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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 33
Jeudi 30 Mai 2002
LES FAITS MARQUANTS DE LA PREPCOM IV DU SMDD:
MERCREDI 29 MAI 2002
Les délégués se sont réunis en séance
Plénière, le matin, pour entendre les conclusions des séances
de Dialogue avec les Acteurs Sociaux et une déclaration du
Prince William Alexandre d'Orange (Pays-Bas). Le Groupe de
Travail I s'est réuni dans la matinée, dans l'après-midi et
dans la soirée pour procéder à l'examen des thèmes de
l'agriculture et de la désertification. Le Groupe de Travail
II s'est réuni dans l'après l'après-midi, puis en nocturne,
pour poursuivre l'examen du thème santé et développement
durable. Le groupe de Travail III s'est réuni le matin,
l'après-midi et le soir pour considérer le thème de la
gouvernance pour le développement durable. Le groupe de
contact sur le thème de l'énergie s'est réuni dans l'après-midi
et dans la soirée pour finaliser le texte devant être transmis
au Groupe de Travail. Le groupe de contact sur le thème des
océans s'est réuni brièvement dans l'après-midi et les groupes
de contact sur les thèmes de l'Afrique et du financement se
sont réunis en séances nocturnes, le dernier, pour la première
fois.
NDLR: La couverture des réunions par le
BNT s'est arrêtée à 18h.
La PLENIERE
Le Président Salim invita les Présidents
des séances de Dialogue avec les Acteurs Sociaux (DAS) à
présenter leur rapport.
LE GROUPE DE DISCUSSION I: Richard
Ballhorn (Canada) et Kiyotaka Akasaka (Japon) présentèrent les
points saillants des sessions du DAS, Ballhorn notant que le
Groupe s'était d'abord focalisé sur les principes devant
encadrer et les éléments devant constituer le renforcement des
capacités, et Akasaka, indiquant que le dialogue avait ensuite
traité des sujets des institutions, des moyens et des
mécanismes susceptibles d'impulser le renforcement des
capacités. Les Principaux Groupes Sociaux présentèrent, tour à
tour, leurs rapports: Les FEMMES y appelaient à une convention
des Nations Unis sur l'imputabilité; les JEUNES y proposaient
la mise en place d'un conseil programmatique chargé du suivi
des initiatives de renforcement des capacités, et la mise en
place d'un mécanisme de suivi et d'évaluation de la mise en
application des résultats du SMDD; les PEUPLES INDIGENES y
appelaient à l'élaborations d'instruments internationaux pour
la reconnaissance de leurs droits; Les ONG y appelaient à la
promotion des cadres juridiques nationaux régissant les
opérations des ONG; les COLLECTIVITES LOCALES y appelaient à
la mise en place d'un cadre juridique fort; les SYNDICATS y
encourageaient le renforcement de la gouvernance et
l'imputabilité du secteur de l'entreprise; la COMMUNAUTE
SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE y mettait en exergue le
développement des ressources humaines, des capacités
institutionnelles et des liens entre les politiques
scientifiques et technologiques; les AGRICULTEURS y
soulignaient, entre autres, les droits fonciers et de
pratique agricole, l'approche de précaution, et le rôle des
gouvernements; et le COMMERCE ET L'INDUSTRIE y mettaient
l'accent sur la bonne gouvernance.
La NORVEGE mit en relief les contributions
développées par les Principaux Groupes Sociaux, notamment, la
nécessité: d'une régulation et d'une imputabilité du secteur
des affaires; d'approches de précaution et d'approches basées
sur le respect des droits; de l'équité; et d'une gouvernance
tenant compte de la composante féminine. L'UE nota
l'importance de l'éducation et de la bonne gouvernance.
LE GROUPE DE DISCUSSION II: Les Vice-présidents
Jan Kára (République Tchèque) et Diane Quarless (Jamaïque)
présentèrent une synthèse des discussions des séances de DAS
du mardi, autour des principes et des modalités à mettre en
œuvre, et firent état du grand l'intérêt, mais pas forcément
du soutien, porté aux résultats de Type 2.
Les FEMMES décrivirent les principes
qu'elles souhaitent voir encadrer les partenariats. Les JEUNES
mirent en relief la mise en application des conventions
disponibles. Soulignant qu'ils considéraient les principes
résumés comme étant des préalables pour la mise en place des
partenariats, les JEUNES, appuyés par les AGRICULTEURS et les
SYNDICATS, se déclarèrent contre le concept d'auto-rapport.
Les PEUPLES INDIGENES, avec les JEUNES, soulignèrent
l'importance de l'autodétermination, et apportèrent leur appui
à l'idée d'avoir une convention juridiquement contraignante
sur l'imputabilité du secteur des affaires. Les ONG
élaborèrent sur leur vote de non confiance à l'égard des
conclusions de Type 2, mentionnant l'absence d'un engagement
gouvernemental pour des principes, tels que ceux consistant à
s'imposer des objectifs clairs, des mécanismes applicables et
l'imputabilité, ajoutant que si les gouvernements en venaient
à décider d'abdiquer les responsabilités qui sont les leurs,
le moins que le ONG puissent faire, serait de veiller au
maintien de leur intégrité. Les COLLECTIVITES LOCALES
soulignèrent leur rôle et leur expérience dans l'action de
mise en œuvre. Les SYNDICATS mirent l'accent sur le suivi
externe, et sur le "droit de dire non." Le COMMERCE ET
L'INDUSTRIE plaidèrent pour l'auto-suivi, faisant part de leur
déception quant au manque de soutien à cette notion de la part
des Principaux Groupes Sociaux. La COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET
TECHNOLOGIQUE réitéra l'importance de son rôle dans la
fourniture des services. Les AGRICULTEURS réaffirmèrent
l'intérêt qu'ils portent aux partenariats dans les domaines de
l'énergie renouvelable et de la biotechnologie.
LES PRIORITES FUTURES: Le Président
Salim invita, ensuite, les Principaux Groupes Sociaux à
présenter leurs vues sur les priorités futures, à titre de
contribution éventuelle à la déclaration politique.
Les AGRICULTEURS plaidèrent pour le
renforcement des services publics et pour la mise en place
d'un cadre juridique pour les associations d'agriculteurs. La
COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE recommanda, entre
autres, l'établissement d'institutions scientifiques à
tous les niveaux et la création d'un conseil scientifique et
de développement auprès de la CDD. Le COMMERCE ET L'INDUSTRIE
soulignèrent la nécessité d'un cadre juridique pour les
partenariats, d'un résultat de Type 1 clair pour le SMDD,
assorti de programmes et d'engagements, et d'un organe charger
de la synthèse des dividendes du partenariat. Les SYNDICATS
appelèrent: à un réengagement en faveur du Plan d'Action 21 et
de la Déclaration de Rio; à l'insertion de références aux
questions clés qu'ils ont soulevées dans les DAS; à une
focalisation sur la mise en application; et à une
collaboration, entre autres, avec le PNUE et le BIT. Les
COLLECTIVITES LOCALES mirent l'accent sur la bonne gouvernance,
le renforcement des capacités, le renforcement des capacités
gouvernementales, la décentralisation et des ressources
financières suffisantes. Mettant l'accent sur l'annulation de
la dette et sur la réparation des préjudices écologiques, les
ONG notèrent que l'absence de volonté politique sera mise en
lumière: par l'absence d'un engagement en faveur d'objectifs
clairs, en contraste avec l'OMC et avec les échéanciers du
recouvrement de la dette; par la non-reconnaissance que le
partenariat Nord Sud de Rio est basé sur le principe des
responsabilités communes mais différenciées; et par la lutte
pour le maintien de la vision basique de Rio.
Les PEUPLES INDIGENES appelèrent le SMDD à
entamer une évaluation de la protection des savoirs
traditionnels et à convoquer une conférence mondiale sur le
thème des Peuples Indigènes. Les JEUNES mirent l'accent sur
l'élimination de la corruption, l'éradication de la pauvreté à
travers la reconnaissance du fossé grandissant dans le domaine
des revenus, et avec les FEMMES, mirent en relief l'importance
de la paix, en tant que préalable au développement durable.
Les FEMMES soulignèrent que le développement durable doit
constituer le cadre principal des engagements politiques et
économique et, avec les JEUNES, déplorèrent le fait que les
préoccupations des Principaux Groupes Sociaux ne soient pas
entendues.
L'ARABIE SAOUDITE affirma que l'allégement
de la pauvreté est crucial pour le développement durable. Le
BIT fit part de son appui pour le renforcement des DAS dans le
processus du SMDD. L'organisation 'ENERGY COALITION' parla de
ses travaux sur un nouveau "chapitre 41" pour le Plan d'Action
21, consacré aux sources renouvelables. Le porte-parole du
SECRETARIAT DE LA SOCIETE CIVILE DU SMDD signala que le
financement anticipé pour l'accueil des représentants de la
société civile à Johannesburg ne s'est concrétisé, et appela
la communauté internationale à y apporter son soutien.
Clôturant la séance, le Président Salim fit part de son espoir
de voir les DAS contribuer aux discussions menées au sein des
Groupes de Travail.
Le Président Salim introduisit, ensuite, le
Prince William Alexandre d'Orange (Pays-Bas), qui présenta les
principales recommandations et actions tirées de son rapport –
No Water No Future – élaboré pour le groupe sur l'eau
mis en place par le Secrétariat Général des l'ONU.
LE GROUPE DE TRAVAIL 1
Ce Groupe de Travail était coprésidé par
Maria Viotti (Brésil) et Kiyotaka Akasaka (Japon).
PROTECTION ET GESTION DE LA BASE DES
RESSOURCES NATURELLES DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL:
L'Agriculture: Les délégués acceptèrent le libellé de la
NOUVELLE ZELANDE appelant à l'impulsion du rôle des femmes à
tous les niveaux et dans tous les aspects du développement
rural, de l'agriculture, de la nutrition et de la sécurité
alimentaire. Le JAPON, contré par le G-77/CHINE, l'AUSTRALIE
et la NOUVELLE ZELANDE, proposa l'insertion d'un libellé sur
les divers rôles ode l'agriculture; ce dernier fut placé entre
crochets. Le délégué des ETATS-UNIS, avec le JAPON, proposa la
suppression de la référence au "droit à l'alimentation tel que
stipule dans l'article 11 de l'Accord International sur les
Droits Economiques, Sociaux et Culturels," et suggéra
l'insertion d'un libellé de rechange reconnaissant
l'engagement des Etats à la réalisation du droit de ne pas
être soumis au joug de la famine; le libellé resta entre
crochets. La NORVEGE, contrée par les ETATS-UNIS et le
G-77/CHINE, proposa, pour le retirer ensuite, un libellé
appelant à l'élaboration d'un code volontaire de bonne
conduite, comme moyen de promotion de la sécurité alimentaire.
L'UE, avec le G-77/CHINE et le CANADA,
appela à l'insertion d'une référence à une utilisation
"viable" au lien de "optimale" des ressources renouvelables;
cette modification fut adoptée. Les délégués acceptèrent un
libellé proposé par le G-77/CHINE et appelant au soutien des
efforts fournis par les pays en développement pour la
protection des oasis contre la vase, la dégradation des sols
et la salinité accrue.
Les délégués ne parvinrent pas à s'entendre
sur le placement du libellé proposé par la NOUVELLE ZELANDE,
tiré de la Déclaration de Rome du Sommet Alimentaire Mondial,
et appelant "à prendre en compte l'ensemble des préoccupations
des populations dans les stratégies, les plans et les
processus décisionnels du développement durable, y compris les
facteurs affectant la migration, et à mettre en place des
politiques démographiques et des programmes et des services de
planification familiale appropriés." Le libellé sur les
régimes fonciers fut accepté, avec l'adjonction, par la
ROUMANIE, d'une référence aux pays en transition économique.
Au sujet du déclin du financement du
secteur public au profit de l'agriculture durable, les
délégués acceptèrent une proposition de l'UE appelant à
soutenir la promotion de l'investissement du secteur privé,
ainsi qu'une suggestion de la NORVEGE de diffuser les
résultats de la recherche au sein des communautés agricoles.
Au sujet de l'amélioration de l'accès aux
marchés, la référence à la "valeur ajoutée" des produits
agricoles fut placée entre crochets, en attendant la tenue de
consultations, en raison du manque de clarté pour la SUISSE et
l'UE, quant au point de savoir si, oui ou nom, les termes
incluaient les OGM. "Des Crochets Mentaux" furent retenus
autour des propositions avancées par la REPUBLIQUE DE COREE,
prônant le remplacement du libellé appelant à la suppression
des subventions à l'export, à travers l'amélioration de
l'accès aux marchés, par un libellé tiré du paragraphe 13 de
la Déclaration Ministérielle de Doha, et par le CANADA,
appelant à la promotion de la conservation et de l'utilisation
et de la gestion durables des systèmes agricoles traditionnels
des peuples indigènes et au renforcement des modèles
autochtones de production agricole, en attendant les résultats
des consultations, entre autres, avec les experts du
commerce international et le Groupe de Travail II.
Les délégués acceptèrent de nouvelles
propositions avancées par: le G-77/CHINA, et amendé par l'EU,
appelant à la promotion de programmes pour une utilisation
efficace et écologiquement rationnelle de l'amélioration de la
fertilité des sols, et pour le contrôle des nuisibles agricole;
par la NORVEGE, invitant les pays qui ne l'ont pas encore
fait, à ratifier le Traité International sur les Ressources
Phytogénétiques pour l'Alimentation et l'Agriculture; et par
le G-77/CHINE, appelant au renforcement et à l'amélioration de
la coordination entre les initiatives existantes visant à
impulser la production agricole durable et la sécurité
alimentaire.
La Désertification: Le chapeau appelant
au renforcement de la Convention sur la Lutte contre la
Désertification (CCD) fut accepté après l'introduction de
quelques amendements mineurs sur la proposition du G-77/CHINE
"de traiter les causes de la désertification et de la
dégradation des sols pour la réhabilitation des terres." Le
libellé appelant à l'encouragement des synergies entre la
Convention-Cadre sur les Changements Climatiques, la
Convention sur la Diversité Biologique et la CCD fut débattu
et l'UE y ajouta le Forum des Nations Unis sur les Forêts, la
SUISSE y suggéra un libellé plus orienté vers l'action et
appelant à la promotion d'approches harmonisées entre les
différentes agences; et le BRESIL préférant le maintien du
libellé du Président.
LE GROUPE DE TRAVAIL II
Coprésidé par Richard Ballhorn (Canada) et
Ihab Gamaleldin (Egypte), ce Groupe de Travail se réunit
l'après-midi pour discuter du texte révisé du Président,
consacré au thème de la santé et du développement durable,
émis le dimanche 26 mai.
LA SANTE ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE:
Les délégués parvinrent rapidement à un accord sur les
paragraphes consacrés: à la réduction des taux de mortalité
maternelle et infantile; à l'aide devant être apportée aux
orphelins du VIH/SIDA; au renforcement des programmes du BIT
et de l'OMC pour la réduction des cas de décès, de blessures
et de maladies professionnelles; à la fourniture d'une énergie
abordable aux communautés rurales; et à la protection de la
santé des travailleurs.
Après un long débat, les délégués
acceptèrent les paragraphes appelant à la prise de mesures
visant: à lancer, tel qu'approprié, des initiatives
internationales de renforcement des capacités, tenant compte
des liens entre la santé et l'environnement; à l'amélioration
de la disponibilité et de l'accès, pour tous, à une
alimentation sûre, culturellement acceptable et
nutritionnellement adéquate; à la mise en place ou, le cas
échéant, au renforcement de programmes visant à traiter les
maladies non-transmissibles; à la mobilisation de ressources
financières publiques adéquates, et à l'encouragement de
l'investissement privé dans la recherche sur les maladies
affectant les pauvres.
Le Consensus ne fut pas atteint sur les
nombreuses références aux services sanitaires, les ETATS-UNIS
préférant la suppression du terme "services" et d'autres pays
apportant leur appui au maintien des soins "et" des services
sanitaires. Aucune progression ne put être enregistrée sur les
libellés appelant: au "développement" de programmes visant à
la promotion de l'alphabétisme en matière de santé, "d'ici
2010"; à la prise de mesures "compatibles avec les rapports
des conférences et des sommets des Nations Unies"; à la
concrétisations des engagements du Fonds Mondial pour la Lutte
contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme; et à un
transfert des technologies tenant compte des "préoccupations
des femmes."
Le délégué des ETATS-UNIS plaça entre
crochets les paragraphes consacrés à la médecine
traditionnelle et à la protection des savoirs traditionnels,
et à la mise en application des Accords de l'OMC sur les
Aspects touchant au Commerce, des Droits de Propriétés
Intellectuelle.
LE GROUPE DE TRAVAIL III
Réuni sous la coprésidence de Lars-Göran
Engfeldt (Suède) et Ositadinma Anaedu (Nigeria), ce Groupe de
Travail procéda à des négociations autour du papier des Vice-présidents
qui avait été distribué le 27 mai, sur le thème des cadres
Institutionnels du Développement Durable. L'UE et le JAPAN
placèrent entre crochets le libellé appelant le FEM à financer
les projets domestiques de développement durable. Le
G-77/CHINE plaça entre crochets les paragraphes consacrés: à
l'intégration de la dimension sociale dans le développement
durable, aux conclusions du Troisième Forum Mondial des
Ministres de l'Environnement/ Septième Session Extraordinaire
du Conseil d'Administration du PNUE; et à la suggestion des
Etats-Unis d'améliorer la coopération entre les organes des
Nations Unies dans le domaine de l'environnement, expliquant
que le texte comportait un déséquilibre entre les piliers
social et environnemental et le pilier économique du
développement durable. Le délégué des ETATS-UNIS, appuyé par
la FEDERATION DE RUSSIE, mais contré par l'UE, préféra la
suppression de la référence à l'adhésion universelle au
Conseil d'Administration du PNUE. Il y eut un débat sur le
point de savoir si, oui ou non, la décision finale sur ce
sujet devait être déférée à l'Assemblée Générales de l'ONU. La
discussion autour de la référence à la convention des Nations
Unies contre la corruption, en cours d'élaboration, ne fut pas
concluante. Différentes versions de texte furent proposées sur
la question de l'imputabilité des compagnies transnationales,
les ETATS-UNIS insistant sur l'insertion d'une référence
concise appelant à la "promotion de la responsabilité du
secteur de l'entreprise" et la SUISSE suggérant une version
composite; cette dernière fut appuyée par plusieurs délégués.
Le G-77/CHINE proposa l'insertion d'un nouveau paragraphe
appelant au soutien de programme Capacité 21 du PNUD.
Le G-77/CHINE proposa également un libellé
appelant à confier à l'Assemblée Générale de l'ONU la
supervision des résultats du SMDD, "en particulier, ceux
concernant les moyens de mise en œuvre." L'UE proposa un
libellé appelant: l'Assemblée Générale, à "approfondir la
compréhension du concept de développement durable"; le Système
des Nations Unies, à rationaliser ses rapports; et le Second
Comité, à intégrer les questions sociales et à se transformer
en "Comité du Développement Durable." L'UE suggéra un rôle de
coordination plus affirmé pour l'ECOSOC. Le G-77/CHINE proposa
la tenue de réunions de haut niveau et de coordination, l'une
à la suite de l'autre, tous les trois ans, autour de thèmes
suggérés par la CDD. Le délégué des ETATS-UNIS fit objection
aux promesses de suivi faites par l'ECOSOC à la Conférence de
Monterrey.
La nécessité de renforcer la CDD reçut un
soutien général, mais l'impulsion de son rôle et de sa
focalisation sur l'évaluation de la mise en application du
Plan d'Action 21 et sur les conclusions, accords et autres
engagements du SMDD, donna lieu à de nombreux amendements.
Dans le paragraphe consacré aux contributions scientifiques,
le G-77/CHINE proposa le remplacement des termes organisations
"spécialisées" – dont l'avis peut être exploité par la CDD –
par organisations "intergouvernementales". Le CANADA, appuyé
par la NORVEGE et la REPUBLIQUE DE COREE, encouragea la
considération de la contribution des éducateurs au
développement durable, mais le G-77/CHINE rappela que les
éducateurs ne figuraient pas parmi les Principaux Groupes
Sociaux. Le délégué des ETATS-UNIS fit part de sa préférence
de voir la CDD négocier des décisions sur une base
quinquennale. Le G-77/CHINE insista sur une période de deux
ans, comme suggéré dans le papier des Vice-présidents. Au
sujet des partenariats, Le délégué des ETATS-UNIS introduisit
quatre nouveaux paragraphes portant sur le rôle de la CDD en
sa qualité de point focal et de forum d'échange de leçons
apprises et de données, assorti d'un site sur la toile, pour
les acteurs sociaux impliqués dans les partenariats et pour
les partenaires potentiels. Le G-77/CHINE remit en question le
besoin de mentionner les partenariats, par souci de ne pas
préjuger des conclusions du SMDD, et plaça entre crochets les
propositions des Etats-Unis. L'UE suggéra la suppression du
paragraphe consacré à la revue, par la CDD, des questions
ayant trait à l'assistance financière et au transfert des
technologies, et des références aux moyens de mise en œuvre.
Le JAPON, avec l'appui des ETATS-UNIS, ajouta des amendements
au libellé portant sur les données de l'observation de la
Terre et la cartographie du globe terrestre. Le G-77/CHINE
souligna le besoin, pour la CDD, de proc�der � la revue des
contraintes et des raisons de la non-application des d�cisions
ant�rieures.
Le Pr�sident fit observer que les
d�l�gations avaient invariablement repris leurs vieilles
propositions, freinant ainsi le processus de r�daction.
LES GROUPES DE CONTACT
L'ENERGIE: Le groupe de contact sur le
th�me de l'�nergie continua � �tre en d�saccord sur
l'utilisation d'objectifs. Une d�l�gation encourage la
fixation, pour tous les pays, d'objectifs significatifs, tels
que des coupes de 50% dans les subventions et une pratique de
la v�rit� des prix dans le domaine de l'�nergie. Une autre
d�l�gation proposa un nouveau libell� appela � la divulgation
de toutes les subventions y compris celles transversales. Les
d�l�gations soulev�rent la question de la diff�rence entre les
termes "sources d'�nergie durables" et "�nergie pour le
d�veloppement durable," et entre technologies fossiles "propres"
ou "avanc�es," au lieu de "plus efficaces". L'utilisation de
la formulation "fiables, abordables, �conomiquement viables,
socialement acceptables et �cologiquement rationnels" dans les
r�f�rences aux services de fourniture d'�nergie, fut approuv�e.
Les d�l�gations appuy�rent l'utilisation des libell�s retenus
par la CDD-9 dans la majeure partie du texte et approuv�rent
les libell�s consacr�s � la r�duction des fuites et de la
combustion de gaz, associ�es � la production du p�trole brut,
ainsi qu'aux programmes domestiques d'efficience �nerg�tique,
et aux efforts visant � l'am�lioration du fonctionnement et de
la transparence des march�s de l'�nergie et de l'information
qui s'y rapporte. La discussion couvrit nombre de question et
notamment: l'int�gration du d�veloppement durable dans les
programmes de restructuration du secteur de l'�nergie;
l'�change des le�ons apprises; la collaboration entre les
organisations et les institutions disponibles; et le point de
savoir si, oui ou non, l'approche bas�e sur les cycles de vie
int�resse le sujet de l'�nergie. Vers la fin de la s�ance de
l'apr�s-midi, une d�l�gation appela � l'insertion d'un libell�
tire de CDD-9, stipulant que "dans le cas o� quelques pays
choisissent de recourir aux technologies de l'�nergie
nucl�aire pour le d�veloppement durable, une priorit� absolue
doit �tre accord�e � la s�curit�." Le libell� fut plac� entre
crochets.
LES OCEANS: Le mod�rateur Guy O�Brien (Australie)
ajourna la r�union du mercredi, peu apr�s sa tenue, et
encouragea les d�l�gu�s � mener des consultations et �
produire un texte de compromis pour discussion, pour la
r�union de jeudi matin. Il indiqua en outre qu'il entendait
pr�senter au Pr�sident Salim, un rapport sur les progr�s
r�alis�s par le groupe de contact, � l'issue de la s�ance de
jeudi matin.
DANS LES COULOIRS
Le tremblement de terre enregistr� mercredi
matin a peut �tre remu� � mais pas �branl� � la progression
des pr�paratifs du Sommet. Les grognements qui continuent en
coulisses, sont sans doute, � l'origine de la r�union tenue �
huis-clos, mercredi apr�s-midi, avec Desai et les
repr�sentants des agences des Nations Unies. Depuis le d�but
des n�gociations, nombre de ces derni�res, ont fait part de
leur frustration � l'�gard de ce qu'elles estiment �tre une
tentative d�lib�r�e de les exclure de l'apport de
contributions de fond � la session, certaine allant m�me
jusqu'� soup�onner "une main invisible" � l'�uvre. Parmi leurs
principales pr�occupations, celle concernant le document de la
DAES sur les synergies sur la question de l'�nergie � l'un des
th�mes identifi�s comme �tant d'importance, par le Secr�taire
G�n�ral de l'ONU, Kofi Annan � qui semble "circuler en
secret," et que la plupart des agences n'ont pas eu l'occasion
de voir. Il n'a pas �chapp� aux d�l�gu�s que, contrairement �
ce qui s'est pass� � la PrepCom III, les Pr�sidents des
Groupes de Travail n'ont pas invit�, cette fois, les agences �
pr�senter leurs contributions � � l'exception du BIT et de
l'OMS, qui ont �t� appel�s � intervenir pendant quelques
minutes. Certains craignent que des instructions aient �t�
donn�es, de n�gliger leurs offres de conseils techniques. Les
consultations informelles-informelles men�es durant le
week-end ont laiss� certaines agences avec un sentiment de
mise � l'�cart, assez prononc�, les libell�s qui leurs
express�ment �taient consacr�s, ayant �t� supprim�s du
document de mise en �uvre.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GROUPES DE TRAVAIL: Les GT-I, II et III
se r�uniront de 10h � 13h, puis de 15h � 18h et enfin de
nouveau � partir de 20h � avec possibilit� de voir les s�ances
nocturnes durer toute la nuit � pour parachever le premier
tour des n�gociations autour du Texte R�vis� du Pr�sident.
Le GT- I se r�unira dans la Salle Nusantara, le GT- II, dans
la Salle Nusa Indah, et le GT-III, dans la Salle Gen�ve.
GROUPES DE CONTACT: Le GC sur l'Afrique
se r�unira dans la Salle Frangipani � partir de 10h. Le GC sur
les Oc�ans se r�unira � partir de 10h �galement, dans la Salle
Bandung, pour discuter du texte de compromis �labor� mercredi
29 mai. Le GC sur la Bonne Gouvernance se r�unira � partir de
15h dans la Salle Orchid. Les groupes de contact pr�senteront
probablement leurs rapports aux Groupes de Travail respectifs
pour leur permettre de finaliser ce premier tour des
n�gociations. Cherchez � vous procurer les papiers r�vis�s des
groupes de contact sur les th�mes de l'�nergie et des oc�ans. |