|
Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 24 No. 33
Mercredi 12 Novembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA PREPCOM II:
MARDI 11 NOVEMBRE 2003
Mardi, les délégués près de la deuxième
session du Comité préparatoire (PrepCom II) de la négociation
de l'accord succédant à l'Accord international de 1994 sur les
bois tropicaux (AIBT, 1994) se sont réunis à la fois dans des
sessions plénières et des sessions de groupe de travail. Le
matin, la plénière a examiné et a mis en délibéré, les
éléments figurant dans le projet de document de travail, et le
Groupe de travail I s'est réuni pour examiner les propositions
préliminaires sur les arrangements financiers de l'accord
succédant. L'après-midi, les délégués ont poursuivi leurs
travaux sur le document de travail, en plénière. Le Groupe de
travail II s'est réuni pour discuter des questions
administratives, de la période de validité de l'accord et de
la fréquence des sessions du Conseil.
SESSION PLENIERE DU MATIN
Le Président de la PrepCom II, Jürgen Blaser
(Suisse), a suggéré que les délégués examinent, article par
article, le projet de document de travail établi dans l'Annexe
6 du rapport du Groupe de travail intersessions sur les
préparatifs de la négociation de l'accord succédant à l'AIBT,
1994 (ITTC(XXXV)/7).
Au sujet du siège et de la structure de l'OIBT,
la REPUBLIQUE DE COREE et le NIGERIA a suggéré que le nom de
l'organisation devienne Organisation internationale des forêts
tropicales. La SUISSE a suggéré Organisation internationale
des produits forestiers tropicaux. La COMMUNAUTE EUROPEENNE
(CE), l'INDONESIE, la MALAISIE, le PEROU, la REPUBLIQUE
DEMOCRATIQUE DU CONGO et la REPUBLIQUE DU CONGO ont encouragé
le maintien du nom actuel. Le BRESIL, les PHILIPPINES et la
NOUVELLE ZELANDE ont déclaré que le nom de l'organisation doit
être décidé après avoir déterminé la portée de l'accord. La
SUISSE, le NIGERIA, la NORVEGE et la NOUVELLE ZELANDE, contrés
par la MALAISIE, la REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO et la
COTE D’IVOIRE, ont suggéré que le nom du chef de
l'organisation change de Directeur exécutif à Directeur
général.
Le délégué des Etats-Unis, contré par la CE et
le PEROU, a proposé que la référence au vote particulier soit
supprimée. Le BRESIL, au nom du Groupe de pays producteurs,
avec la COTE D’IVOIRE, la REPUBLIQUE DU CONGO et le PEROU, a
requis l'insertion d'une référence aux bureaux régionaux.
Au sujet de l'adhésion à l'organisation,
l'INDONESIE a proposé l'insertion d'une clause consacrée à
l'admission des nouveaux membres.
Au sujet de l'adhésion des organisations
intergouvernementales, le BRESIL, appuyé par l'INDONESIE, a
proposé que l'adhésion à l'organisation soit établie dans les
articles consacrés aux définitions et aux procédures de vote
du Conseil.
Au sujet de la composition du Conseil, la
SUISSE a proposé que la Commission ou Comité exécutif soit
inclus.
Au sujet des pouvoirs et fonctions du Conseil,
le délégué des ETATS-UNIS a suggéré que les fonctions englobe
l'approbation des programmes de travail. Au sujet de
l'adoption des règles et régulations par le Conseil, le
délégué des ETATS-UNIS, appuyé par l'INDONESIE et contré par
la CE, a recommandé la suppression du membre de phrase "par
consensus ou par vote particulier." La CNUCED a apporté son
appui à la proposition américaine, mais a noté, avec la FRANCE
et le CANADA, que les conseillers juridique de la CNUCED
devraient d'abord examiné le sujet. La SUISSE a recommandé
d'utiliser une formulation plus générale dans le libellé
consacré aux procédures de vote du Conseil.
Au sujet des dispositions concernant le
Président et le Vice-président du Conseil, la CE a suggéré de
rendre le texte plus neutre sur la question homme-femme. Les
ETATS-UNIS et la NORVEGE ont déclaré que la référence aux
procédures de vote, soit supprimée. Au sujet de l'élection du
Président et du Vice-président, l'INDONESIE a suggéré
d'ajouter que l'élection du Président et du Vice-président
devrait s'effectuer par consensus ou par vote particulier, et
a recommandé l'adjonction d'un alinéa sur les procédures de
réélection. La NORVEGE a stipulé que la réélection devrait
avoir lieu uniquement dans des circonstances extraordinaires.
La SUISSE a déclaré qu'il devrait y avoir un vote spécial pour
la réélection du Président ou du Vice-président, mais non pour
leur élection. Le CANADA et la CNUCED ont déclaré que la
question d'élection et de réélection du Président et du Vice-président,
devrait être reportée, en attendant l'obtention d'un avis
juridique.
GROUPE DE TRAVAIL I
Les délégués prenant part au Groupe de travail
I se sont réunis pour examiner les propositions avancées pour
l'arrangement financier relevant de l'accord succédant à
l'AIBT, 1994. Le rapport intégral du Président sur les quatre
modèles proposés dans le Groupe de travail, a été présenté à
la Plénière, au cours de la séance de l'après-midi.
SESSION PLENIERE DE L'APRES-MIDI
L'après-midi, les délégués ont poursuivi
l'examen des articles figurant dans le document de travail.
Au sujet du travail politique de
l'organisation, la NORVEGE a suggéré d'ajouter des références
à l'exploitation forestière illégale et à la certification. Le
délégué des ETATS-UNIS a suggéré de renforcer le libellé
appelant à l'intégration du travail politique et des activités
de projet. Le VENEZUELA a requis l'insertion d'une référence à
la gestion forestière communautaire. La SUISSE, appuyée par la
CHINE, a indiqué que les actions particulières à entreprendre
devraient être définies dans des plans d'action quinquennaux.
Le PEROU a apporté son appui à l'insertion d'une référence à
un plan stratégique général, outre le plan d'action à court
terme.
Au sujet des activités de l'organisation, dans
le domaine des projets, la SUISSE a requis une référence à la
question d'équité. Le VENEZUELA a suggéré de définir le rôle
du Secrétariat dans la formulation et la soumission des
projets. Le délégué des Etats-Unis a souligné l'importance de
la mise en œuvre, du suivi et de l'évaluation.
La CE a plaidé pour le maintien de la
référence à la prérogative du Conseil de fixer les priorités
pour les propositions de projets. Le délégué des ETATS-UNIS,
appuyé par la SUISSE, a suggéré l'insertion d'un libellé
autorisant le Conseil à limiter le nombre de projets éligible
au financement dans un certain cadre temporel. Le PEROU et les
ETATS-UNIS ont débattu du point de savoir si le Conseil
devrait avoir le pouvoir discrétionnaire de prendre des
décisions sur la mise à terme des projets. La CE s'est enquis
du point de savoir si les décisions concernant la mise à terme
des projets doivent être assujetties à un vote spécial ou au
vote majoritaire.
Au sujet de la répartition des voix, le BRESIL
a plaidé pour une étude de la définition de "ressources
forestières tropicales." La SUISSE et la PAPOUASIE NOUVELLE
GUINEE ont suggéré l'introduction de modifications dans la
définition. Le CANADA a fait part de ses réserves concernant
l'altération de la définition utilisées par la FAO et
l'ouverture de cette question, au débat.
Au sujet de la coopération et coordination
avec d'autres organisations, la NORVEGE a proposé l'inclusion
de la Convention sur la diversité biologique. La NOUVELLE
ZELANDE, appuyé par les Etats-Unis et l'AUSTRALIE et contré
par la SUISSE, a fait objection à l'insertion d'une liste
d'organisations particulières. L'INDONESIE, appuyée par la
SUISSE, a requis que les objectifs de la coopération avec le
secteur privé et la société civile soient élaborés. La SUISSE,
appuyée par le CANADA, a suggéré que l'intitulé de l'article
mentionne la société civile et le secteur privé.
Le Coprésident du PrepCom, Carlos Antonio da
Rocha Paranhos (Brésil), a présenté le rapport du groupe de
travail sur l'arrangement financier. Il a passé en revue
quatre modèles de financement, proposés pour l'accord
succédant, englobant: le maintien de l'arrangement actuel; le
maintien du compte administratif et l'utilisation d'un nouveau
compte pour le financement de tous les travaux politiques et
projets; le maintien de comptes discrétionnaires pour les
activités administratives, les activités politiques prévues
dans le programme de travail biennal, les fonds réservés
destinés aux projets et les projets inscrits dans le cadre de
l'Objective 2000 de l'OIBT; et des comptes pour les activités
administratives, les activités politiques et les fonds non
réservés destinés aux projets. Le Coprésident Paranhos a
souligné l'idée de contributions déterminées aux activités du
programme de travail et a noté que certains modèles calculent
les contributions sur la base du PIB. La CHINE a déclaré que
les contributions versées aux comptes des activités du
programme de travail devraient être en rapport avec le PIB, le
PIB par habitant ou l'échelle des Nations Unies. La FRANCE a
souligné la nécessité d'un financement à long terme.
Après l'examen du rapport concernant les
arrangements financiers, les délégués ont repris la débat sur
le document de travail. Au sujet du rapport annuel et de
l'évaluation, la CE, appuyée par le CANADA, a suggéré qu'outre
son rapport technique, le Conseil devrait publier un rapport
pour le grand public. La SUISSE a requis l'insertion d'un
libellé appelant à une évaluation exhaustive quinquennale de
la gestion des forêts produisant des bois tropicaux.
Au sujet des activités liées aux projets, le
délégué des ETATS-UNIS, appuyé par l'AUSTRALIE, a déclaré
qu'il souhaite donner au Conseil, la discrétion sur le nombre
de projets à mettre en œuvre. Le NIGERIA a indiqué que cela
est déjà implicite dans le texte de l'accord, et la SUISSE a
pr�cis� que cela ne n�cessitera pas un vote sp�cial.
Au sujet des mesures diff�rentielles et de
rem�de, le Copr�sident Paranhos a attir� l'attention sur la
r�solution de la CNUCED, exemptant les pays les moins avanc�s,
des contributions.
Au sujet de la non-discrimination, le CANADA a
conseill� de ne pas modifier l'article. Quelques pays ont
d�battu de la mani�re d'ins�rer une r�f�rence au commerce
l�gal.
Au sujet du cadre temporel durant lequel
l'accord restera ouvert � la signature, la CUNUCED, en entente
avec le Canada, a souhait� le maintien du libell� existant.
Les d�l�gu�s ont r�alis� un consensus sur les articles
r�gissant l'entr�e en vigueur, les amendements et le retrait.
Au sujet de l'exclusion des membres, la CNUCED
a indiqu� que les clauses r�gissant la r�int�gration des
membres exclus, est actuellement en �tude juridique.
Au sujet de la p�riode de validit�, de
l'extension et de la terminaison, la SUISSE a propos� une
p�riode de validit� de dix ans pour l'accord, mais le CANADA a
argu� que pour des raisons historiques, c'est une p�riode de
validit� de quatre ans qui devrait �tre retenue.
GROUPE DE TRAVAIL II
L'apr�s-midi, les d�l�gu�s se sont r�unis dans
un autre groupe de travail pour plancher, entre autres, sur la
composition du Conseil, les sessions du Conseil, les activit�s
des projets, et, les fonctions et l'�tablissement des
commissions. Au sujet de la composition du Conseil, un pays
consommateur a requis une r�f�rence aux fonctions, aux r�gles
et � la composition de la Commission ou comit� ex�cutif.
Au sujet des sessions du Conseil, les
participants ont d�battu du point de savoir s'il faut pr�voir
une ou deux sessions du Conseil, par an. Plusieurs pays
consommateurs ont d�clar� que le lien entre la fr�quence des
sessions et des arrangements du financement des projets, doit
�tre trait�. Un pays producteur a fait part de ses r�serves
concernant l'�quit� de la repr�sentativit� au sein de la
commission ou comit� ex�cutif. Un pays consommateur a not� que
les niveaux actuels du financement des r�unions ne peuvent
�tre maintenu par les donateurs actuels.
Les participants ont examin� un papier
officieux portant sur la commission ou comit� ex�cutif de
l'OIBT. Quelques pays consommateurs ont sugg�r� la suppression
du libell� consacr� � l'�lection du Pr�sident et du Vice-pr�sident.
Un pays producteur a not� que le nombre des membres du comit�
ex�cutif est trop important et que les fonctions du comit�
ex�cutif semblent �tre un peu trop similaires � celles du
Conseil. Au sujet des activit�s de projet de l'organisation,
un pays producteur a soulign� le besoin d'une strat�gie pour
l'approbation des projets. Un pays consommateur a soulign� la
n�cessit� de prendre en ligne de compte, les recommandations
des groupes d'experts sur la mise en �uvre des projets.
Un pays producteur a d�clar� que les limites
avanc�es pour le nombre de projets, sont difficile � appliquer.
Un pays consommateur a d�clar� que les projets devraient
int�grer les int�r�ts des soumissionnaires de la proposition
de projet, des donateurs et de l'OIBT.
Au sujet de l'�tablissement et des fonctions
des Commissions, plusieurs pays consommateurs ont sugg�r� la
fusion des commissions techniques et le maintien de la CFA.
Plusieurs pays producteurs s'y sont oppos�s.
DANS LES COULOIRS
Quelques d�l�gu�s ont fait part de leur
satisfaction quant aux progr�s r�alis�s sur le document de
travail relatif � l'accord succ�dant. D'autres ont mis en
garde, en revanche, que la progression est un peu trop lente
et qu'une autre r�union intersessions sera sans doute
n�cessaire avant la Conf�rence. Un observateur a not� que ceux
qui sont en train d'appeler � rebaptiser l'accord ne r�alisent
pas les complications juridiques que cela comporte.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: de 10h30 � 13h, PrepCom II
reprendra ses d�lib�rations autour des propositions consacr�es,
entre autres, aux objectifs et aux d�finitions de l'accord
succ�dant � l'AIBT, 1994, dans la Salle de Conf�rence du
Centre Sangyoboeki, � Yokohama. PrepCom II convoquera une
derni�re session pl�ni�re, de 14h � 20h, pour entendre les
d�clarations g�n�rales, examiner les recommandations adress�es
� la CIBT-36 et finaliser son rapport destin� au Conseil. |