|
Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 41
Lundi 10 Juin 2002
RESUME DE LA QUATRIEME SESSION DU COMITE
PREPARATOIRE DU SOMMET MONDIAL SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE:
27 MAI -7 JUIN 2002
La dixième session de la Commission du
Développement Durable (CDD), agissant en qualité de Comite
Préparatoire (PrepCom) du Sommet Mondial sur le Développement
Durable (SMDD) s'est déroulée du 27 mai au 7 juin 2002, au
Centre International des Conférences, à Bali, en Indonésie. La
session a été précédée par des consultations informelles,
tenues les 25 et 26 mai, sur le même site, consacrées à
l'examen du Papier Révisé du Président
(A/CONF.199/PC/L.1/Rev.1).
Durant la session, les délégués ont produit
le Projet de Texte du Plan de Mise en œuvre pour le SMDD
(A/CONF.199/PC/L.5/ Rev.1), lequel a été transmis au Sommet de
Johannesburg pour poursuite des négociations. Ils se sont
également accordés sur les modalités devant encadrer le
calendrier des travaux du Sommet (A/ CONF.199/PC/L.7) et,
comme suite aux consultations menées, ont mandaté le Président
du PreCom, Emil Salim (Indonésie), de procéder à l'élaboration
des éléments susceptibles de figurer dans la déclaration
politique et de les placer sur le site web du Sommet de
Johannesburg d'ici fin juin 2002. Les négociations autour du
plan de mise en œuvre ont été menées dans des groupes de
travail et des groupes de contact, alors que les séances
Plénières, celles du Dialogue avec les Acteurs Sociaux et le
Segment Ministériel ont servi à l'apport des contributions
nécessaires à la préparation du plan de mise en œuvre et de la
déclaration politique. Des consultations informelles sur le
thème des partenariats ont également eu lieu au cours de la
session.
La session avait, au départ, espéré
conclure la négociation du plan de mise en œuvre, mais les
tractations non stop menées par les ministres durant les trois
dernières journées de la session ne sont pas parvenues à
réaliser le consensus autour des principaux aspects de ce
plan, notamment ceux ayant trait aux questions du commerce, du
financement et de la mondialisation. Il a été donc décidé de
reprendre, comme plate-forme de négociation de ces chapitres,
le texte de compromis du modérateur, émis le mercredi 5 juin.
Parmi les points restés en suspens, la ratification du Traité
de Kyoto, le commerce et le financement, et l'énergie.
BREF HISTORIQUE DU SOMMET MONDIAL SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE
LE SMDD aura lieu 10 ans après la
Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le
Développement (CNUED). La CNUED, connue également sous
l'appellation de Sommet de la Terre, s'était tenue du 3 au 14
juin 1992, à Rio de Janeiro, au Brésil. Plus de 100 chefs
d'Etat et de gouvernement, représentant 178 pays, et quelques
autres 17000 participants étaient présents à ce Sommet. Les
principaux produits du Sommet étaient: la Déclaration de Rio
Sur l'Environnement et le Développement, le Plan d'Action 21 –
un programme d'action comportant 40 chapitres, la
Convention-Cadre sur les Changements Climatiques, la
Convention sur la Diversité Biologique et la Déclaration des
Principes Forestiers.
Dans son chapitre 38, le Plan d'Action 21
appela à la création de la Commission du Développement Durable
(CDD), chargée: d'assurer un suivi efficace à la CNUED;
d'améliorer la coopération internationale et de rationaliser
le processus décisionnel intergouvernemental; et de procéder à
l'examen des progrès réalisés dans l'application du Plan
d'Action 21, à tous les niveaux. En 1992, la 47ème session de
l'Assemblée Générale de l'ONU (AGNU) établit, dans sa
résolution 47/191, les termes de référence de la CDD, sa
composition, les lignes directrices devant régir la
participation des ONG, le calendrier des travaux, ses liens
avec d'autres organes des Nations Unies et les arrangements
concernant le Secrétariat. La CDD devait tenir sa première
réunion en juin 1993 et depuis, ses réunions se tiennent
annuellement.
LA SE-AGNU-19: Lors de sa 47ème
session, en 1992, l'Assemblée Générale adopta également la
résolution 47/190 qui appelait à la Session Extraordinaire de
l'Assemblée Générale de l'ONU consacrée à l'Evaluation de la
Mise en Application du Plan d'Action 21, cinq ans après la
CNUED. La 19ème Session Extraordinaire Générale
consacrée à la Revue et à l'Evaluation Globale du Plan
d'Action 21, qui se déroula à New York du 23 au 27 juin 1997,
adopta le Programme de la Suite de la Mise en Œuvre du Plan
d'Action 21 (A/RES/S-19/2). La session fit le tour des
progrès réalisés depuis la CNUED, examina la mise en
application et établit le programme de travail de la CDD pour
la période 1998-2002.
LA RESOLUTION 55/199: En décembre 2000,
l'Assemblée Générale adopta la résolution 55/199, dans
laquelle elle décida de s'engager pour la conduite d'une
évaluation décennale de la CNUED en 2002, au niveau d'un
sommet, en vue de revigorer l'engagement mondial en faveur du
développement durable. L'Assemblée Générale accepta alors
l'offre de l'Afrique du Sud d'accueillir l'événement. La
résolution décidait que l'évaluation sera focalisée sur les
accomplissements et sur les domaines nécessitant davantage
d'efforts pour la concrétisation du Plan d'action 21 et des
autres produits de la CNUED, en vue d'aboutir à des décisions
orientées vers l'action. Elle devrait également donner lieu à
un engagement politique renouvelé en faveur de la réalisation
du développement durable.
LA PREPCOM I: La CDD-10, agissant en
qualité de Comité Préparatoire du SMDD, tint sa première
session au siège de l'ONU du 30 avril au 2 mai 2001. La
session adopta des décisions concernant: l'état d'avancement
des préparatifs du SMDD menés aux niveaux local, national,
régional et international, ainsi que par les Principaux
Groupes Sociaux; les modalités devant encadrer la tenue des
futures sessions du PrepCom; le calendrier provisoire des
travaux du Sommet; le règlement intérieur provisoire; et les
arrangements concernant l'accréditation et la participation
des Principaux Groupes Sociaux.
LES PROCESSUS PREPARATOIRES NATIONAUX,
SOUS-REGIONAUX ET REGIONAUX: Les Comités Préparatoires
Nationaux du SMDD ont été établis pour entreprendre les
évaluations au niveau des pays et pour travailler à
l'amélioration de la prise de conscience et à la mobilisation
des parties prenantes. Des réunions préparatoires
sous-régionales et régionales du Sommet de Johannesburg se
sont déroulées entre juin 2001 et janvier 2002. Une Table
Ronde des Personnalités Eminentes sur le SMDD a été organisée
dans chacune des cinq régions du découpage des Nations Unies,
et des réunions préparatoires régionales ont eu lieu selon le
calendrier ci-après: les 25 et 26 septembre 2001, pour les
régions européenne et nord-américaine; du 15 au 18 octobre
2001, pour la région africaine; les 23 et 24 octobre 2001,
pour la région Amérique latine et Caraïbes; le 24 octobre
2001, pour la région Asie Occidentale; et, du 27 au 29
novembre 2001, pour la région Asie Pacifique, ainsi que pour
les Petits Etats Insulaires en Développement (PEID), du 7 au
11 janvier 2002.
LA PREPCOM II: La CDD-10, agissant en
qualité de Comité Préparatoire du SMDD, tint sa deuxième
session préparatoire au siège des Nations Unies du 28 janvier
au 8 février 2002. Le Comité devait y mener une revue
exhaustive des progrès réalisés dans la mise en application du
Plan d'Action 21, y compris le Programme de la Suite de la
Mise en Œuvre du Plan d'Action 21, adopté en 1997 (A/RES/S-19/2),
et décider que le Papier du Président servira de plate-forme
aux négociations de la PrepCom III. Le PrepCom adopta
également son rapport (E/ CN.17/2002/PC.2/L.1) qui contenait
la Synthèse du Président de la Seconde Session
Préparatoire, la Synthèse du Président du Segment
consacré au Dialogue avec les Acteurs Sociaux et les
Propositions de Partenariats/Initiatives pour le renforcement
de la Mise en Application du Plan d'Action 21.
LES CONSULTATIONS INFORMELLES AUTOUR DU
THEME DE GOUVERNANCE POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE: Une
consultation informelle sur la gouvernance pour le
développement durable s'est tenue le 28 février 2002 au siège
des Nations Unies à New York. La consultation avait pour
plate-forme, le papier officieux élaboré par les Vice-présidents
du Bureau chargés de cette tâche, Lars Göran-Engfeldt (Suède)
et Ositadimna Anaedu (Nigeria). Sur la base de ces
discussions, les Coprésidents produisirent un papier qui sera
présenté à la PrepCom III.
LA PREPCOM III: La troisième session du
PrepCom s'est réunie du 25 mars au 5 avril 2002 au siège des
Nations Unies à New York. Le PrepCom devait y: tenir des
discussions préliminaires autour du papier officieux sur le
thème de la gouvernance pour le développement durable; entamer
l'examen des conclusions de Type 2 – les partenariats/initiatives;
et procéder à l'examen du Papier du Président
(A/CONF.199/PC/L.1) transmis par la PrepCom II. Au cours de la
première semaine, les délégués soumirent les amendements
devant être introduits dans le Papier du Président,
aboutissant ainsi à la production d'un texte de compilation
plus volumineux. Les négociations autour d'un certain nombre
de chapitres du texte de compilation commencèrent au cours de
la deuxième semaine. Les délégués mandatèrent le Président du
PrepCom, Salim, de procéder à l'élaboration d'un Papier
révisé pour considération à la PrepCom IV. A la fin de la
Plénière de Clôture, une note explicative du Vice-président
intitulé Autres Orientations concernant les Partenariats/Initiatives,
– contenant les lignes directrices générales devant encadrer
l'élaboration des conclusions de Type 2, fut distribuée. Le
PrepCom mandata également le Bureau de procéder à
l'élaboration d'un texte sur le thème de la gouvernance pour
le développement durable, pour négociation à la PrepCom IV.
LES CONSULTATIONS INFORMELLES: En
préparation du PrepCom IV, des consultations informelles se
sont tenues les 25 et 26 mai, à 'l'International Convention
Center' de Bali, en Indonésie. Les délégués se sont réunis
dans une brève Plénière, samedi matin, puis ont tenu, samedi
et dimanche, des groupes de travail parallèles durant les
séances du matin, de l'après-midi et de la soirée, pour
commencer les négociations autour du Papier Révisé du
Président (A/CONF.199/PC/ L.3/Rev.1). Des groupes de
contact séparés sur les thèmes de l'énergie, des océans et des
initiatives de développement durable pour l'Afrique se sont
réunis le dimanche 26 mai.
COMPTE RENDU DE LA PREPCOM IV
La PrepCom IV commença de fait avec les
consultations informelles-informelles menées les 25 et 26 mai.
Une brève plénière d'ouverture officielle eut lieu le lundi 27
mai et fut consacrée à l'examen des questions
organisationnelles. Durant la session, les délégués devaient
se réunir dans trois groupes de travail parallèles pour la
négociation du plan de mise en œuvre. Les groupes de travail
établirent plusieurs groupes de contact et tinrent des
consultations "dans les couloirs" consacrées à la négociation
des questions sur lesquelles les positions des différentes
délégations étaient les plus polarisées. Des séances plénières
informelles furent convoquées à la fin de la première semaine
pour l'approbation des libellés adoptés par les groupes de
travail et la conduite de nouvelles tentatives de résoudre les
questions en suspens. Au début de la deuxième semaine, les
résultats des groupes de travail furent consolidés en un
document baptisé Projet de Texte du Plan de Mise en Œuvre pour
le SMDD (A/CONF.199/PC/L.5), dont l'examen se poursuivit dans
une Plénière Informelle et des groupes de contact, le lundi 3
juin.
Le Président du PrepCom, Emil Salim,
établit, le mardi 4 juin, un comité des "Amis du Président,"
pour faciliter la discussion informelle-informelle autour du
plan de mise en œuvre. Au cours de la deuxième semaine encore,
deux consultations informelles furent tenues autour des
conclusions de Type 2 (les partenariats). Un Segment
Ministériel de Haut Niveau se déroula du mercredi 5 au
vendredi 7 juin, durant lequel les ministres menèrent une
série de dialogues interactifs autour du plan de mise en œuvre,
des partenariats et des éléments devant figurer dans la
déclaration politique. Les modalités devant encadrer les
travaux du Sommet furent examinées de manière informelle et
approuvées au cours de la Plénière de clôture, le vendredi 7
juin.
LA PLENIERE D'OUVERTURE
Dans ses remarques d'ouverture, le lundi 27
mai, le Président du PrepCom, Salim, fit part de son espoir de
voir la réunion aboutir à des résultats probants. Nabiel
Makarim, Ministre d'Etat Indonésien chargé de l'Environnement,
fit observer que le PrepCom était le pivot du processus visant
à assurer le succès du SMDD. Le Secrétaire Général du SMDD,
Nitin Desai, encouragea les délégués à ne pas suivre la
procédure habituelle, consistant à ne parvenir aux décisions
qu'après épuisement et à prendre, plutôt, des décisions
rapides, sous peine de rater bien des occasions, et souligna
l'importance d'un résultat digne d'être reconnu comme étant un
grand pas vers le développement durable et qui sera connu
comme étant "l'Engagement de Bali." Intervenant au nom du
Président de la Sixième Conférence des Parties (CdP-6) de la
Convention sur la Diversité Biologique (CDB), Hans Hoogeveen,
Pays-Bas, donna aux délégués un briefing sur les objectifs et
les résultats de la CdP-6 et encouragea la prise en
considération de la Déclaration Ministérielle de la CdP dans
l'élaboration des conclusions du Sommet. L'Ambassadeur Tuiloma
Neroni Slade, Samoa, parlant en son nom personnel et celui
d'Alan Simcock, en leur qualité de Coprésidents du Processus
Consultatif Informel des Nations Unies sur les Affaires
Océanes, élabora sur le processus et soumit le rapport sur la
récente réunion tenue à New York, autour de ce sujet. Le
Président Salim annonça que la Commission sur les Utilisations
Pacifiques de l'Espace a soumis une déclaration à l'adresse du
SMDD.
LES QUESTIONS ORGANISATIONNELLES: Salim
introduisit les Coprésidents des Groupes de Travail, et les
délégués adoptèrent l'Ordre du Jour Provisoire
(A/CONF.199/PC/15) et le Calendrier des travaux Proposé
(A/CONF.199/PC/15/Add.1/ Rev.1), et accréditèrent un certain
nombre d'organisations intergouvernementales
(A/CONF.199/PC/21) et d'organisations non gouvernementales
(A/CONF./199/PC/20).
S'agissant de l'accréditation des ONG, le
Président Salim annonça: que le SMDD n'aura pas besoin de
procéder à la revue de la demande soumise par le 'World
Sindhi Institute', compte tenu du fait que cette
organisation se trouvait en cours d'examen dans le cadre de sa
sollicitation d'un statut consultatif auprès de l'ECOSOC; que
le Secrétariat a décidé de ne pas accréditer les organisations
à but lucratif et que les demandes des organisations à but
lucratif '3663 First for Food Service' et 'Solar
Energy Systems Limited' ont été retirées, notant au
passage que l'organisation 'Body Shop International'
avait été accréditée sous le nom de la 'Body Shop
Foundation' à but non lucratif; que l'organisation 'Mouvement
pour la Reconstruction et le Développement' ne sera pas
recommandée pour accréditation auprès du SMDD; et, que
l'examen de l'accréditation de l'organisation 'Centre
Tibétain de Défense des Droits de l'Homme et de la Démocratie'
a été reporté au vendredi 31 mai.
Au cours de l'examen de l'accréditation du
'Centre Tibétain de Défenses des Droits de l'Homme et de la
Démocratie', Salim attira l'attention sur la note
concernant l'organisation, figurant dans l'Annexe II consacrée
à l'Accréditation des ONG (A/CONF.199/ PC/20) et sur la lettre
concernant le Centre, soumise par la Chine au Secrétaire
Générale de l'ONU (A/CONF.199/PC/19). Le délégué des
Etats-Unis déclara que toutes les ONG légitimes devaient être
accréditées, et l'UE et autres pays associés déclarèrent que
le droit à l'expression de ses vues, est un aspect de la
démocratie internationale. La Chine appela à la conduite d'un
vote sur une motion de non action, en vertu du règlement
intérieur des commissions fonctionnelles de l'ECOSOC, notant
que les activités du 'Centre Tibétain de Défense des Droits
de l'Homme et de la Démocratie' étaient, entre autres, en
contradiction avec la Charte des Nations Unies. Conformément
au règlement intérieur, deux délégations, le Pakistan et Cuba,
apportèrent leur appui à la motion de la Chine, tandis que les
Etats-Unis et l'UE s'y opposèrent. Le Président Salim appela
les délégués à procéder au vote, la motion passa et aucune
action ne fut entreprise pour l'accréditation du 'Centre
Tibétain de Défense des Droits de l'Homme et de la Démocratie'.
LES SEANCES DE DIALOGUE AVEC LES ACTEURS
SOCIAUX
Des séances de Dialogue avec les Acteurs
Sociaux (DAS) eurent lieu le lundi 27 et le mercredi 29 mai.
Le Président Salim fit circuler le 31 mai, un rapport de
synthèse concernant les DAS, où l'accent se trouve porté sur
les contributions des Principaux Groupes Sociaux au cours des
séances de dialogue, et élabora sur les recommandations qui en
furent dégagées.
LA GOUVERNANCE POUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE: Le DAS sur le thème de la gouvernance pour le
Développement durable se déroula dans l'après-midi du lundi 27
mai, sous la conduite du Président Salim.
Les porte-parole des Femmes appelèrent: à
une gouvernance mondiale intégrant perspective féminine,
transparence et imputabilité; et à un cadre et des mécanismes
institutionnels de développement durable.
Les porte-parole des Populations Indigènes
identifièrent les besoins de la gouvernance pour le
développement durable, notamment: le respect des territoires
des populations indigènes et de leur droit à
l'autodétermination; la prise en considération des savoirs
traditionnels; l'imputabilité du secteur de l'entreprise; et
la reconnaissance des droits et de la participation.
Les porte-parole des ONG plaidèrent pour le
droit à l'autodétermination, pour des processus décisionnels
participatifs et pour l'imputabilité du monde des affaires, et
encouragèrent les délégués à faire en sorte que le plan de
mise en œuvre aille au-delà du Consensus de Monterrey et des
déséquilibres créés par les institutions financières
internationales, les termes de l'échange et les crises de la
dette.
Les représentants des Syndicats
soulignèrent l'importance de l'évaluation des lieux de
travail.
Les porte-parole des Collectivités Locales
affirmèrent que l'habilitation de l'administration locale
s'avérait être le moyen le plus efficace garantissant la mise
en application des stratégies nationales, et mit en exergue le
concept de "mondialisation".
Les représentants du Commerce et
l'Industrie signalèrent que les entreprises n'opéraient pas
hors du cadre de la loi, et évoquèrent différentes
interprétations des codes de bonne conduite et un certain
nombre d'initiatives de privatisation mal conduites par les
gouvernements.
Les porte-parole de la Communauté
Scientifique et Technologique plaidèrent: pour une
amélioration de la collaboration entre les scientifiques et
les décideurs politiques; pour la création d'un groupe
consultatif scientifique et technologique au sein de la CDD;
et pour un renforcement des capacités en vue de réduire les
écarts dans le domaine scientifique.
Mettant l'accent sur les questions de
sécurité alimentaire, de commerce et d'accès aux marchés, les
porte-parole des Agriculteurs appelèrent à la mise en place de
politiques domestiques de gestion de marché, au soutien des
entreprises rurales, à l'implication des agriculteurs dans la
conception et l'application des politiques, et à des
partenariats avec le secteur privé.
Les porte-parole des Jeunes appelèrent à
des termes orientés vers l'action, à des objectifs clairs, à
des calendriers précis, à des plans de mise en œuvre, à la
minimisation de l'influence des compagnies transnationales sur
les préparatifs du Sommet, ainsi qu'à l'imputabilité du
secteur de l'entreprise, en non de sa responsabilité, comme
pièce maîtresse de la gouvernance pour le développement
durable.
La discussion qui suivit se focalisa: sur
le point de savoir dans quelle mesure les collectivités
locales peuvent s'appuyer sur le document de mise en œuvre
dans l'élaboration de leurs plan d'action; sur la
disponibilité des critères nécessaires à l'évaluation des
lieux de travail; sur la privatisation des services dans le
secteur de l'eau; et sur les considérations liées aux niveaux
national, régional et mondial.
Clôturant la session, les Coprésidents du
Groupe de Travail III, Lars-Göran Engfeldt (Suède) et
Ositadinma Anaedu (Nigeria) déclarèrent que les discussions
ont été enrichissantes et pertinentes pour les négociations
autour du thème de la gouvernance pour le développement
durable. Le Président Salim fit remarquer que là où les
marchés ne fonctionnaient proprement – par exemple, par
rapport aux considérations environnementales, sociales et
éducationnelles, on attend des gouvernements d'introduire des
mesures correctives.
LES PARTENARIATS: Le DAS sur le thème
des partenariats se déroula le mardi 28 mai. Il était
coprésidé par les Vice-présidents Jan Kára (République Tchèque)
et Diane Quarless (Jamaïque), et modéré par Ida Koppen. Les
participants entendirent les déclarations introductives de
chacun des Principaux Groupes Sociaux, suivies par celles d'un
certain nombre de pays, et eurent des discussions sur les
principes devant encadrer les résultats de Type 2.
Les représentants des Principaux Groupes
Sociaux et les délégués gouvernementaux s'accordèrent, de
manière générale, sur les principes tels que ceux d'équité, de
transparence et d'approches participatives. Les représentants
des Populations Indigènes, des Collectivités Locales, des ONG,
des Femmes et des Jeunes firent part de leurs réserves
concernant les résultats de Type 2 et, avec l'UE et la Suisse,
s'accordèrent pour dire que les partenariats ne devaient pas
venir se substituer aux engagements de Type 1. Les porte-parole
des Femmes et des Jeunes présentèrent une liste de principes
et de préalables, incluant: l'imputabilité, un suivi strict,
la justice sociale et environnementale, l'intégration d'une
perspective féminine, l'équité inter-générations, et la
ratification et la mise en application des conventions
disponible. Les représentants des Populations Indigènes,
appuyés par les Jeunes, mirent l'accent sur
l'autodétermination, les ONG mirent en exergue la non
coercition et le "droit de dire non," et les Syndicats
soulignèrent le droit à s'organiser. Les ONG indiquèrent
qu'elles ne souhaitaient pas voir leur participation dans les
discussions autour des résultats de Type 2, être interprétée
comme un soutien en leur faveur, et notèrent qu'il n'y avait
pas de consensus de réalisé autour du soutien en faveur des
résultats de Type 2, compte tenu du fait que ces derniers
étaient en train d'être déterminés. Soulignant son rôle en
tant que "pourvoyeuse de services," le porte-parole de la
Communauté Scientifique et Technologique mit en relief
l'importance d'avoir des données vérifiables, des résultats
tangibles et de baser les partenariats sur les connaissances
scientifiques, savoir traditionnel compris.
De manière générale, le Commerce et
l'Industrie, les Agriculteurs, les Collectivités Locales et
les Syndicats apportèrent leur appui au concept de
partenariats, avec toutefois des vues diverses sur les
principes et les cadres nécessaires. Le porte-parole du
Commerce et de l'Industrie nota la dichotomie arbitraire
établie entre les deux types d'engagements, mit en exergue
l'importance des accords volontaires, de la bonne gouvernance,
des environnements favorables, des résultats et de la
reproductibilité. Illustrant leur rôle à facettes multiples en
matière de développement durable, les Agriculteurs firent part
de l'intérêt qu'ils portent aux partenariats dans les domaines
de l'énergie renouvelable et de la biotechnologie, et mirent
en relief les notions de gestion des risques et de certitude.
Les Collectivités Locales notèrent la responsabilité devant
présider à la fourniture de la plupart des services publics et
mirent l'accent sur leur rôle en tant que passerelle entre les
différents secteurs et entre gouvernements et société civile.
Les Syndicats mirent en relief l'importance d'œuvrer pour
objectifs communs, de respecter l'équilibre des pouvoirs et de
mettre en place un cadre fort apte à assurer le développement
durable.
Plusieurs délégués, dont l'UE et le Japon,
soulignèrent l'importance des collectivités locales dans la
réalisation des objectifs du développement durable. L'UE
appela à l'intégration de principes tels que ceux ayant trait
à la participation, à la propriété du processus, à la
clarification des paramètres et à la mise en place de
mécanismes de suivi aptes à assurer la crédibilité. Le Japon
mit l'accent l'échange d'information et, avec les Etats-Unis,
indiqua que les partenariats constituaient un moyen
d'atteindre les objectifs, souligna l'importance de conférer
un caractère volontaire aux partenariats et appuya
l'auto-sélection et et l'auto-gouvernance des partenaires.
L'Afrique du Sud fit part de son engagement
pour des cadres, des objectifs et des calendriers clairs ainsi
que pour des mécanismes de suivi et l'implication de la
société civile. La Belgique suggéra l'établissement de
partenariats entre les pays du Nord, dans le domaine du
changement des modes de consommation. La Finlande affirma que
les partenariats constituaient une nouvelle donne, et remit en
question les soupçons exprimés par les Principaux Groupes
Sociaux, ajoutant que les gouvernements n'étaient ni en train
d'opérer un camouflage de vieux projets inscrits dans le cadre
de l'APD ni en train de chercher à exploiter les communautés
défavorisées pour un quelconque profit.
LE RENFORCEMENT DES CAPACITES: Le DAS
sur le thème du renforcement des capacités au lieu le mardi 28
mai. Les travaux furent coprésidé, le matin, par Richard
Ballhorn (Canada) et Ihab Gamaleldin (Egypte), et l'après
midi, par Kiyotaka Akasaka (Japon). La discussion fut modérée
par Paul Hohnen. Les déclarations d'ouverture se déroulèrent
comme suit:
-
Les porte-parole des Femmes suggérèrent:
l'intégration de politiques tenant compte d'une perspective
féminine; une participation des femmes à hauteur de 50%, à
tous les niveaux des processus décisionnels; la collecte de
données sexo-spécifiques; et l'élaboration d'indicateurs
tenant compte du rôle des femmes.
-
Les porte-parole des Jeunes encouragèrent
la mise en place de centres d'échange d'informations
sous-régionaux et l'établissement d'éco-villages gérés par
les Jeunes.
-
Les représentants des Populations
Indigènes plaidèrent pour la création de réseaux d'échange
d'informations, un renforcement des capacités des
populations indigènes, basé sur les savoirs traditionnels,
et un transfert des technologies impliquant les experts et
les connaissances indigènes.
-
Les ONG suggérèrent, entre autres:
l'habilitation, en tant qu'élément crucial pour la
participation dans les processus décisionnels à l'échelle
locale et nationale; et les approches en matière de
formation et d'éducation formelle et informelle.
-
Les Collectivités Locales souhaitèrent
voir le plan de mise en œuvre refléter leur capacité
d'apporter des améliorations au développement durable en
milieu urbain.
-
Les Syndicats notèrent les effets
négatifs des politiques non viables de libéralisation et de
privatisation sur les travailleurs.
-
Les porte-parole du Commerce et de
l'Industrie appelèrent à l'instauration d'un environnement
domestique favorable à l'investissement.
-
Les porte-parole de la Communauté
Scientifique et Technologique encouragèrent la collaboration
Nord-Sud et Sud-Sud dans le domaine des programmes
scientifiques.
Après discussion, les représentants des
Principaux Groupes Sociaux identifièrent de nouveau les
principes clés devant régir le renforcement des capacités en
matière de développement durable, notamment:
-
Les Agriculteurs mirent l'accent sur le
partenariat entre les Etats et les Acteurs Sociaux dans les
sociétés rurales;
-
Les Syndicats mirent en relief la liberté
d'association et le droit à s'organiser;
-
Les porte-parole des Populations
Indigènes insistèrent sur l'adoption d'une approche fondée
sur le respect des droits et sur le principe du consentement
préalable, libre et en connaissance de cause;
-
Les représentants du Commerce et de
l'Industrie mit en exergue l'importance d'avoir des
processus décisionnels éclairés et fondés sur des faits
prouvés;
-
Les ONG évoquèrent le partage, à titre
gratuit, des technologies écologiquement rationnelles;
-
Les représentants des Jeunes souhaitèrent
une coopération Sud-Nord dans le domaine du renforcement des
capacités; et
-
Les porte-parole de la Communauté
Scientifique et Technologique souhaitèrent des mesures
permettant d'endiguer la fuite des cerveaux.
Au cours de la séance de l'après-midi,
Hohnen encouragea les organisations intergouvernementales à
apporter leurs contributions et requit des participants de
procéder à un échange d'études de cas en matière de
renforcement des capacités pour en dégager les domaines
améliorables. Les Principaux Groupes Sociaux et les délégués
gouvernementaux identifièrent les leçons apprises et les
avantages offerts par le renforcement des capacités, en
particulier, l'importance: de la gouvernance et de la
propriété du processus; des avantages intervenus dans les
domaines de la santé, de l'éducation et de l'emploi, dans une
période de cinq ans; de l'apprentissage sur le tas; de la
nécessité d'un financement catalytique de départ pour le
lancement de programmes de démocratisation de l'information;
de l'élaboration de plans nationaux innovants pour le domaine
scientifique et technologique; et des partenariats entre les
gouvernements et les communautés locales dans le domaine du
transfert de l'expertise agricole.
PROJET DE TEXTE DU PLAN DE MISE EN ŒUVRE
POUR LE SMDD
Le Projet de Texte du Plan de Mise en Œuvre
pour le SMDD (A/ CONF.199/PC/L.5/Rev.1) est appelé à être le
principal produit du Sommet. Au cours de la première semaine,
le document fut négocié dans trois groupes de travail
parallèles. Le Groupe de Travail I, coprésidé par Kiyotaka
Akasaka (Japon) et Maria Viotti (Brésil), procéda à la
négociation des quatre premiers chapitres du plan – consacrés
à l'introduction, à l'éradication de la pauvreté, au
changement des modes non viables de production et de
consommation, et à la protection de la base des ressources
naturelles du développement économique et social. Le Groupe de
Travail II, coprésidé par Ihab Gamaleldin (Egypte) et Richard
Ballhorn (Canada), plancha sur les chapitres consacrés aux
thèmes du développement durable dans un monde en globalisation,
de santé et développement durable, du développement durable
des petits Etats insulaires en développement (PEID), du
développement durable de l'Afrique, et des moyens de mise en
œuvre. Le Groupe de Travail III, coprésidé par Ositadinma
Anaedu (Nigeria) et Lars-Göran Engfeldt (Suède), procéda à
l'examen du chapitre consacré au thème de la gouvernance pour
le développement durable.
Le texte consolidé fut considéré par la
Plénière Informelle, le samedi 1er juin et le lundi
3 juin, puis prise en charge par des consultations
ministérielles informelles-informelles tenues du mercredi 5 au
vendredi 7 juin. La plupart des questions contentieuses –
l'énergie, les océans, la biodiversité, le financement et le
commerce, la bonne gouvernance, la mondialisation, les
initiatives de développement durables pour l'Afrique et autres
initiatives régionales – furent déférées à des groupes de
contact qui s'étaient réunis tout au long de la session,
jusqu'au mercredi 5 juin, date à laquelle ces sujets furent
consolidés et intégrer dans le texte principal.
I. L'INTRODUCTION: L'examen de ce
chapitre eut lieu le samedi 25 mai et les questions restées en
suspens furent considérées, par la suite, dans des
consultations informelles-informelles.
L'introduction réaffirme les résultats de
la CNUED et précise que la visée du plan de mise en œuvre
consiste à continuer de bâtir dessus. Il y est reconnu que le
plan de mise en œuvre doit être profitable à tous et que la
bonne gouvernance, la paix, la sécurité et la stabilité sont
essentielles pour la réalisation du développement durable.
Les points de controverse portaient sur les
références appelant: à la prise de mesures permettant de
s'assurer de la bonne gouvernance au niveau domestique; au
respect des droits de l'Homme et de la diversité culturelle
comme éléments essentiels pour le développement durable; à la
nécessité de prendre en ligne de compte, le principe des
responsabilités communes mais différenciées, dans la
coopération internationale; et aux propositions affirmant
l'importance de la dimension étique du développement durable
et la nécessité de mettre fin aux mesures coercitives
unilatérales prises en violation, entre autres, de la Charte
des Nations Unies, et de mettre fin à l'occupation étrangère,
en vue de permettre la concrétisation du développement
durable.
S'agissant du principe des responsabilités
communes mais différenciées, les opposants arguèrent que la
formulation est une partie seulement du principe 7 de Rio et
que, par conséquent, elle devait être l'objet d'une
négociation, dans le cadre du paquet global final, avec les
questions ayant trait au commerce, au financement et à la
mondialisation. Au sujet de la bonne gouvernance, un groupe de
contact, modéré par Koen Davidse (Pays-Bas) fut établi. Il se
réunit le jeudi 30 mai et les lundi 3 et mardi 4 juin, pour
procéder à l'examen de la question, sur la base du libellé
élaboré par le modérateur, à partir des contributions
apportées par les diverses délégations. Des questions furent
soulevées au sujet de l'emplacement du paragraphe – dans
l'introduction ou dans le chapitre consacré à la gouvernance
pour le développement durable – et le point de savoir si un
même accent devait être placé sur la bonne gouvernance au
niveau domestique et la bonne gouvernance au niveau
international. Vendredi 7 juin, au cours de la Plénière de
clôture, l'Inde signala que le paragraphe consacré à la bonne
gouvernance était encore en suspens.
Au sujet des questions ayant trait à
l'occupation étrangère, aux mesures coercitives unilatérales
et au respect des droits de l'Homme et de la diversité
culturelle, le Vice-président Akasaka annonça le lundi 3 juin,
que ces questions étaient en cours d'examen dans des
consultations informelles, modérées par Makarim Wibisomo (Indonésie).
Au cours de la Plénière de clôture, vendredi 7 juin, le Vice-président
Viotti rapporta que ces questions étaient encore non résolues.
II. L'ERADICATION DE LA PAUVRETE: Cette
section stipule que l'éradication de la pauvreté constitue le
défi mondial le plus important, et présente les objectifs
consistant à réduire de moitié, d'ici 2015, la proportion des
personnes pauvres dans le monde, dont le revenu est moins d'un
dollar par jour, et la proportion de gens n'ayant pas accès à
l'eau potable salubre.
Plusieurs questions furent résolues dans le
Groupe de Travail I mais nombre d'autres questions restèrent
en suspens. Parmi ces dernières, il y a lieu de citer les
propositions appelant: à l'établissement d'un fonds mondial de
solidarité consacré, entre autre, à l'éradication de la
pauvreté; à l'élaboration de politiques visant à améliorer
l'accès des Populations Indigènes aux activités économiques; à
réduire de moitié, d'ici 2015, la proportion des gens n'ayant
pas accès à des systèmes sanitaires améliorés; et, à la
fourniture d'une assistance dans le domaine de la création
d'emplois générateurs de revenu, respectant les normes de
travail du BIT. On ne parvint pas non plus à s'accorder sur le
type d'action nécessaire à l'amélioration de l'accès à une
énergie fiable et abordable.
L'UE fut le principal opposant à la
création d'un fonds mondial de solidarité, arguant que
l'objectif mentionné – l'éradication de la pauvreté- était
trop vague. Les objections faites à la proposition de la
Norvège concernant l'amélioration de la situation des
Populations Indigènes, avaient pour cause la référence à "l'exploitation
viable", entre autres, des écosystèmes, que les opposants
craignent voir venir encourager la chasse aux baleines. Les
partisans arguèrent que la formulation était tirée du libellé
approuvé à Rio. Au sujet de la question ayant trait à l'emploi,
des réserves furent exprimées au sein du G-77/Chine, quant à
la possibilité de parvenir à l'abolition du travail des
enfants et à la garantie des droits des travailleurs.
Exception faite des clauses contenues dans
ces sous-paragraphes et du chapeau consacré aux actions devant
être entreprises dans le domaine de l'énergie, on s'accorda
sur:
-
l'entreprise, à tous les niveaux,
d'action visant à l'éradication de la pauvreté;
-
la contribution du développement
industriel, à l'éradication de la pauvreté;
-
l'introduction d'une amélioration
significative dans les conditions de vie d'au moins 100
millions d'habitants de bidon-villes, d'ici 2020;
-
l'entreprise d'une action immédiate et la
prise de mesures efficaces pour l'élimination des pires
formes de travail des enfants; et
-
la mise en place d'une coopération
internationale visant à aider les pays en développement dans
le traitement du problème du travail des enfants et de ses
causes profondes.
III. LE CHANGEMENT DES MODES NON VIABLES DE
PRODUCTION ET DE CONSOMMATION: Ce chapitre fut abordé: au
cours des consultations informelles tenues les samedi 25 et
dimanche 26 mai; dans les réunions du Groupe de Travail I du
lundi 27 mai; au cours de la Plénière Informelle du vendredi
31 mai; et au cours des consultations informelles-informelles
menées le lundi 3 juin. Le chapitre traite: des questions de
consommation et de production; de l'énergie; des transports;
et des produits chimiques et des déchets dangereux.
Parmi les points controversés, les
références: à des responsabilités communes mais différenciées;
à l'utilisation d'une approche fondée sur les cycles de vie,
soutenue par l'UE, le Japon, la Norvège et la Suisse, et
contrée par le G-77/Chine; au renforcement de l'imputabilité
et de la responsabilité environnementale et sociale du secteur
de l'entreprise; et aux subventions qui faussent les données
du marché. Le groupe de consultation "dans les couloirs" tenu
par la Suède, sur l'élaboration d'un programme de travail
décennal visant à l'amélioration de l'efficience des
ressources, ne parvint pas à résoudre les divergences et la
référence fut supprimée.
Le libellé final englobe des références:
aux outils nécessaires à l'information du consommateur et aux
programmes de conscientisation sur l'importance du passage à
des modes viables de production et de consommation; aux
analyses basées sur les cycles de vie; à la production propre
et à l'éco-efficacité; et au renforcement de l'imputabilité et
de la responsabilité environnementale et sociale du secteur de
l'entreprise.
L'Energie: Le groupe de contact sur
l'énergie, modéré par Gustavo Aincil (Argentine), se réunit à
plusieurs reprises durant la première semaine de la PrepCom
IV, pour débattre des questions ayant trait à l'énergie,
figurant dans deux paragraphes du projet de texte du plan de
mise en œuvre. Au cours de la première semaine toujours,
Aincil produisit plusieurs versions révisées du libellé
consacré à l'énergie, intégrant les contributions apportées
par le groupe. Une révision de texte fut présentée aux
délégués au cours des consultations informelles-informelles
tenues le lundi 3 juin, où on ne parvint pas à s'accorder sur
les références appelant à des objectifs inscrits dans des
calendriers et à des partenariats ou un programme d'action.
Parmi les points sujets de controverse
abordés durant les réunions de groupe de contact: les
références aux objectifs du Développement du Millénaire et à
l'utilisation de paliers cibles et de calendriers pour l'accès
à l'énergie; le libellé appuyant la transition vers
l'utilisation des combustibles fossiles liquides et gazeux; la
référence à un programme d'action; la référence à
l'utilisation des technologies "propres" ou "avancées," au
lieu de "plus efficaces," en matière de combustibles fossiles;
et le libellé faisant référence à la combinaison des sources
d'énergie. Après un long débat, le groupe s'accorda sur la
formulation "fiables, abordables, économiquement viables,
socialement acceptables et écologiquement rationnels" dans les
références consacrées aux services dans le domaine de
l'énergie. Parmi les questions restées en suspens, la
référence aux responsabilités communes mais différenciées, aux
objectifs à atteindre dans le domaine des sources
renouvelables et à la suppression des subventions accordées
dans le domaine de l'énergie, et à l'élaboration de
recommandations orientées vers l'action ou la mise en place,
dans le secteur de l'énergie, de partenariats publics-privés
pour le développement durable.
Les Transports: Le débat se focalisa
sur la référence appelant à une réduction des émissions de gaz
à effet de serre par les pays industrialisés. La Hongrie
apporta son appui à l'entreprise d'actions, à tout les niveaux,
le G-77/Chine s'opposa à la mention des actions devant être
prises au niveau international, et les délégués acceptèrent
"des actions aux niveaux régional, national et local. Les
délégués acceptèrent également les libellés appelant à la
réduction des effets adverses sur la santé et à des moyens de
transport sûrs et abordables. Ce sous- paragraphe fut approuvé
dans son intégrité.
Les Déchets: On parvint rapidement à un
accord sur ce chapitre, y compris sur la proposition avancée
par la Hongrie et amendée par le Mexique, appelant à accorder
une priorité à la mise en place des systèmes et de
l'infrastructure nécessaires à la prévention des déchets et à
leur minimisation, réutilisation et recyclage, ainsi qu'à leur
stockage dans des conditions écologiquement rationnelles.
Les Produits Chimiques: La Suisse
conduisit les discussions de groupe de contact "dans les
couloirs" tenues sur ce thème. Parmi les points en suspens:
les limitations qualifiant le terme "produits chimiques" (toxiques
ou dangereux) qui n'ont pas été adoptées; les dates cibles; le
principe de précaution; la référence au PNUE; et, la référence
aux métaux lourds. Les délégués s'accordèrent sur la mention
de la Convention de Bâle dans le libellé appelant à la
prévention du trafic international illicite des produits
dangereux et à la fixation de dates cibles. Les références au
PNUE furent adoptées. La référence appelant à l'adoption d'une
"approche" de précaution est la seule question non résolue.
IV. PROTECTION ET GESTION DE LA BASE DES
RESSOURCES NATURELLES DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL:
Ce chapitre du texte fut abordé: au cours des réunions de
Groupe de Travail tenues du lundi 27 au jeudi 30 mai; au cours
de la Plénière Informelle du vendredi 31 mai; et au cours des
consultations informelles-informelles menées le lundi 3 juin.
Les sous-paragraphes élaborent sur les questions de l'eau, des
océans, de la gestion des catastrophes, des changements
climatiques, de l'agriculture, de la désertification, des
montagnes, du tourisme, de la biodiversité, des forêts et, des
activités minières.
Au cours de la Plénière Informelle, le
délégué des Etats-Unis appela à traiter ensemble nombre de
questions figurant dans le libellé, notamment celles ayant
trait au principe de précaution, au principe de Rio sur les
responsabilités communes mais différenciées, aux calendriers,
à la fourniture d'un soutien et d'une assistance financière et
technique et, à la mise à disposition de ressources nouvelles
et supplémentaires.
Les Ressources en Eau: Parmi les sujets
de controverse, la référence à l'objectif de la Déclaration du
Millénaire, de réduire de moitié, d'ici 2015, la proportion de
gens ne disposant pas d'un accès à un système sanitaire, et la
référence à l'utilisation de la technologie satellitaire pour
l'amélioration de la gestion des ressources en eau. Parmi les
points non résolus, il y a lieu de citer: les préoccupations
relatives au problème de l'eau, les objectifs devant être
fixés dans le domaine des conditions sanitaires et la
référence au "principe" ou "approche" de précaution.
Les libellés approuvés se réfèrent, entre
autres: à la coordination entre les divers organes et
processus internationaux et intergouvernementaux travaillant
sur les questions ayant trait à l'eau; et englobent une
référence proposée par G-77/Chine et appelant au soutien des
efforts et des programmes efficients, efficaces du point de
vue des coûts, et rationnels du point de vue écologique, dans
les pays en développement, dans les domaines du dessalage, du
recyclage et de la collecte de l'eau contenue dans les
brouillards côtiers.
Les Océans: Ce sous-chapitre fut
négocié au sein d'un groupe de contact, tout au long de la
session. Les références qui demeurent entre crochets portent
sur: la mise en application de la Convention des Nations Unies
sur les Droits de la Mer; la réalisation de pêches "équitables
et" viables; la prise en considération "des droits" des Etats
côtiers en développement dans l'allocation des stocks de
poissons grands migrateurs; et la sécurisation de la mise en
œuvre des instruments de l'Organisation Maritime Mondiale par
les Etats pavillonnaires. On parvint à des formulations de
compromis dans les libellés portant: sur les zones marines
protégées; sur la suppression des subventions contribuant aux
pêches illicites, non documentées et irrégulières et à la
surcapacité; sur les espèces non autochtones et invasives,
colportées dans les eaux de ballast; sur le transport des
déchets radioactifs; et, sur l'application de l'approche basée
sur les écosystèmes. Dans le libellé appelant à la
coordination et à la coopération, l'insertion d'une référence
au travail effectué dans le cadre du Processus Consultatif
Informel des Nations Unies, fut acceptée. Le libellé, sujet de
controverse, appelant à l'utilisation et à la conservation des
"ressources marines vivantes" fut résolu, les délégués s'étant
accordés en définitive sur les termes "conservation et gestion
des océans."
La Gestion des Catastrophes: Les
délégués ne parvinrent à aucun accord sur le libellé appuyant
la mise en place de stratégies régionales, sous-régionales et
nationales et la fourniture d'un soutien scientifique et
technique institutionnel à la gestion des catastrophes. Le
libellé finalement approuvé fait référence à une approche
intégrée, adaptée à des dangers multiples et inclusive, pour
le traitement des questions ayant trait à la vulnérabilité, à
la gestion des risques et à la gestion des catastrophes, ainsi
qu'aux systèmes d'alerte précoce.
Les Changements Climatiques: Des
consultations "dans les couloirs," modérées par l'Australie,
eurent lieu autour du libellé portant sur l'entrée en vigueur
du Traité de Kyoto. Sur le point d'être approuvé, le libellé
fut placé entre crochets après l'opposition exprimée par deux
pays industrialisés qui souhaitaient avoir une formulation
plus forte. La Norvège appela de nouveau à "encourager"
l'entrée en vigueur du Traité de Kyoto, au cours de la
Plénière de clôture, le vendredi 7 juin. Le libellé finalement
approuvé soutient: l'initiative du Conseil de l'Arctique;
l'utilisation des satellites pour l'observation de
l'atmosphère terrestre; l'évaluation des effets de la
pollution atmosphérique; et l'évaluation "des" effets des
changements climatiques.
L'Agriculture: Il y eut des divergences
dans les positions sur les questions de la suppression des
subventions à l'export, de l'utilisation des cultures
illicites et de la réalisation des divers rôles de
l'agriculture. Ce chapitre renferme des références à la
gestion intégrée des sols, aux droits concernant l'utilisation
des eaux et des sols, à des mesures d'encouragement basées sur
la loi du marché, en faveur des entreprises agricoles, et à la
protection des systèmes indigènes de gestion des ressources,
et comprend: un amendement introduit par la Nouvelle Zélande,
dans l'appel à l'impulsion du rôle des femmes, à tous les
niveaux et dans tous les aspects du développement rural, de
l'agriculture, de la nutrition et de la sécurité alimentaire;
un libellé, proposé par le G-77/Chine et amendé par l'UE,
appelant à la promotion de programmes d'amélioration de
l'utilisation de la fertilité des sols, à la fois,
écologiquement rationnels, efficients et efficaces; et un
libellé proposé par la Norvège, invitant les pays à procéder à
la ratification du Traité International sur les Ressources
Phytogénétiques pour l'Alimentation et l'Agriculture. Les
points restés en suspens intéressent les références à
l'amélioration de l'accès aux marchés, à la réduction des
subventions à l'export et à l'évaluation d'impact et aux
actions à entreprendre dans le domaine des cultures illicites.
La Désertification: Rogatien Biaou (Bénin)
modéra les travaux de l'une des réunions de groupe de contact
tenues sur ce thème et au cours de laquelle on se pencha sur
le libellé appelant à retenir le Fonds pour l'Environnement
Mondial (FEM) comme mécanisme de financement pour la
Convention sur la Lutte contre la Désertification (CCD), qui
se trouvait encore en suspens. La formulation finalement
approuvée met en exergue la nécessité d'un renforcement de la
mobilisation des ressources pour la mise en application de la
CCD et la fourniture, au niveau local, d'un accès à
l'information, aux fins d'améliorer le suivi et l'alerte
précoce de la désertification et de la sécheresse. Au cours
des débats de la Plénière de clôture, le vendredi 7 juin, le
Nigeria attira l'attention sur l'accord réalisé dans les
consultations informelles sur le maintien, dans ce chapitre,
du paragraphe appelant la Deuxième Assemblée du FEM à donner
suite à la recommandation du Conseil du FEM de désigner la
dégradation des sols, comme domaine de focalisation du FEM, et
sur l'insertion d'une référence similaire dans le chapitre
consacré au thème de la gouvernance.
Les Montagnes: Le sous-chapitre
consacré à la question des zones montagneuses fut accepté au
terme d'une brève discussion. Le libellé approuvé comprend,
entre autres, des références à la vulnérabilité des
écosystèmes montagneux, à l'élaboration de politiques tenant
compte du rôle des femmes, permettant de traiter les
inégalités auxquelles se trouvent confrontées les communautés
des zones montagneuses, et à la mise en place de programmes
visant à promouvoir la diversification des économies
traditionnelles des zones montagneuses.
Le Tourisme: Le libellé consacré au
thème du tourisme fut accepté sans controverse. Il fut amendé
par l'insertion d'une référence au code international de
l'éthique à observer dans le domaine du tourisme, et des
appels à la mise en place de programmes visant à accroître la
participation et l'éco-tourisme, à l'habilitation des
communautés indigènes et locales à tirer avantage de
l'éco-tourisme, et à la fourniture d'une assistance technique
aux pays en développement, dans le domaine du développement
d'une industrie touristique viable.
La Biodiversité: De nombreux
paragraphes du sous-chapitre consacré au thème de la
conservation de la biodiversité furent placés entre crochets
au cours de la première lecture du texte, et leur discussion
fut déférée à un groupe de contact modéré par A. Gopinathan (Inde),
où l'on parvint à résoudre la majeure partie des réserves
exprimées. Au départ, il y avait cinq points de contestation:
l'horizon 2005 pour la réalisation d'une réduction
significative des taux enregistrés actuellement dans les
pertes de biodiversité; le partage des avantages tirés de la
diversité biologique, avec les populations locales, en
particulier, dans les pays d'origine; la proposition avancée
par le Mexique, appelant à négocier l'instauration d'un régime
international visant à promouvoir et à sauvegarder, de manière
efficace, un partage juste et équitable des avantages tirés de
l'utilisation de la biodiversité et de ses composantes; la
nouvelle proposition appelant à la reconnaissance des droits
des communautés locales et indigènes, détentrices, entre
autres, de connaissances traditionnelles; et la nouvelle
proposition appelant à la promotion des discussions sur le
lien entre les obligations prises dans les cadres de la
Convention sur la Diversité Biologique (CDB), du commerce
international, des droits de propriété intellectuelle ayant
trait au commerce, et de la Réunion Ministériel de Doha de
l'OMC, sans préjuger de leurs conclusions, aux fins
d'améliorer la synergie et le soutien mutuel.
Les questions restées en suspens concernent
le régime international proposé, que les pays industrialisés
ne souhaitaient pas envisager. En dépit des assurances données
que cela devait relever d'une responsabilité collective, les
pays riches en biodiversité se sont opposés à la mention du
besoin de mettre en place, d'ici 2015, d'instruments visant à
endiguer la perte de biodiversité actuelle.
Les Forêts: Les délégués acceptèrent,
après brève discussion, des amendements introduits pour:
souligner les avantages multiples à la fois des forêts
naturelles et des forêts plantées (Japon); appuyer la gestion
durable des forêts à la fois au niveau mondial et au niveau
national et l'implication "de partenariats entre les
gouvernements intéressés et les acteurs sociaux, y compris le
secteur privé, les communautés indigènes et locales et les ONG"
(Etats-Unis); souligner la nécessité de "faciliter la mise à
disposition de ressources financières et la mise au point et
le transfert des technologies écologiquement rationnelles (TER),
et de traiter, par la même, les pratiques non viables
d'exploitation du bois d'œuvre" (G-77/Chine); reconnaître et
soutenir les systèmes de gestion des forêts employés par les
communautés indigènes et locales (Mexique); et, les produits
forestiers ligneux et non-ligneux (UE). Le libellé est aligné
sur celui retenu dans la Déclaration Ministérielle du Forum
des Nations Unies sur les Forêts (FNUF) et appelle à la mise
en application du programme de la CDB consacré à la
biodiversité forestière. Il est approuvé dans son intégralité.
L'Activité Minière: Les consultations
autour du thème des activités minières aboutirent à un libellé
propre, appuyant, entre autres, les efforts visant à traiter
des avantages et des effets environnementaux, économiques,
sanitaires et sociaux de l'activité minière et de
l'exploitation des minéraux et des métaux.
V. LE DEVELOPPEMENT DURABLE DANS UN MONDE
EN GLOBALISATION: Ce chapitre fut examiné dans un groupe
de contact, modéré par John Ashe (Antigua et Barbuda), le
lundi 3 juin, puis considéré de nouveau dans le cadre des
discussions sur les questions du commerce et du financement.
Le chapitre renferme des clauses appelant, entre autres: à des
politiques macro-économiques rationnelles; à des systèmes
multilatéraux de commerce et de financement; à une assistance
technique dans le domaine du commerce et à des programmes de
renforcement des capacités; à un investissement extérieur
direct; et, à la responsabilité et à l'imputabilité du secteur
de l'entreprise.
On parvint à un accord sur le paragraphe
appelant à la promotion continue d'un système d'échange
réglementé, profitable à tous les pays œuvrant pour le
développement durable. Au sujet de la contribution de
l'Organisation Mondiale du Commerce au développement durable,
des divergences demeurent sur la manière de formuler la
référence à l'achèvement des travaux lancés en vertu de la
Déclaration de Doha, une délégation mettant en garde qu'il
serait prématuré de considérer d'autres initiatives. On
parvint aussi à s'accorder sur le paragraphe appelant au
renforcement des capacités des pays en développement de
manière à leur permettre "de tirer avantage des" opportunités
offertes par la libéralisation du commerce.
Au sujet des subventions, des propositions
de rechange furent avancées, avec une délégation encourageant
la conduite d'une réforme des subventions exerçant des effets
négatifs sur l'environnement. Une autre délégation apporta son
appui au paragraphe court, appelant à la réduction, au cas
échéant, des subventions nocives à l'environnement et de
nature à fausser la réalité des marchés. Une tierce délégation
appuya l'encouragement des efforts nationaux visant à adopter
des formes plus adaptées et plus transparentes de régulation
des marchés financiers, incluant, entre autres, la mise en
application du Consensus de Monterrey. Un libellé tiré du
Consensus de Monterrey fut introduit pour faire avancer le
débat autour du paragraphe consacré au rôle des institutions
financières multilatérales dans le renforcement des capacités
des pays en développement. Le paragraphe ne fut pas approuvé.
Les paragraphes du chapeau, reconnaissant
les opportunités offertes et les menaces posées par la
mondialisation demeurent entre crochets. Parmi d'autres sujets
restés en suspens, ceux ayant trait:
-
à la bonne gouvernance;
-
aux contributions de l'OMC;
-
à l'approche ou au principe de précaution;
-
aux pratiques commerciales viables;
-
aux mesures de soutien gouvernemental en
faveur de l'industrie privée;
-
à la régulation des marchés financiers;
-
à l'assistance apportée par les
institutions financières multilatérales et régionales pour
l'amélioration de l'accès à l'information et de l'exactitude,
du caractère opportun et de la couverture des données
concernant les pays et des marchés financiers;
-
aux accords internationaux relatifs aux
droits de l'Homme, à l'environnement et aux normes de
travail; et
-
à l'aide devant être apportée aux pays en
développement dans le domaine des évaluations d'impacts.
VI. LA SANTE ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE:
Ce chapitre fut examiné au cours des consultations informelles
tenues le samedi 25 mai, du Groupe de Travail II, le mercredi
29 mai, et de la Plénière Informelle, le lundi 3 juin. Les
délégués acceptèrent un certain nombre de paragraphes, durant
les consultations informelles où les discussions se furent
axées sur: les liens environnement-santé; la Session
Extraordinaire de l'Assemblée des Générale de l'ONU sur les
Enfants; et, dans le paragraphe consacré à la médecine et aux
connaissances traditionnelles, sur les systèmes de protection
de la propriété intellectuelle. Le mercredi 29 mai, les
délégués acceptèrent d'autres paragraphes, et débattirent
longuement des références portant sur les services de soins
sanitaires, avec le délégué des Etats-Unis préférant la
suppression du terme "services" et d'autres délégués plaidant
pour le maintien des termes "soins et services sanitaires."
Les points restés en suspens comprennent le
paragraphe consacré à l'Accord de l'OMC sur les Aspects ayant
trait au Commerce, des Droits de Propriété Intellectuelle
(TRIPS), et à la santé publique. Les délégués exprimèrent des
avis divergents sur la question de savoir si oui ou non, le
paragraphe faisant référence au renforcement des capacités des
systèmes de soins sanitaires, dans le domaine de la fourniture
des soins de santé primaire à tous, de manière conforme avec
les législations nationales et les valeurs culturelles et
religieuses, avait été approuvé. Préoccupés par les
implications du libellé stipulant "de manière conforme aux
législations nationales et aux valeurs culturelles et
religieuses," un certain nombre de pays, dont l'Australie, le
Canada, l'UE, le Japon et la Suisse, déclarèrent que le
paragraphe devait rester encore ouvert.
Au cours de la Plénière de Clôture,
vendredi 7 juin, au soir, le Canada, appuyé par la Suède, l'UE,
la Belgique et la Suisse, déclarèrent que le lien entre les
droits de l'Homme et la santé n'était pas établi, et proposa
une modification permettant d'ajouter "et en conformité avec
l'ensemble des droits de l'Homme et des libertés fondamentales"
dans la référence appelant à la fourniture des services de
soins sanitaires de base. Le Canada souhaita voir noté dans le
procès-verbal qu'il y a désaccord sur ce libellé.
Les paragraphes approuvés dans le libellé
final se réfèrent aux actions devant être menées, à tous les
niveaux, en vue, entre autres:
-
de promouvoir la préservation, le
développement et l'utilisation efficace des connaissances et
des pratiques médicinales traditionnelles, le cas échéant,
en combinaison avec la médecine moderne;
-
de lancer des initiatives internationale
de renforcement des capacités, affirmant, le cas échéant,
les liens entre la santé et l'environnement;
-
d'améliorer, pour tous, la disponibilité
et l'accès à une alimentation suffisante, sûre, acceptable
du point de vue culturel et adéquate du point de vue
nutritionnel;
-
de mobiliser des ressources financières
publiques adéquates et d'encourager celles privées en faveur
de la recherche et le développement dans le domaine des
maladies affectant les pauvres;
-
de soutenir la suppression du plomb de
l'essence; et
-
d'aider les pays en développement dans la
fourniture d'une énergie abordable aux communautés rurales.
VII. LE DEVELOPPEMENT DURABLE DES PEID:
Ce chapitre fut abordé dans les consultations informelles
tenues le samedi 25 mai, puis transmis à un groupe de contact
informel qui tint, tout au long de la première semaine, des
réunions périodiques consacrée au traitement des questions
contentieuses qui y figuraient. Le chapitre fut enfin examiné
par la Plénière Informelle du lundi 3 juin.
Parmi les points controversés laissés entre
crochets figurent les libellés portant sur la Convention des
Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM), sur la gestion
des pêches, et sur la mise en place d'initiatives
particulières dans les domaines "de la définition et" de la
gestion, le cas échéant, des zones "étendues" des plateaux
continentaux.
Les paragraphes approuvés dans le texte
final se réfèrent aux actions devant être menées, à tous les
niveaux, en vue:
-
de réduire, de prévenir et de maîtriser
les déchets et la pollution ainsi que leurs effets sur la
santé;
-
d'œuvrer de manière à s'assurer que dans
la négociation et l'élaboration du programme de travail de
l'OMC consacré au commerce dans les économies de petite
échelle, compte soit tenu des PEID;
-
d'élaborer des initiatives de base
communautaire dans le domaine du tourisme durable;
-
d'aider les PEID, dans la mobilisation de
ressources et de partenariats adéquats pour leurs besoins en
matière d'adaptation aux effets adverses des changements
climatiques, de l'élévation du niveau des mers et de la
variabilité météorologique
-
de renforcer les efforts en cours et
d'appuyer la fourniture de nouveaux, dans le domaine de
l'approvisionnement et des services énergétique;
-
de fournir aux PEID, un soutien pour le
renforcement des capacités et le développement des services
de soins sanitaire et des systèmes de santé; et
-
d'entreprendre une évaluation exhaustive
du Programme d'Action de la Barbade, en 2004.
VIII. LE DEVELOPPEMENT DURABLE DE L'AFRIQUE:
Ce chapitre fut examiné au cours des consultations informelles,
le samedi 25 mai, puis, dans un groupe de contact, modéré par
le Vice-président Richard Ballhorn, tous les jours depuis le
dimanche 26 mai jusqu'au samedi 1er juin. Un long
débat suivit et porta sur le chapeau du chapitre, en
particulier, sur les références au Nouveau Partenariat pour le
Développement de l'Afrique (NEPAD) et à la mondialisation.
Parmi les questions longuement débattues mais qui furent
finalement laissées non résolues, il y a lieu de citer celles
portant sur: "la limite des avantages tirés du" commerce
international; le déclin de l'APD; la Conférence
Internationale de Tokyo sur le Développement de l'Afrique; la
protection des droits de l'Homme; la compétitivité dans les
marchés mondiaux; l'accès aux marchés; les initiatives dans le
domaine de l'énergie; et le changement climatique.
Au cours de la discussion menée dans la
Plénière de clôture autour du plan de mise en œuvre, le
vendredi 7 juin, au soir, l'Egypte signala que la référence
ajoutée par le G-77/Chine concernant la protection de tous les
droits de l'Homme universellement reconnus, y compris le droit
au développement, a été omise.
Les paragraphes approuvés du chapitre
consacré au développement durable de l'Afrique se réfèrent aux
actions devant être entreprises à tous les niveaux en vue:
-
d'instaurer un environnement favorable;
-
de soutenir la mise en œuvre du NEPAD;
-
d'améliorer la productivité, la diversité
et la compétitivité industrielle des pays Africains;
-
d'impulser la contribution du secteur
industriel, en particulier, celui des mines, des minerais et
des métaux;
-
de fournir un soutien financier et
technique: pour renforcer les capacités des pays africains
dans la mise en place d'une politique législative
environnementale et l'entreprise d'une réforme
institutionnelle; pour l'afforestation et la reforestation
en Afrique; et pour les efforts fournis par l'Afrique pour
la mise en œuvre de la CCD, au niveau national;
-
de réagir efficacement aux catastrophes
naturelles et aux conflits;
-
de promouvoir le développement intégré
des ressources en eau et d'optimiser les avantages en aval
et en amont;
-
d'apporter des améliorations
significatives dans la productivité de l'agriculture durable
et dans la sécurité alimentaire;
-
de concrétiser la gestion rationnelle des
produits chimiques;
-
de combler le fossé dans le domaine
numérique et de créer des opportunités d'accès à
l'infrastructure et au transfert des technologies;
-
de soutenir les efforts de l'Afrique
visant à réaliser le tourisme durable; et le soutien des
pays africains dans leurs efforts visant à mettre en
application le programme d'Habitat et la Déclaration
d'Istanbul.
Le lundi 3 juin, de nouveaux paragraphes
consacrés aux initiatives ayant trait aux régions d'Amérique
Latine et des Caraïbes, d'Asie et du Pacifique, d'Asie
Occidentale, et de l'ECE, furent avancés au cours de la
réunion de groupe de contact sur l'Afrique, modéré par le
Vice-président Ballhorn.
Au terme de deux séances, les délégués
acceptèrent les paragraphes tels qu'ils avaient été révisés, à
l'exception de la référence figurant dans le sous-chapitre
consacré à la région d'Asie et du Pacifique, et portant sur le
"Programme d'Action Régional pour un Développement Durable et
Ecologiquement Rationnel et Initiative de Kitakyushu pour un
Environnement Propre."
Le sous-chapitre contenant les initiatives
régionales approuvées qui figure maintenant dans le chapitre
consacré à l'Afrique, comprend un chapeau où il est stipulé
que la communauté internationale accueillait favorablement les
initiatives mise en place dans d'autres régions des Nations
Unies, et qu'elle appelait à des actions, à tous les niveaux,
pour la poursuite de leur développement.
IX. LES MOYENS DE MISE EN ŒUVRE: Ce
chapitre fut examiné: au cours des consultations informelles
du samedi 25 mai; dans le Groupe de Travail II, les lundi 27
et jeudi 30 mai; et, dans la Plénière Informelle, le samedi 1er
juin. Les questions du commerce et du financement furent
examinées par un groupe de contact modéré par John Ashe
(Antigua et Barbuda), qui tint sa première réunion le mercredi
29 mai. Le chapitre comprend les sous-chapitres suivants: le
commerce et le financement; le transfert des technologies; le
rôle de la communauté scientifique; l'éducation; le
renforcement des capacités; et, l'information au service de la
prise des décisions. Toutes les références "actions à tous les
niveaux" qui se trouvent dans les chapeaux de chacun des
sous-chapitres sont placées entre crochets, de même que:
-
les références au principe de précaution,
aux ressources nouvelles et supplémentaires, et aux biens
public mondiaux, dans le sous-chapitre consacré à la
communauté scientifique;
-
le libellé appelant à des ressources
nouvelles et supplémentaires, dans le sous-chapitre consacré
au renforcement des capacités; et
-
les paragraphes portant sur les
indicateurs, l'évaluation environnementale stratégique et
l'évaluation de la durabilité, dans le sous-chapitre
consacré à l'information au service de la prise des
décisions.
-
Les sous-chapitres portant sur le
transfert des technologies, le rôle de la communauté
scientifique, de l'éducation, du renforcement des capacités
et de l'information au service de la prises des décisions,
contiennent quelques points non résolus.
Le Financement et le Commerce: Le
sous-chapitre consacré aux sujets du financement et du
commerce fut examiné principalement dans un groupe de contact.
Ce sous-chapitre traite, entre autres, des questions de la
dette, de la mise en application des accords de Doha de l'OMC,
et de l'accès aux marchés, y compris les considérations ayant
trait à la libéralisation du commerce et à la suppression des
tarifications et des subventions, ainsi que les mesures contre
le terrorisme international et la levée des obstacles
entravant la réalisation des droits des peuples à
l'autodétermination.
Les délégués présentèrent leurs
commentaires sur le sous-chapitre tiré du Papier Révisé du
Président. Les réserves exprimées portent: sur la déviation
opérée par rapport à l'initiative en faveur des Pays Pauvres
Lourdement Endettés (PPLE), les opposants ayant appelé à des
mécanismes pour le traitement des dettes autres que celles
relevant de l'initiative en faveur des PPLE; sur l'accès des
produits des pays en développement aux marchés, notamment les
produits agricoles, et sur les risques d'être en contradiction
avec les accords de l'OMC sur la non-discrimination; et sur
l'utilisation sélective d'extraits tirés des textes de
Monterrey et de Doha.
Il y eut: des appels pour le dépassement
des formulations de Doha et de Monterrey; des expressions de
préférence pour les formulations retenues dans le Consensus de
Monterrey, qui est un processus politique, alors que Doha est
un programme technique; des réclamations contre la manière
dont les accords juridiquement contraignants de Doha étaient
en train d'être amalgamées avec les engagements de Monterrey;
des appels pour une émulation des bonnes pratiques en matière
d'accès aux marchés; et des craintes exprimées à l'endroit de
formulations risquant de porter préjudice aux conclusions du
processus de Doha.
Le mardi 5 juin, le Président Ashe tenta,
avec l'aide du groupe de contact, d'élaborer un Texte du
Modérateur pour le transmettre aux consultations
ministérielles informelles. Plusieurs délégations s'opposèrent
aux propositions figurant dans le Texte du Modérateur. Le
mercredi 5 juin, au matin, le Président Salim établit un
comité fermé des "Amis du Président", modéré par le Brésil,
l'Indonésie et l'Afrique du Sud, pour la résolution des
questions en suspens. Suite aux réclamations exprimées par
nombre de délégués et de groupes d'intérêt concernant le
manque de transparence, l'accès au comité fut ouvert. Les
négociations autour des questions du commerce, du financement
et de la mondialisation furent, cependant, déférées à des
consultations ministérielles fermées, tout au long de la
journée. Le jeudi 6 juin, au cours des consultations
informelles-informelles autour des chapitres en suspens du
Projet de Texte du Plan de Mise en Œuvre, le G-77/Chine fit
part de l'importance cruciale qu'il accordait aux négociations
autour des moyens de mise en œuvre; suite à quoi, les
consultations informelles furent suspendues.
Les tentatives menées les jeudi 6 et
vendredi 7 juin, pour la reprise de ces consultations
échouèrent, le G-77/Chine insistant sur le besoin de réaliser
une avancée sur les questions du commerce, du financement et
de la mondialisation, avant de passer à d'autres sujets. Des
consultations informelles, à la fois au sein et entre les
groupes régionaux et les groupes d'intérêt, eurent lieu tout
au long de la journée, suite à quoi, Mohammed Valli Moosa (Afrique
du Sud) fut, jeudi soir, chargé par les ministres, de modérer
des consultations informelles en vue de réaliser un accord sur
les questions du commerce, du financement et de la
mondialisation. Travaillant sur la base du papier officieux
que l'UE a fait circuler, à titre informel, jeudi soir, Moosa
élabora son texte de compromis officieux sur le thème des
moyens de mise en œuvre, lequel devait servir de plate-forme
aux consultations menées tout au long de la journée du
vendredi 7 juin.
Le papier de Moosa contenait des références:
-
au principe des responsabilités communes
mais différenciées dans la coopération internationale;
-
à la mobilisation des ressources
nécessaires à la réalisation des objectifs de développement
approuvés à l'échelle internationale;
-
à la nécessité d'un environnement
domestique et international favorable à la mobilisation de
ces ressources;
-
à la concrétisation des objectifs de
l'APD;
-
à la mise en œuvre des mécanismes
financiers disponibles;
-
à aux mesures de réduction du fardeau de
la dette;
-
aux efforts nécessaires à la poursuite du
programme des négociations et du programme de travail
approuvés à Doha et à la concrétisation des engagements de
l'OMC pris à Doha;
-
au renforcement des capacités des pays
dépendant des matières premières;
-
à l'octroi d'un accès hors taxe et sans
quota, aux exportations des pays les moins avancés;
-
à des politiques de soutien mutuel dans
les domaines du commerce et de l'environnement;
-
à la mise en place de mécanismes
volontaires basés sur les règles du marché pour le commerce
des produits organiques;
-
à l'engagement en faveur d'une action
concrète sur les préoccupations et les problèmes rencontrés
pas les pays en développement dans la mise en application
des accords de l'OMC; et,
-
à l'impératif de traiter les problèmes de
santé publique affectant nombre de pays en développement et
de pays les moins avancés.
Au cours de la réunion à huis-clos qui
s'étala sur toute la journée du vendredi 7 juin, les ministres
des groupes régionaux et des groupes d'intérêt débattirent du
point de savoir si, oui ou non, il fallait adopter le papier
sans l'amender, certains se déclarant pour, et d'autres
proposant d'utiliser le texte uniquement comme plate-forme de
négociation. Il ne parvinrent pas à s'accorder là-dessus et le
texte de Valli Moosa fut retiré. Les clauses consacrées aux
questions du commerce et du financement qui figuraient dans le
texte du Modérateur élaboré le mercredi 5 juin, furent
transmises au Sommet.
Le Transfert des Technologies: Les
paragraphes approuvés englobent ceux appelant: à des
évaluations des besoins en matière de technologies, conduites
par les pays eux-mêmes; à un transfert des technologies ayant
trait aux systèmes d'alerte précoce; à l'interaction et la
collaboration et à l'établissement de liens avec les acteurs
sociaux et à la mise en réseau des universités; à des
partenariats favorisant l'investissement et la mise au point,
le transfert et la diffusion des technologies; et à un accès
aux technologies écologiquement rationnelles qui appartiennent
au domaine public.
Le Rôle de la Communauté Scientifique:
Les paragraphes approuvés comprennent ceux appelant: à la mise
à contribution de capacités scientifiques et technologiques
plus importantes dans le développement durable; à
l'amélioration de la collaboration entre les sciences
naturelles et les sciences sociales et entre les scientifiques
et décideurs politiques; à l'accroissement de l'utilisation
des connaissances scientifiques et de la technologie, ainsi
que des études scientifiques intégrées; au soutien des études
scientifiques internationales menées pour l'appui des prises
de décision, y compris, celles menés dans le cadre du Groupe
Intergouvernemental sur l'Evolution Climatique; et au
développement des services nationaux de statistiques.
L'Education: Les paragraphes approuvés
se réfèrent: à l'aide financière et au soutien de l'éducation,
de la recherche, des programmes de conscientisation du public
et des institutions de développement; à l'objectif de la
Déclaration du Millénaire de réaliser l'éducation primaire
universelle; à l'impact des VIH/SIDA sur le système
éducationnel; à l'affectation de ressources nationales et
internationales pour l'éducation, tel que proposé par le Cadre
de Dakar de l'Action sur l'Education pour Tous; à
l'intégration du développement durable dans le système
éducationnel; à la mise à disposition d'un large éventail
d'opportunités d'éducation continue formelle et informelle; à
l'intégration des technologies d'information et de
communication dans l'élaboration des programmes scolaires; et
à un accès accru et abordable, pour les étudiants, les
chercheurs et les ingénieurs des pays en développement, aux
programmes des universités et des institutions de recherche
des pays industrialisés.
Le Renforcement des Capacités: Les
paragraphes approuvés portent sur l'assistance financière et
technique devant être fournie aux pays en développement pour:
la détermination de leurs propres besoins et opportunités
disponibles en matière de renforcement des capacités; la
conception des programmes de renforcement des capacités; et le
renforcement des capacités de la société civile, notamment des
jeunes, pour leur permettre de participer, au cas échéant,
dans la conception, la mise en application et l'évaluation des
politiques et stratégies de développement durable.
L'Information au service de la Prise des
Décisions: Les délégués approuvèrent les paragraphes
portant: sur l'accès aux données écologiques et aux aspects
juridiques et administratifs des affaires environnementales;
sur les services statistiques et analytiques pertinents aux
politiques et aux programmes de développement durable; sur les
systèmes d'observation et les programmes de recherche mondiaux;
et sur l'accès aux données concernant les catastrophes pour
les besoins de leurs efforts dans le domaine de l'alerte
précoce.
X. LA GOUVERNANCE POUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE: Des consultations informelles furent menées les
samedi 25 et dimanche 26 mai, coprésidées par Ositadinma
Anaedu (Nigeria) et Lars-Göran Engfeldt (Suède), qui devaient
modérer le processus tout au long de la session. Le groupe
commença par une première lecture du Papier du Vice-président
concernant Les Arrangements Institutionnels (remplacés plus
tard par "Le Cadre") du Développement Durable, qui avait été
distribué le 9 mai (A/ CONF.199/PC/L.3). A titre de référence,
une compilation de textes avait été émise le 15 mai.
Se basant sur la discussion initiale, les
Coprésidents élaborèrent un nouveau texte, qui fut examiné le
mardi 28 mai, dans le Groupe de Travail III et, plus tard,
dans un groupe de contact. Accueilli, d'une manière générale,
comme pouvant servir de bonne plate-forme de négociation, le
texte tenait compte d'un grand nombre de commentaires et
d'amendements. Il fut soumis à plusieurs lectures et fut,
finalement, intégré comme Chapitre X du Projet de Texte du
Plan de Mise en Œuvre. Le dernier tour des négociations du
groupe de contact eut lieu dans la soirée du jeudi 6 juin.
Le chapitre comprend maintenant les
sous-chapitres suivants: le chapeau; les objectifs; le rôle de
l'Assemblée Générale; le rôle de l'ECOSOC; le rôle et la
fonction de la CDD; le rôle des institutions internationales;
le renforcement des arrangements institutionnels du
développement durable aux niveaux international, régional et
national; et, la participation des Principaux Groupes Sociaux.
Bien que la majeure partie du chapitre ait
été approuvée, les délégués ne réussirent pas à concilier
leurs divergences sur un certain nombre de points clés. Parmi
ces derniers, les références, dans le paragraphe introductif,
au principe des responsabilités communes mais différenciées,
aux moyens de mise en œuvre et au lien avec le respect des
droits de l'Homme et des règles de droits. Le libellé consacré
à la question des institutions financières et commerciales
internationales et de leurs liens au développement durable,
demeurent lourdement crocheté. L'accord ne put être réalisé ni
sur l'expansion du mandat du FEM de manière à lui permettre de
couvrir les projets domestiques d'évaluation des avantages
environnementaux, ni sur la mise en application des
conventions du BIT concernant le respect des principales
normes de travail, ni encore sur le parachèvement d'une
convention des Nations Unies sur la lutte contre la
corruption. Le point non résolu dans le sous-chapitre consacré
à l'ECOSOC, concerne le rôle de l'organe dans le suivi du SMDD
et du Consensus de Monterrey, et en particulier dans le suivi
des engagements pris à Monterrey.
La proposition de l'UE appelant à établir,
à travers la CDD, les modalités du suivi des partenariats du
SMDD trouva l'objection du G-77/Chine, qui proposa, à son
tour, l'insertion des modalités nécessaires à la mise en
opération du principe des responsabilités communes mais
différenciées. Cette dernière proposition trouva l'opposition
de l'UE et des Etats-Unis. La proposition du G-77/ Chine
appelant le FEM à devenir le mécanisme de financement
permanent de la CCD est encore entre crochets. Un désaccord
subsiste sur la référence appelant tous les pays à commencer
la mise en place de stratégies nationales de développement
durable "d'ici 2005," appuyée par l'UE mais placée entre
crochets par le G-77/Chine et les Etats-Unis.
Le libellé consacré à la question de la
bonne gouvernance resta lourdement controversé, après nombre
de tentatives de résolution infructueuses menées par le groupe
de contact. Le libellé en question, placé actuellement, dans
le chapitre consacré au niveau national, ainsi que la
formulation portant sur la gouvernance internationale, ajoutée
par le G-77/Chine, ont été laissés entre crochets.
Le texte approuvé énonce les mesures
particulières nécessaires au renforcement des arrangements
institutionnels du développement durable, à tous les niveaux,
et engage la communauté internationale à procéder à
l'intégration des objectifs du développement durable, tels que
décrits dans le Plan d'Action 21 et les conclusions du SMDD,
dans le travail du système des Nations Unies et des
institutions financières et commerciales internationales, et à
l'amélioration de leur collaboration, à cette fin.
L'Assemblée Générale se doit d'adopter le
développement durable comme charnière principale du cadre
global des activités des Nations Unies. L'ECOSOC se doit
d'accroître son rôle dans la coordination et l'intégration des
aspects économique, social et environnemental des politiques
des Nations Unies visant à promouvoir le développement
durable. La CDD doit être renforcée et se doit de placer un
accent plus prononcé sur la mise en œuvre, sur l'intégration
des trois "dimensions" du développement durable et sur les
initiatives en matière de partenariat, et de procéder au
traitement des nouveaux défis. Les sessions de négociation de
la CDD seront limitées à une fois tous les deux ans, et non à
une fois tous les quatre ans comme souhaité par les Etats-Unis
et le Japon.
Le chapitre souligne la nécessité
d'améliorer la coordination et l'efficacité des institutions
internationales, à l'intérieur et à l'extérieur du système des
Nations Unies. La coopération doit également être améliorée
tant au niveau régional, notamment, à travers l'impulsion des
commissions régionales, que celui national. La participation
des Principaux Groupes Sociaux doit être renforcée, notamment,
à travers l'établissement de partenariats entre les acteurs
gouvernementaux et non gouvernementaux.
LES PARTENARIATS
Les consultations informelles autour des
résultats de Type 2 – les partenariats/initiatives – se
déroulèrent les lundi 3 et le mercredi 5 juin. Modérée par les
Vice-présidents Jan Kára et Diane Quarless, la première
consultation engagea les délégués gouvernementaux, les agences
des Nations Unies, le Commerce et l'industrie, et les ONG dans
des discussions autour des cadres et des mécanismes de suivi
nécessaires aux résultats de Type 2. Une note explicative
élaborée par les Vice-présidents Kára et Quarless au sujet des
Principes Directeurs devant encadrer les Partenariats et
distribuée aux délégués durant la deuxième consultation,
servit de plate-forme aux discussions.
Au cours de la première session, l'UE
avança un papier officieux sur les partenariats, proposant une
liste de principes directeurs et d'options concernant leur
formalisation. Tout au long des consultations, les délégués
notèrent la faible présence des pays en développement, et les
deux Vice-présidents firent observer que les consultations sur
la question des partenariats se déroulaient "dans l'ombrage"
des négociations intergouvernementales autour de celle de
gouvernance pour le développement durable. Quarless énuméra
les sujets nécessitant des éclaircissements, dont: l'équité,
l'imputabilité, la supervision et le cadre institutionnel.
Parmi les autres points de discussion soulevés: la propriété
du processus, la valeur ajoutée par rapport aux partenariats
existants et, la distinction entre lien commercial et
partenariat.
Le Japon, l'Islande, l'UE et les Etats-Unis
se déclarèrent opposés à l'idée de fixer les cadres par des
critères stricts. Plusieurs délégués suggérèrent la
désignation de la CDD comme point focal pour le suivi ou
l'organisation des activités relevant des partenariats. Le
délégué des Etats-Unis proposa que la CDD soit chargée de
fournir un accès à l'information et de faciliter de nouveaux
partenariats dans la mesure des ressources disponibles. Le
Canada suggéra de laisser aux partenaires l'option de
l'évaluation externe. Le porte-parole du Forum des Acteurs
Sociaux pour Notre Avenir Commun, plaida pour la mise en place
de mécanismes de suivi participatifs et proposa la conduite
d'évaluations globales plutôt qu'une intervention dans les
détails des projets.
Faisant part de ses réserves concernant le
risque de voir les résultats de Type 2 se transformer en un "piège,"
imposant des conditions dictées par les gouvernements
donateurs, le délégué des Philippines expliqua comment le Type
2 devait donner lieu à de nouveaux financements et non se
contenter de réorienter les ressources disponibles. Le
représentant de la Chambre Internationale du Commerce fit
remarquer que le Type 2 pouvait encourager la coopération sur
une étendue plus importante, traversant les frontières
nationales et comblant les lacunes au niveau de la mise en
œuvre, de manière impossible à réaliser dans le cadrer du Type
1. Le représentant du Conseil pour la Défense des Ressources
Naturelles nota que les gouvernements avaient, à Rio et au
Sommet du Millénaire, accepté d'être les principaux
responsables du développement durable et que les partenariats
devaient être les mécanismes à travers lesquels leurs
engagements pouvaient être concrétisés.
Le Secrétaire Général du SMDD, Nitin Desai,
qui avait assisté brièvement à la première session, mit en
exergue l'importance d'œuvrer pour légalité dans le domaine de
l'information et encouragea les délégués à concevoir un
programme de renforcement des capacités en matière de
négociation. Il indiqua que la première semaine du SMDD
consacrera des séances de travail à la question des
partenariats, et fit part de sa préférence pour l'adoption
d'une approche thématique.
Le vendredi 7 juin, au soir, la Synthèse
des Vice-présidents des Réunions Informelles sur les
Partenariats pour le Développement Durable
(A/CONF.199/PC/CRP.4) fut adoptée par la Plénière à titre
d'annexe au procès-verbal de la session (A/CONF.199/PC/ L.6).
Le document englobe:
-
les observations faites sur les principes
directeurs devant régir les partenariats;
-
les domaines de partenariat potentiels;
-
le processus de suivi après le Sommet de
Johannesburg; et
-
l'information concernant la sélection des
partenariats devant être reconnus par le SMDD.
Annexée à la Synthèse des Vice-présidents,
se trouve une note explicative rédigée par les Vice-présidents
Kára et Quarless sur les Principes Directeurs régissant les
Partenariats pour le Développement Durable devant être
élaborés par les Parties Intéressées dans le Cadre du SMDD. La
note fournit un aperçu sur le contexte général et élabore sur
les principes ci-après:
-
caractère volontaire/respect des
principes fondamentaux et des valeurs fondamentales;
-
lien avec les résultats approuvée à
l'échelle mondiale;
-
approche intégrée pour de développement
durable;
-
approche intégrant l'ensemble des Acteurs
Sociaux;
-
transparence et imputabilité;
-
résultats tangibles;
-
arrangements de financement;
-
partenariat nouveaux/à valeur-ajoutée;
-
implication du niveau local et évaluation
de l'impact au niveau international; et
-
processus de suivi.
LE SEGMENT DE HAUT NIVEAU
Le mercredi 5 juin, après une présentation
vidéo sur la situation démographique et environnementale de la
planète et sur la nécessité du développement durable, le
Président Salim ouvrit officiellement le Segment Ministériel
de Haut Niveau. Dans son allocution d'ouverture, la Secrétaire
Générale Adjointe des Nations Unies, Louise Fréchette, mit en
relief le rapport entre les êtres humains et l'environnement
comme étant au centre des préoccupations du Sommet de
Johannesburg. La Présidente de la République Indonésienne,
Megawati Soekarnoputri, appela à des efforts de coopération en
matière de développement durable, notamment dans les domaines
du renforcement des capacités et de l'accessibilité abordable
aux connaissances scientifiques et technologiques.
Des déclarations furent présentées par les
trois Coprésidents de la Table-Ronde Ministérielle du FEM sur
le Financement du Développement Durable: Mohammed Valli Moosa,
Ministre Sud Africain des Affaires Environnementales et du
Tourisme; Kjell Larsson, Ministre Suédois de l'Environnement;
et, Precious Ngelale, Ministre d'Etat Nigérian chargé des
Ressources en Eau, intervenant au nom de La Conférence
Ministérielle Africaine sur l'Eau.
Au terme des trois séances de dialogue
interactif ministériel autour des questions de la mise en
œuvre, des partenariats et de la déclaration politique, le
Président fit circuler son rapport sur les travaux du Segment
de Haut Niveau (A/CONF.199/PC/CRP.3), le vendredi 7 juin 2002.
LE PLAN DE MISE EN ŒUVRE: Au cours de
la séance de dialogue interactif du mercredi 5 juin, les
ministres et les délégations soulevèrent nombre de points
concernant la mise en application du Plan, notamment,
l'importance:
-
de procéder à la ratification et à la
mise en application des traités;
-
de ne pas rouvrir les libellés négociés
tirés, entre autres, des textes de Rio, du Caire et de Pékin;
-
d'adhérer aux principes de Rio;
-
de bâtir sur le Consensus de Monterrey et
les Accords Ministériels de Doha;
-
de soutenir le NEPAD;
-
d'établir un système de suivi de la mise
en application; et
-
de fixer des objectifs clairs inscrits
dans des calendriers précis.
Des déclarations d'ordre général furent
présentées par les délégués sur les questions ayant trait:
-
à la bonne gouvernance;
-
au respect des Populations Indigènes;
-
au traitement de la question de la dette;
-
à l'accès aux marchés internationaux;
-
aux efforts dans le domaine de la lutte
contre les VIH/SIDA;
-
à la dimension éthique du développement
durable;
-
à la solidarité dans la lutte contre la
pauvreté et la famine;
-
à l'équité intra et inter-génération;
-
à la ratification du Traité de Kyoto et
autres accords;
-
au problème des guerres, des conflits et
de l'occupation étrangère et de leurs effets sur le
développement durable;
-
aux effets des changements climatiques
sur les PEID;
-
à une mondialisation qui fonctionne pour
les pays en développement; et
-
à la corrélation entre la pauvreté et la
désertification.
LES PARTENARIATS: Présidé par le Vice-président
Ballhorn, la séance de dialogue interactif de Haut Niveau du
jeudi se focalisa sur la question des partenariats. Plus d'une
soixantaine de pays, commissions régionales, agences des
Nations Unies et ONG y présentèrent leurs déclarations et
leurs vues sur les partenariats. Au cours du dialogue,
Les délégués appelèrent à la prise
d'initiatives dans les domaines de la pauvreté, de l'eau, de
l'énergie, de l'éducation, de la biodiversité et de la
désertification, et soulignèrent l'impératif de mettre en
place le cadre nécessaire au partenariat.
Parmi les principes suggérés devant régir
les partenariats: l'équité; l'éthique; la confiance mutuelle
et le partage des résultats; conduite par les communautés ou
les pays eux-mêmes; la propriété du processus revenant aux
partenaires et non aux donateurs; et qu'ils ne doivent pas se
substituer aux responsabilités gouvernementales ou remplacer
la coopération multilatérale. La diversité, la répartition
géographique et la participation des communautés locales
furent mises en exergue. Quelques délégués mirent l'accent sur
la bonne gouvernance, les mécanismes de suivi, les calendriers
et les objectifs. D'autres plaidèrent pour des mécanismes
souples, des accords et des objectifs à caractère volontaire,
et des travaux de suivi et d'évaluation conduits par les
partenaires eux-mêmes.
Plusieurs délégués de pays en développement
soulignèrent que les partenariats doivent fournir ou mobiliser
des ressources supplémentaires, améliorer le transfert des
technologies, réaliser des profits tangibles, impulser la
coopération Sud-Sud, reconnaître les dimensions régionales,
complémenter les priorités nationales, renforcer les
engagements existants et donner lieu à des termes de
références mutuellement approuvés.
LA DECLARATION POLITIQUE: le dialogue
interactif de Haut Niveau axé sur les éléments susceptibles de
figurer dans la déclaration politique, eu lieu le vendredi 7
juin. La séance du matin, fut, au départ, présidée par Salim
puis par le Vice-président Engfeldt. La séance de l'après-midi
fut présidé par Jeanette Ndhlovu (Afrique du Sud).
Tout au long du Dialogue Ministériel,
nombre de pays soulignèrent de nouveau: la nécessité d'une
déclaration politique à la fois courte, concise et orientée
vers l'action; le besoin de réaffirmer des principes de Rio;
la nécessité d'objectifs clairs, inscrits dans des calendriers
précis; le besoin de promouvoir les partenariats; et
l'opportunité de faire référence aux Déclarations de Doha et
du Millénaire et au Consensus de Monterrey. Plusieurs pays en
développement avancèrent des éléments, tels que: l'allégement
ou l'annulation de la dette; l'éthique; les responsabilités
communes mais différenciées; l'accès aux marchés; et la lutte
contre la pandémie des VIH/SIDA. La Libye, le Soudan, la
Palestine, la Tunisie, l'Indonésie et l'Egypte appelèrent à la
paix et à l'arrêt de l'occupation étrangère.
La Norvège proposa quatre chapitres pour la
déclaration: un préambule; les fournitures nécessaires au plan
de mise en œuvre; les cadres nécessaires aux secteurs de l'eau,
de l'énergie, de la santé, de l'agriculture et de la
biodiversité (EESAB) dans les initiatives de Type 2 – les cinq
domaines identifiés comme étant d'importance pour le Sommet,
par le Secrétaire Générale de l'ONU, Kofi Annan; et, les
mécanismes de suivi et d'évaluation. Le Botswana indiqua que
la déclaration devait être attirante pour les media du monde
entier. L'UNICEF déclara qu'elle doit susciter un écho capable
de mobiliser l'opinion publique. Le Rwanda souhaita voir la
déclaration mettre en exergue les principaux accords, les
objectifs non réalisés et le besoin d'un mécanisme de
règlement des différends. Le Panama et le Pérou indiquèrent
que la déclaration politique devait reconnaître les droits des
Populations Indigènes. Le Zimbabwe suggéra que la déclaration
reconnaisse que la qualité de vie s'est détériorée depuis Rio,
en particulier en terme de pauvreté, et encouragea la
coopération internationale à ne pas s'immiscer dans les
questions relevant des droits et de la souveraineté des Etats
sur leurs ressources naturelles et sur leurs territoires.
LA PLENIERE DE CLOTURE
Vers 01h du matin, samedi 8 juin, le
Président Salim convoqua la Plénière de Clôture et commença
par demander aux délégués de lui pardonner le fait d'avoir eu
à reporter la réunion à deux reprises; ce soir là.
PROJET DE TEXTE DU PLAN DE MISE EN ŒUVRE
POUR LE SMDD: Suite à l'invitation, par le Président Salim,
de reprendre l'examen du Papier Révisé du Président
(A/CONF.199/ PC/L.1/Rev.1) et du Projet de Texte du Plan de
Mise en Œuvre pour le SMDD (A/CONF.199/PC/L.5/Rev.1), le
Secrétariat annonça une série de rectifications éditoriales
apportées au projet de texte du plan distribué le 7 juin.
L'Afrique du Sud requit un travail en étroite collaboration
avec le Président Salim et le Gouvernement Indonésien dans les
préparatifs du Sommet, et s'excusa auprès du Président Salim,
que le PrepCom n'ait pas été en mesure de lui offrir "un
meilleur cadeau d'anniversaire."
Le Canada, la Norvège, l'Inde, l'Egypte et
le Vice-président Viotti, mirent l'accent sur les
modifications de fond qu'ils souhaitaient voir apportées au
texte. Le Président Salim exhorta les délégués à ne pas
s'engager sur une voie de négociations, leur rappelant que
l'intention de Plénière était de procéder à la correction des
erreurs typographiques, puis clôtura les discussions autour du
projet de texte du plan en décrétant que le Projet de Texte du
Plan de Mise en Œuvre pour le SMDD sera transmis "tel quel" à
Johannesburg, pour poursuite des négociations.
Le Venezuela, au nom du G-77/Chine, mit en
relief les questions d'intérêt qu'il espérait voir parvenir au
Sommet et nota qu'en dépit de la souplesse dont le groupe a
fait preuve, le consensus n'a pas été réalisé autour du plan.
L'UE indiqua que de grands progrès ont été accomplis et
présenta les objectifs retenus par l'union. Le Japon nota que
des avancées considérables ont été réalisées sur le Projet de
Texte du Plan, sur les initiatives de Type 2 et sur la
déclaration politique. Le délégué des Etats-Unis déclara que
les deux semaines de la réunion ont été ardues mais productifs,
et encouragea les participant à faire en sorte que la
signification des conférences de Doha et de Monterrey, qui ont
enregistré de vrais percées sur la question du partage des
responsabilités entre les pays industrialisés et les pays en
développement, ne soit pas diluée.
Le Président Salim prit ces déclarations
comme un endossement de sa proposition de transmettre le
document au Sommet et adjugea son adoption.
ELABORATION DES ELEMENTS SUSCEPTIBLES DE
FIGURER DANS LE PROJET DE DECLARATION POLITIQUE: Le
Président Salim proposa au PrepCom de confier au Président
l'élaboration des éléments susceptibles d'être intégrés dans
la déclaration politique, en se basant sur les discussions
tenues durant la PrepCom IV, et que le document soit ensuite
placé sur le site web officiel du Sommet de Johannesburg,
d'ici fin juin 2002. Il n'y eut pas d'objection et la
proposition fut adoptée.
LES RAPPORTS DE SYNTHESE DU PRESIDENT:
Le Président Salim attira l'attention sur le Rapport de
Synthèse du Président concernant le Segment de Haut Niveau
(A/CONF.199/ PC/CRP.3) et sur le Rapport de Synthèse des Vice-présidents
des Réunions Informelles sur les Partenariats pour le
Développement Durable (A/CONF.199/PC/CRP.4). Il introduisit
des corrections dans le dernier paragraphe du document
consacré à l'engagement en faveur des besoins particuliers de
l'Afrique, "des pays les moins avancés" et des PEID, puis
proposa que les papiers soient annexés au procès-verbal du
PrepCom (A/CONF.199/PC/L.6). Les délégués adoptèrent la
proposition sans objection.
LES QUESTIONS AYANT TRAIT AU CALENDRIER DES
TRAVAUX DU SOMMET: Le Président Salim introduisit ce
projet de décision qu'il avait élaboré à la suite des
consultations informelles menées avec les délégations. La
décision (A/ CONF.199/PC/L.7) fut adoptée, moyennant quelques
amendements mineurs. Il y est stipulé que:
-
les réunions sur le thème des
partenariats, impliquant les acteurs sociaux, offrira
l'occasion de reconnaître les partenariats et les
initiatives susceptibles d'apporter un soutien au Plan
d'Action 21 et aux résultats du Sommet, d'engendrer de
nouveaux partenariats et d'identifier les domaines
nécessitant davantage de travail après le sommet;
-
le débat général entre les Chefs d'Etat
ou de Gouvernement, prévu en Plénière, aura lieu du lundi 2
au mercredi 4 septembre 2002, le temps de parole de chacun
étant fixé à cinq minutes;
-
la liste des orateurs sera établi par
tirage au sort et que conformément à l'usage protocolaire en
vigueur aux Nations Unies, les Chefs d'Etat et de
Gouvernement interviendront en premier, suivis par les
ministres puis par les chefs de délégations, et que les
délégations de rang inférieur et les observateurs
s'adresseront à la Plénière, les jeudi 29 et vendredi 30
août;
-
la courte réunion avec les acteurs
sociaux, impliquant le plus haut niveau de représentation à
la fois des Principaux Groupes Sociaux et des Gouvernements,
aura lieu le mercredi 4 septembre;
-
quatre tables-rondes, au niveau des Chefs
d'Etats ou de Gouvernement, seront organisés en parallèle
avec le débat général, sur le thème "Faite que ça se
produise"; et
-
la Palestine, en sa qualité d'observateur,
pour peu qu'elle soit représentée par un officiel de haut
rang, participera au débat général et à l'une des tables-rondes.
La décision élabore également sur les
modalités devant encadrer le déroulement des tables-rondes.
Répondant à l'Espagne, qui parlait au nom
de l'UE, le Secrétaire Général du SMDD, Nitin Desai confirma
que les institutions financières internationales seront, dans
le respect des pratiques établis des Nations Unies, invitées à
prendre part aux travaux du Sommet.
ADOPTION DU PROCES-VERBAL DE LA SESSION:
Introduisant le Projet de Procès-Verbal (A/CONF.199/PC/L.6),
la Vice-présidente Quarless annonça qu'il englobera les
déclarations ministérielles de haut niveau et des mises à jour
concernant les Etats, les organes, les programmes et les
Secrétariats des Nations Unies, représentés à cette session.
Le Liban donna une déclaration mettant en exergue la nécessité
de mettre un terme à l'occupation étrangère. Les délégués
adoptèrent ensuite le Projet de Procès-Verbal.
Dans sa conclusion, le G-77/Chine transmit
un projet de décision, comprenant une expression de
remerciement à la population de Bali et au gouvernement
indonésien. Les délégués l'adoptèrent. Notant que le Session
n'a pas atteint tous ses objectifs, l'Indonésie déclara que le
PrepCom en a, tout de même, réalisé une part de lion, et
souligna l'importance de bâtir sur les accomplissements de
Bali. S'interrogeant sur le rôle futur du Bureau, l'Arabie
Saoudite proposa que le Bureau apporte son assistance pour
l'éclaircissement de certaines questions figurant dans le
Projet de Texte du Plan. Appuyant ce point, l'Iran plaida pour
l'extension du mandate du Bureau pour lui permettre de mieux
aider le Président Salim et de servir de Bureau de la Grande
Commission du SMDD. Le Président Salim indiqua qu'il avait
besoin de discuter du sujet avec les autorités des Nations
Unies et avec l'Afrique du Sud.
Sans sa déclaration de clôture, le
Secrétaire Général Desai nota que mal de choses ont été
accomplies, reconnut que les questions qui restaient à traiter
étaient difficiles et identifia le défi posé comme consistant
en la nécessité de construire des passerelles politiques et de
parvenir au consensus dans les domaines de contention. Le
Président du PrepCom, Emil Salim, fit part de son espoir de
voir l'optimisme l'emporter, en dépit du fait qu'on ne fut pas
capable de d'achever le travail, et que cela devait servir de
sonnerie d'alarme pour rappeler que nonobstant les progrès
réalisés à Doha et à Monterrey, il existe encore, entre le
Nord et le Sud, des divergences qu'il faut absolument résoudre.
Il clôtura les travaux du PrepCom à 2h 40 du matin.
BREVE ANALYSE DE LA PREPCOM IV
LES PAYS EN DEVELOPPEMENT MONTENT LA MISE,
A LA DEUXIEME DONNE
Le fait que la PrepCom IV ne soit pas
parvenue à terminer son travail sur le projet de texte du Plan
de Mise en Œuvre pour le SMDD n'était pas quelque chose
d'inattendu. En effet, dès le début de la deuxième semaine, la
communauté des ONG a commencé à exhorter les négociateurs à
plutôt envisager de transmettre leurs libellés crochetés à
Johannesburg qu'à se résoudre à accepter de piètres accords;
les délégations l'on fait obligeamment, sans doute pas pour
cette seule raison.
Les points restés en suspens sont
classables dans deux catégories. Le premier ensemble de
questions, sans doute fondamentales, à avoir mené à un blocage,
concerne les domaines du financement, des termes de l'échange
et de la mondialisation, ainsi que le Principe de Rio sur les
responsabilités communes mais différenciées. La meilleure
façon de qualifier ces sujets serait de les présenter comme
formant l'architecture même de la confiance mutuelle exigée à
la base par les conclusions de la CNUED en 1992. Il s'agit des
éléments requis pour que s'instaurent la confiance, la
participation et la coopération des pays en développement,
avant le SMDD. Le deuxième ensemble, concerne l'élaboration
d'un Programme de travail, engendré à travers le Plan d'Action
21 et comprenant une série d'objectifs assortis de calendriers
d'exécution. Les avancées sur ces sujets comme sur le reste,
ne seront possibles que lorsque la confiance sera rétablie au
sein du processus.
Cette brève analyse examinera le contexte
général des blocages survenus, à la PrepCom IV, dans les
négociations autour du chapitre du Projet de Texte du Plan de
Mise en Œuvre, consacré aux moyens d'exécution, passera en
revue les autres questions programmatiques et présentera un
commentaire sur les questions de procédure et sur les
perspectives du Sommet.
LE JEU ETAIT-IL TRUQUE?
L'un des principaux points de focalisation,
à Bali, a été celui concernant les lacunes enregistrées dans
la mise en application du Plan d'Action 21. La plus grande
erreur commise dans le discours élaboré sur le développement
durable depuis 1992, est d'avoir négligé les défis à relever
pour l'instauration d'un climat de confiance, d'équité et de
justice. Les tendances nationales enregistrées en matière de
croissance économique sont mitigées, mais force est de
constater que le fossé entre les riches et les pauvres
continue à s'agrandir – tendance soulignant "la promesse non
tenue" de Rio. Ce fossé joue un rôle important dans la
fermeture du débat autour du développement durable, dans des
divergences entre les pays industrialisés et les pays en
développement, sur les questions ayant trait à l'accès au
financement et à un système d'échange équitable.
Pour rester dans les limites des
négociations sur l'environnement et de développement durable,
les lacunes enregistrées au niveau de la mise en application
peuvent être attribuées au manque de volonté politique dont
ont fait preuve les pays industrialisés, depuis 1992. Dans les
problèmes posés au financement du développement, telles que
celui des niveaux de l'APD, l'absence de volonté politique
s'avère une explication suffisante. Toutefois, selon nombre
d'ONG présentes à Bali, une vision plus globale des choses,
permet de dégager un autre facteur explicatif important – si
non décisif – à savoir, le fait que "Rio" ait servi d'atout à
Marrakech et à la formation de l'OMC. Les perspectives de la
mise en place d'une architecture politique mondiale post-1992
capable de répondre aux besoins des plus pauvres ont été
renversées par l'ascendance de la libéralisation du commerce
et le lâcher des forces disciplinaires de la mondialisation
conduite par le secteur de l'entreprise. Le SMDD vient offrir
aux dirigeants du monde, l'occasion de faire face aux
contradictions incrustées dans l'architecture de la
gouvernance mondiale, pour ce qui est des domaines du commerce
international et du développement durable. Pour reprendre la
formule du récent rapport du PNUE sur les Perspectives
Environnementales Mondiales , le choix qui reste à faire
consiste à, soit poursuivre le scénario des "Marchés d'Abord",
soit adopter celui de "la Durabilité d'Abord" dans lequel, la
politique internationale ne serait plus au service du
commerce.
QUAND TENIR ET QUAND SE REPLIER?
Après près de deux semaines pleines de
négociations fastidieuses faisant suite à deux réunions
antérieures du PrepCom, et nonobstant ce que nombre de
participants ont qualifié d'excellents arrangements
logistiques, les négociations autour du Projet de Texte du
Plan de Mise en Œuvre se sont rompues lorsque les pourparlers
sur les questions du financement et du commerce ont abouti à
une impasse. Chargé de dégager la situation, le sud africain
Mohammad Valli Moosa a présenté, vendredi matin, aux
négociateurs, un paquet global concocté après un certain
nombre de consultations de haut niveau menées en coulisses.
Parmi les contributions importantes apportées dans ce paquet
global, il y a lieu de citer celle qui a émergé de la réunion,
tenue jeudi, entre l'UE et le G-77/Chine, et le papier
officieux soumis par l'UE.
Le G-77/Chine a passé trois heures à
débattre du marché proposé par Moosa. Une forte résistance au
sein du groupe l'a jugé comme étant un compromis "faible" et
inacceptable pour les pays en développement. Le G-77/Chine est
parvenu, néanmoins à un accord, fragile, acceptant ce
compromis, pour peu qu'il soit accepté sans conditions par les
autres partenaires des négociations.
Le Mexique, la Nouvelle Zélande et la
Norvège ont accepté le marché de Moosa, mais l'UE n'a
finalement pas réussi à maintenir à bord, l'ensemble de ses
membres à bord, en raison de la formulation, jugée dure à
avaler, retenue pour la question des subventions. En outre,
les Etats-Unis et le Japon ont soulevé une douzaine
d'objections, indiquant qu'ils ne pouvaient accepter ce paquet
global sans amendements et/ou de nouvelles négociations.
L'Australie et le Canada ont, de même, déclaré avoir quelques
difficultés avec le compromis proposé. Certains observateurs
ont noté qu'une partie de l'incapacité à avancer sur les
questions du commerce et du financement, était le reflet des
problèmes rencontrés dans l'intégration des trois piliers du
développement durable: Doha a été négocié par les ministres du
commerce; Monterrey, par les ministres des finances; et le
processus du Sommet est envahi par les ministres de
l'environnement et des affaires étrangères. Le marché proposé
par Moosa a été retiré lorsque les négociations ont capoté, et
les discussions du Sommet lui-même devront s'effectuer sur la
plate-forme du dernier projet de texte des modérateurs.
PLUSIEURS JOKERS, PLAÇABLES N'IMPORTE QUAND
L'impasse à laquelle ont abouti les
discussions autour du chapitre consacré aux moyens de mise en
œuvre et la rupture des négociations qui a suivi, ont suscité
un certain nombre de verdicts sur le processus. Certains
participants ont fait état d'une absence de leadership
politique de la part du Bureau, affirmant que cela a laissé
une bonne partie de la gestion de la réunion, au Secrétariat
de la CDD/du PrepCom, lequel ne disposait ni des ressources
humaines ni de l'expertise, nécessaires à certaines tâches
ayant trait aux questions de fond. Pour nombre d'observateurs,
ces difficultés ont été exacerbées par le fait qu'on ait
manqué d'adopter le modèle de secrétariat utilisé pour la
CNUED en 1992, qui avait fait meilleur usage de son personnel
d'appui, des agences et des représentants régionaux, et de la
répartition des tâches entre les experts politique et
administratif. Dans ce même ordre d'idée, l'une des points qui
a attiré l'attention durant la PrepCom IV, est celui de la
manière dont les agences des Nations Unies ont été mises en
marge du processus. L'une de ces agences qui a produit une
réponse exhaustive au plan de mise en œuvre, a été purement et
simplement invité à se contenter de soumettre son travail au
site web du Secrétariat.
Plusieurs participants ont fait remarquer
que la conduite des travaux et le respect des procédures dans
les divers groupes de travail et de contact n'ont pas toujours
été à la hauteur, avec des pertes de temps dues à des
confusions dans le calendrier des travaux, un nombre, sans
précédant, d'interventions redondantes, de réouvertures de
sujets et autres hésitations au moment d'adjuger.
Le mardi de la deuxième semaine, des
rapports ont commencé à circuler concernant la forme de
consultation adoptée par le comité des Amis du Président,
formé d'une troïka composée par l'UE, les Etats-Unis et le
G-77/Chine (Indonésie, Afrique du Sud, le Brésil et le
Venezuela). Un certain nombre de délégations, dont l'Australie,
le Canada, la Suisse et la Norvège, ont rapporté qu'elles sont
maintenues hors des discussions. Après les protestations
faites par quelques-unes de ces délégations, de nouveaux
arrangements ont été mis en place pour permettre à certains
pays de s'y alterner et/ou d'y participer, en vertu des règles
de "Vienne," qui avaient été introduite pour la première fois,
durant les négociations du Traité de Carthagène sur la
Biosécurité, suivant lesquelles un seul orateur doit
intervenir au nom de chacun des groupes régionaux et/ou
d'intérêt.
Où fini l'impact des obstacles d'ordre
procédural et où commence le blocage d'ordre politique, n'est
jamais facile déterminer; L'une des observations faite sur ce
dilemme nous a semblé juste. La complexité du travail de
promotion de l'agenda du développement durable (consistant à
institutionnaliser un dialogue censé entre les discours
concernant le financement, le commerce international et
l'environnement) pose un défi unique en son genre au système
multilatéral des Nations Unies. Désormais le problème est en
train de déborder le système, et ce fait se trouve reflété
dans le point de l'ordre du jour, consacré au thème de la
gouvernance du développement durable.
TOUT EST A JOUER
L'attention portera maintenant sur le
Sommet de Johannesburg lui-même. L'un des grands
accomplissements du processus de la CNUED est l'engendrement
du Traité de Kyoto. Il se trouve, hélas, que la référence à
l'entrée en vigueur du Traité compte parmi les points
contentieux les plus polémiques à être envoyé au SMDD. Le
premier ministre australien a annoncé, à l'occasion de la
Journée Mondiale de l'Environnement (mercredi 5 juin) que son
pays n'entendait pas, pour le moment, ratifier le Traité. Cela
a été un moment de colère particulier pour les ONG présentes à
Bali qui se sont battues pour le soutien de la campagne de
Norvège en faveur d'un paragraphe encourageant de manière
ferme la ratification du Traité, aux fins de s'assurer de son
entrée en vigueur. Les Etats-Unis y résistèrent, le délégué
indiquant qu'il n'empêchait pas d'autres de le faire, mais
qu'il ne pouvait associer le nom de son pays à l'appel à la
ratification d'un instrument qui ne bénéficie pas de son
soutien.
L'annonce que le Japon a procédé à la
ratification du Traité a été accueillie plutôt comme une bonne
nouvelle au moment où les spéculations vont bon train quant
aux intentions du Président de la Fédération de Russie. On
croit savoir, toutefois, que lors de sa récente visite en
Allemagne, il a murmuré une phrase rassurante à des militants
du WWF: "Wir Machen Mit" (nous sommes avec vous).
Il est évident que les problèmes resteront
posés jusqu'à ce que les questions politiques brûlantes du
financement, du commerce et des moyens de mise en œuvre
trouvent une solution. En attendant, les objectifs assortis de
calendriers, nouvellement proposés, tels que la réduction de
moitié, d'ici 2015, le nombre de gens n'ayant pas accès à un
système sanitaire et une réduction significative des pertes de
la diversité biologique, continueront probablement à être
otages de la situation. Un autre objectif problématique fixe
2007, pour la conduite d'une d'évaluation des progrès réalisés
dans les pays en développement sur la question de la
suppression des subventions accordées dans le domaine de
l'énergie. Entre crochets également, l'objectif de permettre
la reconstitution, d'ici 2015, des stocks de poissons décimés.
Il est probable que le calendrier et l'engagement en faveur de
la mise en place de nouveaux programmes, par exemple, dans les
domaines de l'énergie et des modes viables de consommation et
de production, pour les pays en développement, en particulier,
africains, seront, avec le libellé consacré à l'accès à un
système sanitaire, affectés par les discussions plus larges
sur les questions du financement et des moyens de mise en
œuvre. Pour le moment, d'importants éléments concernant ce
travail programmatique demeurent entre crochets.
Le SMDD ne sera pas dépourvu de risque de
déraillement, compte tenu de l'introduction de questions
politiques hautement sensibles touchant, notamment, aux
divisions dans l'opinion internationale concernant l'adoption
d'un agenda unilatérale par les Etats-Unies. Sans résolution
du libellé consacré au sujet des mesures coercitives
unilatérales, le problème de la bonne gouvernance sera
réouvert lors du Sommet, par les pays en développement qui
insistent sur l'établissement d'un équilibre entre la bonne
gouvernance au niveau domestique et au niveau international.
Les questions des nouvelles initiatives en matière de
financement, y compris celles de la mise en place d'un fonds
mondial de solidarité consacré à la lutte contre la pauvreté,
et de la désignation du FEM comme mécanisme permanent pour la
CDD, rencontreront une opposition ferme. La résolution des ces
questions et d'autres encore en suspens, dépendra probablement
des conclusions auxquelles on parviendra sur le chapitre
consacré aux moyens de mise en œuvre.
RIEN QU'UN BLUFF?
Après nombre de consultations informelles
et les nombreuses note explicatives émises depuis la PrepCom
II, le concept des partenariats et les positions sur ce sujet
se sont concrétisés d'avantage. Les questions de savoir si des
principes seront établis pour régir les partenariats, ont été
converties en exigences préalables par quelques-uns des
principaux groupes sociaux. Les Etats-Unis sont à l'évidence
en faveur d'une priorité aux initiatives de Type 2, comme
principal résultat du Sommet, mais le G-77/Chine n'a pas caché
sa crainte de voir ces initiatives servir de moyen d'imposer
des conditions et de circonvenir les engagements
gouvernementaux en faveur des moyens de mise en œuvre.
Des divergences entre les principaux
groupes sociaux ont également fait surface durant les séances
de Dialogue avec les Acteurs Sociaux. Les vues sur la question
des partenariats allaient de l'enthousiasme des organisations
du Commerce et de l'Industrie, au soutien exprimé par les
associations de Collectivités Locales, en passant par des
appels à la mise en place de cadres et de critères de
sélection, lancés par les ONG. Au sein même de la communauté
des ONG, certaines se trouvent impliquées dans un travail de
terrain, d'autres sont focalisées sur la conduite de campagnes
et sur la politique. Les attitudes à l'égard du sujet des
partenariats sont quelque peu influencées par le caractère
particulier des activités des ONG. Les partenariats et le
pragmatisme sont des caractéristiques régulières du travail
des ONG opérant dans le domaine de la recherche sur les liens
entres les moyens de subsistance viables, la pauvreté et la
gestion écosystémique.
Réagissant aux réserves exprimées par les
délégués, les Vice-présidents ont produit une série de notes
explicatives, la dernière en date étant celle qui portait sur
la question des principes et des critères. La question des
partenariats est également devenue récemment l'un des pôles
d'intérêt du Secrétariat, qui a produit un ensemble de lignes
directrices devant encadrer les Partenariats dans le domaine
de l'Energie pour le Développement, le premier d'une série
devant englober les domaines de l'Eau, l'Energie, la Santé,
l'Agriculture et la Biodiversité (EESAB) – les thèmes
sectoriels prioritaires identifiés par le Secrétaire Général
de l'ONU. Les préoccupations exprimées ont amené le Bureau
chercher à rassurer, de manière continue, les délégués, sur le
fait que se sont les initiatives de Type 1 qui constitueront
le produit le plus important du SMDD, le sujet des initiatives
de Type 2 étant devenu plus politisé durant cette session.
Pourtant, d'après quelques pays, les partenariats sont
susceptibles de constituer finalement, sinon le principal
produit du Sommet Johannesburg, du moins l'un de ses résultats
cruciaux.
ALLONGER SES CARTES
Les éléments susceptibles de figurer dans
le projet de déclaration politique du SMDD ont été examinés
durant la Plénière Informelle, au cours de l'échange
ministériel et dans des réunions à huis-clos. Compte tenu des
nombreuses questions non résolues dans le Projet de Texte du
Plan de Mise en Œuvre, le Président Salim s'est voulu prudent
en n'autorisant pas l'ouverture d'une négociation à part
entière sur le contenu de la déclaration.
Aucun projet de déclaration n'a
concrètement été considéré durant cette session, mais des
spéculations disent que le projet de texte pourrait constituer
une plate-forme pour la réintroduction de certaines questions
qui n'ont pas été retenues dans le plan de mise en œuvre,
perspective confirmée, pour ainsi dire, par les suggestions
avancées dans le cadre des consultations informelles dites "dans
les couloirs", selon lesquelles les sujets d'occupation
étrangère, de mesures coercitives unilatérales et de dimension
éthique du développement durable pourraient y être transférées.
Une avancée sur l'accord autour des éléments susceptibles de
figurer dans la Déclaration Politique sera probablement de
nature à influencer les décisions de certains Chefs d'Etat et
de Gouvernement concernant leur participation dans le Sommet.
Il y a aussi des spéculations selon
lesquelles la Déclaration pourrait être l'espace le plus
indiqué et le plus décisif pour traiter des questions
cruciales du commerce et du financement.
RELEVER LES MANCHES DU SMDD
L'échec des négociations autour des
questions ayant trait à la mise en œuvre mettra davantage de
pression sur les responsables chargés de la gestion du
processus SMDD, notamment sur l'Afrique du Sud, qui accueille
l'événement. Compte tenu de l'association des incertitudes et
des risques politiques posés par nombre de chapitres
importants de l'ordre du jour, la situation du "Sommet" est
loin d'être évidente, en dépit des quelques engagements pris
d'ores et déjà par certains dirigeants, comme le Premier
ministre britannique, Tony Blair. Nombre de réunions
programmées prochainement offrent à l'Afrique du Sud,
l'occasion de susciter l'intérêt pour le Sommet et de prendre
le pouls de la situation. Il s'agit en l'occurrence du Sommet
du G-8, au Canada, du Sommet Alimentaire Mondiale+5, à Rome,
de la réunion des dirigeants des Etats membres de l'EU, à
Séville, de la réunion de lancement de l'Union Africaine, qui
sera présidée par l'Afrique du Sud, et du mini-sommet prévu à
Rio, à l'occasion du passage "du Flambeau du Sommet de la
Terre" du Brésil à l'Afrique du Sud. Un certain nombre de
chefs d'Etat et de Gouvernement sont attendus à ce dernier
événement et on s'attend à ce qu'ils y lancent un appel à
leurs homologues les invitant à se rendre au Sommet de
Johannesburg. Mais on reste tout de même préoccupé que sans
l'implication personnelle du Secrétaire Général de l'ONU, Kofi
Annan, également, les efforts du Président sud africain Mbeki,
durant ces sommets, risquent de s'avérer des ronds dans l'eau.
La période intersessions sera également
marquée par les préparatifs de la société civile. En faisant
échouer les négociations autour de certaines des questions les
plus chargées d'émotion et les plus tranchées, les
négociateurs ont rendu service aux ONG, en leur fournissant
des points d'ancrage pour leurs campagnes sur les termes de
l'échange, la mondialisation, la dette et le financement de
développement et de l'environnement. L'un des indices de
l'échelle de l'éventuelle protestation qui se manifestera à
Johannesburg, est celui du lancement à Bali d'une pétition
pour un million de signatures, sous le slogan de
l'anti-mondialisation: "Nous, les peuples, croyons qu'un autre
monde est possible."
UNE QUINTE FLUSH ROYALE?
Au moment où les Chefs d'Etat et de
Gouvernement sont en train de réfléchir à leur déplacement à
Johannesburg, chacun d'entre eux devrait avoir à l'esprit la
leçon tirée de la PrepCom IV: les pays en développement
entendent saisir l'opportunité offerte par le SMDD pour
s'assurer que les engagements devant être pris sur les
questions du financement, du commerce et du renforcement des
capacités, seront significatifs et orientés vers l'action. La
traduction du Consensus de Monterrey en programme d'action
sera d'importance cruciale pour la satisfaction des exigences
des pays en développement, ainsi que la concrétisation des
engagements politiques pris dans le cadre de la Déclaration de
Doha.
L'un des repères de la réussite du SMDD
sera l'élaboration d'une approche cohérente pour
l'établissement de relations de travail entre la communauté
des politiques de développement durable et les conclusions
programmatiques de Doha et de Monterrey. En d'autres termes,
il est besoin d'institutionnaliser de l'échange (et du conflit)
entre les trois piliers du développement durable et de leur
convergence. Et si l'on veut que la confiance soit rétablie
dans l'agenda post-CNUED, il serait capital d'incruster au
cœur de cet échange, un engagement ferme en faveur de l'équité,
dans ce monde fragile.
A SUIVRE D'ICI LE SMDD
16èmes SESSIONS DES ORGANES
SUBSIDIAIRES DE LA CCCC: La SBSTA-16 se déroule du 5 au 14
juin 2002, et la SBI-16 se réunira du 10 au 14 juin 2002, à
Bonn, en Allemagne. Pour de plus amples renseignements,
contacter: UNFCCC Secretariat; tel: +49-228-815-1000; fax:
+49-228-815-1999; e-mail:
secretariat@unfccc.de;
Internet:
http://www.unfccc.int/sessions/sb16/index.html
LE SOMMET ALIMENTAIRE MONDIAL – CINQ ANS
APRES: Le Sommet Alimentaire Mondial aura lieu du 10 au 13
juin 2002, à Rome, en Italie. On doit y procéder à une
évaluation des progrès réalisés vers les objectifs qui avaient
été fixés par le Sommet Alimentaire Mondial de 1996, de
réduire de moitié, d'ici 2015, le nombre de personnes soumises
à la famine, et à l'examen des voies et moyens d'accélérer le
processus. Pour plus d'informations, contacter: FAO: tel:
+39-06-570-53625; fax: +39-06-570-55249; e-mail:
food-summit@fao.org;
Internet:
http://www.fao.org/worldfoodsummit/
SEMINAIRE PREPARATOIRE DE RIO +10 et "PASSATION
DU FLAMBEAU": Le Gouvernement du Brésil, avec coordination
placée sous l'égide du Cabinet présidentiel, accueillera le "Séminaire
Préparatoire de Rio +10," qui doit se tenir dans la période
entre le 24 et le 27 juin. Au même moment, aura lieu la
cérémonie de "Passation du Flambeau" entre le Brésil et
l'Afrique du Sud. Les dates précises de ces événements seront
communiquées sous peu. Pour d'autres détails, contacter
Cecilia Ferraz, e-mail:
ceciliaferraz@uol.com.br
SEMINAIRE INTERNATIONAL DU FORUM BRESILIEN
SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE: Organisé par le Forum
Brésilien sur le Changement Climatique (FBMC), ce séminaire
portera sur le thème "Dix Années de Connaissances et de
Politiques Scientifiques dans le domaine des Changements
Climatiques et la Voie Devant." La réunion se tiendra au Musée
des Arts Modernes de Rio de Janeiro, le 26 juin. Pour plus de
renseignements, contacter: Laura Valente de Macedo,
Coordinator, Brazilian Climate Change Forum at
laura.valente@uol.com.br
SERIE DE TABLES –RONDES INTERNATIONALES DU
PNUD: Le PNUD poursuivra au cours de la période entre juin
et juillet 2002, l'organisation de sa série de tables-rondes
internationales. La table-ronde sur le commerce et
l'investissement pour le développement durable aura lieu les
10 et 11 juin, à Abuja, au Nigeria. La table-ronde sur les
objectifs de Développement du Millénaire et le développement
durable aura lieu les 8 et 9 juillet, à Pékin, en Chine. La
table-ronde sur la mise en réseau des partenaires du
développement durable se déroulera les 22 et 23 juillet, au
Caire, en Egypte. Pour plus d'informations, contacter: Yasmin
Padamsee, UNDP; tel: +1-212-906-6175; fax: +1-212-906-5364;
e-mail:
yasmin.padamsee@undp.org; Internet:
http://www.undp.org/wssd/regional.htm
CIN-6 SUR LES POPS: La sixième session
du Comité Intergouvernemental de Négociation chargé de
l'Elaboration d'un Instrument Juridique Contraignant pour la
Mise en Œuvre de l'Action Internationale sur Certains
Polluants Organiques Persistants (CIN-6 sur les POPS) aura
lieu du 17 au 21 juin 2002, à Genève, en Suisse. Pour d'autres
renseignements, contacter: UNEP Chemicals Unit; tel:
+41-22-917-8193; fax: +41-22-797-3460; e-mail:
pops@unep.ch; Internet:
http://www.chem.unep.ch/sc/documents/meetings/
SOMMET DU G-8: Ce Sommet est prévu les
26 et 27 juin 2002, à Kananaskis, au Canada. Pour plus
d'informations, contacter: John Klassen, Summit Management
Team; tel: +1-613-957-5555; fax: +1-613-941-6900; e-mail:
pm@pm.gc.ca; Internet:
http://www.g8.gc.ca/
ASSEMBLEE INAUGURALE DES CHEFS D'ETAT ET DE
GOUVERNEMENT DE L'UNION AFRICAINE: La Session Inaugurale
Ordinaire de l'Assembl�e des Chefs d'Etat et de Gouvernement,
connue auparavant pour le nom du Sommet de l'OUA, se tiendra
du 28 juin au 10 juillet 2002, � Durban, en Afrique du Sud.
L'Afrique du Sud assurera la pr�sidence de l'Union Africaine,
durant cette Assembl�e. Pour de plus amples d�tails, contacter:
South Africa Ministry of Foreign Affairs; tel:
+27-12-351-1000; fax: +27-12-351-0253; e-mail:
depmin@foreign.gov.za;
Internet:
http://www.dfa.gov.za/events/ausummit.htm
SECONDE CONFERENCE MINISTERIELLE EURO-MEDITERRANEENNE
SUR L'ENVIRONNEMENT, DANS LE CADRE DU PARTENARIAT EURO-MED:
Cette conf�rence minist�rielle aura lieu du 8 au 10
juillet 2002, � Ath�nes, en Gr�ce. Il englobera une r�union
minist�rielle et un forum sur les synergies et l'int�gration
du d�veloppement durable. Pour d'autres d�tails, contacter:
Maria Papaioannou, Hellenic Ministry for the Environment; tel:
+30-10-641-1717; fax: +30-10-643-4470; e-mail:
m.papaioannou@minenv.gr; Internet:
http://www.minenv.gr
FORUM MONDIAL DE LA SOCIETE CIVILE: Ce
Forum se d�roulera du 14 au 19 juillet 2002, � Gen�ve, en
Suisse. Il servirait � promouvoir la coop�ration entre la
soci�t� civile et les organisations internationales dans les
domaines de l'environnement, de la sant�, des droits de
l'homme, de l'�ducation, de la paix, de la s�curit� et des
technologies d'information. Pour plus d'informations,
contacter: The World Civil Society Forum; tel:
+41-22-959-8855; fax: +41-22-959-8851; e-mail:
admin@mandint.org;
Internet:
http://www.worldcivilsociety.org/pages/1/en/presfor.htm
TROISIEMME SOMMET DES GROUPES D'ETATS
AFRICAINS, DES CARA�BES ET DU PACIFIQUE: Les Chefs d'Etat
et de Gouvernement de l'ACP se r�uniront du 16 au 19 juillet
2002, � Fidji. Pour d'autres renseignements, contacter: ACP
Secretariat; tel: +32-2-743-0600; fax: +32-2-735-5573; e-mail:
info@acpsec.org;
Internet:
http://www.acpsec.org
FORUM MONDIAL DE LA SOCIETE CIVILE EN MARGE
DU SMDD: Le Forum Mondial se r�unira du 19 ao�t au 4
septembre 2002, � Johannesburg, en Afrique du Sud. Pour plus
de d�tails, contacter: Civil Society Secretariat; tel:
+27-11-403-4119; fax: +27-11-403-0790; e-mail:
info@worldsummit.org.za; Internet:
http://www.worldsummit.org.za
EDITION 2002 DE LA CONFERENCE ENVIROLAW:
Cette conf�rence aura lieu du 22 au 25 ao�t 2002, � Durban, en
Afrique du Sud. Elle servira de plate-forme � la communaut�
juridique internationale pour la suggestion des m�canismes
n�cessaires � �tablir une interconnexion entre les conventions
et les trait�s internationaux et r�gionaux, aux fins
d'am�liorer leur mise en application. Pour d'autres d�tails,
contacter: Francois Joubert, EnviroLaw Solutions; tel:
+27-11-269-7791; fax: +27-11-269-7899; e-mail:
fjoubert@envirolawsolutions.com; Internet:
http://www.envirolawsolutions.com
CONFERENCE SUR LA MISE EN APPLICATION -
ACTION DES ACTEURS SOCIAUX EN FAVEUR DE NOTRE AVENIR COMMUN:
Cette r�union se tiendra du 24 au 26 ao�t 2002, �
Johannesburg, en Afrique du Sud. Facilit�e par le Forum des
Acteurs Sociaux sur Notre Avenir Commun, la conf�rence visera
� �laborer des plans d'action concrets, focalis�s sur les
th�mes: de l'eau, de l'�nergie renouvelable, de la s�curit�
alimentaire, de la sant� publique et de la lutte contre le VIH/SIDA,
et les outils n�cessaires au comportement citoyen des
entreprises/ des d�tenteurs des enjeux. Pour plus de
renseignements, contacter: Minu Hemmati; tel:
+44-20-7839-1784; fax: +44-20-7930-5893; e-mail:
info@earthsummit2002.org; Internet:
http://www.earthsummit2002.org/ic
SESSION SUR LES COLLECTIVITES LOCALES EN
MARGE DU SMDD � L'ACTION LOCALE FAIT AVANCER LE MONDE: Cet
�v�nement aura lieu en concomitance avec le SMDD, du 27 au 29
ao�t 2002, � Johannesburg, en Afrique du Sud. Le Conseil
International des Initiatives Environnementales Locales (CIIEL)
s'y focalisera sur la mani�re dont les collectivit�s locales
pourraient r�aliser des am�liorations tangibles dans les
conditions du d�veloppement durable et environnemental dans le
monde, � travers une accumulation des actions locales. Pour
d'autres informations, contacter: ICLEI World Secretariat; tel:
+1-416-392-1462; fax: +1-416-392-1478; e-mail:
loc-gov-session@iclei.org; Internet:
http://www.iclei.org/rioplusten/signup.html
SOMMET MONDIAL SUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE: Le Sommet Mondial sur le D�veloppement Durable
aura lieu du 26 ao�t au 4 septembre 2002, � Johannesburg, en
Afrique du Sud. Pour plus de renseignements, contacter: Andrey
Vasilyev, DESA; tel: +1-212-963-5949; fax: +1-212-963-4260;
e-mail: vasilyev@un.org;
Au sujet de la participations des principaux groupes sociaux,
contacter: Zehra Aydin-Sipos, DESA; tel: +1-212-963-8811; fax:
+1-212-963-1267; e-mail:
aydin@un.org; Internet:
http://www.johannesburgsummit.org/. |