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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 36
Lundi 3 Juin 2002
LES FAITS MARQUANTS DE LA PREPCOM IV DU SMDD:
SAMEDI 1er JUIN 2002
Les délégués se sont réunis en Plénière
Informelle, le matin, l'après-midi et le soir, pour la
résolution des questions en suspens figurant dans le Papier
Révisé du Président, et de son côté, le Groupe de Travail
III sur le thème de la gouvernance pour le développement
durable, s'est réuni, aussi, le matin, l'après-midi et le soir,
pour parachever la deuxième lecture du texte révisé du Vice-président
concernant la question du cadre institutionnel pour le
développement durable. Les groupes de contact sur les
questions du financement et de l'Afrique se sont également
réunis, tout comme les groupes de contact sur les questions de
l'énergie, de la biodiversité et des océans, reconstitués par
la Plénière Informelle, pour la résolution du reste des points
de divergence dans les divers libellés qui se rapportent à ces
sujets. La Plénière Informelle a établi, en outre, un nouveau
groupe de contact sur la question des moyens de mise en œuvre,
pour le traitement des questions non résolues, à l'exclusion
de celles concernant le financement et le commerce
international.
NDLR: La couverture des séances de
travail par le BNT s'est arrêtée à 18h.
LA PLENIERE INFORMELLE
Conduite par le Président du PrepCom, Emil
Salim (Indonésie), la Plénière Informelle se réunit tout au
long de la journée et, de nouveau, dans la soirée, pour une
reprise de l'examen de la mise à jour du Texte Révisé du
Président et la confirmation de l'adoption des libellés
approuvés.
LES MOYENS DE MISE EN ŒUVRE: Au sujet
de l'établissement de centres d'information sur la technologie,
les délégués acceptèrent une formulation de compromis, avancée
par le G-77/ CHINE, appelant à une "impulsion des capacités
institutionnelles nationale disponibles dans les pays en
développement, aux fins d'y améliorer l'accès, la mise au
point, le transfert et la diffusion des technologies
écologiquement rationnelles (TER) et du savoir-faire
correspondant." Au sujet de la fourniture d'une assistance aux
pays en développement pour l'accès aux TER appartenant au
domaine public, l'AUSTRALIE, appuyée par les ETATS-UNIS et le
JAPON, proposa, comme alternative, le libellé approuvé à la
CDD-6 et appelant à la "promotion, au profit des pays en
développement, du transfert des technologies non-brevetées et
non-commercialisées issues des activités de recherche
financées par le secteur public, notamment à travers la
coopération technique." Le G-77/ CHINE préféra le maintien de
la formulation disponible, entre crochets, en attendant le
résultat des consultations. Au sujet des mécanismes pour la
mise au point, le transfert et la diffusion des TER, vers les
pays en développement, le G-77/CHINE appuya l'appel à la mise
en place de tels mécanismes, d'ici 2004, tandis que le JAPON,
les ETATS-UNIS et l'UE préférèrent l'appel au soutien des
mécanismes existants. Le libellé demeure crocheté.
Au sujet de l'aide devant être fournie aux
pays en développement pour le renforcement des capacités en
matière d'accès aux programmes de recherche et développement
multilatéraux et mondiaux, les délégués s'accordèrent sur le
besoin de renforcer leurs capacités dans le domaine de l'accès
à "une part importante" de ces programmes et, "à cet effet,
sur celui de renforcer et, le cas échéant, de créer des
centres de développement durable dans les pays en
développement." Les délégués acceptèrent le libellé, amendé
par les Etats-Unis, avec le soutien du G-77/CHINE, de l'UE et
du JAPON, appuyant l'idée d'une prise de décision intégrant le
Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution Climatique (GIEC),
avec une large participation des experts des pays en
développement. Les délégués adoptèrent les libellés appelant:
au renforcement des capacités des pays en développement dans
le domaine de la formulation et de la mise en œuvre de
politiques de gestion et de protection environnementale; à
l'utilisation des technologies satellitaires; et au traitement
des contraintes financières auxquelles se trouvent confrontées
les institutions d'enseignement supérieur. Aucun accord ne fut
atteint sur les libellés appelant à la mise à disposition de
ressources nouvelles et supplémentaires, à l'adoption d'un
calendrier pour l'élimination des décalages entre les sexes
dans les cycles primaire et secondaire, et à l'insertion d'une
référence au travail des enfants.
Les délégués ne parvinrent pas, non plus, à
s'accorder sur les références au suivi des plans d'action
appliqués dans le domaine de l'éducation, et sur le point de
savoir si, oui ou non, il fallait promouvoir le caractère
abordable de l'inscription, à la fois, dans les universités et
dans les institutions des pays industrialisés, pour les
étudiants issus des pays en développement, "tel qu'approprié."
L'élaboration d'indicateurs au niveau national, fut un autre
point de contention, avec le G-77/CHINE encourageant
l'insertion de la formulation retenue par la CDD-9 sur la
question des indicateurs, et la SUISSE, contrée par les
ETATS-UNIS, plaidant plutôt pour des indicateurs pour la
mesure de l'impact des modes de consommation et de production
des pays industrialisés. Un accord fut réalisé sur le
développement et la promotion d'une application élargie des
évaluations d'impact, en tant qu'instruments nationaux.
A l'issue de la première lecture, par la
Plénière Informelle, des paragraphes approuvés de la mise à
jour du Papier Révisé du Président, le Président Salim
invita le Vice-président Ihab Gamaleldine (Egypte) à
coordonner la résolution des questions restées en suspens dans
le libellé consacré aux moyens de mise en œuvre, notamment les
clauses concernant: la mobilisation de ressources nouvelles et
supplémentaires; l'application du principe de précaution; des
références aux biens publics mondiaux; et aux questions du
décalage entre les sexes et du travail des enfants. Salim
ré-établit les groupes de contact sur les thèmes des océans et
de l'énergie, sous la conduite respective des Coprésidents du
Groupe de Travail I, Kiyotaka Akasaka (Japon) et Maria Viotti
(Brésil).
Salim adjugea l'acceptation des textes
approuvés dans le groupe de contact sur les océans
(A.CONF.199/PC/L.1/Rev.1/WG.I paragraphes 27-31) et dans le
groupe de contact sur l'énergie (A/ CONF.199/PC/L.1/Rev.1/WG.1
paragraphe 9, 17), sautant les libellés crochetés et les
transmettant aux différents comités formés. Richard Ballhorn
(Canada) introduisit le texte sorti du groupe de contact sur
l'Afrique (A/CONF.199/PC/WGII/CG/AFRICA/ Rev.4), à la suite de
quoi, le Président Salim, adjugea l'acceptation des libellés
déjà approuvés.
LE GROUPE DE TRAVAIL III
Coprésidé par Ositadinma Anaedu (Nigeria)
et Lars-Göran Engfeldt (Suède), ce Groupe de Travail
poursuivit, tout au long des séances du matin, de l'après-midi
et de la soirée, la négociation de la version révisée du texte
des Vice-présidents distribué le 27 mai (Les Cadres
Institutionnels du Développement Durable).
Le Président introduisit les libellés de
compromis retenu pour nombre de paragraphes, en commençant par
le chapitre consacré au rôle et aux fonctions de la CDD. Les
délégués s'accordèrent sur le besoin de voir la CDD mettre
l'accent sur son rôle dans la mise en œuvre à tous les niveaux,
y compris celui de servir de point focal pour la discussion
des partenariats. Il suggéra ensuite la suppression de quatre
paragraphes portant sur les acteurs sociaux et les
partenariats, le contenu desquels figurant déjà ailleurs dans
le Papier des Vice-présidents. Les ETATS-UNIS et l'UE
réservèrent leurs positions. La question du partenariat
émergea à plus d'une reprise dans la discussion, et plusieurs
délégations appelèrent à l'établissement d'une liste de toutes
les références aux partenariats, pour décider de leur
emplacement et de leur longueur. Le G-77/ CHINE préféra les
voir placées dans un seul endroit, sur une seule page. Un
certain nombre de paragraphes négociés restent tributaires des
références au partenariat qui y figurent encore crochetées par
le G-77/CHINE.
Le débat autour de la nécessité pour la CDD
de se focaliser sur les thèmes "nouveaux et émergeant," comme
partie intégrante de son programme de travail devant être
défini par l'Assemblée Général de l'ONU, laissa ce libellé
placé entre crochets par le G-77/ CHINE. La plupart des
délégués, en particulier, le G-77/CHINE, préféra limiter les
sessions de la CDD à une fois tous les deux ans, tandis que
les ETATS-UNIS, appuyés par le Japon, plaidèrent pour une fois
tous les quatre ans. Le G-77/CHINE plaça entre crochets toutes
les références à la mise en applications des résultats de
Rio+5, avancées par l'UE. Le libellé appelant à une
utilisation plus efficace des rapports nationaux par la CDD
pour l'élaboration des recommandations appropriées, fut
accepté.
On parvint à un accord sur le chapeau du
chapitre consacré aux modalités pratiques du programme de
travail de la CDD, ainsi que sur le libellé intéressant l'avis
de la communauté scientifique, mais les références à la
contribution des éducateurs et à l'utilisation des méthodes
contemporaines de collecte de diffusion des données, demeurent
non résolues.
Des objections furent exprimées par le
G-77/CHINE concernant l'appel au chargement du Comité Exécutif
des Nations Unies (CEB) de la mise en place de réseaux de
collaboration en vue de faciliter la coordination inter-agences
et l'intégration du développement durable.
Un accord fut atteint sur les libellés
appelant à la rationalisation du calendrier des réunions
internationales consacrées au développement durable et à la
réduction du temps imparti aux négociations, et à une pleine
utilisation des développements survenus dans les ICT.
La SUISSE proposa de traiter, ailleurs dans
le texte, les r�f�rence � la CCD et au FEM, en sa qualit� de
m�canisme financier de cette derni�re. Le Pr�sident d�f�ra la
discussion autour de ce sujet.
Le paragraphe appelant � l'identification
des lacunes et � l'�limination des duplications constat�es
dans le libell� consacr� au cadre institutionnel international
n�cessaire � une meilleure coordination, fut approuv�,
exception faite du terme "coh�rence," rest� entre crochets. Le
chapeau du chapitre consacr� aux arrangements institutionnels,
au niveau r�gional, fut approuv�, mais le travail sur la
re-formulation du libell� appelant � l'�laboration de
strat�gies et de plans r�gionaux de d�veloppement durable,
notamment, � travers l'am�lioration de la coop�ration entre
les commissions r�gionales, les banques de d�veloppement et
autres organes, se poursuit.
LES GROUPES DE CONTACT
Un nouveau groupe de contact sur le th�me
des moyens de mise en �uvre, conduit par le Vice-pr�sident
Gamaleldine, fut �tabli l'apr�s-midi pour le traitement de
toutes les questions en suspens, hormis celles figurant dans
le chapitre consacr� au commerce international et au
financement, en cours d'examen dans le groupe de contact
mod�r� par John Ashe (Antigua et Barbuda). Les Vice-pr�sidents
Viotti et Akasaka pr�sid�rent, respectivement, les groupes de
contact sur la question des oc�ans et celle de l'�nergie, qui
avaient �t� reconstitu�s par la Pl�ni�re Informelle de l'apr�s-midi.
L'AFRIQUE: Ce Groupe se r�unit, le
matin, sous la pr�sidence de Richard Ballhorn (Canada). Les
participants accept�rent le paragraphe appelant � une gestion
rationnelle des produits chimiques. Aucun accord ne put �tre
atteint autour des paragraphes portant sur les questions ayant
trait au r�gime foncier, le G-77/CHINE plaidant en faveur d'un
libell� se r�f�rant � "l'acc�s aux droits li�s � la propri�t�
terrienne et fonci�re"; � l'acc�s des produits africains aux
march�s, les d�l�gu�s exprimant des points de vue divergents
par rapport aux r�f�rences aux pays les moins avanc�s et aux
accords commerciaux particuliers; et sur la conservation de la
diversit� biologique de l'Afrique, les d�l�gu�s �tant en
d�saccord sur le libell� appelant aux r�f�rences retenues par
la Convention sur la Diversit� Biologique (CDB). Un long d�bat
suivit, au sujet du chapeau introductif du chapitre, notamment,
les r�f�rences aux d�fis pos�s aux efforts de l'Afrique dans
la domaine de la mise en �uvre du d�veloppement durable.
LE FINANCEMENT: Pr�sid� par John Ashe
(Antigua et Barbuda), ce Groupe se r�unit l'apr�s-midi. Dans
le paragraphe consacr� � la mise en application du Plan
d'Action 21, de longues tractations � � la fois, � l'int�rieur
et � l'ext�rieur du groupe de contact � eurent lieu autour des
r�f�rences au principe de responsabilit�s communes mais
diff�renci�es, et au soutien de "l'�laboration et" de la mise
en application de politiques et de programmes nationaux. Les
d�l�gu�s d�lib�r�rent �galement sur le paragraphe appelant �
l'instauration d'un environnement domestique favorable,
exprimant des divergences sur le point de savoir si, oui ou
non, il fallait ins�rer la formulation retenue � Monterrey.
LA BIODIVERSITE: Mod�r� par A.
Gopinathan (Inde), ce groupe de contact tint sa troisi�me
r�union le samedi matin. Au cours de ses r�unions pr�c�dentes,
le Groupe s'�tait focalis� sur cinq sujets de contention
appelant: au partage des avantages tir�s de la diversit�
biologique par les pays d'origine et leurs populations
locales; � une r�duction significative des pertes de
biodiversit�, d'ici 2010; � la n�gociation de la mise en place
d'un r�gime international favorisant la promotion effective et
la sauvegarde d'un partage juste et �quitable des avantages
tir�s de l'utilisation de la biodiversit� et de ses
composantes; et � la promotion de la synergie et du soutien
mutuel entre la CDB, le commerce international, les accords
sur les droits de propri�t� intellectuelle et l'OMC. Outre la
question du partage des avantages avec les communaut�s
locales, en particulier, des pays d'origine, qui avait �t�
approuv�e auparavant, le groupe parvint, sur la question de la
synergie, � une formulation de compromis attentant la
consultation des capitales, stipulant "qu'en vue de renforcer
la synergie et le soutien mutuel, de promouvoir, sans pr�juger
de leurs r�sultats, les discussions concernant les
interconnexions entre les obligations of CDB et celles des
accords sur le commerce international et les droits de
propri�t� intellectuelle qui s'y rapportent, tel qu'�nonc�
dans la D�claration Minist�rielle de Doha et dans les
d�cisions prises dans le cadre de ces accords." Aucun accord
n'a, toutefois, pu �tre r�alis� sur les trois autres
questions.
DANS LES COULOIRS I
Prenant des pauses pour regarder les matchs
de la Coupe du Monde de football, les participants ont pass�
la journ�e du samedi s'adonnant � ce que l'un d'eux a appel�,
un exercice "n�vros�". L'on s'attend a ce que la lenteur du
rythme de la progression des travaux, le surmenage et le
recours � des groupes de contact plus t�t dans la journ�e,
culminant, peu apr�s minuit, en une discussion autour de la
proc�dure � suivre, continuent � r�gner sur le processus de
r�solution des questions sur lesquelles les d�l�gations
campent sur des positions polaris�es ou sont en d�saccord.
L'indication fournie par le Pr�sident, selon laquelle ces
questions seront trait�es, lundi, durant la Pl�ni�re
Informelle et les groupes de contact, a donn� lieu � ce que
l'un des participants a appel� "l'id�e floue du lundi." En
d�pit du sentiment grandissant que la Pl�ni�re Informelle n'a
plus grand chose � r�colter, il y a une reconnaissance que la
gamme des questions en suspens est encore trop large pour �tre
r�solue par des �changes de concessions dans des groupes de
contact. Certains ont postul� que l'absence de progr�s �tait
le r�sultat des br�ches ouvertes au niveau de la proc�dure
suivie, les d�l�gu�s ayant �t� autoris�s � rouvrir des
libell�s approuv�s, et la perception, par certains, qu'on a
encore cinq jours de disponibles pour la n�gociation..
Certains observateurs se sont interrog�s sur l'int�r�t de tout
cela, le Papier n'�tant pas appel� � avoir un caract�re
juridique contraignant�
DANS LES COULOIRS II
En cette huiti�me journ�e de travaux, alors
que les d�l�gu�s sont encore pris dans la n�gociation du
programme d'action, les sp�culations ont port� largement sur
la question de savoir ce que la deuxi�me semaine pouvait
apporter pour l'�laboration de la d�claration politique. La
m�thode � employer dans son �laboration et son contenu sont
encore flous, certains postulant qu'ils seraient, peut-�tre,
tir�s des chapeaux du programme d'action. On croit savoir que
le Pr�sident Salim a re�u des contributions pour le document
et qu'il est en train d'�laborer un projet de texte qui
servirait de plate-forme pour les discussions.
Dans l'intervalle, le Secr�tariat conseille
aux d�l�gu�s de proc�der � la re-confirmation de leurs billets
d'avion et d'�viter de modifier leurs vols, au risque de
perdre leurs places, compte tenu de la forte demande provoqu�e,
dans cette r�gion, par la Coupe du Monde�
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La s�ance nocturne de la
Pl�ni�re est pr�vue de 20h � 23h dans la Salle Nusa Indah,
pour la r�solution des questions en suspens dans la mise �
jour du Papier R�vis� du Pr�sident.
PLENIERE INFORMELLE: La Pl�ni�re
Informelle se r�unira de nouveau dans la Salle Nusantara 1, de
10h � 13h et de 15h � 18h, pour l'ach�vement de la n�gociation
de la mise � jour du Papier R�vis� du Pr�sident. La
session commencera probablement par les chapitres qui n'ont
pas, encore, �t� examin�s par la Pl�ni�re Informelle, �
savoir, les questions institutionnelles, celles touchant au
financement et au commerce international et les aspects ayant
trait aux moyens de mise en �uvre, puis se penchera sur les
chapitres consid�r�s jeudi et vendredi dernier. Cherchez �
vous procurer le nouveau projet consolid� du Plan de mise
en �uvre pour le Sommet Mondial du D�veloppement Durable (A/CONF.199/PC/
L.5).
LES PARTENARIATS: Les Consultations
Officieuses sur la question des partenariats auront lieu de
10h � 13h, dans la Salle de Gen�ve. |