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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 50
Mercredi 4 Septembre 2002
LES FAITS MARQUANTS DU SMDD
MARDI 3 SEPTEMBRE 2002
Les délégués près du Sommet Mondial pour le
Développement Durable (SMDD) se sont réunis en Plénière pour
entendre les déclarations des chefs d'Etats et de gouvernement
et autres officiels de haut rang, tout au long de la journée.
Des Tables rondes se sont déroulé le matin et l'après-midi
autour du thème "Faites que cela se concrétise." Le cadre de
Vienne a été convoqué le matin pour passer en revue et adopter
les libellés révisés du projet de Plan de Mise en Œuvre. La
Grande Commission s'est réunie le 4 septembre à 0h45, pour
passer en revue et adopter le texte.
LA PLENIERE
NDLR: Pour accéder aux textes et à
la couverture vidéo des orateurs, visitez http://www.un.org/events/wssd/statements/
Les chefs d'Etat et de gouvernement ci-après
ont présenté des adresses à la Plénière: Leo A. Falcam,
Micronésie; Natsagiin Bagabandi, Mongolie; Nursultan
Nazarbayev, Kazakhstan; Jan-Peter Balkenende, Pays-Bas; Zhu
Rongji, République Populaire de Chine; Alexander Kwásniewski,
Pologne; Maumoon Abdul Gayoom, Maldives; Leonid Danilovish
Kuchma, Ukraine; Mathieu Kerekou, Bénin; Lyonpo Kinzang Dorji,
Bhutan, Göran Persson, Suède; Fatos Nano, Albanie;
Jean-Bertrand Aristide, Haïti; Laisenia Qarase, Fidji, Bernard
Makuza, Rwanda; Pedro Verona Rodrigues Pires, Cap-Vert; Isaias
Afwerki, Erythrée; Vicente Fox, Mexique; Joaquim Alberto
Chissano, Mozambique; Gustavo Noboa Bejarano, Equateur;
Tuilaepa Sailele Malielegaoi, Samoa; Teburoro Tito, Kiribati;
Kjell Magne Bondevik, Norvège; Benjamin William Mkapa,
Tanzanie; Bertie Ahern, Irlande; Dragan Mikerevic,
Bosnie-Herzégovine; N’Guessan Affi, Côte d’Ivoire; Anerood
Jugnauth, Maurice; Obiang Nguema Mbasogo, Guinée Equatoriale;
Marc Ravalomanana, Madagascar; Lamine Sidime, Guinée; Pierre
Charles, Dominique et Girma Wolde Giorgis, Ethiopie.
Les Vice-présidents et les Premiers
Ministres représentant les pays suivant, ont également pris la
parole: Argentine, Belize, Hongrie, Israël, République du
Kirghizstan, Malte, Nicaragua, Panama, République Populaire de
Corée, Fédération de Russie, Iles Salomon, Tonga, Emirats
Arabes Unis et VietNam.
Les Ministres et autres représentants de
haut rang des pays suivants se sont également adressé à la
Plénières: Autriche, Azerbaïdjan, Bangladesh, Barbade, Tchad,
Chili, Congo, Cuba, Chypre, Djibouti, Egypte, Salvador,
Georgie, Guatemala, Jamahiriya arabe de Libye, Lituanie,
Luxembourg, Myanmar, Népal, Oman, Paraguay, Pakistan,
Philippines, saint Kits et Nevis, Arabie Saoudite, Sierra
Leone, Singapore, République slovaque, Somali, Sri Linka,
Suriname, Syrie, Thaïlande, Trinité et Tobago, et Yémen.
La plupart des orateurs devaient souligner
le caractère calamiteux de la crise environnementale et
l'échec de la concrétisation des promesses de Rio. Beaucoup
appelèrent le SMDD à catalyser des actions concrètes inscrites
dans des calendriers précis, et accompagnées d'engagements
financiers et de processus de suivi. Plusieurs pays firent
part de leur engagement en faveur des Objectifs de
Développement du Millénaire et mirent l'accent sur
l'allégement de la pauvreté. Beaucoup soulignèrent
l'importance des partenariats et de la coopération régionale
dans la réalisation du développement durable. Quelques
orateurs soulignèrent que la paix et la sécurité sont des
conditions préalables nécessaires au développement durable.
Quelques pays notèrent la signification de la proclamation de
l'Année Internationale des Zones Montagneuses (2002).
Les pays les moins avancés, les pays en
développement et les pays en transition économique appelèrent
à l'ouverture d'un accès accru aux marchés, à l'allégement de
la dette et à la suppression des barrières commerciales, des
mesures protectionnistes et des pratiques qui faussent la
réalité du marché, telles que les subventions agricoles dans
les pays industrialisés. Les pays les moins avancés et les
pays en développement mirent également en relief le principe
des responsabilités communes mais différenciées et notèrent le
manque de volonté politique des pays industrialisés. Plusieurs
orateurs mirent en exergue l'impératif d'un renforcement des
capacités, du transfert des technologies, d'une coopération
scientifique et de programmes de micro-crédits. Quelques
intervenants soulignèrent l'importance de l'énergie
renouvelable à petite échelle, de l'eau propre et de la
sécurité alimentaire. Deux orateurs suggérèrent de réorienter
un certain pourcentage des dépenses militaires actuelles vers
le développement durable.
Les Petits Etats Insulaires en
Développement (PEID) mirent l'accent sur leur vulnérabilité et
firent part de leurs préoccupations concernant le transport de
matériaux radioactifs, la sur-pêche, les préjudices causés aux
récifs coralliens et les effets adverses des changements
climatiques, notamment, l'élévation du niveau des mers.
Plusieurs PEID requirent un traitement préférentiel, et
appelèrent à un appui soutenu au Programme d'Action de la
Barbade. Tous les PEID, avec d'autres Etats, appelèrent à une
ratification universelle et à une application sans délais du
Traité de Kyoto.
Plusieurs pays africains encouragèrent la
communauté internationale à soutenir l'initiative du NEPAD, le
traitement de la sécheresse, la lutte contre la
désertification, et à appuyer la lutte contre le VIH/SIDA et
autres épidémies, en apportant leurs contributions au Fonds
Mondial. Quelques pays africains appelèrent à un accès aux
nouvelles technologies d'information et de communication. De
nombreux pays soulignèrent l'importance d'un développement axé
sur l'être humain et sur les droits de l'Homme, citant en
particulier le droit au développement, à la vie dans des
environnements sains et à l'égalité des sexes. Certains
évoquèrent l'équité inter-générations, la participation des
ONG, l'égalité des sexes, le respect des populations indigènes
et des enfants, et la nécessité de combattre le racisme
environnemental.
Plusieurs pays industrialisés réitérèrent
l'engagement à réaliser l'objectif consistant à réserver 0,7%
du PNB à l'APD. Quelques-uns soulignèrent la nécessité du
partage des avantages de la mondialisation. De nombreux
orateurs de pays industrialisés mirent en relief l'importance
de l'implication du secteur privé, de la réduction des modes
non viables de production et de consommation, de la
suppression des subventions et du passage de l'utilisation des
combustibles fossiles à celle des sources d'énergie
renouvelable.
Parmi les propositions particulières
avancées: la mise en place d'une Agence Mondiale pour
l'Environnement; l'ouverture d'un centre international pour le
développement durable chargé de la collecte des données
scientifiques; l'instauration d'une taxe écologique de 0,1%
sur les transactions financières internationales;
l'affectation de 50% odes dépenses militaires actuelles au
fonds pour le développement durable; l'édification d'une
nouvelle architecture financière et la démolition du FMI; la
mise en place d'un programme d'adaptation pour les pays en
développement leur permettant de s'ajuster à la mondialisation;
et un fonds de capitaux en participation pour la promotion des
services dans le domaine de l'énergie.
TABLE RONDE 2 – "FAITES EN SORTE QUE CELA
SE CONCRETISE"
Masomeh Ebtekar, Vice-présidente de la
République Islamique d'Iran et Présidente de la Table Ronde 2,
pressa les participants de traiter en particulier des voies et
moyens de mettre en œuvre les décisions du SMDD, dès le retour
à leurs pays respectifs.
Le VENEZUELA, avec d'autres Etats, proposa
l'établissement d'un fonds humanitaire international financé à
partir de l'annulation de la dette, des fonds confisqués des
activités illicites et d'un impôt sur les principales
transactions financières. Le BRESIL mit l'accent sur le
caractère vulnérable des pays en développement face aux crises
financières, appuya l'idée de fixer à 10%, l'objectif en
matière d'énergie renouvelable et mit en relief les intérêts
des pays à forte diversité biologique. L'INDE plaida pour une
approche à deux volets consistant à endiguer les modes de
consommation non viables dans les pays industrialisés et à
soutenir des modes de consommation viables dans les pays en
développement.
Le JAPON mit en exergue l'investissement
dans l'éducation et les ressources humaines, comme étant
fondamental pour l'éradication de la pauvreté. La CHINE appuya
l'amélioration de la coopération dans les domaines des
sciences, des technologies et du commerce. La MALAISIE mit
l'accent sur les centres d'excellence et sur le transfert des
technologies, notant que le fossé numérique pouvait exacerber
la pauvreté. Les MALDIVES et la MONGOLIE soulignèrent l'impact
des changements climatiques sur les petits Etats insulaires et
les pays vulnérables. L'ARMENIE parla de l'accès à l'énergie
et des préoccupations de sécurité concernant les installations
d'énergie nucléaires.
La HONGRIE traita des questions d'égalité
des sexes et de représentation équitable. La SLOVAQUIE appela
à établir un ordre des priorités pour les ressources limitées
et nota l'importance d'une approche intégrée en matière de
développement durable, aux niveaux national et international.
La REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE appela au transfert des
technologies, au renforcement des capacités, à la paix et à la
stabilité. Le GABON appela à l'allégement de la dette, à une
modification des conditions de prêts et à une approche "Plan
Marshall" pour le développement. Le GHANA souligna le besoin
de rapatrier certains fonds gouvernementaux et de maîtriser le
prix des matières premières.
La NOUVELLE ZELANDE appuya la conduite
d'évaluations par les pairs pour le contrôle du respect des
obligations ayant traits aux accords de développement durable.
CUBA mit l'accent sur le problème des flux financiers allant
des pays en développement vers les pays industrialisés sous
forme d'intérêt. KIRIBATI souligna l'importance de l'identité
culturelle, d'un accroissement des ressources financières et
signala la gravité du problème de l'épuisement des stocks
halieutiques. Le NEPAL appela à accorder une grande attention
aux populations et aux écosystèmes les plus vulnérables,
notamment des zones montagneuses. La FINLANDE souligna la
nécessité d'une coopération accrue entre les agences
domestiques, et suggéra le procéder à une expérience
instaurant un impôt à l'échelle mondiale.
L'OMC déclara que les maladies sont la
cause d'un trou économique qui exige de multiplier par cinq le
montant de l'APD. La CCCC mit en relief le Mécanisme pour un
Développement Propre relevant du Traité de Kyoto, en tant que
nouvelle ressource financière fondée sur le partenariat entre
les pays industrialisés, les pays en développement, les ONG et
d'autres. L'ICSU recommanda de s'inspirer de l'expérience
vécue dans le domaine des changements climatiques, pour en
tirer les enseignements utiles quant à la manière d'améliorer
l'intégration des sciences et des politiques au sein de l'ONU.
L'ESCWA appela à une amélioration de la coordination entre les
agences des Nations Unies. La Table Ronde inclut un débat
autour des objectifs du forum, notamment celui de l'engagement
des dirigeants dans la discussion des thèmes posés au SMDD.
TABLE RONDE 3 – "FAITES EN SORTE QUE CELA
SE CONCRETISE"
Göran Persson, Premier Ministre Suédois et
Président de la Table Ronde 3, modéra la session.
L'IRLANDE, les PAYS-BAS et le NIGER
soulignèrent l'importance de l'accroissement et/ou de
l'utilisation de l'APD de manière plus stratégique. La TUNISIE
suggéra la création de fondations de dimension mondiale
d'octroi de subventions. Le SWAZILAND appela à l'investissent
extérieur direct et plaida en faveur des agro-industries.
L'ARGENTINE et le NIGER plaidèrent pour un allégement de la
dette. La MACEDOINE nota l'insuffisance de la croissance
économique et l'augmentation du taux de chômage comme étant
les principales barrières au développement durable. Un certain
nombre d'intervenants apportèrent leur appui à une proposition
introduite auparavant, par le Venezuela, pour un fonds mondial
de solidarité. D'autres plaidèrent pour la mise en œuvre des
Objectifs de Développement du Millénaire.
La MACEDOINE souligna l'importance d'un
leadership stratégique, d'une participation égalitaire dans
les processus décisionnels, de la décentralisation et du
renforcement des capacités des administrations locales. Le
MOZAMBIQUE mit en exergue le besoin d'une attention aux
pratiques culturelles locales en vue d'une application
appropriée de l'aide et du transfert des technologies. Le
SOUDAN affirma que les pauvres veulent s'aider eux-mêmes et
appela les organisations internationales à établir des liens
plus étroits avec les pauvres des communautés ciblés. Le
GUATEMALA mit en relief la reconnaissance des coutumes
traditionnelles et locales et appela à l'instauration d'une
nouvelle culture dans le domaine de l'eau, en Amérique Latine.
La MAURITANIE mit l'accent sur l'impact de la désertification
et de la dégradation des sols sur les efforts visant à
éradiquer la pauvreté et nota le besoin de ressources
complémentaires pour la lutte contre la désertification dans
la région du sahel.
Le délégué des PAYS-BAS souligna la
nécessité d'établir des liens entre les résultats de Type I et
de Type II, le projet de Plan de Mise en Œuvre et les papiers
ayant trait aux WEHAB. L'IRLANDE déclara que les partenariats
ne devaient pas mener à une baisse de l'aide; mit en garde
contre l'imposition des agendas des donateurs; et fit part de
son intention de créer des partenariats avec les pays en
développement, dans le domaine des technologies de
communication. Le LUXEMBOURG suggéra l'intégration des
sciences dans les processus décisionnelles, l'établissement de
passerelles entre les institutions des pays industrialisés,
des pays en développement dotés de technologies innovantes et
des pays récipiendaires. ISRAEL endossa le SMDD comme étant
l'expression d'une attention à la vie de la part de l'humanité
entière, et appela à la mise en place d'une ONG mondiale
chargée du traitement des défis posés au développement
durable, en l'absence d'un tel organe gouvernemental mondial.
Le délégué des Etats-Unis introduisit les partenariats dans
les domaines de l'eau, de l'énergie des forêts et de la lutte
contre la pollution atmosphérique dans les espaces intérieurs
et extérieurs, qui mettent tous en exergue les enfants.
Plusieurs orateurs apportèrent leur soutien à la mise en place
de processus de suivi du SMDD.
Le porte-parole des JEUNES se félicita du
déroulement réussi des travaux du Sommet et appela à une
action claire pour les objectifs dans le domaine de l'eau et
des installations sanitaires. Les représentants des
AGRICULTEURS et des JEUNES apportèrent leur appui à la
suppression des subventions accordées dans le secteur agricole.
Le délégué des SYNDICATS souligna le besoin de changer la
situation des travailleurs à travers la création d'emplois
décents. Le représentant du COMMERCE ET DE L'INDUSTRIE se
félicita de la finalisation du projet de Plan de Mise en Œuvre
et affirma que le secteur est engagé pour l'intégration et la
mise en application des décisions de Doha, de Monterrey et de
Johannesburg. Le porte-parole de la COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET
TECHNOLOGIQUE appela à un investissement accru dans le
renforcement des capacités et le développement des
connaissances et souligna la nécessité d'une action urgente en
faveur de l'enseignement universel.
LE CADRE DE VIENNE
L'Ambassadeur Dumisani Kumalo (Afrique du
Sud) convoqua, le matin, la dernière séance du cadre de Vienne,
pour l'adoption des résultats des réunions ministérielles, des
groupes de contact et des consultations officieuses. Les
nouveaux documents furent présentés: 1ère Partie –
les paragraphes approuvés dans le cadre de Vienne; 2ème
Partie – les paragraphes approuvés dans les réunions
ministérielles, et 3ème Partie – les paragraphes
approuvés dans les réunions ministérielles consacrées au thème
du développement durable dans un monde en globalisation. Le
Président Kumalo donna la parole au parterre pour les
corrections techniques. Plusieurs délégations proposèrent des
modifications mineures, qui furent toutes approuvées. A 12h10,
le Président Kumalo adjugea le texte adopté par acclamation.
Le Président Kumalo nota que les questions
restées en suspens dans les paragraphes 6(d), 58(a) et 47
seraient traitées au cours de la séance nocturne de la Grande
Commission. Tout en n'autorisant pas l'ouverture d'une
discussion autour de ces questions en suspens, le Président
donna à un pays industrialisé l'occasion de présenter, à titre
d'information, sa proposition concernant la promotion de
l'accès égalitaire des femmes aux soins de santé et aux
services qui en relèvent (6(d)). Kumalo requit des délégations
l'élaboration des interprétations à inclure dans le rapport
final pour les transmettre par écrit au Secrétariat, dans un
délai d'une semaine. Les interprétations orales seront
autorisées au sein de la Grande Commission, après approbation
du document, mais ne seront pas permises au cours de la séance
Plénière finale du 4 septembre.
Kumalo ajourna le cadre de Vienne à 12h30.
LA GRANDE COMMISSION
Le Président Emil Salim (Indonésie)
convoqua la Grande Commission à 0h45 pour l'examen et
l'adoption du projet de Plan de Mise en Œuvre.
Le Ministre sud-africain Nkosazana
Dlamini-Zuma présenta le "paquet" conclu autour des
paragraphes ayant trait au thème de la santé. Le paragraphe
6(d) consacré à la promotion de l'accès et à la participation
des femmes, à l'abolition de la violence et de la
discrimination à leur encontre et à l'amélioration de leur
statut, fut présenté sans l'amendement canadien appelant à la
fourniture des "prestations de santé" de base, "conformément
aux droits de l'Homme et aux libertés fondamentales." Le
paragraphe 47, consacré au renforcement des capacités des
systèmes de soins sanitaires fut amendé de manière à fournir
plutôt "des services de soins sanitaires" que des "services de
santé," et ce, "de manière conforme aux droits de l'Homme et
des libertés fondamentales, et compatible avec les
législations nationales et les valeurs culturelles et
religieuses." Le paragraphe 58(a) fut amendé de manière à
promouvoir "l'accès équitable aux services de soins sanitaires"
au lieu "des soins et des services de santé." Le paquet fut
adopté tel que présenté.
Après que le Secrétariat eut présenté les
corrections mineures apportées au projet de texte du Plan de
Mise en Œuvre, le Président le présenta pour endossement. Les
délégués endossèrent le projet du Plan de Mise en Œuvre à 1h15
du matin, lequel sera présenté à la Plénière de clôture pour
adoption officielle. De nombreux pays firent part de leur
souhait d'introduire des déclarations et/ou constats dans le
projet du Plan de Mise en Œuvre au cours de la Plénière de
clôture.
Le Secrétariat donna lecture à une
déclaration du groupe de contact sur les moyens de mise en
œuvre, reflétant leur entente que le Paragraphe 45ter,
qui porte sur la responsabilité et de l'imputabilité des
entreprises, se réfère aux accords internationaux existants.
L'ETHIOPIE fit remarquer que les termes figurant dans le 45ter
qui se réfèrent à "l'élaboration et à la mise en application
des accords intergouvernementaux" sont incompatibles avec
cette
déclaration. La NORVEGE ajouta qu'un groupe de contact ne
dispose pas de la prérogative de présenter une déclaration
interprétative. Le Président Salim décida de retenir le 45ter
tel quel, et nota que la déclaration n'altérerait en rien le
caractère et l'esprit du 45ter.
Les délégués souhaitèrent avoir un
éclaircissement sur le point de savoir si le projet de
Déclaration Politique allait être examiné dans la Grande
Commission ou dans la Plénière de clôture. Le ministre Zuma
promit que le projet de Déclaration Politique sera mis à
disposition le 4 septembre, au matin, et Nitin Desai,
Secrétaire Général du SMDD, précisa que la décision sera prise
après concertation avec la Présidence, et que les délégués en
seront informés immédiatement après.
DANS LES COULOIRS
Une fois le Plan de Mise en Œuvre dégagé,
l'attention des délégués s'est focalisée sur la Déclaration
Politique baptisée "L'Engagement de Johannesburg pour le
Développement Durable." Les Sud-africains ont tranquillement
continué à solliciter les vues des principaux protagonistes
sur le papier soumis officiellement le 2 septembre par le
Président du Sommet, sous l'appellation document
A/CONF.199/L.6. A l'évidence, il n'était pas à considérer
comme étant la version finale. Selon certaines indications,
des cajoleries amicales ont eu cours tout au long de la
journée pour parvenir aux positions convoitées, allant de
celle consistant à ajouter un peu de vernis au libellé
consacré au thème de la mondialisation jusqu'à celle se
contentant de donner un coup de brosse pour obtenir un vert
plus foncé. Comme l'a fait observer l'un des délégués, le
papier aurait plus de chance à plutôt passer rapidement par
acclamation s'il venait à englober les points qui ont connu
une évolution dans le Plan de Mise en Œuvre, qu'à s'enliser
dans des vues partisanes jusqu'� une heure tardive de la
journ�e. Les auteurs sont en train de jouer habilement avec la
limite de la date butoir et pr�senteront le nouveau texte,
mercredi matin.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La Pl�ni�re d�butera � 9h
dans la Salle Plenary Hall, pour entendre les derni�res
d�clarations de chefs d'Etat et de gouvernement et autres
officiels de haut rang.
TABLE RONDE: La derni�re Table Ronde
sur le th�me, "Faites en sorte que cela se concr�tise," aura
lieu � partir de 10h dans la Salle Ballroom 3.
DOCUMENT POLITIQUE: Consulter le
Journal pour voir si la r�vision du projet du Document
Politique sera examin�e dans la Pl�ni�re ou dans la Grande
Commission.
PLENIERE DE CLOTURE: La Pl�ni�re de
Cl�ture est pr�vue � partir de 15h (consultez le Journal
pour confirmation), dans la Salle Plenary Hall, pour
l'adoption du projet de Plan de Mise en �uvre, du projet de
Document Politique et du rapport de la conf�rence. La Pl�ni�re
englobera aussi: une activit� impliquant les parties prenantes;
le rapport de la Commission d'accr�ditation; et la cl�ture du
SMDD. |