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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 24 No. 21
Lundi 19 Mai 2003
RESUME DE LA TRENTE-QUATRIEME SESSION DU
CONSEIL INTERNATIONAL DES BOIS TROPICAUX:
12-17 MAI 2003
La trente-quatrième session du Conseil
International des Bois Tropicaux (CIBT-34) s'est déroulée du
12 au 17 mai 2003, à Panama-City, au Panama. Ont pris part aux
travaux de la session, prés de 220 participants, représentant
43 pays membres, deux pays membres potentiels, neuf
organisations intergouvernementales et agences spécialisées,
et 23 organisations non gouvernementales (ONG).
Le Conseil a adopté 11 décisions portant
sur: les projets, les pré-projets et autres activités; la
gestion budget administratif; le Partenariat Forestier
Asiatique; les critères et indicateurs (C&I) de la gestion
forestière durable (GFD); des questions ayant trait à
l'Article 16 de l'Accord International de 1994 sur les Bois
Tropicaux (AIBT, 1994) relative aux statuts du Directeur
Exécutif de l'Organisation Internationale des Bois Tropicaux (OIBT)
et de son staff; la négociation de l'accord succédant à l'AIBT,
1994; la coopération entre l'OIBT et la Convention sur le
Commerce International des Espèces Menacées d'Extinction
(CITES), au sujet de l'acajou à grandes feuilles; La gestion
de la mise en œuvre des projets; le programme de travail
biennal et le budget administratif; l'approche par étapes
applicable à la certification; et l'expansion et la
diversification du commerce international dans le domaine du
bois d'œuvre tropical. Au cours de la session, les délégués
ont approuvé neuf projets et huit pré-projets.
Les Comités sur l'Information Economique et
les Données du Marché (CEM), sur la Reforestation et la
Gestion Forestière (CRGF), et sur l'Industrie Forestière (CIF
) ont tenu leur trente-deuxième session pour procéder à
l'évaluation complète des projets et pré-projets, examiner les
évaluations ex-post, sélectionner les projets et les
pré-projets pour approbation par le Conseil, et traiter le
travail sur les politiques. Le Comité sur les Finances et
l'Administration (CFA) a tenu sa treizième session pour
procéder à la revue des questions financières et
administratives, y compris les contributions aux Budgets
Administratifs au titre de la période 1986-2003, la situation
actuelle du Compte Administratif, et les amendements au
Règlement Financier. Les délégués ont également tenu le Débat
Annuel de l'OIBT sur la Situation du Marché et sur les
Développements Survenus dans le Commerce International et dans
le Secteur des Affaires.
En quittant le 'Miramar Intercontinental
Hotel', samedi, pour aller à la découverte des forêts
tropicales de Panama, pendant le wenk-end, l'humeur générale
était plutôt sereine. A plus d'un titre, la CIBT-34 a réussi à
établir un bon équilibre entre le travail d'élaboration
politique et la prise de mesures concrètes servant à la mise
en œuvre des objectifs de l'OIBT. Toutefois, les impressions
positives sur le déroulement de la réunion, n'ont pas occulté
les réserves exprimées concernant les perspectives de l'OIBT,
au plan financier, telles qu'elles se présentent, à cette
croisée des chemins, cruciale.
BREF HISTORIQUE DE L'AIBT
L'Accord International sur les Bois
Tropicaux (AIBT) a été négocié sous l'égide de la Conférence
des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED).
Les négociations avaient alors pour objectifs: de fournir un
cadre efficace à la coopération et à la concertation entre les
pays producteurs et les pays consommateurs de bois tropicaux;
de promouvoir l'expansion et la diversification du commerce
international des bois tropicaux et d'améliorer les conditions
structurelles du marché du bois d'œuvre tropical; de
promouvoir et de soutenir la recherche et le développement,
aux fins d'améliorer la gestion forestière et les utilisations
du bois d'œuvre; et d'encourager l'élaboration de politiques
nationales en faveur de l'utilisation durable et de la
conservation des forêts tropicales et des ressources
génétiques, et de la préservation de l'équilibre écologique
dans les régions concernées.
L'AIBT a été adopté le 18 novembre 1983,
et, est entré en vigueur le 1er avril 1985. Il est
resté en vigueur pendant une période initiale de cinq ans,
puis a été prorogé à deux reprises, chacune, pour une période
de deux ans. L'Accord a été renégocié en 1993-1994. L'accord
succédant à l'AIBT (AIBT, 1994) a été adopté le 26 janvier
1994 et, est entré en vigueur le 1er janvier 1997.
L'AIBT, 1994 contient des dispositions plus étendues
concernant l'échange d'informations, y compris les données
relatives au commerce international des produits forestiers
autres que le bois d'œuvre, permet l'examen des questions
posées concernant des produits autres que le bois d'œuvre
tropical, dans la mesure où un rapport existe entre les deux,
et intègre l'Objectif 2000 appelant à l'amélioration des
capacités des membres dans le domaine de la mise en œuvre de
stratégies visant à la réalisation, à l'horizon 2000,
d'exportations de bois d'œuvre tropical et des produits
dérivés, provenant de sources gérées de manière durable.
L'AIBT, 1994 a également établi le Fonds de Bali pour le
Partenariat, pour aider les pays producteurs membres dans la
concrétisation de l'Objectif 2000. Conclu, au départ, pour une
validité de trois ans, l'accord de 1994 a été prorogé pour une
autre période de trois ans, laquelle prendra fin le 31
décembre 2003.
L'AIBT a établi l'OIBT, dont le siège se
trouve à Yokohama, au Japon, qui fournit aux pays producteurs
et aux pays consommateurs de bois tropicaux, un cadre pour le
débat, l'échange d'informations et l'élaboration des
politiques devant encadrer les questions ayant trait au
commerce international et à l'utilisation des bois tropicaux,
et à la gestion durable de ces ressources de base.
L'OIBT compte 57 membres répartis en deux
blocs: Le bloc des pays producteurs (31 membres) et le bloc
des pays consommateurs (25 membres, y compris les Etats
membres de la Communauté Européenne). Les adhérents de l'OIBT
représentent 95% du commerce international de bois d'œuvre
tropical et couvrent 75% des forêts tropicales de la planète.
L'organe siégeant à la tête de l'OIBT est
le Conseil International des Bois Tropicaux (CIBT), qui
englobe des représentants de tous les Etats membres et qui se
réunit deux fois par an. Quatre comités fournissent au Conseil,
leurs avis sur les questions posées, pour considération et
prise de décision: le CEM, le CRF et le CIF traitent des
principaux domaines du travail de l'OIBT; et le CFA examine
les questions administratives et financières relatives à la
gestion de l'OIBT. Le CEM, le CRF et le CIF sont appuyés par
le Groupe d'Experts, chargé de l'Evaluation Technique des
Projets de Propositions, qui se réunit deux fois par an.
Depuis 1998, le Conseil bénéficie également des avis du Groupe
Consultatif Non Officiel (GCNO).
La CIBT-31: La 31ème session du CIBT
s'est déroulée à Yokohama, au Japon, du 29 octobre au 3
novembre 2001. Le Conseil y a adopté des décisions concernant:
l'application des législations forestières; l'élaboration d'un
plan de travail pour les écosystèmes forestiers des mangroves;
l'établissement d'une base de données statistiques sur le
commerce du bambou et du rotin; et l'assistance devant être
apportée aux pays dans l'élaboration des systèmes d'audit
applicable à la mise en œuvre des C&I nécessaires à la GFD. A
la CIBT-31, les membres se sont engagés pour la fourniture de
8.96 millions de dollars, pour financer les travaux visant à
la promotion de la conservation et du développement durable
des forêts tropicales, et le Conseil a accordé approbation et
financement, à plusieurs projets en lice.
La CIBT-32: La CIBT a tenu sa 32ème
session à Bali, en Indonésie, du 13 au 18 mai 2002. Le Conseil
y a fourni des fonds pour couvrir la facilitation des
contributions et de la participation du groupe consultatif de
la société civile (GCSC) à la CIBT-33. Le Conseil y a
également adopté des décisions portant sur: la contribution de
l'OIBT au Sommet Mondial pour le Développement Durable; la
Révision du Plan de Travail sur les Mangroves; les lignes
directrices devant encadrer la restauration et la gestion des
forêts tropicales secondaires dégradées; l'application des
législations forestières en Afrique; la GFD dans le bassin du
fleuve Congo; la certification; et les préparatifs de la
négociation de l'accord succédant à l'AIBT, 1994. Les Etats
membres s'y sont engagés pour la fourniture de 8.129 millions
de dollars pour financer les projets et pré-projets retenus,
et le Conseil a accordé approbation et financement à 19
projets et 10 pré-projets.
La CIBT-33: La 33ème session du CIBT a
eu lieu du 4 au 9 novembre 2002, à Yokohama, au Japon. Le
Conseil y a adopté le programme de travail de l'OIBT pour
l'exercice 2003, et des décisions portant sur: les composantes:
relations publiques, éducation et communication; le
partenariat pour la GFD; la prévention et la gestion des feux
de forêts; les mesures visant à la réduction des coûts et
l'amélioration de l'efficience et de l'efficacité de
l'organisation; l'extension de l'AIBT, 1994; et les
préparatifs de la négociation de l'accord succédant à l'AIBT,
1994. Le Conseil y a approuvé 12 projets et 15 pré-projets.
Aucun engagement n'a été pris pour le financement des projets
et pré-projets sélectionnés. A cette session, le GCSC a tenu
un débat sur le marché des produits provenant des forêts
certifiées.
COMPTE RENDU DE LA CIBT-34
La CIBT-34 s'est ouverte la matinée du
lundi 12 mai 2003. Le Président du CIBT, Bin Che Yeom
Freezailah (Malaisie) a souhaité la bienvenue aux participants
et exprimé sa gratitude au Panama pour l'accueil de la réunion.
Attirant l'attention sur la négociation attendue sur l'accord
succédant à l'AIBT, 1994, il a noté le besoin d'une
amélioration de la coopération et de l'aide internationale, et
a souligné que les dimensions économiques, sociale et
environnementale, doivent rester au centre des négociations.
Il a appelé à établir un équilibre entre les obligations des
pays consommateurs et des pays producteurs, a noté le rôle du
GCSC et du Groupe Consultatif sur le Commerce International (GCCI)
dans l'enrichissement du processus, et a mis en relief les
questions sensibles touchant à la souveraineté.
Notant que la mise en œuvre effective de
l'AIBT, 1994 est difficile, le Directeur Exécutif de l'OIBT,
Manoel Sobral Filho a présenté les conclusions des ateliers
régionaux tenus aux fins d'aider les pays producteurs en
développement à mettre en place un commerce durable et à
devenir compétitifs par rapport à leurs homologues des forêts
tempérées. Il a appelé à l'amélioration de la collaboration
entre le secteur privé et les ONG dans l"application des C&I à
GFD. Sobral a souligné le rôle des partenariats et les
récentes réunions visant à accroître l'accès des bois
tropicaux au marché.
La Plénière a également entendu les
déclarations d'ouverture d'Emile Doumba, Ministre Gabonais de
l'Economie Forestière, de l'Eau et des Pêches, Satyadeow Sawh,
Ministre Guyanais des Pêches, des Récoltes, de l'Elevage et
des Forêts, Jorge Viana, Gouverneur de l'Etat d'Acre, au
Brésil, Ricardo Anguizola, de l'Autorité Nationale Panaméenne
chargée de l'Environnement et Arturo Vallarino, Premier Vice-Président
du Panama.
Plus tard dans la semaine, le Conseil a
entendu les déclarations de l'Organisation pour l'Alimentation
et l'Agriculture (FAO), et du Forum des Nations Unies sur les
Forêts (FNUF).
Les délégués ont ensuite adopté l'ordre du
jour de la réunion (ITTC (XXXIV)/ 1) sans amendement. Le
Directeur Exécutif de l'OIBT, Sobral, a annoncé que le quorum
a été atteint pour cette session et qu'aucun changement dans
les adhésions n'a été enregistré depuis la CIBT-33. Les
délégués ont adopté la répartition des voix, proposée pour
2003, et ont procédé à l'admission de tous les Etats et les
organisations souhaitant avoir un statut d'observateur. Les
membres suivants du Bureau étaient en poste au cours de la
session: Président, Bin Che Yeom Freezailah (Malaisie ), Vice-Président,
Jan McAlpine (Etats-Unis), Président du CEM/CIF, Fidel Reyes
Lee (Guatemala), Vice-Président du CEM/CIF, Astrid Bergquist (Suède),
Président du CRF, Henri-Félix Maître (France), Vice-Président
du CRF, A.S.K. Boachie-Dapaah (Ghana), Président du CFA,
Pravit Chittachumnonk (Thaïlande), Vice-Président du CFA,
Christopher Ellis (Etats-Unis), Porte-parole des Pays
Producteurs, Charles Sikapiek (Cameroun), et Porte-parole des
Pays Consommateurs, Aulikki Kauppila (Finlande).
Tout au long de la semaine, les délégués se
sont réunis dans des sessions du Conseil, du Comité Conjoint
et des Comités. Le CEM et le CIF se sont réunis conjointement
durant toute la session. Un Comité de Rédaction du Président a
également été convoqué pour procéder à l'examen des projets de
décisions.
Le compte rendu ci-après résume les
discussions menées et les décisions adoptées au sein du
Conseil et des Comités, en suivant les thèmes tels que
figurant à l'ordre du jour.
NDLR: Dans sa couverture des
sessions de négociations officieuses et des comités de
rédaction, le Bulletin des Négociations de la Terre ne cite
pas nommément les pays intervenants, lorsque cela est souhaité.
LES SESSIONS DU CONSEIL
Le Conseil s'est réuni quotidiennement pour
traiter: du rôle des approches par étapes applicable à la
certification, dans le domaine de la GFD; des partenariats
entre la société civile et le secteur privé, au profit de la
GFD; des questions ayant trait à l'Article 16 de l'AIBT, 1994,
concernant le Directeur Exécutif et le staff de l'OIBT; des
mesures visant l'amélioration de la formulation et de
l'évaluation des projets; des préparatifs de la négociation de
l'accord succédant à l'AIBT, 1994; de la mise en application
des législations forestières, dans le cadre de la production
durable du bois d'œuvre; des propositions à transmettre à la
CITES; des progrès réalisés dans le cadre de l'Objectif 2000;
des problèmes entravant l'accès des bois tropicaux au marché
international; des progrès accomplis dans la mise en œuvre du
programme de travail 2003 de l'OIBT; de la revue du, et des
contributions faites au, Compte Spécial et au Fonds de Bali
pour le Partenariat; du projet de rapport annuel de l'exercice
2002; et du Programme des Bourses de Recherche.
LES RAPPORTS: Douzième Réunion du GCNO :
Le lundi, le Président du CIBT, Freezailah, a présenté au
Conseil, le rapport du GCNO (ITTC (XXXIV)/ 2). Le GCNO a tenu
sa 12ème réunion le samedi 11 mai 2003. Le GCNO a proposé que
la CIBT-34 considère et adopte des décisions sur: la gestion
de la mise en œuvre des projets; les préparatifs de la
négociation de l'accord succédant à l'AIBT, 1994; la formation
dans le domaine des C&I et de l'établissement des rapports; la
coopération avec les diverses organisations; le compte
administratif; les C&I; l'inscription de l'acajou à grande
feuille sur la liste de la CITES; et la couverture des
sessions et des conférences de négociation du CIBT par le
Bulletin des Négociations de la Terre.
Le Canada a objecté que les projets de
décisions figurant dans le rapport à soumettre à la
considération de la CIBT-34 n'ont pas, tous, été communiqués
aux délégués avant la session du Conseil, comme l'exige la
Décision 7(XXXIII). Notant que l'AIBT est actuellement dans
une phase transitoire, le Président Freezailah et la Suisse
ont appelé à une certaine souplesse.
Les problèmes entravant l'accès des bois
tropicaux aux marchés: Le jeudi, le Secrétariat a présenté
le rapport concernant les problèmes entravant l'accès des bois
tropicaux aux marchés (ITTC(XXXIV)/10). Le porte-parole devait
mettre l'accent sur les recommandations adressées à l'OIBT et
à la communauté internationale concernant:
-
l'amélioration de la compilation et de
l'analyse des données;
-
le suivi des barrières tarifaires et non-tarifaires,
notamment, à travers des études menées sur les normes des
produits et sur les règles régissant la qualité;
-
la recherche des effets du commerce
international sur la GFD, et vice versa;
-
le traitement du commerce et des
cueillettes illicites, à travers, entre autres, la
participation dans les processus de l'application des
législations forestières et de la bonne gouvernance, et
l'élaboration de principes et de mécanismes internationaux;
-
la certification, y compris,
l'encouragement de l'établissement de C&I nationaux dans les
pays producteurs membres; et
-
le comblement des lacunes dans
l'information concernant l'accès aux marchés, notamment à
travers la poursuite de la recherche sur les produits de
substitution.
L'orateur a indiqué par ailleurs que les
pays producteurs se doivent, entre autres, de procéder à la
revue et à l'alignement des barrières intérieures qui
entravent le commerce à l'export, et à la mise en œuvre des
C&I pour la GDF. Il a noté que les recommandations adressées
aux pays consommateurs, portent sur: l'harmonisation des
termes tels que ceux des caractères "licites" et "viables" de
l'origine, et la coordination des exigences en matière de
spécification; la collecte des données concernant les
barrières dressées devant l'accès des bois tropicaux aux
marchés, dans les pays importateurs; et, la coordination des
législations et l'application des dispositions encadrant
l'approvisionnement public, aux bois tropicaux.
Le Ghana a plaidé pour l'élargissement de
la couverture des données particulières aux espèces, aux
domaines de la production et du commerce, du suivi des
barrières tarifaires et non-tarifaires et, avec la Malaisie,
de l'amélioration des liens avec l'Organisation Mondiale du
Commerce (OMC). Le Canada s'est opposé à l'établissement d'un
parallèle entre les captages à loyer modéré dans les
concessions des forêts et les subventions, et a demandé la
suppression des références portant sur le différend qui oppose
actuellement, au sein de l'OMC, les Etats Unis et le Canada,
au sujet de la contre-valeur fiscale établie en compensation
des subventions accordées dans le secteur forestier. La
Malaisie a appelé: à la suppression des subventions; à
l'encouragement de l'élaboration de programmes de formation;
et à la discussion de la GFD par-delà le processus de l'OIBT.
Le délégué des Etats-Unis a encouragé l'OIBT à s'assurer du
suivi des informations reçues concernant le processus de l'OMC
et à procéder à une détermination claire des responsabilités.
La Communauté Européenne (CE) a souligné l'importance d'une
claire séparation entre les juridictions de l'OIBT et de l'OMC,
et la nécessité pour l'OIBT de s'adapter aux règles du
commerce international.
Vendredi, le comité de rédaction s'est
penché sur le projet de décision concernant les mesures visant
à promouvoir l'expansion et la diversification du commerce
international le commerce international des bois tropicaux (ITTC(XXXIV)/7).
Un pays consommateur a recommandé l'insertion des "régulations
techniques" comme thème à étudier dans le cadre de l'étude
proposée sur les mesures à prendre. Un autre pays consommateur
a encouragé l'adjonction, dans le préambule, d'un paragraphe
notant la connexion existant entre les normes de produit et
l'accès aux marchés. Un pays producteur a appuyé l'idée de
mener une étude exhaustive, et un autre a insisté sur le
maintien d'une référence particulière à l'impact des
régulations sur le commerce international des produits de
boiserie. Les pays producteurs ont demandé, et les pays
consommateurs s'y sont opposés, l'inclusion dans l'étude d'une
évaluation des tarifs et des accords commerciaux régionaux en
vigueur. Un pays consommateur a noté que l'inclusion des
accords commerciaux régionaux et des tarifs risque d'accroître
considérablement le champ d'investigation et le coût de
l'étude.
Samedi, la session finale du Conseil a
adopté la décision, telle que transmise par le comité de
rédaction.
La Décision Finale: Dans la
Décision 12(XXXIV), le CIBT autorise le Directeur Exécutif à
engager deux consultants, issus des pays producteurs et des
pays consommateurs, pour la conduite d'une étude, à présenter
à la CIBT-36, qui se chargera:
-
d'évaluer les capacités des pays
producteurs de produits dérivés des bois tropicaux, à se
conformer aux normes en vigueur et à faire évoluer les
normes de produits et les régulations techniques des
produits dérivés des bois tropicaux, dans les pays
importateurs et d'identifier et de proposer, là où des
lacunes existent, des voies et moyens de les résoudre dans
le cadre de l'assistance à fournir à ces mêmes pays
producteurs;
-
d'identifier les exigences en matière de
normes de produits, de qualité et de perfectionnement, les
codes à mettre en place, et les régulations techniques
susceptibles d'affecter le commerce international des bois
tropicaux et des produits dérivés, et d'évaluer les effets
éventuels sur le commerce international des bois tropicaux,
entre autres, dans le domaine de produits de boiserie;
-
de proposer des recommandations aux Etats
Membres et au Conseil, pour considération; et
-
de présenter à la CIBT-36, dans le cadre
de l'Agenda de Développement de Doha, de l'OMC, un rapport
sur les tarifs, sur les négociations de fond et sur l'aspect
du processus de négociation, ayant trait aux produits
dérivés des bois tropicaux.
L'Objectif 2000: Jeudi, le Conseil a
traité de l'établissement des rapports concernant l'aide
fournie aux pays producteurs, pour l'identification des
facteurs freinant la progression de la réalisation de Objectif
2000, et l'avancement de la mise en œuvre des ateliers
nationaux de formation dans le domaine de l'utilisation des
formats recommandés par l'OIBT pour l'élaboration des rapports
concernant la GFD.
Les missions de Diagnostic: Patrick
Hardcastle, Consultant auprès de l'OIBT, a présenté une
synthèse des résultats de la mission de diagnostic effectuée
en Guyane (ITTC(XXXIV)/8). Il a passé en revue les
statistiques de base concernant le secteur forestier de la
Guyane, mettant en relief les limites de la production de bois
d'œuvre et les défis posés par la faible fertilité des sols,
la grande diversité des espèces, la difficulté de l'accès et
la fragilité de l'assise écologique. Il a mis en exergue les
problèmes dus: à une utilisation inefficiente des ressources;
à une compréhension faible des rouages du marché; à un
comportement concurrentiel destructif; à des investissements
limités dans la formation; et à une gestion inadéquate. Il a
souligné l'impératif d'une plus grande efficience, d'une
spécialisation, d'une formation, et d'approches peu onéreuses,
d'un accent plus prononcé sur l'emploi, l'amélioration de la
communication et de l'information, et de mesures étatiques
incitatives. Hardcastle a déclaré que l'OIBT doit: apporter
son soutien aux initiatives de formation dans les domaines de
la gestion des opérations; fournir une expertise technique
dans le domaine de la restructuration du secteur industriel;
fournir des orientations concernant la conception et la
spécification des produits; et apporter son appui à la mise en
place d'un service de renseignement sur les marchés locaux.
La Guyane s'est déclaré d'avis avec les
conclusions et les recommandations de la mission et a déclaré
que davantage d'efforts sont nécessaires en Guyane, dans le
domaine: des espèces moins utilisés; de la réduction des
inefficacités; de l'amélioration de l'accès aux marchés; et de
la gestion des forêts de mangrove. Le Ghana s'est enquis des
méthodes utilisées en Guyane pour le contrôle de l'abattage à
la tronçonneuse. La Fondation pour les Forêts Tropical a parlé
d'un nouveau partenariat scellé dans le domaine de la
formation, en Guyane.
Jeffrey Sayer, du Centre de Coopération
Internationale dans la Recherche Agricole pour le
Développement, a présenté les conclusions de la mission de
diagnostic effectuée à Trinité et Tobago (ITTC(XXXIV)/9). Il a
donné un aperçu sur l'industrie forestière de Trinité et
Tobago, sur ses anciennes réussites en matière de gestion et
sur les nouvelles tendances socioéconomiques. Sayer a présenté
les recommandations de la mission, qui appellent: à un
renforcement des capacité, plus important; un meilleur
engendrement et une meilleur gestion de l'information; une
implication accrue de la société civile; et un engagement plus
grand du secteur privé. Il a encouragé la soumission d'une
proposition de projet du CIBT axée sur le renforcement des
capacités et sur la gestion de l'information.
Le délégué de Trinité et Tobago a endossé
les recommandations de la mission, a noté l'importance de la
soumission d'une telle proposition de projet, et a recommandé
la région des Caraïbes, comme lieu de la tenue des futurs
ateliers et réunions. La France a commenté sur les difficultés
posées dans la commercialisation du teck. Le Guatemala a
soulevé des questions concernant les engagements de l'OIBT,
une fois les missions de diagnostic achevées, et les
procédures impliquées au moment de l'établissement des
missions.
Les ateliers nationaux de formation:
Jürgen Blaser (Suisse) a présenté un rapport sur les progrès
réalisés dans la mise en œuvre des ateliers nationaux de
formation axés sur le domaine de l'utilisation des formats
recommandés par l'OIBT pour l'établissement des rapports
concernant la GFD, qui seront conduits en vertu de la Décision
9(XXX) de l'OIBT. Il a expliqué que les objectifs de ces
ateliers englobent: le test et l'utilisation des C&I en tant
qu'outils au service de la gestion forestière durable – à
l'échelon des unités; l'information et la formation des
managers; l'échange d'expériences; et l'évaluation de
pertinence des C&I au niveau de l'unité de gestion forestière.
Il a indiqué que des ateliers ont été organisés au Congo, en
Papouasie Nouvelle Guinée, en Côte-d’Ivoire, à Vanuatu, aux
Philippines, au Cameroun et en Colombie, et a noté que le
Brésil, le Pérou, l'Equateur, la Bolivie, le Panama, Myanmar
et le Togo, ont fait part de leur intérêt pour la tenue de
tels ateliers chez eux dans le futur. Il a souligné que les
ateliers ont accru la prise de conscience des acteurs du
terrain, quant au rôle joué par l'OIBT, et a attiré
l'attention sur le besoin de travailler à l'harmonisation de
la terminologie. Blaser a également noté qu'un groupe
d'experts allait se réunir fin 2003, entre autres pour:
réviser les C&I; simplifier le questionnaire utilisé pour
l'établissement des rapports; et le lien entre le processus de
l'OIBT en matière de C&I, d'audit, de certification et de
travail d'harmonisation, et les divers autres processus de
C&I.
Le Guatemala a suggéré que les ateliers à
venir, prennent en compte les recommandations et les
conclusions de la Conférence Internationale sur les C&I pour
la GFD, tenue à Guatemala City, au Guatemala, en février 2003.
Mettant en relief son engagement en faveur des activités de
renforcement des capacités, la Suisse a appelé à davantage
d'ateliers nationaux de formation et a encouragé les pays à
soumettre leurs rapports nationaux. Le Directeur Exécutif de
l'OIBT Sobral a noté que des rapports ont été reçus de la part
de la Colombie, du Congo, de l'Indonésie, de Myanmar, du Pérou,
des Philippines, de Thaïlande, du Togo et de Vanuatu, et a
exhorté les autre membres à soumettre les leurs, en utilisant
les formats approuvés, dans les meilleurs délais possibles.
Vendredi, le comité de rédaction a
considéré le projet de décision concernant les C&I pour la GFD
(5(XXXIV)). Le groupe des pays consommateurs a suggéré, et les
délégués ont approuvé, l'adjonction d'un paragraphe demandant
au Secrétariat de l'OIBT, d'élaborer un document compilant les
conclusions des ateliers, y compris les commentaires des pays
membres, ainsi que les recommandations pertinentes de la
réunion internationale d'experts sur les C&I, prévue dans le
cadre de la décision. Samedi, la session finale du Conseil a
adopté la décision sans amendement.
La Décision Finale: Dans la
Décision 4(XXXIV), le Conseil:
-
requiert du Directeur Exécutif,
l'organisation d'un atelier de niveau national, dans huit
pays producteurs, pour former les officiels, les managers
forestiers, les concessionnaires forestiers et autres
concernés impliqués dans la GFD, dans l'utilisation efficace
des formats recommandés par l'OIBT pour l'établissement des
rapports nationaux, au niveau des unités de gestion
forestière;
-
encourage fortement les pays
producteurs à soumettre leurs premiers rapports nationaux
d'ici le 31 août 2003, en utilisant le Format recommandé par
l'OIBT pour l'élaboration des rapports, aux fins de
permettre la compilation du rapport sur l'Etat de la Gestion
Tropicale qui doit être soumis début 2004;
-
autorise le Directeur Exécutif
à porter assistance aux pays producteurs dans la
finalisation de leurs premiers rapports nationaux, à travers
la tenue d'ateliers et/ou le financement de l'expertise
nécessaire; et
-
requiert du Directeur Exécutif,
la convocation d'un groupe d'experts pour l'évaluation des
résultats des ateliers nationaux de formation, de la réunion
internationale d'experts et d'autres fora pertinents, et la
présentation de recommandations à la CIBT-36 concernant la
révision des C&I et des Formats de rapport de l'OIBT.
La décision autorise, aussi, le Directeur
Exécutif à convoquer, conjointement avec la FAO, une réunion
internationale d'experts sur les C&I, pour l'examen des voies
et moyens nécessaires: à la mise en place d'un réseau de
communication entre les processus, les pays et autres
partenaires pertinents; à l'amélioration de la compréhension
commune des concepts, des termes et des définitions; à
l'identification des approches et des méthodes nécessaires à
la collecte, au stockage et au partage des données; au
renforcement de la coopération au sein et entre les processus;
et les mérites de la mise en place d'un groupe international
spécial de conseil technique chargé de traiter des questions
techniques ayant trait aux C&I.
Les progrès réalisés dans la mise en œuvre
du Programme de Travail de l'OIBT relatif à l'exercice 2003:
Samedi, le Secrétariat a présenté un rapport sur l'état
d'avancement de la mise en œuvre du programme de travail de
l'OIBT relatif à l'exercice 2003 (ITTC(XXXIV)/16), en notant
l'accroissement important du panier de travail du Secrétariat.
Aulikki Kauppila, porte-parole du groupe des pays
consommateurs, a suggéré l'adjonction d'activités portant sur
la collaboration de l'OIBT avec diverses organisations et
divers processus, tels que la Convention-Cadre sur les
Changements Climatiques (CCCC) et le FNUF. L'oratrice a
encouragé la participation de l'OIBT dans la Conférence of
Parties de la CCCC, et le travail préparatoire de la
participation dans groupe de travail intersession du FNUF su
la décentralisation du FNUF. Le délégué des Etats-Unis a
annoncé une contribution de 101,060 dollars au Fonds de
Partenariat du Basin du Congo (FPBC), et a fait état du
soutien continu de son pays pour les besoins de la recherche
dans le bassin du Basin du Congo. Le rapport a été adopté par
le Conseil.
Le Rapport Annuel de 2002: Samedi, le
Secrétariat a présenté le rapport annuel de l'OIBT couvrant
l'exercice 2002 (ITTC(XXXIV)/4) et a procédé à l'examen de la
structure du rapport, se focalisant sur sa synthèse des
projets et des pré-projets de 2002, les travaux de politique,
la situation des bois tropicaux et le travail des Comités. Le
Conseil a approuvé le rapport.
LES APPROCHES PAR ETAPES DANS LA
CERTIFICATION: Lundi, Markku Simula, Consultant auprès de
l'OIBT, a présenté les résultats des ateliers régionaux sur le
rôle potentiel des approches par étapes, applicables, dans les
pays producteurs de bois tropicaux, à la certification, en
tant qu'outil au service de la promotion de la GFD. Il a
souligné le besoin de ces approches par étapes, pour le
traitement des contraintes posées dans la pratique à la mise
en œuvre de certification, et a fait état de l'intérêt suscité,
de manière répandue dans les rangs des diverses parties
prenantes, par l'idée d'appliquer des approches par étapes à
la certification. Il a suggéré que le Conseil: avalise le
recours aux approches par étapes; procède à la conduite d'une
analyse de rapport coût-bénéfice de la certification; veille à
l'amélioration de la prise de conscience des gouvernements,
quant aux mérites des approches par étapes; et fournisse un
soutien aux initiatives régionales, en particulier, en Afrique
et dans la région Asie-Pacifique. Simula a également
recommandé, entre autres, que les gouvernements utilisent, le
cas échéant, des mesures incitatives pour la promotion de la
mise en œuvre des approches par étapes, et que le secteur
privé reconnaisse le potentiel offert par les approches par
étapes et participe dans l'élaboration des normes volontaires.
Le Brésil a souligné que les conditions
juridiques devant régir les approches par étapes doivent être
basées sur les législations intérieures des pays. Le Japon a
estimé que la certification peut jouer un rôle dans la lutte
contre l'exploitation forestière illicite, et que la
reconnaissance réciproque des schèmes de certification est
importante. La Suisse a souligné le besoin d'une action visant
à accroître l'accès des pays producteurs à la certification.
Vendredi, le comité de rédaction s'est
penché sur le projet de décision (11(XXXIV)). Un pays
consommateur a fait part de ses réserves concernant le libellé
du préambule, qui lui a semblé inférer au Conseil l'appui en
faveur de la certification. Les pays producteurs ont
recommandé la fixation de dates butoirs aux consultants, pour
la présentation de leur travail sur les procédures à suivre
dans les approches par étapes et dans l'évaluation des coûts
et des avantages. Ils ont appelé également à la fixation d'une
date limite au Directeur Exécutif, pour la soumission de son
rapport sur l'atelier organisé sur le thème des approches par
étapes. Les pays producteurs ont recommandé la suppression du
paragraphe qui encourage la promotion des projets ayant
rapport avec les approches par étapes.
Samedi, la session finale du Conseil a
adopté la décision, telle que transmise par le comité de
rédaction.
La Décision Finale: Dans le cadre
de la Décision 10(XXXIV), le CIBT note les conclusions et les
recommandations des ateliers régionaux consacrés au thème des
approches par étapes applicables à la certification, qui se
sont tenus à Jakarta, à Libreville et à Panama-City, au cours
du premier semestre 2003, et reconnaît la nécessité de
poursuivre l'élaboration et la promotion des approches par
étapes applicables à la certification, en tant qu'outil pour
l'avancement de la GFD dans les pays producteurs membres de
l'OIBT. La décision autorise, également, le Directeur Exécutif
à:
-
engager deux consultants, l'un issu d'un
pays producteur et l'autre, d'un pays consommateur, pour
l'élaboration des procédures devant encadrer la mise en
application des approches par étapes dans le domaine de la
certification;
-
engager deux consultants, l'un issu d'un
pays producteur et l'autre, d'un pays consommateur, pour la
conduite d'une étude d'évaluation des coûts et des avantages
de la certification dans une sélection de pays producteurs
membres; et
-
convoquer un atelier international sur le
thème des approches par étapes applicables à la
certification, et de présenter un rapport au Conseil, à la
CIBT-38, au plus tard.
La décision comprend une annexe renfermant
le cahier des charges de l'étude commandée sur l'analyse du
rapport coûts - bénéfice.
LES PARTENARIATS POUR LA GESTION FORESTIÈRE
DURABLE: Mardi, Barney Chan, Porte-parole du GCCI, a
présenté le rapport du Groupe de Travail sur les Partenariats
entre la Société civile et le Secteur privé pour la GFD (ITTC(XXXIV)/5),
et a recommandé, entre autres, l'établissement d'un Fonds
renouvelable, pour le soutien d'au moins 10 partenariats,
chaque année. Le Brésil, appuyé par le Ghana, le Guatemala et
Panama, a souligné la nécessité d'adopter un format alignant
les projets sur les politiques nationales et celles de l'OIBT.
La Suisse, appuyée par les Philippines, a recommandé la
poursuite des travaux sur les responsabilités des parties
prenantes. Le Ghana a appelé à une synchronisation de la
soumission des projets et de l'évaluation des demandes de
financement avec les cycles de projet de l'OIBT. Chan a
recommandé que le Secrétariat soit doté des pleins pouvoirs
dans le domaine de l'affectation des fonds aux partenariats.
Aucune décision n'a été prise sur ce point de l'ordre du jour.
LES MESURES VISANT A L'AMELIORATION DE LA
FORMULATION ET DE L'EVALUATION DES PROJETS: Mercredi,
Patrick Hardcastle, Président du Groupe d'Experts chargés de
l'Evaluation Technique des Propositions de Projets, a présenté
le Rapport du Groupe d'Experts sur les Mesures visant à
l'Amélioration la Formulation et l'Evaluation des Projets de
l'OIBT (ITTC(XXXIV)/6). Notant la faible qualité, d'une
manière générale, des propositions de projets, il a suggéré de
procéder à une révision du format indiqué pour les
propositions, et a appelé, entre autres, à un rôle plus
important pour les correspondants et les consultants résidant
dans les pays. Il a recommandé un groupe d'experts, de taille
réduite, des données accessibles sur la toile, et que les
propositions ne soient révisées qu'une fois.
Le délégué des Etats-Unis a appelé à la
poursuite des analyses opérationnelles et financières.
L'Australie a mentionné le besoin d'une consultation plus
large et d'un rôle évaluatif plus important, pour le
Secrétariat. La Suisse et la CE ont indiqué que les projets
doivent avoir valeur internationale. Le Japon a souligné la
nécessité d'une bonne gestion de la mise en œuvre des projets.
La Colombie a suggéré un renforcement des étapes initiales de
l'élaboration des propositions. La Nouvelle Zélande a appelé à
un nouvel examen du manuel de l'élaboration des propositions
et à une meilleure formation. Le Ghana, avec l'Indonésie, a
souligné le besoin de programmes de renforcement des capacités
nationales, présentant un bon rapport coût - efficacité. Le
délégué des Philippines a appelé à l'amélioration de la
coordination entre l'OIBT et les experts. Le représentant des
Pays-Bas a indiqué que les projets doivent refléter les
principales compétences de l'OIBT.
Le sujet a été encore débattu dans le
comité de rédaction, vendredi. Un pays consommateur a suggéré
un élargissement de la portée de l'étude et la détermination
d'un calendrier et d'actions prioritaires pour l'introduction
des changements. Après concertation dans un groupe restreint,
les délégués sont parvenus à un consensus sur l'élargissement
de la portée à la considération du rapport coût- efficacité,
dans la mise en application des recommandations. Samedi, le
Conseil a adopté la décision sans amendement.
La Décision Finale: Dans la
Décision 11(XXXIV), le CIBT requiert du Directeur Exécutif,
entre autres: la détermination des implications, au plan des
ressources financières et humaines, des recommandations
proposées par le Groupe d'Experts; et l'élaboration, et
l'envoi aux pays membres, d'un questionnaire portant sur les
difficultés rencontrées dans la formulation des projets, et de
suggestions pour l'amélioration de l'évaluation des projets.
LES PRÉPARATIFS DE LA NÉGOCIATION A
L'ACCORD SUCCÉDANT À L'AIBT, 1994: Mercredi, Jürgen
Blaser, Président du Groupe de Travail sur les préparatifs de
la négociation de l'accord succédant à l'AIBT, 1994, a
présenté le Rapport (ITTC(XXXIV)/7) du Groupe de Travail. Il a
résumé le document portant sur les résultats de l'enquête
menée auprès des adhérents, attaché à la décision à l'origine
de la création du Groupe de Travail (Décision 8(XXXIII)), et a
indiqué en conclusion qu'il en ressort: que les pays n'ont pas
tous répondu au questionnaire de l'enquête; qu'une volonté
claire est exprimée en faveur du maintien de l'accord; que
l'AIBT, 1994 constitue au yeux de la grande majorité une
plate-forme adéquate pour le démarrage des négociations; qu'il
existe un consensus autour de la position de l'OIBT, dans le
cadre international; et qu'il y a un large spectre de points
de vue concernant le champ d'application du nouvel accord.
Blaser a présenté ensuite la "feuille de route" devant servir
pour les négociations, en suggérant que la PrepCom I:
établisse le cadre des négociations; définisse les éléments à
considérer, en particulier, le champ d'application; et
identifie les travaux intersessions nécessaires. Il a suggéré
aussi que la PrepCom II traite les questions
organisationnelles, la question des financements, et le reste
des questions administratives.
Vendredi, le comité de rédaction s'est
penché sur le projet de décision concernant l'accord succédant
à l'AIBT, 1994 (4(XXXIV)). Les délégués ont proposé des
amendements dans le paragraphe demandant au Directeur Exécutif
d'engager des consultants pour l'élaboration d'un papier
d'information sur le contexte général, résumant les
expériences vécues, les possibilités offertes et les
contraintes rencontrées dans le processus de paiement des
services environnementaux, aux fins d'éclairer le Conseil et
le PrepCom sur ce sujet. Un pays producteur a proposé que le
papier du contexte général, résume les expériences vécues dans
la mise en œuvre de l'AIBT actuel. Un groupe de pays
consommateurs a suggéré que le papier fasse le point de toutes
les études disponibles portant sur les services
environnementaux commercialisés à l'échelle internationale et
potentiellement commercialisables. Un pays consommateur a fait
part de son scepticisme quant à l'utilité d'une réunion
intersessions entre les deux premiers PrepComs. Après la
réunion d'un groupe restreint, les délégués s'accordèrent sur
une révision de projet de texte intégrant: une référence aux
services environnementaux commercialisés à l'échelle
internationale et potentiellement commercialisables; la
précision qu'en cas de déficit, les fonds du Compte Courant
Capital ne peuvent être utilisés que pour la couverture des
négociations; une nouvelle annexe, renfermant le cahier des
charges de l'étude commandée sur les services environnementaux;
et, une demande au Directeur Exécutif d'engager des
consultants pour l'élaboration d'un papier d'information sur
le contexte général, résumant l'expérience acquise dans la
mise en œuvre de l'AIBT, 1994. Au sujet du cahier des charges,
les délégués se sont accordés sur: l'adjonction d'une
référence aux biens et services "environnementaux " découlant
des forêts; la suppression de la référence au taux
d'intégration des services; et l'insertion d'une référence aux
avantages offerts par la biodiversité au monde entier, y
compris, ceux liés aux forêts de production des bois
tropicaux.Le Brésil a souligné l'importance de l'OIBT, exprimé
l'impératif d'explorer de nouveaux arrangements pour le
financement, et proposé le Fonds pour l'Environnement Mondial
(FEM) comme source de financement éventuelle. La République de
Corée a indiqué que les négociations doivent traiter des
objectifs de l'AIBT, 1994. Le Président du CIBT, Freezailah, a
proposé, et la Suisse a appuyé, un calendrier provisoire pour
les futures sessions du Conseil et du PrepCom.
Samedi, le Conseil a adopté la décision
sans amendement.
La Décision Finale: En vertu de la
Décision 6(XXXIV), le CIBT requiert du PrepCom, la prise de
mesures de mise en œuvre de travaux intersessions en fonction
des besoins, y compris la prorogation du mandat du Groupe de
Travail, si nécessaire. Le CIBT demande au Directeur Exécutif
: d'engager des consultants pour l'élaboration d'un rapport de
synthèse sur les expériences vécues dans la mise en œuvre de
l'AIBT, 1994, et un papier faisant le point des études les
plus pertinentes disponibles portant sur les services
environnementaux commercialisés à l'échelle internationale et
potentiellement commercialisables; et d'aviser le Secrétaire
Général de la CNUCED, des dispositions nécessaires à prendre
par la Conférence des Nations Unies pour la tenue de la
première session de la négociation de l'accord succédant à
l'AIBT, 1994, à Genève, en Suisse, du 26 au 30 juillet 2004.
La décision précise aussi que la CIBT-36 se
réunira en Suisse, du 20 au 23 juillet 2004, et la CIBT-37 à
Yokohama, au Japon, du 13 au 18 décembre 2004.
LA GESTION FORESTIÈRE DURABLE DANS LE
BASSIN DU CONGO: Vendredi, Jeffrey Sayer, du Centre de la
Coopération Internationale dans la Recherche Agricole pour le
Développement, a présenté un rapport sur l'atelier sur
l'Elaboration d'un Programme Régional de Recherches Appliquées
Axé sur les Aspects Social, Economique et Environnemental de
la Gestion des Forêts Tropicales (ITTC(XXXIV)/11). Il a
signalé que les chercheurs dans le Bassin du Congo sont
contraints par des conditions de travail difficiles, que la
recherche est souvent mue plutôt par des intérêts extérieurs
que par des besoins locaux, et que le volume des travaux de
recherche publiés sur les problèmes du bassin du Congo est
relativement faible. Sayer a présenté une synthèse des
résultats de l'enquête menée auprès des concessionnaires, dans
laquelle il est stipulé que les concessions récentes sont
souvent intégrées à la verticale et que leurs exportations de
bois d'œuvre sont, en général, destinées à l'Asie, tandis que
les concessions anciennes sont moins intégrées et que leurs
exportations s'effectuent vers l'Europe. Il a exprimé la
nécessité de poursuivre la recherche dans ce domaine et
d'améliorer les capacités en matière de recherche dans le
domaine forestier dans le Bassin du Congo.
Le Gabon a noté que le manque de ressources
et les conditions de travail peu favorables sont les causes de
l'insuffisance de la recherche, et le Cameroun a affirmé que
la région recèle de nombreux chercheurs capables, qui sont
malheureusement sous-financés. La France a noté qu'elle entend
poursuivre son implication dans les activités de recherche,
dans la région, et a encouragé les pays donateurs à fournir
des financements à long terme pour la recherche. Le délégué
des Etats-Unis a indiqué que le partenariat forestier dans le
Bassin du Congo (PFBC) a établi une plate-forme pour le
traitement de ces sujets aux échelons régional et national et
que l'OIBT a été partie intégrante des efforts fournis pour la
mise en place de ce partenariat.
Le Secrétariat a présenté le rapport de
l'Atelier de Formation des Formateurs en matière de Gestion
Forestière (ITTC(XXXIV)/ 12), a expliqué que les principaux
objectifs en étaient: de procéder à une évaluation et une
analyse des défis posés à la GFD et à la gestion des
concessions forestières(GCF); d'améliorer la compréhension des
principes et les concepts régissant la GFD et la GCF;
déterminer les responsabilités des gestionnaires de
concessions, dans l'intégration de l'aspect social et de
l'aspect environnemental de la GFD; et, de définir les actions
susceptibles d'améliorer les normes de la formation en matière
de GFD dans les instituts de formation forestière.
Notant la faiblesse des efforts actuels de
formation en matière de GFD, le Cameroun a souligné
l'impératif d'améliorer les programmes des écoles d'études
forestières et de renforcer les liens avec les ministères et
les universités. Le Gabon a mis en relief l'importance d'une
formation adéquate pour les gestionnaires des forêts. Aucune
décision n'a été prise sur ce point de l'ordre du jour.
APPLICATION DES LÉGISLATIONS FORESTIÈRES
DANS LE CADRE DE LA PRODUCTION DURABLE ET DU COMMERCE
INTERNATIONAL DES BOIS TROPICAUX: Mercredi, le Secrétariat
a présenté le rapport préliminaire de l'étude de cas portant
sur les Données relatives à l'Export et Import des Produits de
Bois Tropicaux, effectués dans le Cadre du Commerce
International (ITTC(XXXIV)/14). L'orateur a attiré l'attention
sur les travaux effectués dans le cadre d'études de cas menées
au Royaume-Uni, en Chine et en Indonésie, et a fait état de
l'intérêt exprimé par Myanmar pour la participation. Il a
indiqué par ailleurs que le Conseil pourrait vouloir mettre à
disposition un financement additionnel pour le recrutement
d'un consultant pour l'élaboration du rapport final, les fonds
disponibles n'étant pas suffisants pour ce faire.
Carlos Chirinos Arrieta, de la Société
Péruvienne pour le Droit Environnemental, a présenté l'étude
de cas sur l'Elaboration et l'Application des Directives
Régissant le Contrôle de l'Exploitation Illicite, dans la
Perspective de la GFD au Pérou (ITTC(XXXIV)/ 15). Il a mis en
exergue le besoin d'alternatives au système de concession pour
les petits producteurs, et a affirmé qu'au Pérou, les
exploitants forestiers pauvres sont punis pour délit
d'exploitation illicite, tandis que ceux qui promeuvent et
financent de telles activités ne le sont pas. Il a appelé à
l'adoption de pratiques de gestion plus conséquentes et à
l'ouverture d'opportunités plus nombreuses pour les petits
exploitants forestiers. Le Directeur Exécutif de l'OIBT,
Sobral, a indiqué que des études de cas similaires sont en
cours en Malaisie et au Brésil.
Le Japon et le Ghana ont souligné la
nécessité de définir "les activités illicites." La Suisse a
déclaré que l'OIBT doit concevoir des programmes visant à
l'application des législations et à la lutte contre le
commerce international illicite, en utilisant des déclarations
d'espèces, d'origine et de méthodes de production, et en
apportant un soutien à l'utilisation traditionnelle des sols.
Le Ghana a indiqué que les régulations, à elles seules, se
sont avérées peu probantes au Ghana, et a appelé à un
renforcement des capacités institutionnelles. La Malaisie a
mit en exergue l'interdiction qu'elle a opposée aux
importations de rondin indonésien et aux bois quadrilatères,
et a fait part de son regret d'avoir eu à constater que le
rondin provenant d'exploitations illicites, continue à entrer
en Malaisie sous de fausses déclarations d'origine.
L'Indonésie a appelé à l"amélioration de la coopération,
notamment, à travers l'échange d'informations, et a suggéré
d'élargir le mandat du CRF à la question de l'exploitation
illicite. La CE a indiqué qu'elle ne souhaite pas voir le
commerce international, restreint. Le délégué des Etats-Unis a
mis en garde contre le recours à des mesures impliquant
quelque restriction au commerce international, et a suggéré un
traitement de la question de l'exploitation illicite, à
travers la GFD. Aucune décision n'a été prise sur ce point de
l'ordre du jour.
LES PROPOSITIONS POUR LA LISTE DE LA CITES:
Jeudi, Président du CIBT, Freezailah, a pris note de l'absence
de nouvelles propositions, de la part des pays membres, pour
les listes des espèces figurant dans les appendices attachés à
la CITES.
LA COOPERATION ENTRE L'OIBT ET LA CITES SUR
LA QUESTION DE L'ACAJOU: la décision concernant la
coopération entre l'OIBT et la CITES sur la question de
l'acajou à grandes feuilles a été examinée par le comité de
rédaction, vendredi. Le groupe des pays producteurs a souligné
l'importance des données scientifiques, pour l'évaluation de
l'introduction de l'acajou à grandes feuille dans la liste
figurant dans l'Appendice II de la CITES, et a appelé à
l'élaboration d'une requête adressée au Directeur Exécutif de
l'OIBT, lui demandant de faire au Secrétariat de la CITES,
l'offre de la mise en place d'un "processus conjoint de
recherche scientifique et technique." Plusieurs délégués ont
mis en garde contre l'élargissement de la décision au-delà du
mandat et des objectifs de l'OIBT, l'un des pays soulignant
que la CITES, elle-même, dispose d'expertises techniques et de
ressources financières considérables. Après concertations, les
délégués s'accordèrent sur l'importance d'une collaboration
avec le Secrétariat de la CITES, à travers, une coopération
technique, scientifique et financière.
La session finale du Conseil a adopté la
décision telle que transmise par le comité de rédaction.
La Décision Finale: Dans la
Décision 7(XXXIV), le CIBT requiert du Directeur Exécutif: la
transmission, au Secrétariat de la CITES, d'une offre de
collaboration visant à assurer un soutien technique,
scientifique et financier au Groupe de Travail sur la
problématique de l'Acajou; et l'établissement des contacts
nécessaires avec les pays membres concernés de l'OIBT, en vue
de déterminer leurs besoins, quant à la mise en œuvre
effective de l'Appendice II de la CITES, et en vue d'aider ces
pays dans l'élaboration et la soumission des projets traitant
ces besoins.
LES QUESTIONS AYANT TRAIT A L'ARTICLE 16 DE
L'AIBT, 1994: Mardi, le Président du CIBT, Freezailah, a
proposé que le Conseil accorde au Directeur Exécutif de l'OIBT,
Sobral, un nouveau terme de trois ans, prenant fin en 2006.
Vendredi, le comité de rédaction a examiné
la décision concernant les questions relatives à l'Article 16
de l'AIBT, 1994. Les délégués se sont accordés sur le terme "renouvelle,"
au lieu du terme "étendre," le mandat du Directeur Exécutif de
l'OIBT, Sobral, jusqu'au mois de novembre 2007, au lieu de
novembre 2006. Le Conseil a approuvé unanimement la
proposition et le directeur exécutif, Sobral, a accepté.
Samedi, le Conseil a adopté la décision sans amendements.
La Décision Finale: Dans la
Décision 5(XXXIV), le CIBT renouvelle le mandat du Directeur
Exécutif de l'OIBT, Manoel Sobral Filho, du 6 novembre 2003 au
5 novembre 2007, au titre du second terme de sa nomination.
LA SESSION DU COMITÉ CONJOINT
Une session conjointe des comités,
regroupant le CRF, le CEM et le CIF, présidée par Henri-Félix
Maître (France), a été convoquée lundi et mardi.
LE RAPPORT DU GROUPE D'EXPERTS CHARGE DE
L'EVALUATION TECHNIQUE DES PROPOSITIONS DE PROJETS: Lundi,
Patrick Hardcastle, Président du Groupe d'Experts chargé de
l'Evaluation Technique des Propositions de Projets, a présenté
le rapport du Groupe d'Experts (CEM, CRF, CIF (XXXII)/1),
signalant, entre autres, la faiblesse de l'analyse des
problème et de leur translation dans des cadres d'actions
logiques, l'absence de données sur le contexte général, et le
nombre trop important de propositions projets et de
pré-projets.
LE DEBAT ANNUEL SUR LA SITUATION DU MARCHE:
Mardi, les délégués ont tenu leurs Discussions Annuelles
sur la Situation du Marché, qui a porté sur les développements
survenus dans la conduite des affaires et dans le commerce
international. Le débat a été ouvert par Barney Chan,
Coordinateur du GCCI.
Les Exposés des Pays: Guillermo
Villarreal, Empresa Selloro, a donné un aperçu sur les
conditions actuelles du marché du bois d'œuvre, au Panama. Il
a recommandé au Panama de générer des revenus et des emplois,
à travers l'utilisation des ressources naturelles, et de se
focaliser sur l'export, aux fins d'accroître la valeur
apportée par la production de bois d'œuvre aux efforts
d'atténuation des effets environnementaux.
Ivan Tomaselli (Brésil) a présenté les
données du marché de l'industrie brésilienne du bois d'œuvre,
et a fait part de ses réserves concernant le constat qu'avec
une "Conformité Européenne" devenant obligatoire chaque jour
davantage au sein des pays de l'UE, l'export du contre-plaqué
brésilien en viendra à perdre l'ensemble de ces marchés.
Alhassan Attah (Ghana) a décrit les
tendances actuelles enregistrées dans l'industrie du bois
d'œuvre au Ghana, en mettant en exergue les réforme politiques
mises en place, y compris les mesures pour la lutte contre
l'exploitation forestière illicite, et les incitations
fiscales visant à promouvoir les processus de transformation à
l'échelon intérieur. Il a indiqué que parmi les difficultés
posées, il y a lieu de citer, la lenteur de la croissance des
industries à valeur ajoutée, la certification, et les conflits
ouverts entre les mineurs et les forestiers. Il a appelé à
l'amélioration de la coopération entre le secteur privé, le
secteur gouvernemental et les communautés locales.
Siti Syaliza Mustapha, du Conseil Malaisie
du Bois d'Œuvre, a parlé de l'établissement du Conseil
Malaisien de la Certification et a souligné la nécessité d'une
coordination avec les diverses organisations chargées de la
certification. Elle a déclaré que parmi les problèmes posés au
marché du bois d'œuvre, il y a lieu de citer l'association
injustifiée, dans certains esprits, entre le commerce
international des bois tropicaux et l'exploitation forestière
illicite, la déstabilisation, , par les défenseurs d'autres
schèmes, des efforts nationaux fournis dans le domaine de la
certification, et, les barrières non-tarifaires.
Wendy Baer, de L'Association Internationale
des Produits Ligneux, a présenté les conditions du marché du
bois d'œuvre aux Etats-Unis et a évoqué les défis posés et les
opportunités offertes dans le domaine du commerce
international des bois tropicaux, donnant lieu à l'expression
de réserves concernant l'impact de l'inscription de l'acajou à
grandes feuilles sur la liste de l'Appendice II de la CITES,
sur le commerce international.
Les Exposés des Invités: Doaa Abdel-Motaal,
de l'OMC, a donné un aperçu général sur les négociations du
Round de Doha de l'OMC. Notant que l'OMC et l'OIBT partagent
bien des objectifs communs, l'oratrice a mis en relief les
règles en vigueur et les négociations en cours pertinentes à
l'OIBT, au sein de l'OMC.
James Griffiths, du Conseil Mondial du
Commerce pour le Développement Durable (CMCDD), a parlé des
opportunités offertes et des défis posés à l'industrie des
produits forestiers viables, et des activités pertinentes du
CMCDD, visant à mettre en place une reconnaissance réciproque
avec les divers systèmes de certification crédibles. Il a
indiqué que parmi les avantages offerts par l'industrie des
produits forestiers viables, la création d'emplois et
d'infrastructures, et que les difficultés qui lui sont posées,
résident, entre autres, dans la fragmentation des politiques
forestières mondiales et dans l'absence de marchés pour les
services offerts par les écosystèmes.
Auvo Kaivola, de l'Association Pan-Européenne
de la Certification Forestière, a présenté les perspectives
internationales de la certification. Il a souligné
l'importance de la transparence et des processus de revue par
les pairs, a mis en exergue l'impératif de s'assurer de la
compatibilité et de la reconnaissance réciproque entre les
schèmes nationaux, et a indiqué que parmi les défis à relever,
il y a lieu de citer, l'amélioration de la prise de
conscience, l'intégration des schèmes intergouvernementaux, la
garantie d'un bon rapport coût-efficacité et la lutte contre
l'exploitation illicite.
Le Débat: les délégués ont débattu,
entre autres, des produits de substitution non ligneux, du
bois d'œuvre, et des voies et moyens de contrer ce phénomène,
de l'établissement de normes de certification minimales, et
des liens entre l'OIBT et l'OMC.
LE COMITÉ SUR LA REFORESTATION ET LA
GESTION FORESTIÈRE
Le CRGF, présidé par Henri-Félix Maître
(France), s'est réuni le lundi, a adopté son ordre du jour et
le calendrier des travaux (CRF(XXXII)/1), et a procédé à
l'admission des observateurs. Le Comité a tenu des sessions,
le lundi, le mardi, le mercredi puis le vendredi, pour
procéder, entre autres, à l'examen des propositions de projets
et de pré-projets parachevés, des évaluations ex-post, des
travaux de politique et de questions de procédure et autres.
LES PROJETS ET PRÉ-PROJETS FINALISES:
Lundi, les délégués ont entendu les présentations et passé en
revue les rapports concernant les projets et pré-projets
finalisés de reforestation et de gestion forestière (CRF(XXXII)/3).
Ricardo Umali, de 'Sustainable Ecosystems International', a
parlé des travaux menés aux Philippines dans le domaine de la
conservation et du maintien de la diversité biologique dans
les forêts tropicales gérées principalement pour la production
de bois d'œuvre. Pablo Mateus Alarcón, de l'organisation
CORMADERA, a présenté les résultats du projet de développement
de la production du bois d'œuvre en Equateur, soulignant la
nécessité de poursuivre le développement du savoir-faire.
Marcelo Argüelles de Souza, du Gouvernement de l'Etat d'Acre,
au Brésil, a présenté des données concernant la situation du
secteur forestier à Acre, mettant l'accent sur les instruments
politiques mis en place, fondés sur une intégration des
politiques forestières publiques, une gestion forestière
communautaire, un soutien en faveur de l'industrie et la
fourniture de services sociaux locaux.
Mardi, Khanita Meedej (Thaïlande) a passé
en revue les études portant sur la mise en place d'un système
de suivi continu pour la gestion durable des ressources
forestières en Thaïlande. Neyra Herrera (Panama) a parlé des
efforts fournis pour le renforcement du système d'informations
géographiques du Panama, pour le suivi et l'évaluation des
ressources forestières. Les délégués se sont également penchés
sur la situation des pré-projets finalisés portant sur
l'amélioration des niveaux de vie à travers la participation
communautaire dans la GFD, au Cambodge, et sur l'élaboration
d'un plan directeur intégré pour le secteur forestier, au
Togo.
LES EVALUATIONS EX-POST: Mardi, les
délégués ont reporté l'examen des évaluations ex-post
des projets, à la 33ème session du CRGF.
LES PROPOSITIONS DE PROJETS ET DE PRE-PROJETS:
Mardi, les délégués ont requis la révision de plusieurs
propositions de projets et ont approuvé des propositions
portant sur:
-
la conservation et la
reforestation des forêts de mangroves menacées du Panama;
-
le développement des ressources
humaines en matière de GFD et dans le domaine de
l'exploitation forestière à impact réduit, en Amazonie
brésilienne;
-
l'assistance technique pour
l'élaboration d'une proposition de projet axé sur le
renforcement institutionnel dans le domaine de la prévention,
atténuation et gestion des feux de forêts, au Panama;
-
l'amélioration génétique des
espèces forestières tropicales, au Guatemala;
-
la collaboration en matière de
gestion forestière, aux Philippines; et
-
la réhabilitation et la gestion
durable à usage multiple des écosystèmes des forêts de
mangroves, en Equateur.
LES TRAVAUX DE POLITIQUES: Mercredi, le
CRGF ont entendu des présentations portant sur diverses
questions ayant trait aux travaux de politiques. Au sujet de
la promotion de la compréhension et de l'utilisation des
Directives de l'OIBT, applicables à la Restauration, à la
Gestion et à la Réhabilitation des Forêts Tropicales
Secondaires Dégradées, le Secrétariat a donné un aperçu sur
les six ateliers régionaux en cours. Au sujet des progrès
réalisés dans l'application des C&I pour la GFD, et de la
coopération avec les organisations pertinentes, le Secrétariat
a présenté les résultats d'une série d'ateliers nationaux de
formation sur les questions de C&I et du format des rapports,
et a présenté les conclusions de la Conférence Internationale
sur les C&I pour la GFD, tenue à Guatemala-City, au Guatemala,
en février 2003.
Au sujet du suivi des implications des
changements climatiques et des développements politiques en
rapport, sur les ressources de base, Carmenza Robledo-Abad,
des Laboratoires Fédéraux Suisses pour le Test des Matériaux
et la Recherche, (EMPA)/Inter-coopération, a décrit la manière
dont les initiatives relevant du processus de la CCCC, sont
rattachées à la problématique forestière et a expliqué comment
le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) du Traité de
Kyoto est rattaché aux travaux des projets de l'OIBT. Un
modèle de financement de la GFD, utilisant des outils relevant
du MDP, a été présenté par Maria Patricia Tobón Hincapié, de
l'organisation CORNARE. Se focalisant sur le projet MDP mené
en Colombie, elle a passé en revue les activités de mise en
place des seuils de référence, de vérification, de suivi, et
d'engagement communautaire, et a décrit les voies et moyens
susceptibles d'attirer les acquéreurs des crédits relevant du
MDP. Untung Iskandar, de l'Association des Détenteurs de
Concessions Forestières, a parlé de l'initiative menée en
Indonésie pour la promotion de la GFD, utilisant un projet
relevant du MDP. La Suisse a indiqué que l'OIBT doit accroître
l'implication dans la CCCC et renforcer les capacités des pays
en développement dans le domaine de l'amélioration des
services environnementaux.
Le Secrétariat a présenté un rapport sur
l'Atelier Régional sur la Facilitation du Transfert de
Technologies Ecologiquement Rationnelles pour les Mangroves,
tenu à Managua, au Nicaragua, en mars 2003.
Au sujet du suivi et de l'évaluation du
rapport coût- bénéfice, aux plans économique, social et
environnemental, du développement des plantations de forêts et
de l'utilisation de ces informations pour la promotion de
nouvelles plantations, le Secrétariat a présenté une
proposition appelant à examiner l'implication du secteur privé
dans les plantations forestières industrielles, et à évaluer
les facteurs inhibant l'investissement dans les plantations.
La Norvège a déclaré que la biodiversité est un sujet de
préoccupation dans les forêts de plantation et le délégué des
Etats-Unis a noté que les facteurs à la fois, technique et
institutionnel, ont besoin d'être pris en considération. La
Suisse a déclaré que les effets écologiques des plantations
doivent être traités, et le Brésil a souligné la nécessité
d'examiner les mesures d'encouragement, et l'investissement
dans les technologies.
LES DATES ET LIEUX DES PROCHAINES SESSIONS
DES COMITES: Les délégués ont décidé: que la 33ème
session du CRGF se tiendra à Yokohama, au Japon, du 3 au 8
novembre 2003, en conjonction avec la CIBT-35; que la 34ème
session du CRGF se déroulera en Suisse, du 20 au 23 juillet
2004, en conjonction avec la CIBT-36; et que la 35ème
session du CRGF aura lieu à Yokohama, au Japon, du 13 au 18
décembre 2004, en conjonction avec la CIBT-37.
POINTS DIVERS: Les délégués ont noté
qu'un projet indonésien se trouve en ce moment "à son
crépuscule" pour absence de financement, et ont encouragé des
idées de projets prêts à voir le jour, en Côte-d’Ivoire et en
Bolivie.
LES RECOMMANDATIONS ADRESSEES AU CIBT:
Le CRGF a recommandé au Conseil de procéder à l'approbation
des projets en Equateur, au Panama, aux Philippines et au
Brésil et a recommandé l'approbation de trois pré-projets.
L'ADOPTION DU RAPPORT: Le CRGF a adopté
son rapport (CRF(XXXII)/7) sans amendement, vendredi.
LE COMITÉ SUR L'INFORMATION ECONOMIQUE ET
LES DONNEES DU MARCHE ET LE COMITÉ SUR L'INDUSTRIE FORESTIERE
Le CEM/CIF, présidé par Fidel Reyes Lee
(Guatemala), s'est réuni le lundi et a procédé à l'adoption de
l'ordre du jour (CEM, CIF (XXXII)/1) et à l'admission des
observateurs. Les deux comités ont poursuivi leurs réunions le
lundi, mardi, mercredi et vendredi pour, entre autres,
procéder à l'examen des projets et pré-projets finalisés, des
évaluations ex-post, et des propositions de projets et
de pré-projets.
LES PROJETS ET PRÉ-PROJETS FINALISES:
Lundi, les délégués ont entendu lecture de rapports concernant
deux pré-projets et un projet finalisés (CEM, CIF (XXXII)/2).
Dans le cadre des projets relevant du CEM,
le Secrétariat a présenté des pré-projets finalisés portant
sur un processus de valorisation économique des forêts de
production et des systèmes agro-forestiers en Amazonie
péruvienne, et sur une étude de faisabilité, et l'apport d'un
soutien, à une campagne pour la promotion des bois tropicaux.
Dans le cadre des projets relevant du CIF,
le Brésil a présenté un projet finalisé portant sur l'apport
d'une assistance informationnelle et technique à la production
et au commerce international des bois tropicaux, au Brésil. Le
Secrétariat a pris note des projets et des pré-projets et les
a déclarés finalisés.
LES EVALUATIONS EX-POST: Au cours de la
discussion, menée lundi, autour de la sélection de projets
pour l'évaluation ex-post, les délégués ont décidé de
reporter l'examen du projet brésilien portant sur l'apport
d'une assistance informationnelle et technique, à la 33ème
session du CEM/CIF.
Peter Kanowski, de l'Université Nationale
Australienne, a présenté l'évaluation ex-post d'un
projet portant sur l'utilisation, la collecte et le commerce
international des produits non-ligneux des forêts tropicales,
aux Philippines (CEM, CIF (XXXII)/4).Il a précisé que le
projet est axé sur la fourniture aux communautés forestières
locales des données et des technologies nécessaires à la
promotion de leurs revenus et de leurs moyens de subsistance.
Il a noté les réussites réalisées par le projet, et a appelé à
une amélioration des processus de mise en place des
partenariats et des stratégies de communication, et à une
amélioration de la compréhension du contexte écologique, de la
durabilité et de l'accès aux marchés. Le Secrétariat a indiqué
que des projets similaires sont en cours en Asie du Sud-est et
en Amérique Latine. Le délégué des Etats-Unis a souligné la
nécessité d'une prompte mise à disposition de l'information,
de préférence sur l'Internet.
Le Secrétariat a fait état de l'achèvement
des évaluations ex-post concernant le transfert des
technologies et la commercialisation des techniques
d'utilisation du bois de cocotier, et l'utilisation, la
collecte et le commerce international des produits non-ligneux
des forêts tropicales, également aux Philippines.
Le Secrétariat a introduit aussi, le
rapport concernant les enseignements tirés des missions
d'évaluation ex-post, conduites par le CIF (CEM, CIF
(XXXII)/5), et a noté que les projets portant sur
l'élaboration d'un programme de formation dans le domaine de
l'évaluation de la GFD en Indonésie et sur la mise au point et
l'installation d'un système de gestion informatique pour le
contrôle de la production forestière au Gabon, sont éligibles
à l'évaluation ex-post.
LES PROPOSITIONS DE PROJETS ET DE PRE-PROJETS:
Mardi, le Président des CEM/CIF, Reyes Lee, a introduit les
propositions de projets et de pré-projets (CEM, CIF
(XXXII)/6). Dans le cadre du CEM, le Secrétariat a présenté
une proposition de la Chine, portant sur la mise en place
d'une base de données économiques concernant le bambou et le
rotin. Les délégués ont recommandé que le Conseil approuve la
proposition appelant à un parrainage par l'OIBT, des
financements provenant des diverses institutions financières.
Le Comité a approuvé les propositions portant sur le commerce
international des bois tropicaux et des produits dérivés, aux
Philippines, la mise à niveau et le renforcement du Système
National d'Informations Statistiques Forestières, au
Venezuela, et sur le développement du Système National
d'Informations Forestières au Guatemala.
Au sujet des propositions relevant du CIF,
les délégués ont recommandé de réduire les coûts du projet axé
sur la promotion des produits non-ligneux des forêts
tropicales en Chine. Les délégués ont approuvé des
propositions portant sur: la mise à jour des programmes de
formation en gestion forestière et en gestion des concessions
forestières dans les écoles d'études forestières, en
CentrAfrique; le renforcement des capacités dans l'industrie
du mobilier et du bois de charpente, aux Philippines; l'étude
de l'utilisation du teck issu des forêts de plantation, au
Myanmar; la promotion de l'utilisation du bois de gomme issu
des sources gérées de manière viable, en Indonésie; et la
promotion du bois d'œuvre certifié et des produits dérivés
dans le commerce international au Guatemala, le délégué des
Etats-Unis a recommandé qu'une attention soit accordée à
l'identification des marchés des espèces moins connues. Le
Secrétariat a présenté un document de projet portant sur une
démonstration des technologies de transformation du bois de
gomme et sur la promotion du développement durable, en Chine
et dans d'autres pays asiatiques. La Côte-d’Ivoire a présenté
des idées de projets, axés sur le recyclage industriel des
chutes et sur un programme de formation en techniques de
reconnaissance du bois de tronçonnage et du bois de scierie,
dans le commerce international des bois tropicaux.
Mercredi, les délégués ont adopté les
révisions des propositions de projets portant sur le commerce
international du bois d'œuvre et les produits dérivés, aux
Philippines, et sur la promotion des produits non- ligneux des
forêts tropicales, en Chine.
LES TRAVAUX DE POLITIQUES: Mardi, le
Secrétariat a introduit un document officieux intéressant les
travaux sur les normes techniques et environnementales et sur
les activités internationales dans le domaine des normes.
Mercredi, Lamon Rutten, de la CNUCED, a présenté les mesures
visant à l'amélioration de la transparence dans le commerce
international du contre-plaqué de bois dur, et une analyse des
causes à l'origine des fluctuations du marché et de
l'instabilité des prix. Il a noté que l'industrie du
contre-plaqué tropicale est en train de perdre sa part du
marché au profit des types de contre-plaqués alternatifs.
Identifiant les principaux problèmes posés à l'industrie, y
compris le manque de mécanismes de tarification claire et de
données fiables concernant les tendances du marché, il a
affirmé que la transparence du marché peut être améliorée à
travers une meilleure coopération au niveau des entreprises et
aux échelles nationale et internationale.
Richard Murphy, de l'Imperial College, a
présenté une revue des travaux menés actuellement dans le
cadre de l'étude des cycles de vie (ECV) des produits de bois
tropicaux, précisant que l'ECV est un outil d'analyse
systématique permettant de décrire l'impact environnemental
exercé par les produits et autres processus "depuis le berceau
et jusqu'à la tombe", c'est à dire tout au long de leur durée
de vie. Il a souligné que leur profil écologique des bois
tropicaux est supérieur à celui des matériaux synthétiques,
mais que parmi les inconvénients, il y a le fait qu'ils
nécessitent un transport sur de longues distances et le fait
que leur exploitation soit consommatrice d'énergie intensive.
Il a énuméré les priorités futures de l'ECV des bois tropicaux,
notamment: le développement de l'expertise locale dans les
méthodes employée dans l'ECV dans les pays tropicaux;
l'élaboration d'une base de données solide dressant un
inventaire des cycles de vie; et la publication et la
divulgation des résultats de l'ECV.
Le Secrétariat a présenté, et les délégués
ont approuvé, les travaux de politiques portant sur: l'accès
aux marchés; la certification des bois tropicaux; l'ECV des
produits dérivés; les propositions d'inscription des espèces
de bois tropicaux dans les listes figurant dans les appendices
de la CITES; le commerce international des produits ligneux
conditionnés secondaires; les questions ayant trait au
commerce international et à la GFD, examinées par le FNUF; et
les activités de comblement des lacunes constatées dans les
données.
Au sujet des questions à examiner à la
prochaine session, le Vice-Président des CEM/CIF, Bergquist (Suède)
a suggéré, et les délégués ont approuvé, que les Comités y
poursuivent la considération des thèmes abordés, notamment, la
certification, le commerce international des produits ligneux
conditionnés secondaires et l'ECV des produits dérivés des
bois tropicaux.
LES DATES ET LIEUX DES PROCHAINES SESSIONS
DU COMITÉ: Mercredi, les délégués ont accepté de déférer,
au Conseil, la décision concernant les dates et lieux des
prochaines sessions du comité.
POINTS DIVERS: Vendredi, le délégué des
Etats-Unis a fait état du manque d'information disponible sur
les activités et les potentialités du commerce international
ayant rapport avec le secteur forestier. Il a suggéré, et le
Secrétariat a approuvé, que le Secrétariat fournisse les
données pertinentes sur le site de l'OIBT sur la toile.
L'ADOPTION DU RAPPORT: Vendredi, le
Secrétariat a introduit le projet de rapport conjoint des CEM/CIF
(CEM, CIF (XXXII)/10). S'agissant des recommandations du CIF
au Conseil, concernant les travaux axés sur les activités
consacrées aux normes techniques et environnementales
applicables dans le domaine de l'industrie forestière, le
délégué des Etats-Unis a fait état d'un large chevauchement
entre ces activités et nombre de projets proposés, et a
suggéré que la décision sur le projet de proposition
correspondant soit reportée, en attendant que les cahiers des
charges de ces activités soient totalement définis. Les
délégués ont décidé de supprimer le paragraphe pertinent, et
ont approuvé le rapport.
LE COMITÉ SUR LES QUESTIONS FINANCIERES ET
ADMINISTRATIVES
La treizième session du CFA, présidée par
Pravit Chittachumnonk (Thaïlande), s'est réuni le mardi, le
mercredi et le vendredi. Mardi, les délégués ont adopté
l'ordre du jour et le calendrier des travaux du Comité (CFA(XIII)/1),
procédé à l'admission des observateurs, puis à l'adoption du
Rapport du Groupe d'Experts, chargé de l'Evaluation Technique
des Propositions de Projets (CEM,CRF,CIF (XXXII)/1).
LA REVUE DES CONTRIBUTIONS APPORTEES AUX
BUDGETS ADMINISTRATIFS (1986-2003): Le Secrétariat a
présenté l'étude des contributions apportées aux budgets
administratifs au titre de la période 1986-2003 (CFA(XIII)/3
and rev.1). Le délégué des Etats-Unis s'est enquis des
arriérés de la Fédération de Russie, ancien membre de l'OIBT.
Le Secrétariat a indiqué que la Fédération de Russie doit,
d'abord, régler ses impayés, au cas où elle déciderait de se
joindre de nouveau à l'OIBT. Le porte-parole a ajouté que
l'autre option, consiste en ce que le Conseil annule les
arriérés de la Fédération de Russie. La Suisse, les Etats-Unis
et la CE ont appelé à la poursuite du débat sur les méthodes
susceptibles de sécuriser l'avenir financier de l'OIBT. Les
délégués ont décidé de maintenir le dialogue sur ce sujet,
ouvert.
LA SITUATION ACTUELLE DU COMPTE
ADMINISTRATIF, AU TITRE DE L'EXERCICE 2003: Au sujet de la
situation du compte administratif, au titre de l'exercice 2003
(CFA(XIII/4) and rev.1), le Secrétariat a parlé d'un déficit
attendu de 150.459 millions de dollars en 2003. L'orateur a
suggéré que le CFA recommande au Conseil d'autoriser le
Directeur Exécutif de l'OIBT à utiliser les fonds du Compte
Capital, durant l'exercice 2003. Notant qu'une telle
autorisation est devenue routinière, le délégué des Etats-Unis,
appuyé par la Suisse, l'Australie, la CE et le Japon, a
proposé que le Conseil permette au Directeur Exécutif
d'utiliser le Compte Capital chaque fois que cela est
nécessaire.
Mercredi, le Secrétariat a présenté, et les
délégués ont approuvé, moyennant quelques amendements mineurs,
un projet de décision englobant l'autorisation proposée au
profit du Directeur Exécutif.
Vendredi, le comité de rédaction a examiné,
puis approuvé, moyennant quelques modifications mineures, le
projet de décision concernant ce sujet. Samedi, le Conseil a
adopté la décision sans amendement.
La Décision Finale: Dans le cadre
de la Décision 2(XXXIV), le CIBT note, avec préoccupation,
l'insuffisance des contributions reçues de la part des membres,
pour le Budget Administratif, due au non-respect du calendrier
des versements, et reconnaît que la réception des
contributions des membres, destinées au Budget Administratif
et dues, avant la fin de chaque année fiscale, enregistre
souvent un déficit par rapport à l'estimation des dépenses
budgétaires. La décision autorise le Directeur Exécutif à:
transférer, si et quand nécessaire, un montant n'excédant pas
300.000 dollars par an, du Compte Courant Capital, au compte
courant de fonctionnement, aux fins de parer aux déficits
éventuels du budget de la mise en œuvre du programme de
travail de l'OIBT; et à utiliser les intérêts perçus dans le
Compte Administratif, pour le recrutement de consultants et
des contractuels temporaires et intermittants, aux fins de
soutenir le Secrétariat dans la conduite de ses tâches.
Le Conseil requiert également que les
membres s'acquittent de leurs contributions au Budget
Administratif, ainsi que de leurs arriérés éventuels; et que
le Directeur Exécutif étudie la situation du Compte Courant
Capital et présente un rapport au Conseil, chaque fois que le
solde tombe au-dessous de 2.500,000 dollars. Le Conseil
encourage aussi le Secrétariat à envisager l'application de
mesures d'économie, en permanence, et à réaliser toutes les
économies possibles dans les dépenses relevant du Budget
Administratif.
LES RESSOURCES DU COMPTE SPECIAL ET DU
FONDS DE BALI POUR LE PARTENARIAT: Le Secrétariat a
présenté, et les délégués ont approuvé, le rapport concernant
les Ressources du Compte Spécial et du Fons de Partenariat de
Bali (CFA(XIII)/5).
Vendredi, le comité de rédaction a examiné,
puis approuvé, moyennant quelques modifications mineures, le
projet de décision concernant la gestion de la mise en Œuvre
des projets. Samedi, la session finale du Conseil a adopté la
décision sans amendement.
La Décision Finale: Dans la
Décision 8(XXXIV), le CIBT note, entre autres, les
recommandations de la treizième session du CFA, d'accélérer la
mise en œuvre effective des projets et pré-projets, et
reconnaît la substantialité des ressources réservées aux
projets, dans le Compte Spécial et le Fonds de Bali pour le
Partenariat, non encore utilisées par les projets approuvés,
en raison des retards enregistrés dans la mise en œuvre.
La décision requiert du Directeur Exécutif,
la compilation des données concernant la situation actuelle
des projets et pré-projets de l'OIBT, et la détermination des
causes des retards enregistrés dans l'exécution et des
difficultés entravant le suivi efficace des travaux. La
décision requiert, également, du Directeur Exécutif, la
convocation, avant fin octobre 2003, d'une réunion de Groupe
d'Experts, comprenant trois représentants de pays
consommateurs membres, parmi les principaux contributeurs au
Compte Spécial et au Fonds de Bali pour le Partenariat, et
trois représentants de pays producteurs membres, soit un de
chacune des régions géographiques. Le Groupe d'Experts aura
pour tâches, de déterminer les actions nécessaires pour
remédier aux retards enregistrés dans l'exécution des projets
et des difficultés posées au suivi efficace des travaux, et
d'établir un rapport à soumettre à la CIBT-35, pour
considération.
LES AMENDEMENTS INTRODUITS DANS LE
REGLEMENT FINANCIER: Mardi, le Secrétariat a
présenté les Propositions d'Amendements au Règlement
Financier, Nécessaire à la Mise en Application du Programme de
Travail Biennal et au Budget Administratif Indicatif (CFA(XIII)/6).
Mercredi, le Secrétariat a présenté, et les délégués ont
approuvé, le projet de décision sur le programme de travail
biennal et le budget administratif, amendant le Règlement
Financier, de manière à permettre au Directeur Exécutif, la
préparation du budget administratif biennal provisoire.
LE RAPPORT D'AUDIT DE L'EXERCICE 2002:
Le Secrétariat a présenté, et les délégués ont approuvé, le
Rapport d'Audit couvrant l'exercice 2002 (CFA(XIII)/2).
Vendredi, le comité de rédaction a examiné
puis, approuvé, moyennant quelques modifications mineures, le
projet de décision concernant le programme de travail biennal.
Samedi, le Conseil a adopté la décision sans amendement.
La Décision Finale: Dans la
Décision 9(XXXIV), le CIBT requiert du Directeur Exécutif,
l'élaboration du Programme de Travail Biennal et du Budget
Administratif de l'Exercice Biennal 2004-2005, pour
considération à la CIBT-35. Le CIBT a également amendé le
Règlement Financier et le Règlement relatif aux Projets,
décidant que le Directeur Exécutif se doit de préparer le
budget de fonctionnement provisoire de la période biennale,
lequel, doit être transmis à tous les membres, 90 jours, au
moins, avant la session du Conseil, durant laquelle le budget
serait approuvé. Elle stipule encore que les révisions ou
amendements proposés pour le budget administratif au titre de
la deuxième année de l'exercice biennal, doivent être
également transmis à tous les membres, 90 jours, au moins,
avant la session du Conseil, durant laquelle le budget de la
deuxième année doit être examiné et approuvé.
LES DATES ET LIEUX DES SESSIONS SUIVANTES:
Le Secrétariat a annoncé que les trois prochaines sessions du
CFA seront tenues conjointement avec les sessions du CIBT.
POINTS DIVERS: Le Congo et les
Etats-Unis ont fait part de leurs réserves concernant
l'absence de financement pour nombre de projets et de
pré-projets approuvés, le délégué des Etats-Unis soulignant le
besoin d'améliorer l'efficacité de l'OIBT dans l'apport de
nouvelles contributions. Les délégués ont décidé de maintenir
le débat autour de cette question, ouvert.
L'ADOPTION DU RAPPORT: Vendredi, le
Président du CFA, Chittachumnonk, a introduit, et les délégués
ont approuvé, moyennant quelques amendements mineurs, le
rapport du CFA (CFA(XIII)/7).
LA PLÉNIÈRE DE CLOTURE
Le Président de la CIBT-34, Freezailah, a
ouvert la session finale de la CIBT-34, dans la matinée du
samedi 17 mai.
LES RAPPORTS: Le Rapport du Comité chargé
des Accréditations: Raúl Pinedo (Panama), Président du
Comité chargé des Accréditations, a annoncé que les
accréditations de tous les pays membres et de la CE ont été
approuvées.
Le Programme des Bourses de Recherche de
l'OIBT: Le Secrétariat a présenté un rapport sur l'état
d'avancement du Programme des Bourses de Recherche de l'OIBT (ITTC
(XXXIV)/ 17), donnant un aperçu sur les prix décernés, et
soulignant le besoin de financements additionnels pour
maintenir le Fonds, opérationnel. Jan McAlpine, Président du
Comité des Bourses de Recherche, a introduit le rapport du
Comité (ITTC (XXXIV)/18), en soulignant l'importance du
programme et en remerciant ses principaux donateurs. Le
Conseil a adopté le rapport et ses recommandations.
Les Sessions des Comités Associés: Le
Président du CRGF, Maître, a présenté, et les délégués ont
noté, le rapport du CRGF à sa trente-deuxième session (ITTC(XXXII)/7).
Le Président des CEM/CIF, Reyes Lee, a
présenté, et les délégués ont noté, le rapport conjoint des
CEM/CIF (CEM, CIF (XXXII)/10). Notant que le CEM et le CIF se
sont réunis conjointement, pour la première fois, Le Président
du CIBT, Freezailah, a félicité le Président Reyes Lee et les
participants aux travaux des CEM/CIF, pour leur travail
efficace et probant.
Le Président du CFA, Chittachumnonk, a
présenté le rapport du CFA, à sa treizième session (CFA(XIII)/7).
L'Indonésie a fait part de ses réserves concernant la
recommandation adressée au Conseil, d'annuler les arriérés de
la Fédération de Russie, qui doivent être entièrement réglés
si ce pays souhaite décide de ré-adhérer à l'OIBT. L'orateur a
précisé que cela risque de créer un précédent, en violation
avec AIBT, 1994, et a appelé le Conseil à reconsidérer la
recommandation. Le Président du CIBT, Freezailah, a indiqué
que ce sujet sera transmis au CFA, à sa prochaine session, et
les délégués ont pris note du rapport.
LE COMPTE SPECIAL ET LE FONDS DE BALI POUR
LE PARTENARIAT: Le Japon a pris un engagement pour le
versement de 2.3 millions de dollars, et a encouragé les
autres pays membres à apporter leurs contributions. Le délégué
des Etats-Unis a fait la promesse de 75.000 dollars pour le
Sous-compte B du Fonds de Bali pour le partenariat. La CE a
noté qu'elle est un donateur majeur dans l'assistance au
développement et qu'elle est en train d'œuvrer pour le
renforcement de sa collaboration avec l'OIBT. Le Vice-président
du CIBT, McAlpine, a exhorté les membres à apporter des
contributions plus importantes, notant que plusieurs Etats ont
exprimé leurs points de vue sur la direction future de
l'organisation, sans y apporter le moindre soutien financier.
Notant qu'il est inacceptable de se contenter d'une rhétorique
non suivie d'actions, l'oratrice a précisé que l'OIBT se
trouve à un moment crucial de son existence et que les membres
doivent travailler ensemble pour reconnaître la manière de
prendre ses responsabilités et de faire avancer l'organisation.
Le Directeur Exécutif de l'OIBT, Sobral, a
présenté une synthèse des ressources actuelles du Fonds de
Bali pour le Partenariat, notant que le CIF a procédé à
l'examen des ressources disponibles et que dans la mesure des
fonds disponibles, pas loin de 50 à 60% des projets approuvés
par le Conseil ont, d'une manière générale, démarré leurs
travaux.
Le Président du CFA, Chittachumnonk, a
présenté le rapport du Groupe sur le Sous-compte B du Fonds de
Bali pour le Partenariat, précisant que les ressources
actuellement disponibles dans le Sous-compte B du Fonds de
Bali pour le Partenariat, sont, à l'heure de cette session, à
hauteur de 3.223,555 dollars, et que le Groupe a conseillé que
la limite du financement à prélever du Sous-compte B, pour la
CIBT-34, ne doit pas dépasser le chiffre de 1 million de
dollars. Il a indiqué que le Groupe a recommandé que les
actions prioritaires soient axées sur le Groupe d'Experts,
chargé de l'Evaluation Technique des Propositions de Projets,
sur les C&I pour la GFD, et sur les mesures visant à
promouvoir l'expansion et la diversification du commerce
international des bois tropicaux. Il a noté que le Groupe a
recommandé également que le total des financements destinés à
la couverture des actions prioritaires, et prélevés sur le
Sous-compte B, ne dépasse pas 517,300 dollars.
LES DATES ET LIEUX DES SESSIONS A VENIR:
Le Secrétariat a annoncé que la CIBT-36 se déroulera du 20
au 23 juillet 2004, en Suisse, suivie de la première session
de la Négociation de l'Accord Succédant à l'AIBT, 1994, prévue
du 26 au 30 juillet 2004, à Genève, en Suisse. La CIBT-37 aura
lieu à Yokohama, au Japon, du 13 au 18 décembre 2004.
POINTS DIVERS: Le Porte-parole du GCCI,
Barney Chan, de la Sarawak Timber Association, a exhorté le
Conseil à apporter son appui à la reconnaissance réciproque
des schèmes de certification, dans ses travaux sur la question
des approches par étapes. Il a appelé à une étroite
coopération entre l'OIBT et la CITES, encouragé le soutien du
partenariat GCSC/GCCI, et exhorté l'OIBT à travailler avec les
agences internationales, pour forger un train de mesures
nationales et internationales pour le traitement de
l'exploitation forestière et le commerce international
illicites.
Le Porte-parole du GCSC, Andrew Deutz, UICN,
a déclaré que le GCSC vise à l'élargissement de la
participation des groupes sociaux sous-représentés, notamment,
les communautés locales, les travailleurs et les peuples
indigènes. Il s'est félicité de la Décision concernant la
Négociation de l'Accord Succédant à l'AIBT, 1994, qui prévoit
des ressources permettant de s'assurer la participation des
membres du GCSC et du GCCI, issus des pays en développement,
dans les travaux de la Conférence des Nations Unies pour la
Négociation de l'Accord Succédant à l'AIBT, 1994, prévue en
Suisse, en juillet 2004, et a exprimé l'espoir de voir le
Conseil trouver également des mécanismes pour le soutien de la
participation des membres du GCSC des pays producteurs dans
les PrepComs et les sessions futures du Conseil. Deutz a
également indiqué que le GCSC attend avec impatience de
pouvoir collaborer avec le GCCI.
Robianto Koestomo, de l'Association des
Détenteurs Indonésiens de Concessions Forestières, a remercié
la Suisse et le Japon pour le financement de son pré-projet et
a fait part de son espoir de voir l'OIBT financer le projet
qui en résultera. Maxim Lobovikov, du Réseau International du
Bambou et du Rotin (RIBR), a exprimé un intérêt pour
l'établissement de liens plus solides entre le RIBR et l'OIBT,
mettant en relief les domaines de coopération possibles,
notamment ceux de l"élaboration des statistiques, de la lutte
contre l'exploitation illicite et de la certification.
L'ADOPTION DES DECISIONS: Le Président
du CIBT, Freezailah, a invité les délégués à présenter leurs
commentaires sur la mise en application de la Décision
7(XXXIII), relative à la soumission des propositions de
décisions, au Conseil, et a évoqué les implications de cette
décision.
Aulikki Kauppila, Porte-parole du groupe
des pays consommateurs, a noté les effets positifs de la
décision sur l'efficacité et la transparence de la session, et
a souligné qu'elle permet aux communautés donatrices d'être
éclairées sur les implications financières des décisions
proposées, bien à l'avance. L'oratrice a également noté la
nécessité d'une discipline dans la mise en conformité avec la
décision et, avec l'Indonésie, la Malaisie et le Brésil, a
appelé à une certaine souplesse dans les phases initiales de
sa mise en application. La Suisse et les Etats-Unis ont
exprimé, de même, leur appui en faveur de la décision, la
Suisse invitant les pays membres à soumettre leurs réserves
éventuelles et les solutions potentielles, au Conseil, à sa
prochaine session. La CE a reconnu l'importance de la
souplesse, mais a mis en exergue l'impératif de respecter les
termes et les dates butoirs fixés par la décision.
Le Président du CIBT, Freezailah, devait
introduire, ensuite, et le Conseil a adopté sans outre
amendement, chacune des décisions.
Les Projets, Pré-projets et autres
Activités: La décision concernant les projets, pré-projets
et autres activités (1(XXXIV)), approuve neuf projets et huit
pré-projets. La décision autorise, en outre:
-
le Partenariat Forestier Asiatique;
-
la coopération entre l'OIBT et la CITES;
-
la gestion de la mise en œuvre des
projets; les approches par étapes dans la certification;
-
les C&I pour la GFD; la négociation de
l'accord succédant à l'AIBT, 1994;
-
les mesures visant à promouvoir
l'expansion et la diversification du commerce international
des bois tropicaux; et,
-
le groupe d'experts, chargé de
l'évaluation technique des propositions de projets.
La décision encourage, également, les
membres à financer les projets approuvés, et à apporter des
contributions non assignées au Compte Spécial.
Le Renforcement du Partenariat Forestier
Asiatique: La décision concernant le renforcement du
Partenariat Forestier Asiatique a été approuvée par le comité
de rédaction, vendredi, et adoptée sans outre amendement, par
le Conseil, samedi.
La Décision Finale: La Décision
3(XXXIV) requiert du Directeur Exécutif, en coopération avec
les organisations membres pertinentes du Partenariat de
Collaboration sur les Forêts, d'apporter son soutien, aux
gouvernements du Japon et de l'Indonésie, dans l'organisation
d'un atelier régional sur la mise en opération des objectifs
du Partenariat Forestier Asiatique.
LES DECLARATIONS DE CLOTURE: La
Porte-parole du groupe des pays consommateurs, Aulikki
Kauppila a loué l'esprit de coopération qui a prévalu durant
la réunion et a fait part de sa satisfaction quant à
l'orientation prise par l'OIBT. Elle a noté l'utilité du débat
consacré à la question de l'accès aux marchés, et a souligné
la valeur des décisions qui ont été prises à cette session.
Le Porte-parole du groupe des pays
producteurs, Charles Sikapiek, a exprimé sa satisfaction quant
à la qualité du travail accompli par la réunion et a loué les
efforts qui ont été fournis par les uns et les autres, tout au
long de la semaine. Soulignant l'importance des questions
ayant trait aux domaines du renforcement des capacités, du
financement et de la levée des contraintes entravant le
commerce international, il a ajouté que les délégués doivent
désormais se focaliser sur le travail qui reste à accomplir,
pour donner corps à l'orientation future de l'AIBT, et pour
s'assurer de sa pérennité et de sa pertinence pour la gestion
et l'utilisation durables des forêts tropicales.
Mettant en exergue l'importance de la
collaboration entre les pays consommateurs et les pays
producteurs, la CE a plaidé pour l'intensification des efforts
pour assurer un soutien à long terme au développement
économique et à la réduction de la pauvreté. Le représentant a
parlé de la nouvelle législation mise en place par l'UE, sur
les importations des bois tropicaux, qui fournit des normes
politiques harmonisées et qui facilite le commerce
international. Notant l'effort continu de la CE pour
l'amélioration des programmes de renforcement des capacités
dans les pays producteurs, il a fait part de son optimisme par
rapport à la concrétisation de l'Objectif 2000.
Juan Carlos Navarro, Maire de Panama-City,
a remercié l'OIBT pour son bon travail et a fait l'éloge de
l'œuvre de Duncan Poore’s, "Changing Landscapes", pour
l'aperçu scientifique perspicace qu'elle donne sur la nature
changeante des forêts. Il a félicité l'OIBT pour son travail
sur la question des mangroves, a affirmé que les projets en
cours de l'OIBT contribuent à la durabilité des forêts, un peu
partout dans le monde, et a mis en exergue l'engagement du
Panama en faveur des parcs naturels et en faveur des
partenariats entre le secteur privé et le secteur public.
Ricardo Anguizola, Administrateur Général
de l'Office National Panaméen de Environnement, a félicité les
délégués pour leur travail et a mis en relief l'engagement du
Panama en faveur de la GFD. Il a souligné que la GFD peut
aider à alléger la pauvreté et a mis l'accent sur le
bien-fondé de l'option des approches par étapes, retenue pour
la certification, et sur l'importance de la coopération avec
la CITES.
Le Président du CIBT, Freezailah, a
remercié le gouvernement et le peuple de Panama pour l'accueil
réservé à la CIBT-34. Il a félicité les délégués pour leur
professionnalisme et leur esprit de compromis, formulant
l'espoir de voir une atmosphère positive similaire régner sur
la PrepCom I. Il a affirmé que la décision concernant la
négociation de l'accord succédant à l'AIBT, 1994, fournit une
excellente feuille de route qui facilitera les négociations.
Indiquant que la certification est d'importance pour la
réalisation de la GFD, le Président Freezailah a noté que les
décisions concernant l'accès aux marchés et la certification,
rendent compte des facultés d'élasticité et souplesse des
membres de l'OIBT, et a appelé à un renforcement de la
collaboration entre le GCCI et le GCSC. Il a clôturé la
CIBT-34, à 14h15.
BREVE ANALYSE DE LA CIBT-34
La CIBT-34 s'est déroulée sans heurts,
comme on aimerait pouvoir toujours attendre d'un processus
multilatéral. Les sessions du Conseil se sont poursuivies sur
le ton amical qui a caractérisé les travaux de l'OIBT, ces
dernières années, et le travail de ses comités a été mené avec
diligence et efficacité. Ce sujet suggère que l'OIBT, en tant
qu'institution, est en train de mûrir et qu'elle est en train
d'avancer fermement vers la réalisation de l'Objectif 2000.
Après tout, l'OIBT suscite un grand intérêt international chez
un large éventail d'acteurs – gouvernements, forestiers et
industrie – qui, compte tenu de l'histoire turbulente de
l'OIBT, témoigne bien du dur labeur de ses adhérents. Mais
caractériser simplement la CIBT-34 de cette manière, risque de
mettre du vernis sur quelques-unes des dynamiques les plus
importantes, à l'œuvre à travers l'organisation – dynamiques
qui expliquent, du moins en partie, les raisons qui font que
l'OIBT attire l'attention depuis quelques années. Avec, à
l'esprit, l'idée que la CIBT-34, n'était pas du tout le moment
de secouer le bateau, compte tenu du fait que le CIBT est sur
le point d'entamer la négociation de l'accord succédant à
l'AIBT, 1994, cette analyse survolera brièvement l'équilibre
que la CIBT a tenu entre les considérations politiques et les
exigences de la mise en œuvre, le rôle joué par les ONG à la
CIBT-34, et les perspectives à venir offertes au CIBT.
L'ARTICLE DE L'OIBT QUI SE VEND LE MIEUX:
LE BON EQUILIBRE
Lorsqu'on leur demande de citer le point
fort de l'OIBT, la plupart des observateurs et des introduits
ont vite fait de répondre qu'il réside dans le fait qu'elle
occupe une position unique dans l'interface entre le travail
de mise en œuvre des projets et celui de l'élaboration des
politiques. Cela veut dire que beaucoup estiment que l'OIBT
est le forum le mieux adapté pour l'apport des réponses
nécessaires aux préoccupations d'ordre politique, compte tenu
de sa bonne accréditation dans l'agenda international des
politiques forestières, telles que la lutte contre
l'exploitation illicite, et compte tenu des capacités dont
elle dispose dans le domaine du dialogue politique et de ses
antécédents de prestation efficace dans les projets livrés.
Contempler la CIBT-34, à travers ce prisme, permet en effet de
révéler un lien puissant entre le travail qui a été fourni
dans le domaine des politiques et le travail qui a été fourni
dans celui des projets, et ce lien semble conférer à
l'organisation une manière de voir équilibrée, qui explique,
un peu, le caractère politique de l'organisation, et qui aide
aussi à expliquer les raisons pour lesquelles les adhérents et
les adeptes de l'OIBT considèrent qu'elle est si importante.
Sans surprise pour personne, les questions de la certification
et de l'exploitation illicite ont clairement illustré la
manière dont cette vision équilibrée des choses à jouer durant
la CIBT-34.
La tension entre les travaux de politiques
et les travaux de projets a été évidente, à la CIBT-34, dans
le débat autour de la décision concernant les AP. La décision
proposée, qui a été rédigée par les pays producteurs,
englobait au départ, une étude d'évaluation des coûts et des
bénéfices de la certification, ainsi que les lignes
directrices susceptibles de faciliter la mise en œuvre de la
certification. Certains pays consommateurs, tenant à ce que
l'OIBT n'apparaisse pas comme avalisant l'un ou l'autre des
schèmes particuliers de certification, ont estimé que la
décision proposée, et en particulier la référence qui y figure
aux "lignes directrices devant encadrer la mise en œuvre" des
AP, risquaient de donner l'impression que l'OIBT endossait
explicitement l'utilisation des AP, comme stratégie, dans la
mise en œuvre de la GFD. En fin de compte, la décision a été
adoptée, mais sous une forme plus en harmonie avec le fait que
les AP restent une question politique non résolue, par
opposition à un principe accepté à l'échelle universelle. Pour
regarder les choses d'un peu plus loin en arrière, c'est
précisément ce type de dialogue prolongé que beaucoup tiennent
pour le point fort de l'OIBT: elle a la capacité de retenir
les représentants de l'industrie et les gestionnaires
forestiers autour de la table, en engageant des débats
politiques qui traînent en longueur, tout en étant
parfaitement apte à en faire de même avec les concernés par la
mise en œuvre des travaux nécessaires aux projets. Reste, que
c'est aussi la raison pour laquelle certaines ONG opérant dans
le domaine de l'environnement, sont réticentes à s'engager
dans le processus: l'élaboration des politiques est, à leur
sens, un processus trop lent au CIBT. L'idée des
approches en phases retenues pour la certification (AP)
représente un nouveau développement intéressant dans la mise
en œuvre de la gestion forestière durable (GFD). Les approches
en phases constituent en effet une pratique de mise en
application progressive des exigences de la GFD, dans les
opérations forestières, c'est à dire, étape après étape. Pour
les pays producteurs de bois d'œuvre, les AP constituent une
méthode réaliste et réalisable permettant d'atteindre la
certification forestière, et elles sont perçues comme étant
une manière d'améliorer l'accessibilité de leurs produits au
marché international. Du côté des pays consommateurs, il
existe de manière générale une volonté de traiter des AP comme
étant un instrument parmi d'autres, apte à aider à la mise en
œuvre de la GFD; mais, en même temps, certains d'entre eux
sont réticents à accorder aux AP leur plein assentiment et
leur approbation sans savoir quel sera leur impact sur le
marché. En des termes plus pratiques, les pays consommateurs
pourraient être plus enclins à financer des projets visant à
renforcer les capacités des pays producteurs dans le domaine
de la GFD, que des projets impliquant directement la mise en
place de schèmes de certification particuliers.
Dans la question de la lutte contre
l'exploitation illicite, l'équilibre entre les travaux de
politiques et les travaux de projets n'est pas aussi précaire.
Ici, il semble qu'il y ait une entente assez claire que
l'exploitation forestière illicite est un problème qui se
laissera mieux traiter sur le terrain. Certains, néanmoins,
arguent que ce phénomène pourrait être traité à travers
l'imposition de restrictions à l'import et autres outils
relevant de la sphère de la demande; mais ce ne sont pas ceux
qui tiennent cet argumentaire qui signent les chèques. Cela va
sans dire, toute référence à l'introduction de restrictions
dans le commerce international, risque ici, de conduire les
discussions politiques de l'OIBT, trop près des lignes
frontières dangereuses de l'Organisation Internationale du
Commerce; l'invitation de quelque obligation particulière sur
le commerce international, dans l'enceinte de l'OIBT, est,
pour dire les choses simplement, une idée incompatible. Les "responsables
des finances" argumentent que davantage de données
statistiques doivent être collectées pour fournir une
meilleure idée sur le problème. Une fois le problème
adéquatement cerné, un antidote, englobant, une meilleure
gouvernance locale et une application des lois, plus forte,
doit suivre. La question de l'exploitation illicite étant si
bien visible sur le radar des politiques forestières, ce ne
serait pas peu raisonnable, de s'attendre à voir l'OIBT
entamer le financement des projets, en gardant cette
préoccupation à l'esprit.
LES ONG ET L’OIBT
Une autre dynamique qui a joué durant la
CIBT-34 avait à voir avec la question de la participation de
la société civile. Pour sa part, la CIBT-33 avait été
considérée par beaucoup, comme étant une réussite majeure,
dans une large mesure, du fait de la réunion inaugurale du
Groupe Consultatif sur la Société civile (GCSC) qui s'y est
déroulée. A la CIBT-34, en revanche, c'est l'absence de
participants aux réunions du GCSC qui a été remarquée. Un
petit nombre d'ONG était présent à la CIBT-34, mais il était
clair chaque jour davantage pour les observateurs que leur
implication dans le processus était moins motivée par les
préoccupations faisant l'objet des délibérations routinières
de l'OIBT que par la recherche de partenariats pour les
travaux de projets.
Des lacunes ont été constatées dans les
voix entendues au CIBT, venant de groupes d'intérêt tels que
les syndicats, les peuples indigènes, les organisations
opérant dans le domaine du développent, celles opérant dans la
lutte contre la pauvreté, et les municipalités. La
réactivation du GCSC et des mesures financières
d'accompagnement sont, sans doute, une solution; mais un
engagement plus fort, à travers l'ensemble du processus, a
aussi ses avantages.
Il est à faire remarquer que la CIBT-34 a
décidé de couvrir les besoins financiers de la participation
de cinq représentants issus à la fois du GCSC et du Groupe
Consultatif sur le Commerce International (GCCI), dans les
travaux de la Conférence des Nations Unies pour la Négociation
de l'Accord Succédant à l'AIBT, 1994, prévue l'été prochain en
Suisse. Ce point est significatif à plus d'un titre. D'abord,
il révèle que l'OIBT, quelles que soient ses intentions, est
sérieuse au sujet du maintien du GCCI et du GCSC à proximité
étroite de l'action. Mais, plus important encore, il signale
la réticence de l'OIBT à financer la participation de ces deux
groupes dans le processus du PrepCom, là où les négociations
les plus sérieuses seront menées. Ceci laisse entièrement
ouverte, la question de savoir si l'OIBT est en train de se
donner l'apparence d'une organisation inclusive ou si elle est
en train de chercher une implication authentique du GCCI et du
GCSC.
L'OIBT ET LE GRAND AU-DELA
S'il y une chose qui peut être dite au
sujet de l'OIBT, c'est que cette institution se trouve
aujourd'hui à une croisée des chemins, cruciale. L'OIBT
pourrait continuer à jouer un rôle important, en tant que
mécanisme de discussion et de mise en œuvre de projets, comme
elle pourrait s'élargir à de nouveaux domaines en élargissant
le champ des thèmes qu'elle traite, des corps constitués
qu'elle engage, et des politiques qu'elle élabore. Pour
l'attraction des financements dont elle a besoin pour la
poursuivre de son travail, l'OIBT doit se vendre comme un
processus de pointe. Dans un contexte international de
récession économique, de guerre, d'insécurité et de maladie,
et dans lequel le multilatéralisme, lui-même, doit se battre
pour maintenir sa légitimité, la concurrence des processus
internationaux, pour le financement, est devenue âpre.
L'attention mondiale étant aujourd'hui focalisée sur les
questions de pauvreté et de développement, si l'OIBT veut
garder sa place, en tant que mécanisme dynamique, elle a
besoin de se réaffirmer dans ce climat changeant. Ce
raisonnement englobe également la nécessité pour
l'organisation de travailler à une implication plus importante
des ONG.
Au cours de la décennie écoulée, l'OIBT est
passée par monts et par vaux pour s'imposer comme forum
politique utile pour les intérêts du commerce international et
de l'activité forestière et en tant que mécanisme de mise en
œuvre des projets. Comment cela se jouera-t-il? La réponse
viendra lorsque sera entamée la négociation de l'accord
succédant à l'AIBT, 1994, et lorsque le "champ d'action" du
nouvel accord sera décidé.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PREPCOM I: La session d'ouverture de la
PrepCom I de la négociation de l'accord succédant à l'AIBT,
1994, se déroulera lundi 19 mai, à 10h, dans la Salle Miramar,
du Miramar Intercontinental Hotel à Panama-City. Les délégués
y procéderont, entre autres, à l'examen: du rapport du Groupe
de Travail sur la négociation de l'accord succédant à l'AIBT,
1994; les thèmes nouveaux et émergents de pertinence pour
l'OIBT; et, les propositions soumises par les pays membres sur
la question du champ d'application du nouvel accord et autres
sujets de fond.
AUTRES RÉUNIONS: Les blocs des Pays
Producteurs et des Pays Consommateurs se réuniront de 11h30 à
18h, Le Bloc des Pays Producteurs, dans la Salle Miramar, et
celui des Pays Consommateurs, dans la Salle Marina. De 18h30 à
19h30, le Président et le Coprésident du PrepCom se réuniront
avec les porte-parole des blocs des pays producteurs et des
pays consommateurs, le Président et le Vice-président du
Conseil, et le Directeur Exécutif de l'OIBT. |