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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 34
Vendredi 31 Mai 2002
LES FAITS MARQUANTS DE LA PREPCOM IV DU SMDD:
JEUDI 30 MAI 2002
Les délégués se sont réunis tout au long de
la journée dans des groupes de travail et des groupes de
contact parallèles. Les Groupes de Travail I et II se sont
réunis toute la journée et en séance nocturne, pour poursuivre
la négociation du Texte Révisé du Président. Le Groupe
de Travail III s'est réuni le matin et a parachevé sa première
lecture du papier du Vice-président concernant le cadre
institutionnel du développement durable. Dans la soirée, les
Groupes de Travail I et III se sont réunis pour entamer la
deuxième lecture de leurs textes. Les groupes de contact sur
les thèmes des océans, de l'énergie, de l'Afrique, de la bonne
gouvernance et du financement ont également été convoqués.
NDLR: Notre couverture des séances
s'arrête à 21h30.
LE GROUPE DE TRAVAIL I
PROTECTION ET GESTION DE LA BASE DES
RESSOURCES NATURELLES: Le Groupe était présidé par
Kiyotaka Akasaka (Japon) et Maria Viotti (Brésil)
Le Groupe paracheva l'examen de ce chapitre
et entama, dans la soirée, sa deuxième lecture des nouveaux
textes négociés consacrés à l'introduction, à l'éradication de
la pauvreté, aux modes de consommation et de production et à
la protection des ressources naturelles.
Les Forêts: Les principaux amendements
proposés dans ce chapitre devaient servir à mettre le libellé
en harmonie avec la Déclaration Ministérielle du Forum des
Nations Unies sur les Forêts (FNUF). A cet effet, les délégués
acceptèrent les amendements introduits par: la NORVEGE, pour
ajouter "la déforestation" à la liste des problèmes posés à la
gestion durable des forêts; le JAPON, pour soulignes les
multiples avantages à la fois des forêts naturelles et des
forêts plantées et du reboisement; les ETATS-UNIS, pour
stipuler que la réalisation de la gestion durable des forêts
s'effectuerait tant au niveau mondial que celui national, et
qu'elle "inclurait des partenariats entre les gouvernements et
les acteurs sociaux intéressés, y compris le secteur privé,
les communautés indigènes et locales et les ONG." Ils
s'accordèrent également sur le besoin de soutenir le FNUF
"avec l'appui du" Partenariat de Collaboration sur le Forêts
et "de contribuer, ainsi, entre autres, à la
conservation et à l'utilisation durable de la biodiversité
forestière," comme proposé respectivement par l'UE et la
NORVEGE. En vue de favoriser la promotion et la facilitation
des pratiques viables dans l'exploitation du bois d'œuvre, les
délégués acceptèrent une proposition du G-77/CHINE mettant
l'accent "en particulier, sur le besoin de faciliter la
fourniture de ressources financières et le transfert et la
mise au point de technologies écologiquement rationnelles (TER),
et traiter par là même, le problème des pratiques non durable
d'exploitation du bois d'œuvre.".
Un nouveau paragraphe proposé par le
MEXIQUE appelant à la reconnaissance et au soutien des
systèmes de gestion forestière de base communautaire et
indigène aux fins de s'assurer de leur participation pleine et
effective dans la gestion durable des forêts, fut accepté.
Les délégués apportèrent leur appui à un
amendement introduit par l'UE pour mentionner les produits
ligneux et les produits non ligneux, dans le chapeau, et
proposèrent l'insertion d'un nouveau libellé appelant à la
mise en application du programme de travail étendu et orienté
vers l'action, de la Convention sur la Diversité Biologique,
englobant tous les types de diversité biologique forestière,
en coopération étroite avec le FNUF, le partenariat de
collaboration sur les forêts (PCF) et d'autres processus et
conventions ayant rapport avec les forêts, et avec
l'implication de l'ensemble des partenaires sociaux pertinents.
Aucun accord ne put être atteint sur la question de savoir
s'li fallait utiliser "promouvoir la mise en application de"
ou "appliquer" la CDB.
La Biodiversité: De nombreuses
délégations introduisirent des amendements copieux au texte
consacré à la biodiversité. De nouvelles formulations furent
proposées: par le JAPON, pour appeler à "une amélioration des
capacités nationales en matière d'établissement et d'entretien
des mécanismes" en vue de protéger les savoirs traditionnels
et de promouvoir l'élaboration de l'inventaire des espèces,
des habitats et des écosystèmes; par le MEXIQUE, pour appeler
à la promotion de la conservation in situ et ex situ
de la biodiversité et à l'investissement dans le
développement et l'utilisation des technologies autochtones;
par la NORVEGE, pour s'assurer de synergies efficaces entre la
CDB et d'autres accords environnementaux multilatéraux; par
l'UE, pour reconnaître le rôle des jeunes, des femmes et des
communautés indigènes et locales dans la conservation et
l'utilisation durable de la biodiversité; et par le
G-77/CHINE, pour appeler à la négociation de la mise en place
d'un régime international pour la promotion effective et la
sauvegarde d'un partage équitable et juste des avantages tirés
de l'utilisation de la biodiversité et de ses composantes. Le
MEXIQUE, la NORVEGE et l'UE, contrés par les ETATS-UNIS,
appelèrent à l'adjonction d'une référence à la CDB et au
Traité de Carthagène.
Les Activités Minières: Le Coprésident
Viotti annonça que les négociations informelles des chapitres
consacrés aux activités minières ont produit un texte propre
qui a été présenté au Groupe de travail et approuvé. Le Groupe
de Travail I se réunit dans la soirée pour une deuxième
lecture, cette fois technique, du Papier Révisé du
Président. Dans certains cas, un groupe de contact et des
modérateurs de "consultations de couloirs" informelles
fournirent des mises à jour sur l'état d'avancement des
libellés, même si bon nombre de questions sont encore en
suspens, notamment celles des responsabilités communes mais
différenciées, des ressources financières, de la bonne
gouvernance, de l'accès des Peuples Indigènes aux activités
économiques, et de désertification. Le groupe de contact sur
la question des produits chimiques présenta un rapport
énumérant les sujets non résolus ci-après: les qualificatifs
limitatif du terme 'produits chimiques', tels que, toxiques ou
dangereux; les dates cibles; le principe de précaution; la
référence au PNUE; et les métaux lourds.
LE GROUPE DE TRAVAIL II
Le Groupe de Travail II était présidé par
Ihab Gamaleldin (Egypte).
LES MOYENS DE MISE EN ŒUVRE: Au sujet
des technologies écologiquement rationnelles (TER), les
délégués débattirent du point de savoir s'il fallait inclure
une référence spécifique au texte du Plan d'Action 21 ou aller
au-delà, avec le G-77/CHINE proposant la suppression du
libellé limitant l'action du financement du transfert des
technologies à un "financement, tel qu'approprié". Les
délégués décidèrent de retenir cette dernière formulation,
ainsi que la référence au Plan d'Action 21 placée entre
crochets. Ils approuvèrent également le libellé appelant à la
diffusion des technologies écologiquement rationnelles. Les
délégués ôtèrent les crochets qui entouraient la référence à
des termes favorables pour les pays en transition économique.
Ils s'accordèrent rapidement sur les paragraphes appelant: à
une mise à disposition plus efficace de l'information; à la
promotion de l'accès et du transfert des technologies ayant
trait aux systèmes d'alerte précoce; à la mise en place de
partenariats favorables à l'investissement et au transfert des
technologies, au développement et à la diffusion; à
l'amélioration de l'interaction et de la collaboration entre
les universités, les institutions de recherche, les agences
gouvernementales et le secteur privé; au développement et au
renforcement des structures de soutien institutionnel en
rapport; à l'aide aux pays en développement dans l'élaboration
et la mise en application des politiques scientifiques et
technologiques; et à l'établissement de partenariats entre les
institutions scientifiques publiques et privées.
L'UE appela à la suppression du libellé
appelant à la fourniture de subventions de mobilité à des fins
d'évaluation technique, et proposa "la facilitation des
évaluations conduites par les pays eux-mêmes". Le G-77/CHINE
préféra "l'évaluation des besoins en matière de technologie."
Les délégués ne parvinrent pas à s'accorder sur le paragraphe
consacré au transfert des TER, l'UE et les ETATS-UNIS
s'opposant au libellé appelant à l'établissement d'un
mécanisme d'ici 2004, et le G-77/CHINE tenant "à garder
l'unique paragraphe comportant une action concrète."
Dans le paragraphe appelant à
l'amélioration de l'accès aux programmes de recherche et
développement, multilatéraux et mondiaux, le G-77/CHINE
proposa un nouveau libellé appelant à la création de centres
consacrés au développement durable dans les pays en voie de
développement. Le libellé trouva l'opposition des ETATS-UNIS
et de l'UE. Après de longues discussions autour du libellé
portant sur le savoir indigène, les délégués s'accordèrent sur
une référence à l'accroissement de l'utilisation des
connaissances scientifiques et de la technologie, et à
l'accroissement de l'utilisation profitable des savoirs locaux
et indigènes de manière respectueuse des détendeurs de ces
savoirs, et conforme aux législations nationales. L'UE
introduisit un paragraphe tiré du chapitre réservé à la
mondialisation et appelant à l'application du principe de
précaution dans les processus décisionnels, tout en évitant
d'y recourir à des fins de protectionnisme. La discussion fut
reportée à plus tard.
Les délégués parvinrent rapidement à un
accord sur les paragraphes appelant: à l'amélioration de
l'utilisation de la science et de la technologie dans le suivi
environnemental, l'évaluation des modèles, les bases de
données exactes et les systèmes d'information intégrés; à
l'établissement de canaux réguliers entre les décideurs
politiques et la communauté scientifique; et à l'utilisation,
là où approprié, des technologies d'information et de
communication (TIC), en tant qu'outil pour, entre autres,
accroître la fréquence de communication. Les délégués
discutèrent longuement du paragraphe appelant à la promotion
et, le cas échéant, à l'amélioration de l'accès et de
l'utilisation des technologies satellitaires et de
télédétection pour la collecte des données.
Au sujet du libellé consacré aux entités de
recherche et développement, engagées dans des alliances
stratégiques, le porte-parole du G-77/CHINE appuya, et le
délégué des ETATS-UNIS s'opposa, aux références à des
ressources "nouvelles et supplémentaires". Plusieurs
délégations, dont le G-77/CHINE, les ETATS-UNIS et le JAPON,
préférèrent la suppression du paragraphe proposé par l'UE,
appelant à l'établissement d'un processus ouvert, transparent,
inclusif et participatif pour l'examen des questions ayant
trait à l'approvisionnement des biens publics mondiaux. La
SUISSE proposa un libellé de rechange appelant à la poursuite
de l'identification des thèmes clés d'intérêt public mondial,
notamment celui de l'approvisionnement des biens publics
mondiaux.
Au sujet de l'éducation, les délégués
s'accordèrent sur les paragraphes appelant: à la réalisation
des objectifs de la Déclaration du Millénaire concernant la
concrétisation de l'éducation primaire universelle; à la
fourniture d'une aide financière et d'un soutien aux
programmes d'éducation, de recherche et de conscientisation du
public et aux institutions de développement; au soutien des
infrastructures éducationnelles; au traitement de l'impact du
VIH/SIDA sur le système éducationnel; à l'affectation de
ressources au Cadre d'Action de Dakar sur l'Education pour
Tous; à l'intégration de la dimension de développement durable
dans les systèmes d'éducation formelle; à l'intégration des
TIC dans les programmes scolaire; et à la recommandation à
l'adresse du Secrétariat Général de l'ONU, de considérer la
proclamation d'une décennie de l'éducation pour le
développement durable, à partir de 2005.
Le paragraphe appelant à l'abolition du
travail des enfants, tiré de la déclaration du BIT et du texte
de la SE-AGNU sur les Enfants, resta en suspens, en attendant
les consultations au sein du G-77/ China. Le délégué des
ETATS-UNIS fit objection au paragraphe appelant au traitement
des contraintes financières, fréquentes et sérieuses,
auxquelles se trouvent confrontées bon nombre d'institutions
d'enseignements supérieur, arguant qu'il le trouvait un peu
bateau. L'AUSTRALIE déclara ne pas être en mesure d'accepter
le paragraphe appelant à l'abolition des décalage entre les
sexes dans l'éducation primaire et secondaire "d'ici 2005." Le
G-77/CHINA s'opposa à la référence au suivi figurant dans le
paragraphe consacré au Cadre d'Action de Dakar.
LE GROUPE DE TRAVAIL III
Le Groupe de Travail, coprésidé par Lars-Göran
Engfeldt (Suède) et Ositadinma Anaedu (Nigeria), reprit la
négociation du texte des Vice-présidents distribué le 27 mai (Les
Cadres Institutionnels du Développement Durable), tout au
long des séances de la matinée et de la soirée.
L'EU soumit un nouveau paragraphe de
rechange, invitant le Comité Exécutif des Nations Unies à
élaborer un réseau de collaboration axée sur l'échange
d'information et la coordination des actions de développement
durable, et à tenir l'ECOSOC et la CDD au courant de ses
activités. Le G-77/CHINE plaça entre crochets le libellé,
arguant qu'il était de nature à placer un fardeau
supplémentaire sur le système des Nations Unies.
Au sujet du renforcement des cadres
institutionnels au niveau national, le JAPON, l'AUSTRALIE, le
CANADA, la SUISSE l'UE et la TANZANIE suggérèrent l'insertion
d'une référence au niveau local (ou départemental). Le
G-77/CHINE n'apporta pas son appui ni à la référence appelant
à des approches "cohérentes", ni au nouveau paragraphe de l'UE
fixant 2005, comme date limite pour "tous les pays," pour
commencer la mise en œuvre des stratégies nationales de
développement durable. Le G-77/CHINE fit également objection à
l'idée d'une participation des acteurs sociaux "à toutes les
étapes" de la mise en œuvre. Le CANADA déclara qu'il n'était
pas besoin de détailler le fonctionnement des conseils
nationaux de développement durable. Le délégué des ETATS-UNIS
plaça entre crochets les références: aux agences de
coopération en matière de développement qui apportent un appui
aux pays en développement; aux "engagements de la communauté
internationale" d'améliorer les arrangements institutionnels
nationaux; et à l'encouragement de la coordination de l'aide.
Le G-77/CHINE plaça entre crochets un
nouveau paragraphe introduit par les ETATS-UNIS, consacré à la
bonne gouvernance, et qui bénéficia d'un large soutien de la
part de plusieurs pays, avec l'UE suggérant sa discussion au
sein du groupe de contact de contact pertinent.
La NORVEGE proposa la mention de la mise en
œuvre, du suivi et de l'évaluation, et avec le CANADA, suggéra
le renforcement de la focalisation sur la prise en compte de
la perspective féminine. Le G-77/CHINE proposa, comme il le
fit dans d'autres cas dans le texte des Coprésidents, de
remplacer la notion générale de la mise en œuvre du "développement
durable" par une référence plus focalisée, au Plan d'Action 21
et aux résultats du SMDD, et plaça entre crochets le terme "partenariats,"
ce à quoi, l'UE et les ETATS-UNIS firent objection. Le CANADA,
appuyé par plusieurs délégations, suggéra l'encouragement des
partenariats entre les collectivités locales.
Le G-77/CHINE plaça entre crochets le
paragraphe portant sur les indicateurs du développement
durable, nonobstant les objections de l'UE et des ETATS-UNIS.
La NORVEGE proposa un rôle pour les Principaux Groupes Sociaux
dans l'élaboration des politiques, la mise en œuvre et le
suivi des programmes de développement durable, et la
sauvegarde des intérêts des groupes vulnérables. Le G-77/CHINE
plaça entre crochets le paragraphe consacré à l'accès et à la
participation du public. Les ETATS-UNIS s'opposèrent à "l'élaboration
de directives mondiales" sur cette question. L'UE introduisit
un libellé appelant à rattacher les droits de l'Homme au
développement durable, mais le délégué des ETATS-UNIS exprima
des doutes quant à la pertinence de ce contexte particulier.
Au cours de la séance nocturne, le
Coprésident Anaedu invita les participants à présenter leurs
commentaires concernant la lecture finale du papier des Vice-présidents,
pour permettre la production d'un texte de compromis. Le
G-77/CHINE fit objection à la référence appelant à la mise en
application des "conclusions pertinentes des différents
sommets et conférences des Nations Unies," outre le Plan
d'Action 21 et les résultats du SMDD. Le G-77/CHINE insista
également sur le placement entre crochets du terme "cohérence,"
partout dans le texte.
LES GROUPES DE CONTACT
L'AFRIQUE: Ce groupe de contact, modéré
par Richard Ballhorn (Canada), se réunit le matin et l'après-midi,
et paracheva sa seconde lecture du reste des chapitres du
texte du modérateur, qui avait été distribué le 27 mai. Le
groupe s'accorda sur la restructuration du chapitre, en vue
d'y donner proéminence aux questions prioritaires pour
l'Afrique, notamment, la conservation de la diversité
biologique, le transfert des technologies, la santé, l'énergie
et l'infrastructure des transports.
Furent approuvées aussi, de nouvelles
propositions appelant, entre autres, au renforcement de
la recherche et du contrôle de l'ébola, de la trypanosomiase
et du paludisme et, à la conservation et à la protection de la
diversité biologique, avec un certain nombre de délégués
notant que le texte devait refléter les accords réalisés dans
le Papier Révisé du Président, sur le chapitre consacré
à la protection de l'environnement, sur ce même sujet. Deux
nouvelles propositions furent placées entre crochets, certains
les ayant considérées comme étant prescriptives: elles
appellent à la promotion de programmes et de politiques
permettant aux femmes de devenir actrices à part entière dans
le secteur agricole, "y compris l'affirmation de son droit à
hériter la terre"; et à un classement prioritaire des besoins
des pauvres, à travers la mise en place de cadres
réglementaires stables et transparents, "impliquant l'ensemble
des acteurs sociaux concernés et assurant le suivi de la
performance et de l'amélioration de l'imputabilité des
institutions publiques et des compagnies privées."
Au sujet de l'accès aux marchés, trois
textes de rechange furent proposés, pour appeler: à
l'identification d'exemples d'opportunités offertes à
l'Afrique, telles que celles accessibles à travers "l'African
Growth and Opportunity Act", et à s'assurer de la
compatibilité avec les conclusions de la Déclaration de l'OMC,
de Doha, sans préjuger de leur contenu.
Il n'y eut pas de feedback concernant les
deux nouveaux chapitres consacrés aux initiatives de
développement durable pour l'Asie et le Pacifique, et pour
l'Amérique Latine et les Caraïbes. Le modérateur Ballhorn
signala qu'un nouveau chapitre était également attendu des
pays d'Asie centrale.
La soumission concernant l'Asie et le
Pacifique stipule que la communauté internationale accueillait
favorablement la Plate-Forme Régional pour l'Asie et le
Pacifique élaboré à Phnom Penh et les promesse d'appuyer ses
objectifs à travers la fourniture d'un soutien financier et la
promotion et la facilitation du renforcement des capacités et
du transfert des technologie vers la région.
La soumission concernant l'Amérique Latine
et les Caraïbes stipule que les dirigeants sont en train
d'entreprendre une initiative axée sur l'adoption d'actions
concrètes de développement durable, et d'envisager
l'élaboration de mesures visant à renforcer la coopération et
les partenariats Sud-Sud.
LA BONNE GOUVERNANCE: Dans la soirée,
le groupe de contact procéda à une première discussion du
texte élaboré par le modérateur Koen Davidse (Pays-Bas). De
nouvelles propositions furent avancées; elle appelle: au
renforcement de la focalisation sur la perspective féminine
dans le texte; au renforcement de la dimension sociale et de
la participation du public dans la formulation des politiques;
et à la mise en exergue de l'éradication de la pauvreté. Une
version élargie du texte, focalisée sur tous les aspects de la
gouvernance domestique, fut soumise. Une délégation souligna
que, pour s'assurer de l'équilibre, il ne fallait pas aborder
la question de gouvernance domestique sans mentionner tous les
aspects de la gouvernance internationale, et qu'il ne fallait
pas accorder son consentement à un texte élargi sur ce sujet.
Le Président promit de réfléchir aux éléments apportés par ce
débat et de retourner aux délégations, plus tard.
LE FINANCEMENT: Ce groupe de contact,
modéré par John Ashe (Antigua et Barbuda), tint sa deuxième
réunion, dans la matinée, pour terminer la présentation des
premiers commentaires des délégations autour du Papier
Révisé du Président, sur les chapitres consacrés à la
question du financement. Le groupe reprit ses travaux dans la
soirée, pour entamer la considération du projet de papier du
modérateur reflétant les commentaires pr�sent�s dans la
matin�e.
L'ENERGIE: Ce groupe de contact, mod�r�
par Gustavo Ainchil (Argentine), se r�unit dans l'apr�s-midi
et dans la soir�e, pour discuter du nouveau texte �mis le 30
mai. Les crochets rest�rent autour des paragraphes portant:
sur la combinaison des �nergies; sur la transition vers une
utilisation plus efficace des combustibles fossiles liquides
et gazeux; et sur les directives des institutions financi�res
internationales concernant le d�veloppement durable dans les
programmes de restructuration du secteur de l'�nergie;
Certains encourag�rent, et d'autres s'oppos�rent, � l'id�e
d'aller au-del� de la formulation retenue par la CDD-9 pour
sp�cifier les technologies "plus efficaces et plus propres" de
combustibles fossiles. Les d�l�gu�s approuv�rent le texte
appelant � la fourniture d'une aide financi�re et technique
aux pays en d�veloppement, avec l'inclusion de partenariats
entre les secteurs public et priv� ou l'implication du secteur
priv�.
LES OCEANS: Les d�l�gations
commenc�rent la s�ance, mod�r�e par Guy O�Brien (Australie),
en indiquant les paragraphes trait�s mercredi, et en faisant
circuler un texte de compromis. En attendant la fixation d'une
date cible, les d�l�gu�s s'accord�rent sur le libell� portant
sur la question des esp�ces non autochtones invasives
colport�es dans les eaux de ballaste. L'accord fut suspendu
sur les libell�s portant: sur le transport des d�chets radio-actifs;
l'�limination progressive des subventions contribuant � la
surcapacit�, et sur les zones marines prot�g�es. Les d�l�gu�s
s'accord�rent pour stipuler que l'�tablissement d'un processus
d'�valuation et d'�laboration de rapports globaux doit
s'effectuer sous les auspices des Nations Unies. La
proposition traitant de l'endroit et de la mani�re de
mentionner les �cosyst�mes et l'approche de pr�caution fut
accept�e par la plupart des d�l�gu�s, sauf un, qui d�clara
pr�f�rer le principe de pr�caution. La proposition appelant �
la ratification ou � l'accession � l'Accord des Nations Unies
sur les Stocks de Poissons, fut accept�e, apr�s r�duction du
nombre des restreintes dans le paragraphe. Les d�l�gu�s ne
parvinrent � s'accorder ni sur le libell� appelant �
l'allocation des droits d'acc�s aux stocks halieutiques des
hautes mers, ni sur la question de coordination et de
coop�ration, certains ayant soulign� que c'est l'Assembl�e
G�n�rale qui doit conduire les �valuations, d'autres ayant mis
l'accent sur une coordination � plusieurs niveaux.
DANS LES COULOIRS
La pression pour la production "d'un
r�sultat concret" � Johannesburg est en train de monter.
Apparemment, un groupe restreint de participants concern�s a
convoqu� une r�union d'un nombre s�lectionn� d'acteurs
influents, pour explorer le point de savoir s'il y a quelque
int�r�t � d�gager quelque chose de nouveau � les r�sultats
potentiels du Sommet �tant d�sign�s de Type "1.5" ou "1b".
Parmi les options examin�es, figurent: la mise en place d'un
programme d'action sur la base des cinq th�mes identifi�s par
le Secr�taire G�n�ral des Nations Unies, Kofi Annan, ou
l'�laboration de cibles et de mesures int�rimaires permettant
d"avancer vers la r�alisation des objectifs de la D�claration
du Mill�naire. On soup�onne que si suffisamment d'int�r�t est
mis en �vidence, l'id�e pourrait se mat�rialiser en juin, au
cours de la r�union pr�c�dant le Sommet, pr�vue au Br�sil.
Dans les sessions formelles, la journ�e du
jeudi s'est av�r�e plut�t croustillante. Les tentatives visant
� conclure les n�gociations autour du Papier R�vis� du
Pr�sident, ont donn� lieu � une prolif�ration des groupes
de contact. Des groupes de contact sur les questions de la
biodiversit�, de la d�sertification et des activit�s mini�res
ont �t� ainsi ajout�s, mercredi soir, � la liste des groupes
existants sur les questions de l'�nergie, des oc�ans, de
l'Afrique et de la bonne gouvernance, et au nombre abondant de
consultations "de couloir".
Dans l'intervalle, les challenges auxquels
le G-77/Chine se trouvait confront� depuis la PrepCom II, ont
fini par faire surface dans les s�ances de l'apr�s-midi et de
la soir�e du jeudi. Selon certains observateurs, la
frustration v�cue au sein du G-77/Chine, avec le groupe
africain, qui a ignor� les appels qui lui ont �t� lanc�s pour
enlever de son texte, les initiatives qui s'appliquent �
d'autres r�gions, a abouti � l'�mergence des contributions, en
cours de soumission, au profit de l'Am�rique Latine et des
Cara�bes et au profit de l'Asie et du Pacifique, avec d'autres,
"d�j� en route" au profit de l'Asie Centrale, de l'Europe et
de l'Am�rique du Nord. Le groupe de contact sur l'�nergie
s'est dissout jeudi soir, en partie, en raison de divergences
d'opinions au sein du Groupe. Certaines ONG participantes
n'ont pas manqu� de mettre en garde que les int�r�ts du
G-77/Chine sont en p�ril en raison de la pression exerc�e par
un petit nombre de pays.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: Les d�l�gu�s se r�uniront en
s�ance Pl�ni�re, � partir de 10h dans la Salle Nusa Indah,
pour un vote sur l'accr�ditation de l'ONG 'Tibetan Center for
Human Rights and Democracy'. Des rapports sur l'�tat
d'avancement des Groupes de Travail I et II, et du groupe de
contact sur la bonne gouvernance, seront pr�sent�s par leurs
pr�sidents respectifs. La Pl�ni�re se transformera en s�ance
Pl�ni�re informelle.
PLENIERE INFORMELLE: Les d�l�gu�s se
r�uniront dans la Salle Nusantara, � partir de 15h, pour
proc�der � l'examen de la mise � jour du Papier R�vis� du
Pr�sident.
GROUPE DE TRAVAIL III: Le GT-III se
r�unira dans la Salle de Gen�ve, � l'issue de la Pl�ni�re du
matin, jusqu'� 13h, puis de nouveau, de 15h � 18h et de 20h �
23h, pour poursuivre la consid�ration du papier du Vice-pr�sident.
GROUPES DE CONTACT: Les groupes de
contact sur les oc�ans, l'Afrique et le financement se
r�uniront ce matin. Cherchez � vous procurer les nouveaux
libell�s consacr�s aux th�mes des oc�ans et de l'Afrique.
Consultez le journal des Nations Unies pour les lieux et les
horaires. |