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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 51
Vendredi 6 Septembre 2002
RESUME DU SOMMET MONDIAL POUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE:
26 AOUT - 4 SEPTEMBRE 2002
Le Sommet Mondial pour le Développement Durable (SMDD)
s'est réuni du 26 août au 4 septembre 2002, au Centre des
Congrès de Sandton, à Johannesburg, en Afrique du Sud.. Selon
la Résolution 55/199 de l'assemblée générale des Nations Unies
(AGNU), l'objectif du SMDD consiste à mener, au niveau du
Sommet, une évaluation décennale de la Conférence des Nations
Unies de 1992 sur l'Environnement et le Développement (CNUED),
aux fins de revigorer l'engagement mondial en faveur du
développement durable. Le SMDD a réuni 21.340 participants
issus de 191 gouvernements, organisations
intergouvernementales et non gouvernementales, secteur privé,
société civile et communauté académique et scientifique. Le
SMDD a impliqué sept Plénières organisées en Partenariats
thématiques, des déclarations d'entités non étatiques, des
adresses de chefs d'Etat et de Gouvernement et autres
officiels de haut rang, quatre Tables Rondes sur le thème
"Faire en sorte que cela se concrétise," et un événement
consacré au rôle de l'ensemble des parties prenantes.
Le SMDD a également procédé à la négociation et à
l'adoption de deux documents principaux: le Plan de Mise en
Œuvre et la Déclaration Politique de Johannesburg sur le
Développement Durable. Les négociations ont démarré avec deux
journées de concertations officieuses, les 24 et 25 août, puis
se sont poursuivies tout au long du SMDD. Parmi les principaux
points de divergence: la fixation d'objectifs assortis de
calendriers dans les domaines de l'assainissement, des sources
d'énergie renouvelables, des subventions accordées dans le
secteur énergétique, des substances chimiques et de la santé,
de la dégradation des ressources naturelles, des pertes de la
biodiversité et des stocks halieutiques; les Principes 7 (responsabilités
communes mais différenciées) et 15 (approche de précaution);
la gouvernance; le commerce, le financement et la
mondialisation; le Traité de Kyoto; et la santé et les droits
de l'Homme.
Le Plan de Mise en Œuvre est conçu en tant que cadre
d'action pour la mise en application des engagements pris à la
CNUED. Il comprend onze chapitres intitulés comme suit:
introduction; l'éradication de la pauvreté; consommation et
production; les ressources naturelles de base; la santé; les
petits Etats insulaires en développement (PEID); l'Afrique;
autres initiatives régionales; les moyens de mise en œuvre;
et, le cadre institutionnel.
La Déclaration de Johannesburg retrace les étapes franchies
depuis la CNUED jusqu'au SMDD, met en exergue les défis
actuels à relever, confirme l'engagement à l'égard du
développement durable, souligne l'importance du
multilatéralisme et met en relief la nécessité de la mise en
application.
BREF HISTORIQUE DU SMDD
Le SMDD se tient 10 ans après la CNUED (dont les travaux se
sont déroulés du 3 au 14 juin 1992, à Rio de Janeiro, au
Brésil). La CNUED, connue également sous l'appellation du
Sommet de la Terre, avait alors impliqué plus d'une centaine
de chefs d'Etat et de Gouvernement, des représentants de 178
pays et quelques 17.000 participants. Les principaux résultats
de la CNUED furent la Déclaration de Rio sur l'Environnement
et le Développement, le Plan d'action 21 – un programme
d'action d'une quarantaine de chapitres -, la Convention-Cadre
sur les Changements Climatiques, la Convention sur la
Diversité Biologique et, la Déclaration sur les Principes
Forestiers.
Le Chapitre 38 du Plan d'action 21 appela à la création de
la Commission du Développement Durable (CDD) en vue: de
s'assurer du suivi effectif de la CNUED; d'impulser la
coopération internationale et de rationaliser les processus
décisionnels intergouvernementaux; et d'examiner les progrès
réalisés dans la mise en application du Plan d'action 21, à
tous les niveaux. En 1992, la 47ème session de
l'AGNU établit, dans sa résolution 47/191, les termes de
référence devant régir la CDD, sa composition, les lignes
directrices devant encadrer la participation des ONG,
l'organisation des travaux, les rapports avec les autres
organes des Nations Unies, et les arrangements concernant le
Secrétariat. La CDD tint sa première réunion en juin 1993 et
continue, depuis, à se réunir annuellement.
LA SE/AGNU-19: Lors de sa 47ème session
également, l'AGNU devait adopter la résolution 47/190 qui
appelait à la tenue d'une session extraordinaire de l'AGNU,
consacrée à l'évaluation de la mise en application du Plan
d'action 21, cinq ans après la CNUED. La 19ème
Session Extraordinaire de l'AGNU consacrée à l'Evaluation et à
la Revue Générale du Plan d'Action 21 (23-27 juin 1997, à New
York) adopta le Programme de la Suite de la Mise en
Application du Plan d'Action 21 (A/RES/S-19/2). Elle fit le
point des progrès accomplis depuis la CNUED, examina la mise
en application et établit le programme de travail de la CDD
pour la période 1998-2002.
LA PREPCOM I: La CDD-10, agissant en tant que PrepCom
du SMDD (30 avril - 2 mai 2001, à New York) adopta ses
premières décisions sur: l'avancement des préparatifs du SMDD,
menés aux niveaux local, national, régional et international;
les modalités devant encadrer les futures sessions du PrepCom;
le calendrier provisoire des travaux du SMDD; le règlement
intérieur provisoire; et les arrangements concernant
l'accréditation et la participation des principaux groupes
sociaux. Emil Salim (Indonésie) fut élu Président du PrepCom.
LES PROCESSUS PREPARATOIRES NATIONAUX, SOUS-REGIONAUX ET
REGIONAUX: Des Comités Préparatoires Nationaux du SMDD
furent établis pour entreprendre des évaluations au niveau des
pays, améliorer la prise de conscience et mobiliser les
acteurs sociaux. Des réunions préparatoires sous-régionales et
régionales furent tenues entre juin 2001 et janvier 2002. Des
tables rondes de personnalités éminentes eurent lieu dans
l'ensemble des cinq régions des Nations Unies et des réunions
préparatoires régionales se sont tenues pour les régions:
Europe/ Amérique du Nord, Afrique, Amérique Latine et les
Caraïbes, Asie de l'Ouest, Asie et Pacifique, ainsi que pour
les Petits Etats Insulaires en Développement (PEID).
LA PREPCOM II: La PrepCom II (28 janvier - 8 février
2002, à New York) conduisit une évaluation générale des
progrès réalisés dans la mise en application du Plan d'action
21, et décida que le Papier du Président produit à partir des
discussions tenues à cette session, servira de plate-forme aux
négociations, à la PrepCom III. La PrepCom II devait également
adopter son rapport (E/CN.17/ 2002/PC.2/L.1) contenant les
synthèses du Président, relatif à la PrepCom II et au segment
consacré au dialogue avec les acteurs sociaux, ainsi que les
Propositions de Partenariats/Initiatives pour le Renforcement
de la Mise en Application du Plan d'Action 21 (Résultats de
Type II).
LA PREPCOM III: La PrepCom III (25 mars - 5 avril 2002,
à New York) tint des discussions préliminaires autour du
papier officieux révisé sur le thème de la gouvernance du
développement durable, entama la considération des résultats
de Type II, et procéda à l'examen du papier du Président (A/
CONF.199/PC/L.1) transmis par la PrepCom II. Les délégués
soumirent, au cours de la première semaine, les amendements
apportés au papier du Président, aboutissant à la production
d'une compilation de textes plus importante en volume. Les
négociations autour de certains chapitres de la compilation de
textes commencèrent au cours de la deuxième semaine. Les
délégués chargèrent le Président Salim de l'élaboration d'un
papier révisé pour considération à la PrepCom IV. Au cours de
la Plénière de clôture, on fit circuler une note explicative
du Vice-président au sujet des nouvelles Directives concernant
les Partenariats/Initiatives, renfermant les lignes
directrices devants encadrer les résultats de Type II.
LA PREPCOM IV: La PrepCom IV (27 mai - 7 juin 2002, à
Bali, en Indonésie) fut précédée par des consultations
informelles tenues les 25 et 26 mai et consacrées à l'examen
du Papier Révisé du Président (A/CONF.199/PC/ L.1/Rev.1). Au
cours de la session, les délégués devaient produire le Projet
du texte du Plan de Mise en Application du SMDD
(A/CONF.199/PC/L.5/Rev.1) lequel fut transmis au Sommet de
Johannesburg pour poursuite de négociation. Ils s'accordèrent
par ailleurs sur les modalités devant encadrer l'organisation
des travaux durant le SMDD (A/CONF.199/PC/L.7) et, sur la base
des consultations, mandatèrent le Président Salim d'élaborer
les éléments susceptibles de figurer dans la déclaration
politique. Les négociations ministérielles non-stop durant les
trois dernières journées de la session ne parvinrent pas à
produire un consensus sur les principaux aspects du plan et en
particulier ceux relatifs à l'énergie, au commerce, à la
finance et la mondialisation.
COMPTE RENDU DU SMDD
Le SMDD inaugura ses travaux le lundi 26 août 2002. Le
Secrétaire Général du SMDD, Nitin Desai, ouvrit la séance en
souhaitant la bienvenue aux participants. Thabo Mbeki,
Président de la République d'Afrique du Sud, fut élu Président
du SMDD, par acclamation. Dans son intervention, le Président
Mbeki qualifia le fossé grandissant entre le Nord et le Sud
d'apartheid à l'échelle mondiale, et mit en relief les crises
de la pauvreté et de la dégradation environnementale.
L'orateur appela à l'élaboration d'un Plan de Mise en Œuvre, à
la fois pratique et sensé, apte à honorer le cadre du Plan
d'Action 21, et rappela le thème de la conférence, à savoir: "l'Etre
Humain, la Planète et la Prospérité."
Pour sa part, Desai indiqua que le SMDD était la dernière
réunion du cycle des conférences mondiales de la décennie
écoulée. Il mit en relief la pertinence de la Conférence
Ministérielle de l'OMC tenue à Doha et de la Conférence
Internationale sur le Financement du Développement tenue à
Monterrey, et souligna l'importance du traitement des
problèmes posés aux plans social, environnemental et
économique.
Le Directeur Exécutif du PNUE, Klaus Töpfer, fit état des
progrès réalisés depuis Rio en matière de durabilité,
affirmant que de nouvelles preuves scientifiques sont venues
démontrer, depuis, que les changements environnementaux
survenant à l'échelle mondiale exigeaient une sérieuse
multiplication des efforts. Il qualifia le SMDD de sommet de
la mise en œuvre, de l'imputabilité et du partenariat. Töpfer
identifia entre autres causes profondes de la dégradation
environnementale mondiale, la pauvreté envahissante et la
répartition inéquitable des richesses, et mit l'accent sur le
thème "un environnement pour le développement."
Les délégués adoptèrent le règlement intérieur provisoire
(A/ CONF.199/3) et l'ordre du jour provisoire (A/CONF.199/1).
Ils élirent, par acclamation, 25 Vice-présidents: le Cameroun,
le Ghana, le Kenya, le Nigeria et l'Ouganda, pour les Etats
Africains; la Hongrie, la Roumanie, la Fédération Russe, la
Slovénie et l'ex-République Yougoslave de Macédoine, pour les
Etats de l'Europe de l'Est; Antigua et Barbuda, le Brésil,
Cuba, le Mexique et le Pérou, pour les Etats d'Amérique Latine
et des Caraïbes; et, la Belgique, le Danemark, l'Allemagne, la
Nouvelle Zélande et la Norvège pour les Etats de l'Europe
Occidentale et Autres; et l'Iran, l'Iraq, les Maldives, le
Pakistan et Samoa, pour les Etats Asiatiques (élus le 28 août).
Les délégués élirent également le Ministre des Affaires
Etrangères, Nkosazana Dlamini Zuma (Afrique du Sud), Vice-président
d'office, Emil Salim (Indonésie), Président de la Grande
Commission et Maria Cecilia Rozas (Pérou), Rapporteuse
Générale.
Du 26 au 29 août, des Plénières organisées en Partenariats
furent convoquées pour traiter des questions "WEHAB" (Eau et
Assainissement, Energie, Santé et Environnement, Agriculture,
et, Biodiversité et Gestion des Ecosystèmes), des questions
intersectorielles et de la mise en œuvre régionale. Les 29 et
30 août, les entités non étatiques présentèrent leurs adresses
à la Plénière. Du 2 au 4 septembre, les chefs d'Etat et de
gouvernement et autres officiels de haut rang s'adressèrent à
la Plénière et prirent part à quatre Tables Rondes sur le
thème "Faire en sorte que cela se concrétise."
Les négociations autour du Plan de Mise en Œuvre
commencèrent avec des concertations officieuses, les 24 et 25
août et se poursuivirent, jusqu'à la soirée du mardi 3
septembre, dans un certain nombre de fora, notamment: la
Grande Commission; le cadre de Vienne – mandaté par la Grande
Commission de mener des négociations; le cadre de Johannesburg
– concertations ministérielles; deux groupes de contact; et
nombre de "bulles" – concertations officieuses autour de
sujets spécifiques. Le Document Politique fut circulé les 2 et
3 septembre pour des consultations officieuses.
La Plénière de clôture se réunit le 4 septembre, dans
l'après-midi, pour un échange avec l'ensemble des parties
prenantes, l'adoption du Plan de Mise en Œuvre et de la
Déclaration de Johannesburg sur le Développement Durable, et
pour la clôture officielle du SMDD.
LES PLENIERES ORGANISEES EN PARTENARIATS
Le 14 mai 2002, le Secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan,
proposa au SMDD "l'initiative WEHAB" portant l'accent sur les
cinq thèmes suivants: l'eau et l'assainissement, l'énergie, la
santé, l'agriculture, et, la biodiversité.
Les agences pertinentes des Nations Unies avaient élaboré
en août 2002, les Papiers-Cadres de WEHAB, aux fins de
permettre une focalisation et de catalyser l'action sur les
questions qui s'y rapportent. Sept plénières organisées en
partenariats autour des questions de WEHAB, des questions
intersectorielles et de la question de la mise en œuvre
régionale, eurent lieu au cours de la première semaine du SMDD.
Elles inclurent des exposés d'experts et des commentaires de
personnes ressources, suivis par des commentaires de la part
des délégués. Le ministre Dlamini-Zuma, Srganj Kerim (ex-République
yougoslave de Macédoine) et Rosa Elena Simeon (Cuba)
présidèrent les séances. Les rapports de synthèse des
Plénières organisées en Partenariats devaient être adoptés
avec le rapport de la réunion (A/CONF.199/L.2/Add.1-3).
LA SANTE ET L'ENVIRONNEMENT: David Nabarro, de l'OMS,
déclara que l'amélioration de la santé est un élément crucial
de l'allégement de la pauvreté et du développement durable, et
mit en relief les principaux objectifs à atteindre, notamment
ceux consistant: à s'assurer que les systèmes de santé sont en
phase avec les besoins des populations; à élargir
l'implication intersectorielle; à améliorer l'accès à des
prestations sanitaires abordables; à améliorer le suivi,
l'évaluation des risques et des capacités en la matière.
Les discussions mirent en lumière: le besoin de traiter le
problème des maladies émergentes et ré-émergentes; la
nécessité de l'amélioration de l'accès à des prestations
sanitaires adéquates et abordables; et, l'importance de la
santé procréatrice, du savoir indigène, de la dynamique
démographique, et de la question de l'égalité des sexes. Les
membres du groupe de discussion appelèrent également: à une
coopération intersectorielle; à des engagements pour le
changement des pratiques du commerce international qui empêche
l'accès à des médicaments à la portée de la bourse; et à une
attention à la santé infantile, à travers la mise en place de
programmes de vaccination, de prévention et de d'éducation.
LA BIODIVERSITE ET LA GESTION DES ECOSYSTEMES: Peter
Schei, Conseiller Spécial auprès du PNUE, et Hamdallah Zedan,
Secrétaire Exécutif de la CDB, plaidèrent pour la fixation
d'objectifs indicatifs et l'intégration dans les divers
secteurs; pour l'implication des populations indigènes et
locales; pour une coordination entre les accords
environnementaux; et pour des politiques commerciales et
environnementales mondiales aptes à s'apporter soutien mutuel.
Les délégués et les personnes ressources soulignèrent le
besoin: d'une amélioration de la coordination entre les
accords multilatéraux et avec l'OMC; de politiques et de
modèles de développement intégrant la gestion des écosystèmes
et l'allégement de la pauvreté; d'objectifs inscrits dans des
calendriers pour l'endiguement des pertes de biodiversité;
d'un partage des avantages; et d'un accroissement de la
collecte et de l'échange des données, notamment, à travers les
réseaux écologiques opérant aux niveaux national, régional et
local.
L'AGRICULTURE: M.S. Swaminathan, de la Fondation M.S.
Swaminathan pour la Recherche, et Pedro Sanchez, de la
'Millennium Development Goals Hunger Task Force', soulignèrent
le rôle de l'agriculture dans la sauvegarde contre la pauvreté,
et les potentialités offertes par l'exploitation agricole de
petite échelle.
Délégués et orateurs appelèrent: à des politiques
favorables à la petite entreprise; à des produits agricoles à
valeur ajoutée; et à une réorientation des subventions
accordées dans le secteur agricole vers les programmes
d'éradication de la pauvreté et de la faim. Les discussions
mirent également en relief: le rôle des femmes et l'égalité
des sexes; les limitations nécessaires à appliquer à la
protection des brevets; le besoin de protéger l'agriculture
traditionnelle; le développement de l'infrastructure et le
financement des programmes de crédit, dans les zones rurales;
la stabilisation des régimes fonciers, et le transfert des
technologies.
LES QUESTIONS INTERSECTORIELLES: Les membres du groupe
de discussion et les délégués abordèrent: le financement et le
commerce, le transfert des technologies, les modes de
consommation et de production, l'éducation, la science, le
renforcement des capacités et l'échange d'informations.
Ils notèrent que les agences des Nations Unies pouvaient
apporter leur aide dans les domaines de la collecte et de la
diffusion de l'information, de l'éducation et de l'intégration
des connaissances scientifiques et des savoirs traditionnels.
Les orateurs abordèrent également les implications des
décisions de Doha, de la mondialisation, du progrès
scientifique, et de l'écart entre riches et pauvres. Plusieurs
intervenants soulignèrent la nécessité: de l'aide financière;
de l'amélioration de l'accès aux marchés; de l'allégement de
la dette; de fonds pour la lutte contre la désertification; de
l'étude des liens entre pauvreté et consommation; et de la
prise en compte du rôle des valeurs culturelles dans le
développement.
L'EAU ET L'ASSAINISSEMENT: Margaret Catley-Carlson, du
Global Water Partnership, et Gourisankar Ghosh, du Water
Supply and Sanitation Collaborative Council, soulignèrent la
nécessité d'une approche multisectorielle, axée sur l'être
humain et intégrée dans la gestion des ressources en eau.
Nombre d'orateurs mirent l'accent sur l'importance: de la
gestion régionale des ressources en eau; de l'accès à l'eau
potable salubre; des liens entre l'assainissement et la
réduction de la pauvreté; le renforcement des capacités et les
programmes de conscientisation; et d'une tarification
appropriée tenant compte des ressources financières des
utilisateurs de bout de chaîne
L'ENERGIE: Stephen Karekezi, de l'African Energy Policy
Research Network, et Thomas Johansson, de l'International
Institute for Industrial Environmental Economics, mirent en
exergue: les avantages de l'investissement dans des projets
énergétiques de petite échelle; l'importance de définir des
objectifs et des calendriers pour l'accès à l'énergie et
l'utilisation des sources renouvelables; et le besoin de
politiques énergétiques intégrant le renforcement des
capacités, l'efficience énergétique et des mécanismes visant à
l'amélioration des marchés. Nombre d'orateurs plaidèrent pour:
la fixation d'objectifs contraignants en matière d'énergie
renouvelable et d'efficience énergétique; la suppression
progressive des subventions; et la prise en compte des liens
entre l'accès à l'énergie, l'égalité des sexes et la santé.
Ils abordèrent également le rôle des sources d'énergie
hydrauliques de petite échelle et l'importance de l'entrée en
vigueur du Traité de Kyoto.
LA MISE EN ŒUVRE REGIONALE: James Gus Speth, de
l'Université de Yale, parla des cinq commissions régionales
des Nations Unies, mettant l'accent sur leur rôle potentiel
dans le suivi du SMDD et leur capacité à jeter des passerelles
entre le travail à l'échelle mondiale et le travail à
l'échelle nationale. Les membres du groupe de discussion et
les orateurs élaborèrent sur le travail fourni par les
commissions régionales dans leur rôle visant à aider: à la
réduction du double-emploi; à la protection des écosystèmes
partagés, et à l'attraction du financement.
Ils souhaitèrent également voir les actions régionales et
sous-régionales: promouvoir le développement durable;
renforcer la coopération Sud-Sud; et sur le caractère central
de la bonne gouvernance. La discussion devait noter par
ailleurs que les conflits régionaux compromettaient les
efforts en faveur du développement durable, et que les
conflits portaient gravement préjudice à la terre et à
l'environnement et qu'ils faussaient l'utilisation des
ressources.
LES TABLES RONDES
Quatre Tables Rondes eurent lieu du 2 au 4 septembre sous
le thème "Faire en Sorte que cela se Concrétise," aux fins de
s'assurer de la réalisation des engagements pris dans le cadre
d'Action 21, des conventions de Rio, du Sommet du Millénaire
et du SMDD.
Le Secrétariat transmit un papier de discussion
(A/CONF.199/ L.5) devant servir à orienter les délibérations
entre les dirigeants mondiaux. Le papier contenait cinq
ensembles de questions concernant: la mobilisation des
ressources; la cohérence institutionnelle, la réactivité aux
besoins des pays en développement et à l'intégration du
développement durable; la coopération régionale et
internationale sur les questions ayant trait à WEHAB;
l'intégration de la science dans les processus décisionnels et
l'accès aux technologies cruciales; et le rôle du SMDD dans le
renforcement de la solidarité mondiale.
Le rapport concernant les tables rondes (A/CONF.199/L.2/
Add.4) fut adopté au cours de la Plénière de clôture, le 4
septembre.
Au cours des Tables Rondes, les chefs d'Etat et de
gouvernement et autres officiels et les représentants des
Groupes Principaux procédèrent à des échanges de vues sur les
priorités en matière de développement durable, donnèrent un
aperçu sur les programmes domestiques, et annoncèrent ou
recommandèrent de nouvelles initiatives internationales. Parmi
les thèmes économiques évoqués: l'allégement de la pauvreté;
l'annulation de la dette; le commerce international, les
subventions, la tarification des matières premières; l'impact
des crises financières; l'adéquation et la constance des
ressources disponibles et de celles nouvelles; la part
consacrée de l'APD, effectivement déboursée aux pays ciblés;
le partage des avantages; et, les modes de production et de
consommation.
Certains mirent l'accent sur des sujets de préoccupations
environnementales particuliers, tels que les océans, les
pêches, les montagnes, les petits Etats insulaires et la
désertification. Les participants soulignèrent également
l'importance des questions sociales et culturelles, notamment:
-
l'éducation, le renforcement des capacités et le
transfert des technologies;
-
l'identité culturelle et la protection des droits et des
savoirs des populations indigènes;
-
l'emploi;
-
les processus décisionnels participatifs intégrant les
femmes, les jeunes, les agriculteurs et les collectivités
locales;
-
l'opportunité de se mettre à l'écoute des pays les moins
avancés; et
-
la paix et la sécurité.
Quelques participants appelèrent à une plus grande synergie
entre les conventions de Rio; à la mise en application des
engagements existants, y compris ceux pris dans le cadre du
Traité de Kyoto et l'utilisation du Mécanisme pour un
Développement Propre; et, la mise en place d'une organisation
chargée de l'intégration des sciences et politiques ayant
rapports avec le développement durable. D'autres orateurs
appelèrent à la mise en place de processus de suivi du SMDD ou
de systèmes de suivi des progrès réalisés sur la voie du
développement durable. Certains intervenants mirent l'accent
sur l'importance de l'adoption d'une vision holistique et de
l'édification de structures institutionnelles
intersectorielles, notamment l'implication des ministres de
l'environnement dans les décisions touchant au développement.
Parmi les autres propositions avancées:
-
la création de marchés pour les services environnementaux;
-
le rapatriement des fonds publics;
-
la mise en place d'un "Plan Marshall" pour le
développement durable;
-
l'expérimentation d'une taxe mondiale pour le
développement;
-
l a création de fondations internationales chargées de
l'octroi des subventions;
-
l'utilisation de l'Initiative Mondiale en matière
d'Elaboration des Rapports; et
-
l'amélioration de la coordination entre les agences des
Nations Unies.
De nouveaux partenariats furent annoncés dans les domaines
de l'énergie, de l'eau, des forêts, des technologies de
communication, de la santé, de l'enfance, et, de la lutte
contre la pollution atmosphérique dans les espaces intérieurs
et extérieurs. Plusieurs délégués apportèrent leur appui à
l'appel lancé par un pays en développement pour la création
d'un fonds humanitaire international, financé à partir de
l'annulation de la dette, des fonds confisqués des activités
illicites et des taxes prélevées sur les transactions
financières et les ventes d'armes.
LES DECLARATIONS FAITES A LA PLENIERE
Les 29 et 30 août, les entités non étatiques présentèrent
leurs déclarations à la Plénière. Les orateurs inclurent près
de 43 agences des Nations Unies et organes
intergouvernementaux, 23 organes régionaux et 31 organisations
non gouvernementales.
Du 2 au 4 septembre, les chefs d'Etat et de gouvernement et
autres officiels gouvernementaux présentèrent leurs adresses à
la Plénière. Les 82 chefs d'Etat ou de gouvernement des pays
ci-après ont pris la parole: Albanie, Algérie, Allemagne,
Arménie, Belgique, Bénin, Bhoutan, Bosnie-Herzégovine, Brésil,
Bulgarie, Canada, Cap Vert, Chine, Commission de la Communauté
Européenne, Comores, Congo, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Croatie,
Danemark, Dominique, Equateur, Erythrée, Ethiopie, Fidji,
Finlande, France, Fédération de Russie, Gabon, Guinée, Guinée-Bissau,
Guinée Equatoriale, Guyane, Haïti, Iles Cook, Iles Marshall,
Indonésie, Irlande, Islande, Italie, Japon, Kazakhstan, Kenya,
Kiribati, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maldives, Mali, Maroc,
Maurice, Mexique, Micronésie, Mongolie, Mozambique, Namibie,
Nouvelles Zélande, Nigeria, Norvège, Palau, Pays-Bas, Pologne,
Portugal, Ouganda, République Yougoslave de Macédoine,
Roumanie, Royaume-Uni, Rwanda, Samoa, Sao Tomé et Principe,
Sénégal, Suède, Swaziland, Tanzanie, Togo, Turquie, Tuvalu,
Ukraine, Venezuela, Yougoslavie, Zambie et Zimbabwe. Trente
Vice-présidents et Vice-premiers ministres et 74 ministres et
autres officiels de haut rang devaient également prendre la
parole.
NDLR: La couverture vidéo des interventions faites
au jour le jour est disponible sur le site:
http://www.un.org/events/wssd/statements/
LE PLAN DE MISE EN ŒUVRE
Les négociations pour la finalisation du projet de Plan de
Mise en Œuvre (A/CONF.199/L.1) commencèrent les 24 et 25 août,
durant les consultations officieuses tenues avant le SMDD. Ces
discussions étaient présidées par l'Ambassadeur Dumisani
Kumalo (Afrique du Sud) et menées dans un "cadre de Vienne,"
forme de réunion modelée sur celle des négociations finales
autour du Traité de Carthagène sur la Bio-sécurité et
impliquant des porte-parole des principaux groupes de
négociation. Cet ensemble de négociations mena une première
revue des libellés crochetés et créa deux groupes de contact:
le premier, sur les moyens de mise en œuvre, chargé de traiter
des questions ayant trait au commerce, au financement et à la
mondialisation; l'autre, sur la gouvernance, chargé de traiter
des cadres institutionnels.
Le 26 août, la Grande Commission, présidée par Emil Salim,
se réunit brièvement puis, re-convoqua le cadre de Vienne pour
la poursuite de ses délibérations. Le cadre de Vienne se
réunit tout au long de la journée du vendredi 30 août, passant
en revue les clauses en suspens et confiant à des
consultations de groupes restreints, le soin de résoudre la
formulation d'un certain nombre de libellés concernant,
notamment: les Principes 7 (responsabilités communes mais
différenciées) et 15 (approche de précaution) de Rio,
l'énergie, les substances chimiques, les changements
climatiques, l'Afrique, la consommation et la production, et
l'assainissement. Les deux groupes de contact établis au cours
des consultations officieuses se réunirent également de
manière régulière.
Le samedi 31 août, le Ministre Sud-Africain des Affaires
Environnementales et du Tourisme, Valli Moosa, convoqua une
réunion au niveau ministériel, pour faire le point des progrès
réalisés et commencer à traiter les principales questions en
suspens. Cette forme de négociation ministérielle fut baptisée
"cadre de Johannesburg." Le cadre se réunit tout au long de la
journée et de la soirée du 31 août, puis prit un format plus
restreint, tout au long de la journée et de la soirée du 1er
septembre. Le 2 septembre, les concertations officieuses se
poursuivirent tout au long de la journée autour des questions
en suspens ayant trait au thème de l'énergie et furent
parachevées dans la soirée. Le cadre de Vienne se réunit de
nouveau le 3 septembre pour la revue et l'adoption des
libellés qui avaient été transmis cette même soirée à la
Grande Commission pour la résolution des dernières questions
en suspens ayant trait au thème de la santé.
Le compte rendu qui suit, présente une synthèse des
négociations du SMDD autour des clauses restées en suspens
dans le projet de Plan de Mise en Œuvre. Lors de leur
traitement par les participants, les questions ont été
abordées dans le cadre des divers ensembles et rattachées à
plusieurs chapitres. Elles se trouvent ici résumées dans leur
chapitre le plus pertinent, et assorties de références
appropriées placées dans les chapitres en rapport.
NDLR: Les références numériques placées entre
parenthèses se réfèrent aux paragraphes du projet de Plan de
Mise en Œuvre transmis par la PrepCom IV (A/CONF.199/L.1). Le
texte final sera mis à disposition sur le site:
http://www.johannesburgsummit.org.
I. L'INTRODUCTION: L'introduction réaffirme les
conclusions de la CNUED et stipule que la visée du plan de
mise en œuvre consiste à bâtir là-dessus. Elle reconnaît que
la mise en application du plan doit être profitable à tous, et
que la bonne gouvernance, la paix, la sécurité et la stabilité
sont essentielles à la réalisation du développement durable.
Deux des cinq paragraphes contenaient des crochets à
l'issue de la PrepCom IV. Les questions restées en suspens
portaient sur le principe des responsabilités communes mais
différenciées, et sur les droits de l'Homme et l'éthique en
matière de développement durable.
Les Principes de Rio: Les Principes de Rio concernant
les responsabilités communes mais différenciées et l'approche
de précaution étaient des thèmes transversaux touchant à
plusieurs chapitres du Plan de Mise en Œuvre. Après un premier
débat, le cadre de Vienne renvoya la discussion autour des
Principes de Rio à des consultations officieuses présidées par
l'Afrique du Sud. Le 31 août les questions furent transmises
au cadre de Johannesburg pour résolution.
Les Responsabilités Communes mais Différenciées: Le
Principe 7 de Rio, principe des responsabilités communes mais
différenciées (RCMD) stipule que"les [E]tats doivent coopérer
dans un esprit de partenariat mondial, pour la conservation,
la protection et la restauration de la santé et de l'intégrité
de l'écosystème de la planète. Compte tenu des différentes
contributions à la dégradation environnementale mondiale, les
Etats ont des responsabilités communes mais différenciées."
A l'issue de la PrepCom IV, le projet de Plan de Mise en
Œuvre renfermaient de nombreuses références au principe des
RCMD, non résolues, évoquées notamment dans le contexte: de
l'engagement général en faveur d'actions concrètes (2); des
modes de consommation et de production (13); de la mise en
application des recommandations de la CDD-9 (19); de la
coopération pour la réduction de la pollution
atmosphérique(37); de la mise en œuvre du Plan d'Action 21 et
de la réalisation des objectifs de développement approuvés à
l'échelle internationale (75); du renforcement du cadre
institutionnel nécessaire au développement durable (120); et
de l'établissement des modalités devant encadrer la mise en
opération des RCMD (138(c)).
Dans le cadre de Vienne, la question des RCMD fut confiée à
des consultations de groupe restreint. Un consensus y émergea
autour de l'introduction du principe précédé par le membre de
phrase, "en tenant compte" ou "en gardant à l'esprit" "les
Principes de Rio, y compris, entre autres, le principe des
responsabilités communes mais différenciées." Les délégués ne
parvinrent pas à s'accorder ni sur la référence au besoin, ni
celle au placement ni même sur la formulation à retenir
concernant le principe des RCMD dans le paragraphe 75. Le
G-77/Chine souligna l'importance du maintien de la référence
au principe des RCMD dans le contexte de la question du
financement. La Hongrie nota que le principe des RCMD ne
s'appliquait qu'au contexte environnemental. Les Etats-Unis,
avec l'Australie et le Japon notèrent que le principe des RCMD
est impertinent dans le chapitre consacré au financement. Ils
s'opposèrent à l'idée de mentionner de manière isolée le
principe des RCMD, l'ensemble des 27 Principes de Rio étant
tout aussi important.
Le libellé portant sur les RCMD fut transmis au cadre de
Johannesburg, où "un paquet comprenant les RCMD" fut enfin
conclu. Comme partie intégrante du paquet, les délégués
s'accordèrent, dans le paragraphe 75, sur un libellé stipulant
"y compris, en particulier, le Principe des responsabilités
communes mais différenciées," et citant le Principe 7 de Rio
dans son intégrité. Les délégués s'accordèrent également sur
les paragraphes appelant: à l'entreprise d'actions et à
l'amélioration de la coopération internationale, en tenant
compte des Principes de Rio, y compris, entre autres, le
principe des RCMD (2); à des modes viables de consommation et
de production, les pays industrialisés devant prendre la tête
du mouvement et tous les pays devant tirer profit du processus,
en tenant compte des Principes de Rio, y compris, entre autres,
le principe des RCMD (13); et à la mise en application des
conclusions de la CDD-9 et à l'amélioration de la coopération
pour la réduction de la pollution atmosphérique, en gardant à
l'esprit que compte tenu des différentes contributions à la
dégradation environnementale mondiale, les Etats ont des RCMD
(19 et 37). Les paragraphes 138(b) et la référence aux RCMD
dans le paragraphe 120 furent supprimés.
L'Approche de Précaution: Le Principe 15 stipule
qu'"[E]n vue de protéger l'environnement, l'approche de
précaution doit être largement appliquée par les Etats et ce,
en fonction des capacités dont ils disposent. Là où des
menaces de préjudices sérieux ou irréversibles sont posés, le
manque de certitude scientifique ne doit pas servir de motif
pour le report de la prise de mesures efficaces du point de
vue coût, destinées à prévenir d'éventuels préjudices
écologiques."
A l'issue de la PrepCom IV, le projet de Plan de Mise en
Œuvre contenait plusieurs références non résolues à l'approche
de précaution, figurant notamment dans le contexte de la
gestion rationnelle des substances chimiques tout au long de
leur cycle de vie (22); de la protection des écosystèmes (23);
et des processus décisionnels concernant la protection de
l'environnement et de la santé (45(e), 45(e)alt et 93(e)).
Le sujet fut renvoyé à des consultations de groupe
restreint, mais les délégués n'y étant pas parvenus à un
accord, il fut renvoyé aux cadres de Vienne et de
Johannesburg. De nombreuses divergences persistèrent,
notamment autour: de l'utilisation du terme "principe de
précaution"; de la référence à d'autres accords internationaux;
de l'application de la précaution pour la protection de la
santé; de l'utilisation de la précaution à des fins
protectionnistes en matière de commerce; et de la référence à
l'évaluation et à la gestion des risques.
Au sujet de la terminologie, les Etats-Unis et le Japon
plaidèrent pour l'utilisation du terme "approche de précaution,"
étant donné que c'est le terme retenu dans le libellé du
Principe 15 de Rio; l'UE et la Norvège plaidèrent en faveur du
terme "principe de précaution," compte tenu du fait que de
nombreux accords internationaux sont entré en vigueur depuis
la référence de Rio et ont développé le concept de précaution,
y compris, entre autres, l'Accord Sanitaire et Phytosanitaire
de l'OMC et le Traité de Bio-sécurité. Au terme d'un long
débat, les délégués s'accordèrent finalement sur l'utilisation
du terme approche de précaution.
L'UE, la Norvège et la Suisse apportèrent leur appui à la
référence à d'autres accords internationaux, de manière à
refléter les développements juridiques intervenus à l'échelle
internationale, depuis Rio. Le délégué des Etats-Unis s'y
opposa, arguant que ces accords n'étaient pas contraignants
pour tout le monde et, avec l'Australie, ajouta que certains
pays utilisaient la notion de précaution pour l'exclusion des
produits provenant d'autres pays.
Au sujet du point de savoir si la précaution devait être
appliquée uniquement pour la protection de l'environnement ou
celle de la santé également, l'UE apporta son appui à la
référence à la santé. Le délégué des Etats-Unis s'y déclara
opposé, notant que le Principe 15 s'appliquait aux processus
décisionnels ayant trait à l'environnement, précisant que s'il
pouvait accepter son application à la santé lorsqu'un lien
existe avec l'environnement, il ne pouvait accepter son
application à la protection de la santé, de manière générale.
Comme partie intégrante du "paquet relatif à la précaution"
dans le contexte des processus décisionnels (93(e)bis), les
délégués s'accordèrent sur une formulation "réaffirmant
l'approche de précaution telle qu'établie dans le Principe 15
de la Déclaration de Rio," et citant le libellé du principe
dans son intégralité. La référence à d'autres accords
internationaux fut supprimée.
S'agissant des substances chimiques (22), l'UE, la Hongrie
et la Suisse soulignèrent la nécessité de faire référence à
l'évaluation des risques et à la gestion des risques pour
s'assurer que les substances chimiques sont utilisées et
produites selon des procédés minimisant les effets adverses
sur la santé humaine et sur l'environnement.
Les délégués s'accordèrent sur une proposition avancée par
le G-77/Chine appelant à refléter le libellé retenu par la
CDD-8, donnant indication d'utiliser "des procédures
d'évaluation des risques transparentes et fondées sur la
science, ainsi que des procédures de gestion des risques
basées sur la science, en tenant compte de l'approche de
précaution." Le Paragraphe 45(e) fut supprimé.
Les Droits de l'Homme et l'Ethique: Les discussions
autour de la question des droits de l'Homme et du
développement durable (5) furent menées dans le cadre d'un
paquet global englobant les paragraphes 88bis, 88ter et 98bis,
qui traitent de l'occupation étrangère, des droits de l'Homme
et du terrorisme, et qui sont mentionnés dans le projet de
Plan de Mise en Œuvre comme ayant été approuvés "au cours des
consultations officieuses" menées durant la PrepCom IV. Ces
paragraphes furent approuvés, le libellé final de
l'introduction reconnaissant que le "respect des droits de
l'Homme et des libertés fondamentales, y compris le droit au
développement, ainsi qu'à la diversité culturelle" sont
essentiels au développement durable.
Comme reflété dans les commentaires présentés autour du
projet de Plan de Mise en Œuvre (A/CONF.199/CRP.1), la
référence au Coprésident du Groupe de Travail notant, au cours
de la plénière de clôture de la PrepCom IV, que le paragraphe
consacré à l'étique dans le domaine du développement durable,
a été mis de côté pour consultations, ne figurait nul part
dans le projet de texte du Plan. Le paragraphe reconnaissant
l'importance de la dimension éthique dans le développement
durable, et soulignant le besoin d'actions concrètes pour la
promotion d'un débat autour du sujet dans les forums
internationaux pertinents, fut accepté, moyennant
l'introduction d'un amendement se référant à des fora
internationaux. Le libellé final suit le paragraphe 5 et
stipule la nécessité de prendre en considération la dimension
éthique dans la mise en œuvre d'Action 21.
Le Texte Final: Dans l'introduction, le Plan de Mise en
Œuvre contient les engagements clés suivants:
-
l'engagement en faveur des Principes de Rio;
-
la mise en application d'Action 21 et des objectifs de
développement approuvés à l'échelle internationale;
-
la mise en application des résultats profitables à tous
et impliquant tous les acteurs;
-
la bonne gouvernance est essentielle;
-
la nécessité de la paix, de la sécurité, de la stabilité
et du respect des droits de l'Homme et des libertés
fondamentales, y compris le droit au développement, ainsi
que le respect de la diversité culturelle; et
-
l'importance de la dimension éthique du développement
durable.
II. L'ERADICATION DE LA PAUVRETE: Ce chapitre stipule
que l'éradication de la pauvreté constitue le défi le plus
important posé au monde, et présente des objectifs et des
calendriers pour l'éradication de la pauvreté.
Parmi les questions en suspens: l'établissement d'un fonds
mondial de solidarité pour l'éradication de la pauvreté;
l'amélioration de l'accès des peuples indigènes et de leurs
communautés aux activités économiques; la fixation d'un
horizon pour l'amélioration de l'assainissement;
l'amélioration de l'accès aux services énergétiques; et la
conformité aux principales normes de travail de l'OIT.
Le Fonds Mondial de Solidarité: Les discussions autour
de la création d'un fonds mondial de solidarité (6(b)) furent
référées à des concertations de groupe restreint durant les
consultations officieuses qui ont précédé le SMDD, et tout au
long de la première semaine du Sommet. Les délégués n'ayant
pas réussi à atteindre un accord, la question fut transmise au
cadre de Johannesburg où elle fut traitée et résolue.
Appuyée par le G-77/Chine, l'idée de l'établissement d'un
fonds mondial de solidarité fut opposée par l'UE, arguant que
ses membres avaient besoin d'honorer d'abord leurs engagements
financiers actuels relevant de l'APD, avant de songer à
l'établissement d'un nouveau fonds, et par la Norvège,
affirmant que c'est de ressources que les pays en
développement avaient besoin et non d'un autre mécanisme. Le
G-77/Chine expliqua qu'il n'était pas en train de proposer la
mise en place d'un nouveau mécanisme international, mais
l'établissement d'un fonds opérant dans le cadre du système
des Nations Unies. L'Argentine précisa que les pays en
développement avaient besoin d'un tel fonds parce que la
mondialisation a exacerbé la pauvreté.
L'Australie fit part de son appui, à condition que ce fonds
demeure à caractère volontaire. Les ministres acceptèrent le
libellé tel que formulé à l'origine dans le projet de Plan de
Mise en Œuvre, s'accordant sur l'établissement du fonds.
Les Peuples Indigènes: Les délégués discutèrent de ce
sujet et le résolurent durant les consultations officieuses
menées avant le SMDD. Le Président y expliqua que la question
avait été laissée entre crochets parce que certains pays
avaient fait part de leur souhait de réfléchir davantage sur
le paragraphe durant la PrepCom IV. Le délégué des Etats-Unis
était d'accord avec la formulation mais remit en question le
besoin d'avoir un paragraphe séparé. Le G-77/Chine, contré par
le Japon et l'UE, suggéra l'utilisation du terme "peuples
indigènes" en remplacement du terme "peuple indigène." Le
groupe adopta le libellé existant, qui appelle à
l'amélioration de l'accès du peuple indigène et de ses
communautés aux activités économiques, et à la reconnaissance
de leur dépendance à l'égard des ressources renouvelables et
des écosystèmes, y compris des pratiques agricoles viables.
L'Assainissement: Deux paragraphes alternatifs avaient
été laissés entre crochets au terme de la PrepCom IV: le
premier, portant sur la question de savoir s'il fallait
réduire de manière importante ou réduire de moitié, d'ici
2015, le nombre de personnes ne disposant pas d'accès à un
assainissement amélioré (7), le second, rattachant l'Objectif
de Développement du Millénaire relatif à l'eau potable salubre
à un effort en rapport pour l'amélioration de l'assainissement
(7 alt). Ce sujet fut discuté au cours des consultations
officieuses tenues avant le SMDD, puis au cours des
concertations de groupe restreint tout au long de la première
semaine des négociations. N'étant pas parvenus à réaliser le
consensus, les délégués renvoyèrent les paragraphes consacrés
à l'objectif à retenir en matière d'assainissement, aux
concertations ministérielles du cadre de Johannesburg.
Durant les consultations officieuses tenues avant le SMDD,
le délégués des Etats-Unis, avec l'UE, le G-77/Chine et le
Japon, avait apporté son appui à l'établissement d'un lien
entre la question de l'eau et celle de l'assainissement. Le
groupe décida de traiter tous les paragraphes concernant
l'objectif à atteindre en matière d'assainissement (7, 7 alt
et 24), de manière collective, dans des concertations de
groupe restreint.
Le groupe restreint, présidé par le Canada, s'accorda sur
la suppression du paragraphe 7 et sur l'utilisation du
paragraphe 7(alt) comme plate-forme de discussion. Après deux
réunions et de nombreuses concertations bilatérales, le groupe
restreint n'avait toujours pas réussi à réaliser le consensus
sur le point de savoir s'il fallait "entreprendre un effort en
rapport,"en vue "d'un objectif similaire," ou réaliser
l'objectif concret inscrit dans un calendrier précis
consistant à "réduire de moitié, d'ici l'an 2015; le nombre de
personnes ne disposant pas d'accès à un assainissement
amélioré".
Au cours des concertations ministérielles, les pays
s'accordèrent sur l'importance du lien entre l'eau et
l'assainissement, mais réitérèrent, chacun sa position,
concernant l'objectif à retenir pour le domaine de
l'assainissement. Affirmant que des "recommandations douces"
sont insuffisantes, l'UE et la Norvège mirent en relief
l'importance d'avoir des objectifs assortis de calendriers. Le
Pakistan, avec l'Arabie Saoudite, souligna l'importance de la
question des moyens d'exécution. Le délégué des Etats-Unis
nota que les objectifs doivent être fondés sur la rationalité
scientifique. Au terme d'un certain débat, les ministres
s'accordèrent sur l'idée de l'objectif consistant à réduire de
moitié, d'ici 2015, le nombre de personnes ne disposant pas
d'accès à l'assainissement, avec le paragraphe 24, lançant un
programme d'actions visant à la concrétisation d'un tel
objectif.
L'Accès à l'Energie: Le libellé crocheté portant sur le
thème de l'énergie (8) fut examiné dans les concertations de
groupe restreint tout au long du SMDD, et renvoyé, pour
résolution, au niveau ministériel du cadre de Johannesburg. Le
point litigieux dans ce chapitre concernait le lancement d'un
programme pour l'amélioration de l'accès à l'énergie.
L'UE recommanda le lancement d'un programme d'action,
assorti d'une aide financière et technique, pour
l'amélioration de l'accès à l'énergie, arguant qu'un tel
programme serait concret et mesurable. Le G-77/Chine estima
qu'il était prématuré de lancer un plan d'action mondial. Le
délégué des Etats-Unis nota le besoin de prendre en
considération les circonstances nationales. Les ministres
décidèrent de "prendre des mesures conjointes et de multiplier
les efforts visant à travailler ensemble, à tous les niveaux,"
pour l'amélioration de l'accès à l'énergie.
Les Normes de Travail de l'OIT: Les délégués abordèrent
le libellé consacré aux normes de travail de l'OIT, au cours
des concertations officieuses tenues avant le SMDD, et
résolurent la question dans le cadre de Vienne.
Le G-77/Chine proposa de remplacer la référence d'origine
aux "principales normes de travail de l'OIT" par une référence
au "respect des principes et des droits établis par les
conventions de l'OIT adoptées ou ratifiées par les Etats."
La Suisse, appuyée par l'UE, proposa de tenir compte de la
Déclaration de l'OIT sur les Principes et les Droits
Fondamentaux sur les lieux de Travail. La formulation fut
adoptée.
Le libellé Final: les paragraphes approuvés dans le
chapitre consacré à l'éradication de la pauvreté font
référence aux actions à entreprendre à tous les niveaux.
S'agissant de l'éradication de la pauvreté, le Plan de Mise en
Œuvre contient les engagements clés suivants: réduction de
moitié, d'ici 2015, du nombre de personnes disposant de moins
d'un dollar par jour et qui souffrent de la faim; et
établissement d'un fonds mondial de solidarité pour
l'éradication de la pauvreté;
Au sujet de l'eau et de l'assainissement, le Plan de Mise
en Œuvre décide de réduire de moitié, d'ici 2015, le nombre de
personnes incapables d'atteindre ou d'avoir à la portée de
leur bourse une eau potable salubre et qui n'ont pas accès à
l'assainissement élémentaire.
Au sujet de l'accès à l'énergie, le Plan de Mise en Œuvre
contient les engagements suivants:
-
Fournir des efforts conjoints pour l'amélioration de
l'accès à des services énergétiques fiables et abordables;
-
Promouvoir l'utilisation durable de la biomasse; et
-
Soutenir la transition vers l'utilisation plus propre des
combustibles fossiles.
Au sujet du développement industriel, le Plan de Mise en
Œuvre contient les engagements suivants:
-
Fournir une assistance pour l'accroissement des
opportunités d'emplois générateurs de revenus, en tenant
compte de la Déclaration de l'OIT sur les Principes et les
Droits Fondamentaux sur les lieux de Travail;
-
Promouvoir les micro-, petites et moyennes entreprises;
et
-
Habiliter les communautés rurales à tirer avantage des
petits projets miniers en participation.
Au sujet des habitants des bidons-villes, le Plan de Mise
en Œuvre contient les engagements suivants:
-
Améliorer l'accès à la terre et à la propriété pour les
pauvres des milieux urbain et rural;
-
Utiliser des matériaux durables à coût modéré et des
technologies appropriées pour la construction de logements
pour les pauvres; et
-
Soutenir les collectivités locales dans les programmes de
réhabilitation des bidons-villes;
Au sujet du travail des enfants, le Plan de Mise en Œuvre
contient les engagements suivants:
-
Prendre des mesures immédiates pour l'abolition des pires
formes de travail des enfants; et
-
Promouvoir la coopération internationale pour aider les
pays en développement qui requièrent une assistance dans le
traitement du problème du travail des enfants et de ses
causes profondes.
III. LE CHANGEMENT DES MODES NON VIABLES DE CONSOMMATION ET
DE PRODUCTION: Ce chapitre propose des actions à
entreprendre par les gouvernements, les organisations
internationales pertinentes, le secteur privé et l'ensemble
des groupes principaux, pour changer de manière fondamentale
la manière dont les sociétés produisent et consomment les
ressources et ce, dans l'objectif de réaliser le développement
durable à l'échelle mondiale. Les clauses crochetées dans ce
chapitre portent sur les questions des modes viables de
consommation et de production, d'énergie et de substances
chimiques.
Consommation et Production Viables: Le chapitre
contient des clauses crochetées dans le chapeau et dans les
sous-paragraphes consacrés: à l'élaboration d'un programme de
travail décennal pour l'accélération du passage à des modes
viables de consommation et de production (14); à la référence
à l'utilisation d'une approche basée sur le cycle de vie
(14(c)); à l'éco-étiquetage (14(e)); et à la réduction,
élimination ou suppression progressive des subventions
préjudiciables à l'environnement, qui faussent le marché et
qui entravent les modes viables de consommation et de
production dans les pays industrialisés (18(e)). Ces sujets
furent au départ abordés dans le cadre de Vienne puis renvoyés
à des concertations de groupe restreint.
Les paragraphes consacrés aux Principes de Rio (13), et au
thème du commerce et financement (14(e) et 15(b)), furent
renvoyés à divers groupes de contact.
Au cours du débat initial, l'UE, appuyée par la Hongrie,
préféra le maintien de la référence à l'approche basée sur le
cycle de vie dans le paragraphe 14(c), tandis que les
Etats-Unis, le Japon, la Corée du Sud et le G-77/Chine se
déclarèrent opposés à la référence. Il y eut soutien général
en faveur de l'utilisation d'outils d'information du
consommateur, tels que l'éco-étiquetage (14(e)), mais
l'Australie, la Corée du Sud, la Nouvelle Zélande et le G-77/
Chine préférèrent le maintien du libellé soulignant le
caractère volontaire de ces initiatives, alors que l'UE,
appuyée par le Japon et la Suisse, mit l'accent- sur
l'importance d'avoir des mesures obligatoires. La Norvège et
le Canada proposèrent l'insertion de la locution "là où
approprié." Le groupe officieux, modéré par Samoa, se réunit à
plusieurs reprises, au cours de la première semaine, sans
parvenir à un consensus sur tous les points.
Les paragraphes en suspens furent transmis au cadre de
Johannesburg pour considération par les ministres. Le cadre de
Johannesburg adopta le paragraphe 14, qui appelle à
l'encouragement et à la promotion d'un programme-cadre
décennal, en soutien aux initiatives régionales et nationales
visant à l'accélération du passage vers des modes viables de
consommation et de production, et adopta aussi le
sous-paragraphe 14(c) qui appelle à la mise en place de
politiques de production et de consommation utilisant, là où
approprié, des approches basées sur la science, telles que
l'analyse du cycle de vie, et le sous-paragraphe 14(e) qui
appelle à l'élaboration et à l'adoption, sur une base
volontaire, d'outils d'information du consommateur pour
fournir les données concernant les modes viables de
consommation et de production.
L'Energie: Les sous-paragraphes de ce chapitre
contiennent des dispositions crochetées traitant: de la
diversification de l'approvisionnement en énergie à travers le
développement de combustibles fossiles plus propres et plus
efficaces et de la fixation d'un horizon pour l'accroissement
de la part d'énergies renouvelables consommées à l'échelle
mondiale (19(e)); de l'adoption, au niveau national, de
politiques menant à la fixation de calendriers pour la
suppression progressive des subventions accordées dans le
secteur de l'énergie (19(p)bis); de l'élaboration et de la
mise en application de mesures, dans le cadre de la CDD-9
(19(s)); et de la mise en place de partenariats volontaires
pour la promotion de technologies énergétiques fiables,
abordables, économiquement viables, socialement acceptables et
écologiquement rationnelles (19(w) et (w)alt).
Des consultations officieuses autour du thème de l'énergie,
modérées par l'Argentine, se sont réunies à plusieurs reprises
au cours de la première semaine.
Après la présentation du rapport au cadre de Vienne, l'UE
et la Norvège, la Nouvelle Zélande, la Suisse, l'Islande,
Tuvalu et la Pologne, parlant au nom de l'Europe de l'Est,
appuyèrent l'idée d'avoir des objectifs assortis de
calendriers pour l'accroissement de l'utilisation des sources
d'énergie renouvelables. L'Iran, parlant au nom du G-77/Chine,
fit objection à la proposition appelant à la fixation
d'objectifs pour la question des sources d'énergie
renouvelables, arguant que cela était de l'intérêt des seuls
pays industrialisés et que cela risquait de détourner
l'attention loin de l'objectif premier consistant à s'assurer
de l'accès universel des pauvres aux services énergétiques.
Les Etats-Unis, appuyés par l'Australie, le Canada et le
Japon, firent part de leurs réserves concernant l'approche "de
taille unique pour tous" et appelèrent les pays à adopter une
approche quant à la question de l'accroissement de
l'utilisation des sources d'énergie renouvelables. Au sujet de
la suppression des subventions accordées dans le secteur de
l'énergie (19(p)bis), les Etats-Unis, appuyés par le
G-77/Chine, l'Australie, le Canada et le Japon s'opposèrent au
libellé appelant à la fixation d'un objectif assorti d'un
calendrier pour la suppression des subventions. L'UE,
l'Islande, la Nouvelle Zélande et la Norvège notèrent que la
suppression des subventions est une composante essentielle de
la réalisation du programme énergie pour le développement
durable. Le Président Kumalo renvoya le sujet aux
concertations officieuses.
Les concertations autour du thème de l'énergie n'aboutirent
à aucun résultat et la question fut renvoyée au cadre de
Johannesburg pour discussion. Au terme de la discussion au
sein du cadre de Johannesburg et de longues consultations
ministérielles officieuses, tenues le 2 septembre, on parvint
à résoudre la question de la diversification de
l'approvisionnement en énergie, à travers la mise au point de
technologies avancées, plus propres et plus efficientes,
abordables et efficaces du point de vue coût, y compris dans
les domaines des combustibles fossiles, des sources d'énergie
renouvelables et celles hydrauliques. Le libellé appelant à la
fixation d'un objectif pour l'énergie renouvelable fut
supprimé et remplacé par un nouveau libellé soulignant "avec
un certain sentiment d'urgence, le besoin d'un accroissement
substantiel de la quote-part de sources d'énergie
renouvelables utilisée à l'échelle mondiale, et reconnaissant
le rôle des objectifs nationaux et volontaires," alors
qu'aucun accord ne put être réalisé sur la question de la
fixation d'objectifs assortis de calendriers pour la
suppression des subventions, les délégués ayant opté pour un
libellé proposant "de réduire les distorsions du marché à
travers l'utilisation de signes améliorés, y compris ceux de
restructuration fiscale et de suppression progressive des
subventions préjudiciables, là où elles existent." Au sujet du
rôle de la décision de la CDD-9, le cadre de Johannesburg
adopta un libellé exhortant les pays à élaborer et à mettre en
application des mesures, dans le cadre de la CDD-9, y compris
la mise en place de partenariats entre secteur privé et
secteur public, dans le domaine de l'accès à l'énergie, aux
sources d'énergie renouvelables, à l'efficacité énergétique et
aux technologies énergétiques avancées.
Les Substances Chimiques: Les sous-paragraphes de cette
section, contiennent des libellés crochetés appelant à la
gestion rationnelle des substances chimiques et des déchets
dangereux et à la protection de la santé humaine, visant à
réaliser l'objectif de réduire les effets significatifs sur la
santé humaine et sur l'environnement d'ici l'an 2020 (22); et
des dispositions portant sur la détermination d'une réponse
internationale appropriée pour la réduction des risques posés
à la santé humaine et à l'environnement par les métaux lourds
(22(h)). Au cours des concertations officieuses des 24 et 25
août, le Canada, appuyé par la Suisse et la Norvège nota que
la référence au Chapitre 19 du Plan d'Action 21, risquait de
limiter la portée de la gestion des substances chimiques et
proposa d'insérer des chapitres additionnels du Plan d'Action
21. L'Australie, le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis
firent objection à la référence à l'horizon 2020, arguant
qu'il s'agissait là d'un objectif arbitraire et sans
justification aucune. L'UE, appuyée par la Hongrie, la Norvège
et la Suisse soulignèrent l'importance de maintenir un
objectif assorti d'un calendrier.
Au sujet du paragraphe 22(h), le Président Kumalo proposa
d'ôter les crochets entourant "aux fins de déterminer quelle
réponse internationale, s'il doit y en avoir une, est
appropriée," et les pays débattirent de la terminologie
accompagnant "la réduction" et autres libellés modificateurs.
Au cours d'une séance ultérieure, le G-77/Chine indiqua que
ses pays membres ne pouvaient pas apporter leur appui à
l'horizon ciblé, tandis que l'UE souligna que le caractère de
la mise en œuvre devait se fonder sur l'accord autour de
l'horizon ciblé. Le délégué des Etats-Unis nota qu'il pouvait
apporter son soutien à l'horizon ciblé, à condition d'insérer
le libellé modificateur "réduire de manière significative."
Dans le cadre de Vienne, les délégués acceptèrent de
supprimer les libellés crochetés et le sous-paragraphe 22(h)
fut adopté. Le cadre de Johannesburg adopta le chapeau du
paragraphe 22, y compris une référence générale au Plan
d'Action 21, sans mention particulière des chapitres
pertinents; l'horizon cible 2020 et le libellé appelant à la "minimisation"
des effets adverses importants sur la santé humaine et sur
l'environnement.
Le Texte Final: Au sujet des modes viables de
consommation et de production, le Plan de Mise en Œuvre
contient les engagements suivants:
-
Accroître l'éco-efficacité, avec un soutien financier
pour le renforcement des capacités, le transfert des
technologies et l'échange d'information avec les pays en
développement et les pays en transition économique;
-
Accroître l'investissement dans la production propre et
l'éco-efficacité, dans tous les pays, à travers des mesures
d'encouragement et des schémas et des politiques de soutien
orientés vers la mise en place de cadres de régulation
financière et juridique appropriés;
-
Fournir des incitations à l'investissement dans la
production propre et l'éco-efficacité dans tous les pays,
telles que des programmes de prêts financés par les Etats,
des capitaux en participation, et l'assistance technique;
-
Intégrer la question des modes de production et de
consommation dans les politiques, les programmes et les
stratégies de développement durable, y compris dans les
stratégies de réduction de la pauvreté;
-
Améliorer la responsabilité et l'imputabilité
environnementale et sociale des entreprises; et
-
Encourager les institutions financières à intégrer les
considérations de développement durable dans leurs processus
décisionnels.
Au sujet du thème de l'énergie pour le développement
durable, le Plan de Mise en Œuvre contient les engagements
suivants:
-
Promouvoir l'intégration des coûts environnementaux et
l'utilisation des instruments économiques;
-
Mettre en place des programmes domestiques d'efficience
énergétique;
-
Accélérer la mise au point, la dissémination et le
déploiement de technologies propres d'efficience et de
conservation énergétique;
-
Recommander aux institutions financières internationales
et autres agences de soutien politique, d'établir des
politiques et des cadres de régulation qui créent une
situation juste pour tout le monde;
-
Soutenir les efforts visant à l'amélioration du
fonctionnement, de la transparence et de l'information
concernant les marchés de l'énergie, pour les aspects à la
fois de l'offre et de la demande;
-
Renforcer et faciliter, tel qu'approprié, les
arrangements de coopération régionale pour la promotion du
commerce transfrontalier en matière d'énergie;
-
Mettre en œuvre les stratégies arrêtées dans le cadre du
transport pour le développement durable; et
-
Promouvoir l'investissement et les partenariats pour la
mise en place de systèmes de transport viables, efficients
du point de vue consommation énergétique et modulables.
Au sujet de la gestion des déchets et des substances
chimiques, le Plan de Mise en Œuvre contient les engagements
suivants:
-
Encourager les pays à mettre en place un nouveau système
harmonisé à l'échelle mondiale, de classification et
d'étiquetage des substances chimiques, en vue de son
opération d'ici 2008;
-
Prévenir et minimiser les déchets et maximiser la
réutilisation, le recyclage et l'utilisation des matériaux
alternatifs respectueux de l'environnement;
-
Développer les systèmes de gestion des déchets, en
plaçant les plus hautes priorités sur la prévention et la
minimisation des déchets, la réutilisation et le recyclage,
et la mise en place de décharges écologiquement rationnelles;
-
Promouvoir la ratification et la mise en application des
instruments internationaux pertinents relatifs à la gestion
des substances chimiques et des déchets dangereux; et
-
Promouvoir les efforts visant à prévenir le trafic
international illicite des substances chimiques dangereuses
et des déchets dangereux et prévenir les préjudices
découlant du trafic transfrontalier et de l'entreposage des
déchets dangereux.
IV. PROTECTION ET GESTION DES RESSOURCES NATURELLES DE BASE
DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL: La majeure partie
de ce chapitre avait été approuvée à la PrepCom IV. Les
questions en suspens qui étaient restées dans le chapeau,
portaient sur: l'inversion de la tendance des pertes subies
par les ressources naturelles; l'approche de précaution;
l'approche basée sur les écosystèmes; et l'intégration avec
d'autres programmes et instruments. D'autres points non
résolus devaient concerner: l'objectif à retenir pour la
question de l'assainissement; la mise en application de la
Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (UNCLOS);
les pêches viables; l'objectif à retenir dans le domaine des
stocks halieutiques; les droits des Etats côtiers en
développement, en matière de pêche; la mise en application des
instruments de l'Organisation Maritime Internationale (OMI);
la gestion des catastrophes; l'entrée en vigueur du Traité de
Kyoto; le Principe des RCMD; la suppression progressive des
subventions accordées dans le secteur agricole; la lutte
contre les cultures illicites; le Fonds pour l'Environnement
Mondial (FEM) en tant que mécanisme de financement de la
Convention sur la Lutte contre la Désertification (CCD);
l'objectif, assorti d'un calendrier, devant être fixé pour la
réduction du taux des pertes subies par la biodiversité; et la
négociation d'un régime international pour le partage des
avantages.
Les Ressources Naturelles: Tout au long de la première
semaine de négociations, les délégués débattirent des diverses
formulations du chapeau de ce chapitre, dans des consultations
officieuses, des concertations de groupes restreint et dans le
cadre de Vienne. N'étant pas parvenus à résoudre les points
contentieux dans ces fora, les délégués renvoyèrent le
paragraphe aux ministres, dans le cadre de Johannesburg. Les
références en suspens qui restaient, portaient sur l'inversion
de la tendance des pertes subies par les ressources naturelles,
l'horizon ciblé, et les références à l'approche de précaution
et à l'approche basée sur les écosystèmes (Voir le chapitre
consacré aux Principes de Rio).
L'UE, la Norvège et la Suisse soulignèrent l'importance de
fixer un horizon pour l'inversion de la tendance de la
dégradation des ressources naturelles, et plaidèrent pour le
maintien de la référence à l'approche de précaution et à
l'approche basée sur les écosystèmes.
Le G-77/Chine contesta le libellé appelant à l'inversion de
la tendance et, avec l'Australie, le Japon et les Etats-Unis,
s'opposa à l'horizon ciblé, arguant qu'il n'existait pas de
base scientifique permettant la mesure de la dégradation des
ressources naturelles. Le Canada plaida pour le maintien de
l'objectif consistant à inverser la tendance et pour la prise
en considération de l'approche basée sur les écosystèmes, mais
requit la suppression de l'horizon ciblé.
Dans le cadre de Johannesburg, la Suisse souligna que
l'horizon 2015 ciblé avait été approuvé par la CdP-6 de la CDB.
Le Président avança une proposition qui ne comportait ni une
date cible ni une référence à l'approche de précaution et à
l'approche basée sur les écosystèmes. Cette formulation fut
soutenue par l'Australie, le G-77/Chine et les Etats-Unis,
mais contrée par l'UE. Après un long débat, les ministres
acceptèrent la proposition du Président moyennant
l'introduction d'un amendement. Le texte final stipule que
pour l'inversion de la tendance actuelle de la dégradation des
ressources naturelles, il est nécessaire de mettre en œuvre
des stratégies intégrant les objectifs adoptés au niveau
national "et, le cas échéant," celui régional, pour la
protection des écosystèmes et pour la réalisation de la
gestion intégrée des sols, des eaux et des ressources
vivantes.
L'Assainissement: Les discussions autour de l'objectif
devant être retenu pour la question de l'assainissement, dans
le paragraphe 24, sont décrites dans le chapitre consacré à
l'Eradication de la pauvreté.
Les Océans: Les paragraphes en suspens consacrés au
thème des océans, transmis par la PrepCom IV englobent des
références à l'UNCLOS, à l'horizon ciblé pour la restauration
des stocks halieutiques épuisés, aux droits en matière de
pêche et à l'OMI. Ces sujets furent, d'une manière générale,
traités et résolus dans les concertations officieuses qui
avaient précédé le SMDD et dans le cadre de Vienne. Les
délégués parvinrent à résoudre le libellé consacré à l'UNCLOS
(29(a)), après que le Président eut proposé d'ôter les
crochets entourant l'invitation lancée aux Etats "de ratifier
ou d'accéder et de mettre pleinement en application la
Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer," et que
les délégués eurent appuyé la proposition des Etats-Unis de
supprimer le terme "pleinement."
Les discussions autour du chapeau du paragraphe consacré
aux pêches viables (30) furent menées en conjonction avec les
négociations autour du paragraphe 30(e), consacré aux droits
en matière de pêche, menées dans les consultations officieuses
qui avaient précédé le Sommet et dans le cadre de Vienne.
Après la résolution du libellé du paragraphe 30(e), les
délégués décidèrent d'abandonner la référence aux pêches
"équitables" dans le chapeau, comme partie intégrante du
paquet global conclu.
Le texte final stipule que "pour la réalisation de pêches
viables, les actions suivantes sont requises à tous les
niveaux."
Les délégués résolurent la question de l'établissement d'un
horizon pour la restauration des stocks halieutiques épuisés
(30(a)), dans les consultations officieuses qui avaient
précédé le SMDD. L'UE appuya la fixation d'un horizon pour le
maintien ou la restauration des stocks halieutiques épuisés, à
des niveaux permettant une exploitation optimale viable, mais
le Canada, le G-77/Chine, le Japon, la Corée du Sud et les
Etats-Unis y firent objection.. Les opposants arguèrent que
les objectifs devaient être fondés sur une rationalité
scientifique, et la Nouvelle Zélande proposa d'établir des
calendriers sur "des bases scientifiques et spécifiques aux
espèces." Le Président suggéra un libellé faisant référence à
la réalisation, dans le domaine des stocks épuisés,
d'objectifs " en urgence, d'ici 2015, au plus tard." Les
délégués approuvèrent cette suggestion avec quelques
amendements introduits par les Etats-Unis. Le texte final
décide la réalisation d'objectifs "en urgence et, là où
possible, d'ici 2015 au plus tard."
Après des concertations de groupe restreint entre les
principales délégations, la question des droits en matière de
pêche fut résolue dans le cadre de Vienne. Le point en suspens
transmis par la PrepCom IV concernait les droits de pêche des
Etats côtiers en développement dans l'affectation des
quotes-parts des ressources halieutiques. Plusieurs
délégations souhaitèrent avoir des éclaircissements quant à la
question de savoir s'il existait des droits particuliers, en
matière de pêche, dans le droit international en vigueur,
indiquant qu'une nouvelle formulation de ces droits risquait
d'établir un précédent. Le délégué des Etats-Unis, appuyé par
le Japon, encouragea l'utilisation du libellé retenu par
l'UNCLOS, en accordant toute la considération due aux "droits,
devoirs et intérêts des Etats côtiers et aux besoins
particuliers des pays en développement." La Corée du Sud
préféra la considération des pays côtiers en développement.
Les délégués décidèrent d'adhérer au libelle de l'UNCLOS, et
au terme d'un bref débat autour du point de savoir s'il était
besoin de faire référence à un article particulier de
l'UNCLOS, dans le texte, jugèrent que cela n'était pas
nécessaire.
Les délégués résolurent le libellé consacré à l'OMI
(33(a)), au cours des consultations officieuses qui avaient
précédé le SMDD, s'accordant sur l'encouragement de l'OMI à
envisager la mise en place de mécanismes forts permettant de
s'assurer de la mise en application des instruments de l'OMI
par les Etats pavillonnaires.
La Gestion des Catastrophes: Les délégués résolurent
cette question au cours des consultations officieuses qui
avaient précédé le SMDD, s'accordant sur le libellé disponible
(35(a)) appelant à l'appui de la mise en place de stratégies
efficaces et au soutien de la gestion des catastrophes. Le
libellé alternatif figurant dans le paragraphe 35(a)bis fut
supprimé.
Le Climat: La principale clause restée en suspens dans
le paragraphe consacré au climat, faisait référence au
paragraphe rappelant la requête faites aux chefs d'Etat et de
gouvernement, dans la Déclaration du Millénaire, de se
résoudre à fournir tous les efforts pour s'assurer de l'entrée
en vigueur du Traité de Kyoto, dans le courant de l'année 2002
(36). Le Président du cadre de Vienne renvoya ce paragraphe à
des concertations de groupe restreint. Aucun accord n'y
émergea et le sujet fut transmis et traité dans le cadre de
Johannesburg. Le ministre Moosa requit du Japon de mener des
consultations avec les délégations intéressées en vue de
parvenir à un consensus.
Le délégué des Etats-Unis souligna que le libellé
encourageant tous les pays à procéder à la ratification, est
inacceptable, ajoutant que son pays n'acceptait pas le Traité
de Kyoto. L'Argentine, le Costa Rica, Cuba, l'UE, l'Islande,
le Japon, le Mexique, la Namibie, la Norvège et l'Ouganda
mirent en exergue la grave menace posée par les changements
climatiques, et signalèrent qu'ils ont déjà ratifié le Traité.
Samoa souligna la vulnérabilité des PEID face aux changements
climatiques et, avec d'autres Etats, encouragea l'envoi d'un
message fort au sujet du Traité.
Les délégués s'accordèrent sur un libellé identifiant la
CCCC comme étant un instrument "clé" pour le traitement de la
question des changements climatiques; réaffirmant l'objectif
ultime de la CCCC consistant en la stabilisation des
concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre à un
niveau permettant d'éviter une interférence anthropique
dangereuse avec le système climatique; et rappelant la teneur
de la Déclaration du Millénaire. Le libellé contient également
la référence suivante au sujet de la ratification du Traité de
Kyoto: "Les Etats qui ont ratifié le Traité de Kyoto
encouragent fortement les Etats qui ne" l'on pas encore fait
de ratifier le Traité de Kyoto, en temps opportun." Les
délégués s'accordèrent aussi sur les sous-paragraphes
36(a)-(i) qui identifient les actions à entreprendre dans le
cadre du traitement des changements climatiques.
Les Responsabilités Communes mais Différenciées: Les
discussions autour de la question des responsabilités communes
mais différenciées, appliquée au contexte de la réduction de
la pollution atmosphérique (37) sont décrites dans le chapitre
consacré aux Principes de Rio.
L'Agriculture: les libellés crochetés appelant à
l'introduction d'améliorations dans l'accès aux marchés, à la
suppression des subventions à l'export, et à une réduction des
pratiques qui faussent le commerce, furent examinés en même
temps que les autres questions ayant trait au commerce
international, dans le groupe de contact chargé du thème des
moyens de mise en œuvre.
Les délégués résolurent le libellé portant sur la question
de la culture illicite des stupéfiants (38(o)), durant les
consultations officieuses qui avaient précédé le SMDD. Les
délégués se focalisèrent sur la terminologie, le G-77/Chine
préférant le terme "cultures illicites," et l'UE et le Japon,
remettant en question le terme et suggérant, respectivement,
son remplacement par "utilisation illicite des cultures" et
"cultures illicites de stupéfiants." Les délégués apportèrent
finalement leur appui à la formulation avancée par le
G-77/Chine, basée sur le libellé retenu dans le texte de
Convention des Nations Unies contre le Trafic Illicite des
Stupéfiants et des Substances Psychotropes, pour la lutte
contre "la culture illicite des plantes narcotiques." La
référence appelant à l'amélioration de l'accès des produits
agricoles réguliers des pays engagés dans la lutte contre les
cultures de stupéfiants, aux marchés internationaux, fut
supprimée
La Désertification: Les délégués parvinrent à un
consensus autour de ce sujet, lors des consultations
officieuses qui avaient précédé le SMDD. Les discussions se
focalisèrent sur l'établissement du FEM en tant que mécanisme
de financement de la CCD. Le paquet conclu engloba les
paragraphes 122(e), 139(a) et (b), au terme d'un certain débat
sur le point de savoir si, oui ou non, il fallait traiter
ensemble toutes les questions ayant trait au FEM. Les pays qui
étaient au départ, opposés à la conclusion du paquet, notèrent
que le paragraphe 122(e), qui traitait des financements
accordés par le FEM aux projets portant sur les avantages
domestiques, n'avait aucun rapport avec les autres paragraphes
qui portent sur le renforcement de la CCD. Après que le
G-77/Chine eut accepté de renoncer au paragraphe 122(e), les
délégués s'accordèrent sur un appel à l'Assemblée du FEM
d'envisager la désignation du FEM comme mécanisme de
financement de la CCD. Les sous-paragraphes 139(a) et (b),
portant sur le renforcement de la CCD et figurant dans le
chapitre consacrer à l'impulsion du rôle des institutions
internationales, furent supprimées, dans le cadre du paquet
conclu.
La Biodiversité: Débattu dans les consultations
officieuses le libellé crocheté du paragraphe consacré à la
biodiversité ne put y être résolu et dut être transmis au
cadre de Johannesburg. Les deux points en suspens concernaient
la fixation d'un objectif assorti d'un calendrier pour la
réduction du taux actuel des pertes subies par la
biodiversité, et le lancement d'un appel pour la mise en place
d'un régime international juridiquement contraignant pour la
promotion et la sauvegarde du partage des avantages.
Le Canada, qui modéra les concertations ministérielles
officieuses, avança un libellé inspiré de celui retenu par la
CdP-6 de la CDB en y intégrant l'horizon 2010 comme date
butoir, pour la réduction du taux des pertes de biodiversité,
et plaçant entre crochets, la référence au régime mentionné
pour le partage des avantages. Le Mexique présenta une
proposition alternative combinant l'objectif 2010 et le régime
international juridiquement contraignant pour le partage des
avantages. Cette proposition recueillit le soutien du
G-77/Chine et du Brésil. Pour sa part, l'Australie, avec l'UE,
la Norvège et les Etats-Unis, apporta son appui à la
formulation suggérée par le Canada. Le Canada et le Mexico
tinrent de nouvelles concertations puis, soumirent une
nouvelle proposition reconnaissant qu'une réduction
significative du taux des pertes actuelles subies par la
biodiversité, d'ici 2010, exigeait la fourniture de ressources
financières nouvelles et supplémentaires aux pays en
développement. Sujet de controverse encore, le point de savoir
s'il fallait, oui ou non, appeler à la mise en place d'un
régime international "juridiquement contraignant" pour le
partage des avantages.
L'Australie, appuyée par la Suisse et les Etats-Unis,
proposa "un accord international," et la suppression du terme
"juridiquement contraignant." Le G-77/Chine accepta la
suppression du " juridiquement contraignant," mais insista sur
le maintien du terme "régime." Le Mexique, avec l'Inde,
réaffirma l'importance d'un régime juridiquement contraignant,
le représentant indiquant que des lignes directrices
volontaires sont insuffisantes. Le délégué des Etats-Unis
indiqua qu'un instrument juridique contraignant aurait des
implications à la fois sur l'accord TRIPS et sur l'OMC. Les
ministres apportèrent leur appui à un appel en faveur "d'un
régime international," tout court
Le Texte Final: Les paragraphes approuvés dans le
chapitre consacré à la protection et à la gestion des
ressources naturelles de base du développement économique et
social, se réfèrent aux actions devant être menées à tous les
niveaux. Le chapeau de ce chapitre approuve le besoin
d'inverser la tendance actuelle de la dégradation des
ressources naturelles, là où c'est possible. Au sujet des
ressources en eau, le Plan de Mise en Œuvre contient les
engagements suivants:
-
Lancer un programme d'actions pour la concrétisation des
objectifs en matière d'eau potable salubre et
d'assainissement;
-
Mobiliser les ressources financières nationales et
internationales, procéder au transfert des technologies,
promouvoir les bonnes pratiques et soutenir le renforcement
des capacités;
-
Promouvoir et mettre à disposition des ressources
financières nouvelles et supplémentaires et des technologies
innovantes pour la mise en application des engagements pris
dans le cadre du Chapitre 18 du Plan d'Action 21; et
-
Elaborer des plans de gestion intégrée des ressources en
eau et d'utilisation efficiente, d'ici 2005;
Au sujet de la question des océans, le Plan de Mise en
Œuvre contient les engagements suivants:
-
Là où c'est possible, maintenir ou restaurer, d'ici 2015
au plus tard, les stocks halieutiques épuisés, à des niveaux
permettant des pêches optimales viables;
-
Eliminer les subventions contribuant aux pêches
illicites, non documentées et irrégulières, et à la
sur-pêche;
-
Mettre en application la Convention de Ramsar;
-
Mettre en œuvre le Programme d'Action Mondial pour la
Protection de l'Environnement Marin contre les Activités
Continentales;
-
Etablir d'ici 2004, sous l'égide des Nations Unies, un
processus régulier de rapports et d'évaluations concernant
l'état de l'environnement marin. 2004.
Au sujet de la pollution atmosphérique, le Plan de Mise en
Œuvre approuve l'appel à l'amélioration de l'accès des pays en
développement aux alternatives permettant de remplacer les
substances nocives à la couche d'ozone, d'ici 2010.
Au sujet de la désertification, le Plan de Mise en Œuvre
appelle le FEM à désigner la dégradation des sols, domaine de
focalisation du FEM et de considérer la possibilité de faire
du FEM, le mécanisme de financement de la CCD.
Au sujet de la biodiversité, le Plan de Mise en Œuvre
contient les engagements suivants:
-
Réaliser, d'ici 2010, une réduction significative du taux
actuel des pertes de biodiversité; et
-
Négocier un régime international pour la promotion et la
sauvegarde d'un partage, juste et équitable, des avantages
tirés de l'utilisation des ressources génétiques.
Au sujet des forêts, le Plan de Mise en Œuvre s'engage à
entreprendre une action immédiate pour l'application de la
législation nationale mise en place en faveur des forêts et
contre le commerce international illicite des produits
forestiers.
Au sujet des activités minières, le Plan de Mise en Œuvre
appuie les efforts visant à traiter les effets
environnementaux, économiques, sanitaires et sociaux des
activités minières, des minerais et des métaux, et appelle au
renforcement des pratiques minières viables.
V. LE DEVELOPMENT DURABLE A L'ERE DE LA MONDIALISATION:
Les discussions autour de ce chapitre se focalisèrent sur les
caractéristiques de la mondialisation et sur la responsabilité
des entreprises.
Les négociations autour du thème de la mondialisation
commencèrent au sein du groupe de contact, présidé par
l'Ambassadeur John Ashe (Antigua et Barbuda), qui se réunit
pour la première fois, durant les consultations officieuses
tenues avant le SMDD. Le groupe de contact poursuivit ses
travaux jusqu'au 29 août. Le débat sur la question de la
mondialisation fut pris en charge par le cadre de
Johannesburg, avec les contributions apportées par les
concertations officieuses conduites par Ashe.
Dans la discussion autour des caractéristiques de la
mondialisation, le délégué des Etats-Unis avança un libellé
tiré des conclusions de la Session Extraordinaire de l'ONU
consacrée aux Enfants. L'UE mit en garde contre le risque de
voir le SMDD ne pas répondre aux attentes des parties
prenantes s'il n'englobait pas une évaluation de la
mondialisation. Le G-77/Chine insista sur l'utilisation du
libellé approuvé tiré des conclusions du Sommet Mondial pour
le Développement Social +5. L'UE et le G-77/Chine appuyèrent
l'introduction d'un nouveau libellé sur la responsabilité des
entreprises. Le libellé fut longuement débattu au sein d'un
groupe de contact officieux, où une déclaration interprétative
fut approuvée, dans une tentative de s'assurer que des actions
de suivi seront menées dans le cadre des accords existants.
Cela fut contesté par l'Ethiopie, la Norvège et d'autres
Etats, lors de la réunion finale de la Grande Commission.
Le texte Final: Le chapitre contient un paragraphe
introductif qui présente les caractéristiques de la
mondialisation, en reconnaissant que parmi les sérieux défis
posés, des crises financières, l'insécurité, la pauvreté,
l'exclusion et les inégalités, et en appelant à la mise en
place de politiques d'adaptation aux niveaux national et
international. Le premier paragraphe exprime également un
soutien en faveur de la finalisation du programme de travail
figurant dans la Déclaration Ministérielle de Doha et de la
mise en application du Consensus de Monterrey, encourage les
efforts visant à s'assurer de l'ouverture et de la
transparence des processus décisionnels, appui l'amélioration
des capacités des pays en développement pour leur permettre de
tirer profit des opportunités offertes par la libéralisation
du commerce, soutient le travail en cours de l'OIT sur la
dimension sociale de la mondialisation, et appelle à la
fourniture d'une assistance technique et d'un renforcement des
capacités, en rapport avec le commerce international. D'autres
paragraphes appellent à:
-
Une promotion active de la responsabilité et de
l'imputabilité des entreprises, sur la base des Principes de
Rio;
-
Un renforcement des capacités des pays en développement
pour encourager les initiatives publiques et privées qui
facilitent l'accès, la justesse, l'opportunité et la
couverture des données concernant les pays et les marchés
financiers;
-
Un renforcement des accords de coopération et commerciaux
régionaux; et
-
Une assistance en faveur des pays en développement et des
pays en transition économique dans les efforts visant à
réduire le fossé numérique.
VI. LA SANTE ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE: La plupart
des paragraphes de ce chapitre avaient été approuvés à la
PrepCom IV. Une divergence persista, toutefois, sur le point
de savoir si, oui ou non, le paragraphe appelant au
renforcement des capacités des systèmes de soins de santé dans
la fourniture des services sanitaires de base à tous, de
manière conforme aux législations nationales et aux valeurs
culturelles et religieuses (47), avait déjà été approuvé. Au
cours de la Plénière de clôture de la PrepCom IV, le Canada et
l'Australie, l'UE, la Suède et la Suisse, notèrent que
contrairement à l'indication figurant dans le projet de Plan
de Mise en Œuvre, le paragraphe 47 n'avait pas été approuvé.
Le Canada proposa d'y introduire le membre de phrase, "et en
conformité avec les droits de l'ensemble des Droits de l'Homme
et des libertés fondamentales." La proposition canadienne fut
enregistrée dans une note par le Secrétariat
(A/CONF.199/CRP.1).
Au cours du SMDD, le Canada souleva la question à la fois
dans le cadre de Vienne et dans le cadre de Johannesburg. Les
Etats-Unis, le G-77/Chine et le Saint-Siège notèrent que le
paragraphe avait été déjà approuvé et qu'il ne devait pas être
réouvert. Le Canada se référa à la note du Secrétariat et
cherche à rouvrir le texte. Le délégué souligna que la
formulation proposée était conçue de manière à être en
conformité avec les textes des droits de l'Homme, et qu'elle
correspondait aux libellés des documents approuvés à l'échelle
internationale, tels que celui des conclusions de la Session
Extraordinaire de l'ONU sur les Enfants. L'UE, la Hongrie,
l'Islande, la Nouvelle Zélande, la Norvège, le Mexique et la
Suisse apportèrent leur appui à la position canadienne. Les
délégués débattirent: de la propriété de la procédure de
réouverture d'un sujet marqué comme étant déjà approuvé; du
risque de voir des délégués rouvrir d'autres questions
approuvées; et du point de savoir quels étaient les fora dans
lesquels le sujet pouvait être soulevé.
Avant la réunion finale de la Grande Commission, le Canada
fit circuler sa proposition d'origine concernant le paragraphe
47, ainsi qu'une proposition en rapport, portant sur le
paragraphe 6(d). Le Paragraphe 6(d) qui appelle à la promotion
de l'accès des femmes et de leur participation dans les
processus décisionnels, à l'élimination de la violence et de
la discrimination à leur encontre et à l'amélioration de leur
statut, de leur santé et de leur bien-être économique, avait
été approuvé par référendum à la PrepCom IV. Le Canada proposa
d'introduire dans le paragraphe 6(d) un libellé, en rapport
avec la fourniture des "services sanitaires" pour tous, de
manière compatible avec les législations nationales et les
valeurs culturelles et religieuses "et en conformité avec
l'ensemble des droits de l'Homme et des libertés
fondamentales." Au terme d'intenses consultations, le
Président Salim convoqua la Grande Commission et présenta un
"paquet" global. Le Paragraphe 6(d) fut présenté sans
l'amendement proposé par le Canada. Le Paragraphe 47 fut
amendé et se réfère désormais à la fourniture de "services de
soins de santé" au lieu de "services sanitaires," de manière
"conforme aux droits de l'Homme et libertés fondamentales et
compatibles avec les législations nationales et les valeurs
culturelles et religieuses." Le paragraphe 58(a) en rapport,
figurant dans le Chapitre VIII (Développement Durable pour
l'Afrique), fut amendé de manière à appeler à la promotion
"d'un accès équitable aux services de soins de santé" au lieu
de "soins de santé et services." Le paquet fut adopté tel que
présenté.
Au cours de la Plénière de clôture, le délégué des
Etats-Unis introduisit une déclaration interprétative notant
que du point de vue de son pays, le libellé ayant trait à la
question des services de soins de santé ne pouvait en aucune
manière être interprété comme étant en faveur de l'avortement.
Le Saint-Siège, appuyé par de nombreux pays, mit en relief
l'inviolabilité de la vie humaine. D'autres attirèrent
l'attention sur le manque de sensitivité à la question de
l'égalité des sexes dans le projet de Plan de Mise en Œuvre.
Le Texte Final: Les délégués s'accordèrent sur le
renforcement des capacités des pourvoyeurs de soins sanitaires
dans la fourniture des prestations de soins de santé de base
pour tous. Les engagements approuvés englobent l'entreprise, à
tous les niveaux, d'actions visant à:
-
Fournir une assistance financière et technique aux pays
en développement et aux pays en transition économique dans
la mise en application de la Stratégie Santé pour Tous;
-
Mettre en place des partenariats pour l'amélioration de
la conscientisation en matière de santé, d'ici 2010;
-
Mettre en place des programmes visant à réduire les taux
de mortalité des nouveaux nés/des enfants de deux-tiers,
d'ici 2015, et les taux de mortalité maternelle, de
trois-quarts, par rapport au taux ayant prévalu en 2000;
-
Promouvoir la préservation, le développement et
l'utilisation des connaissances et des pratiques médicinales
traditionnelles efficaces;
Les délégués s'accordèrent sur une réduction de 25%
l'incidence de la prévalence du VIH chez les jeunes
(15-24ans), dans les pays les plus touchés, d'ici 2005 et à
l'échelle de la planète d'ici 2010. Les engagements approuvés
à cet effet, englobent:
-
La fourniture des ressources nécessaires au soutien du
Fonds Mondial pour la Lutte contre le SIDA, la Tuberculose
et le Paludisme; et
-
La mobilisation de ressources publiques et
l'encouragement de ressources financières privées pour
l'investissement dans la recherche dans les maladies
touchant les pauvres, telles que le VIH/SIDA, le paludisme
et la tuberculose.
Les délégués s'accordèrent également sur le ciblage des
effets sanitaires découlant de la pollution atmosphérique, en
accordant une attention particulière aux femmes et aux
enfants, et à l'exposition au plomb.
VII. LE DEVELOPPEMENT DURABLE DES PETITS ETATS INSULAIRES
(PEID): Ce chapitre, qui porte sur des défis auxquels
étaient confrontés les PEID dans le domaine du développement
durable, contenait des libellés crochetés traitant: des
initiatives en matière de détermination et gestion des
littoraux et des zones économiques exclusives, dans le cadre
de l'UNCLOS (52(c)); d'une date butoir pour la réduction, la
prévention et le contrôle des déchets et de la pollution et la
gestion de leurs effets sur la santé, aux fins de mettre en
œuvre le Plan d'Action Mondial, d'ici 2004 (52(e)); et du
développement et de la promotion d'une utilisation efficace
des sources d'énergie disponibles (53(b)).
Le cadre de Vienne s'accorda sur la date butoir de 2004
pour le traitement des effets de la pollution sur la santé, et
sur un libellé portant sur l'utilisation des sources d'énergie
dans les PEID. Le cadre de Vienne s'accorda sur l'insertion
d'un nouveau libellé dans le paragraphe 52(c), pour y inclure
un soutien pour la délimitation et la gestion du plateau
continental, au- delà de 200 miles, à partir des lignes de
référence côtières.
Le Texte Final: Le chapitre reconnaît les besoins
particuliers des PEID et appelle à l'entreprise d'actions dans
les domaines suivants:
-
Mise en œuvre nationale et régionale, moyennant des
ressources financières adéquates, y compris à travers les
domaines de focalisation du FEM;
-
Transfert des technologies et assistance dans le domaine
du renforcement des capacités;
-
Gestion durable des pêches et renforcement des
organisations régionales de gestion des pêches;
-
Soutien de l'élaboration et de la mise en œuvre, entre
autres, de programmes de travail pour la biodiversité
biologique marine et côtière;
-
Mise en place de programmes dans le domaine de l'eau;
-
Développement d'initiatives de base communautaire dans le
domaine du tourisme durable, d'ici 2004;
-
Gestion des risques, prévention des catastrophes, mesures
d'atténuation et mesures de préparation, et allégement des
conséquences des désastres, des événements climatiques
extrêmes et autres situations d'urgence;
-
Mise en opération des indices de la vulnérabilité
économique, sociale et environnementale et des indicateurs
en rapport;
-
Mobilisation de ressources adéquates et de partenariats
pour faciliter l'adaptation des effets adverses des
changements climatiques, de l'élévation du niveau des mers
et de la variabilité météorologique;
-
Renforcement des capacités et mise en place d'accords
institutionnels pour la mise en œuvre des régimes de
propriété intellectuelle;
-
Soutien de la mise à disposition de services énergétiques
adéquats, abordables et écologiquement rationnels, et de
nouveaux efforts dans le domaine de l'approvisionnement et
des services, d'ici 2004;
-
Evaluation de la mise en application du Programme
d'Action de la Barbade pour le Développement Durable des
PEID, en 2004; et
-
Présentation d'une requête à l'Assemblée Générale
l'invitant à envisager la tenue d'une réunion internationale
consacrée au développement durable des PEID.
VIII. LE DEVELOPPEMENT DURABLE DE L'AFRIQUE: Ce
chapitre traite des défis posés en matière de développement
durable auxquels se trouvent confrontés les pays africains. Le
chapitre contenait des dispositions crochetées portant sur la
protection des droits de l'Homme, l'accroissement de l'accès à
l'énergie, la garantie de l'accès aux services de soins de
santé, la mobilisation de ressources financières pour
l'adaptation aux changements climatiques, la sécurisation des
droits fonciers et aux ressources, et la conservation de la
biodiversité africaine. Au cours du débat tenu dans le cadre
de Vienne, ces éléments en suspens furent référés à des
consultations officieuses conduites par le Canada. Plusieurs
paragraphes traitant de questions intersectorielles furent
référés à des consultations officieuses et aux groupes de
contact chargés des questions des Principes de Rio, du
commerce et du financement (56(h)), des changements
climatiques (56(k)), de l'énergie (56(j)(i) et (ii)) et de
santé (58(a)). Le cadre de Vienne s'accorda sur la suppression
des crochets qui se trouvaient dans le chapeau (56), entre
autres, autour des références au fardeau insoutenable de la
dette, au déclin des niveaux de l'APD, et à l'accès aux
marchés.
Les paragraphes en suspens furent discutés dans le cadre de
Johannesburg, et les délégués y s'accordèrent sur des libellés
appelant, entre autres, à l'instauration d'un environnement
favorable, à tous les niveaux, au soutien d'une croissance
économique et d'un développement soutenus, et au soutien des
efforts africains en faveur de la paix et de la stabilité,
fournis en conformité avec le respect des droits de l'Homme et
des libertés fondamentales (56(a)). Des concertations
officieuses furent tenues et un accord fut réalisé sur le
soutien de l'accès aux services de soins de santé (58(a)), en
tant que partie intégrante du paquet conclu sur la question de
la santé (Voir le chapitre consacré au thème de Santé et
Développement Durable).
Le Texte Final: Le chapitre affirme l'engagement de la
communauté internationale pour le soutien du développement
durable en Afrique, à travers le traitement des défis
particuliers consistant à entreprendre des actions concrètes
pour la mise en application du Plan d'Action 21 en Afrique,
dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le Développement de
l'Afrique (NEPAD). Le chapitre met l'accent, entre autres, sur
le besoin de:
-
Soutenir les programmes et les partenariats visant à
s'assurer de l'accès universel à l'énergie pour au moins 35%
de la population africaine, dans un délai de 20 ans;
-
Mobiliser des ressources pour le traitement de
l'adaptation de l'Afrique aux effets adverses des
changements climatiques, y compris l'élévation du niveau des
mers et la variabilité climatique, et pour la mise en place
de stratégies nationales en matière de changement
climatique;
-
Soutenir l'utilisation durable des ressources génétiques
de l'Afrique, et le partage juste et équitable des avantages
tirés des de leur utilisation;
-
Promouvoir la mise au point et de la diffusion des
technologies;
-
Soutenir les régimes fonciers;
-
Accroitre les capacités pour la réalisation des objectifs
de développement approuvés à l'échelle mondiale dans les
domaines de l'éducation, de la lutte contre la faim et de la
sécurité alimentaire;
-
Réduire le fossé numérique et la création d'opportunités,
y compris l'accès à l'infrastructure et le transfert et
l'application des technologies;
-
Soutenir le tourisme viable;
-
Renforcer les systèmes de soins sanitaires, et mobiliser
le soutien financier pour la mise à disposition, de manière
viable et abordable, des médicaments et des technologies
nécessaires au contrôle des maladies transmissibles, telles
que le VIH/ SIDA, le paludisme, la tuberculose et les
maladies causées par la pauvreté.
VIII bis. AUTRES INITIATIVES REGIONALES: Ce chapitre
reconnaît les initiatives entreprises aux niveaux régional,
sous-régional et trans-régional, pour la promotion du
développement durable. La plupart des paragraphes avaient été
finalisés à la PrepCom IV. La seule question restée en suspens
concerne "le Programme d'Action Régional pour un Développement
Durable Ecologiquement Rationnel et l'Initiative Kitakyushu
pour un Environnement Propre," dans le chapitre consacré à
l'Asie et le Pacifique (70). Les ministres ôtèrent les
crochets qui entouraient le paragraphe, après éclaircissement.
Le Texte Final: Le Développement Durable en Amérique
Latine et aux Caraïbes: Les actions retenues dans ce
chapitre portent sur le traitement de la biodiversité, des
ressources en eau, de la vulnérabilité et des villes durables,
des aspects sociaux (y compris la santé et la pauvreté), des
aspects économiques (y compris l'énergie) et des accords
institutionnels (y compris le renforcement des capacités, les
indicateurs et la participation de la société civile). Le
chapitre encourage aussi la prise de mesures pour le
renforcement de la coopération Sud-Sud.
Le Développement Durable en Asie et le Pacifique: Le
texte appelle à des actions dans les domaines suivants:
renforcement des capacités pour le développement durable;
réduction de la pauvreté; production propre et énergie viable;
gestion des sols et conservation de la biodiversité;
protection et gestion et accès aux ressources en eau; les
océans, les ressources marines et côtières et le développement
durable des PEID; et l'atmosphère et les changements
climatiques.
Le Développement Durable dans la Région d'Asie Occidentale:
Le texte endosse les actions suivantes: allégement de la
pauvreté; allégement de la dette; et la gestion durable des
ressources naturelles, y compris, entre autres, la gestion des
ressources en eau, la mise en œuvre des programmes pour la
lutte contre la désertification, la gestion intégrée des
littoraux, et le contrôle de la pollution des sols et de
l'eau.
Le Développement Durable pour la Région de la Commission
Economique Européenne (CEE): En vue du traitement des
trois piliers du développement durable, sur un mode de soutien
mutuel entre eux, la région identifia ses actions prioritaires
dans les paragraphes 32 à 46 de la déclaration ministérielle.
IX. LES MOYENS DE MISE EN ŒUVRE: Ce chapitre contient
des sections consacrées aux thèmes du financement, du
commerce, du transfert des technologies, du renforcement des
capacités et de la sensibilisation. Les sections réservées aux
questions du financement et du commerce avaient été transmises
par PrepCom IV, avec de nombreux crochets dans les paragraphes
portant, entre autres, sur la mobilisation des ressources
financières, sur les engagements relatifs à l'APD, pris dans
le cadre du Consensus de Monterrey, sur la reconstitution de
fonds du FEM, sur la Conférence Ministérielle de Doha, sur les
subventions, et sur l'appui mutuel entre l'environnement et le
commerce.
Le débat autour des éléments non liés au commerce eut lieu
d'abord dans le cadre de Vienne. Les éléments ayant trait au
commerce et au financement furent pris en charge par un groupe
de contact modéré par l'Ambassadeur John Ashe. Ce dernier
présenta, en guise de plate-forme de discussion, une version
révisée du texte de Bali sur les questions du commerce, du
financement et de la mondialisation. La révision de texte
intégrait l'actuel chapitre consacré au thème du Développement
Durable à l'Ere de la Mondialisation dans la section portant
sur les Moyens de Mise en Œuvre.
Les révisions avaient été, dans une large mesure, opérées
sur la base des discussions menées au cours de la réunion du
comité des "Amis du Président," qui s'était déroulée à New
York, en juillet dernier. Le G-77/Chine requit la restitution
du chapitre consacré au thème du Développement Durable à l'Ere
de la Mondialisation (voir le chapitre portant sur le
Développement Durable à l'Ere de la Mondialisation). Les
questions en suspens furent prises en charge par le cadre de
Johannesburg, avec des contributions apportées par les
concertations officieuses conduites par Ashe, en conjonction
avec le ministre Moosa et le ministre sud-africain du
commerce, Alexander Erwin.
Au sujet du papier révisé présenté par Ashe, le G-77/Chine
estima que l'équilibre établi à Bali a été perdu. Les pays
membres du groupe demandèrent la réintroduction des libellés
retenus dans le Consensus de Monterrey concernant: la dette
extérieure; la participation effective des pays en
développement dans les négociations ayant trait au commerce
international; les tarifs; et la dimension de développement
dans les négociations du commerce international. Le
paragraphe, avancé par les Etats-Unis, portant sur la question
de la bonne gouvernance, fut déplacé vers le chapitre consacré
au thème du Cadre Institutionnel.
Dans le débat autour de la question du financement, il y
eut divergence de point de vue sur la référence au Principe
des responsabilités communes mais différenciées, dans le
paragraphe introductif. Le G-77/Chine fit objection aux
références à la gouvernance, dans le paragraphe portant sur la
mobilisation des ressources, et qualifia la notion de
"politique macroéconomique rationnelle," de subjective. Les
Etats-Unis et le Japon firent objection au rôle proposé pour
le Secrétaire Général de l'ONU, dans le suivi de l'APD.
Dans la section réservée à la question du commerce
international, une bonne partie du débat refléta des
divergences de points de vue quant à l'opportunité d'aller
au-delà des formulations approuvées, notamment dans la
Déclaration Ministérielle de Doha. Les désaccords ont porté,
par exemple, sur le point de savoir s'il fallait "œuvrer
pour," "encourager fortement" ou "s'engager en faveur de"
l'objectif consistant à fournir un accès hors taxe et sans
quota aux exportations des pays les moins avancés.
L'UE nota que ses pays membres avaient de sérieux problèmes
avec le libellé appelant à la réduction ou à la suppression
progressive des subventions écologiquement préjudiciables
et/ou faussant le commerce. Le délégué des Etats-Unis
introduisit un texte alternatif, accueilli favorablement par
l'UE, et appelant au parachèvement du Programme de Travail de
Doha sur la question des subventions.
Il y eut un long débat autour des références à la question
du soutien mutuel entre les politiques commerciales et
environnementales, nombre de délégations se montrant
circonspects quant à la reconnaissance de quelque hiérarchie
dans laquelle le commerce aurait précédence sur
l'environnement. L'Australie, avec l'appui des Etats-Unis,
souhaita l'insertion d'un libellé appelant à s'assurer de la
compatibilité de toutes activités commerciales ou ayant
rapport avec le commerce, avec l'OMC; L'UE répondit en
affirmant que ses préoccupations avaient grandi avec chaque
nouvelle référence à l'OMC, introduite dans le paragraphe
pertinent. Le G-77/Chine rejeta la proposition de l'UE
d'insérer un libellé portant sur l'Evaluation des Effets sur
la Durabilité.
Le G-77/Chine appela, en vain, à l'insertion d'un libellé
appelant à la mise en place d'un "mécanisme" international
pour la stabilisation des prix du marché pour faire face à la
volatilité des prix des matières premières et au déclin des
termes de l'échange.
Le Texte Final: La section consacrée à la question du
Financement stipule que les objectifs de développement
approuvés à l'échelle internationale, y compris ceux figurant
dans la Déclaration du Millénaire et dans le Plan d'Action 21,
requièrent un accroissement significatif des ressources
financières, comme élaboré dans le Consensus de Monterrey,
mentionne le principe de RCMD et appelle à la mise en
application des résultats des principales conférences des
Nations Unies. Par ailleurs, la section:
-
présente la mobilisation des ressources financières comme
étant la première mesure permettant de s'assurer que le
vingt-et-unième siècle devienne le siècle du développement
durable;
-
identifie le défi consistant à s'assurer des conditions
intérieures favorables à l'épargne et à l'investissement;
-
appelle à la facilitation de flux plus important de
l'investissement extérieur direct pour le soutien des pays
en développement;
-
reconnaît qu'un accroissement substantiel de l'APD et
d'autres ressources, est requis, et appelle à la
concrétisation des engagements pertinents pris dans le cadre
de la CIFD;
-
encourage une utilisation plus efficace et plus
efficiente de l'APD;
-
traite des efforts visant à la réforme de l'architecture
financière internationale aux fins de renforcer la
transparence et l'équité;
-
accueille favorablement la troisième reconstitution de
fonds du FEM;
-
appelle à l'exploration des voies et moyens de générer de
nouvelles sources de financement public et privé; et
-
appelle à la réduction du fardeau insoutenable de la
dette et à l'accélération de la mise en application de
l'initiative améliorée en faveur des Pays Pauvres Lourdement
Endettés (HIPC).
La section consacrée au thème du commerce international,
reconnaît le rôle important que peut jouer le commerce dans la
réalisation du développement durable et l'éradication de la
pauvreté, et encourage les Etats membres de l'OMC à poursuivre
le programme de travail approuvé à la Quatrième Conférence
Ministérielle de l'OMC. Les membres sont également encouragés
à:
-
faciliter l'accession de tous les pays en développement;
-
mettre en œuvre une assistance technique substantielle et
des mesures de renforcement des capacités dans les domaines
ayant rapport avec le commerce international et soutenir le
Fonds Fiduciaire Mondial de l'Agenda de Développement de
Doha;
-
mettre en application la Nouvelle Stratégie de
Coopération Technique de l'OMC; et
-
soutenir la mise en œuvre du Cadre Intégré pour
l'Assistance Technique en matière de Commerce International,
en faveur des Pays les Moins Avancés.
Elle appelle également:
-
à une détermination de traiter les difficultés posées aux
pays en développement dans la mise en application de
certains accords et certaines décisions de l'OMC;
-
à la concrétisation des engagements pris par les membres
de l'OMC, notamment concernant l'accès aux marchés;
-
à la concrétisation d'un engagement en faveur de
l'initiation de négociations, au sein de l'OMC, dans le
cadre de l'Accord sur l'Agriculture, en vue, entre autres,
d'une suppression progressive de toutes forme de subventions
à l'export;
-
à l'engagement des pays industrialisés à œuvrer en faveur
d'un accès hors taxe et hors quota pour les exportations des
pays les moins avancés;
-
à des engagements pour le traitement des questions et des
préoccupations ayant trait au commerce, affectant
l'intégration des économies à petite échelle et vulnérables;
-
au renforcement des capacités des pays dépendants des
matières premières pour les aider à diversifier; et
-
à l’amélioration des avantages pouvant être tirés par les
pays en développement et les pays en transition économique,
de la libéralisation du commerce, y compris, à travers la
mise en place de partenariats publics-privés.
La section appelle aussi à l'amélioration du soutien mutuel
entre les politiques mises en place dans les domaines du
commerce, de l'environnement et du développement, aux fins de
réaliser le développement durable, à travers l'entreprise
d'actions dans les cadres de la Commission de l'OMC chargée du
Commerce et de l'Environnement et de la Commission de l'OMC
chargée du Commerce et du Développement, la finalisation du
Programme de travail de Doha, et l'assistance technique, en
passant par la coopération entre les Secrétariats de l'OMC et
des organes des Nations Unies. En outre, la section consacrée
à la question du commerce international: encourage
l'utilisation volontaire de l'évaluation des effets
environnementaux et promeut l'appui mutuel entre le système du
commerce international et les accords environnementaux
multilatéraux, conformément aux objectifs de développement
durable et, en soutien au programme de travail de l'OMC. La
section traite également:
-
de la Déclaration de Doha sur le rapport entre l'Accord
TRIPS et la Santé Publique;
-
des mesures environnementales utilisées comme
restrictions commerciales déguisées;
-
des mesures unilatérales;
-
de l'autodétermination des peuples; et
-
de la Déclaration sur les Principes du Droit
International Concernant les Relations Amicales entre la
Coopération entre les Etats.
D'autres sections traitent du transfert des technologies,
du renforcement des capacités, et des programmes de
sensibilisation, en tant que contributions cruciales au
développement durable, et de l'accès à l'information
environnementale et aux procédures judiciaires et
administratives.
X. CADRE INSTITUTIONNEL DU DEVELOPPEMENT DURABLE: Les
négociations autour du Chapitre X, se déroulèrent, tout au
long de la conférence, dans un groupe de contact, de
composition non limitée, coprésidé par Lars-Goran Engfeldt
(Suède) et Ositadinma Anaedu (Nigéria). Ce format, établi
durant les PrepComs, fut occasionnellement modéré par Koen
Davidse (Pays-Bas). Le groupe se réunit, à titre officieux,
durant les consultations officieuses qui avait précédé le
SMDD, et travailla en session continue, tout au long du SMDD,
avec des pauses pour la tenue de concertations officieuses
entre les délégations intéressées.
Le groupe de contact aborda la plupart des questions
controversées transmises par le processus préparatoire. Parmi
ces dernières:
-
la formulation des Principes des RCMD (120);
-
la promotion de la règle de droit, du respect des droits
de l'Homme et des libertés fondamentales et du renforcement
des institutions gouvernementales (121(d));
-
le libellé consacré au thème du commerce et du
financement (122(b) et (c));
-
l'expansion du mandat du FEM, de ses ressources et de son
rôle potentiel en tant que mécanisme financier pour la CCD
(122(e), 139(a) et (b));
-
l'accroissement des fonds mis à disposition des accords
environnementaux multilatéraux (AEM) (122(f));
-
l'intégration de la dimension sociale (122(g));
-
la bonne gouvernance aux niveaux international et
national (123 et 146);
-
le rôle de l'ECOSOC dans le suivi du SMDD et du Consensus
de Monterrey (122(f));
-
les partenariats et leurs éventuelles modalités;
-
la mise en opération du principe des RCMD (138(c));
-
la non-discrimination entre les AEM (139);
-
la mise en œuvre de stratégies nationales de
développement durable, d'ici 2005 (145(b));
-
les lignes directrices devant régir l'accès public à
l'information, aux processus décisionnels et à la justice
(151); et
-
le lien entre les droits de l'Homme et la protection
environnementale (152).
Plusieurs paragraphes, tels que ceux consacrés au thème du
commerce et du financement, au FEM et au Principe des RCMD,
furent laissés dans le Chapitre X, en attendant leur
résolution dans les divers groupes de contact. La question de
la bonne gouvernance intérieure plaça le G-77 et la Chine aux
antipodes des pays industrialisés, empoisonnant les
négociations dès le départ. Elle fut enfin résolue dans le
cadre d'un paquet global, compensant l'aspect intérieur de la
gouvernance par celui ayant trait au commerce international et
au financement. Le groupe de contact ne parvint pas à
parachever ses négociations autour de la plupart des questions
importantes, qui furent alors renvoyées au cadre de Vienne
puis enfin, au cadre de Johannesburg.
Le groupe de contact fut chargé par le cadre de
Johannesburg, de poursuivre les délibérations et les
Coprésidents présentèrent un paquet consistant en une
proposition de compromis comportant de nouveaux libellés sur
les questions des droits de l'Homme, de la dimension sociale,
de la bonne gouvernance, des partenariats et de l'accès à
l'information. Les délégués ne parvinrent pas, toutefois, à
redémarrer des négociations de fonds, l'UE ayant fait
objection, pour des raisons de procédure, à la suppression de
nombre de paragraphes jugés redondants, parce que portant sur
des points traités ailleurs dans le texte et ce, comme
approuvé par le G-77/Chine et appuyé par les Etats-Unis et
d'autres délégations, et ayant insisté sur la re-formulation
de divers autres libellés. Compte tenu de l'absence de tout
progrès au sein du groupe de contact, les concertations
officieuses ministérielles prirent en charge les questions
restées en suspens, avec le Président Moosa avançant un
dernier paquet de proposition de texte "à prendre ou à
laisser." Au terme de leur débat, les délégués adoptèrent le
texte proposé, moyennant l'introduction de deux amendements
mineurs.
Le Texte Final: L'introduction du chapitre stipule
qu'un cadre institutionnel efficace pour le développement
durable, à tous les niveaux, se fonde sur la "pleine
application" du Plan d'Action 21, des résultats du SMDD et des
autres objectifs de développement approuvés à l'échelle
internationale. Il présente les objectifs, notamment le
renforcement de la cohérence, de la coordination, du suivi et
de l'accroissement de l'efficacité et de l'efficience à
l'intérieur et à l'extérieur du système des Nations Unies,
l'impulsion de la participation, et le renforcement des
capacités, en particulier, dans les pays en développement.
Dans la section consacrée au niveau international, le
chapitre appelle: à l'intégration des objectifs de
développement durable dans les politiques, les programmes de
travail et les directives opérationnelles des agences des
Nations Unies, des institutions du commerce international et
des institutions financières, "dans le cadre de leurs
mandats"; au renforcement de la collaboration au sein du
système des Nations Unies; à la mise en application des
décisions concernant la gouvernance environnementale
internationale, adoptées par le Conseil d'Administration du
PNUE et à l'invitation de l'Assemblée Générale de l'ONU de
traiter la question de l'adhésion universelle au Conseil
d'Administration; à la promotion de la bonne gouvernance au
niveau international; et à un engagement en faveur des idéaux
des Nations Unies et au renforcement de l'ONU et d'autres
institutions multilatérales.
Le chapitre appelle également l'Assemblée Générale de l'ONU
à adopter le développement durable en tant qu'élément clé du
cadre général des activités des Nations Unies.
La section consacrée à l'ECOSOC réaffirme le rôle de ce
dernier dans la supervision de la coordination et de
l'intégration des trois piliers du développement durable dans
l'ensemble du système des Nations Unies, et de s'assurer,
entre autres, de l'existence d'un "lien étroit" entre son rôle
dans le suivi du Sommet et du Consensus de Monterrey, "de
manière soutenue et coordonnée."
Le chapitre appelle à l'impulsion du rôle de la CDD,
notamment dans l'évaluation des progrès réalisés dans la mise
en application du Plan d'Action 21, le traitement des nouveaux
défis et la limitation du nombre de thèmes devant être abordés
à chaque session. La CDD devrait servir de point focal pour la
discussion des partenariats, envisager une utilisation plus
efficace des rapports nationaux et des expériences régionales,
et promouvoir l'échange des bonnes pratiques.
Elle devrait également délimiter le programme et la durée
des réunions intersessions, les modalités pratiques des
modalités des programmes de travail de la CDD devant être
traitées à sa prochaine session.
La section consacrée aux institutions internationales note
que leur renforcement est un processus évolutif. Elle souligne
le besoin d'améliorer la coordination entre elles dans la mise
en œuvre du Plan d'Action 21, des résultats du SMDD, et des
aspects ayant trait au développement durable de la Déclaration
du Millénaire, du Consensus de Monterrey et de la Déclaration
Ministérielle de Doha. Elle requiert du Secrétaire Général de
l'ONU, de promouvoir une coordination étendue à l'ensemble du
système des Nations Unies, à travers le haut conseil général.
Elle souligne aussi que le soutien du programme Capacités 21
du PNUE et le renforcement de la coopération entre le PNUE et
divers organes des Nations Unies, les agences spécialisées,
les Institutions de Bretton Woods et l'OMC. Elle appelle à la
rationalisation du calendrier des réunions sur le
développement durable, en réduisant leur nombre en faveur
d'une meilleure mise en application des décisions et d'une
meilleure utilisation des technologies d'information.
La section consacrée aux arrangements institutionnels au
niveau régional, appelle les commissions régionales à
améliorer leurs capacités, à encourager la participation de
l'ensemble des parties prenantes, à édifier des partenariats
et à soutenir les programmes régionaux.
La section consacrée aux cadres institutionnels au niveau
national, note que les Etats se doivent de renforcer les
mécanismes disponibles, de formuler, sans tarder, des
stratégies de développement durable et de "commencer leur mise
en application d'ici 2005," de promouvoir la participation du
public et son accès à l'information, à la formulation des
politiques et aux prises de décisions, de promouvoir
l'établissement de conseils de développement durable,
d'améliorer les arrangements institutionnels nationaux ayant
trait au développement durable, et le rôle et les capacités
des collectivités locales.
La dernière section appelle à l'impulsion des partenariats,
notamment avec l'ensemble des groupes principaux, reconnaît la
"considération accordée au lien éventuel entre environnement
et droits de l'Homme, notamment le droit au développement," et
encourage la participation des jeunes.
LE DOCUMENT POLITIQUE
La Déclaration de Johannesburg fut examinée dans les
consultations officieuses tenues au cours de la deuxième
semaine du Sommet. Les "éléments" de la déclaration, élaborés
durant le PrepCom de Bali, furent développés en un texte de 69
paragraphes qui fut circulé, par les Sud-africains, dans
nombre de délégations et de groupes. Le lundi 2 septembre, le
texte fut soumis à titre de document officiel (A/CONF.199/L.6)
et subit, ultérieurement, deux révisions. Le texte complet fut
émis dans les dernières heures du Sommet sous la référence
A/CONF.199/L.6/Rev.2, avec un corrigendum (Corr.1).
Les Sud-africains souhaitèrent recueillir les points de vue
des diverses délégations, et un grand nombre de commentaires
furent présentés, plusieurs d'entre eux notant que le premier
projet de Déclaration était long plus que de raison et qu'il
contenait trop de détails. Les délégués présentèrent des
commentaires sur des articles de fond, cruciaux pour la
négociation du Plan de Mise en Œuvre. Le rythme du travail de
finalisation du Plan eut une incidence sur le rendez-vous de
la soumission du projet de déclaration, les auteurs s'étant
efforcés, dans un processus de rédaction parallèle, de
produire un texte reflétant un maximum de points consensuels
pour complémenter le Plan. De sérieuses contraintes de temps
empêchèrent la négociation du texte, laissant ainsi la teneur
du produit final à la discrétion du pays hôte. Les délégués
s'accordèrent également sur le traitement de la Déclaration de
Johannesburg, dans la Plénière, aux fins d'éviter toute
duplication des débats au sein de la Grande Commission.
Une dernière réunion cruciale regroupant les principaux
acteurs fut tenue dans la matinée du 4 septembre, sous la
Présidence de l'Afrique du Sud, devait apporter les dernières
contributions au texte évolutif. A 18h, lors de la session de
clôture de la Conférence, toutefois, plusieurs délégations
cherchèrent, dans une tentative de dernière minute, à
introduire des amendements reflétant les positions auxquelles
elles tenaient. A 19h40, le Président présenta le consensus à
la Plénière, et le Document Politique fut adopté à
l'unanimité.
LE TEXTE FINAL: "La Déclaration de Johannesburg sur le
Développement Durable" est un document de trois pages,
comprenant six chapitres. Elle réaffirme, "à partir de ce
continent, berceau de l'humanité," l'engagement en faveur du
développement durable et de l'édification d'une société
mondiale humaine, équitable, compatissante et consciente du
besoin de dignité humaine pour tous. Elle met en exergue les
trois piliers du développement durable à tous les niveaux et
la résolution commune pour l'éradication de la pauvreté, le
changement des modes non viables de consommation et de
production, et la protection et la bonne gestion des
ressources naturelles de base. Retraçant le chemin parcouru de
Stockholm, à Rio, à Johannesburg, elle traite des défis
actuels, tels que l'aggravation du fossé entre riches et
pauvres, la dégradation de la biodiversité, la
désertification, la pollution, les profits et les coûts de la
mondialisation, et la perte de confiance dans les systèmes
démocratiques.
La Déclaration souligne également l'importance de la
solidarité humaine et encourage la promotion du dialogue et de
la coopération entre les civilisations du monde. Elle se
félicite des décisions prises en matière d'objectifs, de
calendriers et de partenariats pour l'amélioration de l'accès
à l'eau salubre, de l'assainissement, de l'énergie, des soins
de santé, de l'alimentation et de la protection de la
biodiversité.
Elle met en relief la nécessité de l'accès aux ressources
financières, de l'ouverture des marchés et du transfert des
technologies. Elle réaffirme les engagements pour le
traitement des menaces posées par l'occupation étrangère et
des conflits armés, la corruption, le terrorisme et
l'intolérance sous toutes ses formes, et pour la lutte contre
les maladies chroniques transmissibles, telles que le
VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose.
Le document met également l'accent sur la promotion et
l'émancipation de la femme, et sur le rôle vital des peuples
indigènes. Il réaffirme l'engagement en faveur de la
concrétisation des Objectifs de Développement du Millénaire,
de l'accroissement de l'APD, de la mise en application des
initiatives régionales, telles que le NEPAD, et de la
satisfaction des exigences des PEID et des PMA. Il souligne,
le besoin de créer de meilleures opportunités d'emploi, et
pour le secteur privé, de mettre en pratique l'imputabilité
des entreprises.
La Déclaration réaffirme l'engagement de tous les pays en
faveur de la Charte des Nations Unies et du droit
international, appelle au renforcement du multilatéralisme et
s'engage à la mise en place d'un processus d'intégration,
impliquant l'ensemble des principaux groupes sociaux.
Elle termine par l'expression d'une profonde gratitude au
peuple et au gouvernement d'Afrique du Sud, pour leur
hospitalité et pour l'excellente organisation du SMDD.
LA PLENIERE DE CLOTURE
Le Président du SMDD, Mbeki, ouvrit la dernière séance
Plénière, en commençant par un événement consacré à l'ensemble
des parties prenantes et en appelant les Principaux Groupes
Sociaux à présenter leurs déclarations. Le porte-parole des
Jeunes appela à l'annulation de la dette et à l'arrêt des
subventions agricoles dans les pays industrialisés; critiqua
l'absence d'une volonté de "désarmement" et le manque
d'attention accordé aux changements climatiques dans le Plan
de Mise en Œuvre, se félicitant, toutefois, des efforts
fournis par les participants pour travailler ensemble. Le
porte-parole des Peuples Indigènes présenta leur Déclaration
de Kimberly et leur plan concernant l'évaluation des progrès
réalisés depuis Rio. Le porte-parole des ONG fit part de sa
déception face à la renégociation de certains résultats de
Rio, opérée durant le SMDD, face à l'inadéquation des actions
entreprises au cours des dix dernières années, face au manque
de transparence d'une certaine partie des échanges effectués
durant le SMDD. Le porte-parole des Collectivités Locales
souligna l'implication du niveau local était essentielle pour
la mise en application des accords internationaux.
Le porte porte-parole des Syndicats rappela à la Plénière
que les travailleurs constituaient l'élément le plus important
en nombre, des parties prenantes, que des emplois décents et
des conditions de travail convenables sont essentiels pour
l'allégement de la pauvreté, et que des processus transitoires
seront nécessaires pour le passage à des modes de production
durables.
Le porte-parole du Commerce et de l'Industrie mit en relief
le rôle des consommateurs, y compris des jeunes, et reconnut
le besoin de l'imputabilité et de la transparence des
entreprises, y compris l'utilisation de l'Initiative Mondiale
pour l'Etablissement des Rapports.
Le porte-parole de la Communauté Scientifique et
Technologique appela à la mise en place d'un conseil "S&T" au
sein de la CDD et à la mise en œuvre d'un ensemble
d'indicateurs communément acceptés.
Le porte-parole des Agriculteurs encouragea les Nations
Unies à poursuivre l'intégration des groupes d'agriculteurs et
à se concerter avec eux sur les thèmes de WEHAB. La
porte-parole des Femmes, déplora le décalage entre les
déclarations des chefs de délégation et les textes de
négociation.
Le Président Mbeki introduisit, ensuite, le Rapport du
Comité des Accréditations (A/CONF.199/15). Les délégués
l'adoptèrent. La Ministre Dlamini-Zuma parla de l'élaboration des papiers-cadres de WEHAB,
des Plénières organisées en Partenariats et introduisit les
Rapports de Synthèse des Réunions organisées en Partenariats
(A/CONF.199/ 16 et 16/Add.1-3). L'oratrice nota que la liste
des initiatives en matière de partenariat, introduites durant
le SMDD sera mise à disposition sous peu. Le Président de la
Grande Commission, Salim, présenta le projet de Plan de Mise
en Œuvre (A/CONF.199/ L.3/Add.1-13 et Corr.1) et, sur demande
du Président Mbeki, le document fut adopté. Un certain nombre
de pays devaient, ensuite, faire part de leur réserves ou
présenter des déclarations interprétatives. Le Saint-Siège,
avec l'Equateur et le Pérou, déclara que les activités prévues
dans le Plan de Mise en Œuvre doivent tenir compte de
l'inviolabilité de la vie et de la dignité humaine. Le
Mexique, avec le Pérou, fit part de ses réserves quant à
l'attention inadéquate accordée à la femme et à la
vulnérabilité climatique et quant à l'absence d'horizon cible,
pour l'énergie renouvelable.
Le Danemark, au nom de l'UE, déclara que les libellés
consacrés aux droits de l'Homme et à l'environnement, dans le
paragraphe 151, devraient tenir compte du travail du PNUE, du
HCNUR et d'autres organes pertinents. L'Argentine et le Chili
interprétèrent les références aux stocks halieutiques
migrateurs, dans le paragraphe 30(e), comme ciblant uniquement
les hautes mers. La Turquie déclara que les références à
l'UNCLOS ne seront pas considérées comme ayant caractère
contraignant.
L'Australie déclara que le Plan de Mise en Œuvre est sans
préjudice à ses obligations actuelles prises dans le cadre de
l'OMC et autres accords internationaux. Tuvalu déclara que les
références à l'OMC n'ont pas un caractère contraignant.
L'Equateur déclara que l'appel à la lutte contre la culture
illicite de plantes narcotiques, dans le paragraphe 38(n),
doit être mis en application de manière écologiquement
rationnelle. La Norvège et Tuvalu notèrent que le paragraphe
19(e), consacré au développement de l'énergie renouvelable, ne
doit pas être interprété comme incluant l'énergie nucléaire.
L'Inde fit part de son interprétation, que l'énergie nucléaire
y est incluse. Le délégué des Etats-Unis déclara: que le
principe des responsabilités communes mais différenciées
n'infère pas les obligations relevant du droit international;
que le libellé consacré à la responsabilité des entreprises se
réfère uniquement aux accords et aux organisations
disponibles; que la disposition concernant la mise en place
d'un régime de partage des avantages (42(o)), n'est pas
juridiquement contraignante; et que le libellé consacré aux
prestations sanitaires ne doit pas servir à promouvoir ou à
excuser l'avortement. Les déclarations interprétatives seront
attachées au rapport de la réunion.
Le Brésil, le Salvador, Malte, Sainte Lucie, l'AOSIS, la
Suisse, la Tunisie, l'Ouganda et le G-77/Chine présentèrent
également des déclarations générales.
L'UE et le Groupe de Pays de Même-Esprit présentèrent une
déclaration intitulée "La Voie à Venir en matière d'Energie
Renouvelable," et appelant: à la réduction des effets des
changements climatiques; à l'accroissement de la quote-part
mondiale de l'utilisation des sources d'énergie renouvelables
et à l'adoption d'objectifs en la matière, aux niveaux
national, régional et international; et à la promotion des
partenariats. Plusieurs autres délégations firent part de leur
appui à la Déclaration de Johannesburg.
Sur requête du Président Mbeki, le G-77 et la Chine
introduisirent, et les délégués adoptèrent, la résolution
concernant le Plan de Mise en Œuvre (A/CONF.199/L.7), qui
recommande que l'Assemblée Générale de l'ONU endosse le Plan.
Le Président Mbeki donna, ensuite, le processus de production
du Document Politique, et appela à une pause de la Plénière,
pour permettre la poursuite de son examen. A la reprise de la
Plénière, le Président nota le grand nombre de délégations
présentant des commentaires écrits ou oraux. Le Sommet adopta
ensuite le Document révisé, avec des corrections
(A/CONF.199/L.6/Rev.2 et Corr.1).
A la demande du Président, la Rapporteuse Générale, Maria
Cecilia Rozas, introduisit le projet de Rapport du SMDD,
contenant le registre des présences (A/CONF.199/L.2) et les
rapports des Plénières organisées en Partenariats et des
Tables Rondes (A/ CONF.199/L.2/Add.1-4). La Rapporteuse
Générale fut autorisée à finaliser le Rapport en concertation
avec le Secrétariat, et le Rapport fut adopté.
Le G-77/Chine introduisit, ensuite, un projet de résolution
exprimant gratitude au peuple et au gouvernement de l'Afrique
du Sud (A/CONF.199/L.8), qui fut adopté par acclamation. Le
Canada, le Danemark, au nom de l'UE, le Japon, la Palestine,
au nom du Groupe Arabe, et les Etats-Unis présentèrent des
déclarations d'appui. Le Secrétaire Général du SMDD, Desai, et
le Président Mbeki exprimèrent leurs remerciements aux
Présidents et Coprésidents, aux délégués, aux Groupes
Principaux, au personnel de soutien, au Secrétariat, aux
interprètes et aux volontaires.
Desai souligna le rôle important joué par les Principaux
Groupes Sociaux dans la définition de leurs agendas de
développement durable, et conseilla aux pays de réfléchir à ce
à quoi ils voudraient que le monde ressemble au rendez-vous de
Johannesburg+15. Il appela à une focalisation sur la réduction
de la pauvreté et la promotion de l'énergie renouvelable,
notant les engagements pris par le Canada, la Chine, l'Inde et
la Fédération de Russie, pour la ratification du Traité de
Kyoto.
Le Président Mbeki mit en exergue les messages provenant
des jeunes et des syndicats appelant à dépasser la rhétorique
politique sur les crochets et les virgules pour s'occuper plus
sérieusement de l'action à entreprendre. Il évoqua le besoin
de poursuivre la quête du multilatéralisme et d'une
gouvernance mondiale efficace apte à être en prise avec les
résultats de Johannesburg, de Monterrey et de Doha. Il clôtura
officiellement la réunion à 20h45.
BREVE ANALYSE DU SMDD
SOMMET MONDIAL POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE – DES PAS
MODESTES SUR UN LONG CHEMIN PARTANT DU BERCEAU DE L'HUMANITE
Au terme d'une semaine et demi d'intenses négociations, les
délégués et les observateurs en étaient à essayer de faire le
point des réussites et des ratées du SMDD. La fixation
d'objectifs et de calendriers est un élément central dans les
négociations, mais il se trouve que dans les faits, peu
d'attention est accordée à leur mise en application dans
l'évaluation des résultats du SMDD sur la jauge des politiques
en matière de développement durable. Il est sans doute
nécessaire d'opérer un retour sur les objectifs et le mandat
d'origine du Sommet.
En décembre 2000, l'Assemblée Générale des Nations Unies
(AGNU) décide de convoquer réunion consacrée à l'évaluation
décennale des progrès réalisés depuis la CNUED (A/RES/55/199).
Nonobstant les efforts déployés, depuis la Conférence de
Stockholm de 1972, pour la protection de l'environnement et
des ressources naturelles, l'AGNU, exprimant ses
préoccupations face à la détérioration continue enregistrée
dans ces domaines, devait ainsi appeler le Sommet Mondial pour
le Développement Durable à se focaliser sur l'état
d'avancement de la mise en application du Plan d'Action 21 et
autres résultats du Sommet de la Terre.
Le Mandat du SMDD consistait à identifier de nouvelles
mesures permettant de mettre en œuvre les accords de Rio et à
déterminer les domaines où davantage d'efforts et d'actions
sont nécessaires, ainsi que les nouveaux défis à relever et
les nouvelles opportunités à saisir. Le SMDD devait également
s'assurer de l'équilibre entre les considérations économiques,
sociales et environnementales et revigorer l'engagement
mondial en faveur du développement durable.
Les objectifs officiels de la tenue de "Rio+10" étant ce
qu'ils sont, nombre d'intéressés aux processus de la
Commission du Développement Durable (CDD) ont fait par d'une
certaine ambivalence concernant le déroulement des choses au
cours des deux années de la phase de planification du Sommet.
Le texte de l'AGNU était bien clair et les hôtes sud-africains
étaient tout à fait déterminés à produire un plan d'action
sensé, mais las, le reste du monde avait le sentiment que cet
anniversaire allait se tenir parce qu'il est programmé et non
parce qu'il répond à des inspirations plus profondes.
Avec pour point de référence, la décision même de l'AGNU,
la brève analyse ci-après tentera de passer en revue les
réussites et les ratées immédiates de la réunion, et les
nouveaux défis à relever en 2002 et au delà.
DAVANTAGE D'EFFORTS SONT NECESSAIRES
Le Plan de Mise en Œuvre contient plus d'une trentaine
d'objectifs (quoique plusieurs d'entre eux émanent des
Objectifs de Développement du Millénaire et d'autres accords).
Nombre de délégués et d'observateurs ont mentionné parmi les
réussites, le déplacement de la focalisation vers l'aspect
social et, en particulier, vers l'éradication de la pauvreté,
l'assainissement et la santé. Certains ont présenté les
engagements modestes à la prise de mesures visant à contribuer
à la réhabilitation des stocks halieutiques, à l'entreprise
d'actions visant à la gestion rationnelle des substances
chimiques et à la mise en place d'un régime de partage des
avantages dans le cadre de la Convention sur la Diversité
Biologique (CDB), comme répondant à l'appel de l'AGNU
concernant l'identification des domaines où davantage
d'efforts sont nécessaires. D'autres, enfin, ont mentionné les
ressources engagées en faveur du FEM et l'inclusion de la
désertification en tant que nouveau domaine de focalisation.
La vision des différentes délégations était claire, dés le
départ, au sujet des domaines nécessitant davantage
d'attention, grâce au travail préparatoire effectué sur les
thèmes WEHAB (l'eau et l'assainissement, l'énergie, la santé,
l'agriculture et la biodiversité), identifiés par le
Secrétaire Général. La fin du Sommet a vu un certain nombre
d'engagements en faveur des domaines de WEHAB, mentionnés dans
le cadre du Plan de Mise en Œuvre et rattachés aux engagements
financiers et les partenariats de Type II.
Par exemple, un certain nombre d'initiatives, rendues
publiques au cours du Sommet, sont venues soutenir le Plan de
Mise en Œuvre, dans son engagement consistant à réduire de
moitié le nombre de personnes ne disposant pas d'accès à
l'assainissement, d'ici 2015, parallèlement à l'Objectif de la
Déclaration du Millénaire, visant à réduire le nombre de
personnes ne disposant pas d'accès à l'eau potable, d'ici
2015. Les Etats-Unis ont annoncé des investissements de
l'ordre de 970 millions de dollars dans les projets ayant
trait à l'eau et à l'assainissement; l'UE a annoncé le
lancement de son initiative "L'eau au service de la Vie"; et
les Nations Unies ont reçu 21 initiatives dans les domaines et
l'eau et de l'assainissement, d'une valeur d'au moins 20
millions de dollars. De même, l'engagement du Plan de Mise en
Œuvre dans le domaine de l'énergie a été accompagné par des
engagements financiers pris par l'UE (700 millions de
dollars), les Etats-Unis (43 millions de dollars) et par 32
initiatives de partenariat séparées, d'une valeur de près de
26 millions de dollars.
D'autres engagements importants pris par la réunion
devaient porter sur: l'utilisation et la production des
substances chimiques de manière non préjudiciable à la santé
humaine et à l'environnement; la réduction des pertes de
biodiversité d'ici 2010; la réhabilitation des pêches à un
niveau optimal viable, d'ici, 2015; l'établissement d'un
réseau représentatif de zones marines protégés, d'ici 2012;
l'amélioration de l'accès des pays en développement aux
substituts écologiquement rationnels des substances chimiques
nocives à l'ozone, d'ici 2010; et l'entreprise, d'ici 2004,
d'initiatives pour la mise en application du Programme
d'Action Mondial de Protection de l'Environnement Marin contre
les Sources de Pollution Continentales. A cette liste de
résultats négociés, il y lieu d'ajouter l'annonce, faite par
la Fédération de Russie, affirmant leur intention de ratifier
le Traité de Kyoto. Cela signifie qu'en dépit (certains
diraient à cause) des tentatives des Etats-Unis de saborder le
Traité, le soutien multilatéral en faveur du régime relatif
aux changements climatiques, sponsorisé par les Nations Unies,
est intact et qu'il est possible que le Traité puisse entrer
en vigueur début 2003.
Enfin le Plan de Mise en Œuvre est remarquable pour le
traitement des questions qui s'y trouvent, de manière
reflétant les développements survenus depuis 1992. D'abord, il
comprend un chapitre séparé consacré à la mondialisation –
phénomène à peine mentionné dans l'agenda politique de 1992.
Un autre développement aussi, le traitement de sujets tels que
celui de la pauvreté. Contrairement au Plan d'Action 21, le
Plan de Mise en Œuvre reconnaît la pauvreté, en guise de thème
courant, en rapport avec des dimensions multiples, allant de
l'accès à l'énergie, à l'eau et à l'assainissement, jusqu'au
partage équitable des avantages tirés de l'utilisation de la
biodiversité. Ceci reflète, en ce qui concerne la question de
la pauvreté, un abandon de la focalisation sur l'idée d'un
revenu unidimensionnel, et l'adoption d'une approche
multidimensionnelle, englobant une vision favorisant la notion
"de moyens de vivre durables."
Mais l'image complète du SMDD ne se réduit pas uniquement
aux Plan de Mise en Œuvre et autres produits qui lui sont
rattachés. Les accomplissements du Sommet ont intéressé
également une multitude d'autres activités, de mises en réseau
et de présentations d'exposés – toutes trouvant leur origine,
dans le Sommet de Rio.
LES ACCOMPLISSEMENTS PAR DELA LES NEGOCIATIONS
L'étude critique des libellés négociés est, bien entendu,
importante, mais les autres résultats produits par le Sommet
ne doit pas, pour autant, être négligés dans l'évaluation des
progrès réalisés depuis Rio. En effet, nombres d'avancées ont
été mises en évidence. La première d'entre elles, est l'appel
à une meilleure intégration "des trois piliers du
développement durable." Les besoins économiques et sociaux ont
été autant à l'ordre du jour de Johannesburg que les
considérations environnementales, qui avaient été le thème
prédominant de Rio. Le traitement plus intégré réservé aux
trois piliers, est indicatif de la manière dont la question du
développement durable a évolué, ces dix dernières années.
Cette intégration améliorée était évidente dans
pratiquement tous les débats qui ont eu lieu, et notamment
celui qui a porté sur l'appel à l'accroissement des synergies
entre les conventions de Rio et à davantage d'attention aux
processus concourants des Nations Unies dans les domaines du
financement et du développement social (Monterrey, les
Objectifs de Développement du Millénaire et autres conférences
internationales). A signaler aussi, qu'un nombre plus
important d'officiels issus des ministères de développement,
du commerce et des affaires étrangères semblent avoir assisté
aux travaux et qu'il y a désormais grand espoir de voir les
futures réunions accueillir une représentation plus importante
des secteurs autres que celui de l'environnement.
Du point de vue non-étatique, la participation, des femmes,
des jeunes, des ONG, des parlementaires, des syndicats, des
collectivités locales, des scientifiques et d'autres parties
prenantes, a été plus importante, dans les salles de réunions,
qu'elle ne l'était à Rio, où bon nombre de groupes sociaux
principaux n'avaient été impliqués, de manière pratiquement
exclusive, qu'à l'extérieur des séances de négociation
sessions. Parallèlement aux activités menées par ces mêmes
groupes sociaux à l'extérieur de l'enceinte des réunions, les
divers sites consacrés aux manifestations organisées en marge
du Sommet, ont assisté au déploiement d'une gamme de visions
innovantes intéressant le développement durable. Un groupe
social dont la participation s'est renforcée de manière
significative, est celui du commerce et de l'industrie. La
vision des besoins du développement durable, par le secteur
privé, la reconnaissance du rôle clé du commerce et de
l'industrie dans ce domaine, par les organisateurs de la
conférence, et l'implication de la communauté des affaires
dans les partenariats et le financement accordé à leurs
édifications, ont constitué autant de développements nouveaux,
largement bien accueillis.
La tenue du Sommet en Afrique a été également un élément
significatif. Il a donné l'occasion de mettre en exergue les
problèmes particulièrement sérieux posés au continent, aux
plans social, économique et environnemental, y compris celui
des effets actuels et futurs du VIH/SIDA, de la
désertification, de la sécurité alimentaire et autres
considérations cruciales.
Les intérêts divergents des différents pays interviennent
forcément pour limiter la teneur et la portée des résultats
des réunions des Nations Unies, mais cette réalité ne doit
diminuer en rien, le rôle unique joué par l'ONU dans
l'élaboration des accords internationaux, ou le rôle
catalyseur de ces Sommets, dans l'évolution de la réalité des
lieux de travail, des communautés et des institutions, partout
dans le monde.
LES DEFIS A RELEVER ET LES OPPORTUNITES A SAISIR
Alors que les délégués s'apprêtent à rentrer chez eux, au
moins trois domaines, présentant des défis à relever et des
opportunités à saisir, ayant émergé durant le SMDD, restent
encore ouverts devant eux: le round de Doha des négociations
de l'OMC; la responsabilité et l'imputabilité des entreprises;
et le sentiment émergent que le système de gouvernance
multilatéral pourrait avoir à trouver de nouveaux moyens de
faire avancer la cause du développement durable à l'ère de la
mondialisation.
Les thèmes du SMDD ont été déployés dans les cadres plus
larges de l'après-guerre froide, de l'ère de la
mondialisation, de l'ascendance de l'OMC et des récents
efforts fournis par la communauté internationale pour
internationalisation d'un ordre du jour social et
développemental, à travers les Objectifs de la Déclaration du
Millénaire et les engagements de Monterrey. Dans l'absence
d'une Organisation Mondiale de Environnement, le SMDD, a
fourni aux dirigeants politiques du monde entier, une rare
occasion d'exprimer leur soutien et de presser pour de
nouveaux progrès dans l'ordre du jour du développement durable
à l'intérieur et à delà du système des Nations Unies,
notamment au sein de l'OMC, de la Banque Mondiale et du FEM.
Cependant, leur message ne sera vraiment convaincant, que
lorsque les ministres du commerce et des finances des divers
gouvernements nationaux seront entièrement impliqués dans les
engagements ayant trait au développement durable.
La question qui a occupé les esprits à Johannesburg, était
de savoir comment les signaux envoyés par le Sommet allaient
influencer l'orientation de la mondialisation et les
négociations de la prochaine réunion de Doha. Certains
participants ont osé espérer voir le Sommet, pour reprendre
les mots du nouveau Directeur Général de l'OMC, Supachai
Panitchpakdi, contribuer à "faire de l'ordre du jour de Doha,
une partie intégrante de cet ordre du jour international."
Quelques-uns ont considéré le paragraphe, âprement débattu,
consacré à la question de l'imputabilité des entreprises,
comme un tremplin permettant à la société civile de mieux
faire pression pour la négociation d'un cadre réglementaire
international pour les entreprises. La déposition
interprétative qui a émané du groupe de contact sur la
mondialisation pour suggérer que le sujet doive être traité
dans le cadre des accords déjà disponibles, est à l'évidence
une tentative de réduire les chances de négociation d'un
nouvel instrument international.
Le Sommet a également étalé des conceptions concernant le
multilatéralisme. Comme des enfants qui auraient grandi et
quitté le foyer familial pour aller répandre le bien dans le
monde, le Plan d'Action 21 et les autres résultats de la CNUED
ont mûri pour étendre les limites du système
intergouvernemental des Nations Unies. Le vague d'enthousiasme
pour le soutien des piliers économique et social du
développement durable, le caractère répandu de l'acceptation
des partenariats de Type II et de l'accroissement de la
reconnaissance que les accords environnementaux multilatéraux,
pour ne pas mentionner les programmes d'éradication de la
pauvreté et d'amélioration de l'assainissement, exigent les
efforts d'autres acteurs par delà l'Etat à lui tout seul. Ces
efforts poussent le concept du multilatéralisme au delà de la
perspective égocentrique des Etats. Le Président Sud-africain,
Mbeki, lui-même a fait état de l'impératif d'avancer à
l'encontre des tendances de compartimentalisation et de
descente au plus petit dénominateur commun, dans l'élaboration
des accords internationaux. Le besoin de revisiter l'édifice
du multilatéralisme et de la participation aux sommets
mondiaux à été également mis en relief dans l'intervention du
Président du Venezuela, Hugo Chavez, qui a déclaré que les
Chefs d'Etat se promènent dun sommet à l'autre, au moment où
leurs peuples sont en train de sombrer dans l'abîme.
La prochaine étape de l'avancement du concept du
multilatéralisme, ainsi que celle du suivi du Sommet se
déroulera de nouveau à New York. Gardant cela à l'esprit,
certains en sont maintenant à s'interroger sur le rôle futur
de la CDD et sur le type de nouveau mandat qui lui serait
assigné. Beaucoup espère qu'avec le nouveau Plan de Mise en
Œuvre, la CDD pourra se re-focaliser sur l'élaboration et la
mise en application des cadres nécessaires à faire avancer
l'ordre du jour du SMDD. Cela va exiger d'énormes évolutions
dans les niveaux de coopération à travers les agences des
Nations Unies et quelques questionnements sur la (f)utilité de
l'art de négocier pour négocier.
CONCLUSION
Maintenant que le Sommet est terminé, les réactions
mitigées enregistrées ne sont pas pour surprendre. En dépit de
la bonne organisation du Secrétariat et des prestations, la
plupart des participants et des observateurs savaient dès le
départ que ce Sommet n'allait jamais produire plus de nouveaux
manifestes et de nouveaux accords que ne l'a fait celui de
Rio. Faire le point des progrès réalisés, relève davantage de
l'analyse ordinaire de tous les jours, et personne n'avait
besoin d'une telle réunion pour savoir que la condition des
pauvres et de l'état de l'environnement n'étaient pas des plus
brillants.
Reste que si les mesures s'effectuent par rapport aux
objectifs déclarés de l'AGNU, on peut dire que le SMDD a donné
lieu à la fois à des avancées et à des reculs. A l'extérieur
des prémisses des salles de négociation, d'authentiques
activités de développement durable étaient exposées de manière
continue et là, le "développement durable" était à l'évidence
bien plus qu'un simple concept, et il était clair qu'il était
en train de changer les choses. Comme à Stockholm et à Rio,
toutefois, les effets de ce Sommet ne peuvent être jaugés dans
l'immédiat. Leur impact sur le processus international et aux
niveaux national, local et individuel ne sera visible qu'après
un certain temps.
A SUIVRE D’ICI LA FIN DE L'ANNEE 2002
57EME SESSION DE L'ASSEMBLEE GENERALE DE L'ONU:
La 57ème session de l'Assemblée Générale de l'ONU
commencera le 10 septembre 2002 au siège des Nations Unies à
New York. On y déterminera, entre autres, le futur mandat de
la CDD. Pour de plus amples renseignements, visiter:
http://www.un.org/ga/
CdP-7 de la CEM: La septième réunion de la Conférence
des Parties de la Convention sur les Espèces Migratrices (CEM)
est prévue du 18 au 24 septembre 2002, à Bonn, en Allemagne.
Pour plus d'informations, contacter: CMS Secretariat; tel:
+49-228-815-2401; fax: +49-228-815-2449; e-mail:
cms@unep.de;
Internet: http://www.wcmc.org.uk/cms/
CNI-9 sur le PIC: La neuvième session du Comité de
Négociation Intergouvernemental pour l'élaboration d'un
Instrument International Juridiquement Contraignant pour
l'Application de la Procédure du Consentement Eclairé
Préalable à Certaines Substances Chimiques et Certains
Pesticides Dangereux dans le Commerce International (PIC) se
tiendra du 30 septembre au 4 octobre 2002, à Bonn, en
Allemagne. Pour d'autres détails, contacter le Secrétariat
intérimaire: Niek van der Graaff, FAO; tel: +39-6-5705-3441;
fax: +39-6-5705-6347; e-mail:
Niek.VanderGraaff@fao.org; or
Jim Willis, UNEP Chemicals; tel: +41-22-917-8111; e-mail:
chemicals@unep.ch; Internet:
http://www.pic.int
CGRFA-9: La neuvième session de la Commission sur les
Ressources Génétiques pour l'Alimentation et l'Agriculture
(CGRFA) se réunira du 14 au 18 octobre 2002, à Rome, en
Italie. Pour d'autres renseignements, contacter: Paloma Señor;
tel: +39-06-5705-2199; fax: +39-06-5705-6347; e-mail:
Paloma.Senor@fao.org; Internet:
http://www.fao.org/ag/cgrfa/meetings.htm
ASSEMBLEE DU FEM: La seconde assemblée du Fonds pour
l'Environnement Mondial (FEM) se réunira du 16 au 18 octobre
2002, à Pékin, en Chine. Pour davantage d'informations,
contacter: GEF Secretariat; tel: +1-202-473-0508; fax:
+1-202-522-3240/3245; e-mail:
secretariatofgef@worldbank.org;
Internet:
http://www.gefonline.org/assembly/assembly.htm
CdP-8 de la CCCC: La huitième réunion de la Conférence
des Parties de la Convention-Cadre sur les Changements
Climatiques (CCCC) se déroulera du 23 octobre au 1er
novembre 2002, à New Delhi, en Inde. Pour d'autres
informations, contacter: UNFCCC Secretariat; tel:
+49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999; e-mail:
secretariat@unfccc.int; Internet:
http://unfccc.int/cop8/
SOMMET MONDIAL POUR LES ZONES MONTAGNEUSES: Ce Sommet
aura lieu du 29 octobre au 1er novembre 2002, à Bishkek, au
Kirghizstan. Pour plus de renseignements, contacter: Andrei
Iatsenia, UNEP Mountains Programme Coordinator; tel:
+41-22-917-8273; fax: +41-22-917-8036; e-mail:
iatsenia@unep.ch; Internet:
http://www.globalmountainsummit.org
CdP-12 DE LA CITES: La 12ème Conférence des
Parties de la Convention sur le Commerce International des
Espèces Menacées d'Extinction (CITES) se réunira du 3 au 15
novembre 2002, à Santiago, au Chili. La 47ème
réunion du Comité d'Organisation de la CITES aura lieu les 1er
et 2 novembre 2002, à Santiago, avant la CdP. Pour plus
d'information, contacter: CITES Secretariat; tel:
+41-22-917-8139; fax: +41-22-797-3417; e-mail:
cites@unep.ch;
Internet:
http://www.cites.org/eng/news/meetings/cop12.shtml
ITTC-33: La 33ème session du Conseil
International des Exploitants du Bois d'Œuvre Tropical (ITTC)
se déroulera du 4 au 9 novembre 2002, à Yokohama, au Japon.
Pour de plus amples détails, contacter: International Tropical
Timber Organization; tel: +81-45-223-1110; fax:
+81-45-223-1111; e-mail: itto@itto.or.jp; Internet:
http://www.itto.or.jp
CRIC-1 DE LA CCD: La première réunion de la Commission
chargée de la Revue de la Mise en Application de la Convention
sur la Lutte contre la Désertification (CRIC de la CCD) se
tiendra du 18 au 29 novembre 2002, en Italie. Pour d'autres
détails, contacter: CCD Secretariat; tel: +49-228-815-2802;
fax: +49-228-815-2898/ 99; e-mail:
secretariat@unccd.int;
Internet: http://www.unccd.int/cop/cric1/menu.php
CdP-8 DE LA CONVENTION DE RAMSAR: La huitième
Conférence des Parties de la Convention de Ramsar sur les
Zones Humides, se réunira du 18 au 26 novembre 2002, à
Valencia, en Espagne. Pour d'autres informations, contacter:
Ramsar Convention Bureau; tel: +41-22-999-0170; fax:
+41-22-999-0169; e-mail: ramsar@ramsar.org; Internet:
http://www.ramsar.org/index_cop8.htm
MdP-14 DU TRAITE DE MONTREAL: La 14ème
Réunion des Parties signataires du Traité de Montréal aura
lieu du 25 au 29 novembre 2002, à Rome, en Italie. Pour de
plus amples renseignements, contacter: Ozone Secretariat; tel:
+514-954-8219; fax: +514-954-6077; e-mail:
michael.graber@unep.org; Internet:
http://www.unep.org/ozone/mop/14mop/14mop.shtml
CdP-6 DE LA CONVENTION DE BALE: La sixième Conférence
des Parties de la Convention de Bâle se déroulera du 9 au 13
décembre 2002, à Genève, en Suisse. Pour plus d'informations,
contacter: Secretariat of the Basel Convention; tel:
+41-22-979 8218; fax: +41-22-797 3454; e-mail:
sbc@unep.ch;
Internet: http://www.basel.int |