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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 03
Vendredi, 4 Mai 2001
RESUME DE LA PREMIERE SESSION
PREPARATOIRE DU SOMMET MONDIAL SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE:
30 AVRIL - 2 MAI 2001
La dixième session de la
Commission sur le Développement Durable (CDD-10), agissant à
titre de Comité Préparatoire du Sommet Mondial sur le
Développement Durable, s'est déroulé au siège des Nations
Unies, à New York, du 30 avril au 2 mai 2001. Plus de 600
participants comprenant des représentants de gouvernements,
d'organisations intergouvernementales, ONG, des groupes
sociaux et autres acteurs majeurs devaient prendre part aux
travaux de la session. La session préparatoire se tenait en
vertu de la résolution 55/199 de l'Assemblée Générale de
l'ONU.
La session procéda à
l'élection des membres du Bureau, à la considération des
questions organisationnelle et des délibérations autour des
cinq points inscrits à son ordre du jour, à savoir: l'état
d'avancement des préparatifs aux niveaux local, national,
régional et international, ainsi que les progrès
enregistrés au niveau des principaux groupes sociaux; le
processus d'élaboration de l'ordre du jour et de
détermination des principaux thèmes susceptibles d'être
abordés par le sommet; les modalités particulières devant
encadrer les réunions préparatoires futures, y compris les
questions ayant trait à l'accréditation des ONG; et le
règlement devant régir les travaux du Sommet. La session
permit l'élaboration et l'adoption de cinq projets de
décisions. Bien que la plupart des sujets abordés n'aient
donné lieu qu'à très peu de points de controverse, il y eut
un certain débat autour des questions ayant trait au nombre
des Vice-présidents, à l'échéancier des rapports devant
être soumis au Comité Préparatoire, à ses deuxième et
troisième sessions, par la Cellule de Travail du PNUE sur la
Gouvernance Environnementale Internationale (GEI), aux
contributions devant être apportées au travail
d'évaluation, par les principaux groupes sociaux et les
différentes organisations internationales, et à la
nécessité, au sein du Bureau, de concertations transparentes
et à caractère non limité.
En contraste total avec les
divergences évidentes qui avaient marqué la neuvième
session de la CDD, dont les travaux ont été clôturés
samedi 28 avril, la première session préparatoire du Sommet
Mondial sur le Développement Durable a conclu assez
rapidement ses travaux sur une note remarquablement optimiste.
Clôturant les travaux de la
session, mercredi après-midi, le Président Emil Salim
(Indonésie) n'a pas manqué de mettre en exergue
"l'atmosphère constructive et positive" et
"les sourires et le bon esprit" qui ont prévalu
tout au long de la session. Cette bonne humeur était
évidente non seulement dans les séances plénières, mais
également et sans doute de manière plus significative, tout
au long des séances de négociation informelle. Ainsi, au
terme des trois journées de la session préparatoire, on
parvint à une entente claire sur les aspects organisationnels
à prendre en considération dans la perspective du Sommet,
une entente englobant notamment, un accord sur les modalités
particulières devant encadrer les futures réunion
préparatoire, sur le calendrier provisoire des travaux du
Sommet (les dates de la réunion étant enfin confirmées), et
sur les arrangements devant régir l'accréditation et la
participation des ONG et des différents groupes sociaux, le
long du processus préparatoire et dans les travaux du Sommet
proprement dit. Nonobstant le fait que la réunion ait été
à même d'édifier de solides fondations pour le Sommet qui,
rappelons-le, doit se dérouler à Johannesburg, en Afrique du
Sud, du 2 au 11 septembre 2002, d'importants obstacles
potentiels restent encore à lever sur le chemin qui y mène,
sachant que le moindre d'entre eux risque de s'avérer capable
de miner les chances d'y parvenir à un accord sur les mesures
concrètes favorisant la mise en oeuvre du développement
durable.
BREF HISTORIQUE DU PROCESSUS DU SOMMET SUR
LE DEVELOPPEMENT DURABLE
Le Sommet Mondial sur le
Développement Durable se déroulera 10 ans après la
Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le
Développement (CNUED). La CNUED, baptisée également,
'Sommet de la Terre', eut lieu du 3 au 14 juin 1992, à Rio de
Janeiro, au Brésil. Plus de 100 Chefs d'Etats et de
gouvernements, des représentants de 178 pays et plus de
17.000 participants y étaient présents. Les principaux
produits du Sommet de Rio furent alors, la Déclaration de Rio
sur l'Environnement et le Développement, la Convention-Cadre
sur le Changement Climatique (CCCC), la Convention sur la
Diversité Biologique (CDB), la Déclaration des Principes
Forestiers et le Plan d'Action 21, un programme d'action de 40
chapitres consacrés aux divers aspects du développement
durable.
Entre autres mesures, le
Plan d'Action 21 appela à la mise en place de la Commission
du Développement Durable, dans l'objectif: d'assurer un suivi
efficace de la CNUED; d'impulser la coopération
internationale et de rationaliser les capacités
intergouvernementales en matière de prises de décisions; et
d'évaluer les progrès réalisés dans la mise en application
du Plan d'Action 21 aux niveaux local, national, régional et
international. En 1992, la 47ème session de l'Assemblée
Générale de l'ONU établit, dans sa résolution 47/191, les
termes de référence de la Commission, sa composition, les
lignes directrices devant régir la participation des ONG, le
calendrier des travaux, ses liens avec différents organes des
Nations Unies et les arrangements devant encadrer le
fonctionnement du Secrétariat. La CDD tint sa première
réunion en juin de 1993 et tient, depuis, une réunion
annuelle.
LA SE/AGNU-19:
Lors de sa 47ème session de 1992, l'Assemblée Générale
adopta également la résolution 47/190 qui appela à la tenue
d'une session extraordinaire de l'Assemblée Générale
consacrée à la revue et à l'évaluation de la mise en
application du Plan d'Action 21 cinq ans après la CNUED. La
19ème Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale des
Nations Unies sur la Revue et l'Evaluation Globale de la Mise
en Application du Plan d'Action 21, qui tint ses travaux au
siège de l'ONU à New York, du 23 au 27 juin 1997, adopta le
"Programme de la Suite de la Mise en Application du Plan
d'Action 21." Le document passait en revue les progrès
réalisés depuis la CNUED, examinait les besoins de la mise
en application dans les domaines nécessitant une action
urgente et des moyens d'exécution, et établissait le
programme de travail de la CDD pour la période 1998-2002.
LA RESOLUTION 55/199:
En décembre 2000, l'Assemblée Générale adopta la
résolution 55/199 dans laquelle elle décidait d'organier, en
2002, l'évaluation décennale de la CNUED, au niveau du
Sommet, aux fins de revigorer l'engagement mondial en faveur
du développement durable. L'Assemblée Générale accepta
dans la foulée, l'offre de l'Afrique du Sud d'accueillir
l'événement qui sera baptisé Sommet Mondial sur le
Développement Durable. La résolution stipulait que cette
évaluation doit se focaliser sur l'identification des
accomplissements et des domaines où davantage d'efforts sont
nécessaires à la concrétisation des objectifs du Plan
d'Action 21 et des différentes conclusions et décisions de
la CNUED, et sur les nouveaux défis à relever et nouvelles
opportunités à saisir, et aboutir à un renouvellement de
l'engagement et du soutien politique en faveur du
développement durable.
COMPTE RENDU DE LA SESSION
Le Président de la CDD-9,
Beldrich Moldan (République Tchèque) ouvrit les travaux de
la CDD-10 agissant en tant que première session du Comité
Préparatoire, le lundi 30 avril. Les délégués élirent,
par acclamation, Emil Salim (Indonésie), au poste de
Président. Dans sa déclaration inaugurale, Salim évoqua les
principales préoccupations concernant le développement
durable, compte tenu, en particulier, du fait que les
considérations environnementales ne sont pas encore
intégrée dans les programmes de développement et appela à
l'ouverture d'une voie de collaboration en matière de
développement durable permettant d'éviter "le crash de
notre vaisseau terrestre dans une catastrophe
environnementale." Salim introduisit, ensuite, et les
délégués adoptèrent, l'ordre du jour et calendrier des
travaux (E/CN.17/2001/ PC/1).
La majeure partie des
membres du Bureau, fut élue par acclamation: Ahmed Ihab
Gamaleldin (Egypte) et Ositadinma Anaedu (Nigeria) pour
l'Afrique; Kiyo Akasaka (Japon) pour l'Asie; Jan Kara
(République Tchèque) et Alexandru Niculescu (Roumanie) pour
l'Europe Centrale et de l'Est; et Maria Luiza Ribeiro Viotti
(Brésil) et Diane Marie Quarless (Jamaïque) pour l'Amérique
Latine et Caraïbes. Comme le Groupe de l'Europe de l'Ouest et
Autres Etats a présenté quatre candidats pour deux postes,
la Plénière élit, par voie de scrutin secret, Richard
Ballhorn (Canada) et Lars-Göran Engfeldt (Suède) pour
représentants. Mercredi 2 mai, Diane Marie Quarless fut
élue, par acclamation, en qualité de Rapporteur.
Les délégués devaient,
ensuite, se réunir en séance Plénière, tout le reste de la
journée du lundi 30 avril, pour procéder à l'examen des
rapports ayant trait au processus d'élaboration de l'ordre du
jour et de détermination des principaux thèmes susceptibles
d'être abordés par le Sommet. Ils devaient entendre,
également, les rapports émanant des principaux groupes
sociaux sur l'état d'avancement des activités préparatoires
menées aux niveaux local, national, régional et
international. Le mardi 1er mai, les délégués procédèrent
à l'examen du règlement intérieur devant régir les travaux
du Sommet, les arrangements devant encadrer la participation
des groupes sociaux, et poursuivirent leurs délibérations
autour de la progression des activités préparatoires et
celles de l'établissement de l'ordre du jour du Sommet. Sur
la base des ces échanges, cinq projets de décisions furent
élaborés et distribués mardi après-midi. Les projets de
décisions furent examinés dans des consultations
informelles, le mardi soir, et les questions restées en
suspens furent résolues à travers des consultations
informelles – informelles menées mercredi matin et en
début d'après-midi. Les décisions furent adoptées après
de brèves discussions durant la Plénière de Clôture,
mercredi 2 mai, dans l'après-midi.
LES PROGRES REALISES DANS
LES ACTIVITES PREPARATOIRES AU NIVEAU LOCAL, NATIONAL,
REGIONAL ET INTERNATIONAL, AINSI QUE PAR LES PRINCIPAUX
GROUPES SOCIAUX
Le lundi et le mardi, les
délégués et les représentants des principaux groupes
sociaux discutèrent des progrès accomplis dans la mise en
application du Plan d'Action 21, des préparatifs en cours et
des suggestions pour Sommet.
Le Comité des Femmes
souhaita voir les lieux des réunions du Sommet être
déterminés sur une base thématique et non en fonction des
groupes intervenants. Le Comité des Peuples Indigènes mit
l'accent sur le lien entre la diversité biologique et la
diversité culturelle. Le Comité des Jeunes encouragea la
considération des modes de vie non durables de l'occident. Le
Comité sur l'Education appela à la reconnaissance et à la
réaffirmation du rôle vital de l'éducation dans le
développement durable. Les Syndicats exhortèrent les
gouvernements à s'assurer de la présence des représentants
de l'éventail des principaux groupes sociaux dans leurs
délégations. Les ONG mirent en relief le lien entre
déresponsabilisation et la dégradation environnementale. Les
collectivités locales appelèrent à l'articulation et à
l'endossement, au Sommet, des stratégies locales de
développement durable. L'Union du Commerce et de l'Industrie
mit l'accent sur l'importance de l'innovation, de
l'investissement, de l'intégration et de la mise en
application des politiques. La Communauté Scientifique et
Technologique appela au renforcement des capacités
scientifiques et techniques dans les pays en développement.
L'Union des Agriculteurs encouragea l'inclusion à l'ordre du
jour du Sommet, les questions ayant trait à la sécurité
alimentaire, au développement rural et aux moyens de
subsistance durables.
Plusieurs délégués, dont
le Chili, la Chine, le Japon, la Fédération de Russie et les
Etats-Unis, donnèrent un aperçu sur les efforts fournis au
niveau national, notamment ceux ayant trait à l'évaluation
des activités inscrites dans le cadre du développement
durables et de la mise en application du Plan d'Action 21. Le
Brésil indiqua avoir initié plus de 100,000 séances de
concertation avec les principaux groupes sociaux dans le cadre
de l'évaluation du Plan d'Action 21. La Bolivie annonça que
la région Amérique Latine et Caraïbes s'apprêtait à mener
une évaluation de son programme régional inscrit dans le
cadre du Plan d'action 21. Au sujet de l'état d'avancement
des activités préparatoires, l'Iran, au nom du G-77/Chine,
proposa que la résolution 55/199 de l'AG fournisse le
"cahier des charges" du processus préparatoire. Au
sujet de la mobilisation d'un leadership politique de haute
facture en vue de s'assurer de l'efficacité des préparatifs
du Sommet, le G-77/ Chine, les Etats-Unis et la Suède, au nom
de l'UE, avancèrent des suggestions appelant à faire en
sorte que les préparatifs aboutissent à un partenariat
mondial renforcé pour la poursuite de la mise en application
du Plan d'Action 21. Au sujet de l'enrichissement de la
contribution du système des Nations Unies dans le processus
préparatoire du Sommet, la Croatie, avec l'Egypte, le Nigeria
et la Turquie, nota, en particulier, l'initiative de
l'édition 2000 du Rapport sur la Pauvreté Rurale élaborée
par le Fonds International pour le Développement Agricole. La
Suisse suggéra que chaque région présente une évaluation
de sa mise en application du Plan d'Action 21. Au sujet du
rapport du Secrétaire Général concernant la première
session de fond du Comité Préparatoire, le G-77/Chine
encouragea la considération des préparatifs inter-régionaux
et souligna la nécessité de traiter les questions
intersectorielles. L'UE appela à la considération des
activités préparatoires menées par les principaux groupes
sociaux.
Les propositions concernant
la documentation à soumettre à la prochaine session du
Comité Préparatoire englobèrent:
-
la soumission, par le
systèmes des Nations Unies et les institution de Bretton
Woods, de rapports concernant la mise en oeuvre du Plan
d'Action 21;
-
des études
complémentaires sur les obstacles entravant la mise en
application au niveau national et international;
-
les données concernant
les options susceptibles d'améliorer l'efficacité de la
CDD et de sa contribution dans l'évaluation et la
détermination de son rôle et de son programme de
travail;
-
une étude intégrée
sur les récentes tendances enregistrées aux plans
social, économique et environnemental et les scénarios
prévisibles pour la prochaine décennie; et,
-
les contributions des
principaux groupes sociaux.
Le G-77/Chine s'opposa à
l'idée des études sur les obstacles entravant, au niveau
nationale, la mise en application et au libellé qualifiant le
Secrétariat d'inefficace. Le Brésil clarifia que si le
Secrétariat devait élaborer une synthèse des tendances,
l'évaluation des progrès réalisés relevait de la
responsabilité de la Commission. L'Egypte souligna que
l'objectif consiste à déterminer les tendances les plus
saillantes.
L'UE, avec le G-77/Chine,
proposa qu'outre la mobilisation du soutien politique, le
rôle du Bureau englobe la poursuite du soutien des
institutions financières internationales. Au sujet du texte
initial stipulant que le rôle du Bureau consiste à soutenir
le Comité Préparatoire dans l'élaboration d'un Aperçu
Général sur les diverses activités préparatoires
intergouvernementales, et en particulier, celles menées au
niveau régional, un certain nombre de délégués, dont la
Suisse, l'Indonésie, le G-77/Chine et l'UE, menèrent, mardi,
un débat autour de la sens à donner au terme
"Aperçu."
Au sujet des contributions
devant être apportées par différents autres processus, le
G-77/Chine affirma que le processus de la GEI cherchait à
accaparer l'agenda environnemental et souhaita, compte tenu de
l'impératif de veiller au maintien de l'équilibre entre les
trois piliers du développement durable, voir les conclusions
du processus de la GEI, être soumises à la première session
de fond du Comité Préparatoire. L'UE préféra que cela se
fasse "dans les meilleurs délais possibles." Le
Canada nota que les résultats du processus de la GEI doivent
être soumis au Conseil d'Administration du PNUE avant sa
soumission au Comité Préparatoire. Ce point donna lieu à un
certain débat, notamment autour d'une proposition des
Etats-Unis préconisant que les résultats des processus
préparatoires soient "pris en ligne de compte," au
lieu d'être "intégrés" comme le stipule le
libellé d'origine. Le G-77/ Chine et la Fédération de
Russie y firent objection. Après des pourparlers informels -
informels, on décida de retenir le libellé d'origine. Au
cours de la Plénière de Clôture, toutefois, l'Egypte,
appuyée par la Libye, l'Arabie Saoudite et le Yémen,
réouvrit le débat et proposa que le processus
intergouvernemental soit "pris en considération."
La proposition fut acceptée après une longue discussion.
La Décision Finale:
La décision (E/CN.17/2001/PC/L.2) met en exergue, entre
autres: l'utilisation de la résolution 55/199 de l'AG dans
l'établissement du cahier des charges du processus
préparatoire; l'importance de la mobilisation d'un leadership
politique de haut niveau pour s'assurer de l'efficacité des
préparatifs du Sommet et de l'avancement de la mise
application du Plan d'Action 21, et du renforcement du
partenariat mondial dans le domaine du développement durable;
et les préparatifs du Sommet au niveau régional, y compris
l'évaluation régionale des activités de mise en application
du Plan d'Action 21. La décision invite le rapport du
Secrétaire Général à l'adresse de la première session de
fond du Comité Préparatoire à prendre en ligne de compte,
entre autres, les résultats des activités préparatoires
inter-régionales et de celles des principaux groupes sociaux,
susceptibles de servir de plate- forme à l'élaboration de
thèmes importants, et nota la nécessité de traiter les
thèmes transversaux et la question des moyens d'exécution de
manière exhaustive et intégrée. La décision précise que
le Secrétariat se doit de fournir à la prochaine session du
Comité Préparatoire une documentation sur l'action
entreprise par le système des Nations Unies, les différentes
organisations internationales, les institutions financières
internationales et le Fonds Mondial pour l'Environnement (FEM)
dans le domaine de l'aide aux pays en développement destinée
à l'application du Plan d'Action 21, ainsi que sur les
tendances enregistrées et les contraintes rencontrées dans
la mise en oeuvre du Plan d'Action Agenda 21, documentation
qui doit être basée, entre autres, sur les rapport nationaux
soumis à la CDD. Elle invite l'ensemble des processus
intergouvernementaux pertinents pour le Sommet, y compris le
processus de la GEI, à soumettre des rapports sur leur état
d'avancement/résultats aux deuxième et troisième sessions
de fond du Comité Préparatoire, appelle à ce que leurs
conclusions finales soient prises en considération dans le
processus préparatoire, et engage le Bureau du Comité
Préparatoire à apporter son appui au rôle du Comité dans
le domaine du suivi, notamment dans l'examen des rapports de
tous les processus intergouvernementaux pertinents.
PROCESSUS D'ETABLISSEMENT DE
L'ORDRE DU JOUR PROVISOIRE ET DE DETERMINATION DES THEMES
EVENTUELS A SOUMETTRE AU SOMMET
Cette question fut examinée
en conjonction avec celle inscrite à l'ordre du jour et
consacré à l'état d'avancement du processus des activités
préparatoires. Les délibérations autour de ces points
eurent lieu le lundi 30 avril et le mardi 1er mai.
Suite à quoi, un projet de décision fut élaboré pour le
calendrier provisoire des travaux du Sommet Mondial sur le
Développement Durable.
Aucun document ne fut
distribué par le Secrétariat concernant ce sujet et les
débats furent, par conséquent, basés sur le paragraphe
16(d) de la résolution 55/199 de l'AG. Les exposés
présentés par les délégués devaient couvrir trois
domaines: les suggestions concernant les thèmes devant être
abordés par le sommet; les approches ouvrant la voie à la
détermination de ces thèmes; et les acteurs sociaux devant
être impliqués dans la définition des thèmes. Les
suggestions thématiques englobèrent: les préoccupations
ayant trait à la pauvreté, au chômage, à la sécurité
alimentaire, à la santé publique, au développement rural,
les moyens de subsistance durables, le dé-couplement de la
croissance économique et de la dégradation environnementale
à travers l'utilisation efficace des ressources, la
mondialisation, la mobilisation de ressources financières, le
recours aux instruments de la mise en application du Plan
d'Action 21, la conservation et l'intendance, la
spiritualité, la GEI et l'innovation et les partenariat.
Au sujet du processus de
détermination des thèmes, plusieurs délégués, dont le
G-77/Chine, la Bolivie et l'Arabie Saoudite, appelèrent à un
processus allant de bas en haut, l'Arabie Saoudite ajoutant
qu'il doit être également ouvert à la pleine participation
des pays en développement et fondé sur les principes en
vigueur aux Nations Unies. Au sujet des contributions devant
être apportées par les principaux acteurs sociaux, il y eut
des appels pour: une large contribution de la part des Peuples
Indigènes dans les sessions préparatoires; la tenue de
réunions préparatoires régionales avant l'établissement
des thèmes et des priorités du Sommet; et la nécessité de
soutenir les réunions préparatoires intergouvernementales
régionales.
Le projet de décision porte
sur la Plénière et les principales commissions du Sommet,
ainsi que sur ses tables rondes. Au cours des consultations
informelles menées autour du projet de décision, l'Afrique
du Sud déclara avoir deux propositions qu'il souhaitait voir
examinées de manière informelle par les gouvernements avant
leur présentation aux consultations officieuses.
Les deux propositions
portaient sur les cérémonies qui doivent précéder
l'ouverture officielle et suivre la clôture des travaux du
Sommet, et sur l'exposition qui se tiendra en marge de
l'événement sur le thème des bonnes pratiques en matière
de développement durable. Au cours de la plénière de
clôture, la Chine proposa le remplacement de toutes les
références aux "acteurs sociaux" dans le texte,
par des références aux "ONG et aux principaux groupes
sociaux." L'UE préféra le maintien du terme
"acteurs sociaux" dans la référence à la
participation dans l'exposition de l'union du commerce et de
l'industrie. L'Afrique du Sud, en sa qualité de pays hôte de
l'événement et de protagoniste dans l'élaboration du texte,
fut sollicitée de répondre aux propositions d'amendement de
la Chine. L'Afrique du Sud accepta les dits amendements et la
décision fut adoptée.
La Décision Finale:
La décision (E/CN.17/2001/PC/L.2) propose que le Sommet ait
lieu du 2 au 11 septembre 2002, et que la période du 9 au 11
septembre soit programmée pour la participation des Chefs
d'Etats et de Gouvernements. Du 2 au 6 septembre 2002, le
Sommet traitera des questions organisationnelles en séances
Plénières, suivies par une série d'événements consacrés
à l'interaction avec les partenaires, impliquant les ONG et
les principaux groupes sociaux accrédités auprès du Sommet,
tandis que la Grande Commission se réunira parallèlement à
la Plénière pour la résolution des questions en suspens
ayant trait aux documents du Sommet. Du 9 au 11 septembre
2002, la Plénière abritera le débat général qui aura lieu
entre les Chefs d'Etats et de Gouvernements et une brève
réunion avec les acteurs sociaux, impliquant le plus haut
niveau de représentation des principaux groupes sociaux et
des gouvernements, consacrée à l'adoption des documents
finaux. Les détails concernant les thèmes de l'événement
impliquant les acteurs sociaux, seront recommandés par le
Bureau du Comité Préparatoire.
Selon la décision toujours,
des tables rondes impliquant des Chefs d'Etats et de
Gouvernements sont prévues en vue d'enrichir l'expérience
positive acquise durant l'Assemblée Générale du
Millénaire, autour d'un certain nombre de thèmes
recommandés par le Bureau.
Par ailleurs, la décision
invite le Bureau à mener dans la transparence et de manière
opportune, des consultations à composition non limité, et
note avec intérêt que des événements additionnels, sous
forme de cérémonies précédant l'ouverture officielle et
suivant la clôture officielle du Sommet et d'exposition sur
le thème des bonnes pratiques en matière de développement
durable, seront organisés par le gouvernement hôte.
LES MODALITES PARTICULIERES
DEVANT REGIR LES REUNIONS PREPARATOIRES FUTURES, Y COMPRIS
L'ACCREDITATION ET LA PARTICIPATION DES ONG ET DES PRINCIPAUX
GROUPES MAJEURS DANS LE PROCESSUS PREPARATOIRE ET DANS LES
TRAVAUX DU SOMMET
Ce point de l'ordre du jour
fut débattu de manière formelle au cours de la séance du
matin du mardi 1er mai et dans les discussions
informelles menées mercredi. Le mardi, l'Afrique du Sud
présenta une mise à jour sur les préparatifs du Sommet,
notant, entre autres que:
-
les sites de la
conférence sont assurés;
-
des dispositions sont
prises pour assurer l'hébergement à des prix
convenables;
-
un comité national
chargé des préparatifs est établi avec la participation
des principaux groupes sociaux;
-
un plan de gestion et
des standards environnementaux seront mis en oeuvre;
-
une grande exposition
sur les technologies industrielles et environnementales de
pointe sera organisée; et,
-
un site sur la toile
consacré au Sommet sera lancé en juillet 2001.
Une première maquette du
logo de la conférence fut présentée aux participants.
L'Indonésie donna les détails logistiques de la session
préparation prévue à Bali, du 27 mai au 7 juin 2002. A
partir de ce point de l'ordre du jour, deux décisions furent
élaborées au sujet des modalités devant régir les travaux
des sessions préparatoires futures et l'accréditation des
ONG et des principaux groupes sociaux.
Les Modalités Devant Régir
les Sessions Futures: Ce projet de
décision établit les modalités particulières devant
encadrer les trois sessions préparatoires de fond à venir.
Au cours de la Plénière de Clôture, le G-77/Chine fit part
de ses réserves au sujet du chevauchement entre les dates de
la deuxième session de fond et celles d'autres réunions sur
l'environnement ou le développement. L'UE, avec Brésil,
parla des risques de chevauchement entre les dates de la
deuxième session et du Forum Ministériel Mondial du PNUE sur
l'Environnement. Le PNUE indiqua que son Conseil
d'Administration doit discuter du sujet. Le Sous-secrétaire
Général chargé des Affaires Economiques et Sociales, Nitin
Desai, affirma que les espaces disponibles au siège de l'ONU
étaient limités aux dates indiquées. Le Président du
Bureau s'est chargé d'écrire au Président du Conseil
d'Administration du PNUE, pour lui expliquer la situation et
lui demander de faire montre d'une certaine souplesse
concernant les dates de la session de février.
La Décision Finale:
la décision finale (E/CN.17/2001/PC/L.2) énonce que la
deuxième session préparatoire examinera:
-
les résultats des
évaluations nationales;
-
les conclusions des
réunions préparatoires sous-régionales, régionales et
inter-régionales;
-
les rapports sur l'état
d'avancement / résultats de l'ensemble des processus
intergouvernementaux pertinents pour le Sommet, y compris
le rapport sur les progrès réalisés dans le processus
de la GEI;
-
le Rapport du
Secrétaire Général et autres contributions du
Secrétariat;
-
les contributions des
organisations internationales pertinentes, des
institutions financières internationales idoines et du
FEM; et,
-
les contributions des
principaux groupes sociaux.
La décision stipule
également qu'à la troisième session préparatoire, le
PrepCom poursuivra la considération du papier du Président
transmis par la seconde session, et qu'il s'accordera sur le
texte du document renfermant les résultats de l'étude
d'évaluation ainsi que les conclusions et les recommandations
concernant la suite des actions à mener. Ce document sera
alors transmit à la session préparatoire finale pour
information puis, au Sommet, pour information et adoption
officielle. Outre cela, sera élaborée une proposition
concernant l'ordre du jour provisoire et les thèmes
principaux éventuels du Sommet, sur la base des résultats
des activités préparatoires.
La décision précise, par
ailleurs, que la quatrième et dernière session préparatoire
se chargera de l'élaboration d'un document concis et
focalisé, où seront soulignées la nécessité d'un
partenariat mondial pour la réalisation des objectives du
développement durable, et la re-confirmation de l'impératif
d'une approche intégrée et stratégiquement focalisée, dans
la mise en oeuvre du Plan d'Action 21, et qui traitera des
nouveaux défis à relever et des nouvelles opportunités à
saisir qui ont émergés depuis la CNUED, dans le cadre du
Plan d'action 21.Cette session inclura un Dialogue avec les
acteurs sociaux et un Segment au niveau ministériel.
La Commission invite le
Bureau à mener dans la transparence et de manière opportune,
des consultations à composition non limitée, sur les
questions ayant trait aux préparatifs devant être examinées
dans chacune des sessions à venir du Comité Préparatoire.
L'Accréditation des ONG et
Principaux Groupes Sociaux: Le
projet de décision décrit: les modalités devant encadrer
l'inscription, l'accréditation et la participation dans les
sessions du Comité Préparatoire; les modalités provisoires
devant régir la participation aux travaux du Sommet; et le
financement de la participation des ONG et des principaux
groupes sociaux. Au cours des consultations informelles tenues
autour de cette décision, la Chine remit en question la
participation des ONG qui figurent sur le fichier de la CDD
mais ne disposent pas d'un statut consultatif auprès de
l'ECOSOC. Le Canada fit part de ses réserves concernant la
clause refusant aux principaux groupes sociaux l'opportunité
de présenter leurs soumissions en raison des contraintes de
temps. Au cours de la Plénière de Clôture, l'UE exprima ses
réserves concernant le libellé portant sur le caractère
"limité" du temps disponible. Le G-77/Chine, avec
le Secrétariat, rappela aux délégués que la suppression de
cette formulation avait été discutée et approuvée de
manière informelle. L'UE approuva cet amendement, et la
décision fut adoptée. La proposition avancée par la Chine,
de remplacer "acteurs sociaux" par "les ONG et
les principaux groupes sociaux accrédités" fut
également acceptée.
La Décision Finale:
La décision finale (E/CN.17/2001/PC/L.2) stipule qu'en vertu
de la résolution 55/199 de l'AG: les principaux groupes
sociaux ayant actuellement un statut consultatif auprès de
l'ECOSOC (notamment ceux figurant sur le fichier à travers le
liste de la CDD), en tant qu'ONG, et qui souhaitent prendre
part et apporter une contribution aux travaux du Sommet et des
réunions préparatoires, se doivent d'en aviser le
Secrétariat et de s'inscrire sur la liste des participants;
et que les ONG et les groupes sociaux qui, actuellement, ne
disposent pas de statut consultatif, mais qui souhaitent
prendre part et apporter une contribution aux travaux du
Sommet et des réunions préparatoires, peuvent adresser au
Secrétariat, une demande dans ce sens, le délai limite
étant, quatre semaines avant la date de chaque session
préparatoire.
Au sujet des modalités
devant encadrer la participation dans les sessions du Comité
Préparatoire, la décision note que:
-
les représentants des
ONG et des principaux groupes sociaux accrédités
participeront au processus de la même manière dont ils
ont participé dans les réunion de la CDD;
-
les principaux groupes
sociaux ayant obtenu une accréditation peuvent avoir
l'opportunité de s'adresser au Comité Préparatoire et
à ses organes subsidiaires;
-
des Dialogues avec les
Acteurs Sociaux seront organisés en tant que partie
intégrante des deuxième et troisième sessions
préparatoires, et seront axés sur les mêmes questions
inscrites à l'ordre du jour de chacune des sessions
préparatoires; et
-
les principaux groupes
sociaux auront l'occasion d'organiser divers événements
informels et autres séances d'information, en marge des
réunions, consacrés à l'échange de vues avec les
gouvernements.
Au sujet des modalités
préliminaires devant régir la participation aux travaux du
Sommet, la décision énonce que:
-
les ONG et les
principaux groupes sociaux accrédités auront un accès
direct au site officiel du Sommet;
-
compte tenu des limites
de temps disponible, un nombre restreint, mais
représentatif, de représentants d'ONG et des principaux
groupes sociaux sera invité à s'adresser à la
Plénière après les déclarations des représentant
gouvernementaux;
-
un court événement
impliquant les principaux groupes sociaux est planifié au
cours du Sommet;
-
une série de séances
Plénières seront organisées, la première semaine du
Sommet, sous forme d'événements consacrés au
partenariat avec les principaux groupes sociaux; et,
-
divers autres
événements et activités impliquant les principaux
groupes sociaux, tels que des tables rondes informelles
regroupant des représentants de gouvernement et de
groupes sociaux autour de thèmes précis, des séances de
communication parallèles et autres manifestations en
marge du Sommet officiel, sont également prévus.
Au sujet du financement, la
décision précise que le Secrétariat du Sommet facilitera le
financement de la participation des principaux groupes sociaux
issus des pays en développement et des pays en transition
économique dans les Dialogues avec les Acteurs Sociaux
prévus dans le cadre des sessions préparatoires et du
Sommet, et que les gouvernements donateurs intéressés et
autres bailleurs de fonds sont encouragés à fournir des
contributions volontaires au Fonds Fiduciaire pour le soutien
de ce processus.
LE REGLEMENT INTERIEUR
PROVISOIRE
La directrice de la Division
du Développement Durable, JoAnne DiSano, présenta le
règlement intérieur provisoire du Sommet (E/
CN.17/2001/PC/24) au cours de la Plénière tenue
l'après-midi du lundi 30 avril. Notant que ce règlement
provisoire nécessitait une approbation par l'AG de l'ONU, sur
recommandation de la CDD, agissant en tant que Comité
Préparatoire, l'oratrice recommanda que le texte soit
examiné par la Commission avec l'intention de le soumettre à
la 56ème session de l'Assemblée Générale.
Les délégués
procédèrent à l'examen du règlement intérieur provisoire
au cours de la Plénière du mardi matin. Dans le débat, le
G-77/ Chine proposa des amendements textuels dans le
paragraphe concernant le service de traduction simultanée
durant les réunions, et proposa l'adjonction d'une note en
bas de page, dressant la liste des membres associés des
commissions régionales susceptibles de participer aux travaux
en tant qu'observateurs. Le délégué des Etats-Unis appela
le Secrétariat à s'assurer du caractère exhaustif de cette
liste.
Diverses opinions concernant
la taille du Bureau du Sommet furent intégrées dans le
projet de décision discuté par les délégués au cours de
la séance nocturne de mardi. Dans ces discussions, l'UE
plaida pour un Bureau restreint. La Fédération de Russie
affirma que le nombre neuf était le nombre optimum. Le
G-77/Chine, appuyé par le Mexique, exprima sa préférence
pour un Bureau de 39 membres, faisant part, toutefois, de sa
volonté de trouver un terrain d'entende. Les délégués ne
parvinrent pas à s'accorder sur ce point, qui dut être
déféré à des consultations informelles - informelles. Ils
entérinèrent la décision négociée de manière informelle,
telle qu'elle fut présentée à la Plénière de mercredi
après-midi, sans outres commentaires.
La Décision Finale:
La décision (E/CN.17/2001/PC/L.2) recommande que l'Assemblée
Générale, à sa 56ème session, procède à l'adoption du
règlement intérieur provisoire, tel que figurant dans
l'annexe attachée au document E/CN.17/2001/PC/24, avec deux
modifications: l'insertion d'une référence à la mise à
disposition d'un service de traduction simultanée durant les
réunions, et d'une note en bas de page, dressant la liste des
membres associés des commissions régionales, susceptibles de
participer aux travaux en qualité d'observateurs. La
décision recommande la prévision de 25 Vice-présidents du
Sommet et l'adjonction, dans l'annexe, d'une note en bas de
page, stipulant que le Bureau comprendra cinq représentants
pour chacun des groupes régionaux des Nations Unies.
LA PLENIERE DE CLOTURE
Le Président Salim attira
l'attention des délégués sur le rapport provisoire de la
session organisationnelle de la Commission agissant comme
Comité Préparatoire du Sommet (E/CN.17/2001/PC/L.2), ainsi
que sur les cinq décisions produites. Les délégués
adoptèrent le rapport.
Le Sous-secrétaire
Général Desai déclara que ces décisions constituait un bon
parchemin pour l'orientation du Sommet de 2002 et exhorta les
délégués à veiller au maintien de leur engagement en
faveur du processus du développement durable jusqu'à la
session de janvier 2002. La Bolivie recommanda que les
délégués encouragent l'appui gouvernemental aux niveaux
national et régional pour le maintien de la dynamique
politique. Le G-77/Chine et l'UE remercia le Président, le
Bureau, le Secrétariat et leurs partenaires dans les
négociations. Salim fit part de son espoir de voir l'esprit
de coopération manifesté au cours de cette session,
continuer à prévaloir tout au long du processus
préparatoire, affirmant que la réussite du Sommet de
Johannesburg dépendait: de l'esprit qui régnera dans la
réunion; de la participation des Chefs d'Etats et de
Gouvernements; et du contenu des délibérations. Il clôtura
les travaux de la session à 17h15.
BREVE ANALYSE DE LA SESSION
RAPPROCHER LE SOMMET DE 2002
DES PREOCCUPATIONS DE LA BASE
En contraste total avec les
divergences évidentes qui avaient marqué la neuvième
session de la CDD, dont les travaux ont été clôturés
samedi 28 avril, la première session préparatoire du Sommet
Mondial sur le Développement Durable a conclu assez
rapidement ses travaux sur une note remarquablement optimiste.
Clôturant les travaux de la session, mercredi après-midi, le
Président Emil Salim (Indonésie) n'a pas manqué de mettre
en exergue "l'atmosphère constructive et positive"
et "les sourires et le bon esprit" qui ont prévalu
tout au long de la session. Cette bonne humeur qui était
évidente non seulement dans les séances plénières, mais
également et sans doute de manière plus significative, tout
au long des séances de négociation informelle et s'est
manifestée jusque dans la séance de clôture, où on a
assisté à des échanges avenants et teintés d'humour entre
le G-77/Chine et l'UE, autour d'un certain nombre de points de
divergence potentiels – a préparé le terrain pour une
résolution positive des défis qui restent à relever d'ici
à Johannesburg.
Ainsi, au terme des trois
journées de la session préparatoire, on parvint à une
entente claire sur les aspects organisationnels à prendre en
considération dans la perspective du Sommet, une entente
englobant notamment, un accord sur les modalités
particulières devant encadrer les futures réunions
préparatoires, sur le calendrier provisoire des travaux du
Sommet (les dates de la réunion étant enfin confirmées), et
sur les arrangements devant régir l'accréditation et la
participation des ONG et des différents groupes sociaux, le
long du processus préparatoire et dans les travaux du Sommet
proprement dit. Il est significatif que les apports de la
société civile ait été entièrement intégrées dans le
processus, dans la foulée des bonnes pratiques en matière de
participation expérimentées dans d'autres réunions des
Nations Unies, même si, suite aux interventions de la Chine,
le champ de cette participation a été limité aux seuls
groupes sociaux et ONG accrédités. La réunion a donné
également aux délégués l'occasion de se pencher sur les
dispositions logistiques prises par l'Afrique du Sud pour la
conférence, et à l'expression, par la majorité d'entre eux,
d'un authentique sentiment de confiance quant à la bonne
préparation de l'Afrique du Sud pour cet ambitieux
événement.
LE LONG CHEMIN A PARCOURIR
D'ICI JOHANNESBURG
Nonobstant le fait que la
réunion ait été à même d'édifier de solides fondations
pour le Sommet qui, rappelons-le, doit se dérouler à
Johannesburg, en Afrique du Sud, du 2 au 11 septembre 2002,
d'importants obstacles potentiels restent encore à lever sur
le chemin qui y mène, sachant que le moindre d'entre eux
risque de s'avérer capable de miner les chances d'y parvenir
à un accord sur les mesures concrètes favorisant la mise en
oeuvre du développement durable. L'une des tâches
formidables incombant au Bureau et aux gouvernements hôtes
(l'Indonésie et l'Afrique du Sud) consiste à veiller au
maintien de la dynamique positive engendrée par cette
réunion, compte tenu, en particulier, de l'intervalle de neuf
mois qui nous sépare de la prochaine session du Comité
Préparatoire. Comme cette première session préparatoire n'a
pas été officiellement pilotée par le nouveau Bureau, on
verra de quel degré de bonne collaboration ses membres seront
capables et quel niveau de compétence personnel ils seront à
même de mettre à contribution, non seulement pour le
maintien de la dynamique durant les mois à venir, mais
également pour garantir des résultats fructueux dans les
discussions attendues où des sujets de discordances ne
manqueront de faire surface. Un bon nombre de défis
particuliers restent, en effet, à relever par le Secrétariat
de la CDD, le Bureau, les gouvernements hôtes et les diverses
délégations, au cours des moins à venir, aux fins de
garantir la réussite du Sommet et un résultat significatif.
Parmi ces défis:
-
l'élévation et le
maintien du niveau d'engagement au sein des gouvernements
et de leurs ministères des affaires étrangères;
-
l'établissement d'un
équilibre effectif entre les exigences de l'évaluation
de la mise en application des engagements pris à Rio et
celles de l'identification des préoccupations reflétant
les changements survenus depuis Rio;
-
la réalisation d'une
entente sur les méthodes à employer pour l'intégration
efficace du processus de la gouvernance environnementale
internationale, et la résolution du chevauchement entre
les dates des réunions du PNUE et celles des sessions
préparatoires;
-
l'établissement d'un
ordre du jour axé sur l'avenir et suffisamment attractif
pour assurer un engagement positif et actif de la part de
l'ensemble des principaux groupes sociaux, y compris de la
communauté du commerce et de l'industrie; et,
-
le traitement des
préoccupations des ONG et autres acteurs de la société
civile, de manière à les rendre à même de participer
efficacement dans le processus de négociation et veiller
à ne pas les laisser isolés dans des sites satellites
éloignés.
L'exigence incontournable
qui sous-tend tous ces défis, est l'impératif de parvenir à
une entente sur les principaux thèmes devant être traités
par le Sommet. Sans l'identification des problèmes précis et
la proposition des solutions d'ensembles et des accords
idoines, il sera difficile d'engager l'appui du plus haut
niveau politique et de s'assurer d'une participation
significative des Chefs d'Etats et de Gouvernement, et de
l'engagement, idéal, des ministres des finances et du
commerce et de l'industrie. Et sans la participation de ces
derniers, il sera difficile pour ce rendez-vous de susciter
l'intérêt des médias, si essentiel pour faire entendre le
message du développement durable.
Ce besoin de s'assurer de la
participation des Chefs d'Etats et de Gouvernements est mis en
phase avec l'une ou l'autre des exigences consistant soit à
adopter une approche "évoluant de bas en haut" - à
travers l'identification des thèmes tout au long des
différentes réunions régionale, comme souhaité, par
exemple, par le G-77/Chine – soit à déterminer un ensemble
de thèmes sur une période de temps suffisamment longue pour
permettre des contributions constructives et susciter un
engagement réel des Chefs d'Etats et de Gouvernements.
DEFRICHER DE NOUVEAUX
TERRITOIRES OU FERTILISER CEUX DISPONIBLES?
De tous les défis qui
restent à relever sur la route du Sommet, celui de la
conclusion d'un accord sur les thèmes à sélectionner sera
probablement le plus ardu. L'un des thèmes communs
émergeants est celui d'impact de mondialisation. Il semble,
cependant, qu'il y a peu à espérer d'un débat au sommet
autour de ce thème, compte tenu du caractère nébuleux et
plutôt vague du concept du développement durable. Même si,
assurément, ce ne sont pas les thèmes qui manquent, la
difficulté résidera dans les voies et moyens de combiner les
nombreuses préoccupations inhérentes à chacun d'eux, de
manière à parvenir à des engagements sensés et
significatifs en faveur de la mise en oeuvre de la
durabilité.
Les divergences qu'il faudra
dépasser pour parvenir à un accord sur les engagements
souhaités ont été mises en lumière tout au long des
discussions de la CDD-9 et ont trouvé une illustration dans
l'écart entre l'accent placé au sein de l'UE sur la
définition des exigences requises pour l'amélioration des
performances dans le domaine de l'environnemental et celui
placé au sein du G-77/Chine sur les legs économiques et
sociaux du développement durable. Comme formulé par le
représentant de l'un des pays en développement, le Sommet
doit démontrer que le concept de développement durable
"peut réellement être un outil efficace pour la
réalisation de l'essor des pays en voie de
développement," au lieu d'être source de conditions et
d'exigences écologiques imposées, entravant la croissance
économique. A défaut, le Sommet "sera une pure perte de
temps." Compte tenu de tout cela, le traitement des
préoccupations suscitées par la mondialisation exige
d'importants engagements sur des questions telles que celles
de l'allégement de la dette et de l'éradication de la
pauvreté, avec l'espoir de voir les pays industrialisés
prendre, par exemple, un engagement sincère de desserrer leur
protectionnisme agriculturale – une tâche certainement pas
des plus aisée!
D'autres blocs de la
négociation et d'autres acteurs sociaux place l'accent sur le
pilier environnemental de la durabilité. Tout en
reconnaissant la nécessité d'œuvrer pour l'éradication de
la pauvreté, ils ont appelé à une plus grande focalisation
sur les effets de la richesse et à un traitement prioritaire
pour le besoin de faire évoluer les modes de production et de
consommation non durable, un domaine où peu de choses ont
été faites depuis Rio. Autre préoccupation exprimée par
ces participants, celle de la "crise de la mise en
application," la critique étant qu'un trop grand nombre
d'Accords Environnementaux Multilatéraux (AEM) ne sont rien
de plus que des tigres en carton mâché. Les préoccupations
concernant la mise en oeuvre, la coordination et l'application
des AEM et la nécessité de procéder à la revue et au
renforcement des agences environnementales des Nations Unies
sont à la base même des travaux du Groupe Ministériel
Intergouvernemental du PNUE sur la Gouvernance
Environnementale Internationale. Ce Groupe, dont la première
réunion s'est déroulée durant la CDD-9, est chargé
d'étudier les points forts et des points faibles des
arrangements disponibles en matière de gouvernance
environnementale internationale. Comme l'ont révélé les
discussions des trois derniers jours, d'importantes tensions
demeurent autour de la question de savoir jusqu'à quel point
et comment le résultat devrait être intégré dans le
processus du Sommet. Un certain nombre de pays ont fait part
de leurs réserves concernant le fait que l'équilibre entre
les piliers environnemental, économique et social de la
durabilité et le risque de voir le processus de la GEI
outrepasser l'aspect environnemental.
Au traditionnel conflit Nord
Sud autour des priorités du développement, est venue
s'ajouter l'impasse créée par la position des Etats-Unis sur
le Traité de Kyoto, dont la ratification est depuis longtemps
revendiquée comme l'un des résultats les plus importants
attendus du Sommet. L'isolation internationale grandissante
des Etats-Unis sur cette question continue à donner lieu à
des spéculations sur leur rôle éventuel à Johannesburg.
Ironisant sur ces faits, un certain nombre d'observateurs ont
rappelé le Sommet de Rio, où le Président George Bush,
contrairement à toute attente, est venu à Rio et a signé la
Convention sur le Changement Climatique. Certains en sont à
s'interroger sur le point de savoir quel impact des pressions
similaires à celles exercées alors, par la communauté
internationale, pourraient avoir sur son fils, et ce qui est
en train d'être fait pour dégager le paquet d'accords
complexes ayant trait au traité de Kyoto.
OFFRIR UNE SOURCE
D'INSPIRATION: DONNER L'EXEMPLE
Dans son adresse au Sommet
Mondial sur le Développement Social, en 1995, gNelson
Mandela avait soulevé la question de savoir: "Comment
sortir d'ici, simplement animés par la volonté de prendre
part à de nouveaux sommets organisés sous l'égide des
Nations Unies et consacrés à la mise en application de
programmes que la Terre et ses habitants demandent et
méritent ?" Avec des délégués affirmant ouvertement
que la mise en application des engagements de Rio est loin
d'être une grande réussite, d'aucuns estiment que le monde
est en droit de se demander pourquoi il en serait autrement du
Sommet de Johannesburg. Autrement dit et pour reprendre
l'interrogation de l'un des observateurs: "le Sommet
sera-t-il une simple CDD glorifiée ou amènera-t-il des
changements palpables réels?"
Nichés dans leur sanctuaire
au sous-sol du bâtiment des Nations Unies, et pris dans les
échanges du genre "un prêté pour un rendu"
parfois complètement surréalistes si caractéristiques des
négociations internationales, les délégués semblent
souvent immunisés face à la réalité du monde extérieur,
passant davantage de temps dans des discussions obtuses sur
telle ou telle disposition procédurière que dans la
recherche d'un accord sur telle ou telle action sensée. Alors
que les délégués et les ONG ont passé toute la journée du
mardi (1er mai/ Journée du Travail) dans des délibérations
autour des règles et des procédures devant encadrer le
Sommet de Johannesburg, un peu partout dans le monde, de
l'Australie au Zimbabwe, des activistes organisaient des
marches pour exprimer leurs frustrations à l'égard de la
globalisation, faisant écho aux manifestations qui se sont
déroulées, une semaine auparavant, au Québec.
Bien que la CDD ait
échappé à de telles manifestations –en grande partie
grâce à sa disposition innovante permettant la participation
des principaux acteurs sociaux (certains esprits cyniques
pourraient évoquer ici le caractère relativement obscur de
son processus)– plusieurs observateurs se sont laissé aller
à des spéculations, sur le point de savoir dans quelle
mesure le Sommet de Johannesburg risquait de servir de
théâtre pour des manifestations anti-mondialisation. Plus
significative encore est la question de savoir si le Sommet de
Johannesburg sera jamais capable de répondre aux
préoccupations, jugées légitimes par beaucoup, de ces
manifestants et celles des majorités silencieuses du monde en
développement.
A un niveau plus simple,
l'amélioration de la crédibilité de ce processus onusien,
exige des négociateurs de montrer l'exemple. A cet égard,
l'ironie a voulu que les deux semaines de discussions sur le
thème de l'énergie qui ont précédé la session
préparatoire, ont eu lieu dans un bâtiment considéré comme
étant un véritable monument de la mauvaise conception en
terme d'efficience énergétique. Ironique aussi, le fait que
dans l'élaboration de l'accord sur les dispositions
procédurales, aucun engagement n'ait jamais été proposé
pour la promotion de la durabilité environnementale et
sociale dans le processus du Sommet.
DE LA SAMBA A LA CHIMURENGA:
La DANSE CONTINUERA-T-ELLE SUR LE MEME AIR?
Avec son riche historique en
matière de capacité de réalisation d'arrangements
négociés sur des sujets complexes, l'Afrique du Sud offre un
lieu de bonne augure pour la recherche de solutions novatrices
aux défis posés aux développement durable et la stimulation
de cette idée de "renaissance africaine" si
fréquemment épousée par ses dirigeants.
Reste toutefois que l'ultime
responsabilité de sortir du Sommet avec des accords tangibles
incombera aux gouvernements participants, à leurs
négociateurs et aux acteurs sociaux qui les accompagneront.
Il est à espérer qu'en préparant leurs bagages pour se
rendre à New York, Bali et Johannesburg, ces participants non
seulement prendront soin de ne pas prendre avec eux leurs
positions conventionnelles éculées, mais qu'ils songeront à
apporter avec eux un engagement authentique capable de servir
d'exemple et d'illustrer le changement d'attitude requis pour
la réalisation du développement durable. C'est seulement en
agissant de la sorte, que, pour reprendre la formulation du
Président Salim, le Sommet de Johannesburg aura des chances
d'être commémoré comme ayant été un Sommet un Sommet
"proche des préoccupations de la Terre" durant
lequel les gouvernements auront su éviter les déclarations
pompeuses sur la nécessité du changement et pu définir des
programmes d'action concrets et des engagements opérationnels
tangibles pour le développement durable.
A SUIVRE D'ICI LE SOMMET
MONDIAL SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE
TABLE RONDE DES
PERSONNALITES EMINENTES DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION EST-ASIATIQUE ET PACIFIQUE:
Les lieu et dates (2001) de cette table ronde sont encore à
confirmer. Pour plus de détails, contacter: Rod Holesgrove,
DESA, New York; tel: +1-212-963-5104; fax: +1-212-963-4260;
e-mail: holesgrove@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION DES ANDES:
Cette réunion, dont les dates exactes restent à confirmer,
se tiendra à Caracas, au Venezuela. Pour plus d’informations,
contacter: Ricardo Sanchez Sosa, Director, UNEP Regional
Office for Latin America and the Caribbean, Mexico; tel:
+525-202-7529/7493; fax: +525-202-0950; e-mail: rsanchez@rolac.unep.mx;
Internet: http://www.un.org/rio+10
CONFERENCE
DES JEUNES SUR L’ENVIRONNEMENT ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE:
Cette réunion se déroulera à Borgholm, en Suède, du 23 au
27 mai 2001. Inscrite dans le cadre de la Présidence
suédoise de l’Union Européenne, la conférence contribuera
aux travaux préparatoires de la jeunesse sur le Sommet
Mondial sur le Développement Durable. Pour davantage de
renseignements, contacter: Secretariat, Swedish Environment
Ministry; tel: +46-8-440-8670; e-mail: camilla.funke@lsu.se;
Internet: http://www.youth.se/
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION AFRIQUE DU SUD:
Cette réunion aura lieu du 28 au 31 mai, au Botswana. Pour
plus de détails, contacter: Sekou Toure, Director, UNEP
Regional Office for Africa; tel: +254-2-624-285; fax:
+254-2-624-324; e-mail: sekou.toure@unep.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
TABLE RONDE
DES PERSONNALITES EMINENTES DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION EUROPE ET AMERIQUE DU NORD:
Cette table ronde se tiendra du 6 au 8 juin 2001 à Vail, dans
le Colorado, aux Etats-Unis. Pour plus d’informations,
contacter: Rod Holesgrove, DESA, New York; tel:
+1-212-963-5104; fax: +1-212-963-4260; e-mail: holesgrove@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION AFRIQUE DU NORD:
Cette réunion se tiendra à Tunis, en Tunisie, du 11 au 14
juin 2001. Pour plus d’informations, contacter: Sekou Toure,
Director, UNEP Regional Office for Africa; tel:
+254-2-624-285; fax: +254-2-624-324; e-mail: sekou.toure@unep.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION ASIE DU SUD-EST:
Cette réunion se déroulera du 13 au 15 juin 2001, à
Manille, aux Philippines. Pour davantage de détails,
contacter: Nirmal Andrews, Director, UNEP Regional Office for
Asia and the Pacific, Bangkok; tel: +66-2-288-1870; fax:
+66-2-280-3829; e-mail: andrewsni@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION AMERIQUE LATINE ET CARAÏBES:
Cette réunion aura lieu les 14 et 15 juin 2001, à Santiago,
au Chili. Pour plus de détails, contacter: Ricardo Sanchez
Sosa, Director, UNEP Regional Office for Latin America and the
Caribbean, Mexico; tel: +525-202-7529/7493; fax:
+525-202-0950; e-mail: rsanchez@rolac.unep.mx;
Internet: http://www.un.org/rio+10
TABLE RONDE
DES PERSONNALITES EMINENTES DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION AMERIQUE LATINE ET CARAÏBES:
Cette table-ronde se déroulera du 18 au 20 juin 2001, à
Bridgeport, aux Barbades. Pour plus de renseignements,
contacter: Rod Holesgrove, DESA, New York; tel:
+1-212-963-5104; fax: +1-212-963-4260; e-mail: holesgrove@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION AMERIQUE CENTRALE:
Cette réunion est prévue les 21 et 22 juin, à San Salvador,
au Salvador. Pour davantage de détails, contacter: Ricardo
Sanchez Sosa, Director, UNEP Regional Office for Latin America
and the Caribbean, Mexico; tel: +525-202-7529/7493; fax:
+525-202-0950; e-mail: rsanchez@rolac.unep.mx;
Internet: http://www.un.org/rio+10
TABLE RONDE
DES PERSONNALITES EMINENTES SUR LE SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION AFRIQUE:
Cette table ronde se déroulera du 25 au 27 juin 2001, au
Caire, en Egypte. Pour plus d’informations, contacter: Rod
Holesgrove, DESA, New York; tel: +1-212-963-5104; fax:
+1-212-963-4260; e-mail: holesgrove@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION AFRIQUE DE L’OUEST:
Cette réunion aura lieu du 25 au 28 juin 2001, à Abuja, au
Nigeria. Pour plus de renseignements, contacter: Sekou Toure,
Director, UNEP Regional Office for Africa; tel:
+254-2-624-285; fax: +254-2-624-324; e-mail: sekou.toure@unep.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION ASIE CENTRALE:
Cette réunion se tiendra du 27 au 29 juin 2001, à Almaty, au
Kazakhstan. Pour plus d’informations, contacter :
Nirmal Andrews, Director, UNEP Regional Office for Asia and
the Pacific, Bangkok; tel: +66-2-288-1870; fax:
+66-2-280-3829; e-mail: andrewsni@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION CARAÏBES:
Cette réunion se tiendra du 28 au 30 juin 2001, à la Havane,
à Cuba. Pour d'autres détails, contacter: Ricardo Sanchez
Sosa, Director, UNEP Regional Office for Latin America and the
Caribbean, Mexico; tel: +525-202-7529/7493; fax:
+525-202-0950; e-mail: rsanchez@rolac.unep.mx;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION AFRIQUE CENTRALE:
Cette réunion aura lieu à Libreville, au Gabon, du 9 au 13
juillet 2001. Pour plus d’informations, contacter: Sekou
Toure, Director, UNEP Regional Office for Africa; tel:
+254-2-624-285; fax: +254-2-624-324; e-mail: sekou.toure@unep.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION AFRIQUE DE L’EST:
Cette réunion se tiendra du 16 au 19 juillet 2001 à
Djibouti. Pour de plus amples informations, contacter: Sekou
Toure, Director, UNEP Regional Office for Africa; tel:
+254-2-624-285; fax: +254-2-624-324; e-mail: sekou.toure@unep.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
TABLE RONDE
DES PERSONNALITES EMINENTES DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION ASIE MERIDIONALE CENTRALE:
Cette table ronde se déroulera du 30 juillet au 1er
août, à Bishkek, au Khirghizistan. Pour plus de
renseignements, contacter: Rod Holesgrove, DESA, New York;
tel: +1-212-963-5104; fax: +1-212-963-4260; e-mail: holesgrove@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION ASIE DU NORD-EST:
Cette réunion se déroulera fin juillet à Pékin, en Chine.
Pour plus de détails, contacter: Nirmal Andrews, Director,
UNEP Regional Office for Asia and the Pacific, Bangkok; tel:
+66-2-288-1870; fax: +66-2-280-3829; e-mail: andrewsni@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION ASIE DU SUD:
Cette réunion se tiendra début août, soit au Bhoutan soit
au Népal. Pour davantage de renseignements, contacter: Nirmal
Andrews, Director, UNEP Regional Office for Asia and the
Pacific, Bangkok; tel: +66-2-288-1870; fax: +66-2-280-3829;
e-mail: andrewsni@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION PACIFIQUE:
Cette réunion est prévue la deuxième quinzaine août 2001,
à Samoa. Pour d'autres détails, contacter: Nirmal Andrews,
Director, UNEP Regional Office for Asia and the Pacific,
Bangkok; tel: +66-2-288-1870; fax: +66-2-280-3829; e-mail: andrewsni@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION AFRIQUE:
Cette réunion se tiendra du 28 au 31 août 2001, à Nairobi,
au Kenya. Pour plus d’informations, contacter: Hiroko
Morita-Lou, DESA, New York; tel: +1-212-963-8813; fax:
+1-212-963-4260; e-mail: morita-lou@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION EUROPE:
Cette réunion aura lieu les 24 et 25 septembre 2001, à
Genève, en Suisse. Pour davantage de renseignements,
contacter: Hiroko Morita-Lou, DESA, New York; tel:
+1-212-963-8813; fax: +1-212-963-4260; e-mail: morita-lou@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
TABLE
RONDE DES PRINCIPAUX GROUPES SOCIAUX SUR LE SOMMET MONDIAL
2002 SUR LE DEVELOPPEMNT DURABLE – REGION OUEST ASIATIQUE:
Cette table ronde se tiendra les 24 et 25 septembre 2001, à
Manama, à Bahrain. Pour plus de détails, contacter: Mahmood
Abdulraheem, Director, UNEP Regional Office for West Asia,
Manama, Bahrain; tel: +973-826-600; fax: +973-823-110/1;
e-mail: uneprowa@batelco.com.bh;
Internet: http://www.un.org/rio+10
SOMMET
DES ONG DU SUD:
Ce sommet se déroulera du 8 au 10 octobre 2001 à Alger en
Algérie, afin de préparer le Sommet Mondial sur le
Développement Durable. Pour plus de détails, contacter:
Esmeralda Brown, Southern Caucus Chairperson, New York; tel:
+1-212-682-3633; fax: +1-212-682-5354; e-mail: ebrown@gbgm-umc.org
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION AMERIQUE LATINE ET CARAÏBES:
Cette réunion aura lieu les 23 et 24 octobre 2001 à Rio de
Janeiro, au Brésil. Pour plus de détails, contacter: Hiroko
Morita-Lou, DESA, New York; tel: +1-212-963-8813; fax:
+1-212-963-4260; e-mail: morita-lou@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION ASIE DE L’OUEST:
Cette réunion se tiendra du 28 au 30 octobre au Caire, en
Egypte. Pour davantage de détails, contacter : Hiroko
Morita-Lou, DESA, New York; tel: +1-212-963-8813; fax:
+1-212-963-4260; e-mail: morita-lou@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
REUNION
PREPARATOIRE SOUS-REGIONALE DU SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – REGION ASIE ET PACIFIQUE:
Cette réunion se tiendrait du 27 au 29 novembre 2001 à Phnom
Penh, au Cambodge, en fonction de la disponibilité des
financements. Pour davantage d’informations, contacter:
Hiroko Morita-Lou, DESA, New York; tel: +1-212-963-8813; fax:
+1-212-963-4260; e-mail: morita-lou@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10
DEUXIEME
SESSION PREPARATOIRE POUR LE SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE:
Cette réunion se tiendra du 28 janvier au 8 février 2002 au
siège des Nations Unies à New York. Elle évaluera les
processus préparatoires régionaux et nationaux, examinera le
rapport du Secrétaire Général sur les principales
politiques en vigueur et organisera un dialogue avec les
acteurs sociaux. Pour de plus amples renseignements,
contacter: Andrey Vasilyev, DESA; tel: +1-212-963-5949; fax:
+1-212-963-4260; e-mail: vasilyev@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10;
Concernant la participation des groupes sociaux, contacter:
Zehra Aydin-Sipos, DESA; tel: +1-212-963-8811; fax:
+1-212-963-1267; e-mail: aydin@un.org.
TROISIEME
SESSION PREPARATOIRE POUR LE SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE:
Cette réunion se déroulera au Siège des Nations Unies, à
New York, du 25 mars au 5 avril 2002. Elle devrait aboutir à
un document « d’évaluation » préliminaire et
aux éléments du programme de travail futur de la CDD. Pour
plus d’informations, contacter: Andrey Vasilyev, DESA; tel:
+1-212-963-5949; fax: +1-212-963-4260; e-mail: vasilyev@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10;
Pour les renseignements concernant les groupes sociaux,
contacter: Zehra Aydin-Sipos, DESA; tel: +1-212-963-8811; fax:
+1-212-963-1267; e-mail: aydin@un.org.
QUATRIEME
SESSION PREPARATOIRE POUR LE SOMMET MONDIAL 2002 SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE:
Cette réunion aura lieu du 27 mai au 7 juin 2002, à Bali, en
Indonésie. Elle inclura des séances de dialogue impliquant
des Ministres et des représentants de groupes sociaux et
devrait produire les éléments nécessaires à l'élaboration
du document politique concis devant être soumis au Sommet de
2002. Pour plus de détails, contacter: Andrey Vasilyev, DESA,
New York; tel: +1-212-963-5949; fax: +1-212-963-4260; e-mail: vasilyev@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10;
Pour les renseignements concernant la participation des
groupes sociaux, contacter: Zehra Aydin-Sipos, DESA; tel:
+1-212-963-8811; fax: +1-212-963-1267; e-mail: aydin@un.org.
SOMMET
MONDIAL SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE:
Le Sommet Mondial sur le Développement Durable se tiendra à
Johannesbourg, en Afrique du Sud, du 2 au 11 septembre 2002.
Pour de plus amples informations, contacter: Andrey Vasilyev,
DESA, New York; tel: +1-212-963-5949; fax: +1-212-963-4260;
e-mail: vasilyev@un.org;
Internet: http://www.un.org/rio+10;
Pour des renseignements relatifs aux groupes sociaux,
contacter: Zehra Aydin-Sipos, DESA; tel: +1-212-963-8811; fax:
+1-212-963-1267; e-mail: aydin@un.org. |