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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 24 No. 32
Mardi 11 Novembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA PREPCOM II:
LUNDI 10 NOVEMBRE 2003
Les délégués près de la deuxième session du
Comité Préparatoire (PrepCom II) de la négociation de l'Accord
succédant à L'accord international sur les bois tropicaux de
1994 (AIBT, 1994), se sont réunis à la fois dans des sessions
plénières et des sessions de comité privées. Au cours de la
plénière, les délégués ont entendu des présentations sur: les
expériences vécues dans la mise en œuvre de l'AIBT, 1994; la
situation actuelle et les potentialités futures des marchés
des services écosystémiques (SE) des forêts tropicales; et, le
Groupe de travail intersessions sur la renégociation de
l'Accord succédant à l'AIBT, 1994, tenu à Curitiba, au Brésil,
en août 2003. L'après-midi, les délégués ont examiné les
amendements apportés aux articles de l'accord succédant.
SEANCE PLENIERE DU MATIN
OUVERTURE DE LA SESSION: Le Président de
la Prepcom II, Jürgen Blaser (Suisse), a ouvert la réunion,
notant les progrès réalisés jusque là et soulignant la
nécessité d'une bonne communication et d'un bon échange
d'information entre les délégués.
QUESTIONS D'ORGANISATION: Le Président
Blaser a recommandé, et le Comité a approuvé, que la
Commission des accréditations vérifie les accréditations des
représentants et soumette un rapport à la PrepCom II. Les
délégués ont ensuite approuvé l'ordre du jour et admis tous
les observateurs.
EXPERIENCES VECUES DANS LA MISE EN ŒUVRE DE
L'AIBT, 1994: Stephanie Caswell, Consultante près de
l'OIBT, a présenté un rapport sur les expériences vécues dans
la mise en œuvre de l'AIBT, 1994 (ITTC(XXXV)/5). Elle a mis en
exergue: les accomplissements de l'OIBT, notamment les
avancées enregistrées dans l'Objectif 2000 de l'OIBT; les
financements parvenus dans le cadre du Fonds de Partenariat de
Bali; et la coopération établie avec d'autres organisations.
S'agissant des points susceptibles d'être
examinés au cours du PrepCom, elle a cité, entre autres: la
consolidation des objectifs de l'accord; la précision des
fonctions du CIBT; et l'amélioration de l'intégration des
politiques et des travaux de projet.
La MALAISIE a déclaré que les accomplissements
de l'AIBT sont mitigés, soulignant que compte tenu de la
limite des fonds qui lui sont disponibles, il est important de
ne pas surcharger le Secrétariat. Il a ajouté que le nouvel
accord ne doit pas être fondamentalement différent de l'AIBT,
1994.
Le PEROU a indiqué que l'Accord a seulement
besoin de petites retouches et qu'il doit prendre en
considération les réalités intérieures. La NOUVELLE ZELANDE a
suggéré que le nouvel accord se focalise sur le long terme.
L'INDONESIE a souligné le manque de concrétisation dans le
cadre de l'Objectif 2000 de l'OIBT. La COMMUNAUTE EUROPEENNE
(CE) a mis en relief la valeur des évaluations ex-post. Le
délégué des ETATS-UNIS a souligné le besoin de rationaliser
l'accord. La Présidente de la CIBT-35, Bin Che Yeom Freezailah
(Malaisie) s'est félicitée des nombreuses réalisations de
l'OIBT, de l'enthousiasme, de la coopération, de la bonne
volonté et de la compréhension des délégués, et de l'ouverture
des sessions du CIBT aux observateurs.
POTENTIALITES DES MARCHES DES SERVICES
ECOSYSTEMIQUES: Le Président Blaser a présenté un exposé
sur situation actuelle et les perspectves à venir des marchés
des SE des forêts tropicales (ITTC(XXXV)/6). Il a indiqué que
les principaux acquéreur des SE sont les investisseurs privés
locaux. Le Président Blaser a indiqué que le commerce des SE
peut donner lieu à des réclamations de droits fonciers par des
groupes politiquement puissants et à des négociations
contractuelles excluant les populations locales. Il a affirmé
que le commerce des SE est entravé par la divulgation
insuffisante des connaissances et de l'information et a appelé
au développement des droits de propriété et des cadres
juridiques.
La NORVEGE, appuyé par la MALAISIE, le
VENEZUELA, l'INDONESIE, la REPUBLIQUE DU CONGO et la CE a mis
en garde contre la duplication des travaux des organisations
internationales, telles que l'Organisation, la
Convention-cadre sur les changements climatiques et la
Convention sur la diversité biologique. La NORVEGE a suggéré
que l'accord succédant comprend des clauses sur les droits de
propriété des populations indigènes. La CE a appelé au
maintien de la spécificité de l'accord dans le cadre des
matières premières. Arguant que la valeur des SE est
imprévisible, la MALAISIE a suggéré que l'accord succédant se
focalise sur les thèmes actuellement examinés, tels que la
pauvreté et l'exploitation forestière illégale.
Le VENEZUELA a indiqué que l'accord succédant
doit traiter de la question du développement durable. La
COLOMBIE, appuyée par l'EQUATEUR et le PEROU, a plaidé en
faveur d'une approche intégrative. Le PEROU a mis l'accent sur
l'implication des peuples indigènes.
Le GHANA, avec la PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE,
le GABON et les PHILIPPINES, a reconnu les possibilités de
voir les SE commercialisables, financer la conservation
forestière et a suggéré que l'OIBT continue à suivre les
développements du marché des SE.
Le délégué des ETATS-UNIS a indiqué qu'il est
ouvert à la discussion de ce sujet, et a souligné la
difficulté rencontrée dans l'établissement d'un équilibre
entre la GFD et les thèmes émergeants. La SUISSE a appelé à
l'instauration d'un débat honnête sur les défis posés à la
réalisation de la GFD. Le Vice-président du CIBT, Jan McAlpine
(Etats-Unis) a déclaré que le rôle de l'OIBT, consistant à
améliorer les SE, est discret des discussions autour du point
de savoir si l'OIBT doit traiter de la question du commerce
des SE. Le GUATEMALA a demandé au Secrétariat d'élaborer un
projet de texte concret sur l'intégration des SE dans l'accord
succédant.
LE GROUPE DE TRAVAIL INTERSESSIONS: Le
Président Blaser a résumé le rapport du Groupe de travail de
Curitiba (ITTC(XXXV)/7). Il a indiqué que l'Annexe 6 du
rapport sera le principal document utilisé durant PrepCom II.
Il a souligné que la discussion doit se focaliser sur les
forêts de conifères, et le degré d'intégration des produits
forestiers non-ligneux et des valeurs forestières non
ligneuses, dans l'AIBT, 1994. La SUISSE, appuyée par la CE et
la NORVEGE: a déclaré que le Conseil devrait se réunir
annuellement, a proposé la création d'un comité exécutif, a
indiqué que les commissions techniques devraient fusionner, et
a recommandé que d'autres organisations internationales soient
mentionnées dans le nouvel accord. La NORVEGE a déclaré que le
nouvel accord devrait englober des orientations fournies par
l'Organisation internationale du travail sur les droits des
peuples indigènes et des travailleurs. La MALAISIE, la CHINE,
le PEROU, l'URUGUAY et le GHANA ont souhaité en savoir
davantage sur le rôle et la composition du comité exécutif,
avant d'en approuver l'idée. La CHINE a déclaré qu'elle
pouvait envisager soutenir l'idée d'une session annuelle du
Conseil, mais a noté que ce changement risque d'affecter le
cycle des projets. L'AUSTRALIE a apporté son appui à la tenue
d'une session annuelle du Conseil, à la consolidation des
commissions techniques, à la création du comité exécutif et à
l'insertion d'une formulation plus forte sur la collaboration
avec d'autres organisations internationales. Le délégué des
ETATS-UNIS a requis l'élaboration d'un plan d'action basé sur
le programme de travail biennal. Le délégué des ETATS-UNIS a
appuyé: l'idée d'une session annuelle du Conseil; la création
du comité exécutif; et le maintien du libellé d'ordre général
consacré aux organisations internationales. Le GUATEMALA a
déclaré que la formulation disponible consacrée aux procédures
de vote, est ambiguë. Le JAPON a indiqué qu'il n'est pas
certain de la hauteur du financement que sont pays pourrait
apporter aux travaux de l'OIBT prévus dans le cadre du nouvel
accord. La MALAISIE a déclaré que le libellé disponible sur la
participation des organisations non gouvernementales est
suffisant. Le TOGO a noté qu'en cas de réduction du nombre de
réunions du Conseil, il faudrait s'assurer que l'OIBT
maintiendra son efficacité.
SEANCE PLENIERE DE L'APRES-MIDI
Au cours de la séance plénière de l'après-midi,
le Président Blaser a invité les délégués à commenter le
document de travail appelé à être utilisé à la PrepCom II. Le
document se présente comme Annexe 6, Revue annotée de l'AIBT,
1994, dans le Rapport du Groupe de travail intersessions sur
les préparatifs de la négociation de l'Accord succédant à
l'AIBT, 1994 (ITTC(XXXV)/7). Le débat qui a suivi est résumé
plus loin, dans ce rapport.
PRIVILEGES ET IMMUNITES: Aulikki Kauppila,
porte-parole du Groupe des pays consommateurs, a noté que le
groupe a apporté son appui au texte pertinent disponible de
l'AIBT, 1994. Le GUATEMALA a affirmé que certaines
modifications sont indispensables.
FINANCE: La SUISSE a déclaré: que les
activités régulières devraient être couvertes à travers des
contributions annuelles déterminées; et que le programme de
travail biennal devrait être financé à travers des
contributions faites au sous-compte idoine, sur la base du PIB
de chacun des pays membres. La CE a déclaré que le système
actuel des contributions devrait être maintenu. Le délégué des
ETATS-UNIS a souligné la nécessité d'incitations, pour
encourager les paiements des contributions déterminées, dans
les délais, et d'une évaluation de l'Objectif 2000 de l'OIBT.
L'AUSTRALIE a indiqué que les incitations encourageant le
paiement des arriérés peuvent être mises en phase avec le
cycle des projets. Le JAPON a d�clar� pr�f�rer utiliser les
contributions d�termin�es, pour la couverture des activit�s
administratives, celles men�es dans le cadre des projets, et
autres activit�s de l'OIBT. La NOUVELLE ZELANDE a appuy�
l'id�e de rattacher les budgets au programme de travail
biennal. La NORVEGE a sugg�r� une modification du fond
fiduciaire existant, de mani�re � permettre aux pays de donner
des fonds pr�-d�sign�s aux projets. Le Pr�sident Blaser a
recommand� l'�tablissement d'un groupe informel pour examiner
ces sujets et, en particulier, celui de la proposition nippone.
ACTIVITES OPERATIONNELLES: La CE a
soulign� que l'organisation devrait placer un accent plus
prononc� sur les activit�s politiques. Le JAPON a soulign�
l'importance des activit�s des projets. Au sujet des travaux
politique de l'organisation, la NOUVELLE ZELANDE et
l'AUSTRALIE ont plaid� pour
l'int�gration des activit�s politiques et des activit�s de
projets. La SUISSE et la NORVEGE ont appuy�, et la NOUVELLE
ZELANDE s'est oppos�e �, l'id�e que la question de la
participation locale et du public doive �tre mentionn�e dans
le cadre des activit�s op�rationnelles. La NOUVELLE ZELANDE et
l'AUSTRALIE ont d�clar� que le Conseil ne devrait pas songer �
�tablir des priorit�s et � fixer des limites aux propositions
de projets. La MALAISIE, la CE, la NOUVELLE ZELANDE, les
ETATS-UNIS, la CHINE, le JAPON et l'AUSTRALIE, contr�s par le
BRESIL et la PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE, ont propos� de
simplifier la structure du Conseil en faisant fusionner
certaines de ses commissions. Le VENEZUELA a soulign�
l'importance du maintien de l'�quilibre de la r�partition des
travaux entre les commissions sur la reforestation et la
gestion foresti�re, sur l'industrie foresti�re, et sur
l'information �conomique et les donn�es du march�.
STATISTIQUES, ETUDES ET INFORMATIONS: Le
d�l�gu� des ETATS-UNIS, appuy� par la SUISSE, la CE et la
NOUVELLE ZELANDE, a soulign� l'importance de la mise �
disposition des donn�es et des statistiques, par les pays
membres.
POINTS DIVERS: La Conf�rence des Nations
Unies sur le Commerce et le D�veloppement (CNUCED) a d�clar�
qu'elle fournira les �claircissements n�cessaires sur les
mesures de diff�rentiation et de rem�de et sur les mesures
particuli�res. La NORVEGE, appuy�e par la NOUVELLE ZELANDE, a
sugg�r� une dur�e de dix ans pour ce prochain accord.
CLAUSES FINALES: Le d�l�gu� des ETATS-UNIS
et la CE ont d�clar� que la dur�e du nouvel accord doit �tre
d�finie, la CE sugg�rant une dur�e minimale de dix ans
assortie d'une �valuation � mi-parcours. Le JAPON a not� que
la dur�e d"un accord portant sur des mati�res premi�res doit
�tre de dix ans. La CNUCED a attir� l'attention sur les
travaux en cours, entrepris par le secr�tariat de l'ONU sur
les recommandations concernant la mise � jour et la
simplification des accords sur les mati�res, et a indiqu� que
l'avis concernant ce sujet sera fourni � l'OIBT d'ici la fin
de PrepCom II.
DEFINITIONS: Le GUATEMALA s'est interrog�
sur l'applicabilit� de la d�finition de l'adh�sion, et, appuy�
par la CE, a appel� � l'affinement de la d�finition des
organisations internationales. La CE, la SUISSE et la
PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE ont sugg�r� l'insertion d'une
d�finition de la GFD, et ont recommand� l'exclusion des for�ts
de conif�res du nouvel accord. Faisant r�f�rence � la
d�finition des bois tropicaux, le GHANA, appuy� par le GABON,
a indiqu� pr�f�rer la suppression du terme non-conif�res et
que la d�finition des produits ligneux tropicaux ne doit pas
�tre trop restrictive. La NOUVELLE ZELANDE, le VENEZUELA, la
CHINE, le NIGERIA, la REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO,
l'EQUATEUR et la NORVEGE, contr�s par la REPUBLIQUE DE COREE,
ont encourag� la suppression du terme non-conif�re. Les
ETATS-UNIS, la REPUBLIQUE DU CONGO, la NORVEGE et le NIGERIA,
ont not� qu'a cause des diff�rentes d�finitions retenues pour
la GFD, celle ci ne devrait pas incluses dans l'accord.
R�sumant le d�bat, le Pr�sident Blaser a d�clar� qu'il semble
qu'il existe consensus g�n�ral sur l'exclusion du terme 'non-conif�res'
de la d�finition des bois tropicaux, et sur la n�cessit� de la
poursuite des discussions sur le point de savoir si u ou non
il faut ins�rer une d�finition de la GFD.
DANS LES COULOIRS
En cette premi�re journ�e de PrepCom II, les
couloirs sont rest�s d�serts, les discussions de la
ren�gociation ayant retenu les d�l�gu�s dans la Salle des
Pl�ni�res. A croire la rumeur, ni les pays producteurs ni les
pays consommateurs, r�unis au sein de leurs comit�s respectifs,
sont parvenus � des positions communes sur certains points
importants. Les disparit�s semblent �tre source d'anxi�t�,
pour quelques membres. Certains ont m�me not� que les pays
sont rest�s ancr�s dans les positions qui �taient les leurs,
avant PrepCom I.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PREPCOM II: Les d�l�gu�s reprendront leurs
d�lib�rations autour du document de travail, � partir de
10h30, au Centre Sangyoboeki � Yokohama. |