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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 31
Mardi 28 Mai 2002
LES FAITS MARQUANTS DU PREPCOM IV DU SMDD:
LUNDI 27 MAI 2002
La quatrième session de la Commission du
Développement Durable (CDD) agissant en qualité de comité
préparatoire du Sommet Mondial sur le Développement Durable (SMDD)
s'est ouverte ce matin à l'International Convention Center de
Bali, en Indonésie.
Les délégués se sont réunis, le matin,
l'après-midi et le soir, dans les Groupes de Travail I et II,
pour la poursuite des négociations autour du Papier Révisé
du Président (A/CONF.199/PC/L.1/ Rev.1). Les groupes de
contact ont poursuivi leurs travaux, le groupe sur les océans
s'étant réuni dans l'après-midi et dans la soirée, et celui
sur les thèmes de l'énergie et de la bonne gouvernance ayant
tenu une séance de travail nocturne. Le Dialogue avec les
Acteurs Sociaux a, au cours de la séance de l'après-midi,
commencé par l'examen du thème de la gouvernance pour le
développement durable.
NDLR: La couverture du déroulement
des Groupes de Travail et des Groupes de Contact par le BNT
s'est arrêtée à 21h.
LA PLENIERE D'OUVERTURE
Le Président du PrepCom, Emil Salim (Indonésie)
a ouvert la session et a exprimé ses vœux de réussite pour la
réunion.
Nabiel Makarim, Ministre d'Etat Indonésien,
chargé de l'Environnement, a souhaité la bienvenue à Bali aux
participants, indiquant que le premier objectif du PrepCom
consistait à parvenir à des résultats marquants et que le
PrepCom était la cheville ouvrière du processus visant à
garantir la réussite du SMDD. Signalant au passage que la
ville de Bali "est trop belle pour qu'on y passe son temps
uniquement dans les halls et les salles de conférence,"
l'orateur exhorta les délégués à adopter un esprit de
consensus et de partenariat.
Le Secrétaire Général du SMDD, Nitin Desai,
encouragea les délégués à ne pas suivre la procédure
habituelle consistant à ne "parvenir aux décisions qu'après
exténuation," et à prendre, plutôt, des décisions rapides, "sous
peine d'avoir à renoncer à bien des plaisirs." L'orateur
souligna l'importance de parvenir à un résultat que le monde
pourrait reconnaître comme étant un grand pas vers le
développement durable et qui se ferait connaître comme étant "l'engagement
de Bali."
Hans Hoogeveen (Pays-Bas), au nom du
Président de la Sixième Conférence des Parties (CdP-6) de la
Convention sur la Diversité Biologique (CDB), mit l'accent sur
l'importance de la biodiversité dans le développement durable
et dans l'éradication de la pauvreté. Il donna aux délégués un
aperçu sur les objectifs et sur les conclusions de la CdP-6 et
encouragea le SMDD à prendre en considération la Déclaration
Ministérielle de la CdP dans la rédaction des conclusions du
Sommet.
L'Ambassadeur Tuiloma Neroni Slade, Samoa,
parla en son nom personnel et au nom d'Alan Simcock,
Coprésident du Processus Consultatif Informel des Nations
Unies sur les Affaires Océaniques. Slade élabora sur le
déroulement du processus et indiqua que la récente réunion
tenue à New York a examiné la question de la protection de
l'environnement marin, en vue de mieux coordonner ses travaux
avec le SMDD. Slade soumit officiellement le rapport de la
réunion au PrepCom.
Le Président Salim annonça que la
Commission sur l'Utilisation Pacifique du Cosmos a soumis une
déclaration à l'adresse du SMDD.
LES QUESTIONS D'ORGANISATION: Le
Président du PrepCom Salim introduisit les Coprésidents des
Groupes de Travail: Kiyotaka Akasaka (Japon) et Maria Viotti (Brésil),
pour le Groupe de Travail I; Ihab Gamaleldin (Egypte) et
Richard Ballhorn (Canada), pour le Groupe de Travail II; Lars-Göran
Engfeldt (Suède) et Ositadinma Anaedu (Nigeria), pour le
Groupe de Travail III; et, Diane Quarless (Jamaïque) et Jan
Kára (République Tchèque), pour les consultations sur le thème
des partenariats.
Les délégués adoptèrent L'ordre du jour
provisoire (A/ CONF.199/PC/ 15) et la Proposition du
Calendrier des Travaux (A/CONF.199/PC/15/ Add.1/Rev.1), et
procédèrent à l'accréditation des organisations
intergouvernementales suivantes: la Banque de Développement
Asiatique; Baltic 21; la Commission sur la Science et la
Technologie pour le Développement Durable dans le Sud; le
Congrès des Collectivités Locales et Régionales Européennes;
le Centre Européen pour l'Interdépendance et la Solidarité
Mondiale; le Fonds Mondial pour l'Information en matière de
Biodiversité; l'International Joint Commission; l'Union
Parlementaire Internationale; le Centre Nord- Sud du Conseil
de l'Europe; le Programme de Coopération Environnementale pour
la Région Sud Asiatique; la South Pacific Applied Geoscience
Commission; et le Fonds de l'OPEC pour le Développement
International.
Au sujet de l'accréditation des ONG, Salim
nota que le SMDD ne procédera pas à la considération de la
demande du World Sindhi Institute, étant donné que ce dernier
est en cours d'examen pour un statut consultatif au sein de
l'ECOSOC. Salim reporta l'examen de l'accréditation du Centre
Tibétain des Droits de l'Homme et de la Démocratie à vendredi
31 mai, à 10h, et annonça que le Mouvement pour la
Reconstruction et le Développement ne sera pas recommandé pour
accréditation au SMDD. Salim indiqua que le Secrétariat a
décidé de ne pas accréditer les organisations à but lucratif,
expliquant que le Body Shop International était accrédité sous
le parapluie de la Fondation Body Shop, à but non lucratif, et
que les demandes soumises par l'ONG 3663 First for Food
Service et l'ONG Solar Energy Systems Limited, toutes deux à
but lucratif, ont été retirées.
LE DIALOGUE AVEC LES ACTEURS SOCIAUX
Le Président Salim ouvrit les travaux et
conduisit les discussions au cours de la séance de l'après-midi
consacrée au Dialogue avec les Acteurs Sociaux, non sans avoir
rendu hommage au travail fourni par les principaux groupes
sociaux dans la préparations du dialogue. Les FEMMES
appelèrent à une gouvernance mondiale intégrant les
perspectives féminines, la transparence et l'imputabilité, et
un cadre et des mécanismes institutionnels pour le
développement durable. Commentant que les négociations en
cours sont favorables aux activités minières, à la production
d'énergie et à la privatisation des services, le porte-parole
des PEUPLES INDIGENES identifia les besoins de la gouvernance
pour le développement durable, tels que l'imputabilité du
monde de l'entreprise et le respect des territoires des
peuples indigènes, de l'autodétermination et des savoirs
traditionnels.
Les ONG souhaitèrent voir le texte du
Président aller au-delà du Consensus de Monterrey et
appelèrent au droit à l'autodétermination, à des processus
décisionnels participatifs et à l'imputabilité du monde des
affaires. Le porte-parole des SYNDICATS nota que les accords
collectifs intégraient, de plus en plus, des clauses
environnementales, et souligna l'importance de l'évaluation
des lieux de travail dans le cadre des initiatives de
partenariat. Le porte-parole des COLLECTIVITES LOCALES déclara
que l'habilitation des collectivités locales est une réalité
de plus en plus palpable dans la mise en œuvre des stratégies
nationales. Le porte-parole du COMMERCE et de L'INDUSTRIE fit
observer qu'une référence à l'importance de la mise en place
de moyens de subsistance viables manquait au chapitre consacré
à l'éradication de la pauvreté, dans le Papier Révisé du
Président.
Le porte-parole de la COMMUNAUTE
SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE appela: à l'amélioration de la
collaboration entre les scientifiques et les décideurs
politiques; à la création d'un groupe consultatif sur la
science et la technologie au sein de la CDD; et à un
renforcement des capacités de manière à combler le fossé dans
le domaine scientifique. Mettant en exergue les questions de
sécurité alimentaire, de commerce et d'accès aux marchés, le
porte-parole des AGRICULTEURS appela à la mise en place de
politiques nationales de gestion des marchés, au soutien des
entreprises rurales et à des partenariats avec le secteur
privé.
Notant que le SMDD voudrait être un sommet
consacré à la mise en œuvre, le représentant des JEUNES appela
à des termes d'action, à des objectifs clairs, à des
calendriers précis et à des plans concrets de mise en œuvre, à
l'imputabilité du monde des entreprises, et à une minimisation
de l'influence des compagnies transnationales sur les
préparatifs du Sommet.
Le délégué des ETATS-UNIS affirma que la
qualité et l'envergure des partenariats seront des éléments
clés pour la mesure du succès du SMDD.
Le Président Salim souhaita en savoir
davantage quant à la manière dont les collectivités locales
pouvaient s'inspirer du document consacré à la mise en
application pour l'élaboration de leurs plans d'action. Le
porte-parole des COLLECTIVITES LOCALES souligna que les
modalités inter- et intra-gouvernementales devant encadrer le
développement durable doivent être définies. Le porte-parole
des SYNDICATS déclara que le premier critère dans l'évaluation
du lieu de travail est le droit des travailleurs à s'engager
dans des actions conjointes avec l'employeur et au sein de la
communauté.
Les Principaux Groupes Sociaux abordèrent
également la privatisation des services de l'eau. S'opposant à
la privatisation, le porte-parole des SYNDICATS évoqua la
pression exercée par les entreprises et les institutions
financières internationales, et appela à la garantie du libre
échange et à l'équilibrage des déficits budgétaires; Le porte-parole
des ONG apporta son appui à l'idée de confier la gestion de
l'eau au niveau communautaire; la porte-parole des FEMMES
souligna l'importance de leur rôle dans la gestion de l'eau.
Le représentant du COMMERCE et de L'INDUSTRIE déclara que bien
que l'eau soit un bien public, les prestations dans ce domaine
sont de meilleure qualité lorsqu'elles sont confiées au
secteur privé. Le porte-parole de la COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE
ET TECHNOLOGIQUE fit remarquer que les modes non viables de
production et de consommation étaient souvent causés par une
commercialisation accrue qui dicte sa loi à la production.
Le porte-parole des JEUNES appela à
davantage d'emplacements publicitaires gratuits et de
programmes de conscientisation sur les questions ayant trait
au développement durable. Le porte-parole des PEUPLES
INDIGENES encouragea l'implication de la communauté
scientifique, en particulier sur la question de l'entreposage
des déchets nucléaires, appela à la mise en place de
mécanismes permettant d'aider les autorités locales et
nationales dans la résolution des différends, et nota que la
souveraineté des Etats était menacée par l'Organisation
Mondiale du Commerce.
Le CONSEIL ŒCUMENIQUE MONDIAL appela à
l'imputabilité du monde des entreprises, notant que les
initiatives volontaires comptaient uniquement sur la bonne
volonté et sur les pressions exercées par les pairs. Le porte-parole
des SYNDICATS fit état d'une directive proposée par l'EU
concernant l'imputabilité des entreprises, nécessitant une
coopération à tous les niveaux. La FINLANDE apporta son
soutien à la mise en place de partenariats et d'arrangements
volontaires informels.
Le porte-parole des COLLECTIVITES LOCALES
mit en relief le concept de "mondialisation," et le
représentant des JEUNES mit l'accent sur les problèmes de
gouvernance dus aux questions de partage des eaux. Le porte-parole
des PEUPLES INDIGENES souligna la reconnaissance des droits et
de la participation comme premières conditions de la
gouvernance. Le porte-parole du COMMERCE et de l'INDUSTRIE
déclara: que les entreprises opéraient dans le cadre de la loi;
qu'il y avait différentes interprétations des codes de bonne
conduite, et que certains gouvernements ont mal géré certaines
initiatives de privatisation.
En conclusion, les Coprésidents du Groupe
de Travail III, Engfeldt et Anaedu indiquèrent que les
discussions étaient riches d'enseignements et d'éléments
pertinents pour les négociations imminentes autour du thème de
la gouvernance pour le développement durable. Le Président
Salim fit remarquer que là où les marchés ne fonctionnait pas
convenablement, comme dans les domaines de l'environnement,
des questions sociales et de l'éducation, on attend des
gouvernements d'apporter les ajustements nécessaires.
LE GROUPE DE TRAVAIL I
A l'issue de la Plénière du matin, les
délégués reprirent la négociation du Papier Révisé du
Président qui avait commencé durant les consultations
informelles qui ont précédé le PrepCom. Les libellés révisés
des chapitres consacrés à l'introduction et à l'éradication de
la pauvreté furent distribués. Le Coprésident Akasaka annonça
les noms des modérateurs des travaux sur les paragraphes en
suspens: Kjetil Paulsen (Norvège), sur la question de
l'établissement d'un Fonds Mondial de Solidarité; Idunn
Eidheim (Norvège), sur l'accès à l'eau potable salubre et sur
l'accès des Populations Indigènes à des activités économiques;
Elfie Bowe (UE), sur l'efficience des ressources énergétique;
Graham Campbell (Nouvelle Zélande) sur les outils à mettre au
service du consommateur; Miranda Brown (Australie), sur
l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto; et Franz Perrez
(Suisse) sur les produits chimiques.
CHANGEMENT DES MODES NON VIABLES DE
CONSOMMATION ET DE PRODUCTION: Suite à des amendements
introduits par l'AUSTRALIE, la HONGRIE, le G-77/CHINE et l'UE,
les délégués décidèrent: de prendre en considération le
développement durable dans les prises de décision; et
d'appuyer les stratégies et les programmes de développement
durable, y compris dans les prises de décision dans le domaine
de l'investissement. Sur la question de l'utilisation des
instruments économiques dans les processus décisionnels, les
délégués adoptèrent un nouveau libellé appelant à
l'intégration des coûts environnementaux et au principe
pollueurs payeurs tiré du principe 16 de Rio.
Le texte consacré aux subventions qui
faussent le marché fut placé entre crochets. Après le débat
autour de la proposition avancée par l'AUSTRALIE appelant à la
spécification de la manière dont les politiques
d'approvisionnement public pouvaient être promues et
développées, et après l'introduction d'un certain nombre
d'amendements, les délégués décidèrent de retenir le texte du
Président. TUVALU nota que la réorganisation du chapeau a fait
perdre l'idée du besoin de fournir une formation aux autorités
pertinentes, et moyennant quelques amendements, les délégués
acceptèrent le nouveau texte consacré à ce sujet.
S'agissant du thème des transports, la
HONGRIE souligna la nécessité d'une action à tous les niveaux,
le G-77/CHINE s'opposa à l'idée de préciser les actions devant
être menées au niveau international, et les délégués
s'accordèrent sur les actions devant être menées aux niveaux
régional, national et local. Les délégués acceptèrent un
libellé appelant à la réduction des effets sanitaires adverses
et à la mise à disposition de transports sûrs et abordables.
Après délibérations autour de la proposition du G-77/CHINE
appelant à remplacer "la réduction de la consommation
énergétique" par "l'augmentation de l'efficience énergétique,"
les délégués décidèrent de retenir le libellé d'origine. Ils
examinèrent les références aux transports publics de masse,
mais ne parvinrent pas à s'accorder ni sur le libellé appelant
à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) des
pays industrialisés ni sur la proposition du JAPON de réduire
les émissions de GES "à travers la mise au point de véhicules
écologiquement efficaces."
Au sujet de la prévention et de la
minimisation des déchets, les délégués s'accordèrent sur
l'adjonction d'une proposition avancée par les Etats-Unis,
assortie d'amendements introduits par le G-77/ CHINE, et
appelant à l'utilisation de matériaux alternatifs
écologiquement rationnels. Après un long débat sur la
spécification des types d'aide devant être apportés aux pays
en développement, le Coprésident Akasaka décida en faveur
d'une "assistance financière, technique et autre."
On parvint à un accord sur la question des
déchets, sur la base d'une proposition avancée par la HONGRIE
et amendée par le MEXIQUE, laquelle proposition accorde une
priorité à la mise en place d'une infrastructure et de
systèmes de prévention et de minimisation, de recyclage et
d'entreposage écologiquement rationnel. La discussion des
paragraphes consacré à la gestion rationnelle des produits
chimiques, fut reportée en attendant les conclusions du groupe
de contact sur ce thème.
PROTECTION ET GESTION DE LA BASE DES
RESSOURCES NATURELLES DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL:
L'UE introduisit un amendement notant l'impact accru des
activités humaines sur l'intégrité des écosystèmes, amenant le
G-77/CHINE, la NORVEGE, l'AUSTRALIE, la HONGRIE, les
ETATS-UNIS et d'autres Etats à faire part de leur appui à
différents aspects des textes de l'UE et du Président. Il n'y
eut pas d'accord sur le point de savoir lequel des deux textes
servira de plate-forme aux négociations, et tous les libellés
furent placés entre crochets. Il n'y eut pas d'accord non plus
sur le chapeau ayant rapport avec la concrétisation des
objectifs de la Déclaration du Millénaire, en vue de réduire
de moitié, d'ici 2015, la proportion des gens qui n'ont pas
accès à l'eau potable salubre. On s'accorda, par contre, sur
l'adjonction d'une référence à la mobilisation des "bonnes
pratiques" dans le domaine de l'infrastructure de l'eau et des
prestations sanitaires. TUVALU fut sollicité de mener des
consultations informelles autour de sa proposition appellant
l'assemblée générale de l'ONU à considérer la possibilité
d'élaborer un accord international consacré à la mise à
disposition de l'accès à l'eau potable salubre et à des
prestations sanitaires améliorées. L'appel au renouvellement
des engagements à la fourniture de ressources nouvelles et
supplémentaires fut place entre crochets, le JAPON et
l'AUSTRALIE ayant appelé à une utilisation plus efficace des
ressources disponibles. Le délégué des ETATS-UNIS encouragea
la considération de ce thème intersectoriel dans le cadre des
moyens de mise en œuvre. Le G-77/CHINE souligna la nécessité
de nouvelles ressources.
LE GROUPE DE TRAVAIL II
A l'issue de la Plénière du matin, ce
Groupe de Travail, coprésidé par Ihab Gamaleldin (Egypte) et
Richard Ballhorn (Canada), reprit la discussion du chapitre
consacré aux moyens de mise en œuvre.
LES MOYENS DE MISE EN ŒUVRE: Les
délégués discutèrent du libellé appelant à la mobilisation de
ressources financières supplémentaires, avec l'AUSTRALIE
proposant de placer entre crochets les termes "et autre
assistance aux pays en développement, et les ETATS-UNIS
suggérant de placer entre crochets la référence à l'initiative
Capacité 21. L'UE, la NORVEGE, le G-77/CHINE et le LIBAN
insistèrent sur le maintien de la mention de plusieurs
principes de Rio dans le paragraphe consacré à l'accès à
l'information, ce à quoi les Etats-Unis et l'AUSTRALIE étaient
opposés. On parvint à un accord sur le renforcement des
services statistiques et analytiques. Le JAPON, appuyé par les
ETATS-UNIS et le CANADA, ajouta un libellé sur la
télédétection par satellite, la cartographie planétaire et les
systèmes d'information géographique, même si plusieurs
délégations estimèrent que cela était redondant. Les
ETATS-UNIS et l'UE suggérèrent la suppression de la référence
à "un accès non limité" à l'information ayant trait aux
catastrophes. Le JAPON s'y opposa.
La proposition de la SUISSE appelant à
l'élaboration d'indicateurs pour la mesure de l'impact des
modes de consommation et de production des pays industrialisés
fut appuyée par l'UE mais contrée par le G-77/CHINE. Aucune
avancée ne fut enregistrée sur la clause intéressant le
transfert et la diffusion des technologies écologiquement
rationnelles, avec le G-77/CHINE mettant l'accent sur la
nécessité de termes favorables et concessionnels, et les
ETATS-UNIS insistant sur le besoin de "termes mutuellement
approuvés." Le délégué des ETATS-UNIS, appuyé par l'AUSTRALIE
et l'UE, suggéra la suppression du libellé appelant à
l'établissement d'un mécanisme pour le transfert des
technologies. Le délégué des ETATS-UNIS apporta son soutien à
une proposition avancée par la SUISSE, à laquelle le
G-77/CHINE fit objection, et qui appelle à des "lignes de
crédit vert" pour l'acquisition de technologies écologiquement
rationnelles par les pays en développement.
Le délégué des ETATS-UNIS remit en question
la proposition du G-77/CHINE appelant à la création d'un
réseau de centres d'excellence scientifique dans les pays en
développement, et suggéra de soutenir les réseaux existants.
Le délégué des ETATS-UNIS nota également que le savoir local
et indigène n'était pas toujours profitable et proposa
d'insérer "l'utilisation profitable du" savoir local et
indigène, dans l'amélioration des politiques et des processus
décisionnels. L'AUSTRALIE et les ETATS-UNIS soulignèrent les
droits indigènes dans le cadre de la législation nationale.
L'OUGANDA s'y opposa, arguant que les législations nationales
étaient parfois répressives à l'égard des communautés
indigènes. Le G-77/CHINE fit objection à la proposition du
JAPON appelant à la poursuite de la mise en �uvre et de la
collaboration avec les �valuations scientifiques
internationales. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS sugg�ra de
remplacer "fournir de nouvelles ressources pour la recherche
financ�e par les fonds publics" par "encourager la recherche."
Le d�l�gu� des ETATS-UNIS, contr� par le G-77/CHINE, proposa
la suppression du paragraphe entier consacr� � l'�tablissement
au niveau mondial, d'un processus pour l'examen des questions
relatives aux biens publics mondiaux.
Dans la soir�e, le groupe mena un deuxi�me
tour de n�gociations sur le th�me de la mondialisation. Deux
chapeaux alternatifs furent propos�s par l'UE et les
ETATS-UNIS mais le d�bat n'aboutit � aucun r�sultat. La
FEDERATION DE RUSSIE, avec le soutien du CANADA, sugg�ra
d'utiliser le libell� retenu dans le Consensus de Monterrey,
pour refl�ter le lien entre la mondialisation et le
d�veloppement durable. L'UE et les ETATS-UNIS propos�rent des
libell�s diff�rents, mais la plupart des d�l�gu�s pr�f�r�rent
une r�f�rence plus concise. L'UE proposa de souligner
l'importance de la bonne gouvernance, le G-77/CHINE s'y opposa.
LES GROUPES DE CONTACT
L'ENERGIE: le lundi apr�s-midi, le
mod�rateur Gustavo Aincil (Argentine) fit circuler une
r�vision de texte des paragraphes consacr�s au th�me de
l'�nergie, que les d�l�gu�s commenc�rent � examiner au cours
de la r�union du groupe de contact, lundi soir. La discussion
se focalisa, entre autres, sur le lien entre l'acc�s �
l'�nergie et l'�radication de la pauvret�. On ne parvint � un
accord ni sur les r�f�rences aux Objectifs de D�veloppement du
Mill�naire ni sur le libell� appuyant la transition vers
l'utilisation des combustibles fossiles liquide et gazeux.
LES OCEANS: Mod�r� par Guy O�Brien (Australie),
ce groupe de contact se r�unit durant les s�ances de l'apr�s-midi
et de la soir�e. Le Groupe proc�da � l'examen d'un nouveau
papier contenant un texte de compromis alternatif �manant du
mod�rateur O�Brien et les propositions soumises par les
d�l�gations. Le Groupe entama une premi�re lecture paragraphe
par paragraphe, du texte de compilation.
Au cours de la discussion, plusieurs
d�l�gations r�it�r�rent leurs positions exprim�es dans les
sessions ant�rieures. Peu de progr�s fut r�alis�, certains des
paragraphes qui avaient �t� approuv�s auparavant ayant �t�
r�ouverts. Les d�l�gu�s ne parvinrent pas � s'entendre sur le
point de savoir si oui ou non il fallait inclure un libell�
sur l'allocation et la r�partition des ressources halieutiques
des hautes mers aux Etats c�tiers en d�veloppement. La
r�f�rence aux "ressources marines vivantes" fut contest�e,
certains d�l�gu�s soulignant l'utilisation des formulations
approuv�es dans le Plan d'Action 21, la CDB et la Convention
des Nations Unies sur le Droit de la Mer. D'autres d�l�gations
estim�rent que cela �tait inacceptable, si utilis� de mani�re
s�lective et en dehors du contexte.
D'autres probl�mes ayant trait � des
divergences conceptuelles dans l'utilisation de termes tells
que "aquaculture durable," par opposition � "aquaculture pour
le d�veloppement durable," certains notant que ces termes
devaient d'�tre mentionn�s dans le contexte des d�bats
similaires tenus sur les th�mes de l'�nergie et des
transports, au cours de la CDD-9.
LA BONNE GOUVERNANCE: Pr�sid� par Koen
Davidse (Pays-Bas) le groupe de contact sur ce th�me se r�unit
pendant une heure de temps, lundi soir, pour explorer la
possibilit� d'un consensus sur les r�f�rences � la bonne
gouvernance dans le Papier R�vis� du Pr�sident. Au
cours de la pr�sentation des commentaires g�n�raux, les
d�l�gu�s mirent en exergue la gouvernance au plan int�rieur,
les droits de l'Homme, et l'utilisation du texte du Consensus
de Monterrey. Les d�l�gu�s d�battirent longuement de la
mani�re de proc�der, et d�cid�rent que le Pr�sident n'avait
pas � produire de projet de texte, mais que le groupe se
r�unira mardi 28 mai, en s�ance nocturne, apr�s les
n�gociations autour du Cadre Institutionnel du
D�veloppement Durable �labor� par les Vice-pr�sidents
Anaedu and Engfeldt.
DANS LES COULOIRS
Entre la PrepCom IV qui se d�roule sur "l'Ile
des Dieux" et le SMDD pr�vu dans "la Cit� de l'Or," on croit
savoir qu'un certain nombre de d�l�gations tri�es sur le volet
s'appr�tent � prendre, fin juin 2002, le chemin de la "Cit�
Merveilleuse" � Rio de Janeiro, au Br�sil � pour une petite
r�union non d�pourvue d'importance. Le Secr�taire G�n�ral de
l'ONU, Kofi Annan, et les chefs d'Etats de la Su�de, du Br�sil
et de l'Indon�sie doivent se rencontrer pour � ostensiblement
� "passer le flambeau" au Pr�sident de l'Afrique du Sud, le
pays qui va accueillir la prochaine r�union mondiale sur le
d�veloppement durable. Cependant, des rumeurs circulent selon
lesquelles le "passage du flambeau" n'est qu'une partie du
programme. Parmi les sujets qui seront examin�s, l'�laboration
d'un plan pour la production de ce que certains appellent "les
conclusions de Type 1B" (non encore d�finis) � quelque chose
qui ne doit pas manquer de s�duire et d'attirer les dirigeants
mondiaux � Johannesburg. On craint en effet que les
conclusions de Type 1 actuelles, telles que le Plan d'Action
21 dans la perspective de la CNUED, risquent de ne pas �tre
suffisamment attractives pour les chefs d'Etats.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
DIALOGUE AVEC LES ACTEURS SOCIAUX: Les
d�l�gu�s aborderont les th�mes de renforcement des capacit�s,
de10h � 13h et de 15h � 18h, dans la Salle de Nusa Indah, et
des partenariats, de 10h � 13h et de 15h � 18h dans la Salle
de Gen�ve.
GROUPES DE TRAVAIL: Le GT-I se r�unira
pour poursuivre les n�gociations de la question de la
protection et de la gestion de la base des ressources
naturelles du d�veloppement �conomique et social, dans le
Papier R�vis� du Pr�sident. Le GT-II se r�unira pour
discuter des PEID, et du th�me sant� et d�veloppement durable.
Le GT-III se r�unira pour d�battre du nouveau papier sur les
arrangements institutionnels pour le d�veloppement durable,
�mis lundi apr�s-midi. Consultez le Journal des Nations Unies
pour les horaires et les lieux des r�unions.
GROUPE DE CONTACT: Le Groupe de Contact
sur l'Energie se r�unira � 29h dans la Salle de Frangipani. Le
Groupe de Contact sur les Oc�ans se r�unira � 15h dans la
Salle de Bandung pour poursuivre ses n�gociations. Songez �
vous procurer le nouveau texte du mod�rateur, attendu
aujourd'hui. Le Groupe de Contact sur l'Afrique se r�unira �
15h dans la Salle Nusantara 2, pour discuter du nouveau papier
�mis lundi soir. Le Groupe de Contact sur la Bonne Gouvernance
se r�unira � 20h dans la Salle Bandung. Consultez le Journal
des Nations Unies pour les lieux. |