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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 44
Mercredi 28 Août 2002
LES FAITS MARQUANTS DU SMDD
MARDI 27 AOUT 2002
Les délégués participant au Sommet Mondial
pour le développement durable (SMDD) se sont réunis dans deux
Plénières organisées en Partenariat pour traiter du thème de
l'agriculture et celui des questions intersectorielles. Le
cadre de Vienne s'est réuni le matin, l'après-midi dans la
soirée pour poursuivre les négociations autour des paragraphes
restés en suspens dans le projet de Plan de Mise en Œuvre. Les
groupes de contact sur les moyens de mise en œuvre et sur les
arrangements institutionnels ont également poursuivi leurs
délibérations.
LES PLENIERES ORGANISEES EN PARTENARIAT
AGRICULTURE: Nkosazana Dlamini Zuma (Afrique
du Sud) présida et Jan Pronk, Envoyé Spécial du Secrétaire
Général du SMDD, modéra la Plénière organisée en Partenariat,
qui inclut des exposés d'experts, des commentaires de
personnes ressources et une discussion à caractère général par
les Etats.
Les Exposés: M.S. Swaminathan, de la
Fondation M.S. Swaminathan pour la Recherche, mit en relief le
rôle de l'agriculture dans la sauvegarde contre la pauvreté et
contre la polarisation du commerce basé sur les produits
agricoles. Il appela à des politiques commerciales favorisant
les micro-entreprises, les produits agricoles à valeur ajoutée
et le maintien des jeunes dans le domaine agricole. Il
encouragea les Nouveaux Partenariats pour le Développement de
l'Afrique (NEPAD) à inclure des banques nationales pour
l'alimentation communautaire, et le Groupe des Huit (G-8), à
se focaliser sur la concrétisation des objectifs aux fins de
renforcer l'agriculture durable dans les pays en développement.
Pedro Sanchez, de la 'Millennium Development Goals Hunger Task
Force', affirma que le déclin de la fertilité des sols en
Afrique constituait l'une des premières causes de la sous-production
et de la faim, et proposa de remédier aux déficiences en
matière d'engrais à travers des programmes à petites échelles,
d'ici 2015. Il recommanda que les petits exploitants agricoles
s'adonnent à des cultures à haut rendement et que les grandes
exploitations se focalisent sur des cultures à rendement
moindre, telles que celles des céréales. Il suggéra de
réorienter une partie du 1 milliard de dollar dépensé par jour
dans les subventions agricoles en Amérique du Nord et en
Europe, vers la lutte contre la faim et la pauvreté dans les
pays en développement.
La Discussion de Groupe: Un certain nombre
de personnes ressources firent part de leurs réserves
concernant les pratiques de libre échange et de caisses de
compensation. Les orateurs établirent une distinction entre
travailleurs agricoles et agriculteurs; appelèrent à la
considération à la fois de l'emploi à l'intérieur et à
l'extérieur de l'exploitation agricole; et mirent en exergue
le rôle des femmes dans le traitement des problèmes liés à la
privatisation de la gestion de l'eau, à la pollution génétique
et au régime foncier. Les orateurs notèrent par ailleurs que
les partenariats pouvaient inclure les coopératives et les
compagnies nationales et multinationales. Ils appelèrent à une
limitation de la protection garantie par les brevets, à une
protection étatique de l'agriculture traditionnelle et à
l'élimination des menaces posées aux communautés indigènes et
des semences issues des OGM.
La Discussion en Plénière: Pronk requit des
délégués une focalisation sur les questions ayant trait aux
petits agriculteurs et sur celles concernant le thème de la
gouvernance dans les pays industrialisés. Au sujet des petits
agriculteurs, l'AUTRICHE, la TANZANIE et le ROYAUME-UNI
soulignèrent l'importance du développement de l'infrastructure
dans les zones rurales. La TANZANIE et le ROYAUME-UNI mirent
en relief la nécessité du financement de programme de crédits
pour les petits agriculteurs. La COTE D’IVOIRE et le
ROYAUME-UNI soulignèrent l'importance de la stabilisation des
régimes fonciers, et l'AFRIQUE DU SUD appela à l'octroi de
droits fonciers aux femmes. Le représentant du COMMERCE ET DE
L'INDUSTRIE suggéra de se focaliser sur l'amélioration du
pouvoir économique.
Au sujet des questions de gouvernance, le
CAP VERT, l'ETHIOPIE et le MALAWI encouragèrent
l'accroissement de la mobilisation des ressources dans le
monde industrialisé, et la SYRIE encouragea le transfert des
technologies. Plusieurs pays mirent l'accent sur les défis
posés à l'amélioration de l'accès aux marchés, et appelèrent à
la réduction des subventions dans les pays industrialisés. La
TANZANIE, Le SENEGAL et le MOUVEMENT INDIEN notèrent qu'au
moment où les pays en développement sont requis de supprimer
leurs caisses de compensation, les pays industrialisés
continuent à fournir des subventions à leurs agriculteurs. La
CE mit en relief le besoin de nouvelles règles commerciales
sur les questions d'accès aux marchés et sur la diminution des
soutiens qui faussent le commerce. Le ROYAUME-UNI indiqua que
les pays de l'OCDE fournissaient, en subvention, 350 milliards
par an, et précisa que cette donnée était indicative de la
portée de l'amélioration de l'accès aux marchés. L'AUSTRALIE
nota les avantages offerts par les ‘bonnes subventions’ telles
que celles accordées dans les domaines de la recherche et du
développement. L'ETHIOPIE souligna la nécessité d'une
coopération internationale dans le domaine de la sécurité
alimentaire et celui de la stabilité des marchés. Le délégué
de l'IRAQ parla de l'impact négatif du boycott économique
exercé contre son pays, sur l'agriculture et sur
l'environnement. Le GROUPE CONSULTATIF SUR LA RECHERCHE
AGRICOLE INTERNATIONALE recommanda de se focaliser sur la
recherche pour trouver les solutions nécessaires.
LES QUESTIONS SECTORIELLES: Le
Président Srganj Kerim (Ex-République Yougoslave de Macédoine)
présida la plénière de l'après-midi, consacrée aux thèmes ci-après:
finance/ commerce, le transfert des technologies, les modes de
consommation et de production, l'éducation, la science, le
renforcement des capacités et l'information.
La Discussion de Groupe: Le groupe de
personnes ressources indiqua que de nouvelles recherches
étaient nécessaires dans le domaine des systèmes naturels,
sociaux et économiques et leurs interactions, car les données
fournies par l'observation sont aujourd'hui pires qu'il y a
dix ans. Ils notèrent que les agences des Nations Unies, et la
coopération entre elles, pouvaient aider à la collecte et à la
diffusion des données, à la sensibilisation et à l'intégration
des connaissances scientifiques et traditionnelles. Les
orateurs mirent en garde contre la tendance selon laquelle la
science se laisserait guider par le marché. Les orateurs
notèrent que la résolution du problème de l'inégalité des
sexes est une condition nécessaire au développement durable.
Ils indiquèrent que les gouvernements se devaient de mettre en
place des cadres politiques, y compris pour le domaine de
l'imputabilité du monde de l'entreprise. L'un des orateurs
nota la proéminence du secteur du commerce au SMDD par rapport
à Rio, due en partie à l'accroissement de l'exigence du public
en matière d'imputabilité. Les orateurs évoquèrent également
les implications de Doha, de la mondialisation, des progrès
scientifiques et du fossé entre riches et pauvres.
La Discussion en Plénière: Plusieurs pays
soulignèrent la nécessité: du transfert des technologies, de
l'aide financière et du renforcement des capacités; de
l'amélioration de l'accès aux marchés; de l'allégement de la
dette; et de fonds pour stopper la désertification. Le
BOTSWANA signala que les avantages offerts par l'aide
financière et la réduction de la dette doivent être ressentis
concrètement par les populations. La NORVEGE appuya l'idée
d'un doublement de l'aide au développement et de
l'accroissement de l'accès aux marchés.
La FINLANDE appuya l'idée de fixer un
horizon de 10 ans pour le changement des modes non viables de
consommation et de production, et mit en relief le besoin
d'explorer le lien entre la pauvreté et la consommation. La
YOUGOSLAVIE nota l'importance des solutions intersectorielles.
La FEDERATION INTERNATIONALE DES FEMMES UNIVERSITAIRES nota
que le paradigme mâle est la cause de l'appauvrissement des
femmes, et appela à la promotion de droit au développement. Le
délégué du JAPON mit en exergue les trois approches qui
sous-tendent les politiques de son pays: le développement des
ressources humaines; les sentiments de propriété et de
solidarité dans le développement; et la notion que la
complaisance d'aujourd'hui n'est rien d'autre que la mauvaise
passe de demain. Le NEPAL suggéra entre autres:
l'ancrage du développement dans les valeurs culturelles et
priorités des gens; la mise en place d'incitations équitables
pour encourager les comportements environnementaux rationnels
et viables; et l'ouverture de la participation à toutes les
parties pertinentes. L'AGENCE SPATIALE EUROPEENNE souligna
l'importance de disposer de données, et le délégué des
ETATS-UNIS parla du rôle clés de l'information dans les
processus décisionnels. Le représentant de BUSINESS ACTION FOR
SUSTAINABLE DEVELOPMENT appela à une ‘prospérité responsable.’
LA GRANDE COMMISSION
La Grande Commission renvoya les
négociations au cadre de Vienne et aux groupes de contact sur
les moyens de mise en œuvre et sur les arrangements
institutionnels.
NDLR: La couverture des négociations
par le BNT s'est arrêtée à 22h.
Le CADRE DE VIENNE
Le Changement des Modes Non-Viables de
Consommation et de Production: Au sujet des objectifs et
calendriers à retenir pour les ressources d'énergie
renouvelables (19(e)), le modérateur nota un projet de
formulation faisant référence à accroissement mondial d'au
moins 15% d'ici 2010 et d'un accroissement de 2% des
ressources renouvelables, par rapport aux niveaux de l'an
2000, dans les pays industrialisés d'ici 2010. Les pays en
développement et les pays industrialisés étaient tout autant
divisés sur le soutien en faveur de tels objectifs. Les pays
industrialisés opposés à l'objectif appelèrent à une souplesse
dans les politiques nationales, et quelques pays en
développement notèrent les effets économiques adverses
potentiels et mirent l'accent sur l'accès à l'énergie, comme
étant une priorité. Les pays industrialisés favorables aux
objectifs remirent en question l'argumentaire développé
concernant les effets économiques adverses et indiquèrent que
les objectifs retenus pour l'échelle mondiale et pour les pays
industrialisés donnaient une marge de sécurité pour les pays
en développement. Un groupe de pays en développement appela à
des objectifs et calendriers plus ambitieux, soulignant
l'importance de l'autonomie en matière d'énergie. Aucun accord
ne put être atteint.
Au sujet de l'adoption de politiques
nationales assortie de calendriers pour la suppression
progressive des subventions accordées dans le domaine de
l'énergie (19(p)bis), nombre de pays apportèrent leur
soutien à la suppression de cette clause, arguant qu'elle est
normative plus que de raison, surtout qu'un libellé à
caractère plus général sur la question des subventions du
secteur énergétique est déjà approuvé (19(p)). Quelques pays
industrialisés notèrent, une fois de plus, le besoin de
prévoir des mesures particulières dans le cadre du projet de
Plan de Mise en Œuvre. Les délégués divergèrent également sur
la référence au cadre issue de la CDD-9 ou à l'élaboration de
nouvelles recommandations (19(s)) dans la définition des
mesures à venir relatives à la mise en œuvre. Au sujet de la
promotion de la coopération en partenariat, les consultations
officieuses s'accordèrent en général pour travailler sur la
base du paragraphe 19(w), même si des divergences restent
encore à résoudre.
Le modérateur des consultations officieuses
marginales sur la gestion rationnelle des substances chimiques
(22, 22 (h)) indiqua dans son rapport qu'aucun consensus n'a
pu être réalisé et renvoya le libellé en suspens au cadre de
Vienne. Les pays en développement ne parvinrent pas à
s'accorder sur l'objectif retenu pour l'horizon 2020 (22). La
délégation d'un pays industrialisé fit part de son intention
d'ajuster sa position de manière favorable au soutien de
l'objectif. Plusieurs pays en développement proposèrent de
modifier l'horizon retenu pour l'objectif et un délégué
proposa de remplacer le libellé appelant à un objectif à moyen
terme pour 2020 par un libellé à un objectif à long terme pour
la gestion rationnelle des substances chimiques. Le groupe ne
parvint pas à s'accorder sur le libellé traitant de la manière
dont les substances chimiques doivent être utilisées et
produites de façon à s'assurer d'une réduction importante
sinon de la disparition des risques de les voir donner lieu à
des effets adverses sur la santé humaine et sur
l'environnement (22). Le groupe décida de supprimer les
crochets entour du libellé appelant au renouvellement des
engagements en faveur de la gestion rationnelle des substances
chimiques telle que mentionné dans le Plan d'Action 21. Les
délégués ne parvinrent pas à s'entendre sur la formulation
traitant du besoin d'une réponse internationale appropriée
quant à la réduction des risques posés par les métaux lourds
(22(h)). Les pays en développement firent part de leurs
réserves que ce libellé préjugeait des conclusions de l'étude
menée par le PNUE sur le mercure.
La Protection et la Gestion des Ressources
Naturelles de Base: Nonobstant une consultation de groupe
restreint modérée par l'Afrique du Sud et un long débat dans
le cadre de Vienne, les délégués n'étaient toujours pas en
mesure de résoudre leurs divergences concernant le premier
paragraphe du chapitre (23). Le Président et certaines
délégations avancèrent nombre de propositions, mais les
délégués ne parvinrent à s'accorder sur aucune des différentes
formulations. Au départ, les pays en développement
n'acceptaient pas l'insertion d'une référence à l'inversion de
la tendance de la dégradation des ressources mais finirent par
l'approuver après que le président eut suggéré de nuancer la
formulation en y ajoutant "dans un effort " d'inverser la
tendance. Plusieurs délégations mirent en exergue l'objectif
et l'approche basée sur les écosystèmes. D'autres soulignèrent
que la dégradation des ressources naturelles ne pouvait être
mesurée dans son ensemble, et que l'approche basée sur les
écosystèmes était impertinente dans ce paragraphe d'ouverture
à caractère général. Les délégués décidèrent finalement de
reprendre la formulation du paragraphe retenue par la
consultation de groupe restreint, qui comportait des libellés
crochetés dont ceux appelant: à l'inversement de la tendance
actuelle de la dégradation des ressources naturelles; à fixer
l'horizon 2015 pour l'objectif; à une référence à l'approche
basée sur les écosystèmes assortie d'une application de la
précaution; et à l'intégration des stratégies et des
programmes.
Les délégués parachevèrent les libellés
consacrés à la question des pêches (30) et (30(e)) suite à
nombre de propositions, dont une, avancée par les pays en
développement, appelait à la considération des "droits des
Etats côtiers et des besoins particuliers des Etats côtiers en
développement." Après une longue discussion, les délégués
décidèrent d'adhérer à la formulation retenue dans la
Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer, qui
accorde la considération due aux "droits, devoirs et intérêts
des Etats côtiers," mais débattirent du point de savoir si oui
ou non il était besoin de faire référence à l'article
particulier de la CNUDM dans le texte. Les délégués décidèrent
finalement de ne pas retenir cette référence. Le texte final
comprend également la considération des "besoins particuliers
des Etats en développement." Comme partie du paquet global
conclu, le libellé appelant à la réalisation de l'objectif
pêches "équitables," figurant dans le chapeau (30) fut
supprimé.
Le Développement Durable de l'Afrique:
Les délégués s'accordèrent sur le soutien des efforts fournis
par l'Afrique pour la concrétisation de l'objectif accès à
l'énergie inscrit dans le cadre du NEPAD et consistant à
s'assurer de l'accès d'au moins 35% de la population africaine
sur période de 20 ans, à travers la mise en place et la
promotion de programmes, de partenariats et d'initiatives
(56(j) et (i)). Le groupe s'accorda sur le besoin d'aider les
pays africains dans la mobilisation des ressources pour:
l'adaptation aux effets adverses du changement climatique; aux
événements météorologiques extrêmes; à l'élévation du niveau
des mers; à la variabilité climatique; la mise en place de
stratégies nationales en matière de changements climatiques;
des programmes d'atténuation des effets adverses; et des
actions visant à prévenir les effets adverses des changements
climatiques en Afrique (56(k)).
Les pays industrialisés et les pays en
développement ne parvinrent pas à réaliser un consensus autour
du libellé appelant au soutien des efforts africains dans le
domaine de la protection des droits de l'Homme universellement
approuvés (56(a)). Au sujet du libellé crocheté consacré à la
question des soins sanitaires (58(a)), les pays en
développement préférèrent une référence à des prestations de
soins de santé, et un pays industrialisé plaida pour la
formule soins et services sanitaires.
Les délégués adoptèrent quasiment le
libellé appelant à des efforts permettant d'atteindre le
tourisme durable, conformément aux obligations figurant dans
la CDB, la CITES et les accords régionaux en matière de
biodiversité, à travers, entre autre, le soutien de la
conservation de la diversité biologique; une utilisation
durable de la biodiversité; ainsi qu'un partage juste et
équitable des avantages tirés de l'utilisation des ressources
génétiques (64(e)). La référence aux engagements ou
obligations resta non résolue.
LE GROUPE DE CONTACT SUR LES ARRANGEMENTS
INSTITUTIONNELS: Dans le groupe de contact sur le Chapitre
X du projet de Plan de Mise en Œuvre, coprésidé par Lars-Göran
Engfeldt (Suède) et Ositadinma Anaedu (Nigeria), des
intermissions furent utilisées pour des consultations de
groupes restreints sur un certain nombre de parties du texte,
revisitées de manière continue. Le groupe ne parvint à
s'accorder sur aucun des paragraphes en suspens, même si un
certain progrès fut réalisé dans l'avancement vers un texte de
compromis.
Le groupe eut un long débat autour du
paragraphe consacré à la règle de loi et aux droits de l'Homme
(121(b) et (d)). Un groupe de délégations proposa une
formulation concise appelant à l'instauration de la règle de
loi et au renforcement des institutions. D'autres délégations
insistèrent sur le maintien de la notion des droits de l'Homme,
sous forme d'élément à part dans ce paragraphe ou ailleurs
dans le texte. Le sujet fut déféré. Plusieurs versions furent
proposées pour le libellé appelant à l'intégration de la
dimension sociale du développement durable, et pour la
Déclaration de l'OIT sur les principes fondamentaux et les
droits sur le lieu de travail (122(g)). Un groupe de
délégations suggéra d'utiliser le texte en ne gardant que la
première partie du paragraphe, la référence au document de
l'OIT ayant déjà été traitée dans le paragraphe (9(b)).
D'autres délégués appuyèrent le maintien de la référence
particulière à l'OIT. La discussion fut sans résultats.
Un groupe de pays avança un nouveau libellé
pour le sujet de la bonne gouvernance au niveau international
(123), lequel incluait un chapeau révisé et des
sous-paragraphes consacrés (d) à la convention sur la lutte
contre la corruption et les fonds illicites, et (g) au soutien
du multilatéralisme. Aucun débat de fonds n'eut lieu autour du
projet de texte. Une formulation de remplacement fut explorée
pour la clause consacrée au rôle de l'ECOSOC dans le suivi de
SMDD et du Consensus de Monterrey (126(f)), avec la référence
aux "accords et engagements" demeurant un point litiges. Le
libellé disponible consacré au thème des partenariats (138(b))
fut traité de nouveau, un groupe de pays suggérant une version
plus concise et soulignant que les partenariats ne devait pas
se substituer aux engagements pris par les gouvernements. Un
autre groupe proposa de placer ce paragraphe dans le chapitre
consacré à la CDD, et d'autres délégations encore, appuyèrent
l'insertion d'une clause conçue pour s'assurer du suivi des
partenariats.
LE GROUPE DE CONTACT SUR LES MOYENS DE MISE
EN ŒUVRE: Modéré par John Ashe (Antigua et Barbuda), le
groupe de contact se réunit en séance nocturne pour examiner
une révision du projet de texte de son papier sur les
questions de finance, de commerce et de mondialisation. Ashe
suggéra que les questions non résolues soient référées aux
ministres. Cela fut remis en question par l'une des
délégations, qui demanda si le modérateur avait l'intention
d'outrepasser le processus style de Vienne établi.
Dans la phrase figurant dans le paragraphe
introductif reconnaissant la nécessité d'un accroissement
significatif des ressources financières, une délégation
proposa de supprimer la référence au "flux" des ressources
financières; et de remplacer "aux" par "dans" les pays en
développement. L'intervenant expliqua que les ressources ne
sont pas uniquement fournies "aux" mais sont également
engendrées dans les pays. Le modérateur remit en question la
formulation résultante: "ressources financières nouvelles et
supplémentaires dans les pays en développement." Le proposant
accepta finalement la référence d'origine à la fourniture de
ressources, "en particulier aux pays en d�veloppement." Au
sujet des technologies �cologiquement rationnelles, la m�me
d�l�gation proposa: de remplacer la r�f�rence au "transfert"
par une r�f�rence � "l'acc�s aux"; et d'ins�rer le mot "y
compris," devant '� des termes pr�f�rentiels ou de
concession'. Le mod�rateur cita le Plan d'Action 21 et indiqua
que la proposition exigeait l'attention minist�rielle. Un
groupe de pays en d�veloppement fit objection � la
reconnaissance que chaque pays est le premier responsable de
son propre d�veloppement. La r�f�rence aux responsabilit�s
communes mais diff�renci�es est appel�e � �tre trait�e dans le
groupe de contact sur les Principes de Rio.
Dans le paragraphe consacr� � la
mobilisation pour une utilisation efficace des ressources, une
d�l�gation informa le mod�rateur qu'il avait omis d'ins�rer un
libell� important encourageant les pays � �tablir une
gouvernance transparente, participative et pr�te � rendre
compte, et un libell� consacr� � la t�che d'am�liorer les
politiques macro-�conomiques. L'intervenant proposa un nouveau
paragraphe appelant � la bonne gouvernance, tir� du Consensus
de Monterrey. Il fit objection � une proposition de placer ce
nouveau paragraphe dans le chapitre consacr� au th�me de la
bonne gouvernance.
Un groupe de pays proposa un
sous-paragraphe de rechange, encourageant l'investissement
ext�rieur direct et la fourniture de cr�dits � l'export "qui
soient compatibles" avec le d�veloppement durable. Apr�s
qu'une d�l�gation eut expliqu� que son institution bancaire
pertinente aurait de s�rieux probl�mes juridiques avec la
formulation propos�e, un libell� encourageant l'investissement
ext�rieur direct, et les cr�dits � l'export, qui peuvent �tre
utiles au d�veloppement durable.
DANS LES COULOIRS
Alors que les n�gociateurs travaillant dans
le cadre style de Vienne continuaient � r�it�rer leurs
positions affich�es dans des s�ances ouvertes, les
observateurs se sont vus oblig�s de se laisser aller � des
conjectures quant au point de savoir si oui ou non les choses
�taient en train de bouger. Nonobstant la prolif�ration des
discussions officieuses et des �changes bilat�raux � huit-clos,
au moment o� la Grande Commission d�passe all�grement
l'horaire limite fix� � 21h pour la fin des discussions autour
du projet de Plan de Mise en �uvre, l'unique preuve que
quelque chose �tait en train de se passer derri�re ces portes,
�taient les commentaires qui glissaient parfois dans les
interventions faites dans les r�unions du cadre de Vienne. Des
d�l�gu�s et des observateurs chevronn�s ont livr� quelques
commentaires sur le mod�le pr�visible de frustration et de
sp�culation, leurs coll�gues ayant commenc� � identifier les
�l�ments du paquet r�sultant des concessions mutuelles, qui
sera soumis � la consid�ration des ministres.
Les groupes du comit� des ONG ont travaill�
dur pour obtenir quelques informations sur certains sujets
croustillants, tels que ceux du commerce, de l'�nergie et des
changements climatiques, et sur les objectifs dans retenus
pour les domaines tels que celui des sources d'�nergie
renouvelables. Quelques-une ont d�clar� avoir des difficult�s
� interagir avec les d�l�gu�s dans les salles de n�gociation,
mais ont exprim� un certain soulagement quant � la r�solution
du plus grand probl�me qui leur �tait pos�: celui de l'acc�s
au centre des congr�s (enfin�pour le moment).
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERES EN PARTENARIATS: Les
Pl�ni�res organis�es en Partenariats et pr�vues � 19h, sur le
th�me de l'eau et des conditions sanitaires, et � 15h, sur le
th�me de l'�nergie, auront lieu dans la Salle Pl�ni�re.
GRANDE COMMISSION: La Grande Commission
se r�unira � 10h dans la Salle 'Exhibition 1'. L'annonce
concernant l'horaire et la conduite des n�gociations est
attendue.
GROUPE DE CONTACT SUR LES ARRANGEMENTS
INSTITUTIONNELS: Le groupe de contact se r�unira � 10h
dans la Salle 'Committee Room 5'.
GROUPE DE CONTACT SUR LES MOYENS DE MISE EN
�UVRE: Consultez le Journal pour l'horaire et le
lieu de cette r�union. |