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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 26
Mercredi 3 Avril 2002
LES FAITS MARQUANTS DE LA PREPCOM III DU
SMDD:
MARDI 2 AVRIL 2002
Les délégués se sont réunis dans deux
séances de groupe de travail parallèles, tout au long de la
journée et jusque tard dans la soirée, poursuivant l'examen de
la compilation de texte du Papier du Président.
NDLR: La couverture des Travaux par le
BNT, s'est arrêtée à 21h.
GROUPE DE TRAVAIL I
Coprésidé par Kiyotaka Akasaka (Japon) et
Maria Viotti (Brésil), le Groupe de Travail paracheva la
considération du chapitre consacré au thème de l'éradication
de la pauvreté et entama l'examen du thème du changement des
modes non viables de consommation et de production.
ERADICATION DE LA PAUVRETE: Les Moyens de
Subsistance: Le délégué des ETATS-UNIS, avec le CANADA et
l'UE, appela à l'application des principales normes de l'OIT
régissant le monde du travail, et à l'impulsion du
renforcement des capacités dans les domaines social et
institutionnel. Apportant son appui aux ETATS-UNIS,
l'AUSTRALIE plaida pour le maintien du libellé appelant à "permettre
aux pauvres d'avoir un contrôle plus important sur leurs
propres moyens de vivre," et la SUISSE appuya l'idée de mettre
des moyens et des instruments non soumis à la loi du marché,
au service de la lutte contre la pauvreté.
Le Développement Rural et Agricole:
L'UE, avec la REPUBLIQUE DE COREE, déclara que les questions
ayant trait aux caisses de compensation devaient être
considérées dans le cadre de la mondialisation, et le JAPON
plaida pour la suppression des références aux subventions
faussant la réalité commerciale, références jugées comme
débordant le mandat de Doha. Le G-77/CHINE, avec la NOUVELLE
ZELANDE, déclara que les libellés portant sur les subventions
et les barrières faussant le commerce devaient être mises en
conformité avec les accords de Doha et préconiser
l'élimination des barrières commerciales dans les pays
industrialisés. Le G-77/CHINE appela à l'insertion d'une
référence générale à la désertification et à ses liens avec
l'éradication de la pauvreté. Le JAPON appela à la suppression
de la référence à l'accès des produits des pays en
développement aux marchés mondiaux. L'UE, la REPUBLIQUE DE
COREE et les ETATS-UNIS suggérèrent de la placer plutôt dans
le chapitre consacré aux moyens de mise en œuvre.
L'Education: Le délégué des ETATS-UNIS
appela à l'insertion d'une référence au 1er
Principe de Rio qui stipule que l'être humain est au cœur des
préoccupations du développement durable. Le G-77/ CHINE
souligna l'importance du "soutien des pays en développement"
dans la promotion de l'éducation primaire universelle. L'UE
indiqua que la formulation devait être en harmonie avec les
objectifs de la Déclaration du Millénaire.
Les Etablissements Humains et le Logement:
Le CANADA retira sa proposition mettant en relief les
questions ayant trait à l'urbanisation. Au sujet des
constructions sauvages, le G-77/CHINE appela à une référence à
la prise en considération des particularités culturelles,
climatiques et sociales.
La Santé: Plusieurs délégations
indiquèrent que le libellé consacré à ce sujet pouvait être
placé dans le chapitre réservé au thème 'santé et
développement durable'. L'UE proposa l'insertion d'une
référence aux soins de santé reproductive, le CANADA suggéra
un libellé portant sur les liens entre santé, environnement et
pauvreté, et le G-77/CHINE mentionna les maladies "transmissibles".
Les Catastrophes et les Conflits: La
REPUBLIQUE DE COREE appela à la suppression de la référence
aux catastrophes "naturelles". Le délégué des ETATS-UNIS
proposa une référence aux catastrophes à la fois dans les pays
en développement et dans les pays industrialisés, mais le
G-77/CHINE répondit que les pays en développement sont frappés
de manière disproportionnée par les catastrophes. La TURQUIE
mit en relief l'importance de la coopération internationale
dans le domaine de la réponse aux catastrophes. La HONGRIE
rappela la formulation retenue dans le texte de la Décennie
Internationale des Nations Unies pour la Réduction des
Catastrophes Naturelles.
Le Développement Industriel: Les
délégués acceptèrent le sous-chapitre proposé, assorti d'un
amendement introduit par les Etats-Unis et remplaçant le terme
"efficace" par le terme "durable" pour qualifier la gestion
des ressources naturelles.
CHANGEMENT DES MODES NON VIABLES DE
CONSOMMATION ET DE PRODUCTION: Le délégué des ETATS-UNIS,
avec la SUISSE et le CANADA, appuya l'idée d'insérer un
chapeau concis. La HONGRIE appela à des objectifs
programmatiques. S'agissant de l'utilisation des ressources,
le JAPON s'opposa à toute référence à l'approche basée sur le
facteur 4/10. L'UE, avec l'AUSTRALIE et le CANADA, déclara que
le libellé consacré au thème de la consommation ne doit pas
être restreint aux pays industrialisés. L'AUSTRALIE, avec la
NOUVELLE ZELANDE et la SUISSE, apporta son appui au libellé
préconisant la séparation du couple croissance économique et
dégradation environnementale. L'UE et la REPUBLIQUE TCHEQUE
proposèrent de la placer dans le chapeau, et le délégué des
ETATS-UNIS proposa sa suppression. Le G-77/CHINE remit en
question la définition des indicateurs. Les ETATS-UNIS et
l'AUSTRALIE firent état de son examen ailleurs. La NORVEGE, la
NOUVELLE ZELANDE et la SUISSE apportèrent leur soutien à la
mention du principe pollueurs – payeurs. Les ETATS-UNIS et le
JAPON s'y opposèrent.
Conscientisation des Consommateurs: La
HONGRIE mit en relief le rôle de la publicité. L'AUSTRALIE
proposa de traiter des modes de consommation des populations
riches. Plusieurs pays requirent que l'éco-étiquetage soit
rendu volontaire, sans pour autant constituer une barrière
commerciale déguisée. Le G-77/CHINE, avec la NOUVELLE ZELANDE,
fit objection à la proposition introduite par la SUISSE et
l'UE et appelant à fournir l'information concernant toutes les
étapes de la chaîne de production.
Une Production Propre: L'AUSTRALIE, le
JAPON et les ETATS-UNIS divergèrent de la SUISSE et de la
NOUVELLE ZELANDE qui se déclarèrent en faveur d'une
proposition de la HONGRIE appelant à l'élaboration, d'ici
2004, d'un plan d'action concret pour encadrer l'utilisation
efficace des ressources.
La Responsabilité du Monde de l'Entreprise:
l'UE apporta son appui à une formulation englobant des
références à la certification et à la normalisation. Le
délégué des ETATS-UNIS, avec la FEDERATION DE RUSSIE, ajouta
qu'aucun système particulier ne devait être mentionné. Le
G-77/CHINE, contré par l'AUSTRALIE, souligna le rôle des
compagnies multinationales. L'UE et la SUISSE mirent en
exergue la dimension sociale de la responsabilité du monde de
l'entreprise.
Les Politiques: La HONGRIE plaida pour
l'insertion d'une référence aux critères de durabilité. Le
délégué des ETATS-UNIS, appuyé par la REPUBLIQUE DE COREE,
suggéra l'insertion d'un libellé sur l'utilisation
d'instruments économiques et d'incitations de marché pour
l'intégration des coûts externes. La NORVEGE proposa le
maintien du libellé appelant à l'accès des pays en
développement aux marchés mondiaux. Le délégué des ETATS-UNIS
proposa également une référence à la réduction graduelle et à
la suppression des subventions nocives à l'environnement et
faussant la réalité des marchés, qui inhibent les modes
durables de production et de consommation. La NORVEGE suggéra
la suppression des termes "faussant la réalité des marchés."
Le G-77/CHINE appuya le maintien de l'accent placé sur les
pays industrialisés, mais le JAPON et la NOUVELLE ZELANDE y
firent objection. Les délégués acceptèrent une proposition du
G-77/CHINE appelant à des échanges dans le domaine des bonnes
pratiques en matière de technologies écologiquement
rationnelles.
GROUPE DE TRAVAIL II
Le Groupe de Travail II, coprésidé par Ihab
Gamaleldin (Egypte) et Richard Ballhorn (Canada), acheva
l'examen du chapitre consacré au thème 'santé et développement
durable, et entama la considération du thème des moyen de mise
en œuvre.
SANTE ET DEVELOPPEMENT DURABLE: Au
sujet des taux de mortalité, le délégué des ETATS-UNIS fit
part de sa préférence pour la formulation retenue dans la
Déclaration du Millénaire, inséra une référence aux soins
prénataux et à l'assistance à la naissance et, avec la SUISSE
et la NORVEGE, ajouta une référence à la santé des enfants et
des fillettes. Au sujet des aspects professionnels, le G-77/
CHINE souhaita avoir des éclaircissements sur les programmes
"travail décent" de l'OIT. S'agissant des programmes visant à
l'éradication des menaces posées à la santé, l'UE proposa une
référence à la résistance aux antibiotiques et à l'abus de
médicaments. Le G-77/ CHINE fit objection à la formulation
retenue dans les propositions appelant à un système mondial de
classification des produits chimiques et à l'adjonction d'un
protocole consacré aux métaux lourds, à la Convention de
Stockholm. Le Coprésident Ballhorn suggéra de transférer ces
libellés au sous-chapitre consacré aux produits chimiques. Au
sujet des programmes visant la réduction des maladies
respiratoires, le G-77/CHINE proposa de mentionner les
polluants provenant des pratiques traditionnelles de chauffe.
Le délégué des ETATS-UNIS plaça entre crochets la référence au
financement.
Au sujet de la suppression progressive du
plomb dans l'essence, le G-77/CHINE fit objection à
l'insertion de références aux autres sources de particules.
L'UE et les ETATS-UNIS apport�rent leur appui � leur
inclusion. Le G-77/CHINE appuya mais l'UE, le JAPON et les
ETATS-UNIS firent objection: � un objectif de r�duction des
infections du HIV, de l'ordre de 25% et devant �tre atteint
d'ici 2005, � l'�chelle nationale, et d'ici 2015, � l'�chelle
mondiale; et, � la "mise � disposition de ressources
suffisantes et suppl�mentaires" pour soutenir le Fonds Mondial
pour la Lutte contre le HIV/SIDA, la Tuberculose et la
Malaria. La FEDERATION DE RUSSIE r�it�ra sa proposition
appelant � une coop�ration r�gionale dans la lutte contre le
HIV/SIDA.
Le G-77/CHINE proposa la suppression de la
r�f�rence aux codes des bonnes pratiques de l'OIT en mati�re
de HIV/SIDA en tant que plate-forme pour le traitement des
probl�mes de sant� publique, et souligna la n�cessit� de
fournir des indications sur les fonds r�serv�s � l'acc�s � une
alimentation ad�quate. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS fit objection
aux r�f�rences � une alimentation "culturellement acceptable",
et pr�f�ra la mise en place de "partenariats" internationaux
pour la r�alisation d'une alphab�tisation en mati�re de sant�,
� l'�chelle du globe. Avec la TANZANIE, l'orateur encouragea
la mention de l'importance du petit �levage animalier.
Le G-77/CHINE, l'UE et les ETATS-UNIS
apport�rent leur appui: � la production et � l'utilisation de
produits biod�gradables; l'aide � l'am�lioration, entre
autres, des syst�mes d'information sanitaire des pays en
d�veloppement; et la suppression des r�f�rences � l'acc�s du
public � l'information sanitaire et � l'int�gration du savoir
traditionnel dans ces syst�mes. Ils appuy�rent �galement
l'id�e d'�tablir deux groupes de contact pour l'examen du
texte concernant la protection du savoir traditionnel et des
propositions de l'UE concernant, entre autres, les
initiatives devant �tre entreprises dans le domaine de l'acc�s
des femmes aux prestations sanitaires de base, du
d�veloppement des ressources humaines et de la "d�centralisation
et de la diss�mination des instituts de recherche."
LES MOYENS DE MISE EN �UVRE: Le
G-77/CHINE proposa que le principe des responsabilit�s
communes mais diff�renci�es soit mentionn� dans le chapeau.
L'UE sugg�ra de le faire figurer uniquement au d�but du
document. L'AUSTRALIE et les ETATS-
UNIS firent objection � la mention de ce seul principe,
uniquement. Le MEXIQUE mit en exergue l'importance de
l'identification d'actions � mener par del� les accords de
Monterrey et, notant qu'un texte de compilation est difficile
� n�gocier, sugg�ra que les Copr�sidents produisent un texte
propre.
Au sujet de la mobilisation de ressources
financi�res nouvelles et suppl�mentaires, le d�l�gu� des
ETATS-UNIS proposa le maintien de la r�f�rence aux sources
domestiques, et, appuy� par le G-77/CHINE, recommanda un
raccourcissement du texte.
Les ETATS-UNIS, le JAPON et le CANADA
firent objection au libell� du G-77/CHINE appelant � la mise
en place d'un cadre pour l'Architecture Financi�re
Internationale, insistant, � la place de cela, sur la
n�cessit� d'une meilleure utilisation des m�canismes
disponibles. Au sujet des formes que doit rev�tir l'aide en
faveur des pays en d�veloppement, le G-77/CHINE proposa de
remplacer le terme "investissements" par "ressources
financi�res" et le terme "strat�gies nationales" par "politiques
nationales." L'UE et les ETATS-UNIS firent objection � une
proposition du G-77/CHINE de supprimer leurs libell�s appelant
� l'instauration d'un environnement domestique incitateur et
encourageant l'adoption des bonnes pratiques environnementales.
Soulignant la n�cessit� de "c�l�brer le
succ�s international accompli � Monterrey," la NOUVELLE
ZELANDE, avec l'AUSTRALIE, le CANADA, l'UE, le JAPON et les
ETATS-UNIS, appela � retenir les formulations du Consensus
de Monterrey concernant: les actions visant � promouvoir
la mobilisation de ressources nouvelles et suppl�mentaires;
les objectifs de l'APD; l'APD au service de la mise en
application des objectifs de la D�claration du Mill�naire et
autres objectifs sp�cifi�s; la mise en �uvre du Programme
d'Action de Bruxelles pour les Pays les Moins Avanc�s (PAM);
les capacit�s d'assimilation et de gestion de l'aide, des pays
r�cipiendaires; l'efficacit� et l'efficience de l'aide; et le
d�conditionnement de l'aide accord�e aux PAM. La NORVEGE
proposa le maintien de la s�paration des cadres et, contr�e
par le JAPON et les ETATS-UNIS, accueillit favorablement le
d�conditionnement de l'aide destin�e � l'ensemble des pays en
d�veloppement en reconnaissances des progr�s r�alis�s par del�
les efforts de la Commission de l'OCDE sur l'Aide au
D�veloppement. Le G-77/CHINE encouragea la suppression des
r�f�rences aux strat�gies nationales de d�veloppement durable
et aux bonnes pratiques agr��es � l'�chelle internationale.
Le G-77/CHINE appela � la mise �
disposition de ressources financi�res nouvelles et
suppl�mentaires. L'UE, les ETATS-UNIS, le JAPON et le CANADA
appuy�rent plut�t l'utilisation des m�canismes existants et
l'exploration de sources de financement innovantes. Il y eut
accord g�n�ral sur la n�cessit� pour le FEM de simplifier ses
proc�dures d'approbation des projets. Mais il y eut aussi
objection g�n�rale � la suggestion du G-77/CHINE de proc�der �
une identification de domaines de focalisation pour les
financements du FEM, ainsi qu'� la r�f�rence introduite par
l'UE, appelant � la protection des biens environnementaux
mondiaux. Au sujet de l'initiative en faveur des Pays Pauvres
Lourdement Endett�s (PPLE), la plupart des d�l�gu�s
s'accord�rent sur l'utilisation de la formulation retenue dans
le texte de Monterrey, la SUISSE soulignant la n�cessit�
d'approfondir et d'�largir l'initiative. La r�f�rence au
recyclage de la dette dans des projets de d�veloppement
durable fut appuy�e par la FEDERATION DE RUSSIE et contr�e par
l'AUSTRALIE.
DANS LES COULOIRS
Bien que de nombreux participants
reconnaissent que les partenariats de "Type II" sont
susceptibles de constituer l'un des r�sultats les plus
importants du SMDD, des r�serves sont de plus en plus
exprim�es concernant les formes que rev�tiront les initiatives
en la mati�re, � Johannesburg. Certains participants ont
�galement d�plor� que les annonces faites au sujet des
r�unions ne sont pas toujours exactes et que de ce fait
beaucoup ont rat� la r�union de groupe informel, lundi
dernier. D'autres se sont plaints de n'avoir pas re�u de
suffisamment de d�tails quant � la mani�re dont les
partenariats seraient r�alis�s et sur ce qui est attendu des
gouvernements pour le soutien de ces partenariats. Il se
pourrait que ces pr�occupations soient trait�es dans le papier
officieux en cours d'�laboration qui sera �mis probablement
mercredi matin.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GROUPE DE TRAVAIL I: Le GT-I poursuivra
l'examen du th�me des modes non viables de consommation et de
production, � partir de 11h, puis de nouveau, dans l'apr�s-midi,
dans la Salle de Conf�rence 1. S'il y a s�ance nocturne, elle
se tiendrait dans la Salle de Conf�rence 5.
GROUPE DE TRAVAIL II: Le GT-II
poursuivra l'examen du th�me des moyens de mise en �uvre, �
partir de 11h, puis de nouveau dans l'apr�s-midi, dans la
Salle de Conf�rence 4, et possiblement dans la soir�e, dans la
Salle de Conf�rence 6. |