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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 28
Vendredi 5 Avril 2002
LES FAITS MARQUANTS DE LA PREPCOM III DU
SMDD:
JEUDI 4 AVRIL 2002
Les délégués se sont réunis, dans l'après-midi
et dans la soirée, pour poursuivre l'examen des chapitres
restants de la compilation de texte du Papier du Président.
Le Groupe de Travail I a établi des groupes informels qui
se sont réunis à l'heure du déjeuner pour procéder à la
considération des sous-chapitres consacrés à l'énergie et aux
océans. Le groupe chargé de ce dernier thème a tenu également
une séance de travail nocturne. Le Groupe de Travail III s'est
réuni dans l'après-midi pour terminer l'examen du papier
informel sur le thème de la gouvernance pour le développement
durable.
NDLR: la couverture du Groupe de Travail II
par le BNT s'est terminée à 11:40 pm.
GROUPE DE TRAVAIL I
Le Groupe de Travail I acheva la
considération du chapitre consacré à la protection et à la
gestion des ressources naturelles de base du développement
économique et social, à l'exception des sous-chapitres portant
sur les thèmes des océans et de l'énergie.
Energie: Au cours des discussions
informelles-informelles sur l'énergie, modérées par Gustavo
Ainchil (Argentine), les délégués divergèrent sur la question
de l'utilisation des résultats de la CDD-9, comme plate-forme
de travail: les ETATS-UNIS et la NORVEGE se déclarèrent pour;
la SUISSE, la FEDERATION DE RUSSIE et l'UE suggérèrent de
construire dessus; l'IRAN, au nom du G-77/CHINE, appuya l'idée
de travailler "dans les limites du cadre de la CDD-9." Le
MEXIQUE, appuyé par l'AUSTRALIE et les ETATS-UNIS, mis
l'accent sur la question du transfert des technologies. Le
JAPON s'opposa à l'idée d'avoir des objectifs à caractère
numérique. La NOUVELLE ZELANDE se déclara favorable à de tels
objectifs. La HONGRIE plaida pour des objectifs nationaux
précis dans le domaine des sources d'énergie renouvelable et,
avec l'AUSTRALIE et l'UE, s'opposa à TUVALU au sujet de la
proposition appelant à un "accord international juridiquement
contraignant" autour de l'intégration de l'énergie
renouvelable. Une révision de texte est attendue vendredi
matin.
Océans: Au cours des discussions
informelles-informelles, modérées par Guy O’Brien (Australie),
les délégués présentèrent leurs commentaires qui feront partie
intégrante du "papier officieux des modérateurs." Les
discussions furent axées sur les références: à la Déclaration
Ministérielle de Doha de l'OMC et la question des subventions
"nocives"; à l'approche de précaution; à la Convention des
Nations Unies sur le Droit de la Mer; à la Déclaration de
Reykjavik sur les Pêches Responsables dans les Ecosystèmes
Marins; aux pêches illicites, non déclarées et irrégulières;
aux pavillons de complaisance; aux ressources marines vivantes;
aux zones marines protégées au-delà des juridictions
nationales; à la pression grandissante exercée sur l'Arctique
et aux stratégies de développement durable qui le concernent;
et à l'utilisation du terme "biens communs mondiaux."
Atmosphère: L'UE et le JAPON
s'opposèrent à la fixation d'une date butoir particulière pour
la fourniture aux pays en développement, d'alternatives
écologiquement rationnelles aux substances nocives à la couche
d'ozone. La NORVEGE se déclara pour la fixation d'une telle
date. L'UE, le JAPON et les ETATS-UNIS plaidèrent pour la
suppression du libellé appelant à la conduite d'une étude
internationale sur les substances non préjudiciables à la
couche d'ozone. Le délégué des ETATS-UNIS préféra la
suppression de la référence aux engagements pris dans le cadre
du Protocole de Kyoto.
Agriculture: L'AUSTRALIE, la NOUVELLE
ZELANDE et la NORVEGE apportèrent leur appui à la recherche
dans le domaine de la gestion des ressources naturelles et
agricoles pour l'agriculture durable et le développement
rural. L'UE, les ETATS-UNIS et l'AUSTRALIE appuyèrent le
libellé appelant à une inversion des tendances à la baisse des
ressources financières destinées à la recherche agricole. Le
G-77/CHINE plaida pour une implication des concernés dans la
planification rurale et appela à l'insertion d'une référence à
la gestion durable des zones humides. La NOUVELLE ZELANDE,
appuyée par l'AUSTRALIE, le CANADA et le G-77/ CHINE, mais
contré par le JAPON et la NORVEGE, appela à la suppression de
la référence aux multifonctions de l'agriculture. Au sujet des
cultures illicites, la NORVEGE appuya l'adjonction d'une
référence au principe de précaution. Le CANADA y fit
objection. Le G-77/CHINE suggéra de "prendre en compte les
effets négatifs, au plan social, économique et environnemental,"
de la lutte contre les cultures illicites. Le G-77/CHINE et
les ETATS-UNIS s'accordèrent sur la suppression du libellé
appelant au renforcement des capacités des pays en
développement dans le domaine du respect des normes devant
être appliquées aux denrées alimentaires et aux produits
agricoles.
Désertification: L'OUZBEKISTAN suggéra
l'adjonction d'une référence au Bassin de la Mer d'Aral. Au
sujet du rôle du FEM: l'UE appuya une référence à la réunion
du FEM tenue en 2002 à Pékin; le G-77/CHINE appela à
l'insertion d'une référence à la Déclaration de Caracas; et le
délégué des ETATS-UNIS indiqua que la Conférence des Parties
de la CCD se doit de déterminer les arrangements financiers.
Le JAPON fit objection au libellé appelant à des ressources
financières prévisibles et stables.
Changements Climatiques: Le délégué des
ETATS-UNIS suggéra l'introduction de modifications reflétant
sa position contre la ratification du Protocole de Kyoto et en
faveur d'une référence aux mécanismes souples du Protocole et
à la poursuite du développement des stratégies d'adaptation.
Avec l'AUSTRALIE et le CANADA, l'orateur appuya la référence à
la Déclaration Ministérielle de Marrakech. L'UE appuya
le libellé appelant à "l'encouragement de tous les pays à
ratifier le Protocole de Kyoto." La FEDERATION DE RUSSIE fit
objection à la fixation de dates précises pour la ratification
du Protocole de Kyoto.
Zones Montagneuses: La NORVEGE, contrée
par le G-77/ CHINE, mit en exergue le libellé appelant à
l'impulsion du développement durable dans les écosystèmes
fragiles, en particulier, celui de l'Arctique. Le G-77/CHINE
fit objection au libellé amendé du Japon appelant à un partage
volontaire des avantages tirés de l'utilisation des ressources
biologiques et génétiques. ANDORRE appela à la considération
de la question de la planification de l'occupation des terres
dans les régions montagneuses.
Tourisme: Le délégué des ETATS-UNIS
avança un libellé sur l'assistance technique à fournir aux
pays en développement et aux pays en transition économiques
dans le domaine du tourisme durable. Le G-77/CHINE requit une
référence à des organisations autres que l'Organisation
Mondiale du Tourisme, pour la facilitation de la promotion du
tourisme durable. L'UE mit l'accent sur un tourisme sans
effets environnementaux négatifs.
Biodiversité: L'UE proposa un libellé
sur les réseaux écologiques et, avec la NORVEGE, un libellé
sur l'importance des conclusions de la Sixième Conférence des
Parties de la CDB (CdP-6). Le CANADA préféra un libellé
établissant un lien entre l'éradication de la pauvreté et la
conservation et l'utilisation durable de la biodiversité. Le
JAPON fit objection à la référence aux droits de propriété du
savoir traditionnel. Les délégués divergèrent sur la fixation
de dates précises pour la réduction du taux des pertes de
biodiversité. Le G-77/CHINE appela à la fourniture de moyens
d'exécution adéquats aux pays en développement. Au sujet de
l'accès aux ressources génétiques et du partage des avantages,
le délégué des ETATS-UNIS s'opposa à l'appel à la mise en
place d'un régime ou d'un cadre international.
Forêts: La plupart des délégués mirent
en exergue la formulation retenue par le FNUF. L'UE proposa de
finaliser ce sous-chapitre après la CDP-6 de la CDB.
Minéraux et Activités Minières: Le
CANADA fit circuler un nouveau texte, auquel la plupart des
délégués apportèrent leur appui. Ce texte traite des
partenariats, des pays en développement et des pays en
transition économique, des considérations de cycle de vie, et
de la consultation des concernées. Le délégué des ETATS-UNIS
mit en exergue l'importance de la durabilité environnementale
des activités minière, et le G-77/CHINE souligna l'importance
du soutien des petites et moyennes entreprises pour
l'émancipation des communautés locales.
GROUPE DE TRAVAIL II
Le Groupe reprit l'examen des moyens de
mise en œuvre, achevant leur travail sur les paragraphes ayant
trait au commerce international, du sous-chapitre consacré aux
questions de mondialisation, de renforcement des capacités et
de l'information au service des processus décisionnels.
La COMMISSION EUROPEENNE, au nom de l'UE,
soumit un nouveau libellé appelant à l'accès des produits
agricoles aux marchés mondiaux. Le délégué des ETATS-UNIS,
avec le JAPON, proposa de remplacer la disposition concernant
l'accès des pays en développement aux marchés mondiaux par la
formulation retenue dans le Programme d'Action de Bruxelles
pour les pays les moins avancés. Le G-77/ CHINE préféra
mentionner les pays en développement en général. L'UE appela à
une mise en œuvre cohérente des décisions de Doha et de
Monterrey.
Au sujet de l'élimination des subventions
nocives à l'environnement, le G-77/CHINE proposa d'ajouter "dans
les pays industrialisés." L'UE apporta son soutien au libellé
concernant les normes de travail de l'OIT dans les secteurs du
commerce et de l'industrie. Le G-77/CHINE y fit objection. Le
JAPON s'opposa � la mention du lien entre les accords conclus
dans les domaines du commerce international et de
l'environnement. Il n'y eut pas d'accord sur la r�affirmation
du principe de pr�caution. La SUISSE sugg�ra de combiner le
libell� avec des dispositions permettant "d'�viter son
interpr�tation abusive par les pays industrialis�s," et
proposa de d�placer le libell� se r�f�rant � la coh�rence des
r�gles commerciales et environnementales, � l'int�gration des
co�ts externes et au principe de pr�caution, vers le chapitre
consacr� au th�me de la gouvernance.
Renforcement des Capacit�s: Le d�l�gu�
des ETATS-UNIS fit objection � la proposition du G-77/CHINE en
faveur d'une initiative mondiale. L'UE apporta son appui �
cette m�me proposition. La POLOGNE mit en relief l'importance
d'une focalisation sur le niveau local. L'UE appuya
l'implication des femmes et la protection du savoir
traditionnel, dans les partenariats. Plusieurs d�l�gu�s
apport�rent leur appui � la formulation propos�e par le
MEXIQUE concernant l'habilitation des pays � assurer suivi et
�valuation de la mise en application du Plan d'Action 21. Le
G-77/CHINE fit objection � la r�f�rence au suivi. Les d�l�gu�s
diverg�rent sur la r�f�rence � des papiers strat�giques pour
le domaine de la r�duction de la pauvret�. Ils parvinrent
cependant � s'accorder sur le soutien de l'�laboration des
strat�gies de r�duction de la pauvret�.
Information au service des Processus
D�cisionnels: Le d�l�gu� des ETATS-UNIS mit en exergue
l'adoption de normes communes, la pertinence au d�veloppement
durable et, avec la SUISSE, l'accessibilit� du public. Au
sujet des syst�mes d'observation, le G-77/ CHINE souhaita
avoir un d�lai suppl�mentaire pour l'examen de la proposition.
Au sujet des indicateurs, le d�l�gu� des ETATS-UNIS appela �
la suppression de la r�f�rence aux "indicateurs sociaux." Le
d�l�gu� des ETATS-UNIS, avec le JAPON, sugg�ra de "promouvoir,"
au lieu de "s'assurer de," l'acc�s aux donn�es ayant trait aux
catastrophes.
DEVELOPPEMENT DURABLE DES PETITS ETATS
INSULAIRES EN DEVELOPPEMENT (PEID): Le G-77/CHINE pr�senta
la r�vision de texte de ce chapitre, �labor�e sur la base de
la compilation du Papier du Pr�sident. L'UE et la
NOUVELLE ZELANDE exprim�rent un soutien g�n�ral en faveur du
texte. Les ETATS-UNIS, le JAPON, l'UE et l'AUSTRALIE, contr�s
par la NOUVELLE ZELANDE, sugg�r�rent la suppression des
r�f�rences � des dates cibles, � l'exception de l'�valuation
exhaustive du Programme de la Barbade, pr�vue en 2004, que les
ETATS-UNIS et l'UE ne voulaient pas voir baptis�e "seconde
conf�rence mondiale." Les ETATS-UNIS et l'AUSTRALIE
sugg�r�rent d'abandonner la r�f�rence � une initiative
mondiale visant � aider les PEID dans la mobilisation des
ressources n�cessaires aux besoins en mati�re d'adaptation. Le
JAPON fit objection � la mention d'une assistance financi�re
accrue en faveur des PEID, et de la convention sur les stocks
de poissons migrateurs des r�gions occidentales et centrales
de l'oc�an Pacifique.
GROUPE DE TRAVAIL III
Le Groupe de Travail III se r�unit pour un
dernier examen du th�me de la gouvernance pour le
d�veloppement durable (GDD), sur la base du papier officieux
�mis le 30 mars. Le Copr�sident Ositadinma Anaedu (Nigeria)
invita les participant � pr�senter leurs commentaires g�n�raux
pour la r�vision du papier. La r�vision de texte sera
disponible pour les n�gociations de Bali.
Plusieurs d�l�gu�s estim�rent que le papier
constituait une bonne plate-forme de discussion. Le G-77/CHINE
mit l'accent sur le renforcement des arrangements
institutionnels mis en place pour le d�veloppement durable, la
consid�ration de la mondialisation, du transfert des
technologies et de la mobilisation des fonds, et fit �tat
d'une tentative dans le domaine de la petite gestion au niveau
national. L'UE souligna, entre autres, le renforcement
des aspects r�gionaux et locaux, la n�cessit� d'un chapitre
s�par� consacr� au th�me des partenariats, la poursuite de
l'examen de la coop�ration inter-agences, et la possibilit� de
l'adh�sion universelle � la CDD. La FEDERATION DE RUSSIE fit
part de ses doutes concernant l'adh�sion universelle � la CDD
et au PNUE/FMME. La NORVEGE appela, entre autres, � une
pr�cision dans la d�termination des agents de la mise en �uvre
de la gouvernance au niveau international, et � des modalit�s
efficaces pour la r�alisation du mandat de la CDD ayant trait
au suivi des engagements pris en mati�re de ressources.
Le d�l�gu� des ETATS-UNIS apporta son appui
au chapitre consacr� au th�me de la bonne gouvernance. La
TURQUIE mit en relief la gouvernance locale, et la bonne
gouvernance telle que d�finie � Monterrey, et, avec MONACO et
NAURU, au nom du FORUM DES ILES DU PACIFIQUE, souligna
l'importance des niveaux r�gional et sous-r�gional. Le MEXIQUE
pr�f�ra 'tous les niveaux'. La NOUVELLE ZELANDE fit �tat de
l'absence de commissions r�gionales et d'initiatives Capacit�s
21 dans un certain nombre de r�gions. Contr� par le
G-77/CHINE, le CANADA fit objection � la mention du seul droit
au d�veloppement.
Concluant la discussion, le Copr�sident
Anaedu encouragea les d�l�gations � soumettre le texte d'ici
vendredi 5 avril, 20h.
DANS LES COULOIRS
L'enthousiasme et l'int�r�t dont avaient
fait montre les participants au d�but du PrepCom ne sont
pratiquement plus visibles, la veille de la cl�ture de la
troisi�me session du PrepCom, certains d'entre eux d�clarant
qu'ils se sentent plus motiv�s. L'attention s'est centr�e, ces
derniers jours, sur la possibilit� de tenir une r�union
int�rimaire ou une r�union juste avant celle de Bali, mais il
semble que le Bureau n'ait pas r�ussi � une fois de plus � �
parvenir � une d�cision l�-dessus. Dans la confusion suscit�e
par la question des dates butoirs pour la soumission des
amendements et par le sort r�serv� � la compilation de textes
inachev�e, le papier d'Anaedu-Engfeldt sur le th�me de la
gouvernance pour le d�veloppement durable, qui, � la surprise
de tous, a donn� lieu � un d�bat plut�t court, s'est termin�
sur des r�serves du G-77/Chine, qui s'est d�clar� pr�occup�
par le fait que les pays en d�veloppement ne s'y trouvent pas
�quitablement repr�sent�s. Quelques d�l�gu�s se sont d�clar�s
exasp�r�s par la date limite fix�e par le Copr�sident Anaedu,
au vendredi, 20h, pour la soumission des amendements au
Secr�tariat, estimant qu'elle est trop stricte, mais c'est
Anaedu qui a eu le dernier mot. On croit savoir que les
Copr�sidents pr�voient d'�mettre la r�vision de texte qui doit
�tre pr�sent�e, pour n�gociation, � Bali, sur le site web de
la R�union de Johannesburg, vers le 10 avril.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La Pl�ni�re de Cl�ture se
r�unira � 15h dans la Salle de Conf�rence 1.
GROUPE DE TRAVAIL I: Les Consultations
informelles-informelles sur le th�me des oc�ans commenceront �
10h dans la Salle de Conf�rence 6. Celles sur le th�me de
l'�nergie se tiendront de 13h15 � 15h dans la Salle de
Conf�rence 7.
LE GROUPE DE TRAVAIL II: Le Groupe se
r�unira de 11h � 13h et, de nouveau apr�s la Pl�ni�re de
l'apr�s-midi, dans la Salle de Conf�rence 4, pour parachever
l'examen du chapitre consacr� � l'Afrique et du sous-chapitre
portant sur les moyens d'ex�cution, du th�me de la
mondialisation. |