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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 45
Jeudi 29 Août 2002
LES FAITS MARQUANTS DU SMDD
MERCREDI 28 AOUT 2002
Les délégués près du Sommet Mondial pour le
Développement Durable (SMDD) se sont réunis dans deux
Plénières organisées en Partenariat, consacrées aux thèmes de
l'eau et des systèmes sanitaires et à celui de l'énergie. Le
cadre de Vienne a été réuni pour les séances du matin et de la
soirée pour la poursuite des négociations autour des
paragraphes restés en suspens dans le projet de Plan de Mise
en Œuvre et pour entendre les rapports des consultations
officieuses et des groupes de contact. Les groupes de contact
sur les moyens de mise en œuvre et sur les arrangements
institutionnels ont également poursuivi leurs délibérations
tout au long des séances de la journée et de la soirée.
LES PLENIERES ORGANISEES EN PARTENARIAT
La Plénière élit par acclamation les Vice-présidents
issus des Etats Asiatiques: l'Iran, l'Iraq, les Maldives, le
Pakistan et Samoa.
Nkosazana Dlamini Zuma (Afrique du Sud)
présida, et Jan Pronk, Envoyé Spécial du Secrétaire Général,
modéra les Plénières organisées en Partenariat qui incluaient
des exposés d'experts, des commentaires de personnes
ressources et une discussion par les délégations.
L'EAU ET LES SYSTEMES SANITAIRES
Les Exposés: Margaret Catley-Carlson, du
Global Water Partnership, souligna le besoin d'une gestion
intégrée des ressources en eau. L'oratrice nota que les
questions ayant trait à l'eau ne bénéficiaient pas d'une
priorité suffisante, les riches y ayant déjà accès, et appela
à l'instauration de l'ambiance politique nécessaire à en faire
une priorité. Gourisankar Ghosh, du Water Supply and
Sanitation Collaborative Council, mit l'accent sur la
nécessité d'un objectif séparé pour les système sanitaires. Il
proposa un nouveau paradigme pour la gestion de l'eau, à
travers lequel l'eau ne serait ni fournie gratuitement ni
laissée à la merci du marché. L'approche aurait un caractère
multisectoriel, axés sur l'être humain et allant tout à la
fois, de la base vers le sommet et du sommet vers la base.
L'orateur nota que la dépense annuelle mondiale dans le
secteur de l'eau s'élevait à 11 milliards de dollars et que 9
milliards de dollars supplémentaires permettraient de réduire
de moitié, d'ici 2015, le nombre de personnes (1,1 milliards)
ne disposant pas actuellement d'accès à l'eau.
La Discussion de Groupe: Plusieurs orateurs
notèrent que les pauvres payaient davantage que les riches
pour l'eau. En réponse à un commentaire disant que le secteur
privé ne démarcherait que les usagers capables de payer, un
intervenant affirma que les pauvres sont prêts à payer pour
l'eau mais que les hommes politiques ne sont pas prêts à
accepter qu'on la leur facture. Un autre intervenant souligna
que les pauvres sont prêts à apporter une contribution par le
travail si les services sont livrés avec efficacité. Nombre
d'intervenants mirent en relief le besoin d'impliquer les
communautés locales, les femmes et les jeunes, et soulignèrent
l'intérêt d'une application de l'approche fondée sur les
écosystèmes dans la gestion de l'eau. Quelques-uns
recommandèrent une restructuration des rôles des gouvernements
et des autres acteurs, et la mise en place de partenariats. Un
orateur encouragea l'adoption d'objectifs à l'échelle mondiale
pour la mobilisation en faveur de l'action.
La Discussion en Plénière: Plusieurs pays
recommandèrent que le SMDD produise, pour la question des
systèmes sanitaires, un objectif assorti d'un calendrier,
similaire à l'Objectif de la Déclaration du Millénaire
concernant l'accès à l'eau potable salubre. Quelques
participants soulignèrent l'importance d'une gestion intégrée
des ressources en eau, avec l'URUGUAY y ajoutant une
considération des questions transfrontalières, notamment
celles concernant les ressources aquatiques souterraines et la
gestion régionale.
La COMMISSION DES NATIONS UNIES SUR LES
DROITS DE L'HOMME (UNCHR) souligna que l'accès à l'eau potable
salubre est un droit de l'Homme. L'AUTORITE PALESTINIENNE
signala que l'occupation et la guerre ne pouvaient pas
coexister avec le développement, et le BURKINA FASO indiqua
que les pays ont besoin de ressources en eau avant de pouvoir
traiter de la question des services de distribution.
MADAGASGAR nota que l'accès à l'eau propre et aux systèmes
sanitaires est crucial pour l'éradication de la pauvreté.
ISRAEL indiqua que la conservation de l'eau est essentielle
pour des raisons tant économiques qu'environnementales.
L'INDE, le PAKISTAN et le YEMEN firent référence au besoin
d'un renforcement des capacités et de programmes de
sensibilisation, y compris, à travers les communautés et les
institutions religieuses. La SUISSE, l'UNCHR et le YEMEN
mirent en exergue l'importance de la cohérence des efforts
nationaux et de la coordination entre les institutions
internationales. La MAURITANIE et le NIGER plaidèrent pour le
financement des infrastructures administratives et physiques.
L'URUGUAY parla de son utilisation d'un système sanitaire
portable et de stations d'approvisionnement en eau, comme un
exemple de la manière dont les pays en développement
pourraient traiter les problèmes d'accès. L'INDE traita des
différents points de vue sur la privatisation, et l'AFRIQUE DU
SUD évoqua la nécessité d'une tarification appropriée et
adaptée aux ressources financières des usagers de bout de
course.
L'ENERGIE
Les Exposés: Stephen Karekezi, du Réseau
Africain pour la Recherche en matière de Politiques
Energétique, souligna que les investissements dans les projets
énergétiques de petite échelle sont profitables aux pauvres,
précisant que les technologies énergétiques à petite échelle
pouvaient être fabriquées localement de manière viable.
L'orateur nota que les investissements dans le secteur de
l'énergie qui se situe dans une fourchette allant de 30 à 300
dollars, sont plus appropriés pour les pauvres. Thomas
Johansson, de l'International Institute for Industrial
Environmental Economics, souligna l'importance d'avoir des
objectifs assortis de calendriers. Il suggéra l'insertion
d'éléments pour l'agenda politique, notamment le renforcement
des capacités, l'efficience énergétique et le besoin de "
faire en sorte que les marchés fonctionnent mieux," ajoutant
que les politiques doivent être explicites
Les Discussions de Groupe: Un orateur fit
part de sa déception quant à l'absence d'objectifs
contraignants dans le projet de Plan de Mise en Œuvre, et de
calendrier précis pour l'énergie renouvelable, et appela à
l'adoption d'un objectif clair et contraignant de 10%
d'énergie renouvelable, d'ici 2010, excluant l'énergie
nucléaire, et les sources énergétiques de bio-masse à grande
échelle, aujourd'hui dépassées. Un autre intervenant appela à
la fixation d'objectifs à caractère indicatif pour
l'efficience énergétique. Nombre d'orateurs notèrent que 100
milliards de dollars sont fournis, chaque année, en subvention
pour le carbone et soulignèrent la nécessité de leur
suppression graduelle. Certains notèrent que les fonds libérés
pourraient être investis dans les sources d'énergie
renouvelables. Quelques intervenants mirent l'accent sur
l'impératif de réduire l'utilisation énergétique et la
surconsommation dans les pays industrialisés. Un orateur parla
des avantages économiques de la conservation au niveau de
l'entreprise et au niveau national. Un autre souligna le
besoin de se focaliser: sur l'accès des femmes à l'énergie et
au financement accordé à l'énergie; et sur les liens entre la
santé des femmes et l'énergie. Un autre intervenant encore
rappela aux participants qu'un nombre important d'emplois sont
tributaires des industries polluantes et à forte consommation
énergétique.
La Discussion en Plénière: Plusieurs pays
appelèrent le SMDD à établir un objectif assorti d'un horizon
précis pour l'accroissement de la proportion mondiale
utilisant les sources d'énergie renouvelables, la plupart
souhaitant une augmentation de10 à 15% d'ici 2010. Le NIGERIA
s'opposa à la fixation d'objectifs qui ne seraient pas
assortis d'un plan et des fonds nécessaires à leur
concrétisation. L'INDE appuya l'idée d'un accroissement de
l'utilisation des sources renouvelables dans la combinaison
énergétique et appela à un recours à des sources de biomasse
propres. Plusieurs pays déclarèrent favoriser le développement
des sources hydroélectriques, en particulier, celles à petite
échelle, en partie, pour réduire la pollution atmosphérique
intérieure et les pressions subies par les femmes et par les
forêts du fait de la collecte du bois de chauffe. Le CHILI et
le KAZAKHSTAN s'opposèrent à l'énergie et aux tests nucléaires.
La SLOVENIE, la SUEDE et la NOUVELLE ZELANDE appelèrent à la
suppression des subventions accordées aux sources d'énergie
non-renouvelables. Le BRESIL, TUVALU, le CHILI et le MEXIQUE
plaidèrent pour l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto. Le
COSTA RICA apporta son appui au Mécanisme pour un Développant
Propre relevant du Protocole, affirmant qu'il permettra de
réduire les coûts du rôle de l'énergie dans la lutte contre la
pauvreté. Le JAPON et l'ARGENTINE pressèrent en faveur de
l'efficience énergétique. Le JAPON annonça le lancement d'une
nouvelle initiative de Type II pour l'éducation en matière
d'énergie et le développement humain. Le LESOTHO, la NAMIBIE
et l'OUGANDA mirent en exergue le besoin de ressources
financières et de transfert des technologies. Le MAROC offrit
d'accueillir une conférence sur l'énergie après le SMDD.
LA GRANDE COMMISSION
Le matin, le Président Emil Salim (Indonésie)
proposa que le cadre de Vienne poursuive ses délibérations en
vue de produire un texte raisonnable et gérable, pour la
facilitation des discussions à venir au sein de la Grande
Commission.
LE CADRE DE VIENNE
Le Changement des Modes Non-Durables de
Consommation et de Production: Le matin, les délégués
poursuivirent l'examen du chapeau consacré au thème de la
gestion rationnelle des substances chimiques, en particulier
des mesures assorties de calendriers visant à traiter leurs
effets adverses sur la santé humaine et sur l'environnement
(22). Alors que la volonté générale était pour la
considération d'un objectif fixé pour l'horizon 2020, le
groupe ne parvint pas à s'entendre sur une formulation
acceptable pour tous. Le groupe débattit du libellé consacré
aux actions à prendre pour le traitement des effets adverses,
et notamment des nuances introduites par les termes "ne mène
pas à…," "minimise," "réduit de manière substantielle", "réduit
de manière importante" et "réduit.." Les pays en développement
proposèrent une formulation tenant compte de leurs conditions
particulières et de leurs besoins spécifiques, ce à quoi
d'autres se sont opposés. Plusieurs délégations notèrent que
le paquet final doit équilibrer l'objectif, les conditions des
pays en développement et la terminologie relative à la
question de la réduction des effets. Un groupe de pays aborda
également le libellé crocheté concernant la détermination
d'une réponse internationale appropriée, figurant dans le
paragraphe 22(h). Quelques pays souhaitèrent référer le
paragraphe au niveau ministériel pour un nouvel examen.
Au cours de la séance nocturne, les pays en
développement présentèrent un nouveau texte incluant un
objectif fixé à l'horizon 2020, retirant la proposition
antérieure de tenir compte des conditions des pays en
développement et déplaçant les libellés concernant le
renforcement des capacités et l'aide financière et technique
pour les pays en développement (22(f)), vers le chapeau.
Plusieurs délégations apportèrent leur appui à cette
proposition, et réitérèrent leurs appels à une formulation
plus forte pour la question du traitement des effets adverses
sur la santé humaine et sur l'environnement.
Plusieurs délégations, appuyées par le
Président, proposèrent, en guise de paquet, de rattacher le
chapeau au sous-paragraphe 22(h) consacré à la question des
métaux lourds. Après qu'un pays industrialisé eut concédé sa
préférence pour une formulation forte pour la question du
traitement des effets adverses, le groupe s'accorda finalement
sur le libellé appelant au soutien de mesures assorties de
calendriers, aptes à "mener à une minimisation des effets
adverses importants," et supprima le libellé concernant la
réponse internationale aux effets des métaux lourds (22(h)),
comme partie du paquet.
LE GROUPE DE CONTACT SUR LES ARRANGEMENTS
INSTITUTIONNELS: Le groupe de contact sur le Chapitre X du
projet de Plan de Mise en Œuvre, coprésidé par Lars-Goran
Engfeldt (Suède) et Ositadinma Anaedu (Nigeria), se réunit le
matin puis, rompit ses rangs pour des consultations
officieuses. Dans la soirée le groupe de contact paracheva le
texte appelant à s'assurer de l'établissent d'un lien étroit
entre le rôle de l'ECOSOC dans le suivi du SMDD et le
Consensus de Monterrey, "de manière soutenue et coordonnée"
(126 (f)).
Au cours de la brève séance nocturne du
groupe de contact, une délégation avança un nouveau libellé
(146 alt) sur la gouvernance au niveau national. La
première partie s'y réfère à l'application de la loi, y
compris contre la corruption et pour la protection des droits
de l'Homme, et la promotion de la transparence, de
l'imputabilité et d'institutions réglementaires justes. La
deuxième partie met en exergue la participation des parties
prenantes et leur accès à l'information, la mise en place des
politiques et des institutions judiciaires.
Un groupe de pays introduisit un nouveau
libellé sur la question de la gouvernance au niveau
international, en remplacement des paragraphes 123 et 124
existants. La première partie souligne l'importance de la
gouvernance économique mondiale, à travers le traitement des
modes utilisés dans les finances, le commerce, les
technologies et l'investissement, et une réforme de
l'architecture financière internationale. La deuxième partie
souligne le besoin de revigorer le système des Nations Unies,
et réitère l'engagement en faveur du multilatéralisme. Les
auteurs expliquèrent que dans le cadre du paquet, les
paragraphes 122 (b) et (c), 122 (f), le chapeau du paragraphe
(139) et, quelques parties des paragraphes 122(g) et 138(b),
et les paragraphes 138(c) et 152, seront supprimés. De
nombreuses délégations accueillirent favorablement les
nouvelles propositions qui seront examinées de manière plus
approfondie.
LE GROUPE DE CONTACT SUR LES MOYENS DE MISE
EN ŒUVRE: Ce groupe de contact, facilité par John Ashe
(Antigua et Barbuda), se réunit au cours des séances de
l'après-midi et de la soirée pour procéder à l'examen de la
version révisée du papier du modérateur.
Les Finances: Dans le paragraphe
introductif consacré à la question du financement, les pays
développés proposèrent: que la référence tirée du Consensus de
Monterrey, reconnaissant que chaque pays est le premier
responsable de son propre développement, soit mentionnée
intégralement; et que la référence aux "flux des" ressources
financières, telle qu'élaborée dans le Consensus, soit retenue.
Il n'y eut pas d'accord sur la référence aux responsabilités
communes mais différenciées.
Au sujet de la nécessité d'une utilisation
pleine et efficace des mécanismes financiers disponibles, il y
eut accord sur le sous-paragraphe consacré au renforcement des
efforts en cours pour la réforme de l'architecture financière
internationale actuelle, après la suppression des références à
"plus" transparent et à "pleine" participation. Le
sous-paragraphe appelle à un renforcement des efforts visant à
mettre en place des systèmes transparents, équitables et
inclusifs, capables d'assurer une participation efficace des
pays en développement.
Au sujet du développement de
l'infrastructure des pays en développement, un groupe de pays
industrialisés proposa un nouveau sous-paragraphe appelant à
l'encouragement de financements adéquats dans le cadre de la
coopération nationale en matière de développement, en
particulier les Papiers Stratégiques de la Réduction de la
Pauvreté. Les pays en développement offrirent de considérer la
proposition. Le sous-paragraphe consacré à l'encouragement de
l'initiative en faveur de la participation dans les Pays
Pauvres Lourdement Endettés, fut acceptée après que les
délégations se soient mises d'accord sur la suppression de la
référence aux pays industrialisés créditeurs.
Dans la soirée, un pays industrialisé
proposa que le paragraphe consacré à la bonne gouvernance soit
maintenu dans le chapitre sur les finances.
Le Commerce International: Dans le
sous-paragraphe consacré des tarifs imposés sur les produits
non-agricole, les pays industrialisés s'accordèrent sur
l'abandon de la référence proposée à l'évitement des sanctions
commerciales utilisées pour renforcer l'agenda environnemental.
Le groupe proposa, en sa place et lieu, un nouveau
sous-paragraphe citant un libellé tiré du Principe 12 de la
Déclaration de Rio concernant les mesures politiques à visée
environnementale. Le groupe de contact sur les Principes de
Rio pourrait être invité à examiner la proposition.
Dans le paragraphe sur les tarifs, un pays
affirma que sa formulation réouvrait la Déclaration de Doha et
qu'il devait par conséquent être supprimé. Au sujet des
subventions nocives à l'environnement et faussant la réalité
des marchés, qui inhibent l'adoption de modes durables de
consommation et de production, un groupe de pays
industrialisés proposa de supprimer la référence mentionnant
les seuls "pays industrialisés".
Dans le paragraphe consacré au Programme de
Travail de l'OMC pour les petites économies, les pays
industrialisés proposèrent que programme se poursuive de
manière adaptée à leurs circonstances particulières et en
soutien à leurs efforts dans le domaine du développement
durable. Avec le maintien de la référence au paragraphe 35 de
la Déclaration de Doha, le paragraphe fut approuvé.
Il n'y eut pas d'accord sur le paragraphe
consacré à la question du soutien mutuel entre les politiques
commerciales et celles environnementales. Certains préférèrent
une référence au commerce, à l'environnement et au
développement. Quelques-uns firent objection au libellé
introductif appelant à la compatibilité avec les droits et les
obligations relevant de l'OMC, en raison du fait qu'il
implique une hiérarchie.
Dans le sous-paragraphe consacré aux
évaluations de l'impact environnemental et à celles de
l'impact sur la durabilité (EID), les pays industrialisés
proposèrent de supprimer les références aux EID et à
l'identification des "mesures d'amélioration appropriées" dans
le contexte du commerce, de l'environnement et du
développement. Il n'y eut pas d'accord.
Au sujet de l'amélioration des avantages de
la libéralisation du commerce, il n'y eut pas d'accord sur le
sous-paragraphe appelant au soutien de l'intégration du
développement durable dans les nouveaux accords de coopération
commerciale existants. Au sujet du soutien des initiatives
volontaires basées sur le marché, un groupe de pays
industrialisés appela à l'insertion d'une référence
introductive à la "compatibilité avec l'OMC" et à des biens de
consommation "maximisant les avantages environnementaux et
sociaux."
Au cours du débat de la soirée et dans le
paragraphe consacré aux efforts visant à promouvoir la
coopération dans les domaines du commerce, de l'environnement
et du développement, les pays en développement indiquèrent
qu'ils pouvaient accepter l'insertion d'une référence à l'OIT
si le paragraphe faisait référence aux "secrétariats" des
organisations nommées. Ils demandèrent aussi la suppression de
la référence à la coopération entre l'OMC, le système des
Nations Unies et autres agences, figurant dans le paragraphe
suivant.
Dans le sous-paragraphe consacré aux
initiatives volontaires basées sur le marché, les pays en
développement introduisirent, et le groupe adopta, les
références à une "la compatibilité avec l'OMC" et à des "biens
et services écologiquement rationnels, y compris les produits
organiques," maximisant les avantages en matière
d'environnement et de développement. Un pays essaya sans
succès d'introduire une référence à des initiatives
commerciales équitables.
La Mondialisation: Au sujet du
paragraphe introductif, un groupe de pays industrialisés
plaida pour le maintien du libellé existant, qui reconnaît la
préoccupation concernant le risque de voir une plus grande
intégration des économies et des sociétés, mener à
l'instabilité du système économique et financier international
et donner lieu à des implications environnementales et
sociales négatives. Les pays en développement et un pays
industrialisé préférèrent l'introduction d'un libellé tiré de
la Conférence des Nations Unies sur les Enfants et du SMDD+5.
Un groupe de pays industrialisés et de pays
en développement proposèrent un libellé de rechange concernant
la responsabilité et l'imputabilité du monde de l'entreprise.
Les délégués ne parvinrent pas à s'entendre là-dessus et le
groupe de contact ajourna ses travaux
DANS LES COULOIRS I
Au cours de la journée, le rythme des
n�gociations, dans le groupe de contact sur les arrangements
institutionnels, commen�a � s'acc�l�rer, les d�l�gu�s faisant
montre d'une volont� de nettoyer autant de paragraphe que
possible, avant l'intervention minist�rielle. Les petits
groupes de d�l�gu�s travaillant dans tous les coins, � l'ombre
des regards, parvinrent � formulations accept�es et une
certaine avanc�e vers des formulations de compromis. L'esprit
d'accommodation �tait palpable, et certains observateurs ont
not� une �volution discernable dans les positions de nombre
d'acteurs majeurs. Dans un effort consid�rable, tard la nuit,
deux acteurs majeurs devaient introduire de nouvelles
formulations concernant les questions contentieuses de la
gouvernance domestique et internationale, lesquelles devaient
�tre accueillies chaudement, marquant ainsi une nouvelle
perc�e.
DANS LES COULOIRS II
On s'attend de plus en plus � voir
s'�claircir la port�e des paquets conclus, avec l'aper�u donn�
sur les liens et les concessions mutuelles faites sur une
s�rie de questions chaudes. L'un des sujets en suspens, �
l'esprit de bon nombre de d�l�gu�s, est celui de la
perspective d'une implication minist�rielle dans la
finalisations des march�s conclus. Selon les sp�cialistes: les
Etats-Unis tiennent � voir les n�gociations �tre parachev�es �
un niveau officiel et � �viter une couverture bien fournie de
leurs derni�res man�uvres; l'Union Europ�enne compte beaucoup
sur une bonne publicit� compte tenu de la volont� qu'elle a
mise pour l'adoption de positions estimables (e.g., les
objectifs dans le domaine des sources d'�nergie renouvelables
et celui des droits de l'Homme) qui risque de se voir
sacrifi�es dans le plus fort de la bataille; et le G-77/Chine
choisit d'employer ses professionnels chevronn�s � n�gocier
"la face Nord" du projet de plan de mise en �uvre.
Le bruit qui a couru vers minuit selon
lequel les ministres pourraient �tre bient�t consult�s pour
entamer l'examen du Document Politique, en conjonction avec un
certain nombre de questions en suspens issues du projet de
plan de mise en �uvre.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La derni�re Pl�ni�re
organis�e en Partenariat, sur le th�me de la mise en �uvre
r�gionale, qui sera suivie par une s�ance de cl�ture, se
tiendra � 10h dans la Salle des Pl�ni�res. Des d�clarations
seront pr�sent�es par les Entit�s Non Etatiques � partir de
15h dans la Salle des Pl�ni�res.
CADRE DE VIENNE: La Cadre de Vienne se
r�unira � partir de 11h dans la Salle Exhibition 1.
Attendez-vous � la sortie du rapport des consultations
officieuses autour du Principe de Rio sur les responsabilit�s
communes mais diff�renci�es.
GROUPE DE CONTACT SUR LES ARRANGEMENTS
INSTITUTIONNELS: Le groupe de contact se r�unira � 11h
dans la Salle des Commissions 4. Attendez-vous � un �change de
vues autour des propositions avanc�es sur la question de la
gouvernance.
GROUPE DE CONTACT SUR LES MOYENS DE MISE EN
�UVRE: Ce groupe de contact se r�unira � 20h dans la Salle
Ballroom 2. |