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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 10
Mardi 29 Janvier 2002
LES FAITS MARQUANTS DU
PREPCOM II DU SMDD:
LUNDI 28 JANVIER 2002
Le deuxième comité
préparatoire (PrepCom II) du Sommet Mondial sur le
Développement Durable (SMDD) s'est ouvert au siège des
Nations Unies, à New York, le lundi 28 janvier 2002.
Délégués, représentants des principaux groupes sociaux et
observateurs se sont réunis en Plénière tout au long de la
journée pour entendre les déclarations d'ouverture, adopter
l'ordre du jour et le calendrier des travaux, procéder à
l'accréditation des organisations et entamer l'étude et
l'évaluation des progrès réalisés dans la mise en œuvre
d'Action 21 et autres conclusions de la CNUED, ainsi que celle
du Programme de la poursuite de la mise en application
d'Action 21.
LA PLENIERE D'OUVERTURE
Le Président du PrepCom,
Emil Salim (Indonésie) ouvrit la session à 10h25 soulignant
l'impératif: d'encourager des préparatifs significatifs et
substantiels pour le SMDD visant à attirer l'attention des
dirigeants mondiaux; d'intégrer les trois piliers –
économique, environnemental et social – dans les
discussions autour du développement durable; de s'assurer de
la participation des principaux groupes sociaux; de relever
les nouveaux défis tels que celui de la mondialisation; et de
dépasser les crises environnementales, politiques et
économiques à travers le processus du SMDD.
Le Président Salim
introduisit ensuite l'ordre du jour (E/ CN.17/ 2002/PC.2/1) et
le calendrier des travaux (E/CN.17/2002/PC.2/1/ Add.1). Les
délégués les adoptèrent.
L'ACCREDITATION DES
ORGANISATIONS INTERGOUVERNEMENTALES ET DES ONG
Le Président Salim
présenta, et les délégués accréditèrent, un certain
nombre d'organisations intergouvernementales, nommément:
l'Agence Spatiale Européenne; l'Agence Internationale de
l'Energie; Les Ministères des Mines de la Conférence des
Amériques; la Commission Nord Américaine pour la
Coopération Environnementale; le Comité d'Organisation des
Parlementaires des Pays de la Région Arctique; le Conseil des
Ministres des Pays Nordiques; Le Groupe Consultatif pour la
Recherche Agricole Internationale; et le Forum
Intergouvernemental sur la Sécurité Chimique. Les
délégués accréditèrent également un certain nombre d'ONG
et de principaux groupes sociaux, à l'exception de la
Campagne Internationale pour le Tibet, dont l'accréditation
attend les résultats des consultations informelles en cours.
L'ETUDE ET L'EVALUATION DE
L'ETAT D'AVANCEMENT DE LA MISE EN APPLICATION DU PROGRAMME
D'ACTION 21
Le Président Salim invita
les délégués à se pencher sur le point de l'ordre du jour
consacré à l'étude et évaluation des progrès réalisés
dans la mise en œuvre du Programme d'Action 21 et des autres
conclusions de Rio, qui englobait le rapport du Secrétaire
Général sur le thème, neuf exposés sur les résultats des
réunions et des processus intergouvernementaux, et les
résultats des réunions préparatoires régionales.
LE RAPPORT DU SECRETAIRE
GENERAL: Nitin Desai,
Sous-secrétaire Général chargé des Affaires Economiques et
Sociales, introduisit le rapport du Secrétaire Général sur
la mise en application du Programme d'Action 21 (E/CN.17/
2002/PC.2/7) et énuméra les réalisations accomplies depuis
Rio, dont: une prise de conscience accrue face à la question
environnementale; l'établissement de principes tels que ceux
des responsabilités communes mais différenciées et de
précaution; l'acceptation du fait que le traitement de la
privation humaine devra relever d'une responsabilité mondiale;
et les changements intervenus dans l'approche du secteur des
affaires à l'égard de la durabilité. Mettant en exergue les
challenges posés dans le processus du SMDD, l'orateur appela,
entre autres, à l'établissement de partenariats et à
la re-confirmation de l'engagement politique au plus haut
niveau, précisant que cela devra s'effectuer à travers des
mesures pratiques.
LES REUNIONS ET LES
PROCESSUS INTERGOUVERNEMENTAUX: L'ALLEMAGNE
présenta les résultats de la Conférence Internationale sur
l'Eau (E/CN.17/2002/PC.2/10) tenue à Bonn, du 3 au 7
décembre 2001, et mit en relief les recommandations
adressées au SMDD. L'ISLANDE présenta deux rapports, le
premier sur la Conférence de Reykjavík sur la Pêche
Responsable dans les Ecosystèmes Marins
(E/CN.17/2002/PC.2/3), tenue du 1er au 4 octobre 2001, le
second, sur les résultats de la Réunion Intergouvernementale
sur la Revue de la Mise en Application du Programme d'Action
Mondial pour la Protection de l'Environnement Marin contre la
pollution due aux Activités basées sur la terre ferme
(E/CN.17/ 2002/PC.2/15), tenue à Montréal, au Canada, du 26
au 30 novembre 2001. Le CANADA présenta le rapport du Sommet
International sur la Prévention de la Pollution
(E/CN.17/2002/PC.2/2), tenu également à Montréal, du 18 au
20 octobre 2001, et élabora sur ses conclusions qui
englobaient la création d'un Réseau d'Information Mondial et
des plans d'action.
Le Secrétariat de la
Convention sur la Lutte Contre la Désertification présenta
le rapport émis par la Cinquième Conférence des Parties de
la Convention (E/CN.17/2002/PC.2/11) tenue du 2 au 13 octobre
2001 à Genève, en Suisse, qui comprenait des conclusions et
des recommandations concernant les étapes à venir de la mise
en œuvre de la Convention et une déclaration politique
traitant du lien entre pauvreté et environnement. Le
Secrétariat de la Convention-Cadre sur les Changements
Climatiques (CCCC) présenta la déclaration ministérielle
de Marrakech issue de la Septième Conférence des Parties
de la CCCC (E/CN.17/ 2002/PC.2/4), tenue à Marrakech, au
Maroc, du 29 octobre au 9 novembre 2001.
L'UNESCO présenta la
résolution du Conseil Exécutif de la Commission
Océanographique Internationale (IOC) de l'UNESCO, émise à
l'issue de la réunion tenue les 10 et 11 décembre 2001 (E/
CN.17/2002/PC.2/Misc.1). La résolution met en exergue les
engagements de l'IOC. L'orateur parla également des
délibérations et des résultats de la Conférence Mondiale
sur les Océans et les Littoraux à Rio+10, tenue à Paris, en
France, du 3 au 7 décembre 2001, qui représente sa
contribution dans le cadre du Chapitre 17 du Programme
d'Action 21.
Le Directeur Exécutif du
PNUE, Klaus Töpfer, présenta un rapport sur l'état
d'avancement de la gouvernance environnementale internationale
(IEG), notant que cinq réunions avaient déjà eu lieu et
qu'une dernière était programmée pour le 12 février 2002
à Carthagène, en Colombie. L'orateur donna un aperçu sur
les contributions du PNUE au processus du SMDD, et indiqua que
la décision concernant l'IEG que devait prendre la Septième
Session Extraordinaire du Conseil d'Administration du PNUE,
prévue du 13 au 15 février 2002 à Carthagène, est
reportée au PrepCom III du SMDD.
L'AUTRICHE présenta les
rapports des première et deuxième Forums Mondiaux sur
l'Energie Durable (E/CN.17/2002/PC.2/14). Le premier Forum
s'est déroulé en décembre 2000 et a traité de questions
pertinentes au thème de l'énergie au service du
développement durable, et le deuxième, tenu en octobre 2001,
a traité du thème des technologies énergétiques au service
du développement rural.
LES RESULTATS DES COMITES
PREPARATOIRES REGIONAUX: Au cours de
la Plénière de l'après-midi, le Président Salim invita les
délégués à considérer les résultats des préparatifs des
cinq régions des Nations Unies, ainsi que ceux de la réunion
préparatoire inter-régionale des petits Etats insulaires en
développement (PEID) (E/CN.17/2002/PC.2/5/Add.1-6).
La SUISSE, parlant au nom de
la COMMISSION ECONOMIQUE POUR L'EUROPE (UNECE), passa en revue
les résultats de la réunion préparatoire régionale tenue
à Genève les 24 et 25 septembre 2001. L'orateur souligna que
la déclaration ministérielle a établi une plate-forme
régionale commune allant au-delà des objectifs retenus à
Rio et que l'éradication de la pauvreté a été identifiée
comme thème central. Il cita parmi d'autres priorités
retenues, le besoin d'explorer des sources de financement
innovantes et la nécessité de s'assurer de la gestion
durable des ressources naturelles, d'adapter la mondialisation
aux impératifs du développement durable, de faire évoluer
les modes de consommation et de production, de fournir une
bonne gouvernance et d'améliorer le cadre institutionnel du
développement durable.
Intervenant au nom de la
REGION AFRICAINE, la ZAMBIE présenta les résultats de la
conférence préparatoire africaine tenue à Nairobi les 17 et
18 octobre 2001. L'orateur passa en revue les éléments
contenus dans la déclaration ministérielle, notamment ceux
concernant le déclin industriel et la marginalisation de
l'Afrique, les effets négatifs de la mondialisation, le HIV/SIDA,
la nécessité d'aplanir les obstacles entravant les
exportations des pays en développement et de garantir des
flux de ressource à l'Afrique, l'allégement/ l'annulation de
la dette, l'accès à l'eau potable, et l'éducation. Le
principal facteur limitant la mise en application du Programme
d'Action 21, affirma-t-il, est le manque de ressources,
autrement dit, le manque de financements consacrés au
développement. Il suggéra que la vision pour Johannesburg
soit une déclaration portant sur une action inscrite dans un
calendrier précis et assortie d'indicateurs de performance.
Le YEMEN, au nom de la
REGION OUEST ASIATIQUE, passa en revue les processus ayant
abouti � la D�claration des PAYS ARABES � l'adresse du SMDD,
laquelle souligne les r�alisations accomplies, notamment
celle de la r�duction de l'analphab�tisme et
l'�tablissement de la Zone Arabe Elargie de Libre Echange.
L'orateur identifia les d�fis qui restent � relever par le
SMDD, tels que: l'escalade de la pauvret� et des taux
d�mographiques; le renforcement du r�le du secteur priv�;
l'�ducation des femmes; la r�alisation des objectifs de
l'OMC et l'acc�s des exportations des pays en d�veloppement
aux march�s; l'instabilit� et le manque de paix et de
s�curit� dans la r�gion; la recherche en mati�re de
transfert des technologies; la mise en �uvre du Protocole de
Bios�curit� de la Convention sur la Diversit� Biologique (CDB)
pour la recherche sur les effets des OGM; la mise �
disposition de financements pour le d�veloppement durable; et
l'�valuation r�guli�re de la concr�tisation des objectifs
de durabilit�.
Le BRESIL, au nom de la
REGION AMERIQUE LATINE ET CARA�BES, mit en exergue: les
r�unions sous-r�gionales; l'influence de la Conf�rence
Mondiale sur le D�veloppement Durable des PEID, tenue � la
Barbade en 1994; la vuln�rabilit� de la r�gion face aux
catastrophes naturelles; et la n�cessit� des syst�mes
d'alerte pr�coce, du transfert des technologies et de la mise
en application des accords de Rio. L'orateur identifia les
questions de d�veloppement durable devant �tre trait�es par
le SMDD, notamment: les effets n�gatifs de la globalisation,
l'implication de la soci�t� civile, le financement du
d�veloppement durable et les objectifs concernant l'APD. Il
appela � la ratification de la CDB et du Protocole de Kyoto
ainsi qu'au d�veloppement durable des �cosyst�mes
montagneux, et proposa que le SMDD se tienne sous le th�me
"vers une nouvelle mondialisation garantissant un
d�veloppement durable, �quitable et inclusif."
SINGAPOUR, au nom des PEID,
pr�senta un rapport sur la r�union de l'Alliance des Petits
Etats Insulaires, couvrant des sujets tels que: les
conclusions des r�unions pr�paratoires r�gionales; les
besoins en mati�re de renforcement des capacit�s; le r�le
de la soci�t� civile; les adaptations au changement
climatique; et le Programme d'Action de la Barbade.
Au cours de la discussion
des rapports des r�unions pr�paratoires r�gionales,
l'ESPAGNE, au nom de l'UE , apporta son appui aux priorit�s
retenues par l'UNECE et assura les d�l�gu�s que l'UE �tait
pr�te � jouer un r�le pro�minent dans les pr�paratifs du
Sommet de Johannesburg. L'orateur nota les points communs mis
en relief par les diff�rentes r�unions, notamment la
n�cessit� d'un processus participatif inclusif bas� sur le
principe des responsabilit�s communes mais diff�renci�es,
la protection des ressources naturelles et le besoin de
changer les modes de consommation et de production. Il
identifia un certain nombre de th�mes potentiels pour le
Sommet, dont: l'�radication de la pauvret�, la
mondialisation au service du d�veloppement durable, le
renforcement de la gouvernance, et le financement des
partenariats. Le JAPON exprima son appui au rapport de la
r�gion Asie Pacifique, et d�tailla les priorit�s en
mati�re de science et de technologies innovantes devant �tre
refl�t�es dans les conclusions de Johannesburg. La
COMMISSION ECONOMIQUE ET SOCIALE DE LA REGION ASIE PACIFIQUE
et le SURINAM pr�sent�rent �galement des d�clarations
appuyant leurs groupes r�gionaux respectifs.
DANS LES COULOIRS
Le PrepCom II a d�but� de
mani�re jug�e peu propice, lundi 28 janvier, nombre de
d�l�gu�s d��us r�alisant que cette session n'allait
certainement pas �tre une session de n�gociation. Certains
devaient passer leur journ�e dans leurs groupes r�gionaux ou
leurs groupes de m�me esprit, consolidant leurs positions
concernant le rapport du Secr�taire G�n�ral et �laborant
leur contribution au texte du Pr�sident, susceptible d'�tre
pr�sent� � la fin de la deuxi�me semaine et qui
constituera la plate-forme des n�gociations au PrepCom III.
Dans les rangs des ONG, les
activit�s �taient teint�es de plus d'optimisme avec un
d�bat autour de la possibilit� d'appeler � un trait� sur
la responsabilit� du monde des entreprises, entre autres
r�sultats devant �tre produit par le Sommet. Celles
affair�es dans l'�laboration des Dialogues avec les Acteurs
Sociaux, dont le d�marrage est pr�vu mardi apr�s-midi,
�taient toutefois moins enthousiastes. Certains intervenants
firent part de leur frustration face au manque de clart�
quant � la mani�re dont les neufs secteurs pouvaient se
partager efficacement les trois heures de temps consacr�es
aux s�ances de dialogue avec les gouvernements � dialogue
devant en prince mener � la mise en place de partenariats
r�els d'ici la fin du SMDD � compte tenu, en particulier,
du fait que les gouvernements n'�taient pas tr�s pr�sents
lors des s�ances de dialogue de l'ann�e derni�re. D'autres
�taient frustr�s par l'absence de coordination entre les ONG,
attribu�e en partie � la dissolution du comit�
d'organisation de la CDD en mai 2001 lors du PrepCom I.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE:
Les d�l�gu�s se r�uniront de 10h � 13h dans la Salle de
Conf�rence 1 pour entendre les contributions des chefs
ex�cutifs des Agences des Nations Unies, des institutions
financi�res et des Secr�tariats des Conventions, puis de 15h
� 18h dans la Salle de l'Assembl�e G�n�rale pour la
premi�re s�ance Pl�ni�re du segment consacr� au Dialogue
avec les Acteurs Sociaux, devant traiter des progr�s
r�alis�s dans la mise en application du Programme d'Action
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