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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 24 No. 27
Mercredi 5 Novembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CIBT-35:
MARDI 4 NOVEMBRE 2003
Mardi, les délégués se sont réunis dans des
sessions du Conseil et des sessions des commissions. Le matin,
le Conseil à examiné, entre autres: le rapport du groupe
d'expert sur la gestion de la mise en œuvre des projets et le
projet de programme de travail biennal de l'OIBT pour
l'exercice 2004-2005. Les commissions sur l'information
économique et les données du marché (CEM), sur l'industrie
forestière (CFI), sur la reforestation et la gestion des
forêts (CRF) et sur les questions administratives et
financières (CFA) se sont réunis dans l'après-midi.
SESSION DU CONSEIL
GROUPE D'EXPERTS SUR LA GESTION DE LA MISE EN
ŒUVRE DES PROJETS: Michael Hicks, du Département d'Etat
américain chargé de l'agriculture, a présenté le rapport du
groupe d'experts sur la gestion de la mise en œuvre des
projets (ITTC(XXXV)/8). Il a identifié les six causes
principales de la mise en œuvre et du suivi inefficaces des
projets, y compris de leur mauvaise conception, du manque de
communication et de coordination, de l'absence de capacités au
sein des agences d'exécution, de la non-conformité aux règles
et aux procédures de l'OIBT, des difficultés rencontrées dans
le recrutement des consultants et du personnel nécessaire aux
projets, des catastrophes naturelles et des facteurs externes.
Le JAPON a encouragé les Etats membres à
mettre en œuvre les recommandations du groupe d'experts. Le
GUATEMALA a parlé de la conférence vidéo, organisée en
Amérique Latine, sur la mise en œuvre des projets, et a
recommandé que le règlement intérieur de l'OIBT englobe un
fichier d'experts spécialisés en évaluation des projets.
Soulignant l'importance d'un suivi effectué par des experts
locaux, l'INDONESIE a affirmé que ce sont les normes
inadéquates de l'OIBT et ses calendriers serrés, et non les
agences d'exécution, qui sont la cause des retards enregistrés
dans la mise en œuvre. L'UE a déclaré que dans l'évaluation de
l'efficacité de la mise en œuvre, la phase d'évaluation des
projets doit être également examinée, et a encouragé
l'élaboration des critères devant régir la continuation des
projets. La SUISSE a argué que les problèmes viennent se poser
tout le long de la phase de mise en œuvre, et pas simplement
au cours de leurs premières et dernières étapes, et a appelé à
une gestion renforcée des projets et à un suivi de la
formation. Le GHANA a recommandé de se focaliser plutôt sur la
gestion, que sur la formulation des projets. La MALAISIE a
exprimé sa foi dans les recommandations du groupe d'experts,
et a exhorté toutes les parties à assumer leurs
responsabilités respectives au cours de la mise en œuvre des
projets. Notant que les experts, le Conseil et les donateurs
doivent procéder à l'évaluation et à l'approbation de tous les
projets, le BRESIL, appuyé par les ETATS-UNIS, a indiqué que
la mise en œuvre des projets est une responsabilité partagée
et non une responsabilité relevant des seules agences
d'exécution. Le délégué des ETATS-UNIS a ajouté que les
retards enregistrés dans la mise en œuvre des projets doivent
être résolus à des niveaux multiples. Le délégué des PAYS-BAS
a souligné l'importance de démarrer avec une conception de
projet, de haute qualité, et a recommandé de faire passer le
débat du niveau du projet à celui politique. L'EQUATEUR a
déclaré que les critères de l'OIBT, d'une mise en œuvre
réussie, doivent être éclaircis, et a exhorté les agences
d'exécution à se focaliser sur les activités de gestion.
PROJET DE PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'OIBT POUR
2004-2005: Manoel Sobral Filho, Directeur exécutif
de l'OIBT, a présenté le projet de programme de travail de
l'OIBT pour la biennale 2004-2005 (ITTC(XXXV)/14), mettant en
relief un certain nombre d'activités qui s'y trouvent
proposées, notamment: l'évaluation du marché du bois d'œuvre,
en Chine et au Japon; la conduite d'études sur les subventions
accordées dans le secteur des bois et des produits ligneux; la
promotion de l'investissement dans les forêts naturelles et
les produits forestiers naturels; et la dissémination des
lignes directrices régissant la gestion du secteur forestier.
L'UE, l'INDONESIE et la CHINE ont indiqué que les exigences
budgétaires peuvent contraindre la mise en œuvre de ses
activités. Sobral a déclaré être confiant que les fonds requis
seront mis à disposition par les donateurs et que le Compte
spécial du Fonds de Partenariat de Bali pourrait également
être utilisé. Le BRESIL a souligné l'importance d'obtenir des
fonds de l'ensemble des pays membres, et a noté que l'OIBT ne
saurait compter uniquement sur les dons et les donations
provenant de la communauté des donateurs.
LES LIGNES DIRECTRICES DEVANT ENCADRER LA
RESTAURATION, LA GESTION ET LA MISE EN VALEUR DES FORETS
DEGRADEES SECONDAIRES: Le Secrétariat a introduit les
directives de l'OIBT devant régir la restauration, la gestion
et la mise en valeur des forêts tropicales dégradées
secondaires (ITTC(XXXV)/9), notant que cinq des six ateliers
organisés sur le thème des lignes directrices, ont été
réalisés. Le délégué des ETATS-UNIS a déclaré que son pays
apportera une contribution financière à la publication des
résultats des ateliers. Le JAPON a noté l'importance de la
dissémination des documents de ces ateliers aux Etats membres
et aux diverses parties intéressées. La CÔTE D’IVOIRE a
déclaré que la situation de la déforestation en Afrique de
l'Ouest et dans le bassin du Congo justifie l'importance des
ateliers consacrés à la restauration, gestion et mise en
valeur des forêts, dans la région. La CHINE a affirmé que les
forêts tropicales secondaires sont importantes pour le
développement rural et la conservation de la biodiversité. Le
GHANA a indiqué que les ateliers ont facilité les échanges
d'expériences. La SUISSE a plaidé pour la poursuite des
activités jusqu'à la finition du dernier atelier. Le Président
Freezailah a déclaré que les lignes directrices pourraient
être débattues encore dans le projet de programme de travail
de la biennale 2004-2005.
NEGOCIATION DE L'ACCORD SUCCEDANT A L'AIBT,
1994: Jürgen Blaser, Président du Comité préparatoire (PrepCom),
a résumé le rapport du groupe de travail intersessions sur les
préparatifs de la négociation de l'accord succédant à l'AIBT,
1994 (ITTC(XXXV)/7). Blaser a donné un aperçu sur les
conclusions du groupe de travail, notamment le fait: que les
conifères tropicaux ne sont que marginalement important pour
le commerce du bois d'ouvre et que leur inclusion ne diluera
pas l'accord succédant; que la question des produits
forestiers non-ligneux (PFNL) est déjà en cours de traitement
dans le cadre des travail de l'OIBT consacré aux projets; et
que les valeurs des écosystèmes sont intégrées dans la
définition de la GFD retenue par l'OIBT. Blaser a indiqué que
les recommandations du groupe de travail englobent: les
modifications apportées aux clauses de l'AIBT, 1994, relatives
aux objectifs, aux définitions, au vote et à la coopération
entre le secteur privé et la société civile. Il a réitéré la
recommandation du groupe de travail, appelant la deuxième
session du PrepCom à élaborer un seul projet de texte, pour
examen à la réunion de négociation de la Conférence des
Nations Unies.
FNUF: Pekka Patosaari, du Forum des
nations unies sur les forêts (FNUF), a remercié l'OIBT pour le
soutien apporté au Partenariat de collaboration pour les
forêts, a résumé la mission du FNUF, a souligné la nécessité
de faire reculer l'exploitation forestière illégale et a
encouragé la poursuite de la collaboration instaurée entre le
FNUF et l'OIBT.
COMMISSION SUR LA REFORESTATION ET LA GESTION
FORESTIERE
EVALUATION EX-POST: La CRGF a entendu
lecture des évaluations ex-post portant sur: un projet de mise
en valeur des forêts naturelles, en Malaisie; les zones de
démonstration/forêts modèles, en matière de GFD, en Asie du
Sud-est; des projets ayant trait à la réduction de l'impact de
l'exploitation forestière illicite au Brésil, en Malaisie, au
Cameroun et au Ghana; et, l'analyse des problèmes rencontrés
dans le projet GFD au Panama.
Le Président de la CRGF, Henri-Félix Maître
(France) a établi un groupe de travail spécial restreint,
composé du Brésil, de la Côte d’Ivoire, des Etats-Unis, de la
Norvège et de l'Indonésie, pour la sélection des projets
devant être soumis à l'évaluation ex-post.
PROJETS, PRE-PROJETS ET ACTIVITES EN COURS:
Le BRESIL a mis en relief les obstacles bureaucratiques
entravant l'administration des fonds internationaux consacrés
à la mise en œuvre des projets. Le HONDURAS a reçu
l'approbation de la Commission pour la mise en œuvre de son
projet axé sur la conservation des mangroves, assorti d'un
budget révisé. FIDJI a fait état des difficultés rencontrées
dans son projet de formation en matière de GFD, et le
Secrétariat a indiqué qu'une équipe d'experts de l'OIBT,
enquêtera sur ces problèmes. La GUYANE a déclaré que son
projet axé sur un modèle de forêt durable, a été retardé, en
raison des changements institutionnels survenus dans le pays.
La CÔTE D’IVOIRE a expliqué que le retard temporaire survenu
dans bon nombre de leurs projets, est dû aux remous politiques
que le pays a connu récemment.
COMMISSION SUR L'INFORMATION ECONOMIQUE ET LES
DONNEES DU MARCHE ET COMMISSION SUR L'INDUSTRIE FORESTIERE
EVALUATION EX-POST: Les CEM/CFI
se sont accordées sur l'acceptation du projet de l'Indonésie,
axé sur la formation en matière d'évaluation de la GFD, dans
le cadre de l'évaluation ex-post, et sur le rapport de
l'évaluation ex-post du projet du Gabon axé sur la mise en
place d'un système de gestion informatique pour le contr�le de
la production foresti�re.
PROJETS, PRE-PROJETS ET ACTIVITY EN COURS:
Le Secr�tariat a pr�sent� un projet ax� sur la mise en place
d'un service d'information sur le march� et Jorge Malleux
Orjeda, Consultant, a parl� d'un projet ax� sur l'aide devant
�tre apport�e dans le domaine de la d�termination des projets
et de leur formulation.
Le Secr�tariat a fait �tat d'un manque
d'information concernant le projet de l'Egypte, ax� sur la
mise en place d'un syst�me statistique national consacr� �
l'import du bois d'�uvre et des produits ligneux. Tapani
Oksanen, Consultant, a parl� d'un projet ax� sur la
diss�mination des donn�es concernant: la transformation,
l'utilisation efficace et la r�duction des d�chets du bois
d'�uvre.
Lachlan Hunter, Consultant, a pr�sent� un
projet ax� sur la valeur de la comptabilisation des ressources
foresti�res tropicales en Chine. Le Secr�tariat a comment� un
projet ax� sur la promotion de l'utilisation des esp�ces peu
connues en R�publique D�mocratique du Congo, �voquant les
retards qu'il a subi en raison de l'instabilit� politique. Au
sujet de l'�tablissement d'un syst�me de collecte et de
diss�mination des donn�es, pour les statistiques de la
commercialisation du bois d'�uvre, au Cameroun, le Secr�tariat
a fait remarquer que les changements survenus dans les
conditions locales sont en train de mettre en p�ril le
parach�vement du projet.
Le Secr�tariat a d�clar� que le rapport
concernant les projets ax�s sur les technologies �nerg�tiques
bas�es sur la biomasse, en Malaisie et au Cameroun, n'est pas
encore arriv�. Il a not� aussi que le projet br�silien visant
� renforcer le laboratoire d'analyse des produits forestiers,
rencontre des difficult�s juridiques avec les r�gles
administratives de l'OIBT.
Agus Setyarso, Consultant, a parl� des progr�s
r�alis�s dans le cadre du projet de l'Indon�sie ax� sur
l'�laboration et la mise en application des lignes directrices
devant encadrer le contr�le de l'exploitation foresti�re
illicite. Le Secr�tariat a d�crit la proposition appelant au
renouvellement du financement de l'initiative de l'OIBT dans
les domaines de l'information et du soutien des projets et a
pr�sent� le projet ax� sur la transformation du bois d'�uvre
africain. Le Secr�tariat a annonc� que les questions ayant
trait au financement des projets de formation, dans le domaine
de la r�duction de l'impact de l'exploitation foresti�re, en
Guyane, ont �t� r�solues.
La Commission a d�cid� d'aviser le Conseil de
l'utilit� d'affecter des fonds additionnels au projet ax� sur
le march� du bois d'�uvre en Inde. Le Secr�tariat a sugg�r�
une acc�l�ration de la mise en �uvre du projet ax� sur la
promotion des PFNL au N�pal. La CHINE a demand�, et la
Commission a approuv�, une extension de son projet consacr� �
la gestion et � l'utilisation durable du bambou. Le
Secr�tariat a fait not� que le pr�-projet ax� sur
l'�laboration d'une strat�gie pour l'am�lioration de la
gestion des statistiques foresti�res nationales en C�te
d�Ivoire a �t� soumis de nouveau.
TRAVAUX POLITIQUES: Le Secr�tariat a
d�crit les activit�s ayant trait aux projets de la CEM et de
la CFI et les activit�s politiques strat�giques incluses dans
le projet de programme de travail biennal. Les ETATS-UNIS,
l'AUSTRALIE et la COREE ont fait part de leur soutien en
faveur du programme de travail, notant que ces activit�s
doivent �tre int�gr�es dans le budget r�gulier.
PROJETS ET PRE-PROJETS PROPOSES: La CHINE
a �labor� sur sa proposition de projet ax�e sur
l'accroissement de la transparence des flux commerciaux et de
la distribution des produits ligneux tropicaux. Le JAPON a
d�crit sa proposition de projet ax�e sur l'expansion de la
base de donn�es concernant les mangroves de la plan�te.
Le Secr�tariat a pr�sent�, et les d�l�gu�s ont
examin�, une proposition de programme ax�e sur une
am�lioration, par �tape, de la prise de conscience des
consommateurs, aux fins de traiter les lacunes du march�, dans
le domaine du contre-plaqu�e tropical dur et la CEM/CFI a
�tabli un groupe restreint charg� de poursuivre l'examen de la
question.
COMMISSION SUR LES QUESTIONS ADMINISTRATIVES
ET FINANCIERES
Le Secr�tariat a pass� en revue la situation
du compte administratif relatif � l'exercice 2003 (CFA(XIV)/4).
La NOUVELLE ZELANDE, la C�TE D�IVOIRE, l'INDONESIE et les
Etats-Unis se sont enquis des mesures prises pour renforcer le
paiement des droits d'adh�sion. Le Secr�tariat a d�clar� que
les paiements qui restent, sont r�guli�rement envoy�s, et que
la p�nalit� de non-paiement englobe le retrait du droit de
vote. Le Pr�sident de la CFA, Chris Ellis (Etats-Unis) a
indiqu� que cela peut affecter la n�gociation de l'accord
succ�dant, compte tenu de l'�ventuelle redistribution des
voies, qui en d�coulerait.
Le Secr�tariat a pr�sent� le Budget
administratif biennal provisoire pour l'exercice 2004-2005,
faisant �tat d'une augmentation budg�taire de 18% en 2004, par
rapport � 2003.
Au sujet du financement des bureaux de
consultation r�gionaux, la SUISSE, le JAPON et le GABON ont
appuy� la poursuite du financement du budget administratif,
mais les Etats-Unis et la NOUVELLE ZELANDE ont d�clar�
pr�f�rer des contributions volontaires et des financements
provenant des divers compte de l'OIBT. Le JAPON a �galement
not� que le Secr�tariat doit, lors de la budg�tisation, tenir
compte de la tendance � la baisse de l'�conomie, enregistr�e
au Japon. La CHINE a remis en question l'applicabilit� des
proc�dures d'�valuation de l'OIBT. L'INDONESIE a mis l'accent
la difficult� des circonstances de la comptabilisation
nationale, lors du d�boursement des contributions confirm�es
de l'OIBT, les dates de paiement des contributions confirm�es,
peuvent ne pas correspondre aux dates butoirs impos�s par
l'OIBT. Le Pr�sident Ellis a fait noter que ces ann�es
�coul�es, les activit�s de l'OIBT � port�e �volutive, ont �t�
couvertes par les contributions volontaires, mais que ce n'est
pas l�, une mani�re de proc�der, durable, et que ce point
constituera un bonne part des discussions, � la PrepCom II.
Au sujet des donn�es communiqu�es concernant
le budget administratif des exercices 1986-2003 (CFA(XIV)/3),
le Pr�sident Ellis a indiqu� que les pays producteurs membres
doivent 1,5 million de dollars, au titre de 2003, et qu'ils
ont des arri�r�s � hauteur de 4,2 millions de dollars. Au
sujet de la recommandation appelant � l'annulation des
arri�r�s des ex-membres, la Commission a d�battu des arri�r�s
de la F�d�ration de Russie.
DANS LES COULOIRS
Quelques Etats membres ont fait part de leurs
r�serves concernant le nombre relativement �lev� des projets
de reforestation. Un d�l�gu� a comment� que certains pays
producteurs pensent que les donateurs souhaitent davantage
investir dans les projets de reforestation. D'autres ont
soulign� que des efforts plus importants doivent �tre fournis
pour la promotion du travail accompli par les projets ayant
rapport avec le commerce international.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
SESSION DU CONSEIL: Le Conseil se r�unira
dans la Salle Pl�ni�re, de 10h � 12h, pour consid�rer les
questions ayant trait � l'application des lois foresti�res,
l'Objectif 2000 de l'OIBT, et les d�cisions du Conseil.
EVENEMENT SPECIAL: La FAO fera une
pr�sentation sur le commerce international et la GFD, de 12h �
13:00 pm.
SESSIONS DES COMMISSIONS: La CRF se
r�unira dans la Salle des Pl�ni�res, de 14h30 � 18h30, pour,
entre autres, consid�rer les propositions de projets et pour
entendre un expos� sur la politique des changements
climatiques. La CEM/CFI se r�unira de 14h30 � 18h30. La CFA se
r�unira de 17h30 � 18h30 pour examiner le projet de programme
de travail biennal, pour l'exercice 2004-2005. |