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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 48
Lundi 2 Septembre 2002
LES FAITS MARQUANTS DU SMDD
31 AOUT – 1er SEPTEMBRE 2002
Samedi 31 août, le cadre de Johannesburg se
réunit en concertations ministérielles à 10h et poursuivit ses
travaux tout au long de la journée et de la soirée, pour les
ajourner peu après minuit. Les ministres et les délégués
passèrent en revue nombre d'itérations de propositions de
textes consacrées aux principaux ensembles de questions encore
en suspens. Dimanche 1er septembre, les ministres
se réunirent en groupe restreint pour continuer leurs
délibérations qui, de nouveau, devaient se dérouler
pratiquement non-stop tout au long de la journée puis en
nocturne jusqu'à 3h du matin du lundi 2 septembre. Le cadre de
Vienne avait été programmé pour se réunir le 31 août et le 1er
septembre, mais il fut reporté à deux reprises puis, annulé
jusqu'à nouvel ordre.
LE CADRE DE JOHANNESBURG ET LES
CONSULTATIONS MINISTERIELLES
Les consultations au niveau ministériel
furent présidées par le Ministre Sud-Africain des Affaires
Environnementales et du Tourisme, Valli Moosa, qui appela les
ministres à dégager les questions de la table.
L'INTRODUCTION: On nota que la
référence, approuvée, à la diversité culturelle (5) n'était
pas reflétée dans le texte du Président. Elle fut réintroduite
dans le texte après une suggestion du Président au sujet de
son emplacement. Le texte final reconnaît que la paix, la
sécurité, la stabilité et le respect des droits de l'Homme et
des libertés fondamentales, y compris le droit au
développement, ainsi que la diversité culturelle, sont
essentiels à la réalisation du développement durable.
LE PRINCIPE DES RESPONSABILITES COMMUNES
MAIS DIFFERENCIEES (RCMD): Le 1er septembre,
les délégués négocièrent un paquet global, dépendant du
paragraphe 75. Indiquant qu'il y avait 27 Principes de Rio qui
méritaient une attention équivalente, et que certains éléments
du Principe des RCMD n'étaient pas à leur place dans le
chapitre consacré aux finances, de nombreux pays
industrialisés apportèrent leur appui à l'introduction des
termes "y compris le principe…" en remplacement de la prise en
compte, "en particulier, du principe des RCMD." Neuf pays en
développement soulignèrent l'importance du Principe. Les
délégués s'accordèrent finalement sur l'appel à une prise en
compte, "y compris en particulier, le Principe des RCMD," et
citant le Principe dans son intégralité.
Faisant partie intégrante du paquet global,
les paragraphes consacrés aux mesures suivantes furent
approuvés: l'entreprise d'actions et l'amélioration de la
coopération internationale, "en tenant compte des Principes de
Rio, y compris, entre autres, le Principe des RCMD" (2); la
mise en place de modes durables de consommation et de
production, avec les pays industrialisés "prenant la tête du
mouvement et avec tous les pays tirant profit du processus, en
tenant compte des Principes de Rio, y compris entre autres le
Principe des RCMD (13); et la mise en application des
conclusions de la CDD-9 et l'amélioration de la coopération
dans le domaine de la réduction de la pollution atmosphérique,
"en gardant à l'esprit que compte tenu de leurs différentes
contributions à la dégradation environnementale globale, les
Etats ont des responsabilités communes mais différenciées"
(19) et (37). Les Paragraphes 120 et 138(b) furent supprimés.
LE FONDS MONDIAL DE SOLIDARITE: Au
cours de l'après-midi, les ministres débattirent brièvement de
l'établissement d'un fonds mondial de solidarité 6(b). Un pays
industrialisé signala son acceptation, à condition que le
fonds ait un caractère volontaire. Le porte-parole d'un groupe
de pays industrialisés déclara qu'ils avaient besoin d'honorer
d'abord leurs engagements financiers existants (comme la
réalisation de l'objectif de consacrer 0.7% du PNB à l'ADP),
avant l'établissement d'un nouveau fonds. Un autre pays
industrialisé déclara que c'est de ressources que les pays en
développement avaient besoin et non d'un autre mécanisme. Un
pays en développement indiqua qu'ils ne souhaitaient pas
établir une structure bureaucratique, mais qu'ils avaient
besoin d'un fonds parce que la mondialisation a exacerbé la
pauvreté.
Le 1er septembre, les ministres
décidèrent d'accepter le texte comme formulé à l'origine dans
le projet de texte du Plan de Mise en Œuvre.
LES MODES DE PRODUCTION ET CONSOMMATION:
Le 31 août, le Président invita un délégué à présenter les
textes révisés du paragraphe 14 et des deux sous-paragraphes
consacrés aux effets sur la santé, 14(c), et à l'information
des consommateurs, 14(d). Les nouveaux textes comprenaient un
engagement à encourager et à promouvoir l'élaboration d'un
cadre décennal de programmes, en soutien des initiatives
régionales et nationales. Un groupe de pays industrialisés fit
part de ses réserves concernant le fait que le lien avec le
principe des responsabilités communes mais différenciées ne
figurait pas dans le projet de texte.
Le 1er septembre, les pays en
développement réitérèrent leurs amendements de la nuit
précédente, s'opposant à l'idée d'avoir "un" cadre quelconque
de programmes et proposant à sa place et lieu "l'élaboration
d'un cadre de programmes décennal," et supprimant le recours à
l'analyse des cycles de vie dans l'élaboration des politiques.
Le Président confirma que le texte formulé par un ambassadeur
avait été approuvé par consensus, et les pays en développement
acceptèrent la décision.
L'APPROCHE DE PRECAUTION: Le 31 août,
les ministres débattirent du thème de l'approche de précaution
(22 et 93(e)bis). Le Président résuma les arguments
comme suit: ceux qui sont en faveur d'une référence aux
nouveaux développements survenus dans le droit international
depuis l'adoption de la Déclaration de Rio estiment que ne pas
faire mention des différents instruments juridiques, serait un
pas en arrière; et ceux qui préfèrent omettre la référence,
pensent que les instruments ne sont pas contraignants pour
tout un chacun et qu'ils risquent d'avoir des conséquences
imprévisibles. Un pays industrialisé affirma que la référence
aux accords multilatéraux avait un caractère un peu trop non
limité et qu'elle ne devait pas servir à imposer de nouvelles
restrictions au commerce. Un autre pays industrialisé déclara
que le Principe 15 s'appliquait uniquement à l'environnement
et proposa un libellé stipulant que l'approche de précaution
est appliquée à la santé humaine. Plusieurs intervenants
indiquèrent qu'ils ne pouvaient apporter leur appui à cette
proposition, bien qu'un groupe de pays industrialisés l'eût
acceptée.
Le 1er septembre, les délégués
décidèrent de discuter de l'approche de précaution en se
basant sur le paragraphe 93(e)bis alt. Les pays en
développement et plusieurs pays industrialisés préférèrent la
formule: "en gardant à l'esprit" l'approche de précaution.
D'autres pays industrialisés mirent l'accent sur son
application et proposèrent l'insertion de la formule: "réaffirmant
notre engagement à appliquer" l'approche, et avec ce nouveau
libellé, s'accordèrent sur la suppression de la référence aux
accords environnementaux multilatéraux. Après un certain débat,
les délégués acceptèrent un léger amendement de la proposition
du Président Le texte final stipule "aux fins de promouvoir et
d'améliorer les processus décisionnels fondés sur la science,
et de réaffirmer l'approche de précaution établie dans le
Principe 15," et cite le Principe dans son intégralité.
S'agissant des substances chimiques (22),
plusieurs pays industrialisés mirent en exergue l'importance
de l'évaluation des risques et de la gestion des risques. Les
délégués parvinrent à un consensus sur une proposition avancée
par les pays en développement et appelant à refléter la
formulation tirée de la CDD-8, donnant indication d'utiliser
"des procédures d'évaluation des risques transparentes et
basées sur la science, ainsi que des procédures de gestion des
risques fondées sur la science, en tenant compte de l'approche
de précaution." Le Paragraphe 45(e) fut supprimé, dans le
cadre du paquet global conclu.
LES RESSOURCES NATURELLES: Le 31 août,
les ministres procédèrent à l'examen du chapeau du Chapitre IV
consacré au thème des ressources naturelles (23). Le texte
proposé par le Coprésident qui avait été distribué après les
concertations, le 30 août, fut critiqué par un certain nombre
de pays industrialisés, du fait qu'il ne faisait pas référence
à l'approche basée sur les écosystèmes, aux objectifs
nationaux et régionaux et à la précaution. Un groupe de pays
en développement déclara que l'approche basée sur les
écosystèmes pouvait ne pas être appropriée pour certains
domaines et qu'ils ne pouvaient accepter des objectifs globaux
sans un engagement au sujet des ressources d'accompagnement.
Un groupe de pays industrialisés suggéra d'établir un lien
entre ce texte et celui consacré à la biodiversité.
Au cours de la séance nocturne, le
Président demanda aux délégués si la référence à la "gestion
intégrée des sols, de l'eau et des ressources vivantes"
couvrait bien l'approche basée sur les écosystèmes.
Quelques-uns estimèrent que oui, mais d'autres voix de pays
industrialisés et de pays en transition économique insistèrent
sur l'insertion d'une référence textuelle à l'approche basée
sur les écosystèmes et à la précaution et/ou aux objectifs.
Après un long débat, à 0h15, les ministres approuvèrent la
proposition d'origine du Coprésident, moyennant un amendement.
Le texte final stipule que pour inverser la tendance actuelle
de la dégradation des ressources naturelles, il est nécessaire
de mettre en œuvre des stratégies devant inclure les objectifs
adoptés au niveau national "et le cas échéant," au niveau
régional, aux fins de protéger les écosystèmes et de réaliser
la gestion intégrée des sols, de l'eau et des ressources
vivantes.
L'EAU ET LES SYSTEMES SANITAIRES: Le 31
août, le Président de la Grande Commission, Emil Salim (Indonésie)
présenta de nouveaux textes sur le thème des systèmes
sanitaires (paragraphes 7 et 24), à la fin de la séance du
matin. Les délégués débattirent de la proposition la nuit
suivante au cours des concertations ministérielles. Au
paragraphe 7, les délégués débattirent du point de savoir s'il
fallait "se résoudre" ou "accepter" à réduire de moitié, d'ici
l'an 2015, la proportion de gens incapables d'atteindre ou de
se payer une eau potable salubre (comme mentionné dans la
Déclaration du Millénaire) et qui n'ont pas d'accès aux
systèmes sanitaires de base Les délégués acceptèrent de "se
mettre d'accord" et les paragraphes furent adoptés. Le
Paragraphe 24 lance un programme d'actions visant à
concrétiser cet objectif.
LA BIODIVERSITE: Le 31 août, après de
longues concertations, un ministre présenta de nouveaux textes
pour les paragraphes 42 et 42(o) consacrés au thème de la
biodiversité. Le porte-parole d'un petit groupe de pays en
développement indiqua qu'ils ne pouvaient accepter aucun de
ces paragraphes, puis, dans l'après-midi, présenta une contre-proposition.
Le groupe débattit du point de savoir si, oui ou non, les
textes devaient aller au delà de ce qui avait été approuvé à
la sixième Conférence des Parties de la Convention sur la
Biodiversité (CdP-6 de la CDB). Deux ministres menèrent de
nouvelles concertations pour la fusion des deux textes, et
firent circuler, dans la soirée, un nouveau texte de compromis.
Il y avait encore des divergences sur le
point de savoir si oui ou non il fallait appeler à la mise en
place d'un régime international "juridiquement contraignant"
pour la promotion et la sauvegarde d'un partage juste et
équitable des avantages tirés de l'utilisation des ressources
génétiques. Certains proposèrent "un arrangement
international," notant que cette décision devait être laissée
à la CdP de la CDB et qu'on se devait de laisser une chance
aux Directives de Bonn concernant l'Accès et le Partage des
Avantages. D'autres répondirent que des directives à caractère
volontaire étaient insuffisantes et que les pays à grande
diversité pouvaient avoir à restreindre l'accès aux ressources
génétiques aux chercheurs, au commerce et à l'investissement
privé, à moins que des règles claires ne soient établies pour
le partage des avantages. Un pays industrialisé répondit qu'un
instrument juridique contraignant aurait des implications à la
fois sur les Accords TRIPs et sur la WIPO. A 23h30, le groupe
accepta des libellés appelant à la mise en place d'un "régime
international", dans le paragraphe 42(o), et à "la
concrétisation, d'ici 2010, d'une réduction significative du
taux actuel des pertes enregistrées dans la diversité
biologique", dans le paragraphe 42.
LES FINANCES ET LE COMMERCE: Le 31 août,
au cours de la séance de l'après-midi, le modérateur du groupe
de contact sur les questions des finances, du commerce et de
la mondialisation présenta un rapport sur l'état d'avancement
des négociations. Il identifia les questions encore en suspens
comme étant celles concernant les subventions et les
caractéristiques de la mondialisation, et suggéra de retenir
la formulation utilisée dans la Déclaration de Doha et le
Consensus de Monterrey. Le Président l'invita à poursuivre son
travail de modération.
Le 1er septembre, le modérateur
du groupe de contact rapporta que le groupe était parvenu à un
texte de consensus. Il annonça que tous les paragraphes, à
l'exception de ceux concernant les Principes de Rio, ont été
approuvés. Il nota que l'accord sur le paragraphe 3 du
Chapitre V consacré à la promotion de la responsabilité et de
l'imputabilité à travers l'élaboration et la mise en œuvre des
accords intergouvernementaux, faisait référence aux accords
existants et qu'il ne constituait pas un appel en faveur d'un
nouveau régime international.
Les délégués eurent de longues discussions
autour du chapeau du paragraphe 17, consacré à l'amélioration
du soutien mutuel des politiques commerciales,
environnementales et de développement. Plusieurs pays
industrialisés s'opposèrent à la proposition de nuancer le
chapeau en y introduisant "tout en s'assurant de la
compatibilité avec l'OMC," signalant que cela impliquait
l'existence d'une hiérarchie au-dessus des accords
environnementaux multilatéraux et préjugeait des conclusions
du Round de Doha sur le Développement. De nouvelles
propositions furent avancées, y compris "tout en s'assurant de
la compatibilité avec les règles de l'OMC et d'autres accords
internationaux," et "tout en s'efforçant d'éviter toute
inconsistance avec l'OMC." Les pays en Développement et
plusieurs pays industrialisés clarifièrent que la portion de
phrase n'avait pas pour intention d'établir une hiérarchie.
Au cours de la séance nocturne, un groupe
de pays en développement inversa sa position première et,
appuyé par quelques pays industrialisés et de pays en
transition économique, recommanda de supprimer la portion de
phrase: "tout en s'assurant de la compatibilité avec l'OMC."
Le Président nota l'existence d'un consensus écrasant, et la
portion de phrase fut supprimée par acclamation. Avec cela,
les libellés des Chapitres V et IX issus du groupe de contact
furent approuvés.
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE: Le 31 août,
le Président invita le ministre d'un pays industrialisé à
essayer de réaliser le consensus autour d'une révision de
texte. Au cours de la séance suivante, les ministres furent
informés que les délégations intéressées étaient proches d'un
accord autour d'un projet de texte révisé, comprenant le
libellé discuté à la PrepCom IV auquel on a ajouté la
référence ci-après concernant la ratification: "Les Etats qui
ont ratifié le Traité de Kyoto encouragent fortement les Etats
qui ne l'ont pas encore fait, à ratifier le Traité de Kyoto en
temps opportun."
Le 1er septembre, le Président
annonça que les sous-paragraphes 36(a)-(e) ont été laissés de
côté en attendant le parachèvement du chapeau. Après des
concertations, les délégués parvinrent à un accord sur un
nouveau texte. Les délégués adoptèrent les nouveaux
sous-paragraphes 36(a)-(i), qui traitent des actions requises
pour faire face aux changements climatiques.
LE CADRE INSTITUTIONNEL: Le groupe de
contact sur les questions institutionnelles (Chapitre X du
Plan de Mise en Œuvre), coprésidé par Lars-Goran Engfeldt (Suède)
et Ositadinma Anaedu (Nigeria), se réunit la matinée du 31
août, sans réaliser de progrès substantiels.
Les Coprésidents présentèrent leur rapport
au cadre de Johannesburg, à 19h. Faisant observer que les
progrès réalisés étaient bien minces, le Président reprit
brièvement le paragraphe 5 du Plan, qui fait mention de sujet
des droits de l'Homme, disposition à laquelle fait également
référence le paragraphe 152. Un groupe de pays en
développement fit part de sa préférence pour la formule "les
droits de l'Homme reconnus à l'échelle internationale,"
utilisée dans la Déclaration du Millénaire, avec deux
délégations fortement opposées à toute qualification de la
notion. Le porte-parole d'un groupe de pays en développement,
appuyé par une délégation, requit la poursuite des échanges du
groupe de contact.
Après la reprise du groupe de contact, à
21h30, les Coprésidents firent circuler un papier suggérant
des voies de résoudre les divergences autour du texte,
notamment la suppression des paragraphes redondants: 3bis;
122(b), (c), (e) et (f); la deuxième phrase des 138(b) et (c);
les 139 et 139(a) et (b); et le 151. Une nouvelle formulation
fut avancée pour le libellé controversé portant sur la
question des droits de l'Homme, la dimension sociale, la bonne
gouvernance, les partenariats et l'accès à l'information (5,
122(g), 123, 124, 146 et 146bis et 152). Au cours du
débat qui suivit, le porte-parole d'un groupe de pays en
développement et plusieurs autres délégations apportèrent leur
appui aux suppressions proposées. Un pays fit objection au
papier des Coprésidents, élaboré, selon lui, sans concertation
adéquate avec les délégués. Un groupe de pays industrialisés
s'opposa aux suppressions proposées et invita les délégués à
poursuivre la discussion des libellés restants. D'autres
délégations insistèrent sur le traitement des suppressions à
opérer d'abord. Aucun accord ne put être atteint dans le
groupe de contact.
Les Coprésidents présentèrent leur rapport
à la réunion ministérielle peu après 12h, un Coprésident
exprimant son insatisfaction quant à la position prise par le
groupe de pays industrialisés, qui a empêché toute
progression. Le groupe fit objection au traitement, jugé
injuste, réservé à la position qui est la sienne, et remit en
question la neutralité du Coprésident. Le groupe promit de
réagir sur le fond ultérieurement.
Au cours de la soirée du 1er
septembre, les questions restées en suspens dans le Chapitre X
et les libellés en rapport, furent abordées par la réunion
ministérielle. Le Président Moosa émit un texte à "prendre ou
à laisser". Les délégations décidèrent d'adopter la
formulation de compromis, moyennant l'introduction de deux
amendements. Une délégation rappela que la formule "respect de
la diversité culturelle" avait été accepté, à l'origine, dans
le paragraphe 5, et elle y fut réintroduite. Dans le
paragraphe 152, la formule "en tenant compte des travaux en
cours autour de ce sujet" (des membres des Nations Unies et
des Etats observateurs) fut abandonnée.
LES BIENS PUBLICS MONDIAUX: Les
délégués acceptèrent d'examiner les questions ayant trait au
thème des biens publics mondiaux, à travers la tenue
d'ateliers visant à promouvoir une meilleure compréhension de
ces sujets.
L'ENERGIE: Le 31 août, un groupe de
pays en développement introduisit des propositions d'éléments
concernant l'accès à l'énergie et la question des sources
d'énergie renouvelable (8, 19(e), 19(p)bis et 19(s)).
Les références aux objectifs en matière d'énergie renouvelable,
y compris l'objectif de 15% et de 2% d'accroissement dans les
pays industrialisés, avaient été enlevées du texte d'origine.
Quelques pays industrialisés apportèrent leur appui à un
libellé favorable à la fixation d'objectifs en matière
d'énergie renouvelable.
Après un débat sur la procédure à suivre,
un pays industrialisé introduisit quelques amendements mineurs
au sous-paragraphe consacré aux technologies énergétiques,
ajoutant une référence à "l'énergie," aux "technologies des
combustibles fossiles" et à l'action "au niveau national" dans
le sous-paragraphe consacré à la question des subventions
(19(p)bis). Le Président requit, ensuite, d'un groupe
de pays en développement, l'élaboration d'une révision de
texte.
Au cours de la séance nocturne, le porte-parole
d'un groupe de pays industrialisés rapporta qu'ils ont fait
d'importantes concessions sur la question des subventions et
qu'ils concèderaient l'introduction d'un libellé appelant à
des recommandations "orientées vers l'action" sur la question
de l'énergie. Un groupe de pays en développement proposa de
remplacer la référence à la "consommation" d'énergie par "l'approvisionnement"
d'énergie, dans le sous-paragraphe 19(e), portant sur la
diversification de l'approvisionnement d'�nergie; et sugg�ra
l'insertion d'une r�f�rence appelant � une suppression
progressive des subventions dans le cadre de l'action devant
�tre entreprise "au niveau national." Offrant une certaine
souplesse, Ils accept�rent une r�f�rence aux technologies
d'�nergie renouvelable. Plusieurs pays en d�veloppement
accept�rent l'insertion d'une r�f�rence � "des technologies
�nerg�tiques abordables, y compris celles applicables aux
combustibles fossiles et aux sources renouvelables," et de
technologies "plus efficaces".
Un groupe de pays industrialis� introduisit
un commentaire �crit concernant le projet de texte avanc� par
les pays en d�veloppement, consistant en un certain nombre de
paragraphes portant: sur le "lancement" d'un programme
d'actions, assorti d'une aide financi�re et technique, pour
l'am�lioration de l'acc�s � des services d'�nergie fiables et
abordables (8); sur la fixation d'objectifs en mati�re
d'�nergie renouvelable (19(e)); et sur l'action de suppression
des subventions accord�es dans le secteur de l'�nergie (19(p)bis).
Un autre pays industrialis� rejeta cette proposition parce que
l'introduction d'objectifs �quivalait � l'adoption d'une
approche de "taille unique pour tous".
Il n'y eut pas d'accord et le Pr�sident
cl�tura le d�bat.
LA SANTE ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE:
Le 31 ao�t, un pays industrialis�, signalant que le paragraphe
47 avait �t� pr�matur�ment accept� � Bali, tel que not� dans
le document A/ CONF./CRP.1, demanda au Pr�sident de le rouvrir.
Le Pr�sident rouvrit le paragraphe et le pays proposa
l'adjonction d'une r�f�rence aux droits de l'Homme. Un d�bat �
caract�re proc�dural suivit et une heure plus tard, le
Pr�sident d�clara qu'�tant donn� qu'il ne s'agissait pas l�
d'un corps "officiel"de la Conf�rence, cette proposition devra
�tre faite dans le forum appropri�. Le ministre indiqua qu'il
le fera.
DANS LES COULOIRS I
La plupart des d�l�gu�s ont acclam�
bruyamment l'adoption du paragraphe 17 par les ministres. Le
paragraphe qui traite de la n�cessit� d'un soutien mutuel
entre les politiques commerciales, environnementales et de
d�veloppement, comprenait la formule "tout en s'assurant de la
compatibilit� avec l'OMC." Auparavant, les repr�sentants des
Groupes Principaux avaient protest� contre la formulation, de
mani�re pacifique, � l'ext�rieur de la salle de conf�rence.
Ils �taient ravis d'apprendre que la formule est supprim�e.
DANS LES COULOIRS II
Les ministres et autres d�l�gu�s ayant
pein� tout le long du week-end, plusieurs observateurs ont
not� qu'en d�pit des divergences politiques sur les questions
en suspens, l'important coup de pouce donn� en fin de semaine
et le passage � des n�gociations de niveau minist�riel, sont
venus donner une indication claire quant � l'engagement en
faveur du processus et de ses r�sultats. Le d�m�nagement du
dimanche vers des quartiers de n�gociations plus exigus, est
venu conjuguer la contrainte physique impos�e au nombre de
d�l�gu�s pouvant y avoir acc�s, avec les pressions politiques
accrues exerc�es par le Pr�sident en vue de faire aboutir le
processus.
L'acc�s � la salle de r�union et au couloir
adjacent ayant �t� mis sous contr�le �troit, les d�l�gu�s et
autres observateurs ont �t� pouss�s � leurs extr�mes limites,
car pour chacun d'entre eux, quitter la "zone" pour une
collation ou m�me pour les toilettes mettait en p�ril ses
chances de r�int�grer la salle. Des v�t�rans chevronn�s ont
appel� cela le drame typique "des coulisses", caract�ristique
des rencontres de n�gociations. D'autres ne pouvaient
qu'esp�rer que le r�sultat serait � la mesure de leur
abn�gation.
DANS LES COULOIRS III
L'Alliance des Petits Etats Insulaires (AOSIS),
consid�r�e comme un groupe efficace dans les n�gociations
autour des changements climatiques, a trouv�, croit-on savoir,
des difficult�s � faire entendre ses pr�occupations, dans la
complexit� des positions avanc�es par le G-77, en particulier,
concernant le Trait� de Kyoto et les objectifs en mati�re
d'�nergie renouvelable. Dans ce qui est sans doute une
derni�re tentative de mettre en avant leurs int�r�ts vitaux,
les chefs d'Etat de l'AOSIS ont �mis un Communiqu� accueillant
favorablement le Chapitre VII du projet du plan de Mise en
�uvre, consacr� au PEID, mais appelant � une action
internationale et domestique urgente pour le traitement du
probl�me des changements climatiques, notamment, une
ratification sans d�lai du Trait� de Kyoto et son entr�e en
vigueur.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La r�union Pl�ni�re du Sommet
des chefs d'Etat commencera � 9h dans la Salle Pl�ni�re, avec
des allocutions d'ouverture de Thabo Mbeki, Pr�sident de la
R�publique d'Afrique du Sud, de Kofi Annan, Secr�taire G�n�ral
de l'ONU, et de Han Seung-soo, Pr�sident de l'Assembl�e
G�n�rale des Nations Unies. Cela sera suivi d'un expos�
pr�sent� par "les Enfants du Monde," et de d�clarations des
chefs d'Etat.
TABLE RONDE: La Table Ronde I sur le
th�me "faire en sorte que cela se produise," se r�unira �
partir de 15h dans la Salle Ballroom 3.
CONCERTATIONS MINISTERIELLES: Les
concertations minist�rielles se r�uniront � partir de 11h dans
la Salle Committee Room 5, pour d�battre des questions en
suspens ayant trait au th�me de l'�nergie et de la sant� en
Afrique.
PROJET DE DECLARATION POLITIQUE: Des
copies du projet de texte du Document Politique sont
susceptibles d'�tre distribu�es par le gouvernement sud
africain. |