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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 35
Samedi 1er Juin 2002
LES FAITS MARQUANTS DE LA PREPCOM IV DU SMDD:
VENDREDI 31 MAI 2002
Les délégués se sont réunis, le matin, en
séance Plénière, pour entendre les présentations par les
Coprésidents des Groupes de Travail I et II concernant les
progrès réalisés dans chaque groupe, et pour procéder à
l'examen de l'accréditation des OIG et des ONG. Une Plénière
Informelle combinant les Groupes de Travail I et II s'est
tenue dans l'après-midi et dans la soirée dans un effort de
résoudre les libellés crochetés. A l'issue de la Plénière, le
Groupe de Travail III s'est réuni tout au long de la journée
et de nouveau, dans la soirée. Les groupes de contact sur les
questions de l'énergie, des océans, de l'Afrique et du
financement ont poursuivis leurs réunions toute la journée, et
certains d'entre-eux se sont réunis en nocturne.
NDLR: La couverture des séances par le
BNY s'est arrêtée à 18h
LA PLENIERE
Le Président du PrepCom, Emil Salim (Indonésie)
proposa, et les délégués accréditèrent auprès du SMDD, deux
organisations intergouvernementales, le 'Centre du Pacifique
pour l'Environnement et le Développement Durable et le Centre
International de la Recherche Forestière. Il invita ensuite
les délégués à procéder à l'examen, reportée le lundi 27 mai,
de l'accréditation de l'ONG 'le Centre Tibétain des Droits de
l'Homme et de la Démocratie, attirant l'attention sur l'annexe
II du document A/CONF.199/pc/20 et la lettre, concernant ce
sujet, soumise par la Chine au Secrétaire Général de l'ONU
(A/CONF.199/pc/19). Apportant leur appui à l'accréditation de
l'ONG, le délégué des ETATS-UNIS déclara que toutes les ONG
légitimes devaient être accréditées, et l'UE et d'autres pays
associés déclarèrent que le droit d'exprimer ses vues est un
aspect de la démocratie internationale. La Chine appela à la
conduite d'un vote, par appel, pour une motion d'inaction et
ce, en vertu du paragraphe 2 de la Clause 67 du règlement
intérieur de la commission fonctionnelle de l'ECOSOC, notant
que les activités du Centre Tibétain étaient, entre autres,
en contradiction avec la Charte de Nations Unies. En vertu
de la Clause 49 du règlement intérieur de la commission
fonctionnelle de l'ECOSOC, deux délégations, nommément, le
PAKISTAN et CUBA, apportèrent leur appui à la motion de la
Chine. Les ETATS-UNIS et l'UE y firent objection. Le Président
Salim appela à un vote par appel, la motion fut acceptée, et
l'accréditation du Centre Tibétain fut rejetée. A l'issue du
vote, le Président Salim demanda aux Présidents des Groupes de
Travail de présenter leurs rapports sur l'état d'avancement de
leurs travaux..
LES RAPPORTS SUR L'ETAT D'AVANCEMENT DES
TRAVAUX: Au nom du Groupe de Travail I, Kiyotaka Akasaka (Japon)
expliqua que près de 80% des libellés avaient été approuvés
(A/CONF.199/PC/WG.I/2), mais qu'un délai supplémentaire était
nécessaire pour l'examen des questions contentieuses, en
particulier, celles ayant trait aux thèmes de l'énergie et des
océans. Plusieurs références se trouvaient encore entre
crochets, notamment celles concernant: la manière de traiter
la question des responsabilités communes mais différenciées;
l'assistance financière et technique, sujet abordé par le
Groupe de Travail II dans son débat sur les subventions ayant
rapport avec le commerce; et le point de savoir s'il fallait
utiliser le terme "lancer" ou le terme "promouvoir," dans les
divers paragraphes. Akasaka fit part de son espoir de voir le
Groupe de Travail parvenir à la résolution des questions en
suspens.
Richard Ballhorn (Canada) présenta le
rapport sur l'état d'avancement des travaux du Groupe de
Travail II (A/CONF.199/ PC/WG.II/2). Il y identifia les
questions non résolues restantes, notamment, celles ayant
trait aux thèmes du commerce international, du financement et
du développement durable pour l'Afrique, en cours d'examen
dans des groupe de contact. Il nota l'adjonction de deux
nouveaux paragraphes proposés par d'autres groupes régionaux,
nommément, l'Amérique Latine et les Caraïbes, l'Asie et le
Pacifique, et l'ECE des Nations Unies, axés sur l'Europe
Centrale et de l'Est.
En clôturant le débat, le Président Salim
indiqua que, l'après-midi, la Plénière se transformera en une
Plénière Informelle combinant les efforts des Groupes de
Travail I et II visant à résoudre les points en suspens, et
que les groupes de contact sur les thèmes de l'Afrique, de
l'énergie, des océans, du financement et du commerce
international poursuivront leurs réunions pour la résolution
de ces questions.
LA PLENIERE INFORMELLE
Ouvrant la Plénière informelle, le
Président Salim indiqua qu'il entendait entamer l'examen de la
mise à jour du Papier Révisé du Président, en se
concentrant sur les points où le consensus est requis. Il
invita les délégués à commencer par l'examen du chapitre
consacré à l'éradication de la pauvreté, traité par le Groupe
de Travail I (A/CONF.199/PC/WG.I/2), compte tenu du fait que
les délégués se trouvaient dans le processus de consultations
avec leurs Capitales respectives sur les paragraphes
introductifs portant: sur l'engagement à prendre des mesures
concrètes, "gardant à l'esprit le principe de responsabilités
communes mais différenciées;" sur le respect des droits de
l'Homme et de la diversité culturelle, considéré comme étant
essentiel à la concrétisation du développement durable; sur le
besoin urgent de mettre un terme à l'adoption et à
l'application de mesures coercitives unilatérales
incompatibles avec la Charte des Nations Unies; sur le besoin
de mettre fin, entre autres, à l'occupation étrangère,
en vue de permettre la réalisation du développement durable;
et sur la reconnaissance de l'importance de l'éthique dans le
développement durable.
L'ERADICATION DE LA PAUVRETE: Les
délégués acceptèrent, sans objection, l'ensemble des
paragraphes approuvés dans le Groupe de Travail. Il
s'accordèrent également sur le libellé appelant à la
réalisation des objectifs de développement durable ayant
trait, entre autres, au Plan d'Action 21 et autres
conférences "pertinentes" des Nations Unies, et à
l'accroissement de l'accès aux prestations sanitaires
permettant l'amélioration de la santé humaine et la réduction
de la mortalité infantile.
L'accord autour de certains paragraphes fut
déféré, en attendant l'examen des chapitres en rapport
appelant: à la fourniture de ressources financières adéquates
et prévisibles pour la mise en œuvre de la Convention sur la
Lutte contre la Désertification; à réduire de moitié, d'ici
2015, la proportion des gens n'ayant pas accès à des
prestations sanitaires améliorées; et à l'accès des femmes,
entre autres, aux services et aux soins de santé. Le
délégué des Etats-Unis, avec l'AUSTRALIE, et contré par le
G-77/CHINE, nota que l'objectif de l'accès aux prestations
sanitaires est un thème intersectoriel, nécessitant d'être
examiné en conjonction avec les objectifs similaires figurant
dans le texte entier. L'UE fit objection à l'établissement
d'un Fonds Mondial de Solidarité, ses objectifs étant vagues,
et la NORVEGE encouragea le report de la discussion autour de
la mise en place de politiques et de moyens visant à améliorer
la situation des populations indigènes et de leurs communautés.
Le Président Salim déféra la discussion autour du thème de
l'énergie, en attendant les conclusions du groupe de contact
chargé de l'examen de ce sujet.
Au sujet de la contribution du
développement industriel à l'éradication de la pauvreté, les
délégués s'accordèrent sur le chapeau et sur tous les
sous-alinéas du chapitre, à l'exception de celui appelant à la
fourniture d'une assistance consacrée à l'accroissement des
opportunités d'emploi génératrices de revenus, respectant les
normes internationales du BIT, qui a rencontré l'opposition du
G-77/CHINE. Les délégués acceptèrent le chapeau et l'ensemble
des sous-alinéas du libellé appelant à introduire, d'ici 2020,
des améliorations significatives dans la vie d'au moins 100
millions de résidents de bidon-villes, comme proposé dans
l'initiative "Villes sans Taudis" de 'Cities Alliances’.
CHANGEMENT DES MODES NON VIABLES DE
CONSOMMATION ET DE PRODUCTION: Dans le paragraphe appelant
à des changements fondamentaux de la manière dont les sociétés
produisent et consomment, les délégués ne parvinrent pas à
s'accorder sur le point de savoir si, oui ou non, il fallait
inclure une référence au principe des responsabilités communes
mais différenciées. Les ETATS-UNIS et le JAPON souhaitèrent
examiner toute les formulations consacrées à ce principe,
tandis que le G-77/CHINE attira l'attention le libellé
pertinent figurant dans la Résolution 55/199 de l'AG.
La SUEDE, qui avait été chargée de modérer
le groupe "dans les couloirs" sur le paragraphe appelant à la
mise en place d'un programme consacré à l'utilisation
efficiente des ressources, rapporta que le groupe n'est pas
parvenu à résoudre ses nombreux points de divergence. La
NOUVELLE ZELANDE rapporta également que les discussions "dans
les couloirs" autour de l'élaboration d'outils d'information
pour les consommateurs, n'ont été concluantes. Les délégués ne
parvinrent pas à s'accorder sur la référence à l'approche
basée sur le cycle de vie, le G-77/CHINE insistant sur sa
suppression, et l'UE, le JAPON, la NORVEGE et la SUISSE,
plaidant pour son maintien. Les délégués étaient, également,
en divergence sur le paragraphe de rechange appelant à
l'amélioration de l'efficience et de productivité de l'énergie,
de l'eau et des matières premières.
Les délégués acceptèrent un certain nombre
de paragraphes consacrés: à l'accroissement des
investissements dans la production propre et dans
l'éco-efficacité, dans tous les pays; à l'intégration de la
question des modes de production et de consommation dans les
politiques de développement durable; au renforcement de
l'imputabilité et de la responsabilité environnementale et
sociale du secteur de l'entreprise; et à l'encouragement des
autorités pertinentes, à tous les niveaux, à prendre en ligne
de compte les considérations de développement durable dans les
processus décisionnels.
La proposition de Salim concernant la
disposition appelant à développement de l'usage "de véhicules
rationnels de point de vue écologique et efficace du point de
vue consommation, par tous, et en particulier, par les pays en
développement," fut appuyée par le JAPON, les ETATS-UNIS et
l'UE, et contrée par le G-77/CHINE. La SUISSE, qui préside les
consultations menées "dans les couloirs" sur les questions
ayant trait au thème des produits chimiques, indiqua que cinq
questions attendaient encore le consensus, précisant que les
consultations risquaient de s'étaler jusqu'à la semaine
prochaine. Les délégués s'accordèrent sur la spécification de
la Convention de Bâle dans le libellé consacré à la prévention
du trafic illicite international des produits chimiques
dangereux.
PROTECTION ET GESTION DE LA BASE DES
RESSOURCES DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL: Les
délégués ne parvinrent pas à s'entendre sur le point de savoir
si les pertes de ressources naturelles devaient être "arrêtées"
ou "inversées," sur le point de savoir s'il fallait lancer "un
programme d'actions" ou "des programmes d'action" pour la
réalisation de l'objectif de la Déclaration du Millénaire
concernant l'eau potable salubre, et sur le point de savoir
s'il fallait rattacher ces actions à l'objectif des
prestations sanitaires améliorées. Le délégué des ETATS-UNIS a
préféré discuter, de manière collective, toutes les références
figurant dans le Papier appelant : à des ressources
nouvelles et supplémentaires; à un soutien financier et
technique; à une assistance financière, technique et
technologique.
Les délégués acceptèrent les paragraphes
consacrés: à la gestion et l'eau et aux plans d'efficience; au
soutien des efforts de suivi et d'évaluation qualitative et
quantitative des ressources en eau; à la coordination entre
les divers organes et processus internationaux et
intergouvernementaux travaillant sur les questions ayant trait
à l'eau; et une approche intégrée, multirisques et inclusive
dans le traitement de vulnérabilité, de l'évaluation des
risques et de la gestion des catastrophes. Après des
discussions, les délégués acceptèrent le paragraphe consacré à
la détermination "des" effets du changement climatiques, après
y avoir supprimé les options "adverses" et "quelconques".
LE GROUPE DE TRAVAIL III
Coprésidé par Ositadinma Anaedu (Nigeria)
et Lars-Göran Engfeldt (Suède), ce Groupe de Travail reprit la
négociation du texte des Vice-présidents du 27 mai, Cadre
Institutionnel du Développement Durable, au cours des
séances de l'après-midi et de la soirée. Le Président offrit
des libellés de compromis de certains paragraphes débattus
auparavant. Le Groupe s'accordèrent sur le paragraphe traitant
de l'intégration de la mise en œuvre du Plan d'Action 21 et
des conclusions du SMDD dans les programmes de travail des
agences et autres institutions des Nations Unies. Deux
paragraphes ayant trait aux questions financières furent
transmis dans le groupe de contact sur les thème du commerce
et du financement.
La plupart des paragraphes furent laissés
en suspens. Il y eut une longue discussion sur la manière de
refléter la décision de la Septième Session Extraordinaire du
Conseil d'Administration du PNUE/Troisième Forum Mondial des
Ministres de l'Environnement concernant l'adhésion future,
avec les ETATS-UNIS et le G-77/CHINE faisant objection à la
mention de la question "d'adhésion universelle," et le CANADA
et l'UE, préférant une référence à ce sujet. Le paragraphe
consacré à la convention des Nations Unies sur la lutte contre
la corruption rencontra, de nouveau, l'opposition du
G-77/CHINE, "parce que le sujet n'est pas mentionné dans le
Plan d'Action 21," mais l'UE, la NORVEGE, les ETATS-UNIS et
nombre d'autres pays apportèrent leur appui à ce libellé. Le
délégué des ETATS-UNIS argua contre le libellé appelant à un
soutien "significatif" du Programme Capacité 21 du PNUD, tel
que proposé par le G-77/CHINE.
HABITAT fut ajouté à la liste des agences
qui ont besoin de rehausser leur contribution dans les
programmes de développement durable, en particulier, dans le
domaine du renforcement des capacités, mais l'UE crocheta, de
nouveau, la référence au "Plan d'Action 21 et aux conclusions
du SMDD" dans ce contexte.
Dans le paragraphe consacré au rôle de
l'Assemblée Générale de l'ONU, le G-77/CHINE, les ETATS-UNIS
et le CANADA requirent la suppression de la référence à une "évaluation
politique exhaustive triennale" par l'AG, et le G-77/CHINE,
appuyé par l'UE, proposa l'insertion d'une référence aux
piliers économique, social et environnemental. Des divergences
demeurent sur le point de savoir s'il fallait maintenir ou
supprimer la référence au développement durable, en tant que
"cadre général des activités des Nations Unies," avec le
G-77/CHINE insistant sur sa suppression et sur le passage du
mandat de la Troisième Commission de l'AG sur les questions
sociales à la Deuxième Commission. L'UE resta l'unique
délégation favorable à cette dernière proposition. Le libellé
de l'UE appelant à "approfondir la compréhension du
développement durable" et à la rationalisation de
l'élaboration des rapports nationaux, au cours de l'AG,
demeure entre crochets.
LES GROUPES DE CONTACT
L'AFRIQUE: Modéré par Richard Ballhorn
(Canada), ce groupe discuta de divers amendements, l'une des
délégations mettant l'accent, dans un certain nombre de
paragraphes, sur des processus conduits et entièrement
maîtrisés par les pays concernés eux-mêmes, comme les Papiers
sur les Stratégies de Réduction de la Pauvreté. Il n'y eut pas
d'accord sur la référence à la protection des droits de
l'Homme. Les délégués acceptèrent le paragraphe concernant la
réaction précoce aux situations conflictuelles émergentes,
bien qu'ils eussent déféré la discussion sur la question de
son emplacement dans le texte. Le groupe parvint également à
un accord sur quelques-unes des questions en suspens
consacrées à la productivité industrielle, aux activités
minières et à l'industrie métallurgique, et aux programmes sur
l'environnement marin et côtier.
LES OCEANS: Modéré par Guy O’Brien (Australie),
ce groupe paracheva ses travaux au cours de la séance du matin
et d'une brève séance de l'après-midi. Le Consensus fut
atteint sur la question de l'établissement de zones marines
protégées, et sur l'inclusion "des récifs coralliens et des
zones humides" dans les programmes visant à endiguer les
pertes de biodiversité. Les délégués continuèrent à être en
désaccord sur les considérations de coordination et de
coopération sur les questions ayant trait au thème des océans,
et sur la ratification et de mise en application des
conventions non spécifiées et des instruments en rapport
visant à renforcer la protection de l'environnement marin
contre la pollution et les préjudices écologiques causés par
les navires. Les délégués s'approchèrent, sans l'atteindre,
d'un consensus sur la référence à l'octroi d'un accès aux
droits relatifs aux stocks des hautes mers. S'agissant de la
question de la conservation et de l'utilisation durable des
ressources marines vivantes, les appels à l'insertion d'une
référence au libellé du Plan d'Action 21, lancés par un
certain nombre de délégations, furent affrontés par des
requêtes d'inclure une référence à des paragraphes spécifiques
permettant de clarifier les contextes dans lesquels le libellé
est utilisé.
L'ENERGIE: Modéré par Gustavo Ainchil
(Argentine), ce groupe se réunit dans l'après-midi et dans la
soirée pour poursuivre la discussion des questions
contentieuses, travaillant sur la plate-forme du texte révisé.
Des controverses demeurent sur la formulation de la référence
aux types d'énergie particuliers. Une délégation proposa un
nouveau libellé appelant à l'adoption, au niveau national,
d'un calendrier pour la suppression progressive des
subventions préjudiciables accordées dans le secteur de
l'énergie, exception faite de celles ciblant directement les
pauvres et les personnes à bas revenus, et les pays les moins
avancés. Les délégués ne parvirent pas à s'accorder sur le
libellé faisant référence aux partenariats
LE FINANCEMENT: Présidé par John Ashe
(Antigua et Barbuda), ce groupe se réunit dans la matinée,
dans l'après-midi et dans la soirée, pour poursuivre l'examen
du projet de texte élaboré par le modérateur sur la question
des moyens de mise en œuvre (A/ CONF.199/PC/WGII/CG/Finance
and Trade), axé, en particulier, sur les thèmes du financement
et du commerce. Les délégués procédèrent à une lecture du
texte, paragraphe par paragraphe, introduisant nombre
d'amendements et insérant des libellés de rechange. Les sujets
couverts englobent: l'instauration d'un environnement
domestique favorable à la mobilisation des ressources
intérieures, l'architecture financières internationale et la
volatilité des flux de capitaux, à court terme, la troisième
reconstitution des fonds du FEM, la dette et la
restructuration de la dette, l'accroissement des flux de
l'investissement extérieur direct (IED), l'accès aux marchés,
le renforcement des capacités pour la mise en œuvre des
résultats de la Conférence Ministérielle de Doha et pour la
réduction des tarifs.
Plusieurs amendements furent introduits en
vue d'harmoniser le texte avec la Déclaration Ministérielle de
l'OMC de Doha et /ou du Consensus de Monterrey. Parmi les
sujets restés en litige, figurent les propositions appelant: à
des instruments nouveaux et innovants pour le traitement de la
dette; à un assortiment d'instruments consacré au redressement
des dettes autres que celles couvertes par l'Initiative en
faveur des Pays Pauvres Lourdement Endettés (PPLE); à un accès
aux marchés, ne donnant pas lieu à un traitement préférentiel
pour les produits des pays en développement; la suppression
des sanctions commerciales unilatérales; et l'appel à la prise
d'engagements en faveur de la Déclaration Ministérielle de
Doha.
DANS LES COULOIRS
Alors qu'à Bali, les négociations se
poursuivent doucement, des préoccupations de plus en plus
pressantes se font entendre à New York concernant le sort du
SMDD. Des sources dignes de foi ont déclaré que le Secrétaire
Général de l'ONU, Kofi Annan, ne veut pas voir une autre
conférence échouer en Afrique du Sud, en particulier après la
débâcle vécue, l'année dernière, à la conférence de Durban sur
le Racisme. En conséquence de quoi, des discussions ont été
menées, notamment, au cours de la réunion du jeudi 30 mai, sur
les voies et moyens de "sauver" le SMDD, y compris les voies
et moyens de rehausser le profil du Sommet de manière positive
et les voies et moyens de mieux s'assurer d'une participation
de haut niveau. L'une des options considérées, a consisté en
la possibilité d'identifier une ou plusieurs personnalités
éminentes pouvant servir "de meneurs de ban", pour le SMDD,
pour aller rencontrer les chefs d'Etats et les encourager à se
rendre à Johannesburg. Reste que pour que cette idée
fonctionne, les documents qui sortiront de Bali doivent être
également persuasifs.
Compte tenu du scepticisme grandissant �
l'�gard du Sommet, des �changes ont eu lieu sur les
possibilit�s de faire �voluer la perception des choses
entourant le Sommet, en entreprenant, par exemple d'encourager
une plus ample couverture m�diatique. Car, susciter l'int�r�t
des media et de l'opinion publique pour les amener �
s'int�resser de plus pr�s aux tenants et aux aboutissants de
l'�v�nement, pourrait entra�ner sur le terrain, une attention
r�elle � la mise en �uvre du Plan d'Action 21 -- qui porterait
en particulier sur les conclusions de Type II et autres
exp�riences probantes v�cues dans le domaine du d�veloppement.
Si cela se produisait, il est tout � fait possible que la
r�ussite du Sommet ne soit pas mesur�e, uniquement, en
fonction du contenu des documents n�goci�s et de la pr�sence
de plus d'une centaine de chefs d'Etats.
DANS LES COULOIRS II
Les tractations ont commenc� et certains
participants ont fait part de leur frustration concernant le
rythme de progression des n�gociations au sein du groupe sur
le financement. Au cours des consultations
informelles-informelles, quelques participants ont �t�
stup�faits de voir leurs tentatives d'ins�rer une clause
appelant � la concr�tisation des promesses faites � Monterrey,
�tre r�fut�es sur la base que ces derni�res n'avaient pas �t�
document�es � Monterrey, ce qui a amen� l'un des participants
� d�plorer ouvertement la s�lection tendancieuse op�r�e dans
les promesses faites � Monterrey.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE INFORMELLE: La Pl�ni�re
informelle se r�unira de nouveau dans la Salle Nusantara 1, de
10h � 13h, puis de 15h � 18h et enfin de 20h � 23h, pour
terminer la consid�ration des questions rest�es en suspens
dans les Chapitres I - IX de la mise � jour du Papier
R�vis� du Pr�sident.
GROUPE DE TRAVAIL III: Le GT-III se
r�unira dans la Salle de Gen�ve, de 10h � 13h, puis de 15h �
18h et enfin de 20h � 23h, pour poursuivre l'examen du papier
du Vice-pr�sident sur le cadre institutionnel du d�veloppement
durable.
GROUPES DE CONTACT: Les consultations
Informelles-informelles se poursuivront dans les groupes de
contact sur les th�mes du financement et de l'Afrique. Le
groupe de contact sur le financement et le commerce se r�unira
de 15h � 18h et de 20h � 23h, dans la Salle Frangipani, pour
continuer l'examen des libell�s des mod�rateurs, consacr�s �
ces chapitres. Le groupe de contact sur l'Afrique tiendra une
br�ve s�ance, le matin, � partir de 10h dans la Salle
Nusantara 2, pour poursuivre l'examen de ce chapitre. |