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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 38
Mercredi 5 Juin 2002
LES FAITS MARQUANTS DE LA PREPCOM IV DU
SMDSS:
MARDI 4 JUIN 2002
Les délégués se sont réunis, le matin, en
une brève Plénière Informelle. Le Groupe de Travail III s'est
réuni, le matin, l'après-midi et le soir pour poursuivre ses
négociations autour du thème de la gouvernance pour le
développement durable. Le groupe de contact sur le thème de la
bonne gouvernance, s'est réuni, le matin, et celui sur les
questions du financement et du commerce, s'est réuni le matin
et l'après-midi. Une séance Plénière a été convoquée dans la
soirée, pour discuter des partenariats et des éléments
susceptibles de figurer dans la déclaration politique.
NDLR: Notre couverture des travaux du
Groupe de Travail III s'est arrêtée à 23h.
LA PLENIERE INFORMELLE
Le Président Salim convoqua, le matin, une
brève Plénière Informelle, consacrée à l'examen de l'état
d'avancement des efforts visant à produire "l'Engagement de
Bali" – Projet de texte du Plan de Mise en Œuvre pour le
SMDD. Richard Ballhorn (Canada) rapporta que le groupe de
contact sur la question des initiatives régionales avait
procédé, lundi 3 juin, à une première lecture productive du
texte pertinent et qu'il envisageait la production d'un texte
consensus. Le Président Salim annonça que la Plénière sera
convoquée en nocturne, pour discuter des libellés approuvés,
des éléments nécessaires à la déclaration politique pour
rendre possible le programme de mise en œuvre, et de la
manière dont le segment ministériel devait être mené.
LA PLENIERE
Le Président du PrepCom, Emil Salim,
convoqua une séance nocturne de la Plénière, et l'informa que
les groupe de travail et les groupes de contact étaient encore
à l'ouvrage et pas encore prêts à présenter leurs rapports
finaux. L'examen du Projet de Texte du Plan de Mise en
Œuvre pour le SMDD fut, par conséquent, reporté à la
prochaine réunion de la Plénière. Jan Kàra, modérateur des
discussions informelles sur les partenariats et les
initiatives, présenta un rapport sur le déroulement des
consultations et du dialogue avec les acteurs sociaux, durant
lesquels l'idée de résultats de Type II, s'est développée
davantage.
Le Président Salim donna, ensuite, un
aperçu sur les éléments éventuels susceptibles de figurer dans
la déclaration politique et invita à la soumission de
nouvelles contributions durant le segment ministériel. Il
indiqua que les éléments de la déclaration proposée
porteraient: sur le fossé entre des programmes de
développement durable et une mise en œuvre fragmentée; sur la
nécessité d'un monde reconnaissant l'interdépendance de ses
intérêts sur la base d'une prise d'engagements en faveur de la
diversité, de la participation et de l'équité; et sur la
résistance à l'homogénéisation des cultures.
Le Président Salim expliqua aussi que les
ministres étaient susceptibles de se focaliser, mercredi, sur
le "Programme de Mise en Œuvre de l'Engagement de Bali", de
procéder à l'examen des partenariats, jeudi, et de se pencher
sur les éléments éventuels devant figurer dans la déclaration
politique, vendredi.
Le Venezuela, au nom du G-77/CHINE fit
l'éloge de l'aperçu présenté par le Président Salim et précisa
que la déclaration doit: être un instrument facile à être
avalisé par les chefs d'Etats; être un index d'idée à
développer par les chefs d'Etats eux-mêmes; et, conférer un
point politique au document de mise en œuvre. Notant que la
déclaration doit constituer un engagement de la part de tous
les états, en faveur du développement durable, l'ESPAGNE, au
nom de l'UE, indiqua que les éléments de la déclaration
doivent venir affirmer le plan d'action, et fit part de son
espoir de voir un nouvel échange de points de vue sur le sujet
durant le segment ministériel. L'Organisation des Nations
Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), attira
l'attention sur l'importance d'une coopération technique
consacrée au développement durable. Le BRESIL requit du
Président Salim de faire circuler ces propositions par écrit
et ajouta que la déclaration doit être axée sur l'avenir.
Apportant son appui, l'ARMENIE, suggéra la circulation des
éléments du Président avant la soumission des leurs, par les
délégations. Notant que près d'un milliard de personnes
dépendaient pour leur revenu, des exportations de matières
premières, Le représentant du COMMON FUND FOR COMMODITIES
déclara qu'il est besoin de refléter une minimisation des
effets négatifs et un renforcement des effets positifs de
l'export des matières premières. Le MEXIQUE appela à un
processus inclusif dans l'élaboration de la déclaration,
incluant les engagements devant être pris par les
gouvernements en vue de concrétiser le développement durable.
Affirmant que les problèmes environnementaux transcendaient la
juridiction administrative, le KAZAKHSTAN suggéra la
reconnaissance de la primauté des considérations
environnementales sur celles administratives, et la fourniture
d'un soutien financier et technique pour le traitement
institutionnel en faveur du développement durable et des
approches intersectorielles.
LE GROUPE DE TRAVAIL III
Après la réunion du mardi soir qui s'était
étalée jusqu'a 2h du matin, le Groupe de Travail, coprésidé
par Lars-Göran Engfeldt (Suède) et Ositadinma Anaedu
(Nigeria), poursuivit la négociation du Chapitre X du
Projet de Texte du Plan de Mise en Œuvre pour le SMDD. Le
court paragraphe portant sur le rôle de l'Assemblée Générale,
en tant "qu'élément clé du cadre général régissant les
activités des Nations Unies", fut accepté, tout comme le
libellé appelant à une action concrète en faveur de la mise en
application du Consensus de Monterrey. On négocia un libellé
consacré au besoin, pour les institutions internationales, y
compris les institutions financières, l'OMC et le FEM, de
renforcer les efforts de coopération à l'intérieur et à
l'extérieur du système. Un quasi-accord fut réalisé sur le
libellé appelant à l'amélioration de la coordination et de la
"cohérence" – ce dernier terme étant encore placé entre
crochets – entre les approches adoptées par les institutions
internationales pour la mise en œuvre des résultats du SMDD et
des conférences en rapport.
Sur la base d'une suggestion avancée par
les ETATS-UNIS, le paragraphe approuvé et portant sur le
Comité Exécutif des Nations Unies (CEB), requiert du
Secrétaire Général de l'ONU, utilisant le CEB, notamment à
travers des efforts de collaboration informels, de promouvoir,
une coopération et une coordination inter-agences, couvrant
l'ensemble du système, dans le domaine du développement
durable, de faciliter l'échange d'informations, et de
continuer à tenir l'ECOSOC et la CDD, informés des actions
entreprises pour la mise en application du Plan d'Action 21.
D'autres libellés approuvés appellent: au soutien des
programmes du PNUD, consacrés au renforcement des capacités,
avec le JAPON réservant sa position; à la coopération entre le
PNUE, d'autres organes des Nations Unies et les institutions
de Bretton Woods; et à la contribution d'Habitat, du PNUD et
de la CNUCED dans les programmes de développement durable.
Dans le libellé appelant à l'élimination
des lacunes et des duplications dans les arrangements
internationaux pertinents consacrés aux cadres institutionnels,
le maintien du terme "cohérence" par l'UE, empêcha la
conclusion de l'accord sur le libellé.
On s'accorda sur les paragraphes appelant
l'ECOSOC à faire plein usage de ses segments de haut niveau et
autres, dans son travail sur le développement durable, à
engager activement les principaux groupes sociaux, et à
veiller à l'intégration de la perspective féminine. Bien que
le libellé appelant à la promotion de l'efficacité, de la
complémentarité et de la coordination du travail des
commissions fonctionnelles de l'ECOSOC et de leurs organes
subsidiaires, ait été finalisé, le G-77/CHINE signala que les
organes figurant sur sa liste établie dans le Chapitre X du "Projet
de texte du Plan" n'est pas négociable. Il n'y eut pas de
consensus sur la question des liens étroits devant être
établis entre le rôle de l'ECOSOC dans le suivi des résultats
du SMDD et du Consensus de Monterrey, et son exploration des
arrangements relatifs aux réunions avec les institutions de
Bretton Woods et l'OMC.
Au cours de la séance nocturne, les
délégués ne parvinrent à un accord sur aucun des paragraphes
abordés. Il ne s'entendirent ni sur le moment ni sur la
manière de procéder dans l'examen des paragraphes consacrés au
FEM, et laissèrent, dans les paragraphes portant sur les
activités devant être menés au niveau national, le terme "cohérence",
crocheté, dans le libellé appelant à la coordination des
approches, et la locution "tel qu'approprié", crocheté aussi,
dans le libellé appelant à la participation de l'ensemble des
acteurs sociaux. Au sujet des stratégies nationales de
développement durable, les ETATS-UNIS s'opposèrent à la
fixation de 2005 comme date cible, et la HONGRIE suggéra
d'utiliser la formulation retenue dans le chapitre consacré à
l'éradication de la pauvreté.
LES GROUPES DE CONTACT
LE COMMERCE ET LE FINANCEMENT: Modéré
par John Ashe (Antigua et Barbuda), ce groupe de contact
poursuivit l'examen des alinéas portant sur les questions de
commerce et de financement dans le chapitre consacré au moyens
de mise en œuvre. Travaillant sur la base du Projet de
texte du Plan de Mise en Œuvre pour le SMDD et des
contributions apportées par les délégations, le Président Ashe
tenta d'élaborer un texte de compromis du modérateur, en vue
de réduire le nombre de formulations alternatives, et couvrit:
l'accroissement des engagements de l'APD; l'utilisation
efficiente et efficace de l'APD pour la r�duction de la
pauvret�; l'utilisation des m�canismes financiers disponibles;
l'engendrement de nouvelles sources de financement publiques
et priv�es, innovantes; la r�duction ode la dette non viable
des pays en d�veloppement; la mise en application des
r�sultats de la conf�rence minist�rielle de Doha;
l'encouragement des membres de l'OMC � poursuivre le programme
de n�gociation et le programme de travail approuv�s � la
conf�rence minist�rielle de Doha; le respect des �ch�ances
fix�es � Doha; le soutien mutuel entre le commerce
international et l'environnement; et, le commerce et
l'assistance technique pour le soutien des pays en
d�veloppement.
L'unique paragraphe qui a �t� enti�rement
approuv� durant cet exercice, porte sur l'am�lioration, en
faveur des pays en d�veloppement, des avantages tir�s de la
lib�ralisation du commerce, notamment � travers les
partenariats entre les secteurs public et priv�.
LA BONNE GOUVERNANCE: Ce groupe de
contact tint, dans le courant de la matin�e, une br�ve r�union
qui s'av�ra peu concluante, o� il discuta du texte �mis, le 4
juin � 2h du matin, par le mod�rateur Koen Davidse (Pays-Bas).
Ce texte renferme le libell� r�vis� du paragraphe 4 du
Projet de Texte du Plan et le libell� devant �tre ajout�
au Chapitre X dans la section consacr�e aux activit�s devant
�tre men�es au niveau national. Les d�l�gu�s r�it�r�rent leurs
positions, certains sugg�rant l'inclusion d'un accent plus
prononc� sur la gouvernance � l'�chelle domestique, d'autres
demandant, davantage d'�quilibre entre la gouvernance �
l'�chelle domestique et celle � l'�chelle internationale, et
d'autres encore, indiquant que le th�me de la gouvernance �
l'�chelle domestique �tait d�j� substantiellement couvert dans
le Chapitre X.
DANS LES COULOIRS I
Un certain nombre d'observateurs et de
d�l�gations ont rapport� qu'une strat�gie de type 'Salle de
d�tente', a �t� adopt�e par le Pr�sident Salim et son comit�
des �Amis du Pr�sident� qui s'est r�uni toute la journ�e,
mardi, pour tenter d'identifier les �l�ments d'un paquet
global permettant de clore les n�gociations autour de du
document de mise en �uvre. Le groupe est mod�r� par les
repr�sentants de l'UE, des Etats-Unis et du G-77/Chine et l'on
croit savoir que les repr�sentants r�gionaux et autres groupes
d'int�r�t y sont impliqu�s. Certaines d�l�gations se seraient
vues refus�e l'acc�s. Quelques observateurs de haut niveau ont
comment�, mardi soir, que la strat�gie 'n'�tait pas en train
de marcher�, les n�gociations continuant � �tre suivies � la
trace par un personnel qui ne ma�trise pas tout � fait les
sujets. Il y a eu aussi des indications que des chefs de
d�l�gation ont �t� impliqu�s dans le cadre d'un plan de
sauvetage.
Au cours des activit�s de la journ�e du
lundi, il a �galement �merg�: que les p�riodes cibles sont �
rattacher aux cycles budg�taires nationaux; qu'un engagement
en faveur de la mise � disposition de ressources
suppl�mentaires est probable; et qu'il n'y aura aucun retour
sur les libell�s approuv�s. Les �changes de concession
susceptibles de mener � l'�laboration du paquet global,
porteront principalement sur les questions de bonne
gouvernance, des oc�ans et des institutions. Les questions du
commerce international et du financement seront �galement �
l'affiche, en qualit� de "liants" servant � nouer le paquet
global, si un accord est r�alis� d'ici vendredi
DANS LES COULOIRS II
Jan Pronk doit rencontrer mercredi matin (aujourd'hui),
un certain nombre de repr�sentants d'ONG. Bien qu'il n'ait
�mis aucune d�claration formelle � ce sujet, la rumeur assure
que lui aussi dispose d'un "Type 1b" dans sa poche arri�re.
En attendant, le conseil fourni aux
d�l�gu�s par les ONG, publi� dans ECO, les appelant �
plut�t prendre leurs paires de crochets � Johannesburg qu'�
conclure un mauvais march� � Bali, n'a pas �t� bien accueilli
dans certains milieux. On craint de voir cette intervention
des ONG, �ter la pression mise sur les ministres pour qu'ils
fassent davantage pour r�soudre les questions en suspens, �
Bali. Des sp�culations autour du risque de voir certaines ONG
quitter le processus, ont �t� accueillies par un m�lange de
scepticisme et d'apathie.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
SEGMENT DE HAUT NIVEAU: La R�union
Minist�rielle de Haut Niveau se r�unira de 10h � 13h et de 15
h � 18h dans la Salle Nusa Indah, pour entendre les
d�clarations minist�rielles. Le Pr�sident indon�sien, Megawati
Soekarnoputri, la Secr�taire G�n�rale Adjointe des Nations
Unies, Louise Fr�chette et les Copr�sidents du FEM, Kjell
Larsson, Mohammed Valli Moosa, ainsi que Precious Ngelale (intervenant
au nom de la Conf�rence Minist�rielle Africaine sur l'Eau) y
donneront des allocutions.
PARTENARIATS: Les consultations
informelles sur les partenariats reprendront de 15h � 18h dans
la Salle Gen�ve.
PLENIERE INFORMELLE: La Pl�ni�re
Informelle se r�unira de nouveau � 20h, pour poursuivre la
n�gociation des questions rest�e en suspens dans le Projet
de texte du Plan de Mise en �uvre pour le SMDD. Ses
travaux pourraient durer toute la nuit. Consultez le tableau
d'affichage pour le lieu. |