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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 49
Mardi 3 Septembre 2002
LES FAITS MARQUANTS DU SMDD
LUNDI 2 SEPTEMBRE 2002
Les délégués près du Sommet Mondial pour le
Développement Durable (SMDD) se sont réunis en séance Plénière
pour entendre les allocutions de Thabo Mbeki, Président de la
République d'Afrique du Sud, Kofi Annan, Secrétaire Général de
l'ONU et Han Seung-soo, Président de l'Assemblée Générale des
Nations Unies. Cela a été suivi, la journée durant, par les
déclarations des chefs d'Etat et de gouvernement et autres
dirigeants. Dans l'après-midi, une Table Ronde des chefs
d'Etat et de gouvernement et autres officiels de haut rang, a
été organisée autour du thème "Faites en sorte que cela se
produise." S'agissant du Plan de Mise en Œuvre, une
concertation ministérielle sur la question de l'énergie s'est
tenue brièvement, au cours de la matinée, s'est poursuivie de
manière officieuse tout au long de journée et a conclu les
négociations dans la soirée.
LA PLENIERE
NDLR: Pour accéder à la
couverture textuelle et vidéo de l'intervention des orateurs,
prière visiter
http://www.un.org/events/wssd/statements/
Thabo Mbeki, Président de la République
d'Afrique du Sud, appela les participants à faire en sorte que
le SMDD soit un moment historique décisif, embrassant le thème
"l'Etre Humain, la Planète et la Prospérité." Il exhorta les
dirigeants mondiaux à agir de concert pour renforcer
l'éradication de la pauvreté, l'avancement de l'Homme et la
protection environnementale. Mbeki ajouta que le SMDD doit
produire des objectifs concrets et assortis de processus de
mise en œuvre et de suivi. Il appela les dirigeants à
communiquer qu'ils sont prêts à être jugés à travers la
célérité et l'engagement qu'ils mettront dans la mise en œuvre
de leurs accords, qu'ils se soucient authentiquement de
l'humanité et de la planète, et qu'ils sont déterminés à
défaire l'apartheid mondial.
Le Secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan,
mit en exergue le besoin pour tous de se sentir responsables
les uns des autres, de la planète et des générations à venir.
Il indiqua que l'environnement fournit les ressources dont
dépendent les sociétés humaines, ainsi que la beauté et le
support spirituel. Il mit en garde contre le coût trop élevé
de l'inaction, et souligna la nécessité d'un courage politique
pour la promotion de la conservation, le changement du modèle
de développement inadéquat actuel, et la mise en application
des accords réalisés. Annan indiqua que s'il est vrai que
c'est aux pays riches qu'il incombe de mener le mouvement, il
est tout aussi vrai que les partenariats avec la communauté
des affaires et avec la société civile, dans son rôle de
défense et de garde, en restent l'élément crucial.
Han Seung-soo, Président de l'Assemblée
Générale des Nations Unies (AGNU), mit l'accent sur
l'impératif d'inverser la détérioration des situations
sociales, environnementales et économiques. Il indiqua que
l'AGNU était le forum le plus approprié pour l'intégration du
suivi de la Déclaration du Millénaire, du Programme de
Développement de Doha, du Consensus de Monterrey et du SMDD.
Les Chefs d'Etats suivants ont présenté des
adresses à la Plénière:
Megawati Soekarnoputri, Indonésie
Hugo Chavez, Venezuela, au nom du
G-77/Chine
Anders Fogh Rasmussen, Danemark
Kessai Note, les Iles Marshall
Romano Prodi, Commission de la Communauté
Européenne
Bharrat Jagdeo, Guyane
Gerhard Schröder, Allemagne
Sam Nujoma, Namibie
Pakalitha Moisisili, Lesotho
Tony Blair, Royaume-Uni
Jean Chrétien, Canada
Yoweri Kaguta Museveni, Ouganda
Ahmet Necdet Sezer, Turquie
José Manuel Durão Barroso, Portugal
Abdelaziz Bouteflika, Algérie
Jacques Chirac, France
Fernando Henrique Cardoso, Brésil
Andranik Margaran, Arménie
Daniel Toroitich Arap Moi, Kenya
Ahmed Mohamed Ag Hamani, Mali
Le Roi Mohammed VI, Maroc
Levy Patrick Mwanawasa, Zambie
Georgi Parvanov, Bulgarie
Helen Clark, Nouvelle Zélande
Abdoulaye Wade, Sénégal
Stjepan Mesi_, Croatie
Denis Sassou-Nguesso, Congo
Silvio Berlusconi, Italie
Tarja Halonen, Finlande
Junichiro Koizumi, Japon
Guy Verhofstadt, Belgique
David Oddson, Islande
Vojislav Koštunica, Yougoslavie
Saufatu Sopoanga, Tuvalu
Abel Pacheco de la Espriella, Costa Rica
El Hadj Omar Bongo, Gabon
Boris Trajkovski, République Yougoslave
de Macédoine
King Mswati III, Swaziland
Koffi Sama, Togo
Bakili Muluzi, Malawi
Chief Olusegun Obasanjo, Nigeria
Robert Mugabe, Zimbabwe
Ion Iliescu, Roumanie
Crown Prince Albert, Monaco
Sheikh Abdullah bin Mohammed bin Saud Al-Thani,
Qatar
Ont également pris la parole, les Vice-Présidents
et Premiers Ministres représentant les pays suivants:
Le Botswana; le Burundi; la Colombie; le
Ghana; le Honduras; l'Iran; l'Iraq; la République Démocratique
Populaire du Laos; la Malaisie; la Slovénie et Vanuatu.
Les Ministres et autres représentants de
haut rang ayant également livré une déclaration à la plénière,
sont issus des pays suivants: Les Bahamas; Bahreïn; la Bolivie;
le Burkina Faso; la Grèce; le Saint Siège; la Jordanie; le
Koweït; le Liban; le Liechtenstein; le Pérou; la République de
Corée; le Soudan; la Suisse; et l'Uruguay.
Les orateurs devaient noter que les
objectifs de la CNUED et du Plan d'Action 21 n'ont pas été
concrétisés et appelèrent le SMDD à réaffirmer les engagements
pris par les Etats, à travers un soutien opportun à la
réalisation du Plan de Mise en Œuvre du SMDD, du Document
Politique et des Objectifs de Développement du Millénaire.
Plusieurs intervenants devaient souligner l'importance de
l'entrée en vigueur du Traité de Kyoto, ainsi que de la
promotion des sources d'énergie renouvelable. Les orateurs des
Petits Etats Insulaires en Développement (PEID) ont parlé du
besoin urgent de traiter les effets adverses des changements
climatiques, notamment de l'élévation du niveau des mers, et
appuyèrent la mise en place d'un cadre juridique contraignant
assorti d'objectifs et de calendriers pour la réalisation de
l'énergie durable. Un PEID appela également au traitement du
problème de la contamination due aux déversements de
combustibles radioactifs. Nombre d'orateurs mirent également
en relief les questions ayant trait à la biodiversité, à la
désertification, aux pratiques de la gestion forestière, aux
biens publics mondiaux et aux océans.
D'autres orateurs mirent l'accent sur
l'allégement de la pauvreté, le fossé entre les riches et les
pauvres, la ligne de démarcation en matière de technologie
numérique, et les effets de la mondialisation et du commerce
international. Plusieurs pays firent état de leur
insatisfaction à l'égard de la formulation du projet du Plan
de Mise en Œuvre consacrée au thème du commerce et des
finances, et d'autres devaient marquer leur appui à la
suppression des subventions perverses. La plupart des pays en
développement appelèrent les pays industrialisés à engager des
ressources nouvelles et supplémentèrent. De nombreux pays
industrialisés renforcèrent leur engagement à concrétiser
l'objectif consistant à réserver 0,7% du PNB à l'ADP. D'autres
notèrent leurs engagements à accroître leur aide aux pays en
développement dans des domaines particuliers. Un orateur
déclara qu'il y avait trop de rhétorique et pas assez
d'engagements dans ce genre de conférences, mettant les
délégués au défi d'honorer leurs promesses. Divers
intervenants devaient souligner également l'importance de
l'éducation, de l'eau propre et des systèmes sanitaires, de la
sécurité alimentaire, de la participation de la société civile,
des peuples indigènes et de leurs savoirs, dans le processus
de développement.
Plusieurs orateurs traitèrent du besoin de
focaliser l'attention internationale sur l'impact des conflits
armés et des guerres civiles et, en particulier, sur l'impact
du nombre accru de réfugiés et de personnes déplacées à
l'intérieur de leurs pays, sur le développement durable.
Nombre d'orateurs évoquèrent aussi la bonne gouvernance, le
respect des règles de loi et des droits de l'Homme, le droit à
l'autodétermination et le renforcement du multilatéralisme.
Plusieurs représentants des pays les moins avancés appelèrent
à une action internationale urgente pour le traitement du
problème de la dette des pays en développement et l'ouverture
de l'accès aux progrès technologiques et aux marchés. Des
orateurs africains appelèrent à une mobilisation urgente de
l'action internationale pour le traitement du nombre
grandissant de gens atteints du VIH/ SIDA.
Les propositions avancées appelaient à la
promotion du Nouveau Partenariat pour le Développement de
l'Afrique (NEPAD); à un "E-Gouvernement"; à un fonds
humanitaire international; à un "impôt de solidarité" sur la
richesse créée par la mondialisation; à la mise en place d'un
Conseil de Sécurité Economique et Sociale; à la création d'une
Organisation Mondiale pour l'Environnement; à la mise en place
d'un processus d'évaluation par les pairs au sein de la CDD; à
la tenue d'une conférence internationale sur les sources
d'énergie renouvelables; à la création d'un Fonds Mondial pour
la Conservation pour garantir la sécurité alimentaire; à la
conclusion d'un accord international pour la sauvegarde de la
biosphère; et à des conférences sur le thème du du SMDD.
TABLE RONDE I – "FAITES EN SORTE QUE CELA
SE CONCRETISE"
S.E. Aleksander Kwásniewski, Président de
la République de Pologne, Président de la Table Ronde 1,
souligna le besoin d'un stimulus important de la part du SMDD
pour aider à relever les défis posés au monde.
L'UKRAINE mit l'accent sur l'importance de
l'intégration des pays en transition économiques dans le
système économique mondial, et d'un commerce international
équitable. L'AUTRICHE nota la nécessité d'une plus grande
implication du secteur privé, et d'un cadre juridique et
politique stable pour l'investissement. L'ILE MAURICE mit en
exergue la bonne gouvernance des entreprises et de
l'environnement. L'INDONESIE indiqua que les solutions de
développement durable devraient fonctionner davantage à
travers les marchés et dépendre moins de la consommation et de
la destruction des ressources naturelles. L'ARABIE SAOUDITE
souligna l'impératif: de réaliser les objectifs de l'APD; de
changer les modes non viables de production et de consommation;
de codifier la mondialisation; et de s'assurer du caractère
juste et équitable du commerce international.
L'OUGANDA mit en relief la nécessité de
mettre fin au "parasitisme" qui affecte les écosystèmes. La
THAILANDE mit en exergue la philosophie de "l'économie
durable." Le PAKISTAN suggéra que les ministres de
l'environnement soient impliqués dans les processus
décisionnels relatifs au développement. Le PEROU plaida pour
l'entrée en vigueur du Traité de Kyoto, et pour le
renforcement de la teneur du Document Politique. Le MALI
recommanda la mise en place d'un "programme d'action" du SMDD
et de mécanismes pour une évaluation continue. Le représentant
mit également l'accent sur le besoin de renforcer la
gouvernance à travers la solidarité et la paix. LE SALVADOR
recommanda que les pays pauvres soient soutenus à travers le
commerce et l'aide et que des mesures régionales soient prises
pour faire face aux catastrophes naturelles. L'ALGERIE affirma
que le développement durable est ancré dans la culture et
qu'il ne pouvait pas être transposé. Le VIETNAM nota que le
développement durable dépendait de conditions sociales,
économiques et politiques particulières.
L'EGYPTE souligna que les normes
environnementales devaient refléter le contexte
environnemental et de développement auquel elles sont
appliquées, et que les Etats devaient coopérer pour la mise en
place d'un système économique international ouvert et apte au
soutien. La NORVEGE nota que le développement durable exigeait
un partenariat tri-partite entre: les pays riches qui ont
besoin d'accroître leur APD et leur investissement extérieur
direct, les pays en développement responsables de la bonne
gouvernance dans la gestion de matières premières, et le
secteur des affaires qui répond de la responsabilité sociale
des entreprises. TONGA suggéra que le SMDD serve de catalyseur
pour une action immédiate dans le domaine des changements
climatiques. Les ILES COOK demandèrent aux responsables
d'arrêter "la surexploitation des océans," "le carnage des
baleines," et "le brûlage de notre monde" la PALESTINE nota
que la paix, la sécurité et la stabilité sont essentielles au
développement durable.
LA COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE
nota qu'un bon gouvernement exigeait une bonne science et
souligna l'importance de l'accès à la science dans les pays en
développement. L'ECLAC appela à la création de marchés de
services environnementaux et à la ratification du Traité de
Kyoto. La porte-parole des FEMMES nota l'accroissement de leur
participation et de celle des ONG dans cette conférence et mit
en relief les difficultés causées par la mondialisation et le
libre échange. Le représentant du COMMERCE ET DE l'INDUSTRIE
parla de l'importance du Système Mondial d'Etablissement des
Rapports et de la valeur des parties prenantes que renforce le
développement durable. Le délégué des AGRICULTEURS souligna la
nécessité de l'accès à l'eau et à l'énergie, à l'efficience
énergétique et à la technologie solaire. Le porte-parole des
SYNDICATS souligna que la création d'emplois est essentielle à
l'allégement de la pauvreté, et nota la nécessité de
conditions de travail et de salaires décents. La CCD indiqua
que le SMDD offrait l'occasion de trouver des ressources pour
la lutte contre la désertification. Le représentant des
COLLECTIVITES LOCALES appela à leur reconnaissance comme étant
une sphère de l'administration. Le porte-parole des PEUPLES
INDIGENES nota que la protection de leurs savoirs dépendait de
la reconnaissance de leurs droits, y compris à
l'autodétermination et à la terre. Les ONG appelèrent à une
citoyenneté effective, comme étant un élément essentiel de la
bonne gouvernance.
LES CONCERTATIONS MINISTERIELLES
Des concertations ministérielles, présidées
par le Ministre Sud-Africain des Affaires Environnementales et
du Tourisme, Valli Moosa, se sont déroulées tout au long des
séances du matin, de l'après-midi et de la soirée. Une
délégation demanda au Président de donner un aperçu sur le
processus de la conduite de la discussion autour du projet de
texte du Document Politique qui avait été distribué plus tôt
dans la journée. Les délégations furent informées que les
groupes régionaux et d'intérêt seront consultés avant la
soumission du document à l'adoption.
Les ministres examinèrent les paragraphes
consacrés à l'accès à l'énergie (8), à la diversification des
sources d'approvisionnement énergétique (19(e)), des
subventions (19(p)bis) et du cadre de la neuvième
session de la CDD (19(s)). Les paragraphes révisés furent
adoptés tôt dans la soirée. Le matin, le Président Moosa
invita les délégations à procéder à l'examen de la proposition
avancée par un groupe de pays en développement, et de la
réponse apportée par un groupe de pays industrialisés,
plaidant pour des objectifs en matière d'énergies durables.
En début de soirée, le Président Moosa
présenta des versions révisées des paragraphes consacrés à
l'énergie. Dans le paragraphe consacré à l'accès à l'énergie,
les délégués s'accordèrent pour dire que le libellé devrait
commencer comme suit: "Prendre des mesures conjointes et
améliorer les efforts visant à travailler ensemble, à tous les
niveaux, pour l'amélioration de l'accès à des services
énergétiques fiables et abordables." La phrase portant sur la
diversification de l'approvisionnement énergétique comprend
aussi bien les technologies hydrauliques que celles
renouvelables, appelle à un accroissement substantiel de la
part des sources d'énergie renouvelables et appelle à des
évaluations régulières des données disponibles pour cerner les
progrès réalisés dans la poursuite de politiques énergétiques
soutenant l'éradication de la pauvreté. Dans le paragraphe
consacré aux subventions, les délégués s'accordèrent sur
l'entreprise d'actions, "là où approprié," pour la suppression
progressive des subventions " dans ce domaine " "qui inhibe le
développement durable." Dans le paragraphe consacré à la
CDD-9, on supprima les crochets entourant la phrase exhortant
les pays à élaborer et à mettre en œuvre des actions dans le
cadre de la CDD-9. Le Président Moosa plaida avec un certain
nombre de délégations, pour l'acceptation de la révision de
texte, intact.
Un pays industrialisé suggéra la fixation
de l'horizon 2010 pour la réalisation d'un accroissement
substantiel de la part d'énergies provenant de sources
renouvelables. Après une intervention du Président, la
proposition fut retirée. Trois pays notèrent qu'à leur avis,
la référence aux technologies énergétiques n'englobait pas
l'énergie nucléaire. Un certain nombre de délégations fit part
de sa déception quant à l'absence d'objectifs quantitatifs
dans le paragraphe 19(e). Il incluait trois pays de la région
Amérique latine et des Caraïbes et deux groupes de pays
industrialisés. Une délégation qualifia le paragraphe de plus
petit dénominateur commun. Un groupe encouragea les délégués à
ne pas être surpris de voir émerger une coalition de pays et
de régions volontaires, pour prendre en charge des objectifs
quantifiables.
DANS LES COULOIRS I
Le tant attendu Document Politique a, enfin
circulé, lundi. Les premières réactions des délégués étaient
axées sur sa longueur, ses redondances et son style qui grince
à l'oreille. Toutefois, les aspects plus importants de fonds
et de forme ont été en général accueillis plutôt favorablement.
Les lecteurs attentifs n'ont pas manqué de noter que des
notions importantes, absentes dans le projet du Plan de Mise
en Œuvre, telles que celle du multilatéralisme, étaient
présentes de manière visible dans la Déclaration. Certains
points ont été cependant omis dans le document. Ainsi il n'y
est pas fait mention de la science, et les syndicats avaient
introduit des amendements pour fortifier le message social.
Une rumeur circule disant que la délégation
sud-africaine, après des consultations discrètes, planifie de
faire circuler, dans la soirée du lundi, une version plus
concise et plus conviviale pour le lecteur. Expression d'une
confiance en leurs hôtes ou simplement signe de leur grande
exténuation ? En tout cas, les délégués n'ont, à l'évidence,
aucune envie de négocier, à ce stade, un autre produit de la
réunion de Johannesburg.
DANS LES COULOIRS II
Au moment où les ministres concluaient les
négociations autour du thème de l'énergie, des bruits
couraient encore dans les couloirs sur le sort qui attend
nombre de paragraphes consacrés au thème de la santé. Les
Canadiens ont réaffirmé leur croyance que le paragraphe 47
n'avait pas été approuvé à Bali, et qu'il devrait être en
mesure d'insérer la formule: "en conformité avec les droits de
l'Homme et des libertés fondamentales," dans le paragraphe
figurant dans le Chapitre VI: Santé et Développement Durable.
Le Sous-paragraphe 58(a), dans le Chapitre VIII: Développement
Durable de l'Afrique, comporte des crochets autour du libellé
portant sur "la promotion d'un accès équitable aux soins [[et]
services] de santé."
Des rumeurs ont circulé insinuant que ces
deux paragraphes étaient désormais mûrs pour un donnant
donnant, le libellé des canadiens pouvant être inséré dans le
paragraphe 58(a). Un certain nombre d'ONG ont, cependant, fait
part de leur insatisfaction à l'égard de cette option. Une
autre possibilité consisterait à placer le libellé des
canadiens dans le sous-paragraphe 6(d) du Chapitre II:
Eradication de la Pauvreté. Ce sous-paragraphe, qui avait été
approuvé ad referendum à Bali, traite de l'accès
égalitaire des femmes et de leur pleine participation dans les
processus décisionnels, et englobe une référence à leur accès
plein et égalitaire aux stratégies de soins de santé.
Plusieurs délégués ont déclaré craindre le risque de voir
l'amendement du paragraphe 47, mener à la réouverture d'autres
paragraphes. Mais des questions restent posées quant à savoir
dans quelle mesure cette objection est d'ordre procédural et
dans quelle mesure elle touche au fonds.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La Pl�ni�re commencera � 9h
dans la Salle Plenary Hall, pour la suite des d�clarations des
chefs d'Etat et de gouvernement et autres officiels de haut
rang.
TABLE RONDE: La Table Ronde sur le
Th�me "Faites en sorte que cela se concr�tise," d�butera �
partir de 10h puis � partir de 15h dans la Salle Ballroom 3.
LE CADRE DE VIENNE: Le cadre de Vienne
se r�unira � 11h dans la Salle Ballroom 1 pour passer en revue
les documents et traiter d'un certain nombre de questions en
suspens. Attendez-vous � la distribution de nouveaux
documents, le matin, avant la r�union du cadre de Vienne: le
texte approuv� du cadre de Vienne; le texte approuv� consacr�
au th�me de la mondialisation, aux finances et au commerce, et
d'autres textes agr��s par les ministres.
LA GRANDE COMMISSION: La Grande
Commission est pr�vue � 9h dans la Salle Exhibition 1, pour
adopter le projet de Plan de Mise en �uvre et le transmettre �
la Pl�ni�re, pour consid�ration, le 4 septembre. |