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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 29
Lundi 8 Avril 2002
RESUME DE LA TROISIEME SESSION DU COMITE
PREPARATOIRE DU SOMMET MONDIAL SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE:
25 MARS - 5 AVRIL 2002
La Commission du Développement Durable (CDD),
agissant en qualité de Comité Préparatoire (PrepCom) du Sommet
Mondial sur le Développement Durable (SMDD), a tenu sa
troisième session du 25 mars au 5 avril 2002, au siège des
Nations Unies à New York. Près de 1500 représentants de
gouvernements, d'agences des Nations Unies, de Secrétariats de
convention, d'organisations internationales et des principaux
groupes sociaux, y étaient présents.
La session avait pour objectif de procéder
à l'examen du Papier du Président transmis par la PrepCom II,
de traiter des voies et moyens de renforcer le cadre
institutionnel du développement durable, de procéder à une
évaluation et à une définition du rôle et du programme de
travail de la CDD, et de s'accorder sur un document contenant
le travail de revue et d'évaluation ainsi que les conclusions
et les recommandations concernant les actions devant être
entreprises.
La première semaine de la PrepCom III a été
consacrée à l'examen préliminaire du Papier du Président, les
discussions autour du texte de compilation subséquent, étant
prévues dans le courant de la deuxième semaine. Le PrepCom a
également mené des discussions préliminaires autour d'un
papier informel sur le thème de la gouvernance pour le
développement durable, élaboré par le Bureau sur la base des
commentaires présentés durant la PrepCom II. Les délégués
devaient, par ailleurs, entamer la considération des
conclusions de Type 2 (partenariats/initiatives).
L'espérance du Président du PrepCom, Emil
Salim (Indonésie) de parvenir à la production d'un texte
négocié pour la PrepCom IV, a fini par se perdre, les délégués
ayant eu beaucoup plus de peine que prévu, à avancer à travers
le Papier du Président et du texte de compilation subséquent.
A l'heure du départ, plusieurs participants ont fait part de
leurs frustrations concernant le peu d'orientations reçues au
sujet du contenu, le cours pris par le processus et la
direction imposée au PrepCom. La situation était aggravée par
les coupes budgétaires opérées au sein des Nations Unies, qui
ont étouffé la conduite de consultations régionales, restreint
la tenue de séances nocturnes et entravé une disponibilité
opportune et adéquate de la documentation. Résultat de quoi,
le Bureau sera obligé de consacrer, dans les semaines à venir,
davantage de temps à l'élaboration d'un nouveau texte "consensuel"
pour remplacer le texte de compilation et le texte sur le
thème de la gouvernance pour le développement durable, appelés
à être négociés durant le PrepCom IV, ainsi qu'un papier sur
la question des partenariats.
BREF HISTORIQUE DU SOMMET MONDIAL SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE
LE SMDD aura lieu 10 ans après la
Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le
Développement (CNUED). La CNUED, connue également sous
l'appellation de Sommet de la Terre, s'était tenue du 3 au 14
juin 1992, à Rio de Janeiro, au Brésil. Plus de 100 chefs
d'Etat et de gouvernement, représentant 178 pays, et quelques
autres 17000 participants étaient présents à ce Sommet. Les
principaux produits du Sommet étaient: la Déclaration de Rio
Sur l'Environnement et le Développement, le Plan d'Action 21 –
un programme d'action comportant 40 chapitres, la
Convention-Cadre sur les Changements Climatiques, la
Convention sur la Diversité Biologique et la Déclaration des
Principes Forestiers.
Dans son chapitre 38, le Plan d'Action 21
appela à la création de la Commission du Développement Durable
(CDD), chargée: d'assurer un suivi efficace à la CNUED;
d'améliorer la coopération internationale et de rationaliser
le processus décisionnel intergouvernemental; et de procéder à
l'examen des progrès réalisés dans l'application du Plan
d'Action 21, à tous les niveaux. En 1992, la 47ème session de
l'Assemblée Générale de l'ONU (AGNU) établit, dans sa
résolution 47/191, les termes de référence de la CDD, sa
composition, les lignes directrices devant régir la
participation des ONG, le calendrier des travaux, ses liens
avec d'autres organes des Nations Unies et les arrangements
concernant le Secrétariat. La CDD devait tenir sa première
réunion en juin 1993 et depuis, ses réunions se tiennent
annuellement.
LA SE-AGNU-19: Lors de sa 47ème
session, en 1992, l'Assemblée Générale adopta également la
résolution 47/190 qui appelait à la
Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale de l'ONU
consacrée à l'Evaluation de la Mise en Application du Plan
d'Action 21, cinq ans après la CNUED. La 19ème
Session Extraordinaire Générale consacrée à la Revue et à
l'Evaluation Globale du Plan d'Action 21, qui se déroula à New
York du 23 au 27 juin 1997, adopta le Programme de la Suite
de Mise en Œuvre du Plan d'Action 21 (A/RES/S-19/2). La
session fit le tour des progrès réalisés depuis la CNUED,
examina la mise en application et établit le programme de
travail de la CDD pour la période 1998-2002.
LA RESOLUTION 55/199: En décembre 2000,
l'Assemblée Générale adopta la résolution 55/199, dans
laquelle elle décida de s'engager pour la conduite d'une
évaluation décennale de la CNUED en 2002, au niveau d'un
sommet, en vue de revigorer l'engagement mondial en faveur du
développement durable. L'Assemblée Générale accepta alors
l'offre de l'Afrique du Sud d'accueillir l'événement. La
résolution décidait que l'évaluation sera focalisée sur les
accomplissements et sur les domaines nécessitant davantage
d'efforts pour la concrétisation du Plan d'action 21 et des
autres produits de la CNUED, en vue d'aboutir à des décisions
orientées vers l'action. Elle devrait également donner lieu à
un engagement politique renouvelé en faveur de la réalisation
du développement durable.
PREPCOM I: La CDD-10, agissant en
qualité de Comité Préparatoire du SMDD, tint sa première
session au siège de l'ONU du 30 avril au 2 mai 2001. La
session adopta des décisions concernant: l'état d'avancement
des préparatifs du SMDD menés aux niveaux local, national,
régional et international, ainsi que par les Principaux
Groupes Sociaux; les modalités devant encadrer la tenue des
futures sessions du PrepCom; le calendrier provisoire des
travaux du Sommet; le règlement intérieur provisoire; et les
arrangements concernant l'accréditation et la participation
des principaux groupes sociaux.
LES PROCESSUS PREPARATOIRES NATIONAUX,
SOUS-REGIONAUX ET REGIONAUX: Les Comités Préparatoires
Nationaux du SMDD ont été établis pour entreprendre les
évaluations au niveau des pays et pour travailler à
l'amélioration de la prise de conscience et à la mobilisation
des parties prenantes. Des réunions préparatoires
sous-régionales et régionales du Sommet de Johannesburg se
sont déroulées entre juin 2001 et janvier 2002. Une Table
Ronde des Personnalités Eminentes sur le SMDD a été organisée
dans chacune des cinq régions du découpage des Nations Unies,
et des réunions préparatoires régionales ont eu lieu selon le
calendrier ci-après: les 25 et 26 septembre 2001, pour les
régions européenne et nord-américaine; du 15 au 18 octobre
2001, pour la région africaine; les 23 et 24 octobre 2001,
pour la région Amérique latine et Caraïbes; le 24 octobre
2001, pour la région Asie Occidentale; et, du 27 au 29
novembre 2001, pour la région Asie Pacifique, ainsi que pour
les Petits Etats Insulaires en Développement (PEID), du 7 au
11 janvier 2002.
PREPCOM II: La CDD-10, agissant en
qualité de Comité Préparatoire du SMDD, tint sa deuxième
session préparatoire au siège des Nations Unies du 28 janvier
au 8 février 2002. Le Comité devait y mener une revue
exhaustive des progrès réalisés dans la mise en application du
Plan d'Action 21, y compris le Programme de la Suite de la
Mise en Œuvre du Plan d'Action 21, adopté en 1997 (A/RES/S-19/2),
et décider que le Papier du Président servira de plate-forme
aux négociations de la PrepCom III. Le PrepCom adopta
également son rapport (E/ CN.17/2002/PC.2/L.1) qui contenait
la Synthèse du Président de la Seconde Session
Préparatoire, la Synthèse du Président du Segment
consacré au Dialogue avec les Acteurs Sociaux et les
Propositions de Partenariats/Initiatives pour le renforcement
de la Mise en Application du Plan d'Action 21.
CONSULTATIONS INFORMELLES SUR LA
GOUVERNANCE POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE: Une
consultation informelle sur la gouvernance pour le
développement durable s'est tenue le 28 février 2002 au siège
des Nations Unies à New York. La consultation avait pour
plate-forme, le papier officieux élaboré par les Vice-présidents
du Bureau chargés de cette tâche, Lars Göran-Engfeldt (Suède)
et Ositadimna Anaedu (Nigeria). Sur la base de ces
discussions, les Coprésidents produisirent un papier qui sera
présenté à la PrepCom III.
COMPTE RENDU DE LA PREPCOM III
Le Président du PrepCom, Emil Salim (Indonésie)
ouvrit les travaux de la PrepCom III, la matinée du lundi 25
mars, et annonça que la PrepCom III procédera à la négociation
des éléments de décisions contenus dans le Papier du
Président (A/CONF.199/PC/L.1) et dans le papier de
discussion intitulé La Gouvernance pour le Développement
Durable, aux Niveaux International, Régional et National.
Clarifiant que la PrepCom III ne devait pas chercher à
produire des suggestions de rédaction, le Président Salim
appela à la formulation d'actions concrètes permettant la
réalisation des objectifs spécifiques du développement
durable, et invita les agences internationales et les
institutions de financement et de développement à fournir leur
expertise technique aux groupes de travail. L'orateur ajouta
que des consultations informelles seront menées sur la
question des initiatives en matière de partenariats – les
conclusions de Type 2 – soulignant que ces dernières n'étaient
pas pour remplacer, de quelque manière que ce fût, les
engagements politiques.
Le Secrétaire Général du SMDD, Nitin Desai,
présenta aux délégués un briefing sur les résultats de la
récente Conférence Internationale sur le Financement du
Développement, tenue à Monterrey, au Mexique, et sur ses
implications sur le SMDD, et mit en relief l'importance des
partenariats. Le Directeur Exécutif du PNUE, Klaus Töpfer,
donna un aperçu sur les conclusions des réunions du Groupe
Intergouvernemental des Ministres ou leurs Représentants sur
la Gouvernance Environnementale Internationale (GIM/GEI) et de
la Septième Session Extraordinaire du Conseil d'Administration
du PNUE/ Troisième Forum Mondial des Ministres de
l'Environnement (FMME-3), tenus à Carthagène, en Colombie.
Ousmane Moutari (Niger) présenta le rapport
de la deuxième réunion du Groupe des Personalités Eminentes,
tenue à Agadez, au Niger, du 25 au 28 février 2002. Il indiqua
que la réunion a procédé à l'examen du complexe
pauvreté-environnement dans le cadre de la Convention sur la
Lutte contre la Désertification (CCD), et mit en exergue le
rôle du Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), en tant que
mécanisme de financement de la CCD. Severino Soares Almeida
(Cap-Vert) attira l'attention sur le Message Ministériel de
Praia, émis par les ministres et autres chefs de délégations
des Parties signataires de la CCD, qui s'étaient réunis les 7
et 8 mars 2002, à Praia, au Cap-Vert.
Le Représentant Permanent du Venezuela
auprès des Nations Unies et Président du G-77/Chine, Milos
Alcalay, présenta le rapport du Troisième Forum de Haut Niveau
sur la Coopération entre l'Afrique, l'Amérique Latine et
Caraïbes, dans le cadre de la Plate-forme de Coopération
Inter-régionale, tenu les 19 et 20 février 2002, à Caracas, au
Venezuela. L'orateur présenta également la Déclaration de
Caracas sur la Mise en Application de la CCD, émise par le
Forum. L'Iran, au nom du Président de la Deuxième Session de
Fond du Forum des Nations Unies sur les Forêts (FNUF-2), Knut
Øistad, élabora sur la Déclaration Ministérielle adoptée par
la FNUF-2 et fit part de son espoir de voir la Déclaration et
le message qu'elle renferme, pris en main par le SMDD.
Le Président Salim proposa, et les délégués
adoptèrent, l'ordre du jour (A/CONF.199/PC/1) et le calendrier
des travaux (A/CONF.199/ PC/1/Add.1). les délégués procédèrent
également à l'accréditation des organisations
intergouvernementales (A/CONF.199/PC/10). L'accréditation
d'une ONG, le 'Tibet Justice Center', fut reportée pour
permettre son examen approfondi par les délégués.
LE CALENDRIER DES TRAVAUX: Au cours de
cette réunion de deux semaines, les délégués devaient mener
leurs travaux principalement dans trois groupes de travail:
les Groupes de Travail I et II se penchèrent sur le Papier du
Président et le Groupe de Travail III plancha sur le thème de
la gouvernance pour le développement durable. Des
consultations informelles furent également menées pour entamer
l'examen des conclusions de Type 2 (partenariats/initiatives).
Le Groupe de Travail I, coprésidé par les Vice-présidents
Kiyotaka Akasaka (Japon) et Maria Viotti (Brésil), procéda à
la considération des quatre premiers chapitres du Papier du
Président, consacrés à l'introduction, à l'éradication de la
pauvreté, au changement des modes non-viables de production et
de consommation et à la protection et gestion des ressources
naturelles de base. Le Groupe de Travail II, coprésidé par les
Vice-présidents Richard Ballhorn (Canada) et Ihab Gamaleldin (Egypte),
procéda à l'examen des chapitres portant sur le développement
durable dans un monde en globalisation, la santé et le
développement durable, le développement durable des petits
Etats insulaires en développement (PEID), les initiatives de
développement durable pour l'Afrique, et les moyens de mise en
œuvre.
Le Groupe de Travail III était coprésidé
par les Vice-présidents Ositadinma Anaedu (Nigeria) et Lars-Göran
Engfeldt (Suède), alors que les Vice-présidents Jan Kára (République
Tchèque) et Diane Quarless (Jamaïque) coprésidèrent les
réunions informelles sur la question des partenariats.
LA PLENIERE
Outre la Plénière d'ouverture qui a traité
des questions ayant trait à l'organisation des travaux, de
brèves séances Plénières ont été convoquées les mercredi 27 et
jeudi 28 mars. Le mercredi 27 mars, Spesioza Wandira Kazibwe,
Vice-président de l'Ouganda, souligna, entre autres,
l'impératif d'améliorer la productivité des ressources en
terre et en eau, et de renforcer le leadership et l'engagement
politique.
Le jeudi 28 mars, le Président du Conseil
d'Administration du PNUE, David Anderson, présenta un rapport
exhaustif sur la réunion du Conseil d'Administration/FMME de
février 2002. L'orateur y mit en exergue les décisions ayant
trait au SMDD prises au cours de la session. Jan Pronk, Envoyé
Spécial du Secrétaire Général de l'ONU près du SMDD, présenta
un rapport sur les résultats des visites rendues aux
différentes capitales, au cours de la période intersessions,
notant, entre autres: une objection à l'adoption de nouveaux
objectifs; un appel en faveur de la mise en application du
Plan d'Action 21, des objectifs de la Déclaration du
Millénaire et des engagements financiers antérieurs; et un
soutien en faveur des conclusions de Type 2. Zéphirin Diablé,
Administrateur Associé au PNUD, décrivit la nouvelle
initiative Capacités 2015 lancée par le PNUD et visant à
l'amélioration du niveau des capacités locales, et appela à la
mise en place de nouveaux mécanismes de financement et de
partenariat. Herbert Acquay, Chef de l'Equipe de FEM chargée
des Ressources en Terre et en Eau, présenta un rapport sur les
résultats de la table ronde tenue en mars 2002, sur le thème
des forêts.
LE PAPIER DU PRESIDENT
L'après-midi du lundi 25 mars, les délégués
se sont réunis pour des concertations régionales sur le Papier
du Président. Du mardi 26 au jeudi 28 mars, ils procédèrent à
une première lecture du Papier du Président, présentant leurs
commentaires préliminaires et soumettant leurs nouvelles
propositions, sur la base de quoi, le Bureau procéda à
l'élaboration d'un texte de compilation. Au cours de la
deuxième semaine, les délégués procédèrent à la considération
du texte de compilation.
Ce chapitre présente quelques-uns des
commentaires introduits durant ces deux examens préliminaires
du Papier du Président, ainsi que le débat de fond mené autour
du texte de compilation émis au début de la deuxième semaine,
après la soumission des commentaires des différentes
délégations. Il met également en relief quelques-unes des
nouvelles propositions avancées, des questions litigieuses
posées et un certain nombre de points consensuels atteints
durant les débats.
A la fin de la PrepCom III, on ne fit pas
circuler une révision de texte, les délégations s'étant vu
accorder un délai supplémentaire pour la soumission de
commentaires additionnels concernant certains chapitres du
texte. Le Bureau et le Président élaboreront un nouveau texte
pour considération et négociation à la PrepCom IV.
I. INTRODUCTION: L'introduction du
Papier du Président fut considérée au cours des séances du
matin et de la soirée du mardi 26 mars. De nouveaux
paragraphes furent proposés durant cet examen préliminaire du
Papier du Président. Ces paragraphes portaient sur: la
nécessité d'un environnement international plus incitatif
compte tenu de l'échec de la communauté internationale à
honorer les engagements de Rio (Venezuela, au nom du
G-77/Chine); l'impératif d'une bonne gouvernance au niveau
national et d'une coopération internationale pour la promotion
du développement durable (Suisse); le besoin d'une
coordination institutionnelle aux niveaux national et
international (Canada); et l'importance d'une approche basée
sur les écosystèmes et du rôle du secteur privé (UE). Des
références furent également suggérées, mentionnant: la
définition du développement durable retenue par la Commission
de Brundtland; la planification familiale et l'alphabétisation
des femmes et des pauvres; les questions ayant trait au rôle
des femmes; et les principales conférences des Nations Unies.
II. L'ERADICATION DE LA PAUVRETE: Les
délégués abordèrent les questions ayant trait au thème de
l'éradication de la pauvreté, figurant dans le Papier du
Président, les mardi 26 et mercredi 27 mars. La discussion se
poursuivit, les lundi 1er et mardi 2 avril, sur le
texte de compilation qui en découla. Au cours de la discussion
initiale du Papier du Président, l'Australie et les Etats-Unis
firent part de leurs réserves concernant le risque de voir
l'adoption d'engagements inscrits dans des calendriers précis,
réduire la flexibilité nécessaire aux besoins émergents en
matière de développement. Les délégations proposèrent de
nouveaux libellés, appelant à:
-
l'intégration des questions
environnementales dans les stratégies nationales de
réduction de la pauvreté, et d'utilisation durable de
ressources et de l'énergie (UE);
-
l'établissement d'un Fonds de Solidarité
Mondial pour l'Eradication de la Pauvreté et l'amélioration
de l'accès des produits des pays en développement aux
marchés (G-77/Chine);
-
l'encouragement de la coordination des
politiques et des programmes, à tous les niveaux (Etats-Unis);
-
la bonne gouvernance et la participation
des pauvres (Suisse);
-
l'intégration de la perspective féminine
(Canada); et
-
les capacités de reprise des pays en
développement face aux catastrophes naturelles et à celles
provoquées par l'homme (Japon).
D'autres propositions de texte furent axées
sur les objectifs de la Déclaration du Millénaire,
s'inspirèrent des objectifs du Sommet Alimentaire Mondial et
du Programme d'Action de Bruxelles pour les Pays les Moins
Avancés, et appelèrent à l'application des normes de
l'Organisation Internationale du Travail (OIT)
L'intégration de ces nombreuses
propositions dans la version d'origine du Papier du Président,
donna naissance à de nouveaux sous-chapitre dans le texte de
compilation. Les questions soulevées durant la considération
du texte de compilation sont présentées, ci-après, dans
l'ordre des sous-chapitres retenus. Il y eut accord général
sur la nécessité de fusionner bon nombre de ces propositions,
en vue de parvenir à un texte plus concis. Plusieurs sujets
furent également couverts ailleurs dans le texte de
compilation (plus exactement, sous les chapitres III et IV),
et les délégations décidèrent de transférer quelques thèmes
sectoriels vers ces mêmes chapitres.
Le Chapeau: le débat appela à un
renforcement de la mise en œuvre des objectifs d'éradication
de la pauvreté retenus dans la Déclaration du Millénaire. Le
G-77/Chine mit, de nouveau, l'accent sur la nécessité de
mettre en place un Fonds de Solidarité Mondial pour
l'Eradication de la pauvreté.
La Gouvernance et la Participation: Ce
sujet fut discuté de manière minimale, la question de
gouvernance étant en cours d'examen dans un groupe à part.
Les Femmes et la parité des sexes: Les
délégués décidèrent de procéder à la rationalisation de la
proposition de texte et à la collecte de tous les libellés
faisant référence aux questions ayant trait à la perspective
féminine.
L'eau et l'assainissement: La
discussion se focalisa sur le point de savoir si, oui ou non,
il y a leu de faire référence aux récents accords et objectifs
élaborés pour l'amélioration des domaines de l'eau et de
l'assainissement.
L'Energie: La discussion se focalisa
sur le point de savoir si cette question devait, ou non, être
transférée vers le sous-chapitre consacré au thème de
l'énergie.
Les Moyens de Subsistance: Les délégués
apportèrent leur appui à la mise en application des normes de
l'OIT.
Le Développement Rural et Agricole: Un
débat extensif fut axé sur la question des subventions qui
faussent le commerce international et sur les barrières posées
aux produits agricoles.
L'Education: Les délégués soulevèrent,
de nouveau, la question de la cohérence avec les objectifs de
la Déclaration du Millénaire.
Les Etablissements Humains et le Logement:
Le Canada retira sa proposition mettant en relief les
questions d'urbanisation.
La Santé: Les délégations apportèrent
leur soutien à l'idée de déplacer la question vers le chapitre
consacré au thème santé et développement durable.
Les Catastrophes et les Conflits: Une
brève discussion se focalisa sur la différence entre les
catastrophes naturelles et celles provoquées par l'homme, et
les différences entre les catastrophes survenant dans les pays
en développement et celles survenant dans les pays
industrialisés.
Le Développement Industriel: Ce
chapitre fut, de manière générale, accepté par les délégués.
III. LE CHANGEMENT DES MODES NON VIABLES DE
CONSOMMATION ET DE PRODUCTION: Les délégués présentèrent
leurs commentaires préliminaires autour de ce chapitre, le
mercredi 27 mars, et procéda à l'examen de la révision de
texte du chapitre les mardi 2 et le mercredi 3 avril.
L'intégration des nombreuses propositions avancées dans le
texte d'origine du Papier du Président, donna lieu de nouveaux
sous-chapitres dans le texte de compilation. Les questions
soulevées durant la considération du texte de compilation sont
présentées ci-après dans l'ordre des sous-chapitres retenus.
Le Chapeau: De nouveaux paragraphes
furent proposés par l'UE. Ils appelaient à un programme de
travail décennal pour la réalisation des objectifs de la
Déclaration du Millénaire, au découplement de la croissance
économique et de la dégradation environnementale, à la
promotion d'un accès équitable aux ressources naturelles et à
la consommation, et à l'élaboration et à l'application d'un
ensemble d'indicateurs de développement durable.
La Conscientisation du Public/Consommateur:
Dans ce sous-chapitre, de nouveaux paragraphes furent proposés
par le G-77/Chine pour appeler à la reconnaissance, au soutien
et à l'impulsion des savoirs traditionnels; et par la Turquie,
pour préconiser la nécessité de s'assurer de la confiance des
consommateurs dans les systèmes d'étiquetage et de contrôle
appliqués aux OGM. Une brève discussion permit la collecte de
commentaires portant sur les modes de consommation des franges
de populations riches et sur le rôle de la publicité.
La Production Propre: Dans ce
sous-chapitre, des paragraphes furent introduits, pour
préconiser:
-
la mise en place de mesures incitatives
et de schémas de soutien en faveur de l'éco-efficacité (UE);
-
la collecte et la dissémination des
bonnes pratiques, présentant un bon rapport coût-efficacité,
dans le domaine de la production propre (Australie); et
-
le transfert des technologies et la
fourniture de ressources financières pour l'amélioration de
la productivité et de la compétitivité (G-77/Chine).
La Responsabilité du Monde de l'Entreprise:
L'Australie, le Canada et l'UE suggérèrent l'introduction de
nouveaux paragraphes portant sur l'Initiative Mondiale en
matière d'Elaboration des Rapports. L'UE avança également des
paragraphes se référant au développement de systèmes de
certification et à la mise en place de partenariats et de
programmes de développement durable, exploitables sur les
lieux de travail.
Les Politiques: De nouveaux paragraphes
furent proposés, pour préconiser: l'application des
considérations sociales et environnementales dans les
processus décisionnels, des approches basées sur le cycle de
vie, et des indicateurs de développement durable (UE);
l'utilisation d'instruments économiques et
d'incitations basées sur la loi du marché (Australie); la
rationalisation des politiques gouvernementales
d'approvisionnement (Tuvalu); et la mise en place de systèmes
de collecte de données et informations (Etats-Unis). Au cours
des délibérations, les délégués acceptèrent une proposition du
G-77/Chine appelant à des échanges dans le domaine des bonnes
pratiques et des technologies écologiquement rationnelles (TER).
L'Energie: Dans ce sous-chapitre, des
paragraphes furent introduits pour appeler:
-
à la diversification de
l'approvisionnement énergétique et à des réformes
structurelles dans le secteur de l'énergie (Canada);
-
au renforcement des capacités aux niveaux
national et régional, à l'expansion des marchés de l'énergie
renouvelable, et à l'intégration des objectifs du
développement durable dans les programmes de restructuration
du secteur de l'énergie conduits par les institutions
financières internationales (EU);
-
à la conclusion d'un accord international
juridiquement contraignant sur l'intégration et la
commercialisation des technologies écologiquement
rationnelles applicables au domaine de l'énergie durable
(Tuvalu);
-
à la mise en application des
recommandations et des conclusions de la CDD-9 et, à
l'échange d'informations et à la coopération entre les
agences des Nations Unies et la CDD (G-77/Chine);
-
à la réduction de l'intensité énergétique
et à l'augmentation des prix de l'énergie à un niveau proche
de leur valeur économique réelle (Fédération de Russie); et
-
à l'édification d'une alliance mondiale
pour l'énergie renouvelable et pour des technologies
énergétiques conventionnelles propres et efficaces (Islande).
Le sous-chapitre révisé consacré à
l'énergie fut examiné dans des consultations
informelles-informelles, modérées par Gustavo Ainchil
(Argentine), les jeudi 4 et vendredi 5 avril. Le 4 avril, la
majeure partie du débat fut focalisée sur l'utilisation de la
formulation retenue par la CDD-9, à la fois comme plate-forme
de travail et comme source textuelle. Une révision de texte du
sous-chapitre fut introduite le 5 avril. La question de
l'utilisation du libellé retenu par la CDD-9 fut délibérée
davantage, en particulier, à propos du point de savoir où
placer la référence dans le texte du chapeau, et à propos des
dispositions ayant trait à la réforme politique et au cadre
institutionnel nécessaires à la promotion de l'énergie pour le
développement durable. Diverses questions constituèrent
également des points litigieux, à savoir: la fixation des
quotes-parts d'énergie renouvelable dans l'utilisation
énergétique totale; les références au Protocole de Kyoto; et
les caisses de compensation.
Le Transport: Le Canada proposa un
paragraphe appelant à l'adoption d'une approche intégrée dans
les processus décisionnels, le Japon introduisit des
paragraphes préconisant des véhicules respectueux de
l'environnement et la mise en place de systèmes de suivi de la
qualité de l'air, et la Suisse proposa un paragraphe
préconisant la mise place d'une taxe sur les carburants. Cette
dernière proposition fut longuement débattue, la Suisse
suggérant un libellé alternatif faisant référence aux travaux
en cours menés par l'Organisation Maritime Internationale et
par l'Organisation Internationale de l'Aviation Civile sur la
question de l'intégration des coûts.
Les Déchets: De nouveaux libellés
furent proposés pour appeler: à la réalisation d'une société
basée sur le recyclage (Japon); à la production de biens de
consommation réutilisables (UE); et à la compensation des
préjudices découlant des transports transfrontaliers et de
l'entreposage des déchets dangereux (Turquie).
Les Produits Chimiques: Des paragraphes
furent introduits pour préconiser: la mise en place d'une
approche stratégique dans le domaine de la gestion des
produits chimiques ( UE et JUSCANZ); le renforcement des
connaissances et des capacités de gestion dans les pays en
développement; la conclusion d'un protocole sur les métaux
lourds, dans le cadre de la Convention de Stockholm sur les
Polluants Organiques Persistants (Norvège); la mise en place
d'un Système Mondial Harmonisé de classification et
d'étiquetage des produits chimiques (JUSCANZ et Norvège); la
lutte contre le commerce illicite des produits dangereux (Etats-Unis);
et la fourniture d'une assistance financière et technique aux
pays en développement et la création de partenariats avec
l'industrie (UE).
IV. PROTECTION ET GESTION DES RESSOURCES
NATURELLES DE BASE DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL:
Les délégués procédèrent à l'examen de ce chapitre du Papier
du Président, le jeudi 28 mars, et reprirent le thème dans le
texte de compilation les mercredi 3 et jeudi 4 avril. Des
consultations informelles-informelles sur le thème des océans,
furent menées les jeudi 4 et vendredi 5 avril.
Le Chapeau: Plusieurs délégations
proposèrent des formulations à insérer dans le chapeau: la
Norvège y souligna le principe de précaution et le principe
pollueurs-payeurs; la Turquie y mit en relief l'affectation
adéquate des ressources en eau; et l'UE y mit l'accent sur
l'approche écosystémique et sur les savoirs traditionnels.
Les Ressources en Eau: Les délégations
avancèrent nombre de nouvelles propositions de texte, au cours
du premier examen du Papier du Président. Durant les premiers
commentaires et la discussion initiale du texte de
compilation, les délégués se focalisèrent, entre autres, sur
la gestion durable et l'utilisation équitable des ressources
en eau, les objectifs de la Déclaration du Millénaire dans les
domaines de l'accès à l'eau, de l'intégrité écologique, de
l'infrastructure de l'eau, de la coopération régionale et
internationale dans le domaine des ressources en eau partagées,
de la prévention de la pollution, et de la gestion intégrée
des lignes de partage des eaux. L'Ouzbékistan encouragea le
soutien d'une convention internationale sur le Bassin de la
Mer d'Aral. Au cours du débat, les pays divergèrent quant à
l'opportunité d'une référence aux résultats de la Conférence
Internationale sur l'eau, et plusieurs délégations firent
objection au libellé se référant aux modèles de tarification
de l'eau.
Les Océans: Ce sous-chapitre fut
examiné uniquement dans des consultations
informelles-informelles, modérées par Guy O'Brien (Australie),
au cours desquelles des libellés additionnels furent proposés
sur les sujets suivants: les partenariats; les subventions en
vigueur dans le domaine de la pêche; l'aquaculture; les stocks
halieutiques; les préjudices écologiques causés par les
navires; les espèces non-autochtones invasives; les pavillons
de complaisance; le transport maritime de matériaux
radioactifs; la gestion intégrée et basée sur la science, des
littoraux et des bassins maritimes et fluviaux; et les zones
protégées.
Parmi les points de consensus: la nécessité
d'une coopération régionale, d'une approche écosystémique et
d'une évaluation; l'utilisation du terme "conserver" au lieu
du terme "préserver"; l'information au service de la prise des
décisions; et la suspension du débat sur la coordination entre
les agences des Nations Unies, en attendant les résultats du
Processus Consultatif Informel de l'AGNU sur les affaires
océaniques. Les délégués divergèrent sur l'utilisation du
terme "ressources marines vivantes" en compétition avec le
terme "pêches" et sur l'opportunité de faire référence à la
Convention sur le Droit de la Mer (CNUDM). Le débat autour du
thème du transport transfrontalier des déchets dangereux fut
reporté au PrepCom IV après que la Nouvelle Zélande et le
G-77/Chine eurent présenté une re-formulation du libellé, et
que le Japon, appuyé par la Fédération de Russie, eut refusé
l'insertion du moindre ajout au texte approuvé de la CDD-9. Le
modérateur O'Brien requit la soumission des commentaires à <rogersa@un.org>
avant le jeudi 9 avril, ce après quoi, il procédera à la
production d'un nouveau texte.
Les Catastrophes Naturelles: Ce sujet
fut l'objet d'une discussion minimale. Les libellés proposés
appellent: à la mise en place de systèmes d'alerte précoce; à
l'évaluation des risques et de la vulnérabilité; et, à la
réduction des risques de catastrophe et à la prévision de
mesures de réponses.
Les Changements Climatiques: Dans ce
chapitre, de nouveaux libellés furent proposés pour: rappeler
la Déclaration Ministérielle de Marrakech (Etats-Unis);
appeler à la ratification du Protocole de Kyoto (UE);
préconiser l'utilisation de la formulation retenue dans la
Déclaration du Millénaire (Fédération de Russie); et
encourager la collaboration dans le domaine de la lutte contre
les changements climatique (Japon). Les discussions se
focalisèrent sur le Protocole de Kyoto, les Etats-Unis
préférant une formulation reflétant sa position contre sa
ratification, et appelant à une référence aux mécanismes
souples du Protocole et à la poursuite de la mise au point de
stratégies d'adaptation.
L'Atmosphère: Les propositions avancées
dans ce chapitre appelaient: à un renforcement du système de
suivi de la pollution atmosphérique transfrontalière et des
pluies acides; à la mise en place du cadre international
devant régir la lutte contre la pollution atmosphérique; à la
considération de l'interconnexion entre le trou de la couche
d'ozone et les changements climatiques; et à la lutte contre
le commerce illicite des substances nocives à la couche
d'ozone. Au cours d'un bref débat, le délégué des Etats-Unis
souhaita la suppression de la référence aux engagements ayant
trait au Protocole de Kyoto. L'UE et le Japon s'opposèrent à
la fixation d'une date butoir pour la fourniture, aux pays en
développement, d'alternatives écologiquement rationnelles aux
substances nocives à la couche d'ozone. La Norvège plaida pour
la fixation d'une telle date.
L'Agriculture: Les nouveaux libellés
avancés sur le thème de l'agriculture portaient sur: la
participation des concernés, la conduite d'évaluations
intégrées des potentialités socioéconomiques et
environnementales, l'ouverture de nouveaux marchés pour les
produits agricoles et le renforcement des capacités (UE); une
planification de l'utilisation intégrée et durable des terres
(République Tchèque); une utilisation efficace des ressources
en eau (Japon); la mise en place d'une stratégie mondiale pour
la conservation des plantes (Suisse); et, la mise à
disposition d'une aide financière et technique et la
protection des oasis (G-77/Chine). L'Australie, le Canada, le
G-77/Chine et la Nouvelle Zélande apportèrent leur appui, et
leJapon et la Norvège firent objection, à la suppression des
références aux fonctions multiples de l'agriculture. Au sujet
des cultures illicites, la Norvège requit l'insertion d'une
référence au principe de précaution, le Canada s'y opposa. Le
G-77/Chine suggéra "en tenant compte des effets économiques,
environnementaux et sociaux" de la lutte contre les cultures
illicites.
La Désertification: Le G-77/Chine
proposa l'insertion de nouveaux paragraphes appelant à
l'amélioration des synergies entre les accords
environnementaux multilatéraux (AEM), à l'application de la
Convention sur la Lutte contre la Désertification (CCD), et au
changement des modes d'utilisation des parcours de pâturage.
Le débat se focalisa sur des propositions portant sur la
désertification et le rôle du FEM, notamment: une référence au
FEM, en tant que mécanisme de financement permanent de la CCD
et une référence à la Déclaration Ministérielle de Praia
(G-77/Chine); un appel à l'Assemblée du FEM de prendre des
mesures permettant de s'assurer que la dégradation
environnementale, la désertification et la déforestation
soient efficacement, dans le porte-feuille du FEM (Norvège);
et la considération du sujet par la Conférence des Parties de
la CCD (Canada). L'Ouzbékistan suggéra l'adjonction d'une
référence au Bassin de la Mer d'Aral.
Les Zones Montagneuses: La plupart des
nouveaux paragraphes furent introduits par la Suisse,
notamment ceux appelant: à la conservation et à la
préservation des écosystèmes montagneux; à une agriculture et
une foresterie durables dans les zones montagneuses; à
l'inclusion des communautés des zones montagneuses dans les
prises de décisions; à la mise à contribution des systèmes de
savoir indigène; au respect des valeurs spirituelles des
paysages montagneux; à un partage équitable des avantages
tirés de l'extraction ou de l'utilisation des ressources des
zones montagneuses; à la poursuite de la recherche; et à une
production énergétique de petite échelle. Le G-77/Chine
présenta de nouveaux paragraphes, fondés sur le résultat des
dialogues avec l'ensemble des acteurs sociaux sur les thèmes
du développement durable des zones montagneuses, de la
coopération bilatérale et multilatérale, et des campagnes de
conscientisation du public. Une bref débat donna lieu à des
propositions avancées par Andorre, sur la planification de
l'utilisation des terres, et par la Norvège, sur les
écosystèmes vulnérables de l'Arctique.
Le Tourisme: De nouveaux paragraphes
furent introduits sur: l'éco-tourisme (Japon); l'Année
Internationale du Patrimoine Culturel proclamée par UNESCO en
2002 (Norvège); et le développement du tourisme durable,
l'assistance technique aux pays en développement, les
entreprises locales, et la gestion des attractions
touristiques mises à disposition des communautés hôtes
(G-77/Chine). Au cours d'une brève discussion, le délégué des
Etats-Unis fournit un libellé sur l'assistance technique aux
pays en développement et aux pays en transition économique (PTE)
dans le domaine du tourisme durable.
La Biodiversité: Dans ce sous-chapitre,
les propositions portèrent sur: le renouvellement de
l'engagement en faveur de la Convention sur la Diversité
Biologique (CDB) et sa mise en application; les initiatives
impliquant l'ensemble des concernés dans le domaine de la
conservation de la biodiversité; la mise en œuvre de la
Convention sur le Commerce International des Espèces Menacées
d'Extinction (CITES); l'impact des espèces non autochtones
invasives; les conclusions des processus menées par
l'Organisation Mondiale pour les Droits de Propriété
Intellectuelle dans les domaines de la propriété
intellectuelle, des savoirs traditionnels et des matériaux
génétiques; et, l'accès aux ressources et le partage des
avantages. Au cours du débat, l'UE souligna l'importance des
conclusions de la Sixième Conférence des Parties (CdP-6) de la
CDB, et les délégués divergèrent sur l'opportunité de fixer un
calendrier précis pour la réduction du taux des pertes de
biodiversité.
Les Forêts: En dépit des nombreux
nouveaux paragraphes proposés et portant sur la coopération
internationale, sur la valorisation des biens forestiers, et
sur la pauvreté et la déforestation, la plupart des délégués
mirent en exergue une formulation tirée du FNUF et axé, entre
autres, sur la gestion durable des forêts, l'engagement
politique, et les partenariats. L'UE suggéra de finaliser ce
chapitre après la CdP-6 de la CDB.
Les Minéraux et les Activités Minières:
Les nouveaux paragraphes introduits dans le texte de
compilation traitent: de la contribution des activités
minières et du secteur des minéraux et des métaux dans le
développement durable; de l'assistance devant être fournie aux
pays en développement; de la consultation des communautés
indigènes locales; et la mise en place d'une exploitation et
d'une gestion écologiquement rationnelles. Le jeudi 4 avril,
le Canada fit circuler un nouveau texte, soutenu par la
plupart des délégués, faisant référence aux partenariats, aux
pays en développements et aux pays en transition économique, à
la prise en considération du cycle de vie, et à la
consultation des concernés.
V. LE DEVEVELOPPEMENT DURABLE DANS UN MONDE
EN GLOBALISATION: L'examen préliminaire du Papier du
Président se déroula le mardi 26 mars, et la considération du
texte de compilation eut lieu le vendredi 5 avril. Ce dernier
traitait d'un large éventail de questions ayant trait à la
mondialisation et comportait un certain nombre de références
transversales aux questions de commerce international, ainsi
qu'aux conclusions de la Réunion sur le Financement du
Développement (FdD), et de nombreux amendements y figuraient.
Au cours du débat autour de ce texte de compilation, plusieurs
paragraphes furent transférés vers les chapitres traitant des
thèmes de commerce international et de gouvernance. Le
chapeau, où la mondialisation est présentée comme étant un
processus à facettes multiples, donna lieu à un débat animé,
centré à la fois sur ses avantages et ses inconvénients et sur
le point de savoir s'il faillait "gérer" la mondialisation ou
y "faire face". Plusieurs libellés alternatifs furent avancés
vers la fin de la session du PrepCom, les Etats-Unis proposant
l'insertion d'un énoncé "positif", l'UE suggérant l'insertion
d'un libellé équilibré, et le G-77/Chine insistant sur le
besoin d'un paragraphe concis où il fallait éviter de définir
la mondialisation et chercher plutôt à se focaliser sur les
difficultés rencontrées par les pays en développement.
Le texte de compilation mentionnait la
nécessité de politiques de protection sociale et l'impératif
de rendre la mondialisation à la fois équitable et inclusive,
bien que ces points eussent soulevé quelques objections. On ne
parvint à aucune conclusion dans le débat autour du libellé
appelant à la promotion d'une plus grande cohérence et d'une
plus grande coordination politique au sein du système des
Nations Unies et entre les institutions financières et autres
institutions internationales. Le G-77/Chine appela, à
plusieurs reprises, à la mention des préoccupations des pays
en développement. L'UE, les Etats-Unis et d'autres pays
industrialisés soulignèrent la nécessité de la mise en place
d'une "bonne gouvernance," de règles de lois et d'un
environnement domestique incitatif et attractif pour les
capitaux étrangers et apte à s'adapter à la mondialisation.
Des tentatives furent opérées pour condenser les nombreuses
propositions concernant la référence aux conclusions de Doha
et de Monterrey, à travers l'utilisation de nombre de
formulations approuvées à l'échelle internationale. Au sujet
de la responsabilisation du monde de l'entreprise, les
délégués suggérèrent la suppression de la référence aux
directives de l'OCDE adressées aux compagnies multilatérales.
Le délégué des Etats-Unis proposa "l'encouragement" d'une
responsabilité à caractère "volontaire" du monde de
l'entreprise. De fortes objections furent exprimées par le
délégué des Etats-Unis au sujet du libellé appelant à la
promotion de formes de régulation plus transparentes pour le
marché financier, et de celui portant sur la volonté excessive
des flux de capitaux à court terme. Les références à la
question de l'accès du public à l'information et à la justice
donnèrent lieu à un débat qui n'aboutit à aucune conclusion,
et des objections furent exprimées à l'encontre de la
proposition appelant à l'élaboration de directives
multilatérales globales sur cette question. Le papier referme
par ailleurs un libellé appelant à une convention des Nations
Unies contre la corruption, lequel libellé reste sujet à
controverse. Après les délibérations menées dans la soirée du
vendredi 5 avril, les Coprésidents annoncèrent que les
commentaires supplémentaires concernant ce chapitre devaient
être soumis par voie électronique à
pilari@un.org.
VI. SANTE ET DEVELOPPEMENT DURABLE: Les
commentaires préliminaires autour de ce thème furent présentés
les mardi 26 et mercredi 27 mars. L'examen du texte de
compilation eut lieu les lundi 1er et mardi 2 avril.
Au cours de la présentation des
commentaires préliminaires, plusieurs pays suggérèrent que ce
chapitre devait se focaliser sur le bien-être humain. Un
accent fut placé, entre autres, sur les ressources nécessaires
à la mise en œuvre, sur les objectifs à atteindre et les
engagements à prendre, sur la mortalité des nouveaux nés et
des enfants, sur le soutien nécessaire à l'éradication des
maladies infectieuses, et sur les liens entre santé,
développement et environnement. Les autres préoccupations
soulevées, intéressèrent le renforcement des capacités, le
savoir traditionnel et sa protection, l'accès aux prestation
sanitaires, la cohérence des politiques, les évaluations
d'impact, et les maladies des animaux d'élevage domestique et
des cheptels.
De nombreuses propositions furent
introduites, pour appeler: à une coopération régionale dans le
domaine de la lutte contre le HIV/SIDA (Fédération de Russie);
à l'introduction des suppléments nutritionnels et à la
fortification des aliments (Etats-Unis); au logement adéquat
(Saint Siège); à des politiques, stratégies et programmes
visant à renforcer les efforts de recherche (UE); et à la
coopération entre les organisations internationales
pertinentes (G-77/Chine).
Les délégués divergèrent sur nombre de
propositions figurant dans le texte de compilation, notamment
celles portant: sur l'accès à, et la protection du, savoir
traditionnel; sur les objectifs à atteindre dans la réduction
de l'infection HIV; sur l'utilisation du code pratique de
l'OIT concernant le HIV/SIDA comme plate-forme dans le
traitement de la santé du travail; et sur les sources de
particules à l'origine de la pollution atmosphérique. Le
G-77/Chine, l'UE et les Etats-Unis s'accordèrent sur la
nécessité d'une production et d'une utilisation de produits
biodégradables, d'une assistance visant à améliorer les
systèmes et services sanitaires des pays en développement, et
de l'intégration des savoirs traditionnels dans ces systèmes
sanitaires. Le G-77/Chine et les Etats-Unis s'accordèrent sur
la suppression des références rendant obligatoire, pour les
gouvernement, de s'assurer de l'accès du public à
l'information et de veiller à l'intégration du savoir
traditionnel dans les systèmes sanitaires. Les pays
industrialisés placèrent entre crochets toutes les références
au financement, y compris l'engagement pour le financement du
Fonds Mondial pour la Lutte contre HIV/SIDA, la Tuberculose et
le Paludisme.
Les délégués décidèrent de transférer vers
le sous-chapitre consacré au thème des produits chimiques,
nombre d'aspects ayant trait à la santé, tels que ceux de la
contamination chimique, de l'empoisonnement et des risques
physiques, mais des divergences subsistent quant à la
nécessité d'établir un système mondial de classification des
produits chimiques, et quant à l'adjonction d'un Protocole sur
les métaux lourds, à la Convention de Stockholm sur les
Polluants Organiques Persistants.
VII. LE DEVELOPPEMENT DURABLE DES PETITS
ETATS INSULAIRES EN DEVELOPPEMENT (PEID): Ce chapitre fut
examiné le mercredi 27 mars, puis le jeudi 4 avril, après que
le G-77/Chine eut présenté une mise à jour du texte. Le texte
fut accepté comme plate-forme de négociation et fut largement
soutenu par l'UE et la Nouvelle Zélande.
Il plaide pour le besoin de traiter les
contraintes et les difficultés auxquelles les PEID se trouvent
confrontés, à cause de divers facteurs de vulnérabilité, dont,
leur marginalisation, leur exposition aux chocs économiques et
l'exiguïté de leurs marchés intérieurs. Le texte soulignait
également la nécessité d'un soutien financier accru de la part
de la communauté internationale. L'appel à un financement
supplémentaire rencontra une objection de la part du Japon et
des Etats-Unis, qui, avec l'UE, suggérèrent la suppression de
toutes les références à la nécessité de fixer des dates cibles
pour les diverses initiatives figurant dans le texte, à
l'exception de celle de l'évaluation exhaustive du Programme
d'Action de la Barbade pour les PEID, prévue en 2004.
L'Australie et les Etats-Unis souhaitèrent aussi l'abandon des
références à une "initiative mondiale" visant à aider les PEID
dans la mobilisation des ressources nécessaires à l'ensemble
de leurs besoins d'adaptation ayant trait aux changements
climatiques et autres phénomènes naturels.
Il y eut un long débat sur le point de
savoir si les paragraphes ayant rapport avec la question du
commerce international – qui appellent à une aide pour
l'ajustement à la mondialisation et à la libéralisation du
commerce, et à une reconnaissance de la situation particulière
des PEID dans le programme de travail de l'OMC – devaient, oui
ou non, aller au-delà du mandat de Doha. Le Japon fit
objection à la mention de la Convention sur la Conservation
des Stocks de Poissons Hautement Migrateurs dans les Régions
Occidentale et Centrale de l'Océans Pacifique, parce qu'elle
est en contradiction avec la CNUDM. Samoa encouragea les pays
en développement à reconsidérer les amendements qu'ils avaient
introduits dans le texte du G-77/Chine, en particulier, au
sujet de la fourniture d'un soutien aux PEID et de la fixation
de dates cibles pour les programmes et les initiatives
proposés. Le débat se termina sur des déclarations du Japon et
des Etats-Unis, promettant de revisiter ces sujets lors d'un
prochain round des négociations.
VIII. LES INITIATIVES DE DEVELOPPEMENT
DURABLE POUR L'AFRIQUE: Ce chapitre fut examiné au cours
de la soirée du vendredi 5 avril, après la Plénière de clôture
du PrepCom. Le Coprésident Ballhorn nota que la discussion du
chapitre avait été retardée pour permettre la conclusion de la
réunion sur le Nouveau Partenariat pour le Développement de
l'Afrique (NEPAD) qui se déroulait en Afrique. Une révision de
texte fut ensuite soumise par le G-77/Chine.
Le chapitre note que le NEPAD est un
engagement de la part des dirigeants africains, entre autres,
à éradiquer la pauvreté et à placer leurs pays sur la voie de
la croissance et du développement durable. Ce chapitre met
également en exergue les domaines prioritaires de l'aide, y
compris la mise en place de mécanismes clairs pour la mise en
œuvre immédiate du NEPAD.
Notant l'heure tardive de la soumission de
la révision de texte par le G-77/Chine, le Coprésident
Ballhorn invita les participants à présenter leurs
commentaires généraux. Plusieurs délégations exprimèrent leur
soutien en faveur du chapitre, indiquant toutefois qu'elles
avaient besoin d'un délai supplémentaire pour l'examiner de
manière plus approfondie.
Le délégué des Etats-Unis, avec l'UE,
déclara que le texte avait des lourdeurs sur la question du
financement, et, avec le Japon, ajouta que le texte était trop
ambitieux, qu'un classement des priorités y était nécessaire,
et que le NEPAD ne devait pas constituer l'unique mécanisme de
collaboration avec l'Afrique. L'UE nota l'accent insuffisant
placé sur le volet social du développement durable. L'UE et le
Canada proposèrent de transférer vers les chapitres pertinents,
un certain nombre de références ayant rapport avec les
différentes régions. La Norvège, avec le Japon, exprima son
appréciation à l'égard du NEPAD, en tant qu'initiative faite
maison, le délégué notant que ce qui manquait à l'Afrique,
c'était les initiatives internes et non, celles extérieurs.
Le délégué des Etats-Unis mit en relief la
croissance économique, en tant que moteur du développement, et
fit part de ses réserves concernant les provisions appelant à
l'expansion de l'initiative en faveur des Pays Pauvres
Lourdement Endettés (PPLE) et des objectifs de l'APD. L'UE
souligna l'importance des papiers sur les stratégies de la
réduction de la pauvreté (PSRP), de l'eau, de l'énergie, et de
la prévision d'évaluations par les pairs, dans le cadre du
NEPAD.
En réponse, le Nigeria souligna que le
NEPAD est un cadre de travail et nota l'importance de la mise
en place d'un mécanisme de financement pour la CCD. L'Afrique
du Sud déclara que le NEPAD bénéficiait d'un engagement des
dirigeants africains des plus hauts niveaux politiques,
établissaient les priorités de l'Afrique pour les 10
prochaines années, et que l'Afrique est déjà engagée avec le
G-8 sur le NEPAD.
Avant que les Coprésidents Ballhorn et
Gamaleldin eussent clôturé les travaux du Groupe de Travail à
19h50, les délégués décidèrent de retenir la date limite du 15
avril, pour la soumission des commentaires détaillés à
rohrmannk@un.org.
IX. LES MOYENS DE MISE EN ŒUVRE: Les
commentaires préliminaires autour de ce chapitre furent
présentés les mercredi 27 et jeudi 28 mars, et le texte de
compilation fut considéré les mardi 2, mercredi 3 et jeudi 4
avril. Le chapitre renferme des sous-chapitres sur le
financement, la science et la technologie, le commerce, le
renforcement des capacités et l'information au service des
processus décisionnels.
Le Financement: Au cours de la
présentation des commentaires préliminaires, le G-77/Chine
chercha à introduire une référence au Principe de Rio sur les
responsabilités communes mais différenciées, dans l'appel à
des ressources nouvelles et supplémentaires. Les délégués
divergèrent sur le point de savoir si, oui ou non, il était
opportun de faire référence à ce principe de Rio, si ce
dernier avait un lien avec la question des ressources
nouvelles et supplémentaires, et où dans le texte il pouvait
être placé.
Au cours du débat de fond, plusieurs
délégations, dont l'Australie, le Canada, le Japon, l'UE, et
les Etats-Unis, appuyèrent l'utilisation de la formulation
retenue dans le texte du Consensus de Monterrey, l'Australie
soulignant que cette conclusion avait été négociée peu de
temps avant la session du PrepCom, et la Nouvelle Zélande
appelant à la "célébration du succès international réalisé à
Monterrey." Le Mexique encouragea des actions allant au-delà
de Monterrey.
Les pays industrialisés et les pays en
développement divergèrent sur les points concernant: la
focalisation sur l'APD; les bonnes pratiques dans le domaine
de la libération de l'aide; l'élargissement de l'initiative en
faveur des PPHE; la mise en œuvre du Programme d'Action de
Bruxelles pour les Pays les Moins Avancés; la gestion de
l'aide et les mécanismes nécessaires à son administration; le
calendrier de la réalisation des objectifs; et les formes que
doit revêtir l'aide aux pays en développement.
Le Commerce International: Au cours des
discussions préliminaires: le G-77/Chine se focalisa sur
l'importance de l'accès aux marchés, le besoin d'un traitement
particulier et différentiel, et l'abolition des barrières
commerciales; l'UE mit l'accent sur l'assistance technique et
des schémas commerciaux préférentiels pour les pays en
développement, ainsi que le commerce des produits organiques;
et le Japon, les Etats-Unis et la Fédération de Russie se
focalisèrent sur les processus de l'OMC et de Doha.
Les nouvelles propositions avancées
portèrent sur: le rôle du commerce international dans le
développement durable; l'abolition ou la réduction des
subventions dans le domaine du commerce; l'assurance d'une
conclusion probante des négociations initiées par la Réunion
Ministérielle de Doha; le soutien de mesures visant à
accroître les contributions en faveur du Fonds Fiduciaire du
Cadre Intégré et à rendre opérationnel le Cadre Intégré de
l'Assistance Technique ayant trait au domaine du Commerce
International, mis en place pour les Pays les Moins Avancés;
la coopération entre les accords environnementaux et
commerciaux multilatéraux, le PNUE et la Conférence des
Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED); et
l'intégration des considérations d'environnement et de
développement dans le système du commerce multilatéral.
Au cours du débat de fond, les délégués
décidèrent de transférer les dispositions ayant trait au
commerce figurant dans le chapitre consacré à la
mondialisation vers ce sous-chapitre. Le débat se focalisa sur
les tarifs, les subventions qui faussent les marchés, l'accès
aux marchés, l'application des normes de l'OIT dans les
domaines de l'industrie et du commerce, et l'établissement de
liens entre les accords environnementaux et commerciaux.
Le délégué des Etats-Unis mit en exergue le
commerce international en tant que source de financement
cruciale pour le développement durable, et le G-77/Chine mit
l'accent sur l'accès aux marchés. L'Australie, le Japon et les
Etats-Unis plaidèrent pour un renforcement des conclusions de
Doha, mais sans les déborder, et l'UE encouragea une "mise en
œuvre cohérente des décisions de Doha et de Monterrey." Le
G-77/Chine et d'autres Etats attirèrent l'attention sur le
fait que le processus de Rio et les processus en rapport se
référait à une "approche de précaution" et non au "principe de
précaution," et fit objection à cette dernière référence.
La Science et l'Education: Les
commentaires préliminaires avancés par les délégués portèrent
sur: le rôle des universités et des institutions de formation
dans les processus décisionnels éclairés; les relations entre
les scientifiques et les décideurs politiques; la parité des
sexes; et les programmes d'éducation visant la réduction de
l'analphabétisme, l'éradication de la pauvreté et le
renforcement de la sécurité alimentaire.
Les nouvelles dispositions figurant dans le
texte de compilation, englobent: les domaines potentiels de
recherche; l'accès des pays au développement à l'éducation
universitaire partout dans le monde; la concrétisation des
objectifs de la Déclaration du Millénaire dans le domaine de
l'éducation primaire universelle et de la promotion de la
parité des sexes; l'utilisation de toutes les formes
d'information dans l'élaboration des politiques et dans la
prise de décisions; l'accroissement de la quote-part de l'APD
destinée à l'éducation de base; et l'accès aux ressources
génétiques en vue d'une expansion de l'information
scientifique au service du développement durable.
Au cours du débat, le G-77/Chine mit en
relief le coût prohibitif de l'éducation universitaire et
scientifique et des publications de recherches, pour les pays
en développement. Le délégué des Etats-Unis et d'autres Etats
parlèrent des contraintes empêchant un diktat des prix au
secteur privé, préférant la mise en place de mécanismes pour
l'allégement des difficultés économiques rencontrées par les
universités des pays en développement et des pays en
transition économique. On ne parvint à aucun accord sur les
propositions appelant à s'assurer que les étudiants des pays
en développement puissent accéder à l'éducation universitaire
dans les pays industrialisés, à une assistance pour le
développement de l'infrastructure éducationnelle dans les pays
en développement, et à la réservation d'une quote-part
pré-indiquée de l'APD, à l'éducation primaire universelle.
Le Transfert des Technologies: Un
certain nombre de nouvelles propositions furent avancées pour
appeler: à un accès aux technologies écologiquement
rationnelles (TER) (G-77/Chine); à l'amélioration de
l'interaction et de la collaboration entre les universités,
les institutions de recherche et les agences gouvernementales
(UE); et la mise à disposition d'instruments financiers ciblés
pour la facilitation de l'acquisition des TER (Suisse).
D'autres propositions portèrent sur l'accès aux
biotechnologies, la protection du savoir indigène et
l'amélioration des droits de propriété intellectuelle.
Le débat fut axé sur l'instauration, à la
fois dans les pays industrialisés et les pays en développement,
d'environnements favorables à l'impulsion de la coopération
dans le domaine de la technologie, avec: le G-77/Chine,
mettant en exergue la nécessité de mettre en place dans les
pays industrialisés, de cadres permettant l'amélioration du
transfert des technologies; l'Australie, l'UE et les
Etats-Unis mirent en exergue les partenariats entre les
secteurs public et privé; et l'Australie et la République de
Corée appuyèrent le renforcement des capacités des pays en
développement dans le domaine de la mise en place du régime
des droits de propriété intellectuelle. D'autres propositions
se focalisèrent sur la mise en place de mécanismes pour le
transfert des technologies, le G-77/Chine suggérant "un
mécanisme approprié," les Etats-Unis, le Japon et le Canada
encouragèrent l'utilisation des "mécanismes disponibles," et
la Suisse proposant de "nouvelles lignes de crédit."
Le Renforcement des Capacités: Au cours
du débat, les délégués s'accordèrent de manière générale, sur
nombre d'amendements et de nouvelles propositions. Les
nouvelles propositions figurant dans le texte de compilation
inclurent: la promotion de partenariats focalisèrent sur les
capacités d'assimilation et d'adaptation des connaissances
scientifiques et technologiques; la poursuite, sur la base des
récentes bonnes pratiques et des connaissances émergentes, du
travail dans les domaines du renforcement des capacités; la
promotion de stratégies de longue portée, en matière de
renforcement des capacités, en vue d'instaurer des
environnements incitatifs; l'intégration des considérations
environnementales dans PRSP; et la réduction des effets
adverses de la "fuite des cerveaux," en apportant un soutien
au renforcement des capacités dans les pays en développement.
Le délégué des Etats-Unis fit objection à
une proposition du G-77/ Chine préconisant le lancement d'une
initiative mondiale en matière de renforcement des capacités.
L'UE apporta son appui à cette proposition du G-77/Chine.
Plusieurs pays apportèrent leur soutien à une proposition du
Mexique appelant à habiliter les pays à assurer le suivi et
procéder à l'évaluation de la mise en application du Plan
d'Action 21. Les délégués divergèrent sur la question de
l'intégration des considérations environnementales dans les
PRSP, mais s'accordèrent sur le soutien de l'élaboration des
stratégies de réduction de la pauvreté.
L'Information au service des Processus
Décisionnels: Plusieurs pays appelèrent à l'élaboration
d'indicateurs socioéconomiques. Le G-77/Chine proposa un
échange équitable d'informations et d'expériences, et l'UE
plaida pour la promotion de l'accès du public à l'information
et l'amélioration de la participation du public dans les
prises de décision. Le Mexique et la FAO suggéra une
définition élargie de la vulnérabilité, et la Commission sur
les Satellites d'Observation de la Terre (CEOS) appela à
l'utilisation de la technologie satellitaire pour le traçage
des cartes et la collecte des données géographiques.
Les autres propositions figurant dans le
texte de compilation couvraient: l'accès du public à
l'information pertinente au développement durable;
l'amélioration de la collecte des données à travers la mise en
application de l'Evaluation Ecosystémique du Millénaire;
l'accès aux données météorologiques; le partage des avantages
tirés des technologies informations et de communication;
l'accès aux technologies d'information et de communication; la
mise en place d'un Système International d'Imputabilité
Economique et Environnementale; l'application d'évaluations
d'impact environnemental, et d'Evaluations Environnementales
Stratégiques; et l'établissement d'indicateurs de
développement durable et leur utilisation dans la
planification et dans l'exécution.
Le débat se focalisa sur l'harmonisation
des normes, l'accès du public aux données, les systèmes
mondiaux d'observation, et le point de savoir si, oui ou non,
il est opportun de promouvoir l'accès à l'information ayant
trait aux catastrophes. Le G-77/Chine proposa l'établissement
de canaux réguliers de réception de l'information pour aider
les pays en développement dans la mise en œuvre du Plan
d'Action 21. Plusieurs délégations préférèrent ne pas
spécifier les types d'effets environnementaux adverses que les
applications de technologie satellitaire doivent surveiller,
le délégué des Etats-Unis soulignant que les données
satellitaires pouvaient également être utilisées pour le suivi
des effets environnementaux bénéfiques.
LA GOUVERNANCE POUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE (GDD)
L'examen préliminaire de ce thème se
déroula du lundi 25 au mercredi 27 mars. Le débat se basa sur
un papier informel élaboré par les Vice-présidents Ositadinma
Anaedu et Lars-Göran Engfeldt, lequel fut révisé suite aux
contributions apportées par les consultations informelles sur
le thème de la GDD, tenues à New York durant la période
intersessions. Les Vice-présidents émirent une version
consolidée du papier le samedi 30 mars, sur la base de la
consultation informelle durant la première semaine de la
PrepCom III, que le Groupe de Travail devait examiner le jeudi
4 avril. Ce texte est appelé à former le Chapitre X,
Renforcement de la gouvernance pour le développement durable
aux niveaux national, régional et international, du texte qui
sera négocié à la PrepCom IV.
Les délégations accueillirent favorablement,
en général, le papier, estimant qu'il est bien structuré et
acceptable comme plate-forme pour la poursuite des travaux.
Cependant, le G-77/Chine déplora que ses préoccupations
n'aient pas été entièrement prises en compte dans ce nouveau
texte, et promit de soumettre des amendements de fonds durant
la période intersessions. Le papier stipule qu'une GDD
efficace à tous les niveaux est cruciale pour la réalisation
des objectifs du développement durable, décrit les objectifs
de la GDD, et propose un cadre général pour la concrétisation
de ces objectifs. Il présente des propositions spécifiques
dans le domaine du renforcement de la GDD aux niveaux
international, régional et national, et comporte un
sous-chapitre séparé consacré au concept de bonne gouvernance.
La question de la bonne gouvernance donna lieu à un débat
entre les Etats-Unis, l'UE et d'autres pays industrialisés,
d'une part, et le G-77/Chine, d'autre part, sur les points de
savoir quel degré de proéminence doit être accordé à cette
question et si elle faisait partie constitutive de la micro-gestion.
Dans le chapitre international, le
G-77/Chine souligna l'importance de la prise en compte de la
mondialisation et de l'amélioration du rôle des institutions
financières internationales dans le traitement des priorités
du développement durable des pays en développement, avec la
promotion d'une participation pleine et effective de tous les
pays dans l'OMC. Le délégué des Etats-Unis insista sur un
objectif d'ordre général, dans le domaine de la GDD,
consistant à aider les gouvernements à mettre en place une
architecture domestique apte à rendre le développement
durable, possible.
Les rôles de l'AGNU, l'ECOSOC et, en
particulier, de la CDD furent longuement débattus. Une
délimitation claire des responsabilités de ces organes fut
fortement suggérée, assortie d'un segment consacré au
développement durable, proposé pour l'ECOSOC. Les propositions
intéressant la CDD portèrent sur une réorientation de son
mandat et de son programme de travail vers l'intégration des
politiques, le suivi de la mise en œuvre; la réception des
rapports, les échanges de bonnes pratiques, la promotion des
partenariats, l'assistance dans les dialogues avec les acteurs
sociaux et la limitation de la négociation des décisions.
L'adhésion universelle à la CDD reçut un large soutien, mais
la Fédération de Russie et d'autres pays firent part de leurs
doutes concernant l'adhésion.
Les délégations accueillirent favorablement
les propositions appelant au renforcement de la GDD au niveau
régional, en particulier, à travers l'édification d'une
coopération et d'une coordination intra-régionales entre les
Nations Unies et les différentes entités régionales
Et l'amélioration des capacités des
commissions régionales, pour le soutien du développement
durable.
Le papier appelait à l'application
d'approches politiques cohérentes au niveau national, pour la
GDD, soulignait la nécessité, pour tous les pays, de se doter
de stratégies nationales de développement durable, d'ici 2005,
et soulignait l'établissement de conseils nationaux de
développement durable. Plusieurs passages se référaient à
l'impulsion du renforcement des capacités des pays en
développement et des pays en transition économique, pour
l'amélioration des dispositions nationales dans le domaine de
la GDD. Dans ce contexte, le G-77/Chine mit en exergue
l'amélioration de l'aide.
Il y eut accord général sur la nécessité
d'intégrer les résultats du Processus de la GEI du PNUE dans
le texte final de la GDD. A la fin de la session du Groupe de
Travail, les Vice-présidents appelèrent les délégations à
soumettre par écrit, les amendements qu'ils souhaitent
introduire dans le papier, dans les meilleurs délais, à
holesgrove@un.org,
lesquels amendements seront examinés de manière informelle, au
début de la PrepCom IV, et ensuite négociés.
LES CONCLUSIONS DE TYPE 2 – LES
PARTENARIATS
Modérées pas les Vice-présidents du Bureau,
Jan Kára (République Tchèque) et Diane Quarless (Jamaïque),
les réunions informelles autour des conclusions de Type 2 -
partenariats/initiatives – se déroulèrent le mardi 26 et le
jeudi 28 mars, puis le lundi 1er et le mercredi 3
avril. Au cours de ces réunions, les délégués, les agences des
Nations Unies, les commissions régionales, les associations
industrielles et les ONG procédèrent à des échanges de vue sur
les conclusions de Type 2, présentèrent les initiatives en
cours, et apportèrent des clarifications sur les questions
concernant la portée et les modalités applicables aux
partenariats potentiels.
Au cours des débats, les délégués
appelèrent à l'élaboration des lignes directrices et des
paramètres devant encadrer les conclusions de Type 2,
soulignant que de nouveaux partenariats sont indispensables
pour contribuer à la mise en œuvre du Plan d'Action 21 et à la
concrétisation des objectifs de la Déclaration du Millénaire.
La réussite des partenariats fut imputée
aux éléments suivants: un leadership et des objectifs communs;
des résultats clairement définis; une approche participative,
à travers laquelle l'ensemble des partenaires se sentent
propriétaires des initiatives; et une mobilisation de
ressources et de capacités du secteur privé.
Les participants soulevèrent les questions
touchant à la portée et aux modalités devant encadrer les
partenariats et leur lien avec les conclusions de Type 1,
soulignant que les partenariats ne devaient venir remplacer
les accords conclus par les gouvernements, mais venir plutôt
contribuer à la mise en œuvre des engagements politiques.
Des préoccupations concernant
l'imputabilité du monde de l'entreprise, "l'habillage vert,"la
transparence et l'équité, furent soulevées. Certains
participants déclarèrent également craindre de voir le soutien
aux nouveaux partenariats venir détourner des ressources
nécessaires aux partenariats probants existants. Plusieurs
délégués appelèrent à l'adoption d'une stratégie de suivi pour
les conclusions de Type 2, avec la Nouvelle Zélande suggérant
que la CDD soit chargée de ce suivi. Le délégué des Etats-Unis
mit en relief le rôle potentiel de la CDD dans la réplication
des initiatives probantes, l'identification des leçons
apprises, et la facilitation d'autres partenariats.
Des initiatives concrètes furent annoncées
par les représentants de 'CropLife International', de
'Sustainable Agriculture and Rural Development Land
Partnership Initiative', de la Coalition Populaire pour
l'Eradication de la Faim et de la Pauvreté, de l'Organisation
des Nations Unies pour le Développement Industriel, de l'UICN
et de 'Business Action for Sustainable Development'. Les
délégations indiquèrent les principaux pôles d'intérêt, avec:
les Etats-Unis mettant l'accent sur l'eau potable/l'assainissement
et sur la sécurité alimentaire/l'agriculture durable/le
développement rural; les Pays-Bas, se focalisant sur l'eau,
l'énergie, le développement rural, l'agriculture durable, les
soins sanitaires, la pauvreté urbaine et les initiatives en
faveur de l'Afrique; et la République Tchèque, mettant en
exergue la conscientisation du public, l'éducation et la
science.
Au cours de la dernière réunion informelle
sur le thème des partenariats, l'Afrique du Sud soumit un
papier officieux intitulé 'Approche Proposée pour des
Résultats Orientés vers l'Action et Inscrits dans un
Calendrier Précis, pour le SMDD'. Le papier identifiait six
thèmes considérés comme étant cruciaux pour l'éradication de
la pauvreté dans le cadre du développement durable: l'eau et
l'assainissement; l'énergie; l'agriculture et la sécurité
alimentaire; la technologie; l'éducation; et la santé. Le
papier officieux proposait quatre éléments:
-
une conclusion de Type 1 négociée et
claire, établissant un processus et un cadre pour les plans
de mise en œuvre;
-
un ensemble focalisé de thèmes
prioritaires permettant la mise en opération des objectifs
de la lutte contre la pauvreté, retenus dans le texte
négocié;
-
une plate-forme permettant le
rattachement des conclusions de Type 2 au processus de mise
en œuvre; et
-
un cadre illustratif pour les plans de
mise en œuvre découlant des thèmes prioritaires.
A la lumière des discussions tenues durant
la session, les Vice-présidents firent circuler, au cours de
la Plénière de clôture, un document intitulé 'Note Explicative
des Vice-présidents concernant les Lignes Directrices
Supplémentaires devant encadrer les Partenariats/
Initiatives'. La note renferme les lignes directrices
générales devant encadrer les conclusions de Type 2 ainsi que
les éléments complémentaires et la note explicative du
Président, émis au cours de la PrepCom II sous l'intitulé,
Propositions concernant les Partenariats/Initiatives visant à
renforcer la Mise en Œuvre du Plan d'Action 21. Les lignes
directrices générales stipulent que les partenariats/initiatives
de Type 2 doivent:
-
renforcer la mise en œuvre du Plan
d'Action 21 et des objectifs de la Déclaration du Millénaire;
-
complémenter les conclusions de Type 1
approuvées à l'échelle globale et non se substituer à
l'engagement gouvernemental;
-
avoir un caractère volontaire et ne pas
faire l'objet de négociations au sein du PrepCom;
-
être participatifs et donner aux
partenaires un sentiment de propriété partagé;
-
consister en de nouvelles initiatives, ou,
dans le cas de celles en cours, apporter une valeur ajoutée
dans le cadre du Sommet;
-
intégrer les dimensions économiques,
sociales et environnementales du développement durable;
-
être de portée et d'envergure
internationale (mondiale, régionale ou sous-régionale);
-
avoir des objectifs clairs et établir des
paliers et des calendriers précis pour leur concrétisation;
et
-
se doter d'un système d'imputabilité, y
compris des dispositions pour le processus de suivi.
Le papier: stipule que le rôle de la CDD
dans le suivi des initiatives de Type 2 sera discuté et décidé
au cours des négociations sur la gouvernance pour le
développement durable au sein du PrepCom; invite les parties
intéressées à soumettre, au Secrétariat du Sommet, leurs
propositions concernant les partenariats/initiatives; et
énonce que les consultations autour du thème des partenariats
se poursuivront tout au long de la PrepCom IV. Le papier
stipule également que les propositions de partenariat doivent
être envoyées au site web du Sommet de Johannesburg sur
http://www.johannesburgsummit.org.
LA PLENIERE DE CLOTURE
Prévue, au départ, de se tenir à 15h,
vendredi 5 avril, la Plénière de clôture fut reportée par le
Président Salim pour donner au G-77/Chine le temps de mener
ses consultations. La Plénière de clôture commença à 16h40. Le
Président Salim invita les délégués à reconsidérer la demande
d'accréditation de l'ONG 'Tibet Justice Center'. La Commission
procéda à l'examen de cette demande (A/CONF.199/PC/6/Add.1) et
de la lettre envoyée par la Chine au Secrétaire Général de
l'ONU (A/ CONF.199/PC/12). Le délégué des Etats-Unis, appuyé
par l'UE, déclara que les ONG légitimes pouvaient apporter une
contribution au Sommet et que leur accréditation devait être
approuvée. La Chine y fit objection, arguant que la mission du
Tibet Justice Center consistait à diviser un Etat souverain et
que, par conséquent, elle est en contradiction avec les
principes des Nations Unies. La Chine, appuyée par le Pakistan
et Cuba, proposa de ne pas donner suite à la demande
d'accréditation et requit la conduite d'un vote enregistré.
Cent sept délégations votèrent en faveur de la motion de la
Chine, 45 votèrent contre, et 16 s'abstinrent. En conséquence
de quoi, aucune action ne fut prise en faveur de la demande
d'accréditation du 'Tibet Justice Center'.
Le Président Salim invita les Vice-présidents
à présenter des rapports sur l'examen du Papier du Président,
mené par leurs Groupes de Travail respectifs. La Coprésidente
du Groupe de Travail I, Maria Viotti, rapporta que les
délibérations avaient permis d'indiquer les voies ouvertes
pour la poursuite des négociations et le consensus, et annonça
que les Coprésidents soumettront à la considération du
Président Salim, un texte rationalisé. Le Coprésident du
Groupe de Travail II, Richard Ballhorn, annonça que le Groupe
entendait se réunir après la Plénière, pour conclure ses
délibérations autour des thèmes des initiatives de
développement durable en faveur de l'Afrique et du
développement durable dans un monde en globalisation. Les
Coprésidents du Groupe de Travail III, Lars-Göran Engfeldt,
présenta un rapport sur les résultats des trois réunions qui
avaient été consacrées à l'examen du papier des Coprésidents
concernant le thème de la gouvernance pour le développement
durable. Engfeldt annonça qu'un nouveau texte de compilation
intégrant les amendements introduits par les délégations, sera
émis sous peu, et qu'une session informelle d'échange de vues
sera tenue au début de la PrepCom IV, durant laquelle le
papier sera négocié.
Le Coprésident du groupe chargé du thème
des partenariats, Jan Kára, présenta son rapport concernant
les quatre réunions informelles tenues sur les conclusions de
Type 2. L'orateur nota que les discussions avaient abouti: à
un intérêt pour la mise en place de partenariats entre
gouvernements et principaux groupes sociaux; à des questions
sur la portée et les modalités devant encadrer les initiatives
de Type 2; et à un consensus sur le nécessité pour les
partenariats de se doter de moyens de suivi de la mise en
œuvre et de ne pas venir remplacer les engagements de Type 1.
Kára précisa, en outre, que les Vice-présidents avaient fait
circuler une note explicative et que les consultations se
poursuivront à la PrepCom IV.
Au sujet des conclusions de la PrepCom III,
le Président Salim attira l'attention sur deux éléments de la
résolution 55/199 de l'AGNU, appelant la session: à parvenir à
un accord sur les recommandations concernant la suite de
l'action; et à proposer des mesures spécifiques et inscrites
dans un calendrier précis pour l'aplanissement des contraintes
entravant la mise en application du Plan d'Action 21. Notant
par ailleurs que le texte produit par la PrepCom III devait
être à la fois concis, orienté vers l'action et basé sur une
convergence des points de vue, il annonça que pour la
réalisation de cet objectif, l'Indonésie accueillera des
consultations informelles-informelles à Bali, avant la PrepCom
IV, les concertations des groupes régionaux étant programmées
pour le vendredi 24 mai, et les informelles-informelles, les
samedi 25 et dimanche 26 mai.
Le G-77/Chine proposa, et plusieurs
délégations appuyèrent, que le Président Salim élabore un
texte: qui ne soit pas un texte de compilation; qui ne
contienne pas d'aspects normatifs; qui ouvre la voie vers le
consensus; et qui soit concis et orienté vers l'action. La
Norvège souhaita voir le nouveau texte ne pas diluer les
engagements et préciser que les Partenariats ne doivent pas
constituer un nouvel habillage aux initiatives existantes.
Sainte Lucie déclara que la tenue de négociations ailleurs
qu'à New York établissait un précédent dangereux et plaçait un
fardeau financier sur les pays en développement. La Hongrie
fit observer que les Etats devaient assumer la responsabilité
commune de la production du texte de compilation. Le Canada
encouragea les pays industrialisés à aider les pays en
développement, et l'Indonésie réitéra sa volonté d'accueillir
des consultations informelles-informelles additionnelles, à
Bali, pour assurer la réussite à Johannesburg.
A l'invitation du Président Salim, la
Commission, agissant en qualité de Comité Préparatoire du SMDD,
adopta le rapport de la troisième session du PrepCom
(A/CONF.199/PC/L.2). Le Président Salim annonça que les Vice-présidents
Richard Ballhorn et Ihab Gamaleldin mèneront des consultations
informelles avec les parties intéressées, durant la période
intersessions, pour l'élaboration des éléments d'un document
politique, et invita les délégations intéressées à soumettre
leurs points de vue aux Vice-présidents. A 18h, le Président
Salim clôtura la session, exhortant tous les délégués à faire
en sorte que le SMDD soit un sommet d'actions concrètes et pas
simplement de paroles.
BREVE ANALYSE DE LA PREPCOM III
LEVER L'ANCRE
Le Sommet du Millénaire a établi les
objectifs et Monterrey, a énoncé les engagements, mais pour
beaucoup de participants, à la fin de la PrepCom III, la
principale question est celle de savoir si Johannesburg va
pouvoir vraiment réussir à déterminer un programme d'action
capable d'impulser la mise en œuvre des objectifs du
développement durable. L'objectif de la PrepCom III était de
procéder à l'examen du Papier du Président, de dégager les
voies et moyens de renforcer les cadres institutionnels
nécessaires au développement durable, et de procéder à
l'évaluation et à une définition du rôle à venir et du
programme de travail futur de la CDD. La réunion devait
également parvenir à un accord sur un document contenant les
résultats du travail de revue et d'évaluation, sous forme de
conclusions et de recommandations pour la suite de l'action,
en vue de le transmettre à la PrepCom IV, pour information.
Les délégués espéraient parvenir, au minimum, à produire un
texte bénéficiant de l'approbation la plus large possible. La
PrepCom III n'a réalisé aucun de ces objectifs et semble avoir
ainsi échoué dans sa mission. Les imperfections et les
frustrations constatées ont été attribuées à un certain nombre
de facteurs, à la fois internes et externes aux processus de
négociation, notamment, une faiblesse de l'engagement
politique, des lacunes au niveau de la mémoire
institutionnelle, une mauvaise organisation des travaux du
PrepCom, et un manque de clarté sur la question de savoir
comment le processus aurait dû être géré pour une
concrétisation des objectifs du PrepCom.
Le sentiment général, exprimé par beaucoup,
était que les problèmes perçus au cours de cette session
venaient signaler un besoin impérieux de dégager le soutien
politique de haut niveau nécessaire à assurer le succès de
Johannesburg. Beaucoup ont estimé que les contraintes
logistiques et l'absence de direction claire ont fourni à
certaines délégations l'occasion d'essayer de contourner les
décisions et les principes approuvés à Rio, tout en poussant
vers des libellés asservissant les accords environnementaux
multilatéraux aux règles de l'OMC. Cependant, une poignée de
délégués, riches de l'expérience tirée du processus de Rio,
ont estimé qu'il était trop tôt de juger du sort du SMDD,
arguant que ce qui a émergé de la PrepCom III, est une étape
inévitable inhérente à tout processus de négociation
multilatéraux, y compris le processus préparatoire de Rio.
Comme l'a déclaré le Secrétaire Général du SMDD, Nitin Desai a
déclaré, au cours de la conférence de presse qu'il a donnée à
la fin de la réunion, "l'épreuve de négociation n'est pas
simplement de parvenir à un accord, mais de s'assurer que
l'accord en question répond bien aux défis posés à la
conférence."
Pour que ce genre de processus réussisse,
il est essentiel que trois aspects de la négociation soient
clairement définis, à savoir, le processus, le contenu et la
direction. Ces aspects sont dépendants de l'existence ou de
l'absence d'une volonté et d'un engagement politique. Cette
analyse passera en revue ces trois aspects, à la lueur du
mandat de la PrepCom III et tentera de dégager les challenges
posés et les opportunités offertes à l'heure où les délégués
se préparent à la PrepCom IV à Bali.
A LA DERIVE SUR LA 'EAST RIVER'
Il était clair, dès le début, que la
PrepCom III avait quelques problèmes, les observateurs clamant
que trois facteurs étaient réunis pour miner le processus:
mauvaise préparation des positions de groupes; orientations
inadéquates de la part du Bureau; et des contraintes de temps
découlant des limitations budgétaires opérées au sein des
Nations Unies.
Plusieurs délégations, en particulier
celles appartenant au G-77/ Chine, n'étaient pas entièrement
préparées. La réunion préparatoire du Groupe durant la période
intérimaire, avait été tenue en même temps que la Conférence
Internationale sur le Financement du Développement à Monterrey
– la semaine précédant la PrepCom III. Ce qui veut dire que
les négociateurs clés étaient absents et que leur arrivée
tardive de Monterrey ou de leurs capitales a retardé d'autant
l'élaboration de la position du Groupe à New York. Cette
mauvaise préparation n'était pas limitée aux seuls groupes de
pays en développement. Certains observateurs ont suggéré que
l'UE également a eu quelques difficultés à essayer de
coordonner sa position de groupe, tout comme les Etats-Unis
qui n'ont pas cessé de demander des ajournements, le temps
d'élaborer leur position.
Le rôle joué par le Bureau ces deux
dernières semaines mérite également qu'on y regarde de plus
près. Une partie de responsabilité de la mauvaise préparation
est imputable à l'absence d'orientations de la part du Bureau
concernant la direction que les travaux devaient prendre.
L'une des raisons invoquées pour justifier cette faiblesse,
est le fait que, comme c'est le cas pour certains groupes
régionaux, le Bureau ne s'est pas réuni durant la période
intersessions. Il a pu tenir une réunion le 24 mars, c'est à
dire juste la veille de la session, limitant ainsi la
possibilité pour les groupes régionaux, d'aligner de manière
efficace leurs préparatifs en fonction des plans souhaités par
le Bureau. Cela a également entravé la capacité du Bureau à
prendre des décisions stratégiques en phase avec les coupes
budgétaires opérées au sein des Nations Unies. Par ailleurs,
le recours à l'Internet comme unique source de documentation
s'est avéré une mauvaise idée, compte tenu du fait que nombre
de délégations n'ont pas pu imprimer les documents. Cela n'a
pas seulement entravé les préparatifs des groupes, mais à
donné lieu à une certaine confusion, les délégués utilisant
des versions textuelles différentes durant les négociations. A
un moment donné, quatre versions différentes du même texte de
référence étaient utilisées dans l'un des groupes de travail.
Il semble également qu'il y avait une
importante divergence d'opinions entre les membres du Bureau
sur la manière dont le processus devait être géré et, en
particulier, sur le caractère que devaient revêtir les
documents en cours de négociation. La divergence des points de
vue sur le processus est attribuée, en partie, au fait que
certains membres considèrent le processus préparatoire comme
étant encore une réunion de routine de plus de la CDD, une de
plus, différente uniquement sur la nature des conclusions. La
CDD a tendance à se focaliser sur les déclarations politiques
et non sur des résultats orientés vers l'action tels que ceux
exigés du Sommet.
Le fonctionnement du Bureau a été également
entravé par le double rôle que ses membres devaient remplir –
fournir des orientations impartiales au processus, tout en
s'assurant que leurs intérêts régionaux sont préservés. Il se
trouve, cependant, que les représentants régionaux ne
disposaient pas de mandat politique de la part des groupes de
négociation. Cela soulève la question de savoir si la
situation n'aurait pas été plus aisée, si le rôle des membres
du Bureau avait été limité à la conduite du processus et les
préoccupations régionales traitées à travers un Bureau élargi.
Il serait trop simple de blâmer le
Président pour la performance médiocre de la session, comme
certains étaient enclins à le faire; mais le leadership exige
un Président et un Bureau forts et un Secrétariat efficace,
tous soutenus par un engagement politique au niveau des
Nations Unies et au niveau des gouvernements nationaux. Dans
cet ordre d'idée, beaucoup auraient préféré une plus grande
visibilité du Secrétaire Général du SMDD dans ce processus.
Certains estiment que sa présence aurait pu servir à relever
le moral des délégations.
Enfin, le temps imparti au PrepCom était
insuffisant. La première semaine entière a été consacrée à
l'écoute des points de vue et à la réception des commentaires
des délégations autour du Papier du Président. Cela a fait que
beaucoup de temps a été, pour ainsi dire, gaspillé, d'autant
plus que les réunions étaient forcées de se terminer à 18h, en
raison des contraintes budgétaires aux Nations Unies. Le
PrepCom a également perdu toute une journée de travail, le
Vendredi Saint. Bien que beaucoup aient déploré les effets des
réductions budgétaires sur les services conférenciers –
disponibilité de l'interprétariat, microphones et autres
facilités, et dissémination de la documentation – il est à
noter qu'il y avait eu, lors de la Cinquième Commission de
l'Assemblée Générale de l'ONU, consensus sur une coupe
budgétaire de 75 millions de dollars. A l'évidence, les
délégations et, en particulier, ceux du G-77/Chine, n'avaient
pas anticipé à quel point cela allait affecter directement
leur travail.
Ensuite, lorsque le texte fut enfin émis,
au début de la deuxième semaine, il prit la forme de texte de
compilation, cinq fois plus volumineux que le Papier du
Président d'origine. Ce texte a été critiqué par bon nombre de
participants comme étant à la fois difficile à manier et
difficile à négocier. Certains participants demandèrent
pourquoi on n'avait pas requis les soumissions durant la
période intersessions pour permettre l'achèvement de la
compilation en temps voulu. D'autres ont attribué l'emploi
inefficace du temps imparti à la faiblesse du leadership, en
particulier, à l'incapacité de s'adapter aux limitations
logistiques imposées.
Certains participants ont estimé que
l'élaboration d'une révision de texte succincte du Papier du
Président, en dehors des soumissions, à la place et lieu d'un
texte de compilation, aurait permis un travail plus efficace.
D'autres, cependant, ont reconnu qu'un texte de compilation,
en dépit de son inefficacité, constituait une étape nécessaire
dans le processus.
SUCCOMBER A LA TENSION SOUS-JACENTE
Une question récurrente, glanée dans les
couloirs, était "Qu'est on supposé faire?" Selon le mandat
assigné par l'Assemblée Générale (Résolution 55/199), la
session est requise de procéder à l'élaboration d'un document
concis et focalisé, appelant à la mise en place d'un
partenariat mondial pour la réalisation des objectifs du
développement durable, et à l'adoption d'une approche intégrée
et stratégiquement focalisée pour la mise en œuvre du Plan
d'Action 21. les délégués n'avaient pas une idée claire sur la
manière de parvenir, pour le document ciblé, à un contenu
garantissant des résultats concrets. Cette confusion des
esprits était visible dans les propositions de textes et à
travers le caractère qu'a revêtu le débat, avec sa tendance à
suivre la CDD à se focaliser plutôt sur des déclarations
descriptives d'ordre politique, que sur des actions concrètes.
L'un des reculs majeurs enregistrés, s'est
illustré dans le retour des délégations à des libellés "éculés".
Le délégué des Etats-Unis, avec le Canada, l'Australie et
l'Arabie Saoudite, tenta de rouvrir de vieux débats, une
tactique équivalent à renégocier certains aspects du Plan
d'Action 21. En attendant, le G-77/Chine s'est focalisé sur
des formulations précédemment approuvées concernant l'APD et
les nouveaux mécanismes.
Un autre imperfection s'est illustrée dans
le non-traitement de la manière dont les nouvelles actions
doivent être mises en application, ou de la manière dont les
actions proposées allaient, dans les faits, aboutir au
développement durable. Des tentatives répétées ont été faites
pour l'utilisation des formulations retenues à Monterrey et à
Doha, et même celles figurant dans le Plan d'Action 21, plutôt
que de nouvelles formulations correspondant davantage aux
besoins de la mise en application du développement durable.
Cela a clairement exacerbé les frustrations, plus d'un délégué
s'interrogeant sur la valeur ajoutée attendue du SMDD, et sur
le point de savoir si les dirigeants mondiaux étaient invités
au Sommet pour simplement ré-adopter les accords précédents.
Une autre lacune majeure s'est illustrée
dans la préoccupation dont ont fait l'objet les actions
prévues dans les pays en développement, sans reconnaissance
des nécessaires devant être menées dans les pays
industrialisés. Certains ont estimé que le texte de
compilation penchait vers l'élaboration d'un cadre visant à
régir le développement durable dans les pays en développement,
plutôt que d'un programme d'action mondiale. Comme l'a fait
remarquer l'un des délégués, tout ce qui est demandé aux pays
industrialisés de faire, est de "sortir leurs carnets de
chèques." Cette approche biaisée risque de faire aboutir à une
impasse, les délibérations autour de sujets tels que ceux de
la gouvernance nationale et se voir conférer, par inadvertance,
le statut d'un nouvel ensemble de conditions imposées aux pays
en développement.
LES COURANTS DE RETOUR
Les discussions autour des deux catégories
de conclusions ont pris la vedette – les conclusions dites de
Type 1, étant celles négociées et approuvées à l'échelle
multilatérale, et les conclusions de Type 2, étant celles
impliquant une série de partenariats et d'engagements de mise
en œuvre, volontaires et non-négociés. Plusieurs pays en
développement restent sceptiques quant aux conclusions de Type
2, arguant qu'elles risquaient de détourner l'attention loin
des engagements politiques. Néanmoins, certains se sont
interrogés sur les raisons derrière le vif intérêt dont a fait
montre le Secrétaire Général du SMDD pour la promotion des
conclusions de Type 2, compte tenu du fait que cela émanait
sans doute d'un désir de parvenir à des résultats tangibles
aptes à attirer une participation de haut niveau au SMDD.
TOUS A BORD POUR BALI
Les événements qui se sont déroulés à la
PrepCom III ont conduit à la conclusion que la situation
actuelle était due au manque de clarté quant au contenu, à la
direction et au processus des négociations. Les vétérans de
Rio et des processus similaires n'ont pas manqué de faire
remarquer qu'il s'agissait là d'une étape inévitable dans le
processus de préparation et que par conséquent, il n'était pas
réaliste de s'attendre à plus que cela. Mais il reste la
question de savoir si ces deux semaines n'auraient pas pu être
gérées différemment. Des délégués chevronnés ont argué qu'il
était temps de produire un texte consensuel; et que
l'introduction d'un tel texte, au mauvais moment, risquait de
mettre en péril le processus, de manière irréparable. Cette
étape pénible aura servi, par conséquent, à dégager l'identité
de cette négociation qui, bien que reposant sur la plate-forme
de la CDD, n'est pas la CDD. C'est une phase nécessaire
également pour modérer les attentes trop ambitieuses et
dégager des idées claires et aptes à être traduites dans le
réel.
Le défi posé à la PrepCom IV est celui de
savoir comment sortir le débat de sa focalisation sur la
formulation politique et comment fournir davantage
d'orientations pour le mener vers la mise en œuvre concrète. A
l'évidence, il n'est pas facile de faire évoluer un processus
édifié sur une culture de formulation politique pour en faire
un processus orienté vers l'action tangible. Il est donc
nécessaire de tracer un cours d'action basé sur un cadre clair
à l'élaboration duquel toutes les délégations peuvent apporter
une contribution. La PrepCom IV, à Bali, doit également
s'assurer que le programme de mise en œuvre émergent soit doté
d'une perspective mondiale.
En dépit des retards enregistrés à la
PrepCom III, il y a encore l'espoir de voir Johannesburg finir
sur un "big bang" et non sur des pleurnicheries. Ce "big bang"
viendra-t-il annoncer un brave nouveau monde, pourvu d'une
énergie "renouvelée" pour la mise en œuvre du Plan d'Action
21, ou laissera-t-il le monde à la recherche d'un peu d'air
pour respirer? Cela va dépendre du point de savoir si les pays
s'emploieront à utiliser au mieux, le temps qui reste, pour
remettre le processus sur la bonne voie menant à ces "résultats
tangibles, orientés vers l'action et inscrits dans un
calendrier précis" qui restent tant souhaités.
A SUIVRE D'ICI LE SMDD
CdP-6 DE LA CDB: La Sixième Conférence
des Parties de la Convention Sur la Diversité Biologique
(CdP-6 de la CDB) a lieu du 7 au 9 avril 2002 à La Haye, aux
Pays-Bas. La CdP doit y recevoir les rapports de ses organes
subsidiaires, du Secrétaire Exécutif et du FEM, une évaluation
de la mise en œuvre de son programme de travail, et procéder à
l'examen, entre autres, de la diversité biologique forestière,
des espèces non autochtones invasives, et de l'accès et du
partage des avantages applicables dans le domaine des
ressources génétiques. Pour plus d'information, contacter: CBD
Secretariat; tel: +1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588;
e-mail:
secretariat@biodiv.org; Internet:
http://www.biodiv.org/meetings/cop-06.asp
TROISIEME REUNION DU PROCESSUS CONSULTATIF
INFORMEL DES DEVELOPPEMENTS DES AFFAIRES OCEANIQUES: Cette
réunion est prévue du 8 au 15 avril 2002, au siège des Nations
Unies à New York. Pour de plus amples renseignements,
contacter: tel: +1-212-963-3962; fax: +1-212-963-2811; e-mail:
doalos@un.org; Internet:
http://www.un.org/Depts/los/consultative_process/consultative_process.htm
REUNION DES MINISTRES DE L'ENVIRONNEMENT DU
G-8: Les Ministres de l'Environnement du G-8 se réuniront
du 12 au 14 avril 2002, à Banff, Alberta, au Canada. La
réunion sera axée sur: l'environnement et la santé;
l'environnement et le développement; et la gouvernance
environnementale nationale et internationale efficace sous le
thème "Sur la Route de Johannesburg." Pour plus de détails,
contacter: Environment Canada; tel: +1-819-956-5212; fax:
+1-819-956-5964; e-mail:
g8_2002@ec.gc.ca; Internet:
http://www.ec.gc.ca/g8env2002/index_e.htm
FORUM DE PEKIN SUR LES TECHNOLOGIES
NOUVELLES ET EMERGEANTES ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE: Ce
Forum aura lieu du 15 au 17 avril 2002, à Pékin, en Chine.
L'objectif de la réunion est de promouvoir le rôle des
partenariats entre science et industrie en utilisant les
technologies nouvelles et émergeantes pour le développement
durable. Pour plus de renseignements, contacter: Mr. Kui-Nang
Mak, Chief, Energy and Transport Branch, DSD, DESA; tel:
+1-212-963-8798; fax: +1-212-963-9883/ 9886; e-mail:
makk@un.org; Internet:
http://www.johannesburgsummit.org/html/calendar/meeting.docs/beijing.pdf
SERIE DE TABLES RONDES INTERNATIONALES DU
PNUD: le PNUD organisera une série de tables rondes
internationales entre les mois d'avril et de juillet 2002. la
table ronde sur l'énergie pour le développement durable aura
lieu les 25 et 26 avril, à Bruxelles, en Belgique. La table
ronde sur la vulnérabilité et les PEID - Exploration des
mécanismes nécessaires aux partenariats – aura lieu les 29 et
30 avril, à Sainte Lucie. La table ronde sur le commerce
international et l'investissement du développement durable; se
tiendra les 10 et 11 juin, à Abuja, au Nigeria. La table ronde
sur les objectifs du Développement du Millénaire et de
développement durable se tiendra les 8 et 9 juillet, à Pékin,
en Chine. La table ronde sur la mise en réseau des partenaires
du développement durable se réunira les 22 et 23 juillet au
Caire, en Egypte. Pour plus d'information, contacter: Ms.
Yasmin Padamsee, UNDP; tel: +1-212-906-6175; fax:
+1-212-906-5364; e-mail:
yasmin.padamsee@undp.org; Internet;
http://www.undp.org/wssd/regional.html
SOMMET MONDIAL SUR L'ECOTOURISME: Ce
Sommet aura lieu du 19 au 22 mai 2002, à Québec, au Canada. Le
Sommet Mondial de l'Ecotourisme constituera le plus grand
rassemblement jamais réalisé des acteurs sociaux concernés par
l'écotourisme. Pour d'autres informations, contacter:
Ecotourism 2002 Secretariat; tel: +1-418-692-1699; fax:
+1-418-692-5587; e-mail:
ecotourism2002@jpdl.com; Internet:
http://www.ecotourism2002.org
QUATRIEME CONFERENCE INTERNATIONALE DES
ENFANTS SUR L'ENVIRONNEMENT: Cette conférence aura lieu du
22 au 24 mai 2002, à Victoria, au Canada. L'événement mettra
en présence 800 enfants âgés de 10 à 12 ans, issus de quelques
115 pays, qui viendront s'informer et discuter de l'état de
l'environnement et assister à l'exposition des initiatives
environnementales entreprises par les écoles. La conférence
produira en outre la déclaration des enfants pour le SMDD.
Pour plus de détails, contacter: Mr. Theodore Oben, Children,
Youth and Sport Programmes, UNEP, Nairobi; tel: +254-2-623262;
fax: +254-2-623692; e-mail:
theodore.oben@unep.org;
Internet:
http://www.unep.org/children_youth/
16éme SESSIONS DES ORGANES SUBSIDIAIRES DE
LA CCCC: La SBSTA-16 aura lieu du 5 au 14 juin 2002, et la
SBI-16 se réunira du 10 au 14 juin 2002, à Bonn, en Allemagne.
Pour plus de renseignements, contacter: UNFCCC Secretariat;
tel: +49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999; e-mail:
secretariat@unfccc.de;
Internet:
http://unfccc.int/sessions/sb16/index.html
FORUM MONDIAL DE LA SOCIETE CIVILE: Ce
Forum se déroulera du 14 au 19 juillet 2002, à Genève, en
Suisse. Il entend promouvoir la coopération entre la société
civile et les organisations internationales, entre autres,
dans les domaines de l'environnement, de la santé, des droits
de l'Homme, de l'éducation, de la paix, de la sécurité et des
technologies d'information. Pour plus de renseignements,
contacter: The World Civil Society Forum; fax:
+41-22-959-8851; e-mail:
admin@mandint.org; Internet:
http://www.worldcivilsociety.org/en/index.php
CNI-6 SUR LES POPS: La sixième session
du Comité de Négociation Intergouvernemental sur l'Elaboration
d'un Instrument International Juridiquement Contraignant pour
la Mise en Œuvre de l'Action Internationale sur Certains
Polluants Organiques Persistants (CNI-6 sur les POPS) est
prévue du 17 au 21 juin 2002, à Genève, en Suisse. Pour de
plus amples informations, contacter: UNEP Chemicals Unit; tel:
+41-22-917-8193; fax: +41-22-797-3460; e-mail:
pops@unep.ch; Internet:
http://irptc.unep.ch/pops/default.html
SOMMET DU G-8: Ce Sommet est prévu les
26 et 27 juin 2002, à Kananaskis, au Canada. Pour plus de
détails, contacter: Mr.John Klassen, Summit Management Team;
tel: +1-613-957-5555; fax: +1-613-941-6900; e-mail:
pm@pm.gc.ca; Internet:
http://www.g8.gc.ca/
JUSTICE DURABLE 2002 - CONFERENCE SUR LA
MISE EN APPLICATION DU DROIT INTERNATIONAL RELATIF AU
DEVELOPPEMENT DURABLE: Cette conférence aura lieu du 22 au
25 mai 2002, à Montréal, au Canada. Organisée par le Centre du
Droit International relatif au Développement Durable (CISDL),
cette conférence cherchera à traiter de questions ayant trait
à l'environnement, à l'économie, à la justice sociale, aux
droits de l'homme, à la santé et des interconnexions entre
elles. Pour d'autres renseignements, contacter: CISDL; tel:
+1-514-398-8918; fax: +1-514-398-8197; e-mail:
conference@cisdl.org;
Internet:
http://www.cisdl.org/conference/index.html
QUATRIEME SESSION DU COMITE PREPARATOIRE DU
SMDD: La PrepCom IV aura lieu du 24 mai au 7 juin 2002, à
Bali, en Indonésie. Des consultations des groupes régionaux
sont prévues le 24 mai et des réunions informelles-informelles,
les 25 et 26 mai. Le PrepCom IV englobera aussi des Dialogues
avec les Acteurs Sociaux et un Segment Ministériel. Elle
complétera l'examen du document concernant la revue du Plan
d'Action 21, par des recommandations pour l'action future, et
élaborera un document politique concis, à soumettre au SMDD.
Pour d'autres renseignements, contacter: Mr. Andrey Vasilyev,
DESA; tel: +1-212-963-5949; fax: +1-212-963-4260; e-mail:
vasilyev@un.org;
Concernant la participation des Principaux Groupes Sociaux,
contacter: Ms. Zehra Aydin-Sipos, DESA; tel: +1-212-963-8811;
fax: +1-212-963-1267; e-mail:
aydin@un.org; Internet:
http://www.johannesburgsummit.org/
FORUM DU PEUPLE INDONESIEN (FPI): Le
FPI se tiendra en concomitance avec la PrepCom IV, du 25 mai
au 7 juin 2001, à Bali, en Indonésie. Le FPI est un forum pour
la société civile locale, régionale, nationale et
internationale, et un media pour les campagnes nationales et
internationales visant à apporter une contribution au
renforcement des résultats de la PrepCom IV. Pour plus
d'informations, contacter: IPF Secretariat; tel: +21-794-1672;
fax: +21-794-1673; e-mail:
secretariat@jakartapeoplesforum.org; Internet:
http://www.jakartapeoplesforum.org/en/index.php
CONFERENCE SUR LA MISE EN ŒUVRE - ACTION
DES ACTEURS SOCIAUX POUR NOTRE AVENIR COMMUN: Cette
réunion se tiendra du 20 au 23 août 2002, à Johannesburg, en
Afrique du Sud. Modérée par le 'Stakeholder Forum for Our
Common Future', cette conférence vise à élaborer un plan
d'action concret focalise sur: l'eau douce, l'énergie
renouvelable, la sécurité alimentaire, la santé public et le
HIV/SIDA, et les outils de citoyenneté des entreprises/acteurs
sociaux. Pour d'autres détails, contacter: Ms. Minu Hemmati;
tel: +44-20-78391784; fax: +44-20- 79305893; e-mail:
info@earthsummit2002.org; Internet:
http://www.earthsummit2002.org/ic
CONFERENCE SUR LE DROIT ENVIRONNEMENTAL EN
2002: Cette conférence aura lieu du 22 au 25 août, à
Durban, en Afrique du Sud. Il offrira à la communauté
juridique internationale, une plate-forme pour les
propositions concernant les mécanismes permettrant d'établir
des interconnexions entre les conventions et les traités
internationaux et régionaux, en vue d'améliorer leur mise en
application. Pour plus de renseignements, contacter: EnviroLaw
Solutions; tel: +27-11-269-7944; fax: +27-11-269-7899; e-mail:
info@envirolawsolutions.com; Internet:
http://www.envirolawsolutions.com
SESSION DU SMDD SUR L'ADMINISTRATION LOCALE
– L'ACTION LOCALE PROPULSE LE MONDE: Cet événement aura
lieu, en marge du SMDD, du 27 au 30 août 2002, à Johannesburg,
en Afrique du Sud. Le Conseil International des Initiatives
Environnementales Locales (ICLEI) organisera un forum axé sur
la manière dont les gouvernements locaux peuvent apporter des
améliorations tangibles à la situation de l'environnement
mondial et du développement durable, à travers le cumul des
actions locales. Pour plus d'informations, contacter: ICLEI
World Secretariat; tel: +1-416-392-1462; fax: +1-416-392-1478;
e-mail:
johannesburg-summit@iclei.org; Internet:
http://www.iclei.org/rioplusten/signup.html
FORUM DU SMDD SUR LA SOCIETE CIVILE
'INDABA': Cet événement aura lieu en marge du SMDD à
Johannesburg, en Afrique du Sud. Pour d'autres renseignements,
contacter: Civil Society Secretariat; tel: +27-11-403-4119;
fax: +27-11-403-0790; e-mail:
info@worldsummit.org.za; Internet:
http://www.worldsummit.org.za
SOMMET MONDIAL SUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE: Le SMDD est prévu du 26 août au 4 septembre 2002,
à Johannesburg, en Afrique du Sud. Pour plus d'informations,
contacter: Mr. Andrey Vasilyev, DESA; tel: +1-212-963-5949;
fax: +1-212-963-4260; e-mail:
vasilyev@un.org; Major groups contact: Ms. Zehra
Aydin-Sipos, DESA; tel: +1-212-963-8811; fax: +1-212-963-1267;
e-mail: aydin@un.org;
Internet:
http://www.johannesburgsummit.org/ |