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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 43
Mardi 27 Août 2002
LES FAITS MARQUANTS DU SMDD
LUNDI 26 AOUT 2002
Le Sommet Mondial pour le Développement
Durable (SMDD) s'est ouvert aujourd'hui au Centre des Congrès
de Sandton, à Johannesburg, en Afrique du Sud. Au cours de la
plénière d'ouverture, les délégués devaient entendre les
déclarations liminaires, procéder à l'élection des membres du
Bureau et traiter des questions d'organisation des travaux et
du règlement intérieur. Des plénières organisées en
partenariat ont été convoquées sur les thèmes santé et
environnement et biodiversité et gestion des écosystèmes. La
Grande Commission s'est réunie brièvement pour passer en revue
les résultats des consultations informelles des 24 et 25 août
2002. Les négociations devaient reprendre, l'après-midi et le
soir, dans le cadre de Vienne et dans des groupes de contact
sur les thèmes des moyens de mise en œuvre et des arrangements
institutionnels.
LA PLENIERE D'OUVERTURE
LES DECLARATIONS LIMINAIRES: Nitin
Desai, Secrétaire Général du SMDD, souhaita la bienvenue aux
participants et ouvrit la réunion. Thabo Mbeki, Président de
la République d'Afrique du Sud, fut élu Président du SMDD par
acclamation. Dans son intervention, le Président Mbeki mit
l'accent sur le fossé grandissant entre le Nord et le Sud et
sur la crise imminente posée par la pauvreté et la dégradation
environnementale. L'orateur appela à un Plan de Mise en Œuvre
de Johannesburg à la fois pratique et sensé, et apte à
concrétiser le cadre d'Action 21, et mit en exergue le thème
de la conférence "l'être humain, la planète et la prospérité."
Il conclut son allocution en appelant à quitter la mentalité
de la survie des plus forts pour celle d'une plus grande
solidarité humaine pour la réalisation du développement
durable.
Desai déclara que le SMDD est la dernière
réunion du cycle des conférences mondiales tenues tout au long
de cette dernière décennie. Il souligna la pertinence de la
Conférence Ministérielle Internationale de l'OMC, de Doha, sur
le Financement du Développement, et mit en relief l'importance
de traiter les problèmes d'ordre social, environnemental et
économique. Il mit en exergue la sévérité de la pandémie des
VIH/SIDA et l'impératif d'une approche intégrée pour la
concrétisation du développement durable. Il souhaita voir le
Plan de Mise en Œuvre revêtir la forme d'un programme à
moyen-terme, consacré à la réalisation des engagements pris
par les Etats en partenariat avec les acteurs locaux, les ONG
et le monde des affaires.
Klaus Töpfer, Directeur Exécutif du PNUE,
nota les progrès réalisés depuis Rio dans la réalisation de la
durabilité, et affirma que les nouvelles preuves scientifiques
des changements environnementaux survenant à l'échelle
mondiale exigeaient une multiplication des efforts. Il
qualifia le SMDD, de Sommet de la mise en œuvre, de
l'imputabilité et des partenariats. Töpfer identifia les
causes profondes de la dégradation environnementale mondiale,
comme étant la pauvreté envahissante et les inégalités dans la
répartition des richesses, et mit ainsi en relief le thème "l'environnement
pour le développement." Il exhorta les délégués à œuvrer pour
la réalisation d'un développement durable au plan
environnemental, économique et social.
LES QUESTIONS D'ORGANISATION DES TRAVAUX ET
DU REGLEMENT INTERIEUR: Les délégués adoptèrent le
règlement intérieur provisoire (A/ CONF.199/3) et l'ordre du
jour provisoire (A/CONF.199/1). Ils élirent, par acclamation,
20 Vice-présidents: le Cameroun, le Ghana, le Kenya, le
Nigeria et l'Ouganda, pour les Etats Africains; la Hongrie, la
Roumanie, la Fédération Russe, la Slovénie et l'ex-République
Yougoslave de Macédoine, pour les Etats de l'Europe de l'Est;
Antigua et Barbuda, le Brésil, Cuba, le Mexique et le Pérou,
pour les Etats d'Amérique Latine et Caraïbes; et, la Belgique,
le Danemark, l'Allemagne, la Nouvelle Zélande et la Norvège
pour les Etats de l'Europe de l'Ouest et Autres. Les Vice-présidents
pour les Etats Asiatiques, ainsi que le Rapporteur Général,
seront élus après la tenue de nouvelles consultations. Les
délégués élirent également le Ministre des Affaires Etrangères,
Nkosazana Dlamini Zuma (Afrique du Sud), Vice-président
d'office, et Emil Salim (Indonésie), Président de la Grande
Commission.
LES PLENIERES ORGANISEES EN PARTENARIAT
Le Ministre Zuma présida, et Jan Pronk,
Envoyer Spécial du Secrétaire Général du SMDD, modéra les
travaux des deux plénières organisées en partenariat sur le
thème de la santé et de l'environnement, et celui de la
biodiversité et de la gestion des écosystèmes. Les plénières
inclurent des exposés d'experts et un débat de groupe entre
gens du domaine, suivi de commentaires des pays.
SANTE ET ENVIRONNEMENT: Dans sa
présentation liminaire, David Nabarro, de l'Organisation
Mondiale de la Santé, a affirmé que l'amélioration de la santé
est crucial pour l'allègement de la pauvreté et le
développement durable. Il mit en relief les principaux
objectifs à atteindre, notamment ceux consistant: à s'assurer
que les systèmes de santé sont en phase avec les besoins des
populations; à élargir l'implication intersectorielle; et à
garantir la mise à disposition de ressources additionnelles.
Il suggèra que les partenariats se focalisent sur: la
réduction de la pauvreté et de la malnutrition; l'éradication
des principales maladies; l'amélioration de l'accès à des
prestations sanitaires abordables; et l'amélioration du suivi,
de l'évaluation et des capacités en matière de détermination
des risques.
La discussion entre les représentants des
Groupes Principaux mit en lumière, entre autres: le
besoin de ressources additionnelles; les partenariats
existants entre les agences des Nations Unies; l'impératif
d'une action concertée au niveau national; l'importance de la
santé procréatrice, de la dynamique démographique et du rôle
des femmes; et, l'importance du savoir indigène. Les experts
appelèrent: à une anticipation des menaces émergeantes posées
à la santé; à une coopération intersectorielle (e.g.,
coopération avec les chercheurs, les services publics, les
éducateurs et les collectivités locales); et à une attention à
la santé infantile, à travers la mise en place de programmes
de vaccination, de prévention et de d'éducation. Il fut noté
que 30 milliards de dollars supplémentaires pouvaient sauver
huit millions de vies et donner lieu à un rendement six fois
plus important que l'investissement.
L'INDONESIE et le SENEGAL soulignèrent le
besoin de traiter le problème des maladies émergeantes ou
ré-émergeantes, comme le paludisme, la diarrhée et les VIH/SIDA,
et le BANGLADESH évoqua la pollution atmosphérique. La NORVEGE
encouragea l'adoption de l'horizon 2015, pour la réalisation
de l'objectif santé adéquate. L'ORGANISATION DES FEMMES POUR
L'ENVIRONNEMENT ET LE DEVELOPPEMENT nota que la santé est une
question relevant des droits de l'Homme, y compris l'accès à
des conditions sanitaires appropriées, à l'éducation et à des
services de santé sûr et abordables. CUBA offrit ses
services techniques pour aider à combattre entre autres,
les VIH/ AIDS et, avec le SWAZILAND, appela à un soutien
financier plus important. Le SWAZILAND remit en question "les
prêts pour la santé" qui risquent d'hypothéquer l'avenir des
pays. L'UE mit l'accent sur sa promesse de verser 1 milliard
de dollar au Fonds Mondial pour la Lutte contre le SIDA, la
Tuberculose et le Paludisme, et encouragea les pays en
développement à mobiliser leurs propres ressources et à mettre
en place des politiques nationales et des cadres budgétaires.
La FINLANDE encouragea, pour circonvenir le
problème du VIH/SIDA, la prise de mesures préventives, telles
que des pratiques sexuelles sûres, en particulier pour les
hommes, et la production et la distribution de préservatifs.
Un représentant des SYNDICATS souligna l'importance
d'améliorer l'intégration de la santé générale et de la santé
professionnelle. L'AFRIQUE DU SUD proposa la prise
d'engagements concrets: pour l'élaboration de stratégies; pour
des changements dans les pratiques commerciales
internationales qui empêchent l'accès à des médicaments
abordables; pour l'investissement dans la recherche de
nouveaux médicaments et vaccins; et, pour la réalisation des
objectifs fixés quant aux financements du Fonds Mondial.
BIODIVERSITE ET GESTION DES ECOSYSTEMES:
Peter Schei, Conseiller Spécial auprès du PNUE, souligna
l'importance des liens entre les différents domaines de WEHAB
(l'eau, l'énergie, la santé, l'agriculture et la biodiversité).
L'orateur mit en relief les valeurs de la biodiversité et
identifia nombre de défis posés à la mise en œuvre, ayant
trait: au savoir et à l'information; à l'intégration de la
biodiversité dans les marchés; aux capacités humaines et
institutionnelles; au financement de la biodiversité; à la
mise au point et au transfert des technologies; à la
mondialisation et à la biodiversité; au partage des avantages;
et, au renforcement des capacités. Il proposa la fixation
d'objectifs indicatifs dans les domaines tels que ceux de
l'intégration sectorielle; de l'implication des populations
locales et indigènes; de la coordination des accords
environnementaux; du renforcement des capacités; et de
l'inversement des pertes de biodiversité.
Hamdallah Zedan, Secrétaire Exécutif de la
Convention sur la Diversité Biologique (CDB), nota l'existence
de barrières politiques, économiques, techniques et
institutionnelles, posées à la mise en application. Il
identifia la nécessité de s'assurer, entre autres: que
la biodiversité soit intégrée dans les plans sectoriels et
intersectoriels nationaux pertinents; que les politiques du
commerce international et celles environnementales se
soutiennent mutuellement; que des objectifs quantifiables
soient établis; que tous les acteurs concernés soient
impliqués; que des ressources financières adéquates soient
mises à disposition; et que les profits tirés de la
biodiversité soient équitablement partagés au sein et entre
les pays.
Les représentants des Groupes Principaux
soulignèrent le besoin d'accélérer l'action pour la protection
de la biodiversité et de mettre en application ce qui a été
décidé à Rio et ce qui figure dans les accords internationaux.
Ils apportèrent leur appui à l'idée d'une meilleure
coordination entre les accords multilatéraux et avec l'OMC,
ainsi que la mise en place de politiques nationales et locales
et des modèles de développement intégrant la bonne gestion des
écosystèmes et l'allègement de la pauvreté. Les orateurs
soulignèrent aussi les préoccupations en matière d'équité; la
conscientisation du public; le partage des avantages et des
fardeaux; la création d'emplois qui ne surexploitent pas les
écosystèmes; des règles commerciales justes; des connaissances
scientifiques suffisantes pour agir; le savoir des communautés
locales et indigènes; l'implication de toutes les générations;
et une focalisation sur les écosystèmes par-dessus la
protection des espèces.
Le DANEMARK, au nom de l"UE, nota qu'en
2001, les chefs d'Etat de l'UE s'étaient accordés sur l'arrêt
des pertes de biodiversité, d'ici 2010, et appela le SMDD
d'adopter les horizons proposés pour l'arrêt des pertes de
ressources naturelles (2015) et des pertes de biodiversité
(2010). Le ROYAUME-UNI, la NORVEGE et la REPUBLIQUE TCHEQUE
appelèrent également à la fixation d'un calendrier pour la
protection des ressources naturelles. La REPUBLIQUE TCHEQUE
souligna aussi l'intégration d'indicateurs et la valeur des
services en rapport avec les écosystèmes dans la conception
des politiques dans le domaine de la biodiversité. L'EQUATEUR
souligna que la protection environnementale devrait figurer
parmi les plates-formes des candidats aux élections nationales.
L'INDE mit en relief l'importance de la compensation
monétaire pour les ressources génétiques, et, avec le BENIN et
le GABON, appela au renforcement des capacités. Le BENIN et
l'OUGANDA indiquèrent que la pauvreté est l'un des plus grands
problèmes posés à la biodiversité et nota les potentialités de
financement par le FEM. Le JAPON appuya l'idée d'accroître la
collecte et l'échange des données, y compris à travers les
réseaux écologiques, aux niveaux national, régional et local.
LA GRANDE COMMISSION
Le Président Salim (Indonésie) ouvrit la
première réunion de la Commission, retraça les réalisations
accomplies à Bali, et nota les points de divergences restant à
résoudre, à savoir, la mondialisation, le commerce, la
finance, le principe de responsabilités communes mais
différenciées et le calendrier des réalisations en vue.
Dumisani Kumalo (Afrique du Sud), Président des consultations
informelles qui ont précédé le Sommet, présenta un rapport sur
les progrès réalisés durant les deux journées écoulées,
soulignant qu'un accord avait été atteint sur un certain
nombre de libellés concernant, entre autres, les
peuples indigènes, les pêches, la gestion des catastrophes et
l'Afrique. L'orateur mit également l'accent sur l'énergie et
le climat comme des domaines susceptibles de bénéficier d'une
assistance au niveau politique. Salim fit part de son souhait
de voir le travail de la Grande Commission être parachevé
d'ici la soirée du 27 août.
NDLR: La couverture des négociations
par le BNT s'est arrêtée à 22h.
LE CADRE DE VIENNE: Les délégués se
sont réunis dans le cadre de Vienne, au cours des séances de
l'après-midi et de la soirée.
Eradication de la Pauvreté: L'après-midi,
le groupe entendit lecture des rapports émanant des
consultations informelles concernant la question du fonds
Mondial de solidarité (6(b)) et du calendrier devant être
retenu pour la question des calendriers (7 et 7alt), , les
deux points nécessitant un temps supplémentaire pour
délibérations. Au sujet de l'assistance en matière de création
d'emplois et de l'Organisation Internationale du Travail(OIT)
le groupe s'accorda sur une formulation appelant à la
multiplication des opportunités génératrice de revenus et
tenant compte de la Déclaration de l'OIT (9(b)).
Changement des modes non viables de
Consommation et de Production: Les consultations
informelles se sont poursuivies sur le thème des modes de
consommation et de production (14), sur l'approche basée sur
le cycle de vie (14(c)) et sur l'éco-étiquetage (14(e)). Les
consultations sur la question des produits chimiques (22 et
22(h)) se sont également poursuivies, en se focalisant sur: la
précaution, suggérant que de transmettre ce point aux
discussions autour des Principes de Rio; et, sur la question
du calendrier, suggérant un débat élargi sur tous les
objectifs. Le groupe parvint à un consensus autour du libellé
consacré le Plan d'action 21, soulignant l'importance du
renouvellement de l'engagement, comme avancé dans ce dernier
document, dans le domaine de la gestion rationnelle des
produits chimiques.
Protection et Gestion des Ressources
Naturelles de Base: Une formulation révisée du chapeau du
chapitre (23), fut circulée et la plupart des délégués
apportant leur appui à une nouvelle référence dans le domaine
des minéraux. La plupart plaidèrent pour l'inclusion des
minéraux, alors qu'un désaccord significatif continue sur les
questions d'objectifs, de l'approche basée sur les écosystèmes
et la précaution. Les délégués débattirent par ailleurs du
point de savoir si oui ou non il fallait réintroduire le
libellé appelant à l'intégration sectorielle, et sur la
pertinence des accords environnementaux. Au sujet des pêches,
le groupe examina un paquet supprimant la référence au terme "équitable"
(30) et inséra un libellé complémentaire consacré au droits,
aux intérêts et/ou besoins particuliers des pays côtiers en
développement. Plusieurs délégations appelèrent à un
éclaircissement du point de savoir s'il y avait des droits
particuliers concernant les pêches, dans le droit
international en vigueur, soulignant qu'une nouvelle
formulation sur les droits établirait un précédant majeur.
Présentant des interprétations différentes des conclusions de
la PrepCom IV, les délégués débattirent de la ponctuation,
pour savoir si l'horizon 2012 se référait au renforcement des
réseaux représentatifs, ou, plus généralement aux outils
traitant de l'approche basée sur les écosystèmes, les
pratiques de pêche destructrices et les zones marines
protégées (31(c)).
Le Développement Durable des Petits Etats
Insulaires en Développement (PEID): Le groupe s'accorda
sur un nouveau libellé appelant à aider les PEID à délimiter
les zones de gestion côtières et les zones économiques
exclusives, y compris le plateau continental au -delà de 200
miles de la ligne de référence côtière (52(c)).
Le Développement Durable de l'Afrique:
Les délégués s'accordèrent, pour le chapeau, sur un libellé
reconnaissant que les efforts de l'Afrique pour la réalisation
du développement durable sont entravés par les conflits,
l'insuffisance de l'investissement, l'accès limité aux
opportunités du marché et les contraintes au niveau de
l'approvisionnement, le fardeau de la dette, le déclin
historique des niveaux de l'APD, et par l'impact du VIH/SIDA
(56). Le libellé consacré aux droits de l'Homme et aux
libertés fondamentales est resté non résolu. Les délégués
débattirent du point de savoir si tous les droits de l'Homme
ou ceux universellement approuvés devaient être protégés
(56(a)). Ils déférèrent la discussion autour du soutien d'une
évaluation environnementale stratégique (56(h)), ce paragraphe
faisant partie intégrante du paquet proposé qui n'avait pas
été finalisé, et sur le point de savoir s'il fallait faire
référence aux autres paragraphes ayant trait à l'énergie,
figurant dans le texte appuyant les efforts de l'Afrique
visant à mettre en application les objectifs du NEPAD,
touchant à l'accès à l'énergie (56 (j(i))).
GROUPE DE CONTACT SUR LES MOYENS DE MISE EN
ŒUVRE: Le groupe de contact, modéré par John Ashe (Antigua
et Barbuda), poursuivit les négociations autour du thème on
finance et commerce, sur la base d'une version révisée du
papier soumis par Ashe, le 24 août. Le groupe de contact
était prévu de se retrouver à 10h pour considérer le projet de
texte du chapitre consacré à la mondialisation.
Finance: La dette extérieure (9), un
groupe de pays proposa que les mesures d'allégement de la
dette doivent être poursuivies vigoureusement et rapidement, y
compris dans les clubs de Paris et de Londres et d'autres fora
pertinents. Un nouveau sous-paragraphe, encourageant les pays
donateurs à prendre des mesures permettant de s'assurer que
les ressources fournies pour l'allégement de la dette ne soit
pas soustraits de l'APD, fut proposé mais pas approuvé.
Commerce: La proposition de supprimer
la référence à la date de janvier 2005 pour la conclusion des
négociations de Doha trouva opposition lors de la discussion
autour de l'accomplissement des engagements (12). Un groupe de
pays proposa un libellé appelant à l'élimination des sanctions
commerciales unilatérales utilisées, pour le renforcement de
l'agenda environnementales (12(b)). Les délégués ne parvinrent
pas à s'entendre sur le point de savoir s'ils devaient "travailler
en vue de," "encourager fortement" ou "s'engager" en faveur de
l'objectif de mise à disposition d'un accès hors-taxe et
hors-quota pour les exportations des pays les moins avancés
(13). Un groupe de pays proposa l'insertion d'un libellé
appelant à l'établissement d'un mécanisme international pour
stabiliser les prix du marché permettant de faire face à
l'instabilité des prix des matières premières et au déclin des
termes de l'échange, dans le paragraphe consacré aux pays
dépendants des matières premières (15).
Au sujet des subventions écologiquement
préjudiciables et/ou faussant le marché, un groupe de pays
expliqua qu'il a de sérieuses réserves (17(b)alt). Le
groupe proposa aussi un nouveau sous-paragraphe appelant au
soutien du travail de la Commission Mondiale de l'OIT sur la
Dimension Sociale (17(c)).
Une proposition de supprimer la référence
aux évaluations de l'impact environnemental trouva
l'opposition d'un certain nombre de pays (17(d)). Plusieurs
délégations apportèrent leur appui à la suggestion de
considérer le développement durable dans les accords régionaux
de coopération commerciale, existants et nouveaux (19(a)alt).
Une proposition de supprimer le sous-paragraphe (19(c))
appelant à l'expansion des marchés domestiques et
internationaux des produits organiques trouva résistance. Un
pays appela à accorder "l'attention due au besoin du respect
du contrôle de la qualité et à la préservation de la confiance
du consommateur." Une autre délégation offrit son soutien à
des initiatives volontaires basées sur la loi du marché,
compatibles avec l'OMC (19(c)alt).
GROUPE DE CONTACT SUR LES ARRANGEMENTS
INSTITUTIONNELS: Coprésidé par Lars-Göran Engfeldt (Suède)
and Ositadinma Anaedu (Nigeria), le groupe de contact sur le
Chapitre X du projet de Plan de Mise en Œuvre, se réunit au
cours des séances de l'après-midi et de la soirée. Le groupe
de contact passa en revue les questions restées en suspens
après le débat qui s'est étalé jusque tard dans la nuit,
durant les négociations style de Vienne du 25 août, lorsqu'un
groupe de pays insista sur le besoin de traiter le Chapitre X,
dans son ensemble. On parvint toutefois � une entente, selon
laquelle les d�l�gations respecteront le travail accompli dans
d'autres consultations men�es autour des paragraphes du
Chapitre X.
Plusieurs paragraphes sont rest�s non
r�solus; ils concernent notamment: le principe des
responsabilit�s communes mais diff�renci�es (120); la r�gle de
loi et le respect des droits de l'Homme (121(d)bis et
121(d)bis alt); l'encouragement des partenariats par
les institutions internationales (138(b) et (c)); du
paragraphe 139 qui se focalise, entre autres, sur la
n�cessit� d'un m�canisme de financement permanent pour la CCD;
du lien entre le r�le de l'ECOSOC dans le suivi des
conclusions du SMDD et du Consensus de Monterrey (126(f)); des
lignes directrices devant encadrer l'acc�s � l'information et
la participation du public (151); et l'interconnexion entre
les droits de l'Homme et la protection environnementale (152).
Un certain nombre de d�l�gations n'�taient
pas pr�tes � proc�der � l'examen du libell� consacr� au th�me
de la finance et du commerce (122(b) et (c)) ce dernier �tant
en cours de discussion dans le groupe de contact sur les
moyens de mise en �uvre. Il y eut large acceptation de la
clause consacr�e � la dimension sociale (122(g)), mais
l'accord final fut suspendu, en attendant le r�sultat de la
discussion men�e dans le groupe de contact, dans le m�me
paragraphe, autour des conventions de l'OIT sur les
principales normes de travail, ce dernier point �tant pris en
charge, dans le paragraphe 9(b), par la Grande Commission.
La discussion ne fut pas fructueuse autour
du libell� appelant � l'instauration d'un environnement
�conomique international favorable, le paragraphe pertinent
(123) ayant �t�, � l'origine, propos� par un groupe de pays �
la PrepCom IV, pour �quilibrer le libell� consacr� � la bonne
gouvernance domestique (146). Le Pr�sident indiqua que Koen
Davidse (Pays-Bas) mod�rera les consultations sur ce sujet.
Davidse pourrait produire un texte le 27 ao�t.
Le libell� appelant � la prise de mesures
pour formuler des strat�gies nationales de d�veloppement
durable, la mise en �uvre devant commencer en 2005 (145(b)),
fut approuv�.
DANS LES COULOIRS I
Des pr�occupations ont �t� exprim�es selon
lesquelles les n�gociations autour de la ratification du
Protocole de Kyoto risquaient de s'av�rer l'une des questions
les plus difficiles dans les d�lib�rations de haut niveau.
Quelques d�l�gu�s ont indiqu� que la transmission de cette
question politique sensible aux ministres ou aux chefs d'Etats,
telle qu'elle a �t� sugg�r�e au sein de la Grande Commission,
risquait de faire aboutir � un affaiblissement de la
formulation existante. D'autres pensent d'un effort en vue
d'une formulation plus forte pourrait �tre utilis� comme
levier pour des engagements sur des objectifs et des
calendriers pr�cis pour les syst�mes d'�nergie renouvelable.
La CdP-8 de la CCCC �tant pr�vue au mois d'octobre prochain,
certains d�l�gu�s ont d�clar� que l'�limination de toutes les
r�f�rences aux changements climatiques pourrait �tre
pr�f�rable � un recul des engagements.
DANS LES COULOIRS II
Il y a eu aussi pas mal de bruits autour
des questions ayant trait � la participation. Certaines
d�l�gations de pays en d�veloppement ont fait part de leur
r�serves concernant leur acc�s restreint � la parole dans le
cadre style de Vienne rev�tu par les n�gociations, notant que
les pays en d�veloppement ont �t� requis de parler d'une seule
voix, mais que la plupart des pays industrialis�s ont fait
librement des interventions en leur nom propre. D'autres en
�taient � se demander si des voix discordantes �manant des
pays du G-77/ Chine viendraient affaiblir ou, au contraire,
renforcer la position des pays en d�veloppement.
Le discours improvis� du Secr�taire G�n�ral
du SMDD, Desai, lors de la Pl�ni�re d'ouverture, a �t� bien
re�u, en cela qu'il est venu donner le ton du Sommet et
brosser un aper�u du cadre qui permettrait d'engager � la fois
les gouvernements et la soci�t� civile sur une voie praticable
menant au d�veloppement durable. De nombreux groupes
principaux participants ont accueilli favorablement la
d�claration du Pr�sident Mbeki sur le besoin d'inclure les
acteurs non-gouvernementaux dans les d�lib�rations du Sommet.
Il se trouve cependant que l'espace limit� � l'int�rieur du
centre des congr�s et le nombre de repr�sentants d'ONG,
exc�dant de loin celui des badges d'acc�s disponibles, ont
fait craindre beaucoup quant aux chances de les voir
participer pleinement. Ceux qui �taient rest�s dehors ont
attendu avec impatience la confirmation des bruits qui ont
couru au sujet de l'annonce de nouveaux arrangements
concernant la participation, qui leur permettraient l'acc�s de
l'�difice sur la base du "premier venu, premier servi".
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERES EN PARTENARIAT: Les Pl�ni�res
organis�es en Partenariat sur le th�me de l'agriculture � 10h
et sur le th�me des questions intersectorielles � 15h, auront
lieu dans la Salle Pl�ni�re.
GRANDE COMMISSION: La Grande Commission
se r�unira � partir de 10h dans la Salle Exhibition 1, pour
poursuivre les n�gociations autour du projet de Plan de mise
en �uvre.
GROUPES DE CONTACT: Le groupe de
contact sur les arrangements institutionnels reprendra ses
n�gociations � 10h dans la Salle "Committee Room 5".
Procurez-vous le nouveau texte sur le th�me de la bonne
gouvernance. V�rifiez les horaires et les lieux de la
prochaine session du groupe de contact sur les moyens de mise
en �uvre. |