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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 32
Mercredi 29 Mai 2002
LES FAITS MARQUANTS DU PREPCOM IV DU SMDD:
MARDI 28 MAI 2002
Des séances parallèles de Dialogue avec les Acteurs Sociaux
sur les thèmes du renforcement des capacités et des
partenariats ont été tenues tout au long de la journée. Le
Groupe de Travail I s'est réuni le matin puis de nouveau dans
la soirée. Le Groupe de Travail II s'est réuni en nocturne
pour poursuivre la négociation du texte Révisé du Président.
Le Groupe de Travail III s'est réuni dans le courant de
l'après-midi pour entamer la discussion du thème de la
gouvernance pour le développement durable. Des réunions de
groupes de contact ont eu lieu sur les questions des océans et
des initiatives de développement durable pour l'Afrique.
NDLR: La couverture des Groupes de Travail et des
Groupes de Contact par le BNT s'arrête à 21h.
LES SEANCES DE DIALOGUE AVEC LES ACTEURS SOCIAUX
Des séances de Dialogue avec les Acteurs Sociaux se sont
déroulées sur les thèmes du renforcement des capacités pour le
développement durable et des cadres nécessaires aux
initiatives de partenariat impliquant les Principaux Groupes
Sociaux.
LE GROUPE DE DISCUSSION I: Le Dialogue avec les Acteurs
Sociaux sur le thème du renforcement des capacités fut
coprésidé, le matin, par Richard Ballhorn (Canada) et Ihab
Gamaleldin (Egypte) et par Kiyotaka Akasaka (Japon), avec Paul
Hohnen comme modérateur, l'après-midi.
La porte-parole des FEMMES appela: à une politique
d'intégration des femmes; à une participation des femmes dans
une proportion de 50%, à tous les niveaux des processus
décisionnels; à des collectes de données sexo-spécifiques; et
à l'élaboration d'indicateurs tenant compte du rôle des
femmes. Le porte-parole des JEUNES encouragea la création de
centre d'information sous-régionaux et l'établissement d'éco-villages
gérés par les jeunes. Le porte-parole des PEUPLES INDIGENES
plaida pour la mise en place de réseaux d'échange de
connaissances, pour un renforcement des capacités indigènes
sur la base du respect des savoirs traditionnels, et pour un
transfert de technologies impliquant les connaissances et les
experts indigènes. Le représentant des ONG appela, entre
autres, à la promotion de la participation dans les
processus décisionnels à l'échelle locale et nationale, et à
l'adoption d'approches combinant l'éducation et la formation
formelle et informelle.
Le porte-parole des COLLECTIVITES LOCALES proposa que le
texte du Président reflète leur capacité d'apporter une
amélioration de la dimension urbaine du développement durable.
Le porte-parole des SYNDICATS critiqua les effets négatifs des
politiques non viables de libéralisation et de privatisation
sur les travailleurs. Le représentant du COMMERCE et de
L'INDUSTRIE nota le rôle des compagnies multinationales dans
le transfert des technologies et des connaissances, et
l'importance de l'instauration d'un environnement domestique
approprié pour l'investissement. Le porte-parole de la
COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE mit l'accent sur
l'éducation, les échanges d'expériences Nord-Sud et Sud-Sud,
et sur la collaboration dans les programmes scientifiques. Le
représentant des AGRICULTEURS attira l'attention sur leur
aptitude à contribuer au développement durable, et appela à
une implication plus étroite du secteur dans les préparatifs
du Sommet.
Au cours du débat, l'INDE encouragea la coopération Sud-Sud
et une focalisation sur le lien entre la bonne gouvernance et
le renforcement des capacités. Pour la création de capacités
humaines, l'UE mit en exergue l'importance de l'éducation à
tous les niveaux, et le rôle du secteur privé. Les
représentants des principaux groupes sociaux identifièrent les
principes clés devant régir le renforcement des capacités pour
le développement durable. Le porte-parole des AGRICULTEURS
souligna l'importance du partenariat entre les secteurs
étatiques et les acteurs sociaux dans les sociétés rurales. Le
porte-parole des SYNDICATS encouragea la liberté d'association
et le droit de s'organiser. Le porte-parole des PEUPLES
INDIGENES appela à l'adoption d'une approche de développement
durable basée sur le respect des droits et du principe du
consentement libre et éclairé. Le représentant du COMMERCE et
de l'INDUSTRIE souligna l'importance d'avoir des processus
décisionnels informés et basés sur les faits prouvés. Le porte-parole
de ONG proposa le partage des technologies écologiquement
rationnelles. Le porte-parole des JEUNES proposa une
coopération Nord-Sud dans le domaine du renforcement des
capacités. Le porte-parole de la COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET
TECHNOLOGIQUE souligna l'importance d'endiguer la fuite des
cerveaux.
La porte-parole des FEMMES souligna la nécessité de traiter
le rôle des communautés de base, et la question de l'abandon
scolaire des fillettes. Les porte-parole des SYNDICATS et des
AGRICULTEURS mirent ensemble l'accent sur la nécessité de
promouvoir les conditions des travailleurs agricoles.
Plusieurs gouvernements répondirent et l'AUSTRALIE appela à
l'élaboration d'une vision portant sur une période de 50 ans,
pour décider des priorités d'aujourd'hui.
L'après-midi, le Modérateur Hohnen invita les organisations
intergouvernementales à présenter leurs contributions et
demanda aux participants de procéder à un échange d'études de
cas spécifique au domaine du renforcement des capacités pour
pouvoir dégager les aspects améliorables. Le porte-parole de
la COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE donna un aperçu
sur le registre international des ingénieurs. Le porte-parole
des COLLECTIVITES LOCALES déclara que l'absence de cadres
juridiques et de ressources financières posaient des
difficultés à la mise en œuvre des Plans d'Action 21 Locaux.
Le porte-parole du COMMERCE et de l'INDUSTRIE mentionna les
efforts fournis dans le domaine de la gestion "biosolide". Le
porte-parole des AGRICULTEURS mit en exergue les efforts
visant à endiguer les effets de la désertification. Décrivant
le principe de subsidiarité, l'UE déclara que les autorités
nationales doivent permettre aux collectivités locales de
gérer les questions dans lesquels elles ont des compétences.
Des exemples de leçons tirées des expériences vécues en
matière de renforcement des capacités furent: pour les ONG –
l'importance du sentiment de propriété du processus et de la
gouvernance; pour les PEUPLES INDIGENES – la promotion de leur
condition suite à une décision gouvernementale de reconnaître
leurs territoires; pour le COMMERCE et l'INDUSTRIE – les
acquis dans les domaines de la santé, de l'éducation et de
l'emploi susceptibles d'améliorer les conditions de vie dans
les communautés dans une période de cinq ans; et, pour les
JEUNES – la nécessité d'un fonds catalytique de démarrage vers
la démocratisation de l'information. Notant le manque de
partenariats probants, le porte-parole des COLLECTIVITES
LOCALES mit en relief l'importance d'outils, tels que les
technologies d'information et de communication, en tant
qu'aspect du renforcement des capacités. La porte-parole des
FEMMES mit en relief l'apprentissage et le transfert des
technologies entre pairs ainsi que les aptitudes pouvant être
soutenu par les communautés.
La FRANCE proposa la fixation de critères permettant de
s'assurer de la compatibilité des partenariats avec le
développement durable. Le délégué des ETATS-UNIS nota que des
partenariats à long terme pouvaient découler d'initiatives de
renforcement des capacités, de cours terme. Le BRESIL souligna
le rôle des académies scientifiques nationales dans les
processus décisionnels et dans le développement des plans
nationaux d'innovation scientifique et technologique.
L'OUGANDA parla des partenariats entre le secteur
gouvernemental et les communautés locales dans le domaine du
transfert de l'expertise agricole. La LIBYE mit en exergue les
partenariat avec des pays tiers et les efforts participatifs
visant à l'intégration du Plan d'Action 21 dans les prises de
décisions nationales.
Le porte-parole des AGRICULTEURS déclara que les
subventions sont cruciales pour la sécurité alimentaire et les
questions touchant à la souveraineté des Etats, et que la
conservation pouvait être à l'origine d'un déplacement des
agriculteurs autochtones. Le porte-parole de la COMMUNAUTE
SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE proposa de considérer
l'implication des Populations Indigènes dans l'utilisation
médicinale des plantes, et appela à la science et à une
éducation en matière de développement durable.
Le porte-parole des ONG encouragea l'impulsion des centres
nationaux de recherche en matière de changements climatiques à
travers le renforcement des commissions nationales de
développement durable existantes. Le porte-parole des
COLLECTIVITES LOCALES mit en relief l'implication des citoyens
seniors et appela à l'interconnexion des réseaux, au Sommet.
S'agissant de la collaboration avec la communauté
Scientifique et Technologique: Le porte-parole des SYNDICATS
déclara qu'un tel partenariat prendra du temps à mettre sur
pied; Le porte-parole du COMMERCE et de l'INDUSTRIE fit par de
son intérêt pour l'initiative; Le porte-parole des PEUPLES
INDIGENES déclara que le savoir traditionnel relevait
également de la science; La porte-parole des FEMMES appela au
soutien des institutions nationales et régionales; et la porte-parole
des JEUNES suggéra la mise en place de partenariats à travers
les éco-villages.
Dans les remarques conclusives: le BANGLADESH souhaita en
savoir davantage sur l'accès au fonds des Nations Unies pour
le travail communautaire; Le porte-parole des AGRICULTEURS
appela à l'établissement de meta-réseaux; et le porte-parole
de la COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE parla de la
mise en place d'un nouveau réseau regroupant les institutions
traitant de médecine traditionnelle. Le Modérateur Hohnen nota
le grand nombre de questions non résolues et le Président
Akasaka signala que la session a fourni des idées sur la
manière de mieux répondre aux besoins en matière de
renforcement des capacités.
LE GROUPE DE DISCUSSION II: La porte-parole des FEMMES
élabora sur les préoccupations concernant les compagnies
transnationales et les institutions financières
internationales, sur les mécanismes garantissant l'intégration
des femmes et la parité des sexes, et sur la mise en
application des conventions disponibles. La porte-parole des
JEUNES appela à un accord juridiquement contraignant sur
l'imputabilité des entreprises, et souligna, entre autres,
l'équité sociale, l'équité inter-générations et la justice
économique et environnementale comme autant de critères clés.
Le porte-parole des PEUPLES INDIGENES déplora l'attitude
historique à leur égard, notamment les activités
préjudiciables aux ressources menées sur leurs territoires
traditionnels sans leur consultation. Le porte-parole des ONG
souligna le besoin de transparence, de responsabilité et
d'imputabilité. Le porte-parole des COLLECTIVITE LOCALES mit
l'accent sur leur rôle en tant que joint entre les
gouvernements nationaux et la société civile.
Le porte-parole des SYNDICATS présenta des exemples de bons
et de mauvais partenariats, signalant que parmi les
caractéristiques des bons partenariats, figurent: la
désignation d'objectifs communs, une consultation élargie de
l'ensemble des concernés, et le respect des équilibres. Le
porte-parole du COMMERCE et de L'INDUSTRIE identifia
l'instauration d'environnements favorables et la définition
des rôles et des responsabilités comme autant d'élément
cruciaux du cadre devant régir les partenariats. Le porte-parole
de la COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE mit en garde
contre les possibles mauvaises utilisations des connaissances,
et mit en exergue les décalages entre les pays industrialisés
et les pays non-industrialisés dans le domaine de
l'information. Le porte-parole des AGRICULTEURS souligna leur
rôle comportant de nombreuses facettes, dans le développement
durable, fit part de l'intérêt porté pour sources d'énergie
renouvelable et pour la recherche dans le domaine des OGM, et
reconnut le besoin de partenariats entre les secteurs public
et privé dans les systèmes de distribution de l'eau.
Au sujet des partenariats en tant que moyens concrets de
mise en œuvre, le délégué des ETATS-UNIS souligna que les
engagements continuaient au-delà du Sommet, précisant sa
préférence pour des mécanismes d'auto-rapports. L'UE élabora
sur le lien entre les conclusions de Type 1 et de Type 2, sur
les paramètres à observer et sur les mécanismes de suivi et,
avec le JAPON, souligna l'importance des collectivités locals
dans la réalisation du développement durable. SAINTE LUCIE
appela, pour le partenariat, à un cadre incluant critères,
termes de référence, et mécanisme de suivi.
Au cours du débat modéré par Ida Kopen qui suivit, le porte-parole
des ONG souligna l'importance des partenariats et de la non-interférence
dans les affaires intérieures des pays tiers. Les porte-parole
des FEMMES et des JEUNES proposèrent la ratification des
conventions des Nations Unies comme préalables à la mise en
place des partenariats. En réponse, le délégué des ETATS-UNIS
mit en relief les initiatives volontaires comme autant de
preuve de l'engagement. Le porte-parole des PEUPLES INDIGENES
mit l'accent sur la reconnaissance des effets négatifs de la
mondialisation. Le porte-parole du COMMERCE et de l'INDUSTRIE
souligna le caractère arbitraire de la dichotomie entre les
conclusions de Type 1 et 2. La porte-parole des FEMMES nota
les limitations du processus consultatif dans l'établissement
du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique.
L'AFRIQUE DU SUD fit part de son engagement en faveur d'un
cadre clair. Le DANEMARK souligna la nécessité de cadres et de
directives mondialement reconnues pour aider les entités
défavorisées. Le porte-parole de la COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET
TECHNOLOGIQUE mit en relief sur le besoin de résultats
tangibles. Le porte-parole des SYNDICATS mit l'accent sur le
droit à s'organiser collectivement et librement.
Résumant le débat, Kopen énonça une liste préliminaire de
principes, incluant: la transparence, l'imputabilité,
l'égalité, l'équité, la pleine participation, le caractère
mesurable, la reproductibilité, les trois piliers du
développement durable, et le sentiment de propriété. Les porte-parole
des principaux groupes sociaux ajoutèrent: le droit de dire
non, la non-intimidation, la non coercition, l'équité inter-générations,
la promotion des groupes historiquement défavorisés, l'égalité
de l'accès, l'approche de précaution, l'approche basée sur les
écosystèmes, la performance, l'imputabilité du monde de
l'entreprise et, le code de bonne conduite et l'engagement en
faveur des conventions disponibles.
Tout au long des discussions, au cours de la séance de
l'après-midi, les représentants des principaux groupes sociaux
et les délégations gouvernementales échangèrent des exemples
particuliers de partenariats en cours. Le porte-parole des
SYNDICATS fit part de ses réserves concernant le risque de
voir le financement des partenariats "être transformer en une
parade de propositions d'investissement." Le porte-parole des
ONG nota que les partenariats mis sur pied dans le passé se
sont brisés en raison des conflits de besoins entre
partenaires. La porte-parole des JEUNES détailla leurs
critères de sélection des partenariats. Le porte-parole de la
COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE affirma son
engagement en faveur des partenariats, quelque soit la
position des Nations Unies. Le porte-parole des AGRICULTEURS
élabora sur la gestion des risques, en tant que mécanisme, et
souligna l'importance des règles et de la certitude. Le porte-parole
du COMMERCE et de l'INDUSTRIE déclara que les partenariats
devaient être basés sur des accords volontaires. Le porte-parole
des COLLECTIVITES LOCALES appela au courage d'établir des
objectifs clairs. Le porte-parole des PEUPLES INDIGENES
déplora l'absence de recours juridique, affirma que la
transparence n'est pas une garantie pour l'équité du pouvoir,
et souhaita être édifié sur les mécanismes permettant de
s'assurer de la durabilité, en particulier, lorsque les
priorités changent. La porte-parole des FEMMES fit part de ses
réserves concernant l'équilibre des pouvoirs, et nota le
besoin de mettre en place des politiques idoines aux niveaux
régional et national, et de fournir des aptitudes et des
ressources au niveau local. Le porte-parole des ONG déclara
qu'elles ne voulaient pas voir les initiatives de Type 2 se
transformer en une "trivial poursuite de diversion et de
cooptation," et fit part de sa volonté de ne pas soutenir de
tels résultats.
Le JAPON mit en exergue l'auto-sélection et l'autogestion
des partenaires. La FRANCE parla du financement des
partenariats entre les secteurs public et privé et de la
garantie de l'accès aux ressources, en tant que mécanismes
servant à l'interconnexion des deux résultats. L'INDONESIE
parla du coût de la mise en place des partenariats. La GUYANE
souligna que le principal partenariat ayant émergé de Rio,
était celui conclu entre le Nord et le Sud, et s'interrogea
sur le point de savoir si ce dernier a été honoré. L'ETHIOPIE
fit part de ses réserves concernant le fait que les
AGRICULTEURS aient reflété plutôt les perspectives du Nord que
celles du Sud. La SUISSE déclara que l'intérêt porté aux
activités de Type 2 doit être soutenu par un engagement en
faveur des résultats de Type 1, et souligna que les projets
ont besoin d'être bancables. La BELGIQUE suggéra
l'établissement de partenariats entre les pays du Nord dans le
domaine du changement des modes de consommation. La FINLANDE
déclara que les partenariats constituaient une nouvelle donne
et remit en question les suspicions de certains groupes.
Le Coprésident Quarless déclara que le SMDD doit galvaniser
les soutiens en faveur des partenariats. Le Secrétaire Général
du SMDD, Nitin Desai, affirma que les partenariats ne sont pas
un substitut pour ce que les gouvernements ont besoin
d'accomplir, et pas seulement entre le monde des entreprises
et d'autres parties.
LE GROUPE DE TRAVAIL I
Coprésidé par Kiyotaka Akasaka (Japon) et Maria Viotti (Brésil),
ce Groupe de Travail poursuivit la négociation du chapitre
consacré au thème de la protection et de la gestion de la base
des ressources du développement économique et social.
Les délégués décidèrent que les mesures de lutte contre la
pollution des eaux intéresseront le niveau national, et
qu'elles porteront sur les eaux de surface et les eaux
souterraines, sur la prévention, sur la l'atténuations des
effets négatifs subits, et sur la nettoyage. L'UE nota les
implications au point de vue des coûts, en particulier, pour
les technologies d'atténuation. Les délégués s'accordèrent sur
un libellé appelant à la promotion d'une utilisation durable
de l'eau, et décidèrent de reporter la discussion d'une
proposition avancée par les Etats-Unis sur les aspects
sanitaires, en attendant les résultats de la consultation
bilatérale en cours sur ce thème.
Au sujet du développement intégré des ressources en eau,
les délégués débattirent des formulations soumises par le
G-77/ CHINE et par l'UE, mais aucun accord ne put être atteint
sur la proposition du Coprésident appelant au "développement,
d'ici 2005, d'une gestion intégrée des ressources en eau et de
plans d'utilisation efficiente de l'eau, avec un soutien au
profit des pays en développement," qui résolvait les
ambiguïtés concernant: le point de savoir si le textes se
référait à tous les pays ou aux pays en développement
uniquement; la force juridique du libellé; et dans quelle
mesure le développement des ressources en eau doit être en
cours.
S'agissant des services opérant dans le domaine de l'eau,
les délégués discutèrent du libellé limitant les objectifs du
recouvrement, dans la foulée des propositions avancées et des
amendements introduits par diverses délégations, et
s'accordèrent finalement sur l'utilisation de divers
instruments politiques "sans risque de voir les objectifs du
recouvrement se transformer en barrière à l'accès des pauvres
à l'eau salubre."
Au sujet des besoins d'affectation, les délégués
acceptèrent une proposition NORVEGE d'amender le libellé de
manière à s'assurer qu'une priorité est accordée à la
satisfaction des besoins humains de base, ainsi qu'à la
réhabilitation des écosystèmes. Il y eut consensus sur la mise
en place de programmes visant à l'atténuation des effets des
événements extrêmes intervenant dans le secteur de l'eau. Les
délégués débattirent également de la signification de
ressources en eau "non-conventionnelles" et décidèrent de
retenir le terme et le libellé du Président, mais le délégué
des ETATS-UNIS s'enquit des implications d'une spécification
de la mise à disposition de ressources financières et
techniques, dans certains paragraphes uniquement.
Après amendement, une nouvelle proposition avancée par le
G-77/CHINE, prônant la fourniture d'efforts efficaces,
rentables et écologiquement rationnels et la mise en place,
dans les pays en développement, de programmes de dessalement
de l'eau de mer, de recyclage des eaux et de collecte des eaux
des brouillards côtiers, fut acceptée. Les délégués
approuvèrent un amendement introduit dans le texte du
président par le G-77/CHINE, et appelant à soutenir la
facilitation de l'établissement de partenariats entre les
secteurs public et privé et des formes de partenariat
accordant une priorité aux besoins des pauvres, dans des
cadres nationaux stables et transparents mis en place par les
gouvernements, tout en respectant les conditions locales.
Les délégués acceptèrent une proposition avancée par le
G-77/ CHINE et appelant à séparer le libellé portant sur le
soutien devant être apporté aux pays en développement et aux
pays en transition économique dans le domaine du suivi et de
l'évaluation des aspects qualitatif et quantitatif des eaux,
du libellé portant sur l'observation et la recherche conjointe
dans le domaine de la gestion des ressources en eau et de leur
compréhension scientifique.
LA SUISSE proposa la promotion des �changes d'informations.
Le G-77/CHINE, contr� par les ETATS-UNIS et l'AUSTRALIE,
sugg�ra des amendements de mani�re � "fournir" au lieu de
"encourager et promouvoir" l'�change d'information, le
renforcement des capacit�s et le transfert des technologies, y
compris celles de t�l�d�tection et satellitaires, pour
l'am�lioration de la gestion des ressources en eau et pour la
compr�hension scientifique du cycle des eaux. Le d�l�gu� des
ETATS-UNIS indiqua que les technologies satellitaires
correspondaient bien � cette cat�gorie. Un d�bat proc�dural
suivit, � l'issue duquel le d�l�gu� des ETATS-UNIS introduisit
une objection formelle � la suggestion du Pr�sident Akasaka de
placer les deux libell�s entre crochets, en se basant sur le
R�glement Int�rieur et en particulier la r�gle concernant les
objections pouvant �tre faites sur les questions de fond. Le
CANADA appuya cette prise de position et encouragea le r�gne
de la bonne foi dans les n�gociations. Les deux libell�s
rest�rent entre crochets.
LE GROUPE DE TRAVAIL II
Ce Groupe de Travail , pr�sid� par Richard Ballhorn
(Canada), reprit, dans la soir�e, la n�gociation autour du
chapitre consacr� au th�me de la mondialisation. La SUISSE
sugg�ra la suppression du paragraphe appelant � un
accroissement de l'assistance technique, notamment dans
l'interface commerce et d�veloppement durable, et les
ETATS-UNIS et le G-77/CHINE propos�rent l'abandon de la
derni�re partie de la phrase. Le G-77/CHINE introduisit une
clause consacr�e � l'acc�s des produits des pays en
d�veloppement aux march�s, que les ETATS-UNIS pla�a entre
crochets.
LE GROUPE DE TRAVAIL III
Au cours de la s�ance de l'apr�s-midi, ce Groupe de
Travail, copr�sid� par Lars-G�ran Engfeldt (Su�de) et
Ositadinma Anaedu (Nig�ria) entama la n�gociation du papier du
Vice-pr�sident concernant Les Arrangements Institutionnels
du D�veloppement Durable, qui avait �t� distribu� le 27
mai. Plusieurs amendements furent introduits dans
l'introduction et dans le chapitre consacr� aux arrangements
au niveau international. On s'accorda sur le remplacement du
terme "arrangements" par le terme "cadres" partout dans le
texte. Le G-77/CHINE ajouta une r�f�rence aux besoins des pays
en d�veloppement "dans les domaines du financement, du
transfert des technologies et du renforcement des capacit�s,
en gardant � l'esprit, le principe des responsabilit�s
communes mais diff�renci�es." La proposition fut crochet�e.
L'UE et les Etats-Unis d�clar�rent, toutefois, qu'ils �taient
pr�ts � approuver une r�f�rence, � caract�re g�n�ral, aux
principes de Rio. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS accepta une
mention des objectifs du d�veloppement durable, mais avec un "proviso"
expliquant qu'il s'agit uniquement des "objectifs approuv�s
internationalement." La SUISSE, appuy�e par les ETATS-UNIS,
proposa un libell� faisant r�f�rence aux droits humains et aux
libert�s fondamentales reconnus internationalement. Il y eut
accord g�n�ral sur l'insertion d'un libell� appelant � une
meilleure collaboration entre les parties du syst�me des
Nations Unies, et � un renforcement des capacit�s des pays en
d�veloppement dans le domaine du d�veloppement durable. L'UE
et le G-77/CHINE sugg�r�rent plusieurs libell�s de rechange
faisant r�f�rence � l'OMC. Ils furent tous plac�s entre
crochets. Les r�f�rences � l'assouplissement de l'acc�s des
pays en d�veloppement � l'OMC furent crochet�es par le JAPON
et l'UE. LUE expliqua son concept de soutien mutuel entre
l'OMC et les accords environnementaux multilat�raux, mais ne
soumit pas de libell� particulier. Dans ses remarques de
cl�ture, le Copr�sident Anaedu, commentant le nombre excessif
d'amendement textuels introduits, nota que cette session "n'�tait
pas de n�gociation."
LES GROUPES DE CONTACT
La s�ance nocturne du groupe de contact sur l'�nergie fut
report�e en raison de la maladie du porte-parole de l'un des
groupe r�gionaux. La s�ance nocturne du groupe de contact sur
la bonne gouvernance fut annul�e.
L'AFRIQUE: Le groupe de contact sur l'Afrique se r�unit
dans l'apr�s-midi pour examiner la r�vision de texte du Vice-pr�sident
Richard Ballhorn. Le groupe discuta du paragraphe
introductive, ainsi que des paragraphes consacr�s �
l'instauration d'un environnement favorable, � la mise en
place de m�canismes pour la mise en �uvre du Nouveau
Partenariat pour le D�veloppement de l'Afrique, au transfert
des technologies, et � l'�ducation.
LES OCEANS: Mod�r� par Guy O�Brien (Australie), ce
groupe de contact se r�unit dans l'apr�s-midi pour poursuivre
ses n�gociations. Les d�l�gu�s discut�rent autour d'un papier
mis � jour assorti d'un texte de compromis �labor� par le
mod�rateur, et de propositions soumises par les d�l�gu�s. Peu
de progr�s fut r�alis�, les d�l�gu�s �tant rest� bloqu�s sur
le libell� portant sur la question de la p�che et des
ressources marines vivantes.
DANS LES COULOIRS
En d�pit du climat tropical qui r�gne � Bali, la
progression semble bloqu�e sur Le Texte R�vis� du Pr�sident,
et en particulier, sur les questions d�f�r�es aux groupes de
contact. Les d�l�gu�s gouvernementaux ont fait part de leur
frustration, quant au rythme des n�gociations, jug�es comme
�tant "extr�mement lentes", "allant en marche arri�re" ou "consistant
� jouer avec les mots." Les principaux groupes sociaux
fustigent les gouvernements pour leur manque d'int�r�t
apparent pour la production d'un document de Type 1 efficace
et significatif. Certain ont affirm� que la r�ussite de la
PrepCom IV d�pendait d�sormais de quatre facteurs: la
finalisation de ce document; une d�claration politique
crochet�e mais g�rable; la d�finition de crit�res pour les
r�sultats de Type 2; et une sorte "d'intervention divine."
En attendant, la progression sur les r�sultats de Type 2
reste incertaine: Il existe des divergences entre les
principaux groupes sociaux sur le soutien des partenariats, et
tous ces groupes sociaux, � l'exception d'un seul, sont
d'accord sur la n�cessit� d'une convention sur l'imputabilit�
du monde des entreprises. Les observateurs ont not� que le
souhait de b�n�ficier d'un week-end libre � Bali � un talisman
du succ�s de la PrepCom IV � ne sera exauc� que si cette
torpeur qui r�gne sur les n�gociations est vaincue�
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: Les d�l�gu�s se r�uniront en Pl�ni�re � 10h
dans la Salle Nusa Indah, pour entendre les rapports des
Dialogues avec les Acteurs Sociaux.
GROUPES DE TRAVAIL: Le GT-I se r�unira de 10h �
13h, de 15h � 18h et de 20h � 23h dans la Salle Nusantara 1,
pour poursuivre l'examen du Papier R�vis� du Pr�sident.
Le GT-II se r�unira apr�s la Pl�ni�re, de 20h � 23h
dans la Salle Nusa Indah, pour la poursuite de la discussion
sur les PEID, la sant� et le d�veloppement durable, le
financement, et le commerce international. Le GT-III se
r�unira pour continuer la consid�ration du papier r�vis� des
Vice-pr�sidents concernant les cadres institutionnels devant
r�gir la gouvernance pour le d�veloppement durable, qui a �t�
distribu� le 27 mai, � l'issue de la Pl�ni�re, de 15h � 18h
puis de 20h � 23h. Consultez le Journal des Nations Unies pour
le lieu.
GROUPES DE CONTACT: Le GC sur l'�nergie se r�unira de
15h � 18h et de 20h � 23h dans la l Salle Frangipani. Le GC
sur l'Afrique se r�unira � partir de 15h dans la Salle Nusa
Indah. |