'ouverture des discussions, et le haut niveau
de l'expertise juridique et technique reflétée dans les
déclarations des pays, ont été reconnus comme autant de
témoignages de la maturité du Processus Consultatif. C'est
tout cela à la fois, conjugué au caractère informel donné au
déroulement des choses, qui a certainement permis la
réalisation de progrès sur des sujets, traditionnellement,
sensibles.
En trois ans, le Processus est parvenu à
s'imposer comme un mécanisme indispensable au traitement des
affaires océaniques. Alors que la Réunion des Parties de la
CNUDM traite uniquement des questions administratives ayant
trait au fonctionnement des mécanismes de la Convention, le
Processus Consultatif est doté d'un mandat plus large qui lui
permet d'aborder les questions relatives aux océans. De plus,
son lien direct avec l'Assemblée Générale et le fait que ce
soit à cette dernière qu'il doit rendre des comptes,
permettent aux non-Parties de la CNUDM et à d'autres parties
prenantes de participer dans les débats concernant la question
des océans.
Cela n'est pas sans soulever des questions
quant au rôle que le Processus Consultatif pourrait jouer dans
le mécanisme de coordination inter-agences auquel appelle la
résolution 57/141 de l'AGNU, et conçu pour remplacer la Sous-commission
sur les Océans et les littoraux (SCOL), qui a cessé d'exister
en décembre 2001. La SCOL avait été établie par la CNUED en
vue de s'assurer de la coopération inter-agences dans le
domaine du développement durable des océans. Selon certains
délégués, elle a constitué un forum efficace pour la promotion
de la coopération et la coordination de tous les processus et
instruments ayant trait au domaine des océans.
Bien que le Haut Comité Exécutif des
Nations Unies chargé de la Coordination ait décidé de ne plus
avoir recours à des organes subsidiaires permanents et à
l'exigence de rapports réguliers et de passer à un mécanisme
de coordination ad hoc, doté d'objectifs
inscrits dans un calendrier précis, et orienté vers l'action,
les discussions se poursuivent encore sur les modalités et les
fonctions d'un tel mécanisme. Plusieurs délégués ont noté que
des réunions inter-agences occasionnelles ne sont pas
suffisante pour le traitement de l'ordre du jour complexe des
océans, de manière intégrée. Au même moment, une forte
opposition s'est exprimée contre la création d'un nouveau 'machin
onusien' lourd et coûteux. Compte tenu du nombre important
d'agences des Nations Unies et d'organisations internationales
opérant dans le domaine, plusieurs délégués ont déclaré que le
mécanisme doit venir plutôt offrir l'occasion d'ouvrir un
dialogue constructif que servir de forum pour la protection
des mandats.
A la lueur de l'interruption de la SCOL et
des appels lancés en faveur de son remplacement d'urgence, le
Processus Consultatif, qui se trouve à la croisée de chemins
de diverses questions et qui est directement responsable
devant l'Assemblée Générale, pourrait être appelé à remplir un
rôle efficace dans la détermination des domaines prioritaires.
Enfin, bien que la coordination inter-agences
soit importante pour s'assurer de la cohérence entre les
processus intergouvernementaux pertinents, la mise en
application nationale et la coopération entre les Etats,
restent autant d'éléments cruciaux pour la mise en œuvre
efficace de la CNUDM et la réalisation de ses objectifs. Le
défi à relever consiste à s'assurer que les divers processus
et instruments régionaux opèrent à l'intérieur du cadre de la
CNUDM et du droit international, et ne déstabilisent pas les
efforts fournis à l'échelle du globe. Le Processus Consultatif
risque d'avoir à assumer la responsabilité de s'assurer de la
cohérence générale et de l'harmonie des actions avec le droit
international, et la récente prorogation de son mandat lui
offre l'occasion de faire exactement cela.
A SUIVRE D'ICI LA PCO-5
13EME REUNION DES ETATS PARTIES DE LA CNUDM:
La 13ème Réunion des Etats Parties de la CNUDM se
réuniront du 9 au 13 juin 2003, au siège des Nations Unies à
New York. Pour de plus amples renseignements, contacter: the
UN Division for Ocean Affairs and Law of the Sea (DOALOS); tel:
+1-212-963-3962; fax: +1-212-963-5847; e-mail:
doalos@un.org; Internet:
http://www.un.org/Depts/los/meeting_states_parties/13th_meeting_states_parties.htm
ATELIER SUR LA GOUVERNANCE DES HAUTES MERS:
Cette réunion se tiendra du 16 au 20 juin 2003, à Cairns,
en Australie. L'événement traitera en particulier de l'appel
du SMDD au maintien de la productivité et de la biodiversité
des zones côtières et marines fragiles importantes situées au-delà
des espaces de juridiction nationale. Il y aura aussi un
atelier sur la gestion basée sur l'écosystème, qui traitera de
l'utilisation de cette approche pour la conservation et la
gestion durable des océans. Pour plus de détails, contacter:
Nicola Rivers; tel: +61-2-6274-1128; fax: +61-2-6274-1006;
e-mail:
nicola.rivers@ea.gov.au; Internet:
http://www.ea.gov.au/highseas
55EME REUNION ANNUELLE DE LA COMMISSION
INTERNATIONALE SUR LA PECHE A LA BALEINE (IWC): Cette
réunion aura lieu du 16 au 20 juin 2003, à Berlin, en
Allemagne. L'événement sera précédé de réunions du Comité
Scientifique de l'IWC et de divers sous-comités. Pour d'autres
informations, contacter: IWC; tel: +44-12-2323-3971; fax:
+44-12-2323-2876; e-mail:
iwc@iwcoffice.org; Internet:
http://www.iwcoffice.org/2003_meeting.htm
27EME CONFERENCE ANNUELLE SUR LES ASPECTS
JURIDIQUES ET SCIENTIFIQUES DE LA DELIMITATION DES PLATEAUX
CONTINENTAUX: Cette conférence aura lieu du 25 au 27 juin
2003, à Reykjavik, en Islande. Elle se focalisera sur les
principales questions juridiques et scientifiques ayant trait
à la détermination des limites extérieures des plateaux
continentaux au-delà de 200 miles marins. Pour plus de détails,
contacter: Esther Steinson; tel: +354-585-4300; fax:
+354-585-4390; e-mail:
esther@icelandtravel.is; Internet:
http://www.virginia.edu/colp/conference.htm
36EME SESSION DU CONSEIL EXECUTIF DE LA COI
ET 22EME SESSION DE L'ASSEMBLEE GENERALE DE LA COI: Ces
réunions de la Commission Océanographique Intergouvernementale
se dérouleront du 23 juin au 4 juillet 2003, à Paris, en
France. Pour d'autres renseignements, contacter: UNESCO-IOC;
fax: +33-1-4568-5812; Internet:
http://ioc.unesco.org/iocms/
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA SECURITE
DU TRANSPORT DES MATERIAUX RADIOACTIFS: Cette conférence
aura lieu du 7 au 11 juillet 2003, à Vienne, en Autriche. Elle
offrira aux Etats, l'occasion de traiter des questions ayant
trait au transport maritime des matériaux radioactifs. Pour
plus d'information, contacter: Hildegard Schmid, IAEA; tel:
+43-1-2600-21316; fax: +43-1-2600-7; e-mail:
Hildegard.Schmid@iaea.org;
Internet:
http://www-pub.iaea.org/MTCD/Meetings/Announcements.asp?ConfID=101
REUNION DE LA CDB SUR LA POURSUITE DE
L'ELABORATION DES LIGNES DIRECTRICES ENCADRANT LA MISE EN
ŒUVRE DE L'APPROCHE BASEE SUR L'ECOSYSTEME: Cette réunion
relevant de la Convention sur la Diversité Biologique se
réunira du 7 au 11 juillet 2003, à Montréal, au Canada. Pour
plus d'information, contacter: CBD Secretariat; tel:
+1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588; e-mail:
secretariat@biodiv.org;
Internet:
http://www.biodiv.org/doc/meeting.asp?wg=ECOSYS-01
LITTORAL ’03: Cet événement est prévue
du 13 au 17 juillet 2003, à Baltimore, dans le Maryland, aux
Eytats-Unis. Il sera consacré à l'examen des questions ayant
trait à la gestion des littoraux. Pour de plus amples
informations, contacter: Gale Peek; tel: +1-843-740-1231;
e-mail: gale.peek@noaa.gov;
Internet:
http://www.csc.noaa.gov/cz2003
REUNION DU COMITE SUR LA PROTECTION DE
L'ENVIRONNEMENT MARIN, DE L'OMI: Cette réunion de
lOrganisation Maritime Internationale se déroulera du 14 au 18
juillet 2003, à Londres, au Royaume-Uni. Pour plus de détails,
contacter: IMO; fax: +44-20-7587-3210; e-mail:
agarofal@imo.org;
Internet:
http://www.imo.org/Newsroom/mainframe.asp?topic_id=109
PROCESSUS PREPARATOIRE DE LA REUNION
INTERNATIONALE SUR L'EVALUATION DE LA MISE EN APPLICATION DU
PROGRAMME D'ACTION DE LA BARBADE (PAB): Trois réunions
r�gionales et une r�union inter-r�gionales se tiendront dans
le cadre des pr�paratifs de la r�union internationale sur
l'�valuation du PAB portant sur le d�veloppement durable des
Petits Etats Insulaires en D�veloppement (PEID). La r�union
des PEID du Pacifique aura lieu � Apia, sur l'Ile de Samoa, du
4 au 8 ao�t 2003. La r�union des PEID des Cara�bes se
d�roulera � Port d'Espagne, � Trinit� et Tobago, du 18 au 22
ao�t 2003. La r�union des PEID des r�gions de l'Atlantique, de
l'Oc�an Indien, de la M�diterran�e et des Mers du Sud de la
Chine aura lieu � Praia, au Cap Vert, du 1er au 5
septembre 2003. Une r�union pr�paratoire inter-r�gionale de
tous les PEID, est pr�vue � Nassau, aux Bahamas, du 26 au 30
janvier 2004. La r�union internationale se tiendra � l'Ile
Maurice, en ao�t/septembre 2004. Pour plus d'information,
contacter: UNDSD-SIDS Unit; tel: +1-212-963-2803; fax:
+1-212-963-4260; e-mail:
dsd@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/sids/sids.htm
13EME SESSION DE LA COMMISSION SUR LA
DELIMITATION DU PLATEAU CONTINENTAL: Cette r�union de la
Commission des Nations Unies sur la D�limitation du Plateau
Continental, est pr�vue du 25 au 29 ao�t 2003, � New York.
Pour plus d'information, contacter: DOALOS; tel:
+1-212-963-3966; fax: +1-212-963-5847; e-mail:
doalos@un.org; Internet:
http://www.un.org/Depts/los/clcs_new/clcs_home.htm
CONFERENCE CONSACREE A LA RECHERCHE SUR LES
RIVES OCEANIQUES: Cette conf�rence se tiendra du 15 au 17
septembre 2003, � Paris, en France. Organis� par 'l'Ocean
Margin Deep-Water Research Consortium' et co-parrain� par l'UE,
la COI et la Division charg�e des Sciences de la Terre, de
l'UNESCO, cet �v�nement vise � accro�tre les connaissances sur
le fonctionnement des syst�mes des rives oc�aniques, et �
promouvoir une utilisation sage des fonds marins et du syst�me
des rives oc�aniques de la plan�te, en leur qualit� de sites
de ressources marines naturelles. Pour plus de renseignements,
contacter: Kai Rune Mortensen; tel: +47-776-44428; fax:
+47-776-45600; e-mail:
kai-rune.mortensen@ig.uit.no; Internet:
http://www.ig.uit.no/konferanser/omarc/index.htm
TROISIEME CONFERENCE SCIENTIFIQUE BIENNALE
DU CCMDM: Cette conf�rence aura lieu du 28 au 30 octobre
2003, � Monaco. Convoqu� par le Comit� Consutatif Mixte sur le
Droit de la Mer (CCMDM), cet �v�nement traitera des questions
ayant trait � la g�od�sie, � l'hydrographie, et aux sciences
g�ographiques marines, susceptibles d'affecter
l'interpr�tation et l'application de la CNUDM. Pour plus de
d�tails, contacter: Ron Macnab, Conference Convenor; fax:
+377-9310-8140; e-mail:
ron.macnab@ns.sympatico.ca;
Internet:
http://www.gmat.unsw.edu.au/ablos/index.html#ABLOS"03
CONFERENCE MONDIALE SUR LES OCEANS, LES
LITTORAUX ET LES ILES: Cette r�union se tiendra du 12 au
14 novembre 2003, � Paris, en France. Elle vise � aider les
pays � mettre en �uvre une gestion int�gr�e des littoraux.
Elle proc�dera � l'�valuation de la mise en application des
�l�ments pertinents du SMDD. Pour plus de renseignements,
contacter: Center for the Study of Marine Policy, University
of Delaware; tel: +1-302-831-8086; fax: +1-302-831-3668;
e-mail: johnston@udel.edu;
Internet: http://icm.noaa.gov
EDITION 2003 DE LA CONFERENCE SUR LES
GRANDS FONDS MARINS: Cette conf�rence est pr�vue du 1er
au 4 d�cembre 2003, � Queenstown, en Nouvelle Z�lande.
L'�v�nement vise � fournir un forum pour discuter des besoins
pr�sents et futurs de la science, de la conservation, de la
gouvernance et de la gestion de la pente continentale et des
grands fonds marins. Pour d'autres d�tails, contacter: Ross
Shotton; e-mail:
ross.shotton@fao.org; Internet:
http://www.deepsea.govt.nz/index.aspx
CdP-7 DE LA CDB: La septi�me r�union de
Conf�rence des Parties de la CDB aura lieu du 8 au 19 mars
2004, � Kuala Lumpur, en Malaisie. Pour plus d'informations,
contacter: CBD Secretariat; tel: +1-514-288-2220; fax:
+1-514-288-6588; e-mail:
secretariat@biodiv.org;
Internet:
http://www.biodiv.org/doc/meeting.asp?mtg=COP-07
CDD-12: La 12�me session de
la Commission du D�veloppement Durable est pr�vue en avril/mai
2004, au si�ge des Nations Unies � New York. Les questions
inscrites � l'ordre du jour englobent l'eau douce et
l'assainissement. Pour d'autres renseignements, contacter:
DESA/DSD; tel: +1-212-963-3170; fax: +1-212-963-4260; e-mail:
dsd@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/
CINQUIEME REUNION DU PROCESSUS CONSULTATIF
OFFICIEIX SUR LES OCEANS ET LE DROIT DE LA MER: Le
calendrier de la cinqui�me r�union du Processus Consultatif
sera d�termin� par l'Assembl�e G�n�rale � sa 58�me
session. La r�union aura probablement lieu en mai/juin 2004,
au si�ge des Nations Unies � New York. Pour plus de
renseignements, contacter: DOALOS; tel: +1-212-963-3962; fax:
+1-212-963-5847; e-mail:
doalos@un.org; Internet:
http://www.un.org/Depts/los/ |