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Vol. 21 No. 53
LES FAITS MARQUANTS DE LA CDP14 A LA CITES:
MARDI 5 JUIN 2007
ATELIER D'EXPERTS INTERNATIONAL SUR LE CNP: Le MEXIQUE a introduit sa proposition de tenir un atelier d'experts sur le commerce non préjudiciable (CNP) (CoP14 Doc.35). La proposition a été approuvée par le Comité.
TRANSPORT DES SPECIMENS SUR PIED:
Le président du
CpA, Althaus, a introduit
le point de l'ordre du jour (CoP14
Doc.41), y compris les projets de décisions sur le transport
des animaux sur pied, par transport routier, ferré et maritime, et sur
la collecte des données concernant la mortalité des spécimens sur pied
durant le transport. Le Comité I a approuvé les projets de décisions
avec un amendement mineur introduit par le
secrétariat.
ECI DES SPECIMENS D'ESPECES INSCRITES A
L'ANNEXE-II: Le président du
CpA, Althaus, a introduit
les projets de décisions portant sur les espèces Psittacus erithacus
(perroquet gris africain) et Tridacnidae (palourdes géantes)
(CoP14 Doc.14.2). Les projets de décision ont été approuvés par le
Comité avec des amendements mineurs. COMMERCE DES ESPECES EXOTIQUES ENVAHISSANTES: Le Comité I a approuvé la recommandation conjointe de CpA et du CpP, de supprimer la partie de la Résolution Conf.13.10 (espèces conjointes envahissantes), qui instruit le secrétariat et les comités scientifiques d'entreprendre les activités relatives à ce sujet.
CUBA a annoncé son moratoire volontaire
sur la récolte des tortues marines à partir de 2008 et, appuyé par
DOMINIQUE et le COSTA RICA, a appelé à la poursuite de l'implication de
la
CITES dans ce sujet. Les
ETATS-UNIS D'AMERIQUE, appuyés par SAINTE LUCIE, ont attiré l'attention
sur des initiatives régionales et, notamment, sur la Convention
interaméricaine pour la protection et la conservation des tortues de mer,
et se sont opposés à la prise d'une nouvelle mesure sur ce sujet par la
CITES. Le Mexique et le
VENEZUELA ont encouragé les synergies avec les processus régionaux. Le
WWF et TRAFFIC ont déclaré que le séminaire régional ne devrait pas être
tenu sous l'égide de la
CITES. Le président Leach
a transmis le sujet à un groupe de travail présidé par le Mexique. Concombres de mer: Le président du CpA, Althaus, a introduit le point à l'ordre du jour (CoP14 Doc.62), y compris quatre projets de décisions concernant les concombres de mer dans les familles Holothuriidae et Stichopodidae. Après un certain nombre d'amendements proposés par les parties, le président Leach a établi un groupe de travail présidé par l'UE.
Les quotas à l'exportation du
rhinocéros pour la Namibie et l'Afrique du Sud: Le Kenya a introduit
sa proposition d'abroger les quotas annuels de la Namibie et l'Afrique
du Sud, de cinq rhinocéros (Diceros bicornis) (CoP14
Doc.37.2), faisant part de réserves concernant la durabilité
des niveaux des quotas et concernant l'accroissement du braconnage.
Appuyé par la REPUBLIQUE DU CONGO et le RWANDA, le délégué a suggéré que
d'autres pays africains pourraient payer à la Namibie et l'Afrique du
Sud les coûts de la transplantation des animaux indésirables. La NAMIBIE
et l'AFRIQUE DU SUD ont mis l'accent sur la conservation et sur les
avantages, en terme de moyens de subsistance, fournis par la chasse aux
trophées et ont réfuté les affirmations concernant les niveaux de quotas
non durables et la multiplication du braconnage. La question a été
soumise à un vote qui a abouti au rejet de la proposition du Kenya. FINANCEMENT ET BUDGET: Les délégués ont examiné et adopté les rapports financiers couvrant la période 2004-2006 (CoP14 Doc.7.1 (Rev.1)) et ont procédé à l'estimation des dépenses pour 2007 (CoP14 Doc.7.2 (Rev.1)).
L'UE a apporté son appui au nouveau
programme de travail affichant le coût des activités et a indiqué que la
plupart des activités devraient être couvertes par le fonds fiduciaire
central. La COLOMBIE a souligné le besoin d'établir un lien étroit entre
les groupes de travail sur la vision stratégique et sur le budget et,
appuyée par le BRESIL et la MALAISIE, a déclaré que les priorités des
pays en développement ne doivent pas être laissées sans financements.
L'ARGENTINE, appuyée par le ROYAUME-UNI,
le JAPON et la FRANCE, a demandé un tableau équivalent à la présentation
du budget triennal passé et le Secrétaire Général, Wijnstekers, a
déclaré que cette information sera fournie, sachant qu'à la fin, le
budget sera établi dans le nouveau format. Les délégués ont examiné,
voté et décidé d'établir un groupe de travail de composition non limitée
sur le budget, présidé par Colman O’Criodain (Irlande).
VISION
STRATEGIQUE: Le CANADA, vice-président du Groupe de travail sur le
plan stratégique (GTPS), a présenté le document (CoP14
Doc.11), précisant, entre autres, que le GTPS n'a pas élaboré
un plan d'action normatif, préférant que la vision stratégique soit un
document cadre. L'UE et d'autres ont fait état de la difficulté de fusionner l'amélioration de la mise en œuvre de la CITES avec l'ordre du jour, plus large, de la biodiversité mondiale. La NORVEGE, l'ISLANDE et FLORA AND FAUNA INTERNATIONAL ont apporté leur appui à l'observation du secrétariat que le projet actuel ne déborde pas du mandat de la CITES.
Le BRESIL, au nom du GRULAC, appuyé par le
ZIMBABWE, le KENYA et la MALAISIE, a appelé à un soutien technique et au
renforcement des capacités aux pays en développement, et la CHINE a
souligné que la vision stratégique devrait se focaliser plutôt sur des
espèces particulières que sur de larges catégories marines et de larges
catégories de bois, mentionnant les ressources financières limitées de
la Convention.
Soulignant l'importance des mesures
intérieures et du renforcement des capacités, le JAPON a parlé de la
formalisation d'un processus de facilitation de la mise en œuvre de la
vision stratégique. ISRAËL, appuyé par le KENYA, a déclaré que le droit
de mettre en place des mesures intérieures plus strictes est consacré
dans la Convention et a fait objection à une restriction de ce droit
dans la vision stratégique. La MALAISIE a déclaré que la demande d'une
étude des risques dans le CNP imposerait, aux parties, un fardeau
financier excessif. Le FONDS INTERNATIONAL POUR LA DEFENSE DES ANIMAUX a
déploré l'accent placé sur le commerce au détriment de la conservation.
Les délégués ont convenu d'établir un groupe de travail présidé par
Lynda Maltby (Canada) et de soumettre des observations écrites sur ce
sujet.
ÉVALUATION DES
COMITES SCIENTIFIQUES: L'AUSTRALIE a introduit le document (CoP14
Doc.12), qui renferme une suggestion avancée par le
secrétariat, de fusionner
les comités scientifiques de la
CITES. L'UE, la NOUVELLE
ZELANDE, l'ARGENTINE, l'INDONESIE, la CHINE, le MEXIQUE et l'INDE ont
fait objection à la suggestion du
secrétariat. Plusieurs
participants, cependant, ont exprimé leur appui à la proposition du
groupe de travail sur l'évaluation externe de faire du Comité de la
Nomenclature, un groupe de travail du
CpA et du
CpP. L'UE, appuyée par
les présidents du
CpA et du
CpP, a fait part de ses
réserves concernant la suppression de parties des mandats du
CpA et du
CpP. L'INDONESIE a
apporté son appui, et la CHINE et l'UE ont fait objection, au besoin de
présidents de comités indépendants, la CHINE faisant part de ses
préoccupations quant au bouleversement de l'équilibre régional. Un
groupe de travail présidé par l'Allemagne a été établi sur cette
question. PRINCIPES ET DIRECTIVES D'ADDIS ABEBA: Le président du CpA, Althaus, a introduit le document concernant les Principes et directives d'Addis Abeba sur l'utilisation durable de la biodiversité (PDAA) (CoP14 Doc.13). Le délégué de l'INDE a déclaré qu'il pouvait apporter son appui uniquement à l'application des principes qui sont en phase avec la CITES. L'UE, appuyée par la SUISSE et l'ARGENTINE, a proposé d'utiliser les PDAA dans le commerce non préjudiable “selon ce qu'il convient” pour rendre compte de la recommandation des CpA/CpP. La MALAISIE, les ETATS-UNIS et le BOTSWANA ont indiqué que la proposition de l'UE ne va pas suffisamment loin, les ETATS-UNIS préférant la formulation exacte des CpA/CpP qui stipule que les PDAA soient utilisés en tant qu'outil “volontaire” dans la réalisation du CNP. L'AUSTRALIE a fait objection aux recommandations des CpA/CpP et à la proposition de l'UE. La question a été référée à des consultations informelles entre l'UE, les Etats-Unis et d'autres.
DANS LES COULOIRS
Au cours de la journ�e de mardi, les
d�l�gu�s ont commenc� � s'attaquer � certaines questions de fond
figurant � l'ordre du jour, mettant en lumi�re celles susceptibles de
mettre au d�fi le nerf consensuel de la
CdP14. Dans les couloirs spacieux du centre de conf�rence, des participants ont �chang� leurs observations sur les r�unions r�gionales tenues lundi apr�s-midi. Plusieurs d'entre eux ont accueilli avec satisfaction la position unifi�e �mergeante du GRULAC sur nombre de questions cl�s, mais un d�l�gu� a mis en garde que le �parler d'une seule voix� de la r�gion, nouvellement trouv�, risquait de se noyer dans la cacophonie des int�r�ts nationaux dans le commerce des bois et des p�ches.
D'autres ont soulign� que bien que la
r�union r�gionale africaine se soit focalis�e sur des questions de
proc�dure, il est probable que la divergence continuera dans le Dialogue
des Etats de r�partition de l'�l�phant africain, et un d�l�gu� a d�plor�
que les trois sc�narios avanc�s dans le texte de travail pr�sent� au
groupe impliquent des ventes d'ivoire. Certains observateurs ont
�galement comment� que le d�bat acrimonieux du Comit� I sur les quotas
des troph�es de chasse du rhino noir, n'est pas de bon augure pour ceux
qui travaillent pour la r�alisation d'un consensus r�gional sur les
propositions concernant l'�l�phant.
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