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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 24 No. 16
Mardi 13 Mai 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CIBT-34
LUNDI 12 MAI 2003
Les délégués près de la 34ème session du
Conseil International des Bois Tropicaux et des Comités
Associés (CIBT-34) se sont réunis en sessions du Conseil et
des Comités. Le Conseil a entendu des déclarations d'ouverture,
traité de questions d'organisation et examiné le rôle des
approches par étapes dans le domaine de la certification. Une
session conjointe des Comités a été tenue pour entendre
lecture du rapport du Groupe d'Experts chargé de l'Evaluation
Technique des Propositions de Projets. Les Comités sur
l'Information Economique et les Données du Marché (CEM) et sur
l'Industrie Forestière (CIF) se sont réunis conjointement pour
l'examen des projets et des pré-projets bouclés, et pour mener
des évaluation ex-post. Le Comité sur la Reforestation
et la Gestion Forestière (CRGF) a passé en revue les projets
et les pré-projets ficelés.
SESSION DU CONSEIL
LES DECLARATIONS D'OUVERTURE: Le
Président de la CIBT-34, Bin Che Yeom Freezailah (Malaisie)
souhaita la bienvenue aux participants et exprima sa gratitude
au Panama pour l'accueil de la CIBT-34. Attirant l'attention
sur la négociation à venir de l'accord devant succéder à
l'Accord International sur les Bois Tropicaux de 1994, (AIBT,
1994), il nota le besoin d'améliorer la coopération et l'aide
internationale, et souligna que les dimensions économiques,
sociales et environnementales devaient demeurer au centre des
négociations. Il appela à l'établissement d'un équilibre entre
les obligations des pays consommateurs et des pays producteurs,
nota le rôle du Groupe Consultatif sur la Société Civile et du
Groupe Consultatif sur le Commerce International dans
l'enrichissement du processus, et mit en exergue les questions
sensibles touchant à la souveraineté.
Faisant état de la difficulté de la mise en
œuvre efficace de AIBT, 1994, le Directeur Exécutif de l'OIBT,
Manoel Sobral présenta les conclusions des ateliers régionaux
organisés dans l'objectif d'aider les pays en développement
producteurs à se doter d'un commerce durable et à devenir
compétitifs avec les producteurs des forêts des zones tempérés.
Il appela à l'amélioration de la collaboration entre le
secteur privé et les ONG dans l'élaboration des critères et
indicateurs (C&I) pour la gestion forestière durable (GFD).
Sobral mit en exergue le rôle des partenariats et des récentes
réunions dans l'accroissement de l'accès du bois d'œuvre
tropical au marché.
Emile Doumba, Ministre Gabonais de
l'Economie Forestière, des Ressources en Eau et des Pêches,
réitéra l'engagement de son pays en faveur de la gestion
durable des bois tropicaux, parla du nouveau code forestier
adopté pour faciliter cet objectif, et fit part de ses
préoccupations concernant l'exploitation illicite des forêts.
Satyadeow Sawh, Ministre Guyanais des
pêches, des Récoltes, du bétail et des forêts, souligna
l'importance de l'utilisation des bonnes pratiques dans la
production des bois d'œuvre tropicaux, et introduisit la
Commission sur les Forêts Guyanaises nouvellement établie.
Jorge Viana, Gouverneur de l'Etat d'Acre,
au Brésil, souligna l'importance de la GFD dans l'Etat d'Acre
et indiqua que son gouvernement voulait utiliser les forêts
d'Acre au profit du peuple Brésilien tout en adhérant aux
objectifs de la GFD.
Ricardo Anguizola, de l'Autorité Nationale
chargée de l'Environnement, au Panama, attira l'attention sur
la réduction de la disponibilité des biens et des services
forestiers, due à la déforestation et à la dégradation des
forêts. Il nota que beaucoup d'habitants des forêts vivent
dans la pauvreté, souligna que le savoir autochtone était en
train de se perdre, et loua l'OIBT pour son travail sur la
question des forêts de palétuviers.
Remerciant l'OIBT pour l'occasion offerte
d'accueillir la CIBT-34, Arturo Vallarino, Premier Vice-Président
du Panama, souligna l'importance de la conservation, de la
gestion et du développement durable des forêts et des
ressources forestières, et donna un aperçu sur le travail
accompli récemment par le Panama dans ce domaine.
LES QUESTIONS ORGANISATIONNELLES: Les
délégués adoptèrent l'ordre du jour de la réunion (ITTC(XXXIV)/
1) sans amendement. Le Directeur Exécutif de l'OIBT, Sobral,
signala que le quorum était atteint pour cette session, et
qu'aucun changement n'avait été enregistré au niveau des
adhésions, depuis la CIBT-33. Les délégués adoptèrent la
proposition de répartition des votes au titre de l'année 2003,
et admirent tous les Etats et toutes les organisations
souhaitant obtenir statut d'observateur.
LES RAPPORTS: Le Président de la
CIBT-34, Freezailah, introduisit le rapport du Groupe
Consultatif Non Officiel (GCNO) (ITTC (XXXIV)/2), mettant en
relief les propositions de décisions de la CIBT-34. Le CANADA
objecta que ces décisions n'avaient pas été communiquées avant
la session du Conseil. Notant que l"AIBT se trouvait dans une
période transitoire, le Président Freezailah et la SUISSE
appelèrent à une certaine souplesse à cet égard.
LES APPROCHES PAR ETAPES DANS LE DOMAINE DE
LA CERTIFICATION: Markku Simula, Consultant auprès de
l'OIBT, présenta les résultats des ateliers régionaux sur le
rôle potentiel des approches en phases adoptées en matière de
certification dans les pays producteurs de bois d'œuvre
tropical, en tant qu'outil de promotion de la GFD. Il mit
l'accent sur le besoin d'avoir des approches en phases pour
faire face aux contraintes pratiques rencontrées dans la mise
en application de la certification, et nota l'intérêt suscité
par les approches en phases répandu dans les rangs de
l'ensemble des parties prenantes. Il suggéra que le CIBT:
avalise l'utilisation des approches en phases; procède à
l'analyse du rapport coût/bénéfice de la certification;
améliore la prise de conscience chez les gouvernements quant
aux mérites des approches par étapes; et fournisse un appui
aux initiatives régionales, en particulier, en Afrique et dans
la région Asie-Pacifique. Simula recommanda aussi que les
gouvernements utilisent, le cas échéant, des mesures
incitatives pour la promotion de la mise en œuvre des
approches par étapes et que le secteur privé reconnaisse les
potentialités offertes par les approches en phase et participe
activement à l'élaboration de normes volontaires. Le BRESIL
souligna que les conditions juridiques devant régir les
approches par étapes doivent être fondées sur la législation
du pays. Le JAPON déclara que la certification pouvait jouer
un rôle dans la lutte contre l'exploitation illicite des
forêts et que la reconnaissance réciproque des schémas de
certification est importante. Le CANADA souhaita en savoir
davantage sur la manière dont le niveau de développement d'un
pays donné pouvait affecter le rôle du gouvernement dans la
mise en application des approches en phases. La SUISSE mit en
relief la nécessité d'une action visant à accroître l'accès
des producteurs à la certification.
LA SESSION CONJOINTE DES COMITES
Patrick Hardcastle, Président du Groupe
d'Experts chargé de l'Etude Technique des Propositions de
Projets, présenta le rapport du Groupe d'Experts (CEM, CRF,
CFI (XXXII)/1), soulignant, entre autres, la faiblesse de
l'analyse des problèmes et de la translation dans des cadres
d'action logiques, l'absence de données concernant le contexte
général, et le grand nombre de propositions de projets et de
pré-projets. Les délégués n'eurent pas de discussions autour
de ce rapport.
LE COMITE SUR L'INFORMATION ECONOMIQUE ET
LES DONNEES DU MARCHE ET LE COMITE SUR L'INDUSTRIE FORESTIERE
Fidel Reyes Lee (Guatemala) présida la
32ème session des CEM/CIF. Les délégués adoptèrent l'ordre du
jour de la réunion sans amendement.
LES PROJETS ET PRE-PROJETS BOUCLES: Les
délégués entendirent lecture de rapports sur deux pré-projets
bouclés et un projet ficelé (CEM, CFI (XXXII)/2).
Dans le cadre des projets relevant du CEM,
le Secrétariat donna un aperçu sur les pré-projets portant sur
l'évaluation économique des forêts productives et du système
agri-forestier dans l'Amazonie péruvienne et sur l'étude de
faisabilité et le soutien d'une campagne de promotion du bois
d'œuvre tropical.
Dans le cadre des projets relevant du CIF,
le BRESIL décrivit un projet bouclé portant sur l'accès à
l'information et à l'assistance technique dans le domaine de
la production et du commerce du bois d'œuvre tropical au
Brésil. Le Secrétariat prit note des projets et des
pré-projets et les déclara ficelés.
EVALUATION EX-POST: Au sujet de la
sélection des projets devant faire l'objet d'une évaluation
ex-post, les délégués décidèrent de reporter l'examen du
projet bouclé brésilien portant sur l'accès à l'information et
à l'assistance technique, à la 33ème session des
CEM/CIF.
Peter Kanowski, de l'Université National
Australienne, présenta l'évaluation ex-post d'un projet
portant sur l'utilisation, la collecte et la commercialisation
des produits non ligneux des forêts tropicales aux Philippines
(CEM, CFI (XXXII)/4). Il indiqua que le projet était axé sur
l'ouverture, aux communautés forestières locales, d'un accès à
l'information et aux technologies nécessaires à la promotion
de leurs revenus et de leurs moyens de subsistance. Il nota
les réussites enregistrées par le projet, et appela à
l'am�lioration de la mise en place des partenariats et des
strat�gies de communication, et � une meilleure compr�hension
de l'importance du contexte �cologique, de la durabilit� et de
l'acc�s aux march�s. Le Secr�tariat signala que des projets
similaires �taient en cours en Asie du Sud-Est et en Am�rique
Latine. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS mit en exergue la n�cessit�
de rendre l'information disponible de mani�re plus prompte, de
pr�f�rence sur l'Internet.
Le Secr�tariat nota l'ach�vement des
�valuations ex-post sur le transfert des technologies
et la commercialisation des technologies de l'utilisation
s�lective du bois de cocotier aux Philippines, et sur
l'utilisation, la collecte et la commercialisation des
produits non ligneux des for�ts tropicales, �galement, aux
Philippines.
Le Secr�tariat introduisit le rapport
portant sur les le�ons apprises des missions d'�valuation
ex-post men�es par le CFI (CEM, CFI (XXXII)/5), et nota
que les projets ax� sur la mise en place d'une formation dans
le domaine de l'�valuation de la GFD, en Indon�sie, et sur la
mise au point et l'installation d'un syst�me de gestion
informatis� pour la ma�trise de la production foresti�re, au
Gabon, sont �ligibles � une �valuation ex-post.
LE COMITE SUR LA REFORESTATION ET LA
GESTION FORESTIERE
Henri-F�lix Ma�tre (France) pr�sida la
s�ance du CRGF. Le Secr�tariat pr�senta un rapport sur les
projets et les pr�-projets boucl�s(CRF(XXXII)/3), notant que
de nombreux projets �taient sur le point d'�tre boucl�s, mais
qu'il leur manquaient encore la soumission des audits finaux,
mentionnant notamment les projets ax�s sur: l'�tablissement de
la for�t Nationale de Rio Preto, au Br�sil; la gestion des
for�ts naturelles en Malaisie; la conservation et le maintien
de la diversit� biologique dans les for�ts tropicales g�r�es
principalement pour la production du bois d'�uvre, aux
Philippines; le soutien de l'�laboration d'une l�gislation
applicable aux for�ts et � la faune et la flore sauvages; la
mise en place et la promotion d'activit�s d'afforestation, en
Egypte; la gestion et l'utilisation du paca, au P�rou;
l'�tablissement d'un Projet de Plan de D�veloppement du
secteur forestier pour la GFD, au Cambodge; et, la conduite
d'�tudes pr�paratoires de la mise en place d'un syst�me de
suivi continu pour la gestion durable des ressources
foresti�res, en Tha�lande.
Ricardo Umali, de Sustainable Ecosystems
International, pr�senta le travail r�alis� dans le domaine de
la conservation et du maintien de la diversit� biologique dans
les for�ts tropicales g�r�es principalement pour la production
du bois d'�uvre, aux Philippines, soulignant les motivations �
la base du projet, consistant � ma�triser la capacit� des
for�ts productives � contribuer � la conservation de la
biodiversit�. Il conclut en disant que les for�ts productives
et la conservation de la biodiversit� sont compatibles.
Pablo Mateus, de CORMADERA, pr�senta les
r�sultats auxquels a abouti le d�veloppement de la production
du bois d'�uvre en Equateur, mettant en relief ses objectifs
visant � mettre en place un programme de reforestation durable
pour la r�habilitation des sols d�grad�s et l'am�lioration des
conditions socio�conomiques des populations rurales. Il
d�crivit la mani�re dont: les terres �taient identifi�es pour
la reforestation; les march�s � l'export �taient d�termin�s;
le financement des mesures incitatives �tait effectu� et les
m�canismes de vente �taient mis au point pour les plantations;
les processus de formation et d'information �taient �tablis;
et les �tudes de faisabilit� technique et financi�re pour la
mise en application des programmes de reforestation �taient
men�es. Mateus souligna �galement le besoin de poursuivre le
d�veloppement du savoir-faire. Au cours du d�bat qui suivit,
il parla de la n�cessit� d'�tudier les seuils de r�f�rence
avant que les projets de fixation du carbone puissent d�marrer
et de l'imp�ratif de s'assurer du suivi des projets pour
l'�valuation de leur impact et de leurs r�sultats.
DANS LES COULOIRS
Inspir�s, sans doute, par le panorama
spectaculaire offert par la Baie de Panama, les d�l�gu�s n'ont
pas perdu de temps pour aller directement au fond des choses,
laissant pr�sager une session du Conseil relativement sans
probl�mes. En effet, quelques-uns d'entre eux ont not� qu'�
l'heure o� ils se pr�parent � n�gocier l'accord devant
succ�der � AIBT, 1994, la CIBT-34 n'est probablement pas le
meilleur moment de songer � verser des probl�matiques,
nouvelles et potentiellement sujettes � controverse, dans
l'ordre du jour. Certains ont m�me laiss� entendre que la
CIBT-34 n'est pas leur principale priorit�, et qu'ils sont
concentr�s davantage sur les n�gociations qui seront men�s
dans le comit� pr�paratoire (PrepCom) pr�vu prochainement. A
cet �gard, l'un des d�l�gu�s a opin� que l'accord de
succession doit traiter des aspects socio�conomiques du
commerce du bois d'�uvre tropical, laissant entendre que le
PrepCom ne sera pas sans controverses. Int�ressant, le fait
que l'un des d�l�gu�s ait not� que ni la CIBT-34, ni le
PrepCom ne constituent de grande priorit�s, mais qu'ils sont
autant d'occasions pour d�velopper les partenariats entre les
secteurs public et priv�.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
DEBAT ANNUEL SUR LA PROBLEMATIQUE DU MARCHE:
Cette r�union est pr�vue de 9h30 � 12h, dans la salle
Miramar.
SESSION DU CONSEIL: Le Conseil se
r�unira de 12h � 13h30 pour examiner les partenariats pour la
GFD, les mesures visant � l'am�lioration de la formulation des
projets, du travail d'�valuation et des pr�paratifs de la
n�gociation de l'accord devant succ�der � AIBT, 1994, et les
questions ayant trait � l'Article 16 de AIBT, 1994, concernant
le Directeur Ex�cutif et le personnel de l'OIBT.
LES COMITES: Le CRGF se r�unira de
14h30 � 16h30 pour poursuivre l'examen des projets et
pr�-projets boucl�s. Le Comit� sur les Finances et
l'Administration se r�unira au m�me moment pour l'examen des
contributions apport�es aux budgets administratifs titre de la
p�riode 1986-2003, de la situation actuelle du compte
administratif de l'exercice 2003, et des ressources du Compte
Sp�cial et du Fonds de Partenariat de Bali. Les CEM/CIF se
r�uniront de 16h30 � 19h pour se pencher sur les propositions
de projects et de pr�-projects.
GROUPES DES PAYS PRODUCTEURS ET DES PAYS
CONSOMMATEURS: Ces groupes se r�uniront de 8h � 9h30. |