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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 24 No. 31
Lundi 10 Novembre 2003
RESUME DE LA TRENTE CINQUIEME SESSION DU
CONSEIL INTERNATIONAL DES BOIS TROPICAUX:
3-8 NOVEMBRE 2003
La trente-cinquième session du Conseil
International des Bois Tropicaux (CIBT-35) s'est déroulée du 3
au 8 novembre 2003, à Yokohama, au Japon. Prés de 200
participants, représentant 41 pays membres (22 pays
producteurs et 19 pays consommateurs), 1 pays membre potentiel,
6 organisations intergouvernementales, 4 organisations
gouvernementales et 19 organisations non gouvernementales
(NGO). Le Conseil a adopté quatre décisions portant sur: les
projets, les pré-projets et les activités en cours; la gestion
du compte administratif relatif à l'exercice 2003; le Compte
des agences d'exécution; et le Programme de travail de
l'Organisation Internationale des Bois Tropicaux (OIBT) pour
l'exercice biennal 2004-2005. Le Conseil a également approuvé
16 projets et 4 pré-projets.
Les Commissions chargées de l'information
économique et des données du marché (CEM), de la reforestation
et de la gestion forestière (CRF), et de l'industrie
forestière (CFI) ont tenu leurs trente-troisièmes sessions et
y ont procédé à l'évaluation: des projets achevés, des
pré-projets et des activités en cours; les évaluation ex-post;
les propositions de projets et de pré-projets; les travaux
d'ordre politique; les projets achevés et les pré-projets; et
le programme de travail de la biennale 2004-2005. La
Commission chargée des questions financières et
administratives (CFA) a tenu sa quatorzième session pour
procéder à l'examen des sujets ayant trait à la gestion du
compte administratif de l'exercice 2003, au budget provisoire
de la biennale 2004-2005 et à la création d'un compte des
agences d'exécution.
La CIBT-35 peut être qualifiée de réunion
routinière. Comme la deuxième session du Comité préparatoire (PrepCom
II) de la négociation de l'accord succédant à l'Accord
international sur les bois tropicaux, de 1994 (AIBT, 1994) se
réunit tout de suite après la CIBT-35, le sentiment répandu à
la CIBT-35, était que surcharger de décisions la session du
Conseil risquait de compliquer inutilement le processus de
négociation.
BREF HISTORIQUE DE L'AIBT
L'accord international sur les bois
tropicaux (AIBT) a été négocié sous l'égide de la Conférence
des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED).
Les négociations avaient alors pour objectifs: de mettre en
place un cadre efficace à la coopération et à la concertation
entre les pays producteurs et les pays consommateurs de bois
tropicaux; de promouvoir l'expansion et la diversification du
commerce international des bois tropicaux et d'améliorer les
conditions structurelles du marché du bois d'œuvre tropical;
de promouvoir et de soutenir la recherche et le développement,
aux fins d'améliorer la gestion forestière et les utilisations
du bois d'œuvre; et d'encourager l'élaboration de politiques
nationales en faveur de l'utilisation durable et de la
conservation des forêts tropicales et des ressources
génétiques, et de la préservation de l'équilibre écologique
dans les régions concernées.
L'AIBT a été adopté le 18 novembre 1983, et
est entré en vigueur le 1er avril 1985. Il est
resté en vigueur une période initiale de cinq ans, puis a été
prorogé à deux reprises, chacune, pour une période de deux
ans. L'AIBT a été négocié, à nouveau, en 1993-94. L'accord
succédant à l'AIBT, 1994 a été adopté le 26 janvier 1994 et,
est entré en vigueur le 1er janvier 1997. L'AIBT,
1994 contient des dispositions plus étendues concernant
l'échange d'informations, y compris les données relatives au
commerce international des produits forestiers autres que le
bois d'œuvre, et intègre l'Objectif 2000, pour améliorer les
capacités des Etats membres à mettre en œuvre la stratégie
permettant de parvenir à des exports de bois tropicaux et
autres produits ligneux provenant de sources gérées de manière
durable. L'AIBT, 1994 a également établi le Fonds de Bali pour
le Partenariat, pour aider les pays producteurs membres dans
la concrétisation de l'Objectif 2000. Conclu, au départ, pour
une validité de trois ans, l'accord de 1994 a été prorogé à
deux reprises pour des périodes supplémentaires de trois ans.
La deuxième prendra fin le 31 décembre 2006.
L'AIBT a établi l'Organisation Mondiale des
Bois Tropicaux (OIBT), dont le siège se trouve à Yokohama, au
Japon, et qui fournit aux pays producteurs et aux pays
consommateurs un cadre de discussion, d'échange d'information
et d'élaboration de politiques sur les questions ayant trait
au commerce international et à l'utilisation des bois
tropicaux, et à la gestion durable de ces ressources de base.
L'OIBT compte 58 membres répartis en deux blocs: le bloc des
pays producteurs (32 membres) et le bloc des pays
consommateurs (26 membres, dont les Etats membres de la
Communauté Européenne). Les membres adhérents de l'OIBT
représentent 95%du commerce mondial des bois tropicaux et 75%
des forêts tropicales de la planète.
CIBT-31: La 31ème session du
CIBT s'est déroulée à Yokohama, au Japon, du 29 octobre au 3
novembre 2001. Le Conseil y a adopté des décisions portant sur:
la mise en application des législations forestières;
l'élaboration d'un projet de plan de travail axé sur les
écosystèmes des forêts de mangrove; l'établissement d'une base
de données statistiques concernant le commerce de bambou et de
rotin; et l'aide dans l'élaboration de systèmes d'audit de la
mise en application des critères et indicateurs (C&I) de la
gestion forestière durable (SFM). A la CIBT-31, les Etats
membres ont promis d'engager 8.96 millions de dollars pour la
couverture des travaux visant à promouvoir la conservation et
le développement durable des forêts tropicales, et le Conseil
a approuvé et a financé plusieurs projets.
CIBT-32: Le CIBT a tenu sa 32ème
session à Bali, en Indonésie, du 13 au 18 mai 2002. Le Conseil
a fourni des fonds pour la facilitation des contributions du
groupe consultative de la société civile (GCSC), dans les
projets et durant les sessions du Conseil. Le Conseil a
également adopté des décisions portant sur: la contribution de
l'OIBT au Sommet mondial pour le développement durable; le
plan de travail révisé relatif aux mangroves; les lignes
directrices devant encadrer la restauration et la gestion des
forêts tropicales secondaires dégradées; l'application des
lois forestières en Afrique; la GFD dans le bassin du Congo;
la certification; et les préparatifs de la négociation de
l'accord succédant à l'AIBT, 1994. Les Etats membres se sont
engagés pour la mise à disposition de 8,129 millions de
dollars pour le financement des projets et pré-projets
sélectionnés, et le Conseil a approuvé 19 projets et 10
pré-projets.
CIBT-33: La 33ème session du
CIBT s'est déroulée du 4 au 9 novembre 2002, à Yokohama, au
Japon. Le Conseil y a adopté le programme de travail de l'OIBT
pour l'exercice 2003 et des décisions portant sur: les
relations publiques, l'éducation et la communication; les
partenariats favorisant la GFD; la prévention et la gestion
des feux forestiers; les mesures visant à réduire les coûts et
à améliorer l'efficacité et l'utilité de l'organisation;
l'extension de l'AIBT, 1994; et les préparatifs de la
négociation de l'accord succédant à l'AIBT, 1994. Le Conseil a
approuvé 12 projets et 15 pré-projets. Aucun engagement
financier n'a été pris pour le financement des projets et
pré-projets sélectionnés. Au cours de la session, le GCSC a
tenu une discussion de groupe sur le marché des produits
forestiers certifiés.
CIBT-34: La 34ème session du
CIBT s'est réunie du 12 au 17 mai 2003, à Panama City, au
Panama. Le Conseil y a adopté 11 décisions portant sur: les
projets, les pré-projets et les activités; la gestion du
budget administratif; le partenariat forestier asiatique; les
C&I de la GFD; les questions ayant trait à l'Article 16 de
l'AIBT, 1994, concernant le directeur exécutif et le personnel
de l'OIBT; la négociation de l'accord succédant à l'AIBT,
1994; la coopération entre l'OIBT et la CITES dans le domaine
de l'acajou à grande feuille; la gestion de la mise en œuvre
des projets; le programme de travail biennal et le budget
administratif; les approches par étapes appliquées à la
certification; et l'expansion et la diversification du
commerce international des bois tropicaux. A cette session,
les délégués ont approuvé 9 projets et 8 pré-projets.
COMPTE RENDU DE LA CIBT-35
La CIBT-35 s'est ouverte le lundi 3
novembre 2003. Le Président de la CIBT-35, Bin Che Freezailah,
Malaisie (à droite) a ouvert la session, notant le haut niveau
d'attention politique accordé aux problèmes posés à
l'Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT). Il a
souligné que la surface totale des forêts tropicales mondiales
est petite, comparée à celle des forêts tempérées et des
forêts boréales, et que l'exploitation illicite continue à
menacer le patrimoine forestier de la planète. Le Président
Freezailah a également déclaré que la coopération de la
société civile, des gouvernements et d'autres encore aiderait
l'OIBT à ‘se réinventer’ et faciliterait la gestion des forêts
tropicales. Le Président Freezailah a ensuite annoncé, et les
délégués ont applaudi, la récente accession du Nigeria à
l'AIBT.
Le directeur exécutif de l'OIBT, Manoel
Sobral Filho, a déclaré que le rapport de l'état d'avancement
de la mise en œuvre de l'Accord international des bois
tropicaux, 1994 (AIBT, 1994) pourrait être utile aux
gouvernements, durant le processus de renégociation. Il a
indiqué, que dans la renégociation de l'AIBT, 1994, les Etats
membres doivent prendre en considération, le caractère
évolutif du débat forestier, qui aura, dans les quelques
décennies à venir, intégré une nouvelle vision et un nouveau
processus pour le traitement des questions ayant trait aux
forêts tropicales. Sobral a mis en relief l'importance de
certaines questions ne figurant pas à l'ordre du jour de la
CIBT-35, notamment, celles des approches en phases en matière
de certification, des partenariats entre le secteur public et
le secteur privé, et de la coopération avec les diverses
organisations internationales. Il a également souligné
l'importance de l'accession des Etats membres à l'AIBT, 1994
et à l'accord qui lui succédera, et la nécessité, pour les
membres actuels, d'honorer leurs obligations financières si
l'on veut que l'accord successeur réussisse.
Keiji Ide, représentant du Ministère nippon
des affaires étrangères, a parlé de la contribution de son
pays à la question des bois tropicaux, notamment dans les
domaines: de l'échange d'information, des lignes directrices
politiques, de la mise en application des projets et de leur
financement. Il a évoqué l'initiative conjointe lancée par le
Japon et l'Indonésie dans le domaine de la lutte contre
l'exploitation forestière illégale et la contribution du Japon
au Partenariat forestier asiatique, qui vise à promouvoir le
développement durable en Asie. Affirmant que l'AIBT, 1994 est
équilibré et qu'il reflète bien les priorités de l'OIBT, il a
indiqué que les thèmes émergeants et le souci de la
participation de la société civile doivent être reflétés dans
l'accord qui lui succédera.
Mamoru Ishihara, Directeur général de
l'Agence nippone des forêts, a noté que les deux-tiers de la
surface terrestre, sont occupés par la forêt, dont une bonne
partie a été touchée par des catastrophes naturelles. Il a
précisé l'engagement du Japon en faveur de la gestion
forestière durable (GFD). Il a mis en exergue l'effort fourni
par le Japon pour introduire l'étiquetage et la certification.
Adou Assoa, Ministre ivoirien des eaux et
des forêts, a parlé des progrès réalisés par son pays dans la
mise en application de l'Objectif 2000, et a expliqué la
nouvelle politique forestière de la Côte d'Ivoire et les
partenariats conclus avec les ONG et avec le secteur privé.
Notant que les forêts primaires sont en train de disparaître
et que les forêts secondaires ont besoin de nouveaux
mécanismes de financement, il a fait part de son espoir de
voir l'OIBT être en mesure de relever les défis posés.
Muhammad Prakosa, Ministre indonésien des
forêts, a souligné l'importance de la GFD, notant la nécessité
d'établir une coopération entre les pays producteurs et les
pays consommateurs, dans le traitement du problème de
l'exploitation forestière illégale et du commerce illicite qui
lui est associé. Donnant un aperçu sur les importations
malaises de bois d'œuvre illégal en provenance d'Indonésie et
la nécessité pour les Etats consommateurs d'interdire le
commerce illicite des bois tropicaux, Prakosa a appelé à la
mise en place de normes cohérentes et à l'instauration d'une
coopération internationale.
Patrick Praitch, Ministre des forêts,
Papouasie Nouvelles Guinée, a mis en exergue la participation
active de son pays au processus de l'OIBT et a plaidé pour un
élargissement de la portée de l'AIBT, 1994, à travers: la
promotion d'une approche holiste et l'évolution du statut
actuel de l'organisation, en sa qualité d'organisation
appartenant au secteur des matières premières. Praitch a
également décrit la position de la Papouasie Nouvelle Guinée
concernant la renégociation de l'AIBT, 1994, notant la
nécessité d'améliorer l'échange d'information, l'accès aux
nouvelles ressources, et l'accès des bois tropicaux au marché
international. Se félicitant du soutien de l'OIBT en faveur de
la GFD en Papouasie Nouvelle Guinée, il a décrit les deux
propositions de projets soumises récemment par son pays et a
présenté son offre d'accueillir la CIBT-40.
Elisea G. Gozun, Secrétaire d'Etat à
l'environnement et aux ressources naturelles, Philippines, a
réaffirmé l'engagement de son pays en faveur de l'Objectif
2000, et a identifié les priorités politiques nationales, dont,
entre autres: la mise en place d'un nouveau code politique
forestier, l'adoption d'un système de Critères et Indicateurs
(C&I), le renforcement de la gestion forestière communautaire
locale, l'expansion des plantations forestières,
l'instauration d'un environnement plus favorable à
l'investissement, l'accroissement de la durabilité de
l'investissement destiné au secteur forestier, et la
dissémination des connaissances en ressources.
Hosny al-Lakany, de la FAO, a fait l'éloge
des accomplissements politiques de l'OIBT et a mis en exergue
l'importance de poursuivre la collaboration entre la FAO et
l'OIBT. Il a également souligné les efforts constants fournis
par la FAO dans l'élaboration des lignes directrices devant
encadrer l'application des lois forestières, dans la mise à
disposition de données crédibles et opportunes concernant la
gestion forestière, la coopération avec l'OIBT dans
l'élaboration des C&I pour la GFD, et dans le renforcement de
l'interface entre les considérations économiques et celles
écologiques.
Après les déclarations d'ouverture, la
MALAISIE a souligné que la question de l'exploitation
forestière illicite doit être traitée, à l'échelon intérieur,
par les pays producteurs, et a plaidé pour l'adoption
d'approches axées sur le milieu rural et pour une coopération
à tous les niveaux, illustrant son propos par des exemples
d'actions menées dans le cadre de la lutte contre
l'exploitation forestière illégale.
Le mardi, Pekka Patosaari, du Forum des
nations unies sur les forêts (FNUF), a remercié l'OIBT pour le
soutien apporté au Partenariat de collaboration pour les
forêts, a résumé la mission du FNUF, a souligné la nécessité
de faire reculer l'exploitation forestière illégale et a
encouragé la poursuite de la collaboration instaurée entre le
FNUF et l'OIBT.
Tout le long de la semaine, les délégués se
sont réunis en sessions du Conseil, des Commissions et de la
Commission Mixte. Les délégués ont passé un laps de temps
important à examiner les éléments pertinents du Projet de
Programme de travail de la biennale 2004-2005. Le Comité de
Rédaction du Président, de composition non limitée, s'est
également réuni pour procéder à l'examen des projets de
décisions.
Le compte rendu ci-après résume les
discussions du Conseil et des Commissions et les décisions qui
en ont émané, dans un ordre correspondant aux points inscrits
à l'ordre du jour.
LES QUESTIONS D'ORGANISATION: Le
Directeur exécutif de l'OIBT, Sobral, a indiqué que le quorum
pour la CIBT– 35, est atteint. Les délégués ont adopté l'ordre
du jour provisoire et le calendrier des travaux, sans outre
commentaire. Sobral a mis en exergue l'accession du Nigeria,
notant que le nombre actuel des adhérents de l'OIBT est de 58,
composé de 26 pays producteurs et 32 pays consommateurs. Les
délégués ont approuvé la répartition des voix, proposée, telle
que figurant dans l'ordre du jour (ITTC(XXXV)/1), et ont admis
toutes les organisations candidates au statut d'observateur.
Les membres du Bureau de la CIBT-35 étaient
le Président Freezailah (Malaisie) et le Vice-président Jan
McAlpine (Etats-Unis). Les membres du Bureau des commissions
étaient: Le président de la CEM, Kaya Gilbert (Ghana) et le
Vice-président Yeo-Chang Youn (République de Corée); le
Président de la CRF, Henri-Félix Maître (France) et le Vice-président
A.S.K. Boachie-Dapaah (Ghana); le Vice-président de la CFI,
Astrid Bergquist (Suède); et le Président CFA, Christopher
Ellis (Etats-Unis). Le porte-parole du bloc des pays
producteurs était Luis César Gasser (Brésil) et le porte-parole
du bloc des pays consommateurs était Aulikki Kauppila (Finlande).
LES SESSIONS DU CONSEIL
Le Conseil s'est réuni au quotidien pour
l'examen: du rapport du Groupe Consultatif Informel; de
l'évaluation annuelle de la situation des bois tropicaux; des
propositions soumises pour les listes de la CITES; des
expériences vécues avec la mise en œuvre de l'AIBT, 1994; des
services environnementaux commercialisés à l'échelle
internationale et ceux potentiellement commercialisables,
fourni par les forêts tropicales; le Groupe de travail
intersessions sur les préparatifs de la négociation de
l'accord succédant; le Groupe d'experts sur la gestion de la
mise en œuvre des projets; Les directives de l'OIBT concernant
la restauration, la gestion et la réhabilitation des forêts
tropicales secondaires dégradées; la promotion de la GFD dans
le bassin du Congo; l'application des législations forestières
et la gouvernance; l'Organisation internationale des bois
tropicaux (OIBT) le projet de programme de travail de la
biennale 2004-2005; l'Objective 2000 de l' OIBT; le Compte
spécial et le Fonds de Bali pour le Partenariat; et le
programme des bourses universitaires de l'OIBT.
LE GROUPE CONSULTATIF INFORMEL: Lundi,
le Président Freezailah a présenté le rapport du GCI (ITTC(XXXV)/2),
mettant en relief: le procès-verbal du Groupe de travail
intersessions sur les préparatifs de la négociation de
l'accord succédant (ITTC (XXXV)/7); les propositions
d'amendement introduites pour le processus décisionnel du
Conseil; et les projets de décisions reçus des Etats membres
et du Secrétariat de l'OIBT. Il a indiqué que le GCI a
identifié les difficultés potentielles susceptibles de se
poser dans les négociations, notamment, l'utilisation du terme
'services environnementaux', la répartition des voix des
membres africains, et l'emploi d'une nouvelle terminologie non
définie; Le Guatemala et la Papouasie Nouvelle Guinée ont
parlé de l'importance des forêts de conifères dans les
discussions de l'OIBT. La Suisse a mis en relief sa
proposition d'inclure dans le programme de travail biennal,
une discussion de groupe sur l'amélioration de la
collaboration entre le Groupe Consultatif sur le Commerce (GCC)
et le Groupe Consultatif de la Société Civile (GCSC). La
Suisse a indiqué, par ailleurs, qu'en exprimant ses vues sur
la portée que devrait avoir l'accord succédant, le GCI est
allé au-delà des limites de son mandat. La République
équatoriale a déclaré que le GCI est un organe consultatif, et
a recommandé que le rapport du GCI doive indiquer que tout
élargissement de l'AIBT, 1994 devrait être soigneusement
étudié. Les Etats-Unis et la Suisse ont souhaité une révision
du libellé consacré, dans le rapport, à la question des
services environnementaux, mais le Président Freezailah a
expliqué que le sujet sera traité au cours de la deuxième
session du Comité Préparatoire.
LES PROPOSITIONS POUR LES LISTES DE LA
CITES: Le Secrétariat a rapporté que depuis la CIBT-34, il
n'a reçu aucune proposition pour les listes des nouvelles
espèces, figurant dans les appendices de la CITES. Il a noté
qu'à partir du 15 novembre 2003, l'acajou figurera sur la
liste de l'appendice II de la CITES, ce qui implique, que
chaque importation d'acajou aura besoin d'une autorisation de
la CITES. Le Secrétariat a également indiqué que la CITES et
l'OIBT ont tenu une seconde réunion du Groupe de travail sur
l'acajou, à Belém, au Brésil au mois d'octobre 2003, pour
examiner: les exigences administratives et scientifiques de la
liste de l'Appendice II; le rôle des plantations d'acajou et
des méthodes permettant de distinguer les imports issus de
forêts naturelles, des imports issus des plantations; et,
l'assistance fournie par l'OIBT aux Etats et aux organisations
membres, dans le domaine des statistiques.
EVALUATION ANNUELLE DE LA SITUATION DES
BOIS TROPICAUX: Au cours de la session du Conseil de jeudi,
Le Secrétariat a présenté un rapport sur les éléments devant
figurer dans l'évaluation annuelle de la situation
internationale des bois tropicaux (ITTC(XXXV)/4), notant que
les données concernant le commerce des bois tropicaux ont une
importance accrue, du fait qu'elles éclairent les discussions
politiques. Le porte-parole a noté que, compte tenu du fait
qu'il n'a reçu, de la part des pays, que très peu de réponses
concernant les données dont ils disposent, il pourrait être
amené à envisager, dans le futur, de payer les pays, pour
l'obtention de ces renseignements. Il a également indiqué
qu'ils sont en train de travailler avec un groupe de travail
inter-Secrétariats, sur l'amélioration des réponses reçues de
la part des pays industrialisés. En réponse au point émis par
le Secrétariat, selon lequel l'UE ne disposerait pas de
données crédibles sur le commerce du bois d'œuvre, l'UE a
expliqué que l'union étudie les données du marché des bois
tropicaux à l'échelle mondiale, et que par conséquent il lui
est difficile d'obtenir des données réelles des pays membres.
Le délégué des Etats-Unis a suggéré que le GCC peut jouer un
rôle dans la promotion de la soumission des rapports dans les
délais prévus. La Nouvelle Zélande a noté que les données
concernant le commerce sont essentielles pour les Etats
membres s'ils veulent mettre en place des politiques visant à
endiguer l'exploitation forestière illégale et le commerce qui
lui est associé. Le Secrétariat a indiqué qu'il mettra à jour
ses données, en se basant sur les soumissions de données
prévues de la part de la République de Corée, de la Malaisie
et du Brésil. Le Vice-président Jan McAlpine (Etats-Unis) a
déclaré que l'OIBT est reconnue comme étant l'une des sources
les plus fournies en matière de données sur le commerce
international des bois tropicaux, en général, et que les
données constituent la base des décisions politiques prises
tant au niveau de l'OIBT qu'à l'échelon national. Le Directeur
exécutif, Sobral, a expliqué les actions de l'OIBT visant à
traiter les problèmes rencontrés dans la collecte des données
et dans l'élaboration des rapports. Il a indiqué qu'en dépit
du fait que l'amélioration des données ne sera pas incluse
dans le programme de travail de la biennale 2004-2005, le
travail pourrait être fait au cours de la biennale, si des
fonds supplémentaires sont mis à disposition par les Etats
membres.
L'EXPERIENCE ACQUISE DANS LA MISE EN ŒUVRE
DE L'AIBT, 1994: Shaharuddin Mohamad Ismail a présenté un
papier d'information générale sur les expériences vécues dans
la mise en œuvre de l'AIBTA, 1994 (ITTC XXXV/5), élaborant sur:
l'organisation et l'administration de l'AIBT; les procédures
du CIBT; le financement; les activités d'ordre opérationnel;
les liens avec le Fonds commun des matières premières; et les
catégories des différents objectifs. Ismail a affirmé que des
réalisations notables ont été accomplies dans le cadre de
l'AIBT, 1994, en dépit des insuffisances enregistrées dans la
mise en œuvre. Il a souhaité voir les évaluations potentielles
futures qui seront effectuées dans le cadre de l'accord
successeur, inclure l'intégration de la mise en œuvre des
politiques et des projets, un meilleur équilibre de la
répartition des projets entre les commissions et entre les
régions géographiques, et l'amélioration des cycles des
projets. Il a mis en exergue nombre de questions techniques en
suspens, y compris le point de savoir si les clauses spéciales
de l'AIBT, consacrées au vote, pouvaient être supprimées.
LES SERVICES ENVIRONNEMENTAUX
INTERNATIONALEMENT COMMERCIALISES ET CEUX POTENTIELLEMENT
COMMERCIALISABLES, FOURNIS PAR LES FORETS TROPICALES:
Vendredi, Andy White, de 'Forest Trends', a passé en revue la
situation actuelle et l'évolution potentielle des marchés des
services fournis par les écosystèmes (SE) et les forêts
tropicales (ITTC(XXXV)/6). Expliquant que les différents types
de SE englobent la protection des lignes de partage des eaux,
la protection de la biodiversité et la fixation du carbone, il
a signalé que les principaux acquéreurs des SE sont des
investisseurs privés locaux. Il a ajouté que les principaux
marchés et schémas de paiement englobent: les paiements
publics aux propriétaires forestiers privés pour l'entretien
ou l'amélioration des SE; le commerce ouvert dans un cadre de
régulation; les marchés privés auto-organisés; et
l'éco-étiquetage. Il a souligné que l'investissement dans la
gestion des lignes de partage des eaux est substantiellement
moins onéreux que l'investissement dans de nouveaux services
de traitement et d'approvisionnement en eau, et a fait état
d'une augmentation de la demande des produits agricoles
organiques.
White a précisé que le commerce des SE
pourrait donner lieu à des réclamations de droits fonciers de
la part de certains groupes puissants, et à des négociations
contractuelles excluant les communautés locales. Evoquant les
principales conclusions du rapport, il a souligné: que la
valeur totale des paiements pour les SE est actuellement
modeste, mais qu'elle est susceptible de s'accroître; que les
paiements au titre des SE peuvent contribuer à l'allégement de
la pauvreté; et que les gouvernements jouent un rôle crucial
en tant qu'acquéreurs directs des SE fournis par les forêts et
en tant que catalyseurs des investissements du secteur privé.
Il a enfin appelé au développement des droits de propriété et
des cadres juridiques.
LE GROUPE DE TRAVAIL INTERSESSIONS SUR LES
PREPARATIFS DE LA NEGOCIATION D'UN ACCORD SUCCEDANT:
Mardi, Jürgen Blaser (Suisse), Président du Comité
préparatoire (PrepCom), a résumé le rapport du groupe de
travail intersessions sur les préparatifs de la négociation de
l'accord succédant à l'AIBT, 1994 (ITTC(XXXV)/7). Blaser a
donné un aperçu sur les conclusions du groupe de travail,
notamment le fait: que les conifères tropicaux ne sont que
marginalement importants pour le commerce du bois d'œuvre et
que leur inclusion ne servirait qu'à diluer l'accord succédant;
que les produits forestiers non-ligneux (PFNL) sont traités à
travers les travaux de l'OIBT sur les projets; et que les
valeurs des écosystèmes sont intégrées dans la définition de
la GFD, retenue par l'OIBT. Blaser a indiqué que les
recommandations du groupe de travail englobent: les
modifications apportées aux clauses de l'AIBT, 1994,
consacrées aux objectifs, aux définitions, au vote et à la
coopération entre le secteur privé et la société civile. Il a
réitéré la recommandation du groupe de travail, appelant la
deuxième session du PrepCom à élaborer un seul projet de texte.
LE GROUPE D'EXPERTS SUR LA GESTION DE LA
MISE EN ŒUVRE DES PROJETS: Mardi, Michael Hicks, du
Département d'Etat américain chargé de l'agriculture, a
présenté le rapport du groupe d'experts sur la gestion de la
mise en œuvre des projets (ITTC(XXXV)/8). Il a identifié les
six causes principales de la mise en œuvre et du suivi
inefficace des projets, y compris de leur mauvaise conception,
du manque de communication et de coordination, de l'absence de
capacités au sein des agences d'exécution, de la non-conformité
aux règles et aux procédures de l'OIBT, des difficultés
rencontrées dans le recrutement des consultants et du
personnel nécessaire aux projets, des catastrophes naturelles
et des facteurs externes.
Le Guatemala a parlé de la conférence vidéo,
organisée en Amérique Latine, sur la mise en œuvre des projets,
et a recommandé que le règlement intérieur de l'OIBT englobe
un fichier d'experts spécialisés en évaluation des projets.
Soulignant l'importance d'un suivi effectué par des experts
locaux, l'Indonésie a affirmé que ce sont les normes
inadéquates de l'OIBT et ses calendriers serrés, et non les
agences d'exécution, qui sont la cause des retards enregistrés
dans la mise en œuvre. L'UE a déclaré que dans l'évaluation de
l'efficacité de la mise en œuvre, la phase d'évaluation des
projets doit être également examinée, et a encouragé
l'élaboration des critères devant régir la continuation des
projets. La Suisse a argué que les problèmes viennent se poser
tout le long de la phase de mise en œuvre, et pas simplement
au cours de leurs premières et dernières étapes, et a appelé à
une gestion renforcée des projets et à un suivi de la
formation.
Le Ghana a recommandé de se focaliser
plutôt sur la gestion, que sur la formulation des projets. La
Malaisie a exprimé sa foi dans les recommandations du groupe
d'experts, et a exhorté toutes les parties à assumer leurs
responsabilités respectives au cours de la mise en œuvre des
projets. Notant que les experts, le Conseil et les donateurs
doivent procéder à l'évaluation et à l'approbation de tous les
projets, le Brésil, appuyé par les Etats-Unis, a indiqué que
la mise en œuvre des projets est une responsabilité partagée
et non une responsabilité relevant des seules agences
d'exécution. Le délégué des Etats-Unis a ajouté que les
retards enregistrés dans la mise en œuvre des projets doivent
être résolus à des niveaux multiples. Le délégué des PAYS-BAS
a souligné l'importance de démarrer avec une conception de
projet, de haute qualité, et a recommandé de faire passer le
débat du niveau du projet à celui politique. La République
équatoriale a déclaré que les critères de l'OIBT, permettant
de mesurer la réussite de la mise en œuvre, doivent être
éclaircis, et a exhorté les agences d'exécution à se focaliser
sur les activités de gestion.
LES DIRECTIVES DE L'OIBT CONCERNANT LA
RESTAURATION, LA GESTION ET LA MISE EN VALEUR DES FORETS
TROPICALES SECONDAIRES DEGRADEES: Mardi, le Secrétariat a
introduit les directives de l'OIBT devant régir la
restauration, la gestion et la mise en valeur des forêts
tropicales dégradées secondaires (ITTC(XXXV)/9), notant que
cinq des six ateliers organisés sur le thème des lignes
directrices, ont été réalisés. Le délégué des Etats-Unis a
déclaré que son pays apportera une contribution financière à
la publication des résultats des ateliers. Le JAPON a noté
l'importance de la dissémination des documents de ces ateliers
aux Etats membres et aux diverses parties intéressées. La Côte
d'Ivoire a déclaré que la situation de la déforestation en
Afrique de l'Ouest et dans le bassin du Congo justifie
l'importance des ateliers consacrés à la restauration, gestion
et mise en valeur des forêts, dans la région. La Chine a
affirmé que les forêts tropicales secondaires sont importantes
pour le développement rural et la conservation de la
biodiversité. Le Ghana a indiqué que les ateliers ont facilité
les échanges d'expériences. La Suisse a plaidé pour la
poursuite des activités jusqu'à la finition du dernier
atelier. Le Président Freezailah a déclaré que les lignes
directrices pourraient être débattues encore dans le projet de
programme de travail de la biennale 2004-2005.
PROMOTION DE LA GFD DANS LE BASSIN DU
FLEUVE CONGO: Vendredi, le Conseil s'est penché sur la
promotion de la GFD dans le bassin du fleuve Congo. Le
Président du CIBT, Freezailah a fait noter la tenue d'un
atelier consacré à la promotion de la GFD en Afrique et
l'amélioration de la gestion des concessions forestières sur
la base des directives de l'OIBT, et a déclaré que le rapport
de l'atelier est en suspens. Cleto Ndikumagenge, de l'Union
internationale pour la conservation de la nature, a donné un
aperçu sur l'étude qui a été menée en Afrique centrale, sur
les expériences vécues dans le cadre des partenariats axés sur
la gestion forestière, passant en revue: l'information
générale concernant le secteur forestier; l'évaluation de la
gestion forestière; les expériences vécues dans le cadre des
partenariats en matière de gestion forestière, avec, entre
autres, l'OIBT, le Fonds Mondial pour la Nature, la Société
Internationale pour la Conservation et l'Agence française de
développement; et, les propositions concernant les modèles de
partenariat pour l'amélioration de la gestion forestière (ITTC(XXXV)/11).
Il a fait état des problèmes auxquels les partenariats sont
confrontés, tels que les retards enregistrés dans le
déboursement des fonds gouvernementaux, le manque de personnel
doté d'expertise technique adéquate, et l'inadéquation du
suivi et l'évaluation des activités de terrain. Ndikumagenge a
recommandé, entre autres: l'élaboration d'un mécanisme de
suivi et d'évaluation; la création d'un mécanisme de
coordination des partenariats; l'amélioration des outils de
gestion; et la consolidation des rôles du secteur privé et de
la société civile.
Au cours du débat qui a suivi, le délégué
des Etats-Unis a mis en relief la nécessité de se focaliser
sur le renforcement des capacités, et la République du Congo a
souligné l'importance de l'élaboration de plans de gestion
forestière à l'échelon de la sous-région.
APPLICATION DE LA LEGISLATION FORESTIERE ET
GOUVERNANCE: Mercredi, le Secrétariat a présenté un
rapport sur l'état d'avancement des études de cas portant sur
les données relatives à l'export et à l'import des produits
ligneux tropicaux, dans le cadre du commerce international (ITTC
(XXXV)/ 12). Il a noté qu'il y aura probablement une douzaine
d'études de cas, et a fait part de son espoir de voir les
rapports être synthétisés en un seul rapport. Le Japon a mis
en exergue sa coopération avec l'Indonésie qui vise: à
améliorer les données statistiques; à identifier l'origine des
bois tropicaux; et à renforcer la formation aux fins
d'améliorer la qualité. Le Brésil et la Nouvelle Zélande ont
appelé à l'élaboration d'un rapport de synthèse sur les études
menées par les pays. Le Secrétariat a précisé que
l'élaboration d'un tel rapport de synthèse exigera des fonds
additionnels. Le GCCI a noté: que le secteur forestier a subi
d'importantes pertes d'emploi, ces dernières années; que les
discussions sur le problème de l'exploitation forestière
illicite, sont devenues politisées; que le financement des
projets de développement des plantations forestières doit être
accru; et que l'industrie doit être intégrée dans les futures
discussions sur l'acajou, dans les sessions de la CITES. L'UE
a donné un aperçu sur les thèmes retenus dans le plan d'action
élaboré pour la gouvernance. Le délégué des Etats-Unis a mis
en garde contre l'établissement de politiques qui restreignent
le commerce international. La République de Corée et
l'Indonésie ont fait état de leurs accords respectifs conclus
avec d'autres pays pour la lutte contre le commerce illicite
du bois d'œuvre. La Chine a noté que ses mesures visant à
endiguer le commerce illégal des bois tropicaux, englobent des
pénalités et des améliorations de la certification des
produits et des services de douanes.
Le Ghana a avancé des suggestions pour les
thèmes abordés dans l'étude axée sur les produits secondaires,
les unions douanières et les statistiques commerciales. La
République Equatoriale a souligné l'importance de la
normalisation des systèmes utilisés dans le suivi du commerce
illégal des bois tropicaux. La Suisse a mis l'accent sur la
nécessité du renforcement des capacités et d'activité de suivi.
La Norvège a décrit la technologie utilisée dans la conversion
du bois tendre en matériaux ressemblant au bois tropical dur,
et a parlé de l'impact négatif qui en découle, sur les pays
producteurs. Traffic International a souligné l'importance de
l'harmonisation des systèmes statistiques intérieurs, pour le
traitement du commerce illégal du bois d'œuvre.
PROJET DE PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'OIBT
POUR 2004-2005: Mardi, le Directeur exécutif de l'OIBT,
Manoel Sobral Filho, a présenté le projet de programme de
travail de l'OIBT pour la biennale 2004-2005 (ITTC(XXXV)/25).
Il a mis en relief un certain nombre d'activités qui s'y
trouvent proposées, notamment: l'évaluation du marché du bois
d'œuvre, en Chine et au Japon; la conduite d'études sur les
subventions accordées dans le secteur des bois et des produits
ligneux; la promotion de l'investissement dans les forêts
naturelles et les produits forestiers naturels; et la
dissémination des lignes directrices régissant la gestion du
secteur forestier.
L'UE, l'Indonésie et la Chine ont indiqué
que les exigences budgétaires peuvent contraindre la mise en
œuvre de ses activités. Sobral a déclaré être confiant que les
fonds requis seront mis à disposition par les donateurs et que
le Compte spécial du Fonds de Partenariat de Bali pourrait
également être utilisé. Le Brésil a souligné l'importance
d'obtenir des fonds de l'ensemble des pays membres, et a noté
que l'OIBT ne saurait compter uniquement sur les dons et les
donations provenant de la communauté des donateurs.
Samedi, le Brésil, au nom du Groupe des
pays producteurs, a fait part de sa déception due à la
mauvaise qualité des consultations et au manque de clarté
vis-vis du projet de Programme de travail Biennal, soulignant
que ces problèmes doivent être traités dans les sessions à
venir. Dans leur discussion autour des travaux politiques,
divers comités ont traité des questions de fond ayant trait au
projet de Programme de travail, qui se rapportent directement
aux travaux de chacun de ces comités. Ces discussions sont
décrites dans les chapitres du présent compte rendu, consacrés
aux sessions des comités particuliers. Les délégués se sont
également réunis en un Comité de rédaction, de composition non
limitée, pour procéder à l'examen du texte de la décision
proprement dite, qui approuve le Programme de travail de la
biennale 2004-2005.
Texte Final du Programme de Travail de
l'OIBT pour la Biennale 2004-2005: Le programme de travail
biennal de l'OIBT (ITTC (XXXV)/25) dresse la liste d'un
certain nombre d'activités à mettre en œuvre par le Directeur
exécutif. Ces activités englobent, entre autres:
-
la conduite d'une étude de marché sur les
plantations tropicales et des produits issus des plantations
tropicales certifiées;
-
la conduite d'une étude sur les
subventions affectant les produits en bois tropicaux;
-
l'élaboration et la promotion de la mise
en œuvre des lignes directrices devant régir la gestion des
forêts tropicales secondaires, la restauration des forêts
tropicales dégradées, et la mise en valeur des terres
forestières dégradées;
-
l'évaluation et la mise à jour des
Directives de l'OIBT pour la conservation de la biodiversité
dans les forêts tropicales productrices de bois d'œuvre;
-
la promotion de la mise en place
d'industries forestières communautaires efficaces et
socialement rationnelles;
-
la promotion de l'investissement privé à
travers la facilitation de l'échange d'information sur les
opportunités d'investissement;
-
la coopération avec la FAO dans
l'élaboration et la dissémination de directives visant à
l'amélioration du respect de la loi dans le secteur
forestier;
-
le co-parrainage d'un symposium
international sur l'impact de la certification forestière
dans les pays en développement et dans les économies
émergeantes; et
-
l'organisation d'un atelier sur le
renforcement des capacités dans le domaine de la mise en
application de l'inscription des espèces d'acajou sur les
listes de la CITES, en Bolivie, au Brésil et le Pérou.
Le Programme englobe également une liste
annexe portant sur les activités administratives du Conseil et
les activités de stratégie politique et de projets à mener par
le Conseil et de ses commissions techniques. Une sélection de
ces activités est fournie ci-après.
Selon le Programme de travail de la
biennale 2004-2005, le CIBT devrait, entre autres:
-
prendre en considération les résultats
des ateliers nationaux consacrés à la formation en matière
de mise en application des C&I pour la GFD;
-
procéder à l'évaluation de l'état
d'avancement des travaux visant à promouvoir la
compréhension et l'utilisation des Directives de l'OIBT pour
la Restauration, la Gestion et la Mise en Valeur des Forêts
Secondaires Dégradées;
-
organiser des consultations autour des
propositions, soumises par les membres, pour l'inscription
d'espèces de bois tropicaux commercialisées à l'échelle
internationale, dans les appendices de la CITES;
-
prendre en considération les résultats de
l'étude menée sur le rapport coût-bénéfice de la
certification; et
-
co-parrainer un symposium international
sur l'impact de la certification forestière dans les pays en
développement et les pays en transition économique.
La Commission sur les Données du Marché et
la Commission sur l'Industrie Forestière, doivent, entre
autres:
-
mener une étude de marché sur les bois
tropicaux des plantations et sur les produits certifiés;
-
procéder à une évaluation du marché des
bois tropicaux en Chine et au Japon; et
-
envisager des activités visant à
promouvoir la prise de conscience quant aux progrès
accomplis dans la mise en œuvre de la GFD.
La Commission sur la Reforestation et la
Gestion Forestière, doit, entre autres:
-
assurer le suivi de l'implication des
politiques suivies en matière de lutte contre les
changements climatiques et des développements en rapport,
sur les ressources de base;
-
promouvoir la conservation, la mise en
valeur et la gestion durable des mangroves; et
-
assurer le suivi et l'évaluation des
coûts et bénéfices environnementaux, sociaux et économiques
du développement des plantations forestières.
La Commission sur l'Industrie Forestière
doit, entre autres:
-
élaborer, publier et disséminer les
données concernant la transformation des bois tropicaux,
l'utilisation efficace et la réduction des déchets; et
-
déterminer les avantages multiples de la
transformation en aval pour la création ou la production de
produits de haute valeur, compétitif à l'échelle
internationale.
La Commission sur les Finances et
l'Administration doit, entre autres:
Décision d'approbation du Programme de
travail: Jeudi et vendredi, le comité de rédaction du
Président, de composition non limitée, s'est réuni pour
procéder à l'examen de la décision finale. Le représentant
d'un pays producteur important n'a pas donné son aval pour les
activités proposées et a requis un délai pour les examiner de
manière plus approfondie. Le groupe a débattu des questions de
financement et des procédures décisionnelles, y compris des
points de savoir si, oui ou non, les membres devaient financer
les projets, et si, oui ou non, les chiffres du budget
devaient être placés entre crochets. Le Directeur exécutif de
l'OIBT, Sobral, a clarifié que toutes les activités proposées
dans le Projet de Programme de Travail ont été approuvées par
les commissions et ont déjà des financements assurés. Les
délégués se sont accordés sur l'adjonction d'un libellé
faisant référence aux décisions du CIBT qui ont approuvé les
projets contenus dans le Projet de Programme de Travail. Un
Pays producteur a résisté à l'idée de proposer des dates
précises pour les projets, et a suggéré que ce sujet soit
traité au sein du Conseil. Le comité des pays consommateurs y
a fait objection et le groupe a fixé des dates approximatives
aux projets, en 2004 et 2005.
Au sujet de la coopération proposée avec la
FAO, en vue d'élaborer les lignes directrices devant régir
l'amélioration du respect des obligations, les représentants
des pays consommateurs ont apporté leur appui à l'activité,
mais se sont opposés à l'insertion d'une référence à
l'élaboration des attributions des commissions techniques. Aux
sujet de la proposition de co-parrainer un symposium
international sur l'impact de la certification forestière dans
les pays en développement et dans les économies émergeantes,
de nombreux participants ont souligné que les décisions
antérieures de l'OIBT ne favorisaient aucun schéma particulier
de certification. Le Vice-président a rétorqué que le co-parrainage
d'un symposium ne constituerait pas une prise de position
politique sur les schémas de certification, et le groupe a
accepté la proposition. Le texte de la décision a été approuvé
dans le comité de rédaction et a été transmis au Conseil pour
approbation finale.
La Décision Finale: La décision
finale approuvant le Programme de Travail Biennal de des
exercices 2004-2005 (Décision 4(XXXV)):
-
avalise le Programme de Travail Biennal
de des exercices 2004-2005 et requiert du Directeur exécutif
la facilitation de la mise en application des activités
approuvées;
-
demande aux commissions techniques de
considérer la portée des travaux et d'élaborer le cahier des
charges devant guider la mise en application des activités
spécifiques; et
-
autorise le Directeur exécutif à chercher,
auprès des pays membres, des contributions volontaires pour
le financement de la mise en œuvre des activités approuvées.
L'OBJECTIF 2000 DE L'OIBT: Mercredi et
jeudi, le Conseil a entendu des exposés et a débattu de la
mise en œuvre de l'Objectif 2000 de l'OIBT. Mercredi, Tapani
Oksanen, Consultant près de l'OIBT, a présenté les conclusions
de la mission de diagnostic menée au Pérou, pour
l'identification des obstacles entravant la mise en œuvre de
l'Objectif 2000, au Pérou. Il a indiqué que ces obstacles
englobent: les opérateurs forestiers informels illégaux; la
décentralisation politique; la faiblesse des capacités des
autorités régionales; et la faiblesse du soutien politique en
faveur de la réforme du secteur. Il a recommandé, entre autres:
la poursuite de l'implication de la société civile; le
renforcement du suivi de la mise en œuvre; et l'amélioration
de la coordination intersectorielle.
Le Pérou a parlé des efforts fournis
actuellement pour le traitement du problème de l'exploitation
illicite et pour l'optimisation des récoltes forestières, et a
souligné les coûts politiques et financiers de la réforme du
secteur.
Jeudi, David Cassells, Consultant auprès de
l'OIBT, a présenté les conclusions de la mission de diagnostic
effectuée aux Philippines, et a recommandé que le gouvernement
procède, entre autres: à la mise en place d'un cadre
législatif exhaustif pour la GFD; à l'examen les effets des
politiques; à l'affinement des évaluations de l'impact
environnemental; à la création de commissions régionales
chargées de la GFD; à la mise à disposition de données
améliorées concernant le marché. La Papouasie Nouvelle Guinée
a suggéré que l'OIBT se focalise sur les missions de
diagnostic axées plutôt sur la mise en œuvre des projets que
sur les politiques nationales. Le délégué des Philippines a
apporté son appui aux analyses de l'OIBT, menées aux deux
niveaux. Le Président du CIBT, Freezailah (Malaisie) a indiqué
que l'OIBT a également envoyé une mission similaire au
Suriname, mais que la discussion sur ce sujet est reportée à
la CIBT-36.
Le Président a également noté que le nombre
d'ateliers nationaux, financés par l'OIBT, consacrés à la
formation dans le domaine des critères et indicateurs de
l'OIBT pour la GFD, ont été conduits de manière probante, et
que de prochains ateliers, seront tenus au Panama, en Equateur
et au Pérou.
LE COMPTE SPECIAL ET LE FONDS DE BALI POUR
LE PARTENARIAT: Re-confirmant sa coopération avec les
activités de l'OIBT, le Japon s'est engagé pour le versement
de 6 millions de dollars et a encouragé d'autres donateurs à
apporter leurs contributions. La Suisse s'est engagée pour
100.000 dollars. Le Président du CIBT, Freezailah, a remercié
le Japon, la Suisse, les Etats-Unis, la Norvège, la Finlande,
la République de Corée et la Suède, pour leurs contributions.
Aucun commentaire n'a été fait sur la
question de l'évaluation des ressources relevant du Fonds de
Partenariat de Bali. La Présidente de la CFA, Chris Ellis, a
présenté le rapport du comité sur le Sous-compte B du Fonds de
Partenariat de Bali (ITTC(XXXV)/18), mettant en relief les
recommandations appelant à mieux promouvoir le programme des
bourses, et à encourager davantage de pays donateurs à fournir
des ressources financières pour le programme. Elle a décrit la
décision du comité de mettre à jour et d'améliorer les
critères de sélection du programme des bourses. Le Brésil a
fait part de sa volonté de contribuer à l'initiative et a
recommandé d'élaborer une stratégie pour l'accroissement des
avantages offerts aux pays, par le programme des bourses.
LES RAPPORTS DES COMMISSIONS: Vendredi,
le Président de la CRF, Henri-Félix Maître (France), a donné
un aperçu général sur le rapport de la CRF. Le Président du
CIBT, Freezailah, a indiqué que le Conseil examinera les
rapports de la CEM, de la CFI et de la CFA, le samedi.
RAPPORT DE LA COMMISSION SUR
L'ACCREDITATION: Vendredi, Michael Hicks (Etats-Unis) a
présenté le rapport du Comité d'accréditation au Conseil (ITTC(XXXV)/3),
indiquant que le Comité a examiné et accepté tous les membres
et tous les observateurs.
DATES ET LIEUX DES CIBT-36, CIBT-37 ET
CIBT-38: Vendredi, la CIBT-35 a re-confirmé: que la
CIBT-36 aura lieu à Interlaken, en Suisse, du 20 au 23 juillet
2004; que la CIBT-37 aura lieu du 13 au 18 décembre 2004, à
Yokohama, au Japon; et que la CIBT-38 se déroulera à
Brazzaville, en République du Congo, à des dates qui seront
fixées ultérieurement.
SESSION DE LA COMMISSION MIXTE
GROUPE D'EXPERTS POUR L'EVALUATION
TECHNIQUE DES PROPOSITIONS DE PROJET: Lundi, une session
conjointe de la CRF, de la CEM et de la CFI, présidée par
Henri-Félix Maître (France), s'est réunie pour entendre
lecture du rapport du Groupe d'experts de l'évaluation
technique des propositions de projet (CEM,CRF,CFI(XXXIII)/1).
Patrick Hardcastle, Président du Groupe
d'experts, a présenté le rapport, signalant que nombre de
projets et de pré-projets considérés dans le rapport
contiennent des indicateurs faiblement encadrés, de mauvaises
analyses des problèmes et des informations générales erronées
ou incomplètes. Il a indiqué que le cycle d'approbation des
projets de l'OIBT requiert une révision complète.
Le délégué des Etats-Unis a déclaré que les
recommandations du Groupe d'experts ne sont pas en train
d'être prises en compte dans la mise en œuvre des projets. La
Papouasie Nouvelle Guinée a fait remarquer que de nombreuses
bonnes propositions sont rejetées parce qu'elles ne répondent
pas aux conditions requises par les gouvernements. La Suisse a
souligné la nécessité d'évaluations de mi-parcours, dans les
projets à plusieurs étapes. Le Brésil a fait état de son
nouveau cadre intégrant l'ensemble des parties prenantes, pour
l'amélioration de la formulation des projets.
Le Secrétariat a décrit les mesures
susceptibles d'améliorer les mécanismes de dissémination et
d'échange des données, entre les projets (CEM,CRF,CFI(XXXIII)/2).
Le Secrétariat a également examiné une proposition appelant à
l'établissement d'un groupe de travail sur les enseignements
tirés des évaluations ex-post, en vue d'améliorer la
conception et la mise en œuvre des projets. Le Brésil, la
Suisse, le Gabon, les Philippines, les Pays-Bas et les
Etats-Unis se sont portés volontaires pour élaborer le cahier
des charges du groupe de travail proposé.
COMMISSION SUR LA REFORESTATION ET LA
GESTION FORESTIERE
La CRF, présidée par Henri-Félix Maître
(France), a tenu des sessions le lundi, le mardi, le mercredi
et le vendredi et y a considéré, entre autres: les projets,
pré-projets et activités en cours; les évaluations ex-post;
les propositions de projet et de pré-projet; et les travaux
politiques. Lundi, la Commission a adopté son ordre du jour et
l'organisation des travaux (CRF(XXXIII)/1), et a admis les
observateurs.
LES PROJETS, PRE-PROJETS ET ACTIVITES EN
COURS: Lundi, la CRF a entendu des exposés sur nombre de
projets achevés, intéressant, entre autres, la gestion de la
forêt Missahoe du Togo et le renforcement de l'industrie du
balsa dans l'East New Britain, en Papouasie Nouvelle Guinée.
Le Secrétariat et les représentants des
pays ont présenté leurs commentaires sur l'état d'avancement
de l'audit financier des projets achevés, signalant que
l'audit financier final de la majorité d'entre eux, n'est pas
bouclé.
Mardi, le Brésil a mis en relief les
obstacles bureaucratiques entravant l'administration des fonds
internationaux consacrés à la mise en œuvre des projets. Le
Honduras a reçu l'approbation de la Commission pour la mise en
œuvre de son projet axé sur la conservation des mangroves,
assorti d'un budget révisé. Fidgi a fait état des difficultés
rencontrées dans son projet de formation en matière de GFD, et
le Secrétariat a indiqué qu'une équipe d'experts de l'OIBT,
enquêtera sur ces problèmes. La Guyane a déclaré que son
projet axé sur un modèle de forêt durable, a été retardé, en
raison des changements institutionnels survenus dans le pays.
La Côte d'Ivoire a expliqué que le retard temporaire survenu
dans bon nombre de leurs projets, est dû aux remous politiques
que le pays a connu récemment.
Mercredi, le Secrétariat a rapporté la
suspension de trois projets au Cameroun, en raison, entre
autres, des insuffisances constatées dans le contrôle
financier assuré par l'agence d'exécution. La CRF a approuvé
l'extension, sans adjonction de fonds supplémentaires, de deux
projets axés sur l'intensification de la sylviculture et d'un
projet axé sur la gestion des feux forestiers, en Côte
d’Ivoire, ainsi que d'un projet axé sur la reforestation et
d'un projet axé sur le développement forestier participatif au
Ghana. Le Secrétariat a parlé de retards enregistrés dans la
mise en œuvre des projets forestiers communautaires, en
Colombie.
La CRF a accepté les modifications
budgétaires introduites dans les projets portant sur: la mise
en œuvre du plan de gestion, en Bolivie; la reforestation et
la GFD, au Brésil; la conservation binationale en Equateur et
au Pérou; les zones protégées naturelles, en Bolivie; et la
dissémination des résultats de la recherche, au Panama. Le
Secrétariat a présenté un rapport sur l'évaluation à mi-parcours
du plan de gestion durable pilote mis en place en Equateur,
faisant état des difficultés découlant du commerce illicite
formalisé et des conflits sociaux endémiques.
La CRF a débattu, sans toutefois parvenir à
conclure, de plusieurs projets et pré-projets, dont ceux axés
sur la consolidation du couloir biologique mis en place au
Panama, la technologie de télédétection dans la République du
Congo, la mise en valeur des zones endommagées, au Brésil, et
les forêts modèles en Papouasie Nouvelle Guinée. Le
Secrétariat a déclaré que les pré-projets des zones de
démonstration, axés sur la gestion durable de la production,
attendent de trouver des financements.
LES EVALUATIONS EX-POST: Mardi, la CRF
a entendu lecture des évaluations ex-post portant sur: un
projet de mise en valeur des forêts naturelles, en Malaisie;
les zones de démonstration/forêts modèles, en matière de GFD,
en Asie du Sud-est; des projets ayant trait à la réduction de
l'impact de l'exploitation forestière illicite au Brésil, en
Malaisie, au Cameroun et au Ghana; et, l'analyse des problèmes
rencontrés dans le projet GFD au Panama.
Le Président de la CRF, Henri-Félix Maître
(France) a établi: un groupe de travail spécial restreint,
composé du Brésil, de la Côte d’Ivoire, des Etats-Unis, de la
Norvège et de l'Indonésie, pour la sélection des projets
devant être soumis à l'évaluation ex-post; et un deuxième
groupe de travail spécial, chargé d'analyser les principales
conclusions des évaluations ex-post, de manière
générale.
Mercredi, Jerilyn Levi (Etats-Unis) a
présenté les conclusions du groupe de travail spécial sur
l'évaluation ex-post, soulignant l'importance de la
conception et de la planification efficaces des projets, et de
la formation et des activités d'extension. La CRF a décidé de
mener des évaluations ex-post sur trois projets de
plantation et deux projets de conservation des ressources
génétiques.
LES PROPOSITIONS DE PROJET ET DE PRE-PROJET:
Mercredi, la CRF a approuvé des pré-projets axés sur
l'élaboration du plan de GFD, en Colombie, et sur les
plantations gérées par les communautés de base, en Indonésie,
et des projets axés, entre autres sur: la conservation de la
biodiversité en Malaisie, les systèmes de suivi aux
Philippines et en Thaïlande, le financement alternatif de la
GFD, en Colombie.
La CRF a approuvé un projet axé sur la
formation et sur l'application des critères et indicateurs
(C&I) retenus par de l'OIBT pour la GFD en Equateur. Elle a
approuvé également deux pré-projets axés sur la gestion et la
conservation des semences forestières en Côte d’Ivoire, et sur
les ressources génétiques dans les forêts tropicales
naturelles de l'Equateur. Le projet péruvien axé sur la mise
en place et la gestion d'un projet transfrontalier, a été
reporté à la session de juillet 2004 de la CRF. Le Togo a
donné un aperçu sur l'atelier de formation qu'il a organisé
sur l'application des C&I de l'OIBT. Ichiro Nagame, de
l'Agence nipponne des forêts, a parlé des définitions et des
modalités devant encadrer les activités d'afforestation/reforestation
menées dans le cadre du mécanisme pour un développement
propres, du Traité de Kyoto. Il a précisé que celles-ci seront
négociées au cours de la neuvième Conférence des Parties de la
Convention-cadre sur les changements Climatiques, en décembre
2003.
LES TRAVAUX POLITIQUES: Mercredi, le
Secrétariat a introduit le Projet de Programme de Travail de
la Biennale 2004-2005 (ITTC XXXV/14), mettant en relief les
éléments relevant des travaux de la CRF, qui y figurent.
ELECTION DES MEMBRES DU BUREAU:
Vendredi, la CRF a élu A.S.K. Boachie-Dapaah (Ghana),
Président, et Jennifer Conje (Etats-Unis), Vice-présidente, au
titre de l'exercice 2004.
DATES ET LIEUX DES PROCHAINES SESSIONS:
Les délégués ont décidé que les trente-quatrième,
trente-cinquième et trente-sixième sessions de la CRF se
tiendront en conjonction avec les CIBT-36, CIBT-37 et CIBT-38.
POINTS DIVERS: Mercredi, Duncan
Sutherland, du service de lutte contre les incendies ruraux de
New South Wales, a passé en revue les résultats de la
troisième conférence internationale sur les feux de brousse.
Dennis Dykstra, Consultant près de l'OIBT, a présenté un
exposé sur le dispositif de réduction de l'impact de
l'exploitation forestière.
RECOMMANDATIONS AU CIBT: La CRF a
recommandé au Conseil l'approbation de 11 projets et de quatre
pré-projets.
RAPPORT: Vendredi, la CRF a procédé à
l'examen du Projet de Rapport de la session (CRF (XXXIII)/9)
et l'a adopté moyennant quelques amendements mineurs.
COMMISSION SUR L'INFORMATION ECONOMIQUE ET
LES DONNEES DU MARCHE ET LA COMMISSION SUR L'INDUSTRIE
FORESTIERE
Une session conjointe de la CEM/CFI,
présidée par le Président Gilbert Kaya (République du Congo)
et la Vice-présidente Astrid Bergquist (Suède) s'est tenue,
lundi, et a adopté son ordre du jour (CEM-CFI (XXXIII)/1). Les
deux commissions se sont réunies tout le long de la semaine,
pour procéder, entre autres, à l'examen: des projets et des
pré-projets achevés; des évaluations ex-post; des
projets, pré-projets et activités en cours; des propositions
de projet et de pré-projet; et des travaux politiques.
LES PROJETS ET PRE-PROJETS ACHEVES:
Lundi, la CEM/CFI s'est penchée sur les projets et les
pré-projets achevés (CEM-CFI(XXXIII)/2). Des exposés ont été
présentés sur les projets achevés suivants: Programme
éducationnel au Ghana, destiné à informer la chaîne de
distribution des produits ligneux, de l'importance d'utiliser
les bois tropicaux provenant de tous les pays membres de
l'OIBT; techniques de préservation des bois issus des
plantations forestières tropicales, en Chine; Etude de l'OIBT
visant à déterminer les mesures permettant d'accroître la
transparence du commerce du contre-plaqué tropical et
d'analyser les causes de la fluctuation des marchés et de
l'instabilité des prix; et, projet international pour
l'évaluation des marchés du mobilier de bois, à l'échelle
mondiale.
LES EVALUATIONS EX-POST: Lundi, le
Secrétariat a présenté les enseignements tirés des évaluations
ex-post, antérieures, notamment, la nécessité: d'une
bonne gestion des projets; d'un comité d'organisation efficace;
d'un soutien gouvernemental fort; et d'une coopération entre
toutes les parties prenantes. Mardi, la commission mixte CEM/CFI
a fait état des projets éligibles à l'évaluation ex-post
et des projets reportés. Les délégués ont accepté un projet
indonésien, axé sur la formation en matière d'évaluation de la
GFD inscrit dans le cadre de l'évaluation ex-post; ainsi que
le rapport d'évaluation ex-post concernant un projet gabonais,
axé sur la mise en place d'un système de gestion informatique,
pour le contrôle de la production forestière.
LES PROJETS, PRE-PROJETS ET ACTIVITES EN
COURS: Lundi, la commission mixte CEM/CFI s'est penchée
sur l'état d'avancement des projets, pré-projets et activités,
et a passé en revue les projets, pré-projets et activités qui
attendent un accord et un financement (CEM-CFI (XXXIII/4). La
commission mixte CEM/CFI a également mené des débats détaillés,
entre autres, sur un projet de l'OIBT, axé sur la mise en
place d'un service d'information sur l'évolution du marché des
bois tropicaux et des produits qui en sont issus, un projet
égyptien concernant la mise en place d'un système statistique
national axé sur les importations de bois tropicaux et de
produits en rapport, et un projet chinois, axé sur la
comptabilisation de la valeur des ressources forestières
tropicales.
Mercredi, Maharaj Muthoo, Consultant auprès
de l'OIBT, a décrit une proposition de projet axée sur l'étude
du marché du bois d'œuvre en Inde, et Lachlan Hunter,
Consultant auprès de l'OIBT, a présenté une proposition de
projet axée sur l'évaluation des avantages multiples de la
transformation en aval des bois tropicaux, dans les pays
producteurs.
LES PROPOSITIONS DE PROJET ET DE PRE-PROJET:
Mardi, la Commission mixte CEM/CFI a examiné les propositions
qui ont été évaluées par le Groupe d'experts, chargé de
l'évaluation technique des propositions de projet (CEM-CFI(XXXIII)/5).
Les propositions de projet englobaient:
-
une proposition, avancée par le Japon,
d'élargir la base des données mondiales concernant les
mangroves;
-
une proposition, avancée par la Chine,
d'accroître la transparence dans les flux commerciaux et
dans la distribution des produits issus des bois tropicaux;
-
une proposition avancée par l'OIBT,
concernant le programme de conscientisation des
consommateurs, et pour laquelle la commission mixte CEM/CFI
a établi un groupe spécial restreint pour en poursuivre
l'examen;
-
une proposition, avancée par le Cambodge,
pour la formation des praticiens forestiers; et
-
une proposition, avancée par le Pérou,
concernant les technologies intermédiaires pour
l'exploitation forestière durable.
Mercredi, la commission mixte CEM/CFI a
procédé à l'examen et à l'approbation d'une version amendée de
la proposition de l'OIBT concernant le programme de
conscientisation des consommateurs. Le Secrétariat a présenté
les recommandations du Groupe d'expert chargé de l'évaluation
technique des propositions de projet, concernant le cahier des
charges du groupe de travail établi pour la formulation d'un
plan de travail préliminaire. La commission mixte CEM/CFI a
approuvé le cahier des charges.
LES TRAVAUX POLITIQUES: Mardi, le
Secrétariat a décrit les activités ayant trait aux projets de
la CEM et de la CFI et les activités politiques stratégiques
incluses dans le projet de programme de travail biennal.
Mercredi, le secrétariat a passé en revue les activités
politiques stratégiques de la commission mixte CEM/CFI et de
la CRF, contenues dans le projet du programme de travail de la
biennale 2004-2005 (ITTC XXXV/14).
La commission mixte CEM/CFI a passé en
revue les progrès accomplis dans les domaines: de l'accès aux
marchés; de la certification des forêts et du bois d'œuvre; de
l'analyse des cycles de vie des produits issus des bois
tropicaux; des espèces de bois proposées pour les listes des
appendices de la CITES; du commerce des produits ligneux
secondaires transformés; de la GFD, telle que traitée par le
FNUF; et du Programme de travail de l'OIBT, au titre de
l'exercice 2003.
Annonçant son intention d'amender sa
réglementation en matière d'import des matériaux d'emballage
en bois, le délégué des Etats-Unis a déclaré que l'amendement
proposé aura probablement un impact sur le commerce
international des bois tropicaux. Il a signalé que le Canada,
la République de Corée et la Nouvelle Zélande adopteraient des
normes similaires.
ELECTION DES MEMBRES DU BUREAU POUR
L'EXERCICE 2004: Pour la CEM, Yeo-Chang Youn (République
de Corée) a été élu Président, et Renzo Silva (Venezuela) a
été élu Vice-président. Pour la CFI, Astrid Bergquist (Suède)
a été élue Présidente, et Celestine Ntsame-Okwo (Gabon) a été
élue Vice-présidente.
DATES ET LIEUX DES PROCHAINES SESSIONS DE
LA COMMISSION MIXTE CEM/CFI: Les délégués ont décidé que
les trente-quatrième, trente-cinquième et trente-sixième
sessions de la commission mixte CEM/CFI, auront lieu en
conjonction avec la CIBT-36, la CIBT-37 et la CIBT-38.
POINTS DIVERS: La commission mixte CEM/CFI
a noté que la déposition présentée au Conseil par le GTE a été
ajoutée au rapport de la CEM/CFI dans un appendice. La
déposition fait référence à l'exploitation illicite et au
commerce illégal du bois d'œuvre, aux évolutions survenues en
matière de plantation, à la mise en application des listes de
la CITES, et à l'accord succédant à l'AIBT,1994.
LES RECOMMANDATIONS ADRESSEES AU CIBT:
La commission mixte CEM/CFI a recommandé au Conseil,
l'approbation de 16 projets et 9 pré-projets.
ADOPTION DU RAPPORT: Vendredi, le
Projet de rapport de la commission mixte CEM/CFI destiné au
Conseil (CEM-CFI XXXIII/7), a été examiné pour approbation. La
commission CEM/ CFI a adopté le rapport pour soumission au
Conseil.
COMMISSION SUR LES QUESTIONS FINANCIERES ET
ADMINISTRATIVES
La quatorzième session de la CFA, présidée
par Chris Ellis (Etats-Unis), s'est réunie le mardi, le
mercredi, le jeudi et le vendredi, et a procédé, entre autres,
à l'examen: du Compte administratif de l'exercice 2003; du
Budget administratif de la période 1986-2003; du Projet de
Programme de Travail Biennal de la Commission pour 2004-2005;
et des points divers. Mardi, la CFA a adopté l'ordre du jour
de la Commission (CFA(XIV)/1).
LE COMPTE ADMINISTRATIF DE L'EXERCICE 2003:
Mardi, le Secrétariat a examiné la situation du Compte
administratif de l'exercice 2003 (CFA(XIV)/4). La Nouvelle
Zélande, la Côte d’Ivoire, l'Indonésie et les Etats-Unis se
sont enquis des mesures prises pour renforcer le paiement des
droits d'adhésion. Le Secrétariat a déclaré que les paiements
qui restent, sont régulièrement envoyés, et que la pénalité de
non-paiement englobe le retrait du droit de vote. Le Président
de la CFA, Chris Ellis (Etats-Unis) a indiqué que cela peut
affecter la négociation de l'accord succédant, compte tenu de
l'éventuelle redistribution des voix, qui en découlerait.
La CFA a été également saisie du projet de
décision concernant le Compte administratif. La décision a été
adoptée par la commission et transmise au Conseil pour
approbation finale.
La Décision Finale: En vertu de la
Décision 2(XXXV), le CIBT:
-
fait état avec préoccupation, de
l'insuffisance des contributions reçues des Etats membres,
au budget de l'exercice 2003;
-
reconnaît l'éventuel déficit des
contributions, en 2003, pour la couverture des dépenses
prévisionnelles totales; et
-
reconnaît que l'équilibre du Compte
capital de roulement courant se situe actuellement aux
environs de 3 millions de dollars;
-
autorise le Directeur exécutif, à
transférer, le cas échéant et outre les 300.000 dollars
autorisés en vertu de la Décision 2(XXXIV), une somme ne
dépassant pas 600.000 dollars, du Compte capital de
roulement vers le compte administratif, pour couvrir le
déficit de 2003;
-
requiert des membres, de s'acquitter de
l'intégralité de leurs contributions au Budget administratif
de 2003, dans les meilleurs délais possibles, ainsi que de
tous leurs arriérés; et
-
encourage le Secrétariat à entreprendre,
le cas échéant, des mesures d'économie, visant à réduire les
dépenses imputables au Budget administratif de l'exercice
2003.
LE BUDGET ADMINISTRATIF DE LA PERIODE
1986-2003: Mardi, la Commission a examiné les déclarations
du Budget administratif de la période 1986-2003 (CFA(XIV)/3).
Le Président Ellis a indiqué que les pays membres producteurs
doivent 1.5 million de dollars, au titre de 2003, et ont un
arriéré de 4.2 millions de dollars. La CFA a pris note du
Budget administratif, dans son rapport.
PROJET DE BUDGET ADMINISTRATIF DE LA
BIENNALE 2004-2005: Mardi, Le Secrétariat a présenté le
Budget administratif biennal provisoire pour l'exercice
2004-2005, (CFA(XIV)/2), faisant état d'une augmentation
budgétaire de 18% en 2004, par rapport à 2003. Au sujet du
financement des bureaux de consultation régionaux, la Suisse,
le Japon et le Gabon ont appuyé la poursuite du financement du
budget administratif, mais les Etats-Unis et la Nouvelle
Zélande ont déclaré préférer des contributions volontaires et
des financements provenant des divers compte de l'OIBT. Le
Japon a également noté que le Secrétariat doit, lors de la
budgétisation, tenir compte de la tendance à la baisse de
l'économie, enregistrée au Japon. La Chine a remis en question
l'applicabilité des procédures d'évaluation de l'OIBT.
L'Indonésie a mis l'accent la difficulté des circonstances de
la comptabilisation nationale, lors du déboursement des
contributions confirmées de l'OIBT, les dates de paiement des
contributions confirmées, peuvent ne pas correspondre aux
dates butoirs imposés par l'OIBT. Le Président Ellis a fait
noter que ces années écoulées, les activités de l'OIBT à
portée évolutive, ont été couvertes par les contributions
volontaires, mais que ce n'est pas là, une manière de procéder,
durable, et que ce point constituera une bonne part des
discussions, à la PrepCom II.
Mercredi, Le Président Chris Ellis (Etats-Unis)
a décrit l'amendement introduit dans le Budget administratif
provisoire de la biennale 2004-2005, (CFA(XIV)/2/Amend. 2),
qui supprime les fonds prévus pour les consultants régionaux.
Le Brésil et le Gabon ont souligné l'importance de prévoir des
fonds pour les consultants régionaux et la nécessité de placer
ailleurs le financement de ces consultations. La CFA a décidé
de recommander la proposition de budget au Conseil.
PROJET DU PROGRAMME DE TRAVAIL BIENNAL DE
LA COMMISSION POUR l'EXERCICE 2004-2005: Mercredi, Le
Président Ellis a noté qu'une partie importante du programme
de travail préliminaire de la biennale 2004-2005 (ITTC(XXXV/14)
se réfère aux travaux réguliers de l'OIBT, et s'élève à moins
de 2 millions de dollars. L'Indonésie a requis du Secrétariat,
la défalcation des activités figurant dans le programme de
travail biennal préliminaire et l'élaboration d'un budget
exhaustif qui intègre ces activités, avec les coûts figurant
dans le compte administratif proposé pour les exercices
2004-2005.
Jeudi, La CFA a examiné une proposition
appelant à une augmentation du soutien aux programmes, de
l'ordre de deux pour cent, en faveur des projets et
pré-projets, aux fins de couvrir les frais des deux bureaux
régionaux. L'Indonésie a demandé si cette augmentation était
appliquée à tous les projets, ainsi qu'à tous les projets qui
ont précédé. Le Secrétariat a précisé que l'augmentation
intéresse tous les projets mais qu'elle ne s'applique pas aux
projets précédents. Le BRESIL a noté que les coûts des projets
de l'OIBT, sont plus élevés que ceux des autres organisations
et que cela pourrait être le signe de difficultés rencontrées
dans la mise en œuvre des projets de l'OIBT. L'Indonésie a
remis en question l'équité des projets qui ne sont pas
supervisés par les bureaux régionaux. Le Japon a fait part de
ses réserves concernant l'augmentation du soutien aux
programmes et a indiqué qu les bureaux régionaux ne devraient
pas être inclus dans les coûts des projets.
Le Brésil, au nom du groupe des pays
producteurs, a déclaré que le groupe est prêt à partager les
données rassemblées par le comité du groupe, sur les
responsabilités des bureaux régionaux, et que les bureaux
doivent assumer davantage de fonctions institutionnelles. La
Suisse, appuyée par la Nouvelle Zélande et l'Indonésie, a
suggéré que la CFA réexamine les questions du rôle et du
financement des bureaux régionaux dans les dix-huit prochains
mois, et débatte des options offertes, à la CIBT-39. La Suisse
a noté que l'OIBT n'a pas mené une étude comparative sur la
manière dont les autres organisations internationales traitent
les arrangements des bureaux régionaux. Le Président Chris
Ellis (Etats-Unis) a déclaré qu'il rendra compte de la
discussion, dans le rapport adressé au Conseil, et qu'il
fournira le champ d'exercice des membres des bureaux régionaux,
à la prochaine réunion de la CFA.
Vendredi, le Président Ellis A proposé, et
la Commission a approuvé, l'insertion d'un libellé sur la
nécessité d'une plus grande transparence dans l'association du
budget administratif à divers mécanismes de financement et au
programme de travail de la biennale 2004-2005, la prise de
mesures, par le directeur exécutif, pour le traitement de ce
sujet pour le prochain examen du programme de travail biennal
et du budget administratif biennal, et que les attributions du
comité sur le Sous-compte B du fonds de Partenariat de Bali,
soient élargies de manière à permettre la considération, à
titre de mesure intérimaire, de la gestion des fonds non
réservés, servant au soutien des projets et des activités
menées dans le cadre du programme de travail biennal. Le
Brésil et le Gabon ont requis l'insertion d'un descriptif des
discussions sur l'élaboration du plan de travail concernant
les bureaux régionaux. La CFA a pris note du Programme de
travail biennal, et a rendu compte de cela dans son rapport.
POINTS DIVERS: Mercredi, la CFA s'est
penchée sur un projet de décision concernant la création du
Compte des Agences d'Exécution. Le Japon a expliqué que le
Compte des Agences d'Exécution serait créé pour répondre de
manière adaptée, aux différentes procédures de déboursement
des pays donateurs. Le libellé de cette décision a été accepté
par la CFA et a été transmis au Conseil pour approbation
finale.
La Décision Finale: La Décision 3
(XXXV) du CIBT reconnaît que la forme actuelle du Compte
Spécial et du Compte du Fonds de Bali pour le Partenariat,
fournit des données fausses sur la situation des fonds
disponibles de l'Organisation et:
-
établit un Compte financier (Compte des
agences d'exécution), indépendant des comptes existants de
l'OIBT (Compte administratif, Compte spécial et Compte du
fonds de Bali pour le partenariat);
-
autorise le Directeur exécutif à
transférer dans le Compte des agences d'exécution, les fonds
engagés pour les projets et les pré-projets, y compris les
activités en rapport, en attendant les déboursements de
fonds, et à transférer 50 % des intérêts gagnés par
l'investissement de ces fonds engagés pour les projets et
les pré-projets, au fonds non réservé du Compte spécial; et
-
requiert du Directeur exécutif à
soumettre, au Conseil, le rapport d'audit concernant le
Compte des agences d'exécution.
RAPPORT FINAL: Vendredi, la Commission
a décidé de transmettre, au Conseil, le rapport de la CFA (CFA(XIV)/6),
moyennant quelques amendements mineurs.
ELECTION DES MEMBRES DU BUREAU: Chris
Ellis (Etats-Unis) a été élu Président, et Shaharuddin Mohamad
Ismail (Malaisie), Vice-président de la CFA, pour l'exercice
2004.
DATES ET LIEUX DES PROCHAINES SESSIONS:
Les délégués ont décidé que les quinzième, seizième et
dix-septième sessions de la CFA, seront tenues en conjonction
avec les CIBT-36, CIBT-37 et CIBT-38.
PLENIERE DE CLOTURE
Samedi, le Conseil s'est réuni en plénière
fermée, pour procéder à l'adoption des décisions et à
l'approbation des procès-verbaux des commissions, et pour
entendre les déclarations de clôture.
ELECTION DU PRESIDENT ET DU VICE-PRESIDENT
DU CIBT, POUR 2004: Le Conseil a élu Jan McAlpine (Etats-Unis),
Président, et Alhassan Attah (Ghana), Vice-président du CIBT,
pour 2004.
ADOPTION DES DECISIONS: Le Conseil a
examiné quatre décisions. Le Président Freezailah a introduit,
et le Conseil a considéré, trois décisions portant sur: le
Programme de travail de la biennale 2004-2005 (Décision
4(XXXV)); le Compte des agences d'exécution (Décision
3(XXXV)); le Compte administratif (Décision 2(XXXV)). Le
Conseil a approuvé les trois décisions sans amendement.
Le Président Freezailah a également
introduit, et le Conseil a adopté, une quatrième décision
portant sur les projets, pré-projets et activités (Décision
1(XXXV)), et approuvant 16 projets et quatre pré-projets. La
décision autorise, aussi, entre autres:
-
le financement et la mise en œuvre des 12
projets et des 3 pré-projets approuvés au cours de la
présente session;
-
une libération de fonds à hauteur de
225.000 dollars, en faveur du Fonds de Bourses
Universitaires de Freezailah;
-
le financement de la mise en œuvre
immédiate de trois projets et d'un pré-projet, dès l'arrivée
des fonds réservés au Compte spécial;
-
la libération de fonds supplémentaires
pour la poursuite de la mise en œuvre des activités de
quatre pré-projets;
-
le financement de la mise en œuvre
immédiate de neuf activités, à partir des ressources
obtenues à travers les contributions volontaires et de sept
activités, à partir des ressources provenant du Sous-compte
B du Fonds de Bali pour le Partenariat et/ou des fonds
réservés du Compte Spécial; et
-
la mise en œuvre de sept activités, dès
l'arrivée des fonds réservés dans le Compte Spécial et/ou
lorsque les fonds deviennent disponibles dans le Sous-compte
B du Fonds de Bali pour le Partenariat et/ou à partir des
fonds non-réservés du Compte Spécial.
SESSIONS ET COMMISSIONS MIXTES: Le
Président de la CEM, Kaya, et le Vice-président de la CFI,
Bergquist, ont présenté, et les délégués ont pris note, du
rapport de la commission mixte CEM/CFI, à sa trente-troisième
session (CEM-CFI(XXXIII)/7). Le Président Freezailah a
félicité les CEM/CFI pour leur travail efficace.
Le Président de la CFA, Ellis, a présenté,
et les délégués ont pris note, du rapport de la CFA à sa
quatorzième session (CFA(XIV)/6). En l'absence de commentaires
sur les rapports des CEM/CFI et de la CFA, le Président
Freezailah a déclaré que le Conseil a adopté les rapports.
Le report de la CRF qui a été présenté au
Conseil, vendredi, était approuvé.
LES DECLARATIONS DE CLOTURE: Yati Bun,
de la Fondation pour le Développement des Etres Humains et des
Communautés, en Papouasie Nouvelle Guinée, intervenant au nom
du Groupe consultatif de la société civile (GCSC), a mis en
relief l'objectif du groupe, consistant à donner aux
expériences et aux voix locales l'occasion de se faire
entendre, et a encouragé le Conseil à prendre des mesures
visant à mieux rendre compte des intérêts et aspirations de la
société civile. Il a indiqué que, depuis la ratification de
l'AIBT, 1994, il y a eu un transfert important de propriété
forestière au profit des communautés autochtones et locales et
un investissement, et un commerce, en matière de services
écosystémiques et de 'NTFP', contrôlés par les communautés. Il
a recommandé, entre autres, que l'accord succédant: promeuve
le développement durable dans les pays producteurs; engage les
communautés autochtones et autres; facilite le suivi des
arrangements fonciers des forêts tropicales; et s'assure de la
mise en place de mécanismes pour la facilitation des échanges
d'informations et du renforcement des capacités des
entrepreneurs communautaires.
Le Canada a fait l'éloge de l'OIBT, pour sa
participation et pour le soutien qu'elle a apporté au Congrès
forestier mondial, en septembre 2003.
L'Indonésie: a souligné l'importance du
traitement de l'exploitation forestière illicite et du
commerce illégal, à travers un travail de collaboration; et a
fait état de ses efforts dans la lutte contre ces problèmes.
Le Gabon et la Malaisie ont fait écho à l'accent placé par
l'Indonésie sur la coopération et le partenariat. Le Gabon a
également indiqué que les bureaux régionaux peuvent servir de
catalyseurs pour le transfert des technologies et dans les
processus de transformation des ressources en bois. Les
Etats-Unis, le Ghana et la Papouasie Nouvelle Guinée ont
promis leur plein soutien à l'OIBT. Le Nigeria a fait part de
sa gratitude pour avoir été admis, récemment, au sein de
l'OIBT. Le Président Freezailah a déclaré que l'OIBT est fière
de compter le Nigeria, parmi ses membres.
L'UE a exprimé sa satisfaction à l'égard
des résultats de la CIBT-35 et s'est félicitée de l'esprit de
collaboration qui a régné. Le représentant a mis en relief
l'adoption du Programme de travail de la biennale 2004-2005,
et a exprimé sa confidence dans l'élaboration, dans la
coopération, des directives devant encadrer sa mise en
application. Il a souligné l'importance de la mise en
application des législations forestières, et a indiqué que les
initiatives, comme celle de la certification, serviront à
améliorer l'image de l'OIBT et à la stimulation de l'action
constructive.
Le Japon a fait l'éloge de l'OIBT pour la
contribution qu'elle apporte au développement du commerce des
bois tropicaux. Soulignant l'importance de la coopération
entre pays consommateurs et pays producteurs, il a encouragé
les pays membres à collaborer dans la souplesse, dans les
négociations de la PrepCom II et dans les négociations
formelles de l'année prochaine. Le Japon a également élargi
son soutien continu à l'OIBT.
La porte-parole du bloc des pays
consommateurs, Aulikki Kauppila, a déclaré que la CIBT-35 a
été très constructive, notamment à travers l'accord conclu sur
le Programme de travail biennal. Elle a suggéré d'éviter
d'organiser les réunions des commissions, de manière
simultanée, dans les sessions à venir du CIBT, et a appelé à
mettre l'accent sur l'établissement de bureaux régionaux, sur
la mise en application des législations forestières, sur les
questions d'accès aux marchés, sur le renforcement des
capacités, sur l'évaluation des questions financières des
pays, en temps opportun, et sur la collecte des données.
Anselme Enerunga, Ministre de
l'environnement, de la conservation de la nature, de l'eau et
des forêts, de la République Démocratique du Congo (RDC), a
donné un aperçu sur l'étendue des forêts naturelles dans son
pays, notant que le secteur forestier n'apporte toutefois
qu'une contribution mineure à l'économie. Il a précisé que des
réformes importantes sont en cours dans le domaine de la
gouvernance forestière, et a fait part des plans de la RDC
visant à augmenter le nombre de ses aires forestières
protégées. Enerunga a recommandé, entre autres, l'utilisation
de la télédétection pour soutenir la conservation des aires
protégées, l'encouragement de la GFD, et le soutien
international. Le porte-parole du bloc des pays producteurs,
Luiz César Gasser, a noté que la réunion a été intense et a
remercié le Président pour l'avoir conduite de manière
efficace.
Le Président Freezailah a fait part de son
espoir et son optimisme quant à l'avenir de l'OIBT, notant que
l'organisation est sur une bonne voie. Il a souligné qu'en
dépit des succès enregistrés par l'OIBT dans la mise en
application de la GFD et dans l'établissement des C&I, entre
autres domaines, il reste beaucoup à faire. Le Président
Freezailah a souligné la nécessité d'établir un équilibre
entre les droits et les responsabilités des pays membres
consommateurs et producteurs, d'améliorer les flux des
contributions au budget administratif et aux fonds volontaires,
et de coopérer pour le traitement des problèmes de
l'exploitation illicite et du commerce illégal. Il a ajourné
la CIBT-35 à 13h45.
BREVE ANALYSE DE LA CIBT-35
Durant la trente-cinquième session du
Conseil International des Bois Tropicaux (CIBT-35),
l'Organisation Internationale des Bois Tropicaux (OIBT) a
montré qu'elle occupait une bonne place dans le domaine de la
politique forestière internationale, envoyant des signes
indiquant qu'elle est plus forte que jamais. Le travail
commencé dans les années écoulées commence à donner des
résultats pratiques importants, en particulier dans le domaine
de la collecte des données concernant le marché. La stabilité
des niveaux de financement des donateurs, l'accroissement de
l'implication de la société civile, et le soutien
institutionnel international acquis, à travers la présence de
responsables de haut rang de l'Organisation pour
l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) et du Forum des Nations
Unies pour les Forêts (FNUF), ont conforté, à la CIBT-35, le
sentiment que l'OIBT est en train d'évoluer dans la bonne
direction.
Pourtant, les signes de réussite donnés à
Yokohama pourraient être trompeurs. La CIBT-35 a été très peu
mouvementée, étant essentiellement un exercice de ménage
intérieur en préparation de la PrepCom II. Avec uniquement
quatre décisions sur la table, les seuls sujets qui ont
engendré un débat étaient la mise à l'indexe du commerce
illicite et les réserves formulées par certaines délégations
concernant le format retenu pour le Programme de travail
biennal de 2004-2005. Mais est-il vrai que les signes de
succès manifestés à la CIBT-35 n'étaient que le résultat de la
légèreté de l'ordre du jour clair?
Cette analyse examine l'efficacité des
projets de l'OIBT et l'engagement communautaire qu'ils
suscitent, à la lueur de la focalisation de l'organisation sur
la négociation de l'accord succédant.
EFFICACITE DES PROJETS
En dépit des succès enregistrés dans des
domaines tels que celui de la recherche en matière des données
du marché, le développement et la mise en œuvre des projets de
l'OIBT ont besoin d'être améliorés. Les délégués à la CIBT-35
ont entendu des rapports d'experts signaler que sur les 184
projets et pré-projets en cours de l'OIBT, 75 sont en retard.
En outre, parmi les propositions de projets reçus par le
Groupe d'Experts, chargé de l'Etude Technique des Propositions
de Projets, très peu ont été élaborées conformément au Manuel
de l'OIBT. La mauvaise qualité des propositions de projets et
leur mise en œuvre quelque peu discutable, sont en contraste
aigu, avec les expressions de satisfaction réitérées à l'égard
du travail de l'OIBT dans ces domaines. Mais ce constat a été
en fait sans surprise pour la plupart des délégués, lesquels
ont reconnu le besoin d'un renforcement plus important, des
capacités, et de bureaux régionaux plus solides, de l'OIBT.
D'autres ont noté que ces problèmes étaient sans-doute
symptomatiques du fait qu'ayant à faire avec un accord sur des
matières premières, l'OIBT a déjà tout un programme à l'ordre
du jour. Compte tenu des rapports d'experts, il est évident
qu'un travail politique plus vigoureux dans le domaine du
renforcement des capacités institutionnelles, techniques et
locales et du soutien régional, serait utile.
La question du ratage de la mise en œuvre
des projets a donné lieu à une longue discussion, sur le point
de savoir, à quelle phase du cycle des projets, l'OIBT devrait
accorder davantage d'attention. Bien que, par nature, les
sessions du CIBT soient focalisées principalement sur la phase
d'exécution, plusieurs voix ont été entendues mettant en
exergue l'importance de la bonne conception des projets. Le
pourcentage élevé des projets ayant abouti à un échec, et la
fréquence des problèmes budgétaires, tels que les
inexplicables disparitions de fonds des projets, suggèrent que
sans-doute l'OIBT ne se penche pas toujours, comme il faudrait,
sur la faisabilité financière et institutionnelle des projets.
Cela met en évidence, comme l'ont souligné quelques délégués
au cours de la CIBT-35, le besoin de voir les agences
d'exécution et l'OIBT travailler ensemble, pour s'assurer que
les projets soient adéquatement conçus et proprement mis en
œuvre.
PARTICIPATION DU PUBLIC
Certains observateurs perçoivent le CIBT
comme étant un club fermé, englobant des consultants dont
l'impartialité est discutable, des processus décisionnels clos
quant au financement des projets et aux affectations opérées
dans le cadre du Fonds de Bali pour le Partenariat, des
matériaux mal élaborés et mal documentés, et un décalage entre
les besoins des concernés sur le terrain et les vues exprimées
par les diplomates aux sessions du CIBT. Se voulant une
organisation d'accomplissements sur le terrain, une plus
grande participation de la société civile pourrait lui
permettre d'accroître la transparence dans la sélection des
projets, dans le montage des financements et dans la mise en
œuvre, et d'améliorer l'efficacité des objectifs à long terme
de l'OIBT.
L'engagement des communautés locales a été
le thème de la réunion organisée en marge de la conférence,
par le Groupe consultatif sur la société civile (GCSC), jeudi.
Après avoir presque disparu des écrans de radar, compte tenu
du petit nombre de participants de la société civile et du
fait qu'aucune manifestation n'a été organisée à la CIBT-34,
le GCSC a ré-émergé avec une présence plus organisée à
Yokohama. Le groupe de discussion du GCSC sur la foresterie et
le commerce communautaire a attiré une forte présence de
représentants issus d'au moins 15 pays consommateurs et
producteurs. Ce niveau d'intérêt, toutefois, semble pâle,
comparé à celui suscité par le Débat Annuel sur le Marché qui
s'était tenu durant la CIBT-34, et risque de s'évanouir on ne
sait où, à moins que le GCSC devienne plus enraciné dans le
processus de l'OIBT, avec une présence importante dans l'ordre
du jour des réunions et un engagement important de la part des
Etats en faveur de la société civile. En tant qu'outil
important susceptible de faciliter le débat, la consultation
et la coopération internationale autour des questions ayant
trait au commerce international et à l'utilisation des bois
tropicaux et à la gestion durable de sa base source, il est
surprenant que le GCSC n'attire pas davantage l'attention,
dans les sessions du Conseil. Compte tenu de la reconnaissance
accrue du fait que les communautés autochtones et locales
possèdent ou administrent près de 22 % de l'ensemble des
forêts tropicales, un engagement plus fort avec la société
civile, à travers, par exemple, une focalisation sur le
renforcement des capacités et l'aplanissement de certaines
barrières commerciales dressées devant les communautés
locales, pourrait améliorer grandement la qualité, la
conception et l'exécution des travaux projetés liés aux
objectifs stratégiques de l'OIBT.
Un développement intéressant réalisé dans
le groupe de discussion du GCSC, est la reconnaissance de la
part du Groupe consultatif sur le commerce (GCC) que, sur la
question des marchés des services environnementaux, le GCSC et
le GCC se sont probablement pas très loin l'un de l'autre. Il
y a même eu quelques spéculations préliminaires que ces deux
groupes pourraient tenir des réunions mixtes en vue de
déterminer les domaines de synergie, pour leur présentation à
la CIBT-36.
ECLIPSE PAR LE PREPCOM
Ayant à l'esprit le fait que l'OIBT a, ces
dernières années, fourni des efforts concertés visant à
rationaliser et à consolider les travaux accomplis, tout en
cherchant à développer une focalisation stratégique plus
forte, l'absence d'activité à la CIBT-35, pourrait être un
indice signalant des choses à venir. Avec la prise de quatre
décisions seulement à cette réunion et le nombre de décisions,
encore plus faible, envisagé pour la CIBT-36, la vraie
focalisation des discussions politiques qui seront menées au
sein de l'OIBT, l'année à venir, portera sur les négociations
autour de l'accord succédant. On ne sait pas très bien quel
effet pourrait avoir un report des discussions politiques
autour de sujets comme ceux de la certification, de
l'exploitation illégale, et des critères et des indicateurs,
sur les futures négociations du CIBT sur l'accord succédant.
On ne sait pas très bien non plus si les délégués seront
capables de revigorer ces questions politiques, lorsque les
négociations autour de l'accord succédant auront été achevées.
Aux fins de cimenter son rôle dans le
domaine des politiques forestières internationales, tout en
maintenant un flux crédible de soutien, l'OIBT devra continuer
de rattacher le travail futur du Conseil au commerce
international, au développement, à la lutte contre la pauvreté
et aux préoccupations ayant trait à la durabilité. Mais l'OIBT
aura également besoin d'être plus souple et à la pointe du
développement politique, de manière à pouvoir s'adapter aux
évolutions en cours et aux nouveaux processus, pour s'imposer
dans le paysage changeant des politiques de gestion forestière.
L'avenir incertain du FNUF, l'expansion du programme de
travail de la Convention sur la Diversité Biologique, axé sur
la biodiversité forestière, et la campagne renouvelée par
quelques pays, en faveur de l'établissement d'une convention
internationale sur tous les types de forêts, pourraient poser
des difficultés pour les activités futures de l'OIBT. L'OIBT
sera, l'année prochaine, occupée par la négociation de
l'accord succédant. Dans ce contexte et au moment où elle
fournit des efforts visant à améliorer l'étude des projets,
l'OIBT devrait faire attention à ne pas rater dans les futures
sessions du CIBT, l'occasion d'aborder les questions clés
soulevées dans les rapports d'experts et de faciliter
l'amélioration des soumissions de propositions de projets.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PREPCOM II: La session d'ouverture de
la PrepCom II pour la Négociation de l'Accord Succédant à
l'AIBT, 1994, commencera aujourd'hui à 9h, dans le Hall des
Plénières, Salle 301, du Centre des Conférences
Internationales Pacifico-Yokohama à Yokohama, au Japon. Avant
la négociation, les délégués entendront des exposés sur les
expériences vécues dans la mise en œuvre de l'AIBT, 1994 et
sur la situation actuelle et les perspectives potentielles des
marchés des services offerts par les écosystèmes des forêts
tropicales. Les délégués seront également mis à jour sur la
progression des négociations, y compris les conclusions du
Groupe de travail intersessions sur la renégociation de l'AIBT,
1994, tenu à Curitiba, au Brésil.
AUTRES REUNIONS: Les comités des pays
producteurs et des pays consommateurs se réuniront de 17h30 à
19h. De 19h30 à 20h, les Président et Co-président du PrepCom
se réuniront avec les porte-parole des groupes des pays
producteurs et des pays consommateurs, les Président et Vice-président
du Conseil, et le Directeur exécutif de l'OIBT. |