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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 39
Jeudi 6 Juin 2002
LES FAITS MARQUANTS DE LA PREPCOM IV DU SMDD:
MERCREDI 5 JUIN 2002
Les délégués se sont réunis dans un segment
ministériel de haut niveau comprenant une brève Plénière
inaugurale consacrée aux déclarations pivots, et des séances
de dialogue interactif ministériel autour de la question de
mise en œuvre, tenues dans la matinée et dans l'après-midi.
Une Plénière informelle s'est déroulée dans la soirée pour
l'examen des éléments susceptibles de figurer dans la
déclaration politique et des modalités devant encadrer les
travaux du Sommet. Le Groupe de Travail III s'est réuni dans
l'après-midi, pour débattre du thème de la gouvernance pour le
développement durable. Une discussion autour du sujet des
partenariats a eu lieu dans l'après-midi et des consultations
informelles-informelles visant à résoudre les questions
restées en suspens dans le Projet de texte du Plan de Mise
en Œuvre du SMDD se sont déroulées tout au long de la
journée et jusque dans la soirée.
LE SEGMENT DE HAUT NIVEAU
LA PLENIERE INAUGURALE: Après une
présentation vidéo sur l'état des habitants de la planète et
de leurs environnements, et sur la nécessité du développement
durable, le Président PrepCom, Emil Salim, ouvrit
officiellement le Segment Ministériel de Haut Niveau.
Louise Fréchette, Secrétaire Générale
Adjointe de l'ONU, partagea avec l'assistance les conclusions
de la Perspective du PNUE sur la Situation Environnementale
Mondiale, élaborant sur le caractère non viable des modèles de
développement dominants, "même pour ceux qui en tirent
avantage." Fréchette présenta le lien entre les êtres humains
et l'environnement comme étant la préoccupation centrale du
Sommet de Johannesburg, mit en exergue l'importance de la mise
en place d'objectifs concrets inscrits dans des calendriers
précis, et de partenariats en rapport direct avec le programme
de mise en œuvre. L'oratrice mit en relief le rôle des
gouvernements, de la société civile et du secteur privé dans
la réalisation du développement durable, appelant le monde de
l'entreprise à aller au delà de la philanthropie et à changer
les pratiques actuelles. Elle encouragea "la traduction des
aspirations en actions."
La Présidente de la République d'Indonésie,
Megawati Soekarnoputri, souhaita la bienvenue en Indonésie, à
chacun des participants, et fit part de son espoir de voir la
réussite de la réunion de Bali, ouvrir la voie au succès du
Sommet de Johannesburg. Elle appela à des efforts de
coopération focalisés sur le développement durable, notamment
dans les domaines du renforcement des capacités et de la mise
à disposition de connaissances scientifiques et technologiques
accessibles et abordables.
Le Président Salim invita les trois
Coprésidents de la Table Ronde Ministérielle du Fonds pour
l'Environnement Mondial (FEM) sur le Financement du
Développement durable à présenter leurs déclarations.
Mohammed Valli Moosa, Ministre Sud Africain
chargé des Affaires Environnementales et du Tourisme, nota que
le Sommet est en mesure de s'assurer de la réalisation des
objectifs de développement de la Déclaration du Millénaire, à
travers les actions visant à la durabilité environnementale,
et élabora sur les deux sessions de la Table Ronde du FEM sur
le Financement du Développement Durable. Kjell Larson,
Ministre Suédois de l'Environnement, précisa que les tables
rondes ont appelé à des actions dans le domaine financier,
politique et partenarial, soulignant que la durabilité ne
saurait être réalisée au moyen d'un financement marginal.
Precious Ngelale, Ministre d'Etat Nigérian,
chargé des Ressources en Eau, intervenant au nom de la
Conférence Ministérielle Africaine sur l'Eau, présenta l'eau
et les prestations sanitaires comme étant les principales
crises posées au continent africain, mit en exergue les
interconnexions avec la question de l'eau dans les cinq
domaines de focalisation retenus par le Secrétaire Général de
l'ONU, et, affirma que la sécurité sociale, économique et
environnementale a un lien étroit avec la question de l'eau.
L'orateur annonça la Déclaration d'Abuja sur l'Eau, produite à
la réunion tenue au Nigeria en avril 2002.
Le Président Salim expliqua la procédure à
suivre dans le dialogue interactif, et encouragea les délégués
à éviter de faire des déclarations. Il mit l'accent sur la
nécessité de finaliser tous les documents et de s'accorder sur
un programme de mise en œuvre baptisé 'l'Engagement de Bali',
aux fins d'assurer le succès du Sommet de Johannesburg.
LE DIALOGUE INTERACTIF: Le JAPON fit
état de ses initiatives dans le domaine des projets
cartographiques de la planète, ainsi que de l'accueil du Forum
Mondial sur l'Eau. La NOVEGE mit l'accent sur l'importance: de
la ratification des traités ayant trait à la mise en
application; de la non-réouverture des libellés négociés; de
la transparence; et, de la bonne gouvernance. Le délégué
rappela, par ailleurs, que les Etats s'étaient accordés sur le
principe de précaution à Rio, s'interrogeant sur les raisons
de sa remise en discussion. Le Venezuela, au nom du
G-77/CHINE, affirma que "nous n'aurons pas de nouveau Sommet,
sans un engagement en faveur de l'action," souligna
l'importance de l'adhésion aux Principes de Rio, et mit en
exergue: le respect des populations indigènes; le
rectification de la dette; l'accès aux marchés internationaux;
la fourniture des efforts nécessaires à lutte contre le VIH/SIDA;
et la mise à disposition de l'Afrique, l'assistance nécessaire
à la lutte contre la désertification. Plaidant pour des
politiques cohérentes et de soutien mutuel entre toutes les
actions retenues, l'Espagne, au nom de l'UE, mit l'accent sur
le besoin de trouver une formulation permettant de réaliser
une avancée et élabora sur ses objectif concrets axés sur le
développement durable. La COLOMBIE mit en exergue l'importance
de la dimension étique dans le développement durable. L'EGYPTE
souligna qu'il est besoin de se concentrer sur la mise en
application des recommandations de Rio, et de tenter d'en
adopter de nouveaux. La LIBYE s'interrogea sur les raisons de
l'absence de solidarité dans la lutte contre l'éradication de
la pauvreté et de la famine.
La CHINE souligna que l'équité inter- et
intra-génération n'a pas été réalisée. La SUISSE déclara que
le PrepCom ne doit pas remettre en question ce qui a été
approuvé, entre autres, à Rio, au Caire et à Pékin. La
SLOVAQUIE souligna que ce sont les politiques sectorielles qui
ont prévalu dans le domaine de la protection des ressources
foncières, et appela à l'adoption d'une approche intégrée. La
REPUBLIQUE DOMINICAINE encouragea les pays à finaliser la
ratification du Traité de Kyoto et autres accords, avant le
SMDD. Le délégué des EMIRATS ARABES UNIS déclara que les
guerres, les conflits et l'occupation déstabilisent les
objectifs du développement durable, et que les femmes et les
jeunes doivent être engagés dans le processus de développement.
L'INDONESIE appela les délégués à bâtir sur le Consensus de
Monterrey et sur les Accords Ministériels de Doha, pour la
mise en œuvre du Plan d'Action 21. Le représentant de l'ECOSOC
parla de l'établissement du Forum Permanent sur les Questions
Indigènes et de la prochaine session de l'ECOSOC, prévue au
mois de juillet. L'ALLEMAGNE soutint que le Traité de Kyoto
était une manifestation du principe de précaution, et que le
déficit enregistré au niveau de la mise en application devait
être dépassé.
BHUTAN appela au renforcement des capacités,
au soutien financier et technique, et à la compensation des
opportunités de développement perdues, à travers la
conservation environnementale, et, encouragea la mention des
écosystèmes montagneux dans la déclaration politique. Mettant
en relief les contraintes rencontrées dans la mise en
application, le NIGERIA appela: à des objectifs clairs
inscrits dans des calendriers précis; à une progression au-delà
des objectifs de Doha et de Monterrey; et à un soutien du
Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD).
La ROUMANIE appela: à la mise en place d'un système de suivi;
à une application plus forte des accords environnementaux
multilatéraux de l'après-Rio; et au soutien de la gouvernance
environnementale internationale. L'OUGANDA évoqua les
difficultés des pays les moins avancés, et encouragea le
soutien en faveur du NEPAD et de la mise en place d'un
mécanisme de financement pour CCD. Elaborant sur les affres de
la pauvreté, le BRESIL appela à un nouvel ordre économique
mondial et encouragea le soutien en faveur du NEPAD.
Le ROYAUME-UNI appela à la considération:
de l'état d'avancement de l'ordre du jour de Doha; de l'impact
des relations commerciales; et de l'action concrète devant
être entreprise à travers des plans d'action ciblés et
mesurables. L'ISLANDE mit l'accent sur le rôle des femmes et
sur l'utilisation des ressources marines vivantes et de
l'énergie renouvelable. SAMOA nota les effets du changement
climatique sur les PEID, et appela à l'entrée en vigueur du
Traité de Kyoto et à la reconstitution des fonds du FEM. Le
délégué des ETATS-UNIS déclara que le sommet doit porter sur
des actions de mise en œuvre concrètes visant la réalisation
des objectifs approuvés à l'échelle internationale, et que le
développement durable commence chez soi.
L'UICN fit part de ses réserves concernant
les préparatifs du SMDD, s'interrogeant sur la valeur ajoutée
pouvant être apportée par le sommet, sachant que de nombre
d'engagements pris, ne sont toujours pas traduit dans le réel.
La REPUBLIQUE POPULAIRE DEMOCRATIQUE DE COREE encouragea la
prise de mesures pratiques et orientée vers l'action, pour
l'éradication de la pauvreté et l'instauration d'un
environnement politique favorable au développement durable.
Apportant son appui à la Norvège quant au
besoin de dépasser de l'engagement à l'exécution, la FINLANDE
élabora sur les mesures nécessaire à la concrétisation du
développement durable. La SUEDE appuya l'appel de la Finlande
concernant la nécessité d'objectifs inscrits dans des
calendriers précis, et le découplage de la croissance
économique et des effets environnementaux, et proposa
l'élaboration d'un cadre international consacré à
l'imputabilité du secteur de l'entreprise et l'établissement
d'une cellule de travail sur la question des biens publics
mondiaux. L'OCDE proposa une intersectorielle à l'échelle
domestique et un système de suivi de la mise en application
des résultats de Type 1 et de Type 2. La MALAISIE parla des
contraintes entravant la mise en application du Plan d'Action
21, et apporta son appui à l'éradication de la pauvreté et
l'idée d'avoir des objectifs inscrits dans des calendriers
précis. La CÔTE D’IVOIRE mit l'accent sur le renforcement de
l'aide et des structures de l'assistance technique, la
réduction de la pauvreté et de la dette, et la coopération
sud-sud. Le BANGLADESH nota l'importance de la réduction de la
pauvreté et de l'accès à l'eau et appela à des objectifs
assortis de calendriers précis.
L'OUZBEKISTAN, intervenant au nom des pays
d'Asie Centrale, réaffirma l'engagement en faveur des
principes de Rio et l'établissement, au niveau national, des
conditions favorables à la mise en application du Plan
d'Action 21, et attira l'attention sur les problèmes de la Mer
d'Aral. La REPUBLIQUE TCHEQUE appela à la réduction de la
dépendance vis à vis de l'aide extérieure, à la conception
d'instruments basés sur la loi du marché, pour l'encadrement
du comportement viable des consommateurs, à l'application du
principe de précaution, et à l'éducation, en matière de
développement durable. L'IRAK appela à l'arrêt de l'occupation
étrangère, des sanctions et des obstacles posés au
développement durable. Le MAROC mit en relief les
contributions apportées, au SMDD, par la déclaration de
Marrakech sur les changements climatiques.
L'IRAN appela: à des ressources nouvelles
et supplémentaires; à une mondialisation qui marche pour les
pays en développement; à une bonne gouvernance au niveau
mondial; et à l'inclusion de la vision de la communauté
mondiale dans la déclaration politique. L'ILE MAURICE plaida,
entre autres, pour le réapprovisionnement du FEM, pour la
désignation du FEM comme mécanisme de financement de la CCD,
et pour l'établissement d'un fonds mondial de solidarité.
Faisant état de la corrélation entre pauvreté et
désertification, le NIGER apporta son appui à la désignation
du FEM comme mécanisme de financement pour la CCD. L'EX
REPUBLIQUE YOUGOSLAVE DE MACEDOINE nota le non-accord les
objectifs de mise en œuvre et dressa la liste des sujets
nécessitant une action. ANDORRE déclara que les normes de Rio
et de la Déclaration du Millénaire ne devaient pas être
abaissées et que le développement durable ne devait pas être
réinterprété, et apporta son appui aux objectifs intéressant
les domaines de l'eau et des prestations sanitaires. L'ALGERIE
encouragea la mise en application du Plan d'Action 21 et son
utilisation comme point de référence dans les négociations.
CUBA appela à des engagements sérieux et
responsables, à des ressources nouvelles et supplémentaires,
au transfert de technologies propres à des termes cadres
préférentiels, et à la coopération sud-sud. Le PORTUGAL plaida
pour des objectifs réalistes et à des plans de travail
orientés vers l'action, pour la réduction de la pauvreté, en
particulier, en Afrique, et pour la ratification de la
Convention des Nations Unies sur les Utilisations Non-Navigables
des Cours d'Eau Internationaux. L'ARMENIE mit l'accent sur
l'instauration d'un environnement favorable et sur
l'élaboration de plans nationaux de développement durable. Le
KENYA évoqua les défis posés à la mise en application du Plan
d'Action 21, notamment ceux: de la mobilisation des ressources
nécessaires au traitement du problème de la pauvreté; de la
santé, en particulier, le VIH/ SIDA; de l'accès inadéquat à
l'énergie; et du renforcement des capacités.
L'UNION INTER-PARLEMENTAIRE déclara que les
membres des parlements doivent être mentionnés dans le plan de
mise en œuvre et annonça qu'une réunion des parlementaires est
prévue à Johannesburg, les 29 et 30 août.
LA PLENIERE INFORMELLE
Le Président Salim modéra la séance
nocturne consacrée à l'examen des contributions apportées à la
déclaration politique.
L'UE suggéra, entre autres: une
évaluation des accomplissements effectués depuis Rio; un
renouvellement des engagements pris dans le cadre du Plan
d'Action 21; la mise en exergue de la paix et de la sécurité,
de la démocratie, de la bonne gouvernance, du respect des
droits de l'Homme, de la dimension éthique et de la lutte
contre la corruption et le terrorisme; un engagement en faveur
de l'Accord Mondial et des nouveaux partenariats; le lien
entre la pauvreté et la dégradation environnementale; l'impact
négatif des modes non viables de production et de consommation
sur la pauvreté et sur l'environnement; et l'égalité des
sexes. Le CANADA plaida pour une déclaration politique
concise, accessible à monsieur tout le monde, et, avec le
BRESIL, la SUISSE et la REPUBLIQUE DE COREE, encouragea la
brièveté. Le SAINT SIEGE nota l'importance de la
reconnaissance de la dignité humaine. Le KENYA encouragea
l'adoption de l'éradication de la pauvreté en guise de thème
central.
Le BRESIL déclara que la déclaration
politique doit être publiable dans la presse, et doit
réaffirmer les accords de Rio, et, avec la COLOMBIE, souligna
l'importance de la dimension étique du développement durable.
La SUISSE déclara que la déclaration politique doit: être
orientée vers l'action et basée, sans les réitérer, sur le
plan de mise en œuvre et sur les objectifs- cadres de
l'éradication de la pauvreté et du changement des modes non
viable de production et de consommation; exprimer un
engagement politique renouvelé en faveur de la mise en
application du Plan d'Action 21; faire référence aux
principales conférences de la décade écoulée; et inclure un
engagement à la fourniture des moyens pour le plan de mise en
œuvre.
L'ALGERIE plaida pour une déclaration
orientée vers l'action et appela au traitement de la question
de l'eau, en tant que thème clé pour le développement durable.
La REPUBLIQUE DE COREE indiqua que la déclaration doit être
intelligible pour les chefs d'état et pour l'homme de la rue,
mit en relief l'importance des initiatives de partenariat, et
appuya l'appel à l'instauration d'un environnement favorable à
l'application du plan. L'IRAN souhaita voir la déclaration
venir renforcer l'engagement politique de la communauté
internationale en faveur de la mise à disposition des moyens
nécessaires à la mise en application du Plan d'Action 21,
ainsi qu'au respect de la diversité culturelle, notant que la
paix et le développement durable sont interconnectés.
Le PAKISTAN indiqua que la déclaration
politique doit: être rattachée au plan de mise en œuvre, être
source d'inspiration positive, venir appuyer la concrétisation
des objectifs de la Déclaration du Millénaire, du Plan
d'Action 21 et des partenariats nord-sud, et venir réitérer
que l'éradication de la pauvreté est indispensable au
développement durable.
Le délégué des ETATS-UNIS souhaita voir la
déclaration doit: commencer par des constats visionnaires,
suivis, entre autres, par: des actions concrètes pour
l'éradication de la pauvreté; des références aux conférences
antérieures; une référence à la bonne gouvernance; et les
ressources nécessaires à la réalisation de la vision. Le
délégué des PHILIPPINES plaida pour l'insertion de références
à la une mise en application intégrale du Plan d'Action 21, au
besoin de renforcer les organisations régionales des Nations
Unies, et à la contribution des partenariats au développement
durable. Le JAPON affirma que pour la réalisation du
développement durable:le sentiment de propriété du processus
et les partenariats doivent être assurés; le secteur privé,
les communautés locales et le monde de l'entreprise doivent
être impliqués; et les modes non durables de production et de
consommation doivent être changés. CHYPRE mit l'accent sur la
mise en opération du développement durable et sur la
divulgation du message du développement durable à la société
civile. Le CHILI appela à une modernisation des politiques
publiques, à l'éradication de la corruption et à la garantie
de la participation du public dans les processus décisionnels.
LES PARTENARIATS
Les consultations informelles sur la
question des partenariats, coprésidé par Diane Quarless (Jamaïque)
et Jan Kára (République Tchèque), se sont focalisées sur la
note explicative concernant le principes directeurs
préliminaires devant régir les partenariats, émise le 5 juin.
Kára signala que le document reflétait les contributions
fournies à travers les séances de Dialogues avec les Acteurs
Sociaux et les diverses consultations menées au cours du
PrepCom. La SUISSE fit part de son appui en faveur d'un
mécanisme central à travers lequel, des partenariats peuvent
être organisés. HABITAT suggéra que l'idée d'avoir la CDD
comme point focal doive être élaborée davantage. La HONGRIE
déclara que les partenariats doivent être déterminés en
fonction des résultats du SMDD ou des objectifs du Plan
d'Action 21. L'UE proposa l'adjonction d'une référence à la
standardisation des rapports. Le ROYAUME-UNI appela à
l'inclusion d'un libellé stipulant que la propriété du
processus et des résultats est partagée par tous les
partenaires. Le représentant de la FAO parla de l'expérience
de l'organisation dans le domaine des partenariats. Le délégué
des ETATS-UNIS demanda que le texte rende compte des besoins
potentiels en matière de renforcement des capacités. Un
représentant des ONG conseilla de faire en sorte que certains
partenariats puissent être transférables à des parties
tierces, et appela à la prévision d'une disposition à cet
effet. Le délégué des PHILIPPINES appela à d'autres
contributions de la part du G-77/Chine et mentionna les
communautés, comme partenaires importants. L'UNITAR déclara
que la propriété doit revenir aux récipiendaires, et qu'elle
ne doit pas revêtir un caractère exclusif.
Le porte-parole du CONSEIL DE DEFENSE DES
RESSOURCES NATURELLES souhaita avoir des éclaircissements
concernant le lien entre les deux types de résultats, et
indiqua que les gouvernements avaient, à Rio et au Sommet du
Millénaire, accepté qu'ils seront les premiers responsables du
développement durable et que les partenariats seront le
mécanisme à travers lequel leurs engagements seront
concrétisés. L'orateur nota, en outre, que les gouvernements
ont été, jusque là, du coté des récipiendaires de partenariats.
Le délégué du STAKEHOLDER FORUM FOR OUR COMMON FUTURE suggéra
de trouver une plus claire "et une meilleure appellation aux
résultats de Type 2," et plaida pour: la continuation des
partenariats au-delà de Johannesburg; une participation
pyramidale de bas en haut; et une participation dans les
mécanismes de suivi, suggérant en outre que le suivi doive
consister en des évaluations globales, et non en interventions
détaillées dans les projets. Un représentant des ONG nota
l'absence de lien entre les politiques gouvernementales et les
préoccupations de la société civile, et parla du "profond
désespoir" ressenti dans les rangs des ONG, à l'idée que leurs
préoccupations, leurs préparatifs et les efforts qu'ils ont
fournis tout au long des PrepCom, sont sanctionnés par une fin
de non-recevoir.
Le CANADA suggéra un renforcement des
nouvelles directives en accordant aux partenaires l'option
d'une évaluation externe et une documentation sur les "ingrédients"
des partenariats probants, et mit en relief le besoin "d'un
même pied d'égalité" entre les partenaires, et non d'un re-conditionnement
des rapports donateurs-récipiendaires existants. La NOUVELLE
ZELANDE proposa que des lignes directrices soient élaborées
pour l'encadrement de la considération des partenariats, à
tous les niveaux, et nota qu'il y avait, à l'égard des
partenariats propriétés des Nations-Unies, un certain degré de
suspicion et un "problème d'image." La CHINE remit en question
les avantages réels pouvant être tirés des partenariats. Le
représentant de EARTH COUNCIL suggéra que le document énonce
les avantages que les partenariats peuvent apporter aux pays
en développement, et, avec la Vice-présidente Quarless et
plusieurs autres délégués, nota le manque de représentation
des délégations des pays en développement, dans les
consultations. Quarless souligna que les partenariats sont un
moyen permettant l'apport d'une valeur ajoutée au processus
intergouvernemental et d'améliorer la qualité de la mise en
application du Plan d'Action 21, à travers l'implication de
l'ensemble des partenaires, et ajouta que le SMDD accordera
aux partenaires une grande reconnaissance pour leurs efforts.
Le ROYAL INSTITUTE OF INTERNATIONAL AFFAIRS
déclara que sans mécanisme d'élaboration et de soumission des
rapports, l'évaluation des progrès serait bien difficile.
L'AUSTRALIE assura que la meilleure valeur que la CDD pouvait
ajouter est fournir une supervision et des directives sur les
grandes lignes des enseignements émergeants des partenariats.
Le programme du FEM consacré aux petits crédits parla de sa
réussite dans l'établissement d'un lien entre les activités
menées au niveau mondiale et celles menées au niveau local.
LE GROUPE DE TRAVAIL III
Coprésidé par Ositadinma Anaedu (Nigeria)
et Lars-Göran Engfeldt (Suède), le Groupe de Travail reprit
ses travaux après sa réunion qui s'est étalée jusqu'à une
heure tardive de la nuit du mardi. Au cours de la séance de
l'après-midi, le Groupe tenta de résoudre les points de
divergences qui restaient au sujet des libellés figurant dans
le Chapitre X du Projet de texte du Plan de Mise en Œuvre
du SMDD.
Les libellés finalisés portèrent sur:
l'amélioration de la participation de la société civile et
d'autres acteurs pertinents dans la mise en œuvre du Plan
d'Action 21; la promotion de la transparence et de la
participation du grand public; la prise en compte par la CDD,
des développements juridiques importants, dans la promotion de
la mise en application du Plan d'Action 21; et l'impulsion, de
manière importante, des programmes du PNUD, axés sur le
renforcement des capacités. Il y eut un quasi-accord autour du
paragraphe consacré à la responsabilité du secteur des
affaires, sur la base d'une proposition avancée par les
Etats-Unis, mais l'AUSTRALIE insista sur le maintien du terme
"volontaire," et la NORVEGE insista sur le maintien de la
référence à l'utilisation des divers "outils," tel que celui
de l'intégration des coûts.
Aucun accord ne put être atteint sur les
libellés consacrés: à la collaboration à l'intérieur et à
l'extérieur du système des Nations Unies, en tenant compte du
travail du Comité Exécutif de l'ONU (CEB) et du Groupe chargé
de la Gestion Environnementale (GGE); ç l'intégration de la
dimension sociale dans l'élaboration des programmes et des
politiques de développement durable; à des intervalles de deux
ou quatre ans entre les sessions de négociation de la CDD; à
la reconnaissance des éducateurs, en tant que principal groupe
social, comme suggéré par le CANADA, mais contré par le G-77/
CHINE et par l'UE; et au renforcement de la coopération entre
le PNUE, d'autres organes des Nations Unies, les institutions
de Bretton Woods et l'OMC et ce, dans le cadre de leur mandat
respectif.
Le libellé concis encourageant les
initiatives de mises en œuvre par l'ensemble des acteurs, tel
que suggéré par le Président, fut appuyé par les ETATS-UNIS et
le JAPON, mais contré par l'UE, la HONGRIE et la NORVEGE, qui
insistèrent sur la l'insertion d'une référence à
l'établissement de modalités ou des principes directeurs. La
SUISSE avança des suggestions, basées sur ses consultations,
appelant au maintien ou au remplacement du terme "cohérence,"
qui figure dans un certain nombre de paragraphes. Quelques
délégués indiquèrent les cas acceptables, et l'UE déclara que
l'accord était tributaire de l'acceptation du paquet global
par l'ensemble des délégations.
Le Président annonça que le Groupe devait
reprendre ses travaux, en tant que groupe de facilitation
chargé de nettoyer les libellés restants, le jeudi 6 juin, à
partir de 10h, avec les questions ayant trait à la bonne
gouvernance, au commerce international et aux moyens de mise
en œuvre, lesquelles doivent être examinées par le "Groupe de
Vienne," convoqué le mercredi 5 juin à 20h.
DANS LES COULOIRS I
Le comité des Amis du Président (CAP) a été
reconstitué, mercredi, sous forme de consultation
informelle-informelle, avec accès ouvert aux délégations,
suite aux plaintes véhémentes exprimées par un certain nombre
de groupes d'intérêt concernant le manque de transparence
quant à la manière dont le CAP a résolu la copieuse quantité
de libellés crochetés qui figuraient dans l'Engagement de
Bali. Les négociateurs sont en train d'appliquer de prétendues
"règles de Vienne," selon lesquelles les délégués s'assoient
autour d'une table et une personne parle au nom de chacun des
principaux groupes de négociation. Le modèle, croit-on savoir,
n'est pas en train de bien fonctionner, en raison des
positions disparates au sein des groupes. Apparemment,
l'établissement du CAP, mardi, était venu aggraver la méfiance
grandissante, pratiquement, au sein de tous les groupes, et
cette méfiance a commencé à émerger lorsque la troïka (l'UE,
le G-77/ Chine et les Etats-Unis) sont parvenus "secrètement"
à un accord sur la question controversée de la santé, plus tôt
dans la semaine.
DANS LES COULOIRS II
Les ministres ne sont pas arrivés nombreux
à la réunion du petit déjeuner "sans nourriture," qui devait
les regrouper avec les Directeurs Généraux des agences des
Nations Unies, mercredi matin. Les ministres qui on pris la
parole, ont fait part de la position de leurs pays respectifs,
sur les sujets en cours de discussion de la gouvernance à
l'échelle domestique, de la reconstitution du fonds du FEM et
des trois piliers du développement durable. Il y a eu un appel,
fort, de la part des la famille des Nations Unies, à
l'amélioration de la cohérence, de la coopération, de la
coordination et même du "sentiment de propriété" des résultats
du SMDD. Un pays suggéra l'élaboration d'un plan englobant le
système des Nations Unies. Les appels ont fait froncer bien
des sourcils dans les rangs des membres du personnel des
agences des Nations Unies, qui estiment qu'ils n'avaient pas
été invités à participer activement dans le processus de
rédaction de l'Engagement de Bali, qu'on leur demande
maintenant de mettre en œuvre. Les agences ont également noté
qu'elles sont rarement citées dans le texte.
DANS LES COULOIRS III
L'intention des ONG indonésiennes de
marquer la Journée Mondiale de Environnement par une
manifestation à l'extérieur du Centre des Conférences
Internationales de Bali, a été divulguée mercredi. Un
représentant de l'équipe Indonésienne chargée de la
coordination nationale pour le SMDD, a indiqué que les ONG
entendaient intenter des poursuites contre leur Gouvernement,
suite à l'intervention de la police pour empêcher les
manifestants de s'approcher du Palais des Congrès, en
violation, semble-t-il, des droits constitutionnels de liberté
d'expression et de rassemblement.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
DIALOGUE INTERACTIF DE HAUT NIVEAU: Les
ministres se réuniront de 10h à 13h et de 15h à 18h dans la
Salle Nusa Indah, pour un dialogue interactif sur la question
des partenariats.
PLENIERE INFORMELLE: La Plénière
Informelle se réunira dans la Salle Nusantara 2, de 8h à 11h,
pour poursuivre les discussions autour de la déclaration
politique et des modalités devant encadrer les travaux du
Sommet.
REUNION DU GROUPE DES MODERATEURS: La
réunion du groupe des modérateurs sur le thème du cadre
institutionnel du développement durable se réunira à partir de
10h dans la Salle de Genève, pour débattre des questions
restant à résoudre dans le Chapitre X du projet de texte du
plan de mise en œuvre. |