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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 24 No. 18
Jeudi 15 Mai 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CIBT-34
MERCREDI 14 MAI 2003
Les délégués près de la CIBT-34 se sont
réunis en sessions du Conseil et des Comités. Le Conseil s'est
penché sur: les mesures pour l'amélioration de la formulation
et de l'évaluation des projets; les préparatifs de l'accord
devant succéder à l'accord International sur les bois
tropicaux (ITTA, 1994); et la mise en application des
législations forestières. Le Comité sur la Reforestation et la
Gestion Forestière (CRGF) a traité du travail dans le domaine
des politiques. Le Comité sur les Finances et l'Administration
(CFA) a examiné des projets de décisions ayant trait: à la
gestion du budget administratif; la gestion de la mise en
œuvre des projets; et le programme de travail et le budget
administratif biennaux. Les Comités sur l'Information
Economique et les Données du Marché (CEM) et sur l'Industrie
Forestière (CIF) se sont réunis conjointement pour considérer
le travail politique et les révisions de texte des
propositions de projets et de pré-projets.
LA SESSION DU CONSEIL
LES MESURES VISANT A AMELIORER LA
FORMULATION ET L'EVALUATION DES PROJETS: Patrick
Hardcastle, Président Groupe d'Experts ,chargé de l'Evaluation
Technique des Propositions de Projets, présenta le Rapport du
Groupe d'Experts concernant les Mesures visant à
l'amélioration de la Formulation et de l'Evaluation des
Projets de l'OIBT (ITTC(XXXIV)/6). Notant la faible qualité,
en général, des propositions de projets, il suggéra de
procéder à une révision du format actuel des propositions, et
appela, entre autres, à un rôle plus important pour les
correspondants et les consultants résidents. Il recommanda
l'établissement d'un groupe d'experts de taille plus réduite,
d'un centre d'information basé sur la toile, et que les
propositions ne soient révisées qu'une fois.
Le délégué des ETATS-UNIS appela à la
poursuite des analyses opérationnelles financières, et
l'AUSTRALIE, à une consultation plus élargie et à un rôle
évaluatif plus fort pour le Secrétariat. La SUISSE et la
COMMUNAUTE EUROPEENNE (CE) déclarèrent que les projets
devaient être de valeur internationale. Le JAPON souligna le
besoin d'une bonne gestion de la mise en œuvre des projets. La
COLOMBIE suggéra un renforcement des étapes initiales de
l'élaboration des propositions. La NOUVELLE ZELANDE appela à
une révision du manuel d'élaboration des propositions et la
mise au point d'une meilleure formation. Le GHANA, avec
l'INDONESIE, souligna la nécessité d'un renforcement des
capacités nationales à bon rapport coût-efficacité. Les
PHILIPPINES appelèrent à l'amélioration de la coordination
avec l'OIBT et les experts. Le BRESIL indiqua qu'il
travaillera à l'amélioration de la coordination à l'échelon
national dans le processus de conceptualisation des
propositions. La SUEDE appela à veiller à l'équilibre homme-femme
dans le groupe d'experts. Le délégué des PAYS-BAS déclara que
les projets devaient refléter les principales compétences de
l'OIBT.
LES PREPARATIFS DE LA NEGOCIATION DE
L'ACCORD DEVANT SUCCEDER A AIBT, 1994: Jürgen Blaser,
Président du Groupe de Travail sur les Préparatifs de la
Négociation de l'Accord devant Succéder à AIBT, 1994, présenta
le Rapport du Groupe de Travail (ITTC(XXXIV)/7). Il signala
que le Groupe de Travail a recommandé que la première réunion
du Comité Préparatoire (PrepCom-I): a établi le cadre de la
négociation; a défini les éléments devant être considérés; et
a identifié les travaux intersessions nécessaires. Le GHANA
encouragea les pays à soumettre les réponses à l'enquête
concernant les points de vue des membres sur les négociations.
La REPUBLIQUE DE COREE déclara que les négociations doivent
procéder à l'évaluation des objectifs de AIBT, 1994. Le
Président de la CIBT-34, Bin Che Yeom Freezailah (Malaisie)
proposa, et la SUISSE y apporta son appui, un programme
provisoire pour les sessions futures du Conseil et du PrepCom.
LA MISE EN APPLICATION DES LEGISLATIONS
FORESTIERES: Le Secrétariat présenta un rapport
préliminaire sur l'étude de cas portant sur les Données
concernant l'Export et l'Import des Produits de Bois Tropicaux
dans le Cadre du Commerce International (ITTC(XXXIV)/14). Il
attira l'attention sur le travail accompli dans le domaine des
études de cas, au Royaume-Uni, en Chine et en Indonésie, et
fit état de l'intérêt exprimé par Myanmar pour la
participation. Il indiqua que le Conseil pourrait souhaiter
mettre à disposition un financement supplémentaire pour le
recrutement d'un consultant chargé d'établir le rapport final,
les fonds disponibles étant sur le point de s'épuiser.
Carlos Chirinos, de l'Association
Péruvienne pour une Législation Environnementale, présenta une
étude de cas portant sur l'Elaboration et la Mise en
Application des Lignes Directrices devant Encadrer le Contrôle
de l'Exploitation Illicite, en vue de la Gestion Forestière
Durable (GFD) au Pérou (ITTC(XXXIV)/ 15). Il souligna le
besoin d'avoir des alternatives au système de concession pour
les petits producteurs, et indiqua qu'au Pérou, les
exploitants pauvres sont punis pour exploitation illicite,
tandis que ceux qui promeuvent et financent de telles
activités, ne le sont pas. Il appela, entre autres, à
l'adoption de pratiques de gestion plus fortes et à
l'ouverture d'opportunités aux petits exploitants forestiers.
Le Directeur Exécutif de l'OIBT, Manoel Sobral, expliqua que
des études de cas similaires étaient en cours d'élaboration en
Malaisie et au Brésil.
Le JAPON et le GHANA soulignèrent la
nécessité de définir les activités illicites. La SUISSE
déclara que l'OIBT se devait de concevoir des programmes
visant à la mise en application des législations et à lutter
contre le commerce illicite, en utilisant la déclaration des
espèces, origine et méthodes de production, et d'apporter son
soutien à l'occupation traditionnelle des terres. Le GHANA
déclara que les règlements, à eux seuls, n'ont pas réussi au
Ghana, et appela à un renforcement des capacités
institutionnelles. La MALAISIE mit en exergue les
interdictions qu'il a imposées aux importations de rondin en
provenance d'Indonésie et sur le bois quadrangulaire, et
déplora le fait que le rondin illicite continue à entrer en
Malaisie sous de fausses déclarations d'origine. L'INDONESIE
appela à l'amélioration de la coopération, notamment à travers
l'échange d'informations, et suggéra d'élargir le mandat du
CRGF à la question de l'exploitation illicite. Le délégué des
PHILIPPINES nota que l'exploitation illicite était liée à de
nombreux problèmes, notamment celui de la pauvreté. La
COLOMBIE mit l'accent sur le lien entre les récoltes licites
et d'autres utilisations des terres. La CE indiqua qu'elle ne
souhaitait pas restreindre le commerce international. Le
délégué des ETATS-UNIS mit en garde contre tout recours à des
mesures, telles que celles des restrictions commerciales, et
suggéra de traiter du problème de l'exploitation forestière
illicite dans le cadre de la GFD.
LES PROPOSITIONS DE DECISIONS: Aulikki
Kauppila (Finlande), porte-parole du Groupe des Pays
Consommateurs, et Charles Sikapiek, au nom de Jean Sollo (Cameroun),
porte-parole du Groupe des Pays Producteurs, donnèrent un
aperçu sur les sujets susceptibles de faire l'objet de
décisions du Conseil. Le Président de la CIBT-34, Freezailah,
indiqua qu'il était nécessaire d'avoir davantage de détails,
et déféra le débat sur ce thème à jeudi.
LE COMITE SUR LA REFORESTATION ET LA
GESTION FORESTIERE
LE TRAVAIL POLITIQUE: Carmenza Robledo,
des Laboratoires Fédéraux Suisses pour la Recherche et le Test
du Matériel (EMPA)/Inter-coopération, souligna le rôle des
forêts dans la Convention-Cadre sur les Changements
Climatiques (CCCC) et expliqua la manière dont le Mécanisme
pour un Développement Propre (MDP), du Traité de Kyoto,
pouvait être pertinente pour le travail de l'OIBT dans le
domaine des projets.
Maria Patricia Tobon, de CORNARE, présenta
un modèle financier alternatif pour la GFD, utilisé en
Colombie, qui garantit le financement à travers un plan
d'investissement utilisant le MDP. Elle signala
l'établissement de seuils de référence, de procédures de
vérification et de suivi, et d'activités d'engagement des
communautés, et décrivit les moyens mis en place pour
l'attraction des acheteurs de crédits MDP.
Untung Iskandar, de l'Indonesian Concession
Holders Association-APHI, donna un aperçu sur la promotion de
la GFD, à travers une initiative visant à faciliter la mise en
route de projets MDP en Indonésie. La SUISSE déclara que
l'OIBT pourrait accroître son implication avec la CCCC et
aider dans le renforcement des capacités dans les pays en
développement, pour l'amélioration des services
environnementaux fournis par les forêts.
Le Secrétariat présenta une proposition
appelant à la conduite d'une étude pour examiner l'implication
du secteur privé dans les plantations forestières
industrielles dans les tropiques. L'oratrice indiqua qu'en
dépit des avantages relatifs, la progression du développement
des plantations commerciales a été lente, et nota que l'étude
pourrait évaluer les facteurs inhibant l'investissement dans
les plantations. La NORVEGE déclara que la biodiversité était
un sujet de préoccupation pour les forêts plantées. Le délégué
des ETATS-UNIS nota que les facteurs à la fois techniques et
institutionnels avaient besoin d'être considérés. L'AUSTRALIE
souligna que l'environnement de l'investissement est une
considération importante pour les investisseurs en plantations
et que le découragement des plantations de bois � p�te est un
facteur limitatif. La SUISSE indiqua que les effets
�cologiques des plantations devaient �tre consid�r�s. Le
GUATEMALA demanda comment les petites parcelles pouvaient �tre
pertinentes pour des plantations foresti�res. Le BRESIL
souligna la n�cessit� de consid�rer, � la fois, les mesures
d'encouragement et l'investissement dans les technologies.
L'ALLEMAGNE d�clara que les plantations devaient venir
encourager le d�veloppement durable.
Le Secr�tariat parla de six ateliers r�gionaux en cours sur le
th�me des Directives de l'OIBT pour la Restauration, la
Gestion et la R�habilitation des For�ts Secondaires Tropicales
D�grad�es. L'oratrice donna un aper�u sur les r�sultats d'une
s�rie d'ateliers de formation nationaux organis�s autour des
crit�res et indicateurs (C&I) et du format des rapports,
pr�senta les conclusions de la Conf�rence Internationale sur
les C&I pour la GFD, tenue � Guatemala-City, au Guatemala, en
f�vrier 2003, et de l'atelier r�gional sur la facilitation du
transfert des technologies �cologiquement rationnelles,
organis� � Managua, au Nicaragua, en mars 2003.
Le Comit� passa en revue l'�tat
d'avancement des projets qui doivent �tre d�clin�s � la
prochaine session, � moins que leur financement ne soit
approuv�, et encouragea la contribution d'id�es pour les
projets consistant en l'utilisation et la diss�mination de
l'information disponible, en C�te-d�Ivoire, et en la cr�ation
d'un institut de recherche foresti�re, en Bolivie.
LE COMITE SUR LES FINANCES ET
L'ADMINISTRATION
Le Secr�tariat pr�senta, et les d�l�gu�s
approuv�rent, moyennant quelques amendements mineurs, les
projets de d�cisions portant sur: la gestion du budget
administratif, qui englobe, une autorisation, pour le
Directeur Ex�cutif de l'OIBT, � proc�der � un transfert de
fonds annuel, du Compte Capital vers le Compte Administratif,
pour faire face aux d�ficits de la mise en �uvre du programme
de travail annuel de l'OIBT, et � utiliser les int�r�ts per�us
du Compte Administratif pour le recrutement d'effectifs
temporaires; la gestion de la mise en �uvre des projets; et le
programme de travail et le budget administratif biennal,
amendant le R�glement Financier, aux fins de permettre au
Directeur Ex�cutif de pr�parer un projet de budget
administratif pour la p�riode biennale.
Le CONGO et les ETATS-UNIS firent part de
leurs r�serves concernant l'absence de financement pour nombre
de projets et de pr�-projets approuv�s, le d�l�gu� des
Etats-Unis, soulignant le besoin d'am�liorer l'efficacit� de
l'OIBT et d'y apporter des contributions additionnelles.
LE COMITE SUR L'INFORMATION ECONOMIQUE ET
LES DONNEES DU MARCHE, ET LE COMITE SUR L'INDUSTRIE FORESTIERE
LE TRAVAIL POLITIQUE: Lamon Rutten, de
la CNUCED, pr�senta les mesures visant � am�liorer la
transparence dans le commerce du contre-plaqu� de bois dur, et
l'analyse des causes des fluctuations du march� et de
l'instabilit� des prix. Il nota que l'industrie du
contre-plaqu� tropical �tait en train de perdre sa part de
march� au profit de types de produits alternatifs. Identifiant
les principaux probl�mes pos�s � cette industrie, notamment
l'absence de m�canismes tarifaires clairs et de donn�es
fiables concernant les tendances du march�, il pr�cisa que la
transparence du march� pouvait �tre am�lior�e � travers une
meilleure coop�ration entre les entreprises tant au niveau
national que celui international.
Richard Murphy, de l'Imperial College,
pr�senta une revue des travaux en cours sur l'Etude des cycles
de vie (ECV) dans les produits de bois tropical, expliquant
que la ECV est un outil d'analyse permettant de d�crire les
effets environnementaux des produits et des processus, "du
berceau � la tombe." Il souligna que l'�co-profil des bois
tropicaux se compare favorablement aux mat�riaux synth�tiques,
mais que parmi ses inconv�nients, il y a les distances �
franchir pour le transport et le fait que sa r�colte soit
consommatrice d'�nergie intensive. Il d�crivit les priorit�s
futures dans le domaine des ECV des bois tropicaux, dont: la
formation de l'expertise locale dans les m�thodes appliqu�es �
l'ECV, dans les pays tropicaux; l'�laboration de bases de
donn�es fortes inventoriant les cycles de vie; et la
publication et la divulgation des r�sultats de l'ECV.
Le Secr�tariat pr�senta, et les d�l�gu�s
approuv�rent, le travail d'ordre politique propos� dans les
domaines: de l'acc�s au march�; de la certification; de l'ECV
des produits de bois tropical; de la liste des esp�ces de bois
tropicaux propos�e pour les appendices de la CITES; du
commerce des produits de bois secondaires transform�s; des
questions ayant trait au commerce international et � la GFD,
consid�r�es par le FNUF; et des activit�s de comblement des
lacunes dans les donn�es.
Au sujet des th�mes devant �tre abord�s �
la prochaine session, le Vice-Pr�sident des CEM/CFI, Astrid
Bergquist (Su�de) sugg�ra, et les d�l�gu�s approuv�rent, que
les Comit�s poursuivent l'examen des questions soulev�es.
LES PROPOSITIONS DE PROJETS ET DE PRE-PROJETS:
Les d�l�gu�s adopt�rent les r�visions de texte des
propositions de projets portant sur le commerce des bois
tropicaux et les produits d�riv�s, aux Philippines, et sur la
promotion des produits tropicaux non-ligneux, en Chine.
LES DATES ET LIEU DES PROCHAINES SESSIONS
DES COMITES: Les d�l�gu�s d�cid�rent de d�f�rer la
d�cision au Conseil.
DANS LES COULOIRS
Les discussions constructives et sans heurt,
men�es en Pl�ni�re sur le th�me de l'exploitation foresti�re
illicite ont engendr� de l'optimisme chez bon nombre de
d�l�gu�s. Reconnaissant que, dans d'autres fora, les pays sont
souvent r�ticents � admettre leurs faiblesses dans le domaine
de l'application des lois, y compris au sein du FNUF, un
d�l�gu� a estim� que l'OIBT �tait doucement en train de
s'imposer comme �tant le meilleur processus � travers lequel
ce sujet pourrait se laisser traiter. Quelques pays en
d�veloppement ont, toutefois, fait part de leur frustration
concernant le ton employ� jusqu'ici dans les discussions sur
l'exploitation illicite. Tout en admettant que leur pays ont
un probl�me dans ce domaine, ces m�mes d�l�gu�s se sont
montr�s prompts � affirmer que les pays industrialis�s ne sont
pas �trangers � la situation, mais qu'ils sont meilleurs dans
la dissimulation des faits. Le d�l�gu� d'un pays producteur a
d�clar� que le probl�me est, en g�n�ral, amplifi�, et un autre
a soulign� qu'il �tait temps de cesser de "montrer du doigt",
en appelant � une action concr�te pour le traitement du
probl�me et de sa cause profonde� la pauvret�.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
SESSION DU CONSEIL: Le Conseil se
r�unira de 8h � 10h pour examiner les activit�s de soutien en
faveur de l'Objectif 2000, les questions affectant l'acc�s des
bois tropicaux au march�, la GFD dans le bassin du Congo, la
liste des propositions faites par les membres, � la CITES,
l'�tat d'avancement de la mise en �uvre du programme de
travail de 2003 de l'OIBT, et le projet de texte du rapport
annuel de l'exercice 2002.
COMITE DE REDACTION: Le Comit� de
R�daction � Composition limit�e, du Pr�sident se r�unira de
19h30 � 21h, pour examiner les projets de d�cisions circul�es
dans la matin�e.
GROUPE SUR LA SELECTION DES BOURSES DE
RECHERCHE: Le Groupe charg� de la S�lection des Bourses de
Recherche se r�unira de 12h � 14h.
GROUPE SUR LE SOUS-COMPTE B DU FONDS DE
PARTENARIAT DE BALI: Ce Groupe se r�unira de 12h � 13h.
GROUPES DES PAYS PRODUCTEURS ET
CONSOMMATEURS: Les Groupes des Pays Producteurs et des
Pays Consommateurs se r�uniront de 10h � 12h � 14h et de 18h30
� 19h. |