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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 22 No. 02
Mercredi, 1er Mai 2001
LES FAITS MARQUANTS DU
PREPCOM
MARDI 1er MAI 2001
Les délégués ont débattu
de la participation des acteurs sociaux dans les travaux du
Sommet et du règlement intérieur provisoire devant encadrer
le Sommet et son processus préparatoire, puis ont entendu les
exposés présentés par l'Afrique du Sud sur les préparatifs
du Sommet, et par l'Indonésie, sur la troisième session
préparatoire. Laissant G-77/Chine le temps de mener ses
concertations en début d'après-midi, les délégués s
devaient se réunir, de nouveau, à 17h, pour entamer leurs
consultations informelles autour des cinq projets de
décisions.
PARTICIPATION DES ACTEURS
SOCIAUX
JoAnne DiSano, Directrice de
la Division du Développement Durable, présenta le Rapport du
Secrétaire Général concernant les arrangements proposés
pour régir l'implication des ONG et des différents groupes
sociaux dans les travaux du Sommet et dans son processus
préparatoire (E/CN.17/2001/PC/22), en notant que le contenu
est basé sur l'expérience acquise à travers la
participation de ces groupes dans le processus de la CDD.
Au sujet des critères et
procédures de l'accréditation, le G-77/ CHINE: proposa
l'insertion d'un libellé soulignant le rôle du PrepCom dans
le processus d'accréditation des ONG et des principaux
groupes sociaux; requit du Secrétariat, la soumission de ses
recommandations au PrepCom, deux semaines avant chaque
session; suggéra l'établissement d'un fonds fiduciaire; et,
appela le Secrétariat à procéder à l'évaluation des
résultats des séances de Dialogue avec les Acteurs Sociaux.
L'INDONESIE offrit d'accueillir, en septembre 2001, un forum
pour le monde des affaires, pour y collecter les avis
concernant la mise en oeuvre du développement durable. L'UE,
la FEDERATION DE RUSSIE, la NOUVELLE ZELANDE et la SUISSE
soulignèrent l'importance de s'adosser sur l'expérience
acquise par la CDD par rapport à la participation des groupes
sociaux. La MAURITANIE appela les pays industrialisés à
mobiliser des ressources pour la participation des ONG des
pays en développement, et proposa la prise des dispositions
nécessaires pour la tenue d'un dialogue entre les chefs
d'Etats et les ONG durant le Sommet. Le délégué des
ETATS-UNIS rappela les dialogues organisés durant la
SE/AGNU-19 durant lesquelles les interventions des groupes
sociaux étaient ponctuées par des commentaires
gouvernementaux. L'UE suggéra l'adoption du Rapport tel que
proposé.
LE REGLEMENT INTERIEUR
PROVISOIRE DU SOMMET
Les délégués
présentèrent leurs commentaires sur le règlement intérieur
proposé pour le sommet (E/CN.17/2001/PC/24). Le G-77/ CHINE,
avec la MAURITANIE, l'ARABIE SAOUDITE et le MEXIQUE, souligna
la nécessité d'un large Bureau, exprimant sa préférence
pour 39 membres. La FEDERATION DE RUSSIE préféra neuf
membres seulement. Le G-77/CHINE proposa des amendements
textuels dans la partie consacrée à la traduction
simultanée durant les réunions, et suggéra de dresser la
liste des membres associés des commissions régionales
susceptibles d'y prendre part à titre d'observateurs. Le
délégué des ETATS-UNIS précisa que cette liste doit être
exhaustive. S'agissant des thèmes du Sommet, le G-77/CHINE
attira l'attention sur les déclarations des Etats Membres et
les contributions des processus intergouvernementaux
régionaux et sous-régionaux et des comités préparatoires
nationaux. Avec la FEDERATION DE RUSSIE, l'orateur ajouta que
les processus pertinents pour le Sommet doivent être
intégrés dans le PrepCom. Le G-77/CHINE proposa, par
ailleurs, que le Secrétariat élabore des rapports sur les
tendances enregistrées dans la mise en application du Plan
d'action 21 sur la base des procès verbaux nationaux, et
procède à l'évaluation: des actions entreprises par le
système des Nations Unies dans le domaine de l'assistance aux
pays en développement; des contributions apportées par les
principaux groupes sociaux dans la mise en application du Plan
d'action 21; et de l'exécution des mandats de la CDD depuis
sa première session.
LES ACTIVITES PREPARATOIRES
ET LE PROCESSUS D'ETABLISSEMENT DE L'ORDRE DU JOUR DU SOMMET
MONDIAL SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE
L'AFRIQUE DU SUD présenta
une mise à jour sur les préparatifs du Sommet, notant, entre
autres: que les lieux de la conférence étaient fixés;
que des dispositions étaient prises pour assurer un
hébergement à des prix convenables; qu'un comité
préparatoire national était établi avec la participation
des principaux groupes sociaux; qu'un plan de gestion
environnementale et des normes seront mis en oeuvre; qu'une
importante exposition sur les technologies industrielle et
environnementales de pointe sera organisée en marge du
Sommet; et qu'un site sur la toile consacré au Sommet sera
lancé dès juillet 2001. Un premier logo conçu pour la
conférence fut présenté. L'INDONESIE donna des détails
concernant la logistique prévue pour le PrepCom qui doit se
tenir à Bali, du 27 mai au 7 juin 2002.
La COMMISSION ECONOMIQUE ET
SOCIALE POUR L'ASIE ET LE PACIFIQUE donna un aperçu sur les
activités préparatoires menées dans la région. La HONGRIE
précisa qu'il n'était question ni de renégocier le Plan
d'action 21, ni de rééditer le Sommet de Rio, et souligna la
nécessité de se fixer des objectifs réalistes, réalisables
et à court terme. Le NIGERIA fit observer que le principe des
responsabilités communes mais différenciées a été
négligé et que cela a donné lieu à des manquements dans la
mise en application du Plan d'action 21. Le représentant du
COMITE SUR L'EDUCATION appela à la reconnaissance et à la
réaffirmation du rôle vital de l'éducation dans le
développement durable. Le FORUM DE L'UNED souligna que la CDD
se devait d'aborder les questions de légitimité et que le
processus devait être facilité de manière créative et
constructive, menant au sens de l'engagement et à
l'enthousiasme. Donnant un aperçu sur l'historique et les sur
objectifs de l'organisation, le FORUM INTERGOUVERNEMENTAL SUR
LA SECURITE CHIMIQUE mit en relief les initiatives
bilatérales et multilatérales ayant trait, entre autres, à
la gestion responsable des substances chimiques. Le G-77/
CHINE, avec l'EGYPTE et l'ARABIE SAOUDITE, suggéra au
Secrétariat d'élaborer la liste des activités et des
conférences pertinentes pour le Sommet de 2002, et d'indiquer
la manière dont elles pourraient alimenter le processus
préparatoire.
LES PROJETS DE DECISIONS
PROJET DE DECISION 1: L'Etat
d'Avancement des Activités Préparatoires aux Niveaux Local,
National, Régional et International et de celles des
Principaux Groupes Sociaux: Au sujet
des progrès réalisés dans les activités préparatoire, le
G-77/CHINE proposa que la résolution 55/199 de l'AG fournisse
les "termes de référence" du processus
préparatoire. Au sujet de la mobilisation d'un leadership
politique de haut niveau pour des préparatifs efficaces du
Sommet, le G-77/CHINE, les ETATS-UNIS et l'UE présentèrent
des suggestions stipulant que ces préparatifs doivent aboutir
à un partenariat mondial renforcé et à une meilleure mise
en application du Plan d'action 21. Au sujet de l'intégration
des processus intergouvernementaux dans le processus
préparatoire, le G-77/CHINE et la FEDERATION DE RUSSIE firent
objection à la proposition des ETATS-UNIS qui voudrait que le
processus préparatoire soit "pris en ligne de
compte." Au sujet des préparatifs au niveau régional,
la HONGRIE proposa l'insertion d'une référence à la région
"pan-européenne". La SUISSE suggéra que chacune
des régions présente une évaluation de sa mise en
application du Plan d'action 21.
Au sujet du Rapport du
Secrétaire Général concernant le PrepCom-1, le G-77/CHINE
encouragea l'examen des préparatifs inter-régionaux et
souligna l'impératif de traiter les thèmes transversaux.
L'UE appela à la considération des activités préparatoires
des principaux groupes sociaux. La HONGRIE, avec l'UE, appela
à la détermination des principaux thèmes, de manière
conforme aux termes de la résolution 55/199 de l'AG et sur la
base des résultats des activités préparatoires.
Au sujet de la documentation
à soumettre au PrepCom à sa prochaine session: le G-77/CHINE
proposa des soumissions par le système des Nations Unies et
les institutions de Bretton Woods sur leurs activités de mise
en application du Plan d'action 21; Le délégué des
ETATS-UNIS, contré par le G-77/CHINE, suggéra d'ajouter
l'évaluation des obstacles entravant la mise en application
aux échelles nationale et internationale; l'ISLANDE, contrée
par le G-77/CHINE, proposa l'inclusion d'une information sur
les options concernant l'amélioration de l'efficacité et les
contributions de la CDD, dans l'évaluation et la définition
de son rôle et de son programme de travail; la HONGRIE
suggéra une évaluation intégrée des récentes tendances
sociales, économiques et environnementales et des scénarios
prévues pour la décennie à venir; et la POLOGNE appela à
des contributions de la part des principaux groupes sociaux.
Le BRESIL nota que si le Secrétariat devait élaborer une
synthèse des tendances, c'est à la Commission que revenait
la responsabilité d'évaluer les progrès réalisés;
l'EGYPTE souligna que l'objectif en était d'identifier les
tendances les plus fortes. En réaction aux réserves
exprimées par le G-77/Chine concernant le caractère jugé
trop ambitieux de la proposition hongroise et l'avis du Groupe
selon lequel, la proposition islandaise outrepassait le mandat
assigné à la Commission, la HONGRIE mit l'accent sur la
nécessité de s'assurer de la synergie et des liens avec
d'autres processus. L'ISLANDE sugg�ra de rattacher l'action
au mandat stipul� dans la r�solution 55/199 de l'AG.
Au sujet des contributions
susceptibles d'�tre apport�es par d'autres processus, le
G-77/CHINE proposa que le processus de la Gouvernance
Environnementale Internationale (GEI) soit int�gr� dans
l'agenda environnemental, et compte tenu de la n�cessit� de
respecter l'�quilibre entre les trois piliers du
d�veloppement durable, souligna que les contributions du
processus de la GEI doivent �tre soumises � la premi�re
r�union de fond du PrepCom. L'UE pr�f�ra que cela se fasse
"le plus t�t possible." Le CANADA nota que les
r�sultats du processus de la GEI soient soumis au Conseil
d'Administration du PNUE avant leur soumission au PrepCom.
Suite aux interventions de l'ARGENTINE, du BRESIL, du MEXIQUE,
du PEROU, de la FEDERATION DE RUSSIE et de l'ARABIE SAOUDITE,
on d�cida de soumettre le sujet � des discussions
informelles. Le G-77/CHINE proposa que les r�sultats des
conventions de la CNUED, ainsi que ceux d'autres conventions
environnementales mondiales pertinentes, soient pris en ligne
de compte dans le processus pr�paratoire du Sommet.
Au sujet de l'importance
d'une campagne d'information publique pour la promotion du
Sommet et l'am�lioration de la prise de conscience sur le
d�veloppement durable, le G-77/CHINE proposa que le
Secr�taire G�n�ral informe le prochain PrepCom des progr�s
r�alis�s dans ce domaine. Outre la mobilisation du soutien
politique, l'UE, avec le G-77/CHINE, proposa que le r�le du
Bureau englobe l'obtention du soutien des institutions
financi�res internationales. Le d�bat autour de la confusion
dans le sens du r�le du PrepCom par rapport � la fourniture
d'un "aper�u g�n�ral sur les diverses activit�s
pr�paratoires intergouvernementales" seront reprises
apr�s des discussions informelles.
PROJET DE DECISION 2: Les
Modalit�s Particuli�res devant encadrer les Futures Sessions
du PrepCom: Au sujet de la premi�re
session de fond, le G-77/CHINE sugg�ra l'adjonction d'une
r�f�rence aux r�sultats des r�unions inter-r�gionales et
proposa l'insertion d'un nouveau paragraphe sur les r�sultats
du processus de la GEI du PNUE. Le CANADA fit remarquer que
les conclusions du processus de la GEI du PNUE ne seront pas
pr�tes avant la seconde session pr�paratoire. Le G-77/CHINE
sugg�ra de tenir des discussions informelles sur ce sujet.
Au sujet du projet de
document issu de la premi�re session pr�paratoire, la
HONGRIE apporta son appui � la s�paration des r�f�rences
� la mise en application du Plan d'action 21 de celles aux
mesures particuli�res relatives au calendrier d'ex�cution.
L'INDONESIE fit remarquer que ces r�f�rences �taient
tir�es du texte de la r�solution 55/199 de l'AG. Au sujet
des dates de la seconde session de fond, le G-77/ CHINE fit
part de ses r�serves concernant le chevauchement avec
d'autres r�unions ayant trait � l'environnement ou au
d�veloppement durable. Au sujet des consultations devant
�tre men�es par le Bureau avec les Etats et autres parties
int�ress�es, le G-77/CHINE s'interrogea sur le sens de
"autres parties int�ress�es" et sur le lieu des
consultations.
PROJET DE DECISION 3:
Calendrier provisoire des travaux du Sommet:
Le G-77/CHINE amenda la r�f�rence en rempla�ant
"acteurs sociaux" par "ONG et autres groupes
sociaux accr�dit�s aupr�s du Sommet."
PROJET DE DECISION 4:
R�glement int�rieur du Sommet: Le
NIGERIA demanda des pr�cisions sur la provision sp�cifique
r�serv�e � la participation de la Commission Europ�enne et
souligna le r�le des diff�rents organes r�gionaux. Au sujet
du nombre de Vice-pr�sidents du Sommet, l'UE appela � la
pr�vision d'un Bureau restreint, la FEDERATION DE RUSSIE
affirma que 9 membres est le nombre optimum, et le G-77/CHINE,
appuy� par le MEXIQUE exprima sa pr�f�rence pour 39
membres, indiquant toutefois sa volont� de trouver un terrain
d'entente, et nota l'option consistant � retenir cinq
repr�sentants pour chacune des r�gions des Nations Unies. Ce
sujet sera approfondi de mani�re informelle.
PROJET DE DECISION 5:
l'Accr�ditation et la Participation:
Au sujet de la suggestion avanc�e par la HONGRIE appelant �
la recherche des points de vue des principaux groupes sociaux,
le Secr�tariat nota que ces derniers ont d�j� �t�
exprim�s. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS requit des
�claircissements sur l'inconsistance des r�f�rences � des
comit�s pr�paratoires "de fond". La CHINE remit en
question la participation des ONG figurant sur le fichier de
la CDD, mais qui ne disposent pas de statut consultatif
aupr�s de l'ECOSOC. Le CANADA exprima ses r�serves
concernant le libell� refusant aux principaux groupes sociaux
l'opportunit� de pr�senter leurs soumissions en raison du
manque de temps. La CHINE souligna la n�cessit� de pr�voir
des laps de temps suffisants pour les d�clarations des chefs
d'Etats. Suite � des propositions avanc�es par le CANADA et
l'UE, le texte fut amend� pour stipuler qu'en raison des
contraintes de temps, seul un nombre limit� mais
repr�sentatif de participants accr�dit�s sera invit� �
s'adresser au Sommet.
DANS LES COULOIRS
Contrairement � la journ�e
du lundi o� les couloirs �taient de v�ritables ruches
pleines de mouvements et de rumeurs, celle de mardi a �t�
marqu�e par une atmosph�re bien moins bruyante. Ce calme
relatif �tait en r�alit� peu illustratif de la vari�t�
des sujets de pr�occupations pr�sentes � l'esprit des
participants. Certains ont fait part de sp�culations sur la
possibilit� de tenir un "Sommet des ambassadeurs",
d'autres ont sugg�r� l'�tablissement d'un groupe de
discussion comprenant des dignitaires chevronn�s
repr�sentant les diff�rents groupes sociaux. Quelques
d�l�gu�s se sont interrog� � haute voix sur l'�tendue de
l'influence des conflits apparents entre la DAES et le PNUE,
sur cette question. D'autres encore se sont interrog� sur les
motivations profondes derri�re les d�bats autour du
probl�me de la taille du Bureau du Sommet et de la question
de la gouvernance environnementale internationale. Dans
l'intervalle, nombre de participants ont focalis� leur
�nergie sur les implications des divisions survenues dans les
rangs de la communaut� des ONG.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE:
La Pl�ni�re se r�unira � 10h dans la Salle de Conf�rence
3 pour poursuivre la discussion des projets de d�cisions.
L'apr�s-midi, les d�l�gu�s proc�deront � l'adoption du
rapport de la session et � la cl�ture de leurs travaux. |