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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 24 No. 19
Vendredi 16 Mai 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CIBT-34
JEUDI 15 MAI 2003
Les délégués près de la CIBT-34 se sont
réunis dans une session du Conseil et dans des réunions des
blocs des pays producteurs et des pays consommateurs. Le
Conseil s'est penché sur les propositions pour le listing de
la CITES, les activités ayant trait à l'Objectif 2000, et les
questions affectant l'accès des bois tropicaux au marché. Les
groupes des pays producteurs et des pays consommateur ont
débattu des éléments devant figurer dans les projets de
décisions.
NDLR: les réunions des blocs des
pays producteurs et des pays consommateurs se sont déroulées à
huis-clos.
LA SESSION DU CONSEIL
LES PROPOSITIONS POUR LE LISTING DE LA
CITES: Le Secrétariat a informé qu'aucune nouvelle
proposition pour le listing, de la part des Etats membres, n'a
été reçue.
L'OBJECTIF 2000: La mission de diagnostic
en Guyane: Au sujet de l'établissement des rapports
concernant l'aide fournie aux pays producteurs pour
l'identification des facteurs limitant la progression vers la
concrétisation de l'Objectif 2000, Patrick Hardcastle,
Consultant auprès de l'OIBT, a présenté une synthèse des
conclusions de la mission de diagnostic en Guyane (ITTC(XXXIV)/8).
Il a passé en revue les statistiques forestières de base de la
Guyane, mettant en relief les limites de la production de bois
tropicaux et les défis posés par, à la fois, la faible
fertilité des sols, la grande diversité des espèces, la
difficulté de l'accès et la fragilité écologique. Hardcastle a
noté que l'important potentiel des services environnementaux
de la Guyane sera dur à commercialiser, mais que la GFD est
possible. Il a mentionné entre autres problèmes, ceux ayant
trait: à l'utilisation inefficace des ressources; à la
faiblesse de la compréhension des engrenages du marché; au
comportement destructif de la concurrence; à la limite de
l'investissement dans le domaine de la formation; et à
l'inadéquation des aptitudes en matière de gestion. Il a
souligné la nécessité d'une efficacité plus importante, d'une
spécialisation, d'une formation, d'approches basées sur du
petit capital, un accent plus prononcé sur l'emploi, et sur
une communication et une information améliorées, et de mesures
d'encouragement du financement public. Hardcastle a indiqué,
en outre, que l’OIBT doit, entre autres: apporter son soutien
aux initiatives dans le domaine de la formation opérationnelle
et de gestion; fournir l'expertise technique nécessaire à la
restructuration de l'industrie; fournir des orientations dans
le domaine de la conception et de la spécification des
produits; et apporté un appui au service d'informations
concernant le marché local.
La GUYANE a approuvé les conclusions et les
recommandations de la mission et a commenté qu'il reste
beaucoup à faire, en Guyane, dans le domaine: des espèces
moins usitées; de la réduction des inefficacités; de
l'amélioration de l'accès au marché; et de la gestion des
forêts de palétuviers. Le GHANA a souhaité en savoir davantage
sur les méthodes employées par la Guyane dans le contrôle de
l'exploitation forestière à la tronçonneuse. La FONDATION POUR
LES FORETS TROPICALES a parlé de la mise en place d'un nouveau
partenariat dans le domaine de la formation, en Guyane.
La mission de diagnostic à Trinité et
Tobago: Jeffrey Sayer, du Centre de la Coopération
Internationale dans la Recherche pour le Développement
Agricole, a présenté les conclusions de la mission de
diagnostic à Trinité et Tobago (ITTC(XXXIV)/9). Il a donné un
aperçu sur l'industrie forestière de Trinité et Tobago, sur
les réussites passées enregistrées dans le domaine de la
gestion forestière, et sur les nouvelles tendances
socioéconomiques. Sayer a décrit les recommandations de la
mission quant au besoin: d'intensifier le renforcement des
capacités; d'améliorer le flux d'informations et la gestion;
d'augmenter l'implication de la société civile; et d'impulser
l'engagement du secteur privé. Il a encouragé la soumission
d'une proposition de projet du CIBT portant sur le
renforcement des capacités et la gestion des données.
Le délégué de TRINITE ET TOBAGO a avalisé
les recommandations de la mission, a noté la valeur de la
soumission d'une telle proposition de projet, et a recommandé
de retenir la région des Caraïbes pour l'accueil des ateliers
et des réunions à venir. La MALAISIE a exprimé un intérêt pour
les plantations et pour les outils conçus pour leur réussite.
La FRANCE a parlé des difficultés posées dans la
commercialisation du teck, en raison de son coût élevé. Le
GUATEMALA s'est interrogé sur les engagements de l'OIBT
maintenant que les missions de diagnostic sont terminées et
sur les procédures impliquées dans l'établissement des
missions.
Les ateliers nationaux de formation:
Jürgen Blaser, Suisse, a présenté un rapport sur l'état
d'avancement de la mise en œuvre des ateliers nationaux de
formation dans le domaine de l'utilisation des formats de
l'OIBT pour l'établissement des rapports concernant la gestion
forestière durable (GFD), menée dans le cadre de Décision
9(XXX) de l'OIBT. Il a expliqué que la décision appelle: à
l'organisation de 10 ateliers nationaux pour la formation des
responsables officiels, des gestionnaires forestiers, des
concessionnaires forestiers et autres intervenants, dans
l'utilisation des critères et indicateurs (C&I) et des formats
de rapport de l'OIBT, basés sur les C&I, à l'échelle nationale
et au niveau des unités de gestion forestière; à aider à
l'élaboration des rapports nationaux concernant les progrès
réalisés vers la GFD; à faire des recommandations pour la
révision des C&I et des formats de rapport de l'OIBT; et à
l'élaboration des données de base nécessaires à la publication
du Rapport de l'OIBT sur l'Etat de la Gestion des Forêts
Tropicales, prévue en 2004. Il a expliqué que parmi les
objectifs fixés par ces ateliers, il y a: l'essai et
l'utilisation des C&I comme outils pour la gestion durable, au
niveau de l'unité de gestion forestière; l'information et
formation des gestionnaires; l'échange d'expériences; et
l'évaluation de la pertinence des C&I, au niveau de l'unité de
gestion forestière. Il a indiqué que des ateliers ont été
organisés au Congo, en Papouasie Nouvelle Guinée, en
Côte-d’Ivoire, à Vanuatu, aux Philippines, au Cameroun et en
Colombie, et a noté que le Brésil, le Pérou, l'Equateur, la
Bolivie, le Panama, Myanmar et le Togo ont exprimé un intérêt
pour la l'organisation de tels ateliers dans le futur.
Il a souligné que les ateliers ont accru la
prise de conscience des acteurs intervenant sur le terrain
quant au tenant et aux aboutissants de l'OIBT, et a attiré
l'attention sur la nécessité d'une terminologie cohérente.
Blaser a noté également qu'une réunion du Groupe d'Experts est
prévue en fin 2003 pour, entre autres: procéder à une révision
des C&I; simplifier le questionnaire utilisé pour
l'établissement des rapports; et établir un lien entre les C&I
de l'OIBT, l'audit, la certification et une harmonisation avec
d'autres processus axés sur les C&I. Le GUATEMALA a suggéré
que les futurs ateliers prennent en ligne de compte les
recommandations et les conclusions de la Conférence sur les
C&I pour la GFD, tenue à Guatemala-City, au Guatemala, en
février 2003. Mettant en exergue son engagement en faveur des
activités de renforcement des capacités, la SUISSE a appelé à
davantage d'ateliers nationaux de formation et a exhorté les
pays à soumettre leurs rapports nationaux. Soulignant qu'il
est fréquemment nécessaire de rappeler aux Etats membres de
soumettre leurs rapports nationaux, le Directeur Exécutif de
l'OIBT, Manoel Sobral, a noté avoir reçu les rapports de la
Colombie, du Congo, de l'Indonésie, de Myanmar, du Pérou, des
Philippines, de la Thaïlande, du Togo et de Vanuatu, et a
encouragé les autres pays membres à soumettre leurs rapports
en utilisant les formats de rapport agréés, dans les meilleurs
délais possibles.
LES QUESTIONS AFFECTANT L'ACCES AU MARCHE:
Le Secrétariat passa en revue les recommandations du
rapport concernant les questions affectant l'accès des bois
tropicaux au marché 5ITTC(XXXIV)/10). Le porte-parole a mis en
relief les recommandations adressées à l'OIBT et à la
communauté internationale pour: l'amélioration de la
compilation et de l'analyse des données; le suivi de
l'évolution des barrières tarifaires et non-tarifaires,
notamment à travers la conduite d'études sur les normes des
produits et le barème de notes de la qualité; la recherche
dans le domaine des effets du commerce international sur la
GFD et vice-versa; le traitement des récoltes et du commerce
illicites, entre autres, à travers la participation dans les
processus de Mise en Application des Législations Forestières
et de Bonne Gouvernance, et l'élaboration de principes et de
mécanismes internationaux; la certification, y compris
l'encouragement de l'élaboration de C&I de dimension nationale
dans les pays producteurs membres; et le comblement des
lacunes constatées dans les données concernant l'accès au
marché, notamment, à travers la poursuite de la recherche sur
les substituts des bois tropicaux. Il a précisé que les pays
producteurs doivent, entre autres, procéder à l'évaluation et
à l'alignement des barrières et des entraves intérieures
dressées devant le commerce à l'export, et à la mise en œuvre
de C&I pour la GFD. Il a cité, parmi les recommandations
faites à l'adresse des pays consommateurs, la nécessité:
d'harmoniser l'utilisation des termes tels que "légalité" et "durabilité"
de l'origine, et de coordonner les exigences en mati�re de
sp�cification; de proc�der � la collecte des donn�es
concernant les barri�res et les obstacles entravant l'acc�s
des bois tropicaux au march� des pays importateurs; et
d'�tablir une coordination entre les l�gislations et
l'ex�cution de l'approvisionnement public, dans le domaine des
bois tropicaux.
Le GHANA a plaid� pour: un �largissement de
la couverture des donn�es sp�cifiques aux esp�ces dans les
domaines de la production et du commerce, le suivi de
l'�volution des barri�res tarifaires et non-tarifaires,
l'am�lioration des liens avec l'OMC, et le traitement du
probl�me des r�coltes et du commerce illicites, � travers la
fourniture de ressources et d'une assistance dans le domaine
du renforcement des capacit�s des pays producteurs. Le CANADA
s'est oppos� � l'id�e d'�tablir une �quation entre les
captations lou�es � bas prix dans les for�ts tropicales et les
subventions, et a demand� la suppression des r�f�rences
portant sur le diff�rend non encore r�solu, entre les
Etats-Unis et le Canada, sur la question des taxes
compensatoires devant �tre �rig�es en compensation des
subventions accord�es dans le secteur forestier. La MALAISIE a
soulign� l'imp�ratif d'une implication de l'OIBT dans le
processus des n�gociations de l'OMC, et a appel�: � la
suppression des subventions; � l'encouragement de
l'�laboration de programmes de formation; et � la discussion
des GFD au-del� du processus de l'OIBT. Le d�l�gu� des
ETATS-UNIS a encourag� l'OIBT � s'assurer du suivi de
l'�volution des donn�es re�ues, concernant le processus de
l'OMC et de proc�der � une identification pr�cise des
responsabilit�s. La COMMUNAUTE EUROPEENNE a mis l'accent sur
la n�cessit� d'une nette s�paration entre les comp�tences de
l'OIBT et celles de l'OMC, et sur le besoin, pour l'OIBT, de
s'adapter aux r�gles commerciales. La COLOMBIE a soulign� la
n�cessit� de d�terminer et d'utiliser des normes de qualit�.
DANS LES COULOIRS
Dans le processus de la soumission des
projets de d�cisions � la CIBT-34, des divergences de point de
vue sont venues perturber la paix et le consensus qui semblent
avoir pr�valu jusqu'ici. Les n�gociations � huis-clos men�es
dans les r�unions des blocs des pays consommateurs et des pays
producteurs, autour des �l�ments devant figurer dans les
d�cisions se sont, croit-on savoir, av�r�es plus pol�miques
que pr�vu. Alors que la r�union du Groupe de Travail du
Pr�sident a �t� report�e � vendredi, les discussions dans la
rencontre des blocs de pays producteurs et consommateurs se
sont poursuivies jusque dans la soir�e. Certains d�l�gu�s ont
estim� que les factions sont form�es, en vue des n�gociations
de la semaine prochaine, sur l'accord devant succ�der � l'AIBT
de 1994.
Dans la r�flexion sur le d�bat qui s'est
tenu dans la matin�e, autour de la question de l'acc�s au
march�, des points de vue contradictoires ont �t� entendus. Un
d�l�gu� a opin� que les pays consommateurs doivent utiliser
davantage de strat�gies fond�es sur l'aspect de la demande,
pour changer les tendances du march�. D'autres ont affirm� que
les pays producteurs sont plus puissants que l'on veut bien
admettre, en g�n�ral, lorsqu'il s'agit d'influencer les
pr�f�rences des pays acheteurs. En fin de journ�e, quelques-un
ont comment� que l'endroit le plus s�r pour passer l'apr�s-midi,
c'est Canal Zone.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
SESSION DU CONSEIL: Le Conseil se
r�unira de 8h � 9h, pour consid�rer la GFD dans le bassin du
Congo, les progr�s accomplis dans la mise en �uvre du
programme de travail de 2003, et le rapport annuel de
l'exercice 2002.
LES GROUPES DES PAYS PRODUCTEURS ET DES
PAYS CONSOMMATEURS: Les Groupes des Pays Producteurs et
des Pays Consommateurs se r�uniront de 9h � 10h30.
COMITE SUR LA REFORESTATION ET LA GESTION
FORESTIERE: Le CRGF se r�unira de 16h30 � 17h30, pour
traiter des questions en suspens et adopter son rapport.
COMITE SUR L'INFORMATION ECONOMIQUE ET LES
DONNEES DU MARCHE, ET COMITE SUR L'INDUSTRIE FORESTIERE:
Les CEM/CIF se r�uniront de 16h30 � 17h30, pour examiner le
rapport.
COMITE SUR LES FINANCES ET L'ADMINISTRATION:
Le CFA se r�unira de 17h30 � 18h30 pour adopter son rapport.
COMITE DE REDACTION: Le Groupe de
R�daction du Pr�sident se r�unira de 10h30 � 13h, et de 14h30
� 16h30.
CONCERTATION DU PRESIDENT AVEC LES PAYS
DONATEURS SUR LE PROJET DE FINANCEMENT: Cette consultation
se tiendra de 18h30 � 19h30.
GROUPE SUR LE SOUS-COMPTE B DU FONDS DE
PARTENARIATS DE BALI: Le Groupe se r�unira de 19h30 �
20h30. |