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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 37
Mardi 4 Juin 2002
LES FAITS MARQUANTS DE LA PREPCOM IV DU SMDD:
LUNDI 3 JUIN 2002
Les délégués se sont réunis, le matin et
l'après-midi, dans des consultations informelles-informelles
pour la considération du Projet de texte du Plan de Mise en
Œuvre pour le SMDD, émis dans la soirée du dimanche 2 juin.
Ce Plan préliminaire est le texte consolidé de la mise à jour
du Papier Révisé du Président et Papier des Vices-présidents
sur le thème des questions institutionnelles. Le Groupe de
Travail III a poursuivi son examen du thème de la gouvernance
pour le développement durable dans des séances tenues tout au
long de la journée. La question des partenariats a été
débattue au cours de la séance du matin. Les groupes de
contact sur les thèmes du financement, de l'Afrique, des
questions régionales, du développement durable pour un monde
en globalisation, des moyens de mise en œuvre et de la bonne
gouvernance, se sont également réunis dans le courant de la
journée. La séance Plénière prévue dans la soirée et une
réunion de groupe de contact sur la question du commerce et du
financement ont été annulées.
NDLR:. Notre couverture du groupe de
travail III s'est arrêtée à 23h.
LES CONSULTATIONS INFORMELLES-INFORMELLES
A l'issue d'une brève explication
procédurale donnée par le Président du PrepCom, Emil Salim, la
Plénière Informelle a été suspendue et les participants se
sont réunis de nouveau dans des consultations
informelles-informelles autour des questions restées en
suspens dans le projet de texte du plan et transmis par les
Groupes I et II.
Les délégués procédèrent à l'examen des
sept premiers chapitres du Projet de texte du Plan de Mise
en Œuvre pour le SMDD, tentant d'y résoudre le reste des
libellés contentieux. Kiyotaka Akasaka (Japon) et Maria Viotti
(Brésil) coprésidèrent l'examen des quatre premiers chapitres,
et Ihab Gamaleldine (Egypte), présida celui des trois autres
chapitres. Le Président Akasaka rappela aux délégués qu'à
moins d'être approuvé par tous, aucun nouveau libellé ou paire
de crochets ne seraient acceptés, et que les libellés déjà
agréés ne seront pas réouverts.
Tous les paragraphes faisant référence aux
sujets des calendriers, du financement, du commerce
international et du transfert des technologies furent laissés
en suspens, considérés comme étant de caractère intersectoriel,
et en cours d'examen par les groupes de contact.
L'INTRODUCTION: Un groupe de contact
modéré par Makarim Wibisomo (Indonésie) était en train
d'examiner les questions en suspens concernant: le respect de
la diversité humaine et culturelle; la cessation de
l'occupation étrangère, pour la facilitation du développement
durable; et l'arrêt de l'adoption et de l'application de
mesures coercitives unilatérales incompatibles avec la Charte
des Nations Unies.
L'ERADICATION DE LA PAUVRETE: Les
questions encore en suspens englobent celles portant sur:
l'opportunité d'établir un fonds mondial de solidarité;
l'accès des populations indigènes aux activités économiques;
la fourniture de ressources adéquates et prévisibles pour la
mise en œuvre de la CCD; la mise à disposition d'une aide dans
le domaine des opportunités d'emplois générateurs de revenus;
le traitement du problème du travail des enfants; les modes
non viables de consommation et de production; l'utilisation
d'une approche basée sur le cycle de vie; et le points de
savoir si, oui ou non, les outils d'information doivent
revêtir un caractère volontaire.
LE CHANGEMENT DES MODES NON VIABLES DE
CONSOMMATION ET DE PRODUCTION: S'agissant de la question
de l'énergie, on s'accorda sur l'utilisation de la formulation
tirée de la CDD-9, et sur la suppression de toutes les
mentions du terme "tel qu'approprié" qui se trouvaient
crochetées dans le chapitre. En conséquence de quoi, un accord
fut réalisé sur les libellés appelant: à l'accroissement de
l'utilisation des sources d'énergie renouvelables; à la
promotion, entre autres, de l'efficience énergétique et
de la conservation; et, à la ratification des conventions de
Stockholm et de Rotterdam, "de manière à ce que" chacune
d'entre-elles "puissent entrer en vigueur," à la date prévue.
Des crochets demeurent autour des libellés
appelant: à la promotion de la "coordination et" de la
coopération entre les institutions et les organes
internationaux traitant des différents aspects de l'énergie
pour le développement durable, à travers "une répartition des
tâches sur la base des avantages relatifs." On ne parvint à
s'accorder sur aucune des questions en suspens ayant trait au
thème des transports.
LA PROTECTION ET LA GESTION DE LA BASE DES
RESOURCES DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL: On
parvint à s'accorder sur les libellés appelant: à
l'amélioration de la gestion des ressources en eau et à la
fourniture du renforcement des capacités et du transfert des
technologies "tel que mutuellement approuvé"; à un délai pour
la tenue d'une concertation sur la question de la lutte contre
les cultures "de drogues" illicites; à la reconnaissance des
droits des communautés locales et indigènes, détentrices des
savoirs traditionnels, en harmonie avec les législations
nationales; à la promotion du débat sur le renforcement de la
synergie et du soutien mutuel entre la CDB, le commerce
international, les accords ayant trait aux droits de propriété
intellectuelle et la Déclaration Ministérielle de Doha; et à
un report de la discussion autour des chapitres consacrés au
thème des océans.
On s'accorda également sur la tenue de
consultations informelles autour des libellés de rechange
proposant la concrétisation de l'objectif de la Déclaration du
Millénaire, de réduire, de moitié, d'ici 2015, la proportion
des gens qui souffrent de famine, dans le monde, et la
réalisation du droit à une alimentation adéquate, notamment à
travers la promotion de la sécurité alimentaire et la lutte
contre la famine, en combinaison avec des mesures traitant de
la pauvreté, compatibles avec le résultat du Sommet
Alimentaire Mondial, et pour les Etats parties, avec leurs
obligations, prises dans le cadre de l'article 11 de l'Accord
International sur les Droits Economiques, Culturels et Sociaux.
LE DEVELOPPEMENT DURABLE DANS UN MONDE EN
GLOBALISATION: La discussion de ce sujet fut déférée, en
attendant les conclusions du groupe de contact.
LA SANTE ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE:
Faisant objection à la procédure utilisée pour la réalisation
d'un accord sur le libellé appelant au renforcement des
capacités des systèmes sanitaires dans le domaine des
prestations de soins élémentaires, précisant que l'accord
atteint n'était pas en harmonie avec les libellés approuvés
par les conférences internationales passées, une délégation,
appuyée par plusieurs pays, se réserva le droit de rouvrir la
discussion sur ce point, dans la Plénière.
LE DEVELOPPEMENT DURABLE DES PETITS ETATS
INSULAIRES: Les délégués parvinrent à s'accorder sur les
références prônant: une accélération de la mise en œuvre
nationale et régionale du Programme d'Action de la Barbade
pour le Développement Durable des PEID (PAB), assortie de
ressources financières "adéquates"; la suppression de la
référence appelant "à soutenir la promotion de la conservation
et de la gestion des stocks de poissons grands migrateurs";
et, celle demandant à la 57ème Assemblée Générale
de l'ONU, de considérer la tenue "d'une réunion internationale
sur le développement durable des PEID."
LE GROUPE DE TRAVAIL III
Coprésidé par Lars-Göran Engfeldt (Suède)
et Ositadinma Anaedu (Nigeria), le Groupe de Travail procéda,
au cours de ses séances de la matinée, de l'après-midi et de
la soirée, à la négociation du libellé consacré au cadre
institutionnel du développement durable, intégrée désormais,
comme Chapitre X, dans le Projet de Texte du Plan de Mise
en Œuvre pour le SMDD.
Le Coprésident proposa l'insertion de
nouveaux libellés dans quelques références discutées
auparavant dans le chapitre consacré au "niveau régional". Au
cours du débat, plusieurs paragraphes furent fusionnés et
d'autres furent supprimés. En résultat de quoi, le Groupe de
Travail s'accorda sur les libellés appelant: à la mise en
place de stratégies et de plans d'action régionaux de
développement durable; à l'intégration des trois dimensions du
développement durable dans les travail des Commissions
Régionales des Nations Unies, initiative devant permettre le
renforcement de leurs capacités à travers l'action interne et
la fourniture d'un soutien externe; à la facilitation de
l'échange des bonnes pratiques, des études de cas et des
expériences de partenariat; et, à la mobilisation d'une
assistance financière et technique consacrée à la mise en
œuvre des programmes de développement durable régionaux et
sous-régionaux, y compris l'objectif, suggéré par la NORVEGE,
de l'éradication de la pauvreté.
La référence réitérée, par le G-77/CHINE,
au "Plan d'Action 21 et conclusions du SMDD," et par l'UE, à
"Rio+5," fut résolue par une proposition des Etats-Unis,
d'insérer dans le chapeau consacré aux objectifs du chapitre,
une note de bas de page expliquant que "les références au Plan
d'Action 21, figurant dans le Chapitre, doivent être entendue
comme incluant des références à Rio+5 et aux conclusions du
SMDD." Le G-77/CHINE insista, toutefois, sur le maintien des
références au Plan d'Action 21 dans les paragraphes, là où
elles seraient essentielles.
Le consensus fut réalisé sur les rôles de
la CDD, en particulier ceux consistant: à fournir un forum
d'interaction entre les ministres, lors des segments de haut
niveau; à traiter des nouveaux défis posés à la mise en
application du Plan d'Action 21; à procéder à la revue du
nombre de thèmes de chaque session; à déterminer les programme
et la durée des réunions; à servir de point focal pour la
discussion des partenariats et l'échange des leçons apprises
et des bonnes pratiques; à l'échange d'expériences pour aider
la planification et l'utilisation des rapports nationaux; et à
la fourniture d'une plus grande implication des organisations
internationale et des principaux groupes sociaux.
Le terme "cohérence" demeure objet de
litige, dans le paragraphe introductif du chapitre, tout comme
le point concernant la périodicité des sessions de négociation
de la CDD – une fois tous les deux ou quatre ans. On parvint à
résoudre les libellés appelant: la CDD, à coopérer avec
d'autres organes, en tenant compte des développements
juridiques; au traitement des mandats non-accomplis de la CDD;
et à un élargissement de la contribution des éducateurs, en
leur qualité de "principal groupe social" – qualification
réfutée par le G-77/CHINE.
Dans la soirée, le Groupe de Travail
s'accorda sur la suppression du paragraphe appelant la CDD à
fournir un point de rencontre entre les gouvernements, les
organisations internationales et les acteurs sociaux
intéressés, pertinents au développement durable. Les délégués
acceptèrent un paragraphe appelant à la prises de nouvelles
mesures pour la promotion des bonnes pratiques et des leçons
apprises. Le débat autour du libellé consacré au rôle de
l'ECOSOC, se poursuivit jusqu'à une heure tardive de la nuit.
LES PARTENARIATS
La première consultation informelle autour
des partenariats/ initiatives fut modérée par Jan Kára (République
Tchèque) et Diane Quarless (Jamaïque). Plus tard, devait y
assister le Secrétaire Général du SMDD, Nitin Desai. Les deux
Vice-présidents notèrent que cette consultation s'effectuait,
à présent, "dans l'ombre", en raison de son éclipse par le
Groupe de Travail III. Kára retraça l'historique des résultats
de Type 2 et fit part de son espoir de voir ces résultats
mobiliser des capacités additionnelles pour la mise en
application du Plan d'Action 21 et autres objectifs du
développement durables. Le Coprésident Quarless énuméra les
questions nécessitant des explications complémentaires:
l'équité, l'imputabilité, et, la supervision et le cadre
institutionnel.
L'AUSTRALIE requit un éclaircissement de la
définition du terme "nouveau" partenariat, à propos duquel le
Coprésident Quarless avait déclaré que les initiatives ne
devaient pas consister en une recombinaison de ceux existants,
mais qu'elles devaient apporter une vrai valeur ajoutée,
assortie d'une pertinence et d'un impact de dimension
internationale. L'UE introduisit un papier officieux proposant
des lignes directrices et des options pour la formulation des
principes, mettant un accent prononcé sur la nécessité d'un
mécanisme de suivi. Le JAPON souligna qu'il était en train de
faire en sorte que tous puissent s'y reconnaître en tant que
propriétaires, et que les actions retenues soient de nature
concrète. Le délégué des ETATS-UNIS exprima un soutien
vigoureux en faveur des partenariats de Type 2, qu'il qualifia
de produit crucial du SMDD, soulignant l'importance de la
créativité et de l'imagination, et, avec l'UE, l'ISLANDE et le
JAPON, s'opposa à l'idée d'avoir des cadres de critères
stricts. Les Coprésidents indiquèrent que des vérifications
qualitatives et non un simple passage en revue, des
partenariats, étaient prévues. Au sujet des mécanismes de
suivi, le délégué des ETATS-UNIS mentionna que la CDD était
susceptible de jouer un rôle important et qu'elle se devait de
fournir un accès à l'information et de faciliter de nouveaux
partenariats dans la limite des ressources disponibles. L'UE
suggéra que la CDD pouvait fournir avis et orientations
techniques aux initiatives de partenariat. Les deux pays
suggérèrent la tenue d'une consultation sur les mécanismes de
suivi.
Le délégué des PHILIPPINES souligna que les
résultats Type 2 devaient être un moyen de mettre à
contribution des fonds nouveaux et non un moyen de réorienter
les ressources disponibles, faisant part de ses réserves
concernant le risque de voir les résultats de Type 2 se
transformer en "piège," imposant de nouvelles conditions
définies par les gouvernements donateurs. L'orateur nota,
également, l'évolution qualitative du débat, depuis Rio,
mentionnant la récente focalisation sur les actions locales et
de base communautaire, et souligna que les initiatives de Type
2 se devaient de répondre aux besoins locaux. Une ONG remit en
question la focalisation des Etats-Unis sur les mesures
incitatives basées sur la loi du marché, au lieu de la porter
sur la réglementation gouvernementale. Le délégué des
ETATS-UNIS souligna que, même "attachés" au résultat de Type
1, les partenariats doivent être en phase avec la variété des
pays et des conditions. L'orateur qualifia les marchés,
d'édifications sociales. Le PNUE rappela que les partenariat
ne sont pas une fin en soi, mais un moyen de concrétiser le
développement durable. La NORVEGE mit en exergue les ONG et la
société civile, en tant que partenaires importants, et
l'UNICEF mit en garde contre la négligence des partenariats
existants. Le CANADA déclara que les partenariats doivent
apporter une valeur ajoutée claire, et qu'à la fois, donateurs
et récipiendaires se doivent d'être des partenaires efficaces.
LA CHAMBRE INTERNATIONAL DU COMMERCE
affirma que le Type 2 est en mesure de combler les lacunes de
la mise en œuvre, comme il serait impossible de le faire dans
un cadre de Type 1. Le représentant cita un exemple
d'électrification rurale, notant que moyennant un profit, le
secteur des affaires a été capable de réaliser ce que les pays
individuels pourraient ne pas pouvoir faire. L'AUSTRALIE
appela à établir une distinction entre liens commerciaux et
partenariats. Le porte-parole du STAKEHOLDER FORUM FOR OUR
COMMON FUTURE, nota la distinction entre partenariats et
initiatives. Le CANADA expliqua comment l'APD pouvait bâtir de
meilleures synergies avec l'investissent extérieur direct (IED).
La CHINE fit part de son espoir de voir davantage d'attention
accordée à la société civile chinoise.
Dans sa conclusion, Desai souligna que les
partenaires doivent avoir un statut égal en matière de
connaissances et de capacité, encouragea les délégués à
concevoir un programme axé sur le renforcement des capacités
en matière de négociation, et suggéra que l'ONU fournisse un
centre d'échange d'information englobant les lignes
directrices devant encadrer les partenariats. Il indiqua que
la première semaine du SMDD consacrera des sessions au thème
des partenariats, signalant sa préférence pour une approche
thématique.
LES GROUPES DE CONTACT
Un certain nombre de groupes de contact sur
divers thèmes se sont réunis au cours de la journée. Aucun
accord n'a été atteint sur les questions en suspens concernant
le thème des Initiatives de Développement durable pour
l'Afrique.
LES INITIATIVES REGIONALES: Présidé par
Richard Ballhorn (Canada), ce groupe de contact se réunit pour
discuter des nouveaux consacrés aux initiatives régionales
pour l'Amérique Latine et les Caraïbes, l'Asie et le Pacifique,
l'Asie de l'Ouest, et l'ECE des Nations Unies. Plusieurs
délégations s'opposèrent à l'adjonction de ces nouveaux
paragraphes, compte tenu de leur soumission tardive, mais
s'accordèrent, finalement, sur la considération d'un bref
chapeau pour tous les nouveaux chapitres.
LA BONNE GOVERNANCE: Le modérateur Koen
Davidse (Pays-Bas) fit circuler une nouvelle version de son
texte. Une délégation réitéra sa préférence pour un traitement
du sujet de gouvernance international. Une autre se déclara
prête à débattre de son inclusion. Les délégués s'accordèrent
pour dire que c'est l'emplacement du libellé qui doit
déterminer sa formulation. Dans la soirée, les délégués
s'accordèrent sur l'insertion d'un nouveau libellé appelé à
être élaboré par le Président. Des éléments portant sur le
thème des Droits de l'Homme et celui de la bonne gouvernance,
tirés du texte retenu à Monterrey, seront proposés pour le
chapitre introductif du Projet. Des points d'action
seront proposés pour le chapitre consacré aux institutions. Un
délégué souligna l'importance du sujet pour son chef d'Etat.
Présidé par John Ashe (Antigua et Barbuda),
ce groupe se réunit dans l'après-midi. On parvint à un accord
sur le paragraphe appelant à la poursuite de la promotion d'un
système commercial basé sur des règles, dont doivent tirer
avantage tous les pays œuvrant pour le développement durable.
Au sujet de la question de la contribution de l'OMC au
développement durable, des divergences demeurent quant à la
manière de faire référence au programme de travail de Doha. On
parvint également à un accord sur le paragraphe appuyant le
renforcement des capacités des pays en développement de
manière à leur permettre de "tirer avantage des" opportunités
offertes par la libéralisation du commerce. Une délégation
annonça la formation d'un groupe de contact sur la question de
l'approche de précaution.
Il n'y eut pas d'entente sur les
propositions alternatives traitant de la question des
subventions préjudiciables à l'environnement. Au sujet de la
volatilité financière, les pays en développement plaidèrent
pour la suppression de deux paragraphes optionnels. Un groupe
appuya l'encouragement des efforts nationaux visant à adopter
des formes plus transparentes de régulation des marchés
financiers, y compris, entre autres, à travers la mise
en application du Consensus de Monterrey. Un libellé tiré du
texte de Monterrey fut également introduit aux fins de faire
avancer la discussion autour du paragraphe sur le rôle des
institutions financières multilatérales dans le domaine du
renforcement des capacités.
DANS LES COULOIRS I
La délibération formelle sur le projet de
déclaration politique n'a pas eu lieu comme prévu, lundi matin.
Conscient, nul doute, de l'échec des discussions autour de la
déclara de la SE/AGNU (Rio+5) en 1997, le Président Salim
avait décidé qu'au PrepCom IV, les discussions sur la
déclaration, ne commenceront que lorsqu'on aura épuisé les
efforts de négociation autour du Projet de Texte du Plan de
Mise en Œuvre pour le SMDD. D'aucuns ont laissé entendre
qu'à Bali, une tentative prématurée de dégager un accord sur
une déclaration politique aurait probablement engagé la
réunion dans une série de négociations, en porte à faux l'une
par rapport à l'autre, transformant carrément la partie en un
round de prise d'otages. Les Vice-présidents pourraient lancer
quelques propositions, mais il est à peu près certain qu'ils
chercheront à éviter tout risque de les assujettir à
l'imbroglio d'une négociation sur le développement durable
sans tenants ni aboutissants. On s'attend à ce que l'apport de
contributions à la Déclaration et un débat sur la question des
partenariats, prennent une bonne partie des efforts et du
temps des ministres et de leurs tractations hors de l'enceinte
officielle, dans une tentative de résoudre les questions en
suspens. En haut de leur ordre du jour "dans les couloirs," se
trouve la question du commerce et du financement, y compris la
dernière offre concernant la question des ressources nouvelles
et supplémentaires. Les négociations autour de cette question
avait été abandonnée lundi soir, lorsque certaines délégations
avait fait savoir qu'elles attendaient encore des directives
finales de leurs capitales respectives.
DANS LES COULOIRS II
Apr�s avoir �t� gard�es en suspens, une
semaine durant, les consultations informelles sur la question
des partenariats ont finalement eu lieu dans la matin�e du
lundi 3 juin. Sur requ�te des Etats-Unis et de l'UE, une autre
session est maintenant planifi�e pour mardi apr�s-midi. On a
laiss� entendre que, la premi�re semaine, les discussions
avaient �t� report�es en raison de l'�laboration des
orientations devant encadrer ce sujet, entreprise par le
bureau du
Secr�taire G�n�ral du SMDD. Les orientations couvriront
probablement les cinq domaines identifi�s par le Secr�taire
G�n�ral de l'ONU, Kofi Annan, � savoir, l'�nergie, l'eau, la
sant�, l'agriculture et la biodiversit�. La premi�re de ces
orientations, qui concerne l'�nergie, s'est faufiler dans les
r�sultats de Type 1, dans le groupe de contact sur l'�nergie;
la question de l'eau est en deuxi�me position et il est � peu
pr�s certain que les libell�s consacr�s au reste des sujets,
trouvera sa place dans le texte. Des sources inform�es ont
affirm� que cette approche a �t� adopt�e en raison des
r�serves �mises sur le fait que ces orientations sont loin
d'�tre compl�tes et que le travail qui reste � faire dessus,
risque de ne pas �tre parachev� par Johannesburg. Certains
participants ont fait part de leurs r�serves concernant le
manque de transparence qui caract�rise ce processus.
Par ailleurs, des signaux ont �t� per�us,
indiquant les questions des partenariats et des initiatives
r�gionales pourraient conna�tre un nouveau sort; que les
accusations port�es � l'encontre des discussions du Groupe de
Travail sur les partenariats et du groupe de contact sur les
initiatives r�gionales, selon lesquelles la progression y
avait �t� "tenue en otage," au moment o� des d�lib�rations se
d�roulaient, autour de ces m�mes sujets, dans le Groupe de
Travail III, qui se trouve en train d'examiner la question des
m�canismes institutionnels consacr�s � la mise en �uvre.
DANS LES COULOIRS III
Le Secr�tariat du PrepCom a fourni des
efforts sp�ciaux pour venir � bout de la rumeur sur les
possibilit�s d'une nouvelle opportunit� de r�union de
n�gociation, dans le processus du SMDD pr�vu � Johannesburg.
Les activit�s intersessions se limiteront, en effet, � un
mini-sommet � Rio, le 26 juin, lorsque le Br�sil remettra la
torche du �Sommet de la Terre� � l'Afrique du Sud. Les chefs
d'Etats pr�sents sont susceptibles d'�mettre un communiqu�
destin� � encourager leurs pairs � les rejoindre �
Johannesburg. L'on s'attend �galement � ce que les chefs
d'Etat et de gouvernement se focalisent sur l'ordre du jour du
SMDD, au cours des prochaines r�unions du G-8 et des
dirigeants de l'Union Europ�enne.
A SUIVRE AUJOURDUI
PLENIERE: La Pl�ni�re se r�unira dans
la Salle Nusa Indah, � l'issue de la Pl�ni�re Informelle. Elle
proc�dera probablement � l'adoption du projet de document de
la mise en �uvre.
PLENIERE INFORMELLE: Les d�l�gu�s se
r�uniront en s�ance Pl�ni�re Informelle, � partir de 11h, dans
la Salle Nusa Indah, pour discuter des questions rest�es en
suspens dans le projet de texte du plan.
CONSULTATIONS SUR LES PARTENARIATS: Ces
consultations sont pr�vues � partir de 15h. Consultez le
Journal des Nations Unies pour le lieu.
GROUPES DE CONTACT: Le GC sur le
commerce et le financement se r�unira, le matin, l'apr�s-midi
et le soir, dans la Salle 'Orchid.' Le GC sur la bonne
gouvernance se retrouvera � partir de 10h, dans la Salle
Bandung. Cherchez � vous procurer la r�vision de texte du
mod�rateur sur ce sujet, dans la Salle Bandung, d�s 9h. |