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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 21 No. 33
Lundi 23 février 2004
RESUME DE LA 14e
REUNION DU COMITE DE LA CITES
SUR LES PLANTES:
16-20 FEVRIER 2004
La 14ème réunion du Comité sur
les Plantes (CP-14) de la Convention sur le Commerce International des
Espèces de Faune et de Flore Menacées d'Extinction (CITES), s'est
déroulée du 16 au 20 février 2004, à Windhoek, en Namibie. La réunion a
mis en présence 77 participants, représentant gouvernements,
organisations intergouvernementales et organisations non
gouvernementales. Les délégués à la CP-14 se sont réunis en Plénière,
tout le long de la semaine, procédant à l'examen des 25 points de
l'ordre du jour, consacrés à une gamme de sujets, dont: l'évaluation des
résolutions concernant les plantes et le commerce des plantes; la
définition des termes techniques utilisés dans les annotations
consacrées aux plantes médicinales; le commerce significatif d'espèces
de plantes; l'examen des appendices de la CITES; le suivi des décisions
de la 12ème réunion de la Conférence des Parties de la CITES
(CdP-12); et les propositions d'espèces, à soumettre à la CdP-13.
Plusieurs groupes de travail ont été
établis pour traiter d'un certain nombre de questions particulières,
notamment: l'évaluation du commerce significatif; les résolutions
concernant les plantes et le commerce des plantes; les annotations
consacrées aux espèces hybrides artificiellement propagées; les
annotations consacrées aux plantes médicinales figurant sur les listes
de la CITES; et la représentation et la communication régionales. Deux
comités de rédaction ont été également établis pour aider à la
finalisation du rapport du Président, destiné à la CdP-13 et à examiner
les critères de l'amendement des appendices.
En dépit de son ordre du jour chargé, le
Comité sur les Plantes a réussi à traiter quelques- unes des questions
les plus pressantes, telles que celles des critères de l'amendement des
appendices et de l'évaluation du commerce significatif, qui devaient
être examinées avant la CdP, prévue à Bangkok, en Thaïlande, en octobre
2004. Le Comité sur les Animaux suivra étroitement les résultats de la
réunion du Comité sur les Plantes, étant donné qu'il aura à traiter
aussi de ces mêmes questions, au cours de leur prochaine réunion, en
mars 2004, en Afrique du Sud.
BREF HISTORIQUE DE LA CITES
La CITES a vu le jour en réponse aux
préoccupations grandissantes affirmant que la surexploitation de la
faune et de la flore sauvage à travers le commerce international est en
train de contribuer au déclin rapide de nombre d'espèces de plantes et
d'animaux dans le monde. La Convention a été signée par les
représentants de 80 pays, le 3 mars 1973, à Washington, DC. Elle est
entrée en vigueur le 1er juillet 1975. 164 Parties adhèrent
aujourd'hui à la Convention.
L'objectif de la Convention consiste à
s'assurer que le commerce international des espèces d'animaux et de
plantes sauvages ne menace pas leur survie. Les Parties de la CITES
régulent le commerce en matière de faune et de flore sauvages, à travers
des contrôles et des réglementations imposés sur les espèces listées
dans trois appendices. L'appendice I dresse la liste des espèces
menacées d'extinction en raison du commerce international. Le commerce
de ces espèces n'est autorisé que dans des circonstances
exceptionnelles. Le commerce des espèces listées dans l'appendice II est
assujetti à une réglementation stricte basée sur des quotas et des
permis étudiés de manière à prévenir leur utilisation non viable. Les
contrôles prévus dans ce cadre visent à préserver l'intégrité des
écosystèmes et à éviter aux espèces de devenir éligibles à l'appendice
I. Les espèces figurant dans l'appendice III sont assujetties à des
réglementations intérieures mises en place par les Parties requérant la
coopération d'autres Parties pour le contrôle du commerce international
des espèces en question. Pour placer une espèce donnée sur l'une de ces
listes, les Parties doivent soumettre à l'approbation de la CdP, une
proposition, appuyée par des données scientifiques et biologiques
portant sur la population et sur les tendances du commerce pratiqué. La
proposition doit être soutenue par un scrutin majoritaire aux deux-tiers
des Parties présentes à la CdP. En fonction de l'augmentation ou la
diminution de l'impact du commerce sur telle ou telle espèce, la CdP
décide de l'opportunité de la faire passer d'un appendice à l'autre ou
de l'en ôter complètement. Près de 5000 espèces de faune et de 28000
espèces de flore sont actuellement protégées dans le cadre des trois
appendices de la CITES.
La CITES régule également le commerce
international des espèces à travers un système de permis et de
certificats nécessaires à obtenir, avant que les spécimens puissent
entrer dans un pays ou le quitter. Chaque Partie est requise d'adopter
une législation nationale et de mettre en place l'Autorité Gestionnaire
chargée d'émettre ces permis et certificats, sur avis de l'Autorité
Scientifique désignée. Ces deux autorités nationales sont également
chargées d'aider à la mise en application de la CITES, à travers la
coopération avec les services de douanes, de police et autres agences
appropriées. Les Parties ont l'obligation de veiller au maintien des
archives commerciales et de les faire parvenir annuellement au
Secrétariat de la CITES, aux fins de lui permettre de compiler les
données statistiques concernant le commerce international des espèces
listées dans les appendices.
Les organes opérationnels de la CITES
comprennent le Comité Permanent, ainsi que des comités scientifiques
consultatifs: le Comité sur les Animaux (CA) et le Comité sur les
Plantes (CP); et leurs sous-commissions: la Commission chargée de la
Nomenclature et la Commission chargée du Manuel d'Identification. En
leur qualité d'organes de soutien scientifique et technique, le rôle du
CA et du CP consiste: à entreprendre des évaluations périodiques des
espèces pour s'assurer de leur catégorisation appropriée dans les
appendices de la CITES; à aviser, lorsque certaines espèces font l'objet
d'un commerce non viable, et à recommander les mesures nécessaires; et à
élaborer les résolutions concernant les questions ayant trait aux
animaux et aux plantes, pour considération par les Parties.
La Présidente actuelle du CP est Margarita
Clemente (Espagne) et le Vice-président est Quentin Luke (Kenya). Les
représentants régionaux au sein du CP sont: John Donaldson (Afrique du
Sud) et Quentin Luke (Kenya), pour l'Afrique; Enrique Forero (Colombie)
et Fátima Mereles (Paraguay), pour l'Amérique Centrale et du Sud et les
Caraïbes; Patricia Dolores Dávila Aranda (Mexique), pour l'Amérique du
Nord; Netra Pal Singh (Inde) et Irawati (Indonésie), pour l'Asie;
Margarita Clemente (Espagne) et Giuseppe Frenguelli (Italie), pour
l'Europe; et Greg Leach (Australie), pour l'Océanie.
Les représentants régionaux sont élus au
cours des réunions de la CdP, le nombre de représentants étant calculé
en fonction du nombre de Parties incluses dans chaque région et en
fonction de la répartition régionale de la biodiversité. La Présidente
et le Vice-président sont élus par les membres régionaux du CP.
CDP-12 DE LA CITES:
La CdP-12 s'est déroulée du 3 au 15 novembre 2002, à Santiago, au Chili.
Les délégués y ont procédé à l'examen de 60 propositions et de plus de
60 résolutions concernant une gamme de sujets, dont, entre autres: les
questions stratégiques et administratives, la mise en œuvre de la
Convention, et la considération des propositions d'amendement des
appendices I et II. Cela devait englober: l'introduction des
hippocampes, des requins pèlerins et des requins baleines, ainsi que de
l'acajou à grandes feuilles, dans l'appendice II; et, le rejet des
propositions appelant à faire passer les populations de visons et de
baleines de Bryde, de l'appendice I à l'appendice II. Une proposition
appelant à placer toutes les populations d'éléphants africains sur la
liste figurant dans Appendice I, a dû être retirée. La CdP a décidé, à
sa place, de permettre à trois pays africains – le Botswana, la Namibie
et l'Afrique du Sud – de vendre une quantité limitée et strictement
contrôlée de leur ivoire enregistré.
TREIZIEME REUNION DU COMITE SUR LES PLANTES:
La CP-13 s'est réunie à
Genève, en Suisse, du 12 au 15 août 2003, pour examiner la planification
stratégique, le commerce significatif et l'évaluation de la Revue du
Commerce Significatif. Les délégués ont également procédé au suivi des
décisions de la CdP-12 concernant les espèces Harpagophytum spp.,
Guaiacum spp. et Aquilaria spp., et se sont accordés sur
le cahier des charges et le calendrier de l'examen des critères de
l'amendement des Appendices I et II.
COMPTE RENDU DE LA REUNION
La CP-14 a démarré lundi matin 16 février,
avec les souhaits de bienvenue du ministre namibien de l'environnement
et du tourisme, Phillemon Malima, à l'adresse des délégués. Il a exprimé
son appréciation pour l'insertion de l'Harpagophytum (Griffe du
Diable), espèce très répandue en Namibie, dans l'ordre du jour de la
CP-14, et a appelé à l'adjonction de la Hoodia (fleur Carrion),
une autre espèce autochtone faisant l'objet d'une forte demande
commerciale mondiale. Le ministre Malima a réitéré l'engagement de la
Namibie en faveur de la conservation de la biodiversité et de
l'exploitation durable des ressources.
La Présidente du CP de la CITES, Margarita
Clemente, a remercié le gouvernement namibien pour l'accueil de la
réunion, et a précisé que la CITES ne doit pas être perçue, en Namibie
et dans les autres pays, comme un mécanisme qui impose des sanctions,
mais comme un mécanisme qui renforce l'utilisation durable des
ressources. Evoquant le panier de travail chargé à l'ordre du jour, en
raison du nombre de décisions adressées au CP par la CdP-12, elle a mis
en exergue plusieurs priorités, dont l'évaluation de la revue du
commerce significatif, l'examen des résolutions et des annotations
consacrées aux plantes médicinales, et la finalisation de la révision
des critères de l'amendement des Appendices I et II.
David Morgan, chef désigné de l'Unité de
Soutien Scientifique de la CITES, a rappelé le rôle central de la
science au sein de la convention et a appelé à davantage de ressources
et à l'intégration du travail du CP dans celui de la CITES.
Après les allocutions d'ouverture, les
délégués ont adopté le Règlement Intérieur (PC14 Doc. 2), avec plusieurs
amendements, y compris ceux exigeant que tous les documents soumis par
le Secrétariat ou une Partie soient placés sur le site web de la CITES,
et que la distribution, par le Secrétariat, des documents imprimés d'une
réunion, soit effectuée au moins 40 jours avant sa tenue.
L'ordre du jour de la réunion (PC14 Doc.
3.1 (Rev.1)) a été également adopté, moyennant quelques changements
mineurs, nommément le regroupement des documents relatifs aux points de
l'ordre du jour et l'inclusion des rapports soumis par les Pays-Bas et
la Tanzanie. Les délégués ont ensuite adopté le Programme de Travail
(PC14 Doc. 3.2) et ont approuvé l'Admission des Observateurs (PC14 Doc.
4).
PROGRAMME DE TRAVAIL DU CP D'ICI LA CDP-13
Le lundi 16 février, la Présidente
Clemente a introduit le programme de travail du CP d'ici la CdP-13, qui
englobe l'élaboration du rapport du Président, les résolutions et des
décisions à l'adresse du CP (Doc. 8.1 de la CP-13), et l'évaluation du
Plan d'action du CP (PC14 Doc. 5.3). Elle a annoncé l'établissement d'un
groupe de travail pour aider à l'élaboration du rapport du Président
pour la CdP-13, et a demandé au représentant régional pour l'Afrique, de
continuer de présider le groupe de travail sur les priorités du
programme de travail établi à la CP-12.
Vendredi après-midi 20 février, la
Présidente Clemente a présenté les conclusions réalisées autour du Plan
d'Action, mettant en relief une proposition appelant à l'élimination de
toutes les décisions adressées au CP et à reformuler les décisions qui
devraient être poursuivies. Elle a déclaré qu'aucun programme de travail
ne sera présenté à la CdP-13, mais que le CP informera la CdP que son
programme de travail sera décidé à la lueur des résultats de la CdP-13.
Le Secrétariat a informé les délégués que bien que le budget de
l'exercice 2005 ait été adopté, le CP devrait, à la prochaine réunion du
Comité Permanent, réitérer sa requête pour un budget pour les tâches et
activités du CP, au titre de la triennale 2006-8.
SUIVI DES DECISIONS DE LA CDP-12
REVUE DE LA RESOLUTION CONF. 9.24:
Les lundi 16 et mardi 17 février, les
délégués ont procédé à l'examen de la Résolution révisée de la CdP-12
(Décision 12.97) concernant l'Evaluation des Critères de l'Amendement
des Appendices I et II (PC14 Doc. 6.1). La Présidente Clemente a déclaré
que le document a été élaboré pour faciliter l'évaluation des
propositions de révision de la Résolution 9.24, utilisant des taxons
individuels, englobant 20 espèces pour l'Appendice I et 20 espèces pour
l'Appendice II. Le Secrétariat a introduit plusieurs documents
informationnels en rapport, notamment: la synthèse des essais
d'applicabilité des critères de sélection des taxons végétaux (PC14 Inf.
9); la compilation des commentaires concernant l'applicabilité des
critères de l'évaluation de l'état actuel des espèces de flore devant
être listées dans les Appendices I et II (PC14 Inf. 10 et 11); et
l'évaluation des critères de l'enregistrement dans l'Appendice I (PC14
Inf. 13).
L'Océanie et l'Amérique Centrale et du Sud
et les Caraïbes, ainsi que le Président du CA, Thomas Althaus (Suisse),
le Mexique, les Etats-Unis et la Commission Européenne (CE), ont déclaré
que l'introduction de changements fondamentaux dans le texte est à
éviter. Le Réseau pour la Survie des Espèces (RSE) a ajouté que toute
révision ne doit pas altérer l'esprit de compromis atteint dans les
sessions précédentes, et a signalé que certains nouveaux libellés ont
affaibli l'approche de précaution.
Les délégués ont ensuite considéré
l'applicabilité des critères de l'évaluation de l'état actuel d'une
sélection de taxons végétaux (PC14 Inf. 9), en se basant sur la synthèse
de l'évaluation scientifique.
Le Critère Commercial:
Au sujet du critère commercial – qui dit que les espèces qui sont
touchées par le commerce ou qui sont susceptibles de l'être, doivent
être intégrées dans l'Appendice I, si elles répondent, au minimum, à un
critère biologique listé dans l'Annexe 1– trois recommandations ont été
traitées: la clarification que le mot “commerce” signifie “commerce
international;” la précision de la notion “touchées par le commerce” par
une référence aux preuves montrant qu'un commerce a existé et qu'il
risque d'être re-initié; et la distinction du commerce des espèces
sauvages dans le passé. Les délégués ont décidé que les modifications
proposées sont toutes redondantes, à l'exception de la demande de la
démonstration de l'existence d'un commerce potentiel.
Critère A de l'Appendice I:
Au sujet de ce critère – la population
sauvage est petite – trois recommandations ont été formulées: définir
“la population sauvage;” améliorer la définition de “population sauvage
petite,” en tenant compte plutôt des données pertinentes, que des
nombres absolus, considérant le besoin d'établir un lien entre la
définition de la disponibilité et des niveaux d'exploitation; et,
alternativement, d'éviter de modifier la définition, qui permet
l'utilisation des données disponibles.
Le Président du CA, Althaus, a souligné le
besoin de clarifier le terme “petit.” L'Autriche a souligné l'importance
de relier la définition aux autres données pertinentes. Le délégué des
Etats-Unis a rappelé aux délégués que le Secrétariat de la CdP-12 avait
élaboré un document sur la définition du terme “population sauvage” et,
avec l'Afrique, a suggéré que la réunion doitve élucider ce concept. Il
s'est déclaré d'avis avec la recommandation appelant à ignorer les
valeurs numériques, mais a indiqué que le lien avec la disponibilité de
l'exploitation est redondant.
La CE a proposé que la définition soit
accompagnée par des lignes directrices et, avec les Etats-Unis, s'est
déclaré d'accord avec la recommandation d'éviter de modifier la
définition. Le porte parole du Consortium International pour la Gestion
de la Nature – Société Mondiale de la Conservation (IWMC) a indiqué que
le problème de la définition du terme “population sauvage” est distinct
de la mise en application du critère. Le Mexique a suggéré d'inclure
l'impact de la récolte sur la taille de la population. Le Secrétariat a
déclaré, et d'autres ont été d'avis, que cela n'est pas nécessaire étant
donné que le critère traite de la taille de la population, et non de la
récolte, laquelle est traitée dans un autre chapitre.
Au sujet du sous-critère A(i) – déclin
observé, inféré ou projeté, du nombre d'individus ou dans la zone et
dans la qualité de l'habitat – trois recommandations ont été formulées:
définir les termes déclin “inféré” et “projeté”; définir le cadre
temporel de la détermination du déclin; et relier le déclin à d'autres
paramètres, tel que celui de la zone ou de la qualité de l'habitat.
Le délégué des Etats-Unis, avec le
représentant de l'Afrique, a déclaré que les déclins associés aux
phénomènes naturels doivent être pris en ligne de compte. Le Canada a
précisé que le déclin de certaines espèces, à certains moments du cycle
ou dans certaines régions, est naturel et ne doit pas être un aspect
négatif, et, avec la CE, a suggéré que ce point soit clarifié dans le
guide de l'utilisateur. Le représentant de l'IWMC a souligné le besoin
de définir les termes “inféré” et “projeté.” La présidente Clemente
s'est déclarée d'avis avec le Président du CA, Althaus, que le critère
devrait rester simple et être éclairci dans le guide de l'utilisateur.
Au sujet du sous-critère A(ii) – chaque
sous-population étant très petite – il a été souligné que le
sous-critère n'est pas applicable aux espèces examinées et que sa
modification est recommandée pour éviter d'avoir à définir le terme
“très petite,” suggérant l'insertion d'une formulation stipulant que “la
taille de chaque sous-population est telle, qu'elle peut être considérée
non viable dans le futur.” Le Président du CA, Althaus, a souligné
l'importance de définir le terme “sous-population” et a argué qu'il
serait possible de définir le terme “très petit” en comparant des
espèces du même groupe taxonomique. Le représentant de l'Afrique a
souligné le besoin de définir les populations et les sous-populations de
plantes viables. L'Autriche a mis en relief le travail de la Convention
sur la Diversité Biologique (CDB) sur cette définition, et a précisé que
la notion de sous-populations est applicable aux espèces fragmentées. Le
représentant de l'Amérique du Nord a expliqué que la biologie des
espèces est plus importantes que les chiffres numériques, et que la
notion englobe les flux de gènes.
Au sujet du sous-critère A(iii) – la
majorité des individus étant, durant une ou plusieurs phases de
l'histoire de leur vie, concentrée dans une sous-population – il a été
recommandé que le sous-critère: peut être mal interprété et ne pas être
applicable aux espèces de plantes; et, peut être modifié de manière à
refléter qu'un autre facteur de risque affectant les espèces de plantes
pourrait être la vulnérabilité à certains facteurs extrinsèques
(humains), comme l'exploitation ou la contamination.
Le représentant de l'Afrique a désapprouvé
les conclusions de l'évaluation et a affirmé que le critère est
applicable aux plantes, en général, mais que les espèces utilisées
étaient inappropriées. Le Président du CA, Althaus, a souligné le besoin
de définir le terme “sous-population.” Le Mexique a suggéré qu'étant
donné que les sous-critère porte sur la répartition dans le temps et
dans l'espace, il devrait être placé sous le Critère B ou supprimé. Le
représentant de l'Afrique, appuyé par le Président du CA et la CE, a
appelé au maintien du sous-critère à sa place.
Au sujet du sous-critère A(iv) – les
grandes fluctuations à court terme du nombre d'individus, approprié pour
la mesure de la taille de la population des espèces concernées – il a
été recommandé: de clarifier que le critère doit être applicable à
toutes les espèces; de substituer le temps générationnel par des
chiffres, dans la définition des fluctuations; et de faire référence aux
fluctuations survenant “à l'extérieur des cycles démographiques normaux
des espèces concernées.”
Au sujet du sous-critère A(v) – haute
vulnérabilité due à la biologie ou au comportement des espèces – il a
été recommandé: qu'il doive: être appliqué aux plantes, avec un
éclaircissement que les facteurs pourraient ne pas être tous
applicables; distinguer les facteurs intrinsèques (biotiques) des
facteurs extrinsèques (abiotiques) en matière de vulnérabilité; et
définir le terme “taux de croissance lent.”
Le délégué des Pays-Bas a déclaré que
cette dernière modification introduirait des facteurs de fluctuation
non-biologiques. L'Autriche a appelé à une décision sur le point de
savoir si l'intention est de prendre en ligne de compte des fluctuations
du cycle normal ou des facteurs additionnels influençant les
fluctuations. Le délégué des Etats-Unis a suggéré de retourner à la
formulation d'origine de la Résolution 9.24. Le représentant de TRAFFIC
a suggéré l'insertion d'une formulation stipulant “les grandes
fluctuations à court terme du nombre d'individus, requis pour la mesure
de la taille de la population,” pour améliorer l'objectivité. Le délégué
des Etats-Unis a souligné que le projet proposé a remplacé l'évaluation
de la vulnérabilité par le suivi de la population. La CE a déclaré que
le CA devrait être sollicité d'expliquer la déviation par rapport au
texte du Président de la CdP-12 concernant la Résolution 9.24.
Le délégué des Etats-Unis a accueilli
favorablement les recommandations, soulignant toutefois qu'étant donné
que “taux de croissance” se réfère aux individus, une nouvelle
définition n'est pas nécessaire. Il a précisé que les évaluateurs n'ont
pas appelé à une définition, mais à un éclaircissement du point de
savoir si le terme se réfère aux individus ou à la population.
Critère B de l'Appendice I:
Au sujet de ce critère – la population
naturelle a un territoire restreint – les recommandations appellent: à
exclure de la définition de “territoire” toute unité de mesure; à
définir le niveau de restriction; d'éclaircir le critère biologique et
son application; et d'éliminer le critère de fluctuation de la liste des
sous-critères retenus pour les plantes.
Le Président du CA, Althaus, a souligné la
nécessité d'une souplesse dans la considération des sous-critères, car
certains peuvent être applicables aux animaux mais pas aux plantes. Il a
également suggéré que le terme "territoire,” soit remplacé par le terme
"habitat.”
Plusieurs délégués ont déclaré que le
chiffre de 10,000 km², donné au “territoire restreint de répartition”
est faux, étant donné qu'il n'est pas applicable à toutes les espèces.
Les délégués ont recommandé d'éliminer le chiffre numérique et ont
déclaré que c'est la spécificité de l'habitat qui doit être prise en
ligne de compte.
Critère C de l'Appendice I:
Au sujet de ce critère – un déclin marqué
de la taille de la population naturelle, observé comme étant en cours,
inféré ou projeté, sur la base de l'un des cinq critères – il a été
recommandé de supprimer la référence aux “facteurs extrinsèques induits
par l'Homme,” compte tenu du fait que d'autres menaces existent, comme
les ouragans, le parasitisme et les maladies qui ne sont pas forcément
anthropiques. Le Président du CA, Althaus, avec l'Autriche, s'est
déclaré d'accord avec cette recommandation. Le porte-parole du RSE a
appuyé l'adjonction des maladies et des changements climatiques, en tant
que facteurs de déclin.
Critère D de Appendice I:
Au sujet de ce critère – s'il n'est pas
inclus dans l'Appendice I et est susceptible de répondre à un ou
plusieurs critères A-C, dans les cinq années – une recommandation
appelle soit à l'élimination du critère, en raison de son caractère
hautement spéculatif, soit à éclaircir la différence entre ce critère et
le critère A de l'Appendice II.
Le représentant de l'IWMC s'est déclaré en
faveur de la suppression du critère, soulignant que si la Convention
était mise en application de manière propre, aucune espèce de
l'Appendice II ne devrait être menacée d'extinction, dans les cinq
années qui suivent. L'Océanie a fait objection à l'élimination du
critère, arguant qu'il risquait de “rouvrir des blessures cicatrisées,”
car bon nombre de Parties y voient un filet de sécurité. L'Autriche a
également fait part de son désaccord, affirmant que le commerce n'est
pas l'unique cause du déclin. L'UE a suggéré, et le délégué des
Etats-Unis a désapprouvé, de réserver ce critère pour les espèces qui
figurent déjà dans l'Appendice II. Le porte parole du RSE a demandé le
remplacement du terme “cinq ans” par “dans un futur proche.” Le
représentant de l'Afrique a déclaré que la fréquence devrait être la
même de celle des CdP, c'est à dire une fois tous les trois ans. L'UE,
l'Asie, l'Amérique du Nord et l'Océanie, ont préféré maintenir une
fréquence quinquennale.
Critère A de l'Appendice II:
Au sujet de ce critère – on sait ou on
peut déduire ou on peut projeter que la régulation du commerce des
espèces est nécessaire pour éviter qu'elles deviennent éligibles à
l'insertion dans l'Appendice I, dans un futur proche – il a été
recommandé: d'éclaircir les liens entre ce critère et le Critère D de
l'Appendice I; d'éclaircir le terme “futur proche” et de l'insérer dans
le glossaire; et de demander que les assertions sur l'applicabilité des
critères soient expliquées. La CE a souligné que toutes les assertions
et toutes les inférences doivent être appuyées par des preuves.
L'Afrique a déclaré que le terme “futur proche” est approprié, car il se
réfère plutôt à la biologie des espèces qu'aux procédures de la
Convention, comme dans le Critère D de l'Appendice I.
Critère B de l'Appendice II:
Au sujet de ce critère – on sait ou on
peut déduire ou on peut projeter, que la cueillette d'espèces naturelles
pour le commerce international a ou pourrait avoir un impact
préjudiciable sur les espèces – il a été recommandé: de définir le terme
“impact préjudiciable” et d'autres termes; de supprimer les
sous-critères (i) et (ii); et d'inclure les facteurs de vulnérabilité de
l'UICN - Conservation Mondiale.
Le Président du CA, Althaus a remis en
question l'à propos de mentionner les facteurs de l'UICN dans
l'Appendice portant sur les quantités commercialisées. Le délégué des
Etats-Unis, appuyé par l'Océanie, la Présidente Clemente et le Président
du CA, Althaus, a déclaré que compte tenu des difficultés créées par le
Critère B proposé, le CP devrait retourner au texte d'origine de la
Résolution 9.24. L'Autriche et la CE ont suggéré d'indiquer que la liste
des facteurs de vulnérabilité est non-exhaustive, et de faire référence
aux critères de l'UICN.
Critère C de l'Appendice II:
Au sujet de ce critère – les spécimens commercialisés qui ressemblent
aux spécimens des espèces incluses dans l'Appendice II ou l'Appendice I,
de manière telle que moyennant un effort raisonnable, un non-expert ne
serait pas capable de distinguer – il a été noté que la plupart des
plantes sont, pour des non-experts, difficiles à identifier, et il a
été recommandé d'expliquer davantage les termes “non-expert” et “effort
raisonnable.”
Critère D de l'Appendice II:
Ce critère – Il existe des motifs
irrésistibles autres que ceux donnés dans le critère C, mentionné
ci-dessus, qui poussent à s'assurer qu'un contrôle efficace du commerce
des espèces figurant actuellement sur les listes, soit réalisé –
fonctionne bien, a-t-on trouvé, et aucune recommandation n'a été
formulée. Le Président du CA, Althaus, a appelé à un éclaircissement de
son libellé et à son amélioration en donnant des exemples de “motifs
irrésistibles.” L'Autriche a été d'avis avec l'adjonction d'une liste
d'exemples clairement non-exhaustive. Les délégués ont approuvé ces
suggestions.
Après l'examen des critères des Appendices
I et II, la Présidente Clemente a établi un comité de rédaction pour
leur amendement.
Vendredi 20 février, le délégué de
l'Océanie, Président du comité de rédaction, a introduit les amendements
proposés pour les critères des Appendices I et II (PC14 DG1 Doc. 1),
mettant l'accent sur: l'existence, dans le chapitre consacré à
l'établissement d'une liste distincte, d'un lien à une nouvelle
définition du terme “population naturelle;” le nouveau libellé consacré
aux facteurs à prendre en considération dans le transfert des taxons, de
l'Appendice II à l'Appendice I; et la nouvelle définition du terme
“population naturelle.” Le CP a approuvé les changements, moyennant
quelques amendements, dont: la suppression de la référence aux facteurs
biotiques et abiotiques. Au sujet de l'établissement d'une liste
distincte, les délégués ont décidé de clarifier qu'à moins d'être
exclues par les annotations, toutes les populations sont couvertes, et
de supprimer la référence à l'équilibre entre la protection des espèces
et leur exposition à l'attention des commerçants.
GUAIACUM
SPP.: Lundi 16 février, le Secrétariat a introduit le document
consacré à l'espèce Guaiacum spp. (lignum vitae ou
arbre de vie) (PC14 Doc. 6.3), document relatif à la décision de la
CdP-12 qui requiert du CP de déterminer la situation du Guaiacum
dans la nature et dans le commerce, ainsi que les menaces qui pèsent sur
l'espèce. Le Mexique a présenté les progrès qu'il a accomplis dans les
recherches menées sur la situation du Guaiacum spp. (PC14 Inf.
1), indiquant que le G. sanctum est largement répandu dans la
Péninsule de Yucatan, mais que sa présence est discontinue dans les
forêts tropicales sub-caduques. Le délégué des Pays-Bas s'est enquis de
la suite donnée à la requête cubaine de mener une étude similaire. Le
Président a souligné que toutes les propositions doivent être
accompagnées de dispositions financières, et a suggéré que le CP
encourage Cuba à soumettre une proposition financièrement détaillée,
pour examen par les Etats importateurs.
HARPAGOPHYTUM
SPP.:
Mardi 17 février, l'Afrique du Sud a introduit le rapport concernant
l'évolution de la situation du Harpagophytum spp. (Griffe du
diable) (PC14 Doc. 6.2), les décisions de la CdP-12 exigeant des
pays-habitats, de fournir un rapport sur la situation des populations
naturelles et de négocier avec l'industrie de la Griffe du Diable son
soutien en faveur des programmes de gestion durable. L'Afrique du Sud a
confirmé que les espèces H. procumbens et H. zeyheri
poussent dans le pays, mais que leurs territoires ne se chevauchent pas.
Ajoutant que l'espèce H. procumbens est la seule à être collectée
à des fins commerciales, en Afrique du Sud, la représentante a indiqué
qu'il n'y a pas de menace immédiate pesant sur l'espèce, en raison de
cette cueillette, mais que les populations ont décliné et qu'elles sont
en train d'être surveillées. Elle a également rapporté que le soutien
attendu de l'industrie de la Griffe du Diable n'est toujours pas fourni.
La Namibie a parlé de l'analyse conduite sur la situation nationale de
la Griffe du Diable, qui a englobé des enquêtes sur les ressources, les
facteurs socioéconomiques et les marchés. Le délégué a souligné que la
Namibie préfère promouvoir plutôt la cueillette naturelle que la
culture, reconnaissant les avantages offerts aux cueilleurs autochtones.
Il a signalé qu'en dépit du fait que le groupe de travail namibien sur
la Griffe du Diable se soit réuni avec les commerçants et les
exportateurs pour explorer les voies et moyens de s'assurer la
durabilité de l'espèce, en Namibie, la collaboration avec l'industrie
n'est pas positive, non plus.
La Présidente Clemente a demandé aux
pays-habitats, la manière dont le CP pourrait les aider et si, oui ou
non, le CP devrait maintenir les décisions concernant cette espèce
non-listée. Le Royaume-Uni a suggéré la conduite d'une campagne de
conscientisation en faveur de la Griffe du Diable, dans les pays
importateurs. La CE a déclaré que des mesures juridiques contraignantes
sont mises en œuvre en Europe, pour le suivi des importations. Le
représentant de l'IWMC a déclaré que les décisions de la CdP-12
requièrent également des pays importateurs de soumettre des rapports sur
le commerce, en particulier, sur le rôle de l'industrie pharmaceutique.
L'organisation 'Fauna and Flora International (FFI)' a souligné
l'importance de se focaliser sur les moyens de vivre des cueilleurs. La
Présidente Clemente a demandé aux pays-habitats de se réunir en groupe
de travail, pour recommander la manière dont le CP devrait faire avancer
la question.
Vendredi 20 février, le délégué de
l'Afrique, Président du groupe de travail sur l'espèce Harpagophytum,
a présenté les recommandations du groupe, notamment: que le CP décide de
l'action requise pour les rapports en suspens attendus des pays
importateurs; que le groupe de travail régional sur la Griffe du Diable
compile un document d'informations pour la CdP-13, consacré aux leçons
apprises; et que le rapport du Président souligne l'impact des listes de
la CITES, sur les moyens de subsistance des pauvres. La Présidente
Clemente a suggéré d'ajouter un appel aux commerçants de la Griffe du
Diable, pour le soutien des projets axés sur l'utilisation durable.
AQUILARIA
SPP.: Mercredi 18 février, TRAFFIC a introduit le rapport
concernant la situation de l'espèce Aquilaria spp. (bois de
gélose) (PC14 Doc. 6.4), qui renferme des détails sur les progrès
accomplis dans le cadre des six décisions en rapport, de la CdP-12. Au
sujet de la Décision 12.66, des travaux sur l'ADN devraient être
entrepris pour clarifier si l'espèce A. agallocha est synonyme de
l'espèce A. malaccensis. Au sujet de la Décision 12.67, les
données concernant l'habitat doivent être améliorées, aux fins de
permettre la conduite d'une réévaluation. Au sujet de la Décision 12.68,
le CP devrait considérer le point de savoir si l'introduction de tous
les taxons de bois de gélose dans la liste de l'Appendice II, aide à
harmoniser la gestion de la cueillette et du commerce. Au sujet de la
Décision 12.69, la réévaluation de la Liste Rouge de l'UICN devrait être
endossée. Au sujet de la Décision 12.70, la Malaisie et l'Indonésie
devraient se réunir en groupe de travail sur les méthodes
non-préjudiciables. Et, au sujet de la Décision 12.71, une conférence
internationale sur le bois de gélose a été convoquée au Viêt-nam. La
Présidente Clemente a déclaré que ce sujet sera examiné davantage dans
le groupe de travail sur l'évaluation du commerce significatif (ECS).
Vendredi 20 février, le Royaume-Uni a
introduit les recommandations émanant du groupe de travail sur l'ECS des
spécimens des espèces figurant dans l'Appendice II (PC14 WG 3.1 Doc.1
Annex 2), et concernant l'espèce Aquilaria spp. Les
Recommandations englobent: que les travaux sur l'ADN, menés par les
Pays-Bas, se poursuivent; que les données détaillées concernant le
territoire des espèces soient coordonnées par la Commission de l'UICN
chargée de la Survie des Espèces (IUCN-SSC), avec une contribution
apportée par le Groupe de l'UICN des Spécialistes Arboricoles Mondiaux;
que l'introduction de tous les taxons produisant le bois de gélose, dans
l'Appendice II, soit examinée; et qu'une nouvelle recherche sur terrain
soit menée en Asie de l'Est et au Moyen Orient. Le CP a adopté les
recommandations et a décidé d'intégrer les implications financières dans
le rapport du Président à l'intention de la CdP-13.
PROPOSITIONS TECHNIQUES EMANANT DE LA
CDP-12
AMELIORATION DE LA COMMUNICATION ET DE LA REPRESENTATION
REGIONALE: Mercredi 18
février, le délégué des Pays-Bas a introduit le document concernant
l'amélioration de la communication régionale et de la représentation
régionale (PC14. Doc. 7.1), soulignant que les représentants régionaux
se plaignent du manque: de temps et de moyens de communiquer; de
réactivité au sein des régions; et de directives concernant leurs rôles.
Il a suggéré qu'il doive y avoir une recommandation disant que seules
des personnes “compétentes” peuvent être désignées, et que candidats et
gouvernements reçoivent un manuel sur le rôle du représentant régional.
Plusieurs représentants régionaux ont
parlé de l'absence de soutien institutionnel et des difficultés
rencontrées en matière de communication dans la région. Netra Pal Singh
(Inde) a souligné le manque de continuité institutionnelle. John
Donaldson (l'Afrique du Sud), Giuseppe Frenguelli (Italie) et le
Président du CA, Althaus, a fait l'éloge de la proposition appelant
l'engagement formel du pays désignant une personne, à apporter son
soutien. Greg Leach (Australie) a mis en garde que cela pourrait
décourager les pays en développement de désigner des candidates, compte
tenu des exigences financières. Patricia Dávila Aranda (Mexique) a
signalé l'importance du guide de l'engagement gouvernemental. Margarita
Clemente a suggéré d'élaborer un calendrier, de manière à ce que les
responsables de la gestion de la CITES soient au courant des engagements
des représentants régionaux. Elle a également fait part de sa
frustration de constater que la Présidence du CP est toujours tenue par
un pays industrialisé.
Donaldson a suggéré qu'en vue de s'assurer
de nominations issues de pays en développement, les candidats puissent
chercher des commanditaires. La Présidente Clemente a établi un groupe
de travail pour poursuivre l'examen de la question.
Vendredi 20 février, le délégué des
Pays-Bas, Président du groupe de travail, a présenté les résultats du
groupe (PC14 WG2 Doc. 1). Il a mis l'accent sur les propositions du
groupe de travail: d'amender la Résolution Conf. 11.1, concernant les
engagements formels des représentants régionaux et de leurs
gouvernements; d'évaluer la performance des représentants régionaux; de
promouvoir un mécanisme pour le soutien des Présidents et
Vice-présidents du CP et du CA; et d'élaborer un manuel pour les
représentants régionaux. Le CP a endossé les recommandations.
DEFINITIONS DES TERMES TECHNIQUES UTILISES DANS LES
ANNOTATIONS RELATIVES AUX PLANTES MEDICINALES:
Jeudi 19 février, le Secrétariat a introduit le document PC14
Doc. 7.2, soulignant qu'il a commandé au Groupe de l'UICN-SSC
Spécialiste des Plantes Médicinales, un papier sur les annotations
relatives aux espèces de plantes utilisées à des fins médicinales.
L'Allemagne, au nom de l'UICN, a présenté
le papier PC14 Inf. 3, soulignant que les matières premières
commercialisées, ne devraient pas toutes être assujetties au contrôle de
la CITES. Il a indiqué que les contrôles commerciaux ne devraient porter
que sur les matières premières qui dominent le commerce, et qu'ils
devraient se focaliser sur les matières premières qui, dans le commerce
international, figurent en tant qu'exports des pays-habitats. La France
a appelé à l'harmonisation de la terminologie de la CITES avec le Code
Harmonisé des Douanes et à l'évitement des annotations d'ordre général,
et a mis en garde que le contrôle des seules formes d'origine risque
d'exclure l'export de produits des pays d'origine. Le délégué des
Etats-Unis a fait remarquer que le rapport va au-delà du mandat du
Groupe de l'UICN-SSC Spécialiste des Plantes Médicinales, suscitant des
doutes, que les recommandations risquent de ne pas être prêtes, à temps,
pour être soumises à la CdP-13. L'Autriche, appuyé par le Canada, a
encouragé l'octroi d'une priorité au contrôle du commerce préjudiciable
aux espèces. Le délégué a également recommandé l'emploi d'une
terminologie intelligible, et l'intégration du travail disponible, dans
le rapport de la CdP-13. La Présidente Clemente a établi un groupe de
travail présidé par l'Allemagne, pour poursuivre l'examen des
définitions et des cahiers des charges.
Vendredi après-midi 20 février, l'Allemagne a présenté le
rapport du groupe de travail sur les annotations relatives aux plantes
médicinales, qui recommande que le rapport du Président traite des
éléments qui devraient guider les futures annotations.
Ils englobent:
-
des définitions claires de tous les
termes utilisés dans les annotations présentes;
-
la détermination des taxons pour
lesquels les annotations actuelles rendent compte de manière
inadéquate de la situation du commerce;
-
l'identification des cas dans lesquels
des annotations améliorées peuvent être facilement réalisées et la
formulation de recommandations à cet effet; et
-
deux principes directeurs (les
contrôles devraient se concentrer sur les matières premières qui
figurent, en premier, dans le commerce international en tant
qu'exports provenant des pays-habitat, et sur les matières premières
qui dominent le commerce (PC14 Inf. 3)).
L'Allemagne a indiqué que le groupe de
travail poursuivra ses travaux autour de cette question, durant la
période intersessions.
APPLICATION DE L'ANNOTATION CONCERNANT LES HYBRIDES
ARTIFICIELLEMENT PROPAGES DE LA FAMILLE PHALAENOPSIS:
Jeudi 19 février, le délégué des Etats-Unis a signalé que les
exemptions appliquées aux orchidées artificiellement propagées de la
famille Phalaenopsis, ne sont pas utilisées et que les permis
continuent à être émis. Il a ajouté que les pépiniéristes craignent de
voir les pays importateurs faillir à la reconnaissance des espèces
exemptées et refuser des cargaisons. La Présidente Clemente a suggéré
d'éliminer ou de modifier l'exemption. Les représentants de l'Asie, du
Mexique et le Secrétariat ont plaidé en faveur de son élimination. Le
délégué des Pays-Bas a préféré voir les travaux se poursuivre sur ce
sujet. Soulignant que l'exemption pourrait encourager la fraude, la
Suisse a proposé de la limiter aux espèces figurant dans l'Annexe II. La
Chine a suggéré d'établir un registre plus efficace des pépinières qui
produisent les espèces exemptées.
L'IWMC a rappelé que depuis la CdP-2, les
Parties ont accepté que dès lors qu'un spécimen est cultivé à partir
d'une graine, il est artificiel. Il a suggéré de s'accorder sur une
formulation générale, et que les pays d'origine des espèces susceptibles
d'être renforcées par la collecte des graines sauvages, soient examinés
au cas par cas. Il a noté qu'il ne saurait y avoir un stock parental,
pour les espèces à cycle annuel, et a mis en garde contre le transfert
de libellés retenu pour le monde des animaux, à celui des plantes.
REVUE DES RESOLUTIONS CONCERNANT LES PLANTES ET LE
COMMERCE DES PLANTES:
Mercredi 18 février, le délégué des Etats-Unis, Président du groupe de
travail intersessions, a présenté le rapport concernant l'évaluation des
résolutions ayant trait aux plantes et au commerce des plantes, et à la
définition du terme “artificiellement propagées” (PC14 Doc. 7.4). Le
Secrétariat a introduit ses commentaires concernant l'évaluation (PC14
Doc. 7.4 Addendum). Le délégué des Etats-Unis a souligné que le groupe
de travail a éclairci le libellé de la définition et, en particulier, la
précision que si une plante est artificiellement propagée, tous ses
produits le sont également. Il a indiqué que se basant sur une
recommandation chilienne, le groupe de travail a proposé d'amender la
définition de manière à permettre à certaines plantes de l'Appendice I,
obtenu à partir de graines collectées dans la nature, d'être traitées
comme étant des spécimens artificiellement propagés, si elles répondent
à certaines conditions. Le Secrétariat a déclaré que la Résolution Conf.
11.16 (portant sur l'élevage et le commerce des spécimens issus de
l'élevage) fournit une solution, précisant qu'il n'est pas nécessaire
d'établir des exemptions additionnelles pour les spécimens de
l'Appendice I. L'oratrice a suggéré d'appliquer aux plantes cette
Résolution qui, à ce jour, a été appliquée uniquement aux animaux.
L'Afrique a déclaré que certaines espèces de l'Appendice I, qui se
trouvent au bord de l'extinction, bénéficieraient fortement de la
collecte des graines sauvages.
La Présidente Clémente a indiqué que la
Résolution consacrée aux espèces “artificiellement propagées” visent à
aider les pays d'origine à traiter la problématique des graines
artificiellement propagées, à donner de plus grandes opportunités aux
pépinières et à la promotion de la propagation artificielle pour
améliorer la conservation. Le Mexique a déclaré que le terme
“environnement non naturel” devrait être défini. Le représentant de
l'Asie a fait remarquer que la définition du terme “environnement
contrôlé” est inadéquat, car bon nombre de pépinières, dans les pays en
développement, ne seraient pas en mesure de remplir ses conditions. Au
sujet de l'exemption applicable aux spécimens obtenus à partir de
graines collectées dans le milieu naturel, le délégué des Etats-Unis a
souligné le besoin de définir à la fois, la notion que “les spécimens
mettent longtemps à parvenir à l'âge reproductif” et le terme “stock
parental” d'une plante à cycle annuel. La Présidente Clemente a demandé
au groupe de travail de produire un nouveau texte intégrant les
suggestions avancées durant la discussion.
Vendredi après-midi 20 février, le délégué
des Etats-Unis, Président du groupe de travail, a présenté le projet de
révision de texte concernant la régulation du commerce des plantes (PC14
WG 4 Doc. 1). Au sujet de la définition du terme “artificiellement
propagée,” il a décrit les principaux changements comme visant: à rendre
compte de la culture des semences exemptées; à traiter la question de la
propagation artificielle des graines collectées en milieu naturel; à
éclaircir le terme “stock parental cultivé” pour s'assurer de l'absence
de tout préjudice à la survie des espèces du milieu naturel; et à
intégrer les spécimens de l'Appendice III. Au sujet des hybrides, il a
expliqué que le libellé a été éclairci, et au sujet des semis en flacons
des orchidées figurant dans l'Appendice I, il a indiqué que le groupe a
rejeté la possibilité d'étendre l'exemption à d'autres taxons.
Il a suggéré, et les délégués ont accepté,
que le groupe de travail continue ses travaux, après la réunion, pour
finaliser le projet de texte. Le Secrétariat a accepté d'introduire dans
la Résolution Conf. 9.19, les modifications nécessaires à harmoniser le
document avec le projet de texte final de la Résolution Conf. 11.11. Au
sujet de l'harmonisation, les délégués ont décidé de suspendre
l'enregistrement d'une pépinière chilienne qui cultive des graines
collectées en milieu naturel, en attendant l'adoption, par la CdP, des
textes des résolutions applicables.
DETERMINATION DE LA DEFINITION DU CONTRE-PLAQUE
SWIETENIA MACROPHYLLA:
Jeudi 19 février, le Secrétariat a demandé que le CP adopte la
définition du contre-plaqué Swietenia macrophylla (acajou à
grandes feuilles) (PC14 Doc. 7.5.1). Le délégué des Etats-Unis a
introduit le document (PC14 Doc. 7.5.2 (Rev.1)) définissant le
contre-plaqué, comme: “consistant en trois feuilles de bois ou plus,
collées et pressées l'une contre l'autre, et disposées, en général, de
manière à ce que le grain des couches successives soit de biais.”
Le représentant de l'Amérique Centrale et
du Sud et les Caraïbes, au nom du Pérou, et le Mexique, ont proposé de
modifier la définition. Le délégué des Etats-Unis a encouragé le CP à
garder la définition endossée par le Groupe de travail sur l'acajou à
grandes feuilles, réitérant qu'il s'agit là, d'une définition générique
du contre-plaqué et non d'une définition particulière à l'espèce S.
macrophylla.
Vendredi 20 février, le délégué des
Etats-Unis, Président du groupe de travail sur la définition du
contre-plaqué, a souligné que le groupe a décidé de garder la définition
telle quelle, de manière à être compatible avec le Code Douanier
Harmonisé.
LES PROPOSITIONS D'ESPECES POUR LA CDP-13
ANNOTATIONS POUR CERTAINS HYBRIDES D'ORCHIDEES
ARTIFICIELLEMENT PROPAGES:
Jeudi 19 février, la Suisse a présenté le projet de
proposition (PC14 Doc. 8.1) concernant les annotations pour certains
hybrides d'orchidées artificiellement propagés. La Présidente Clemente a
établi un groupe de travail, présidé par les Etats-Unis, pour poursuivre
l'examen de ce sujet.
Vendredi après-midi 20 février, le délégué
des Etats-Unis, Président du groupe de travail, a rapporté que le groupe
a recommandé que la CdP-13 amende l'annotation appelant à réduire le
nombre de spécimens requis pour justifier les exemptions, de 100 à 20.
SPECIMENS EXEMPTES OBJET D'UN COMMERCE INTERNATIONAL:
Jeudi 19 février, la Suisse a présenté sa proposition concernant les
spécimens exemptés objet d'un commerce international (PC14 Doc. 8.2),
selon lequel les spécimens qui cessent d'être qualifiés pour l'exemption
des régulations de la CITES, sont considérés comme étant originaires du
pays dans lequel ils cessent d'être qualifiés pour cette exemption.
Les Etats-Unis, les Pays-Bas, l'Autriche,
l'Allemagne et la CE, ont apporté leur appui à la proposition, sans
amendements. Le Mexique s'y est opposé en raison de préoccupations
concernant la fraude, et a appelé à de meilleurs moyens pour tracer
l'origine des spécimens, aux fins de garantir l'application de la CITES.
Le délégué des Pays-Bas a affirmé que garder la trace des espèces
exemptées, n'a aucune valeur. L'Autriche a souligné que la réserve
exprimée par le Mexique est pertinente à la CDB et a mis en garde contre
toute confusion entre les deux processus. Les Etats-Unis, les Pays-Bas
et la CE ont déclaré qu'il incombe à la personne réclamant l'exemption,
d'apporter la preuve et de monter la documentation qui la valide.
L'Allemagne a introduit le document consacré aux plants en flacons,
commercialisés dans le cadre des normes d'exemption de la CITES (PC14
Inf. 7). La Présidente Clemente a reconnu le risque de fraude posé par
ces plants, mais a indiqué qu'il devrait être mesuré par rapport au fait
qu'une grande quantité de matériaux est transportée légalement en
vitro. Le CP a encouragé la Suisse à poursuivre ses travaux sur ce
sujet.
PROPOSITION D'INCLURE L'ESPECE CAESALPINIA ECHINATA
DANS LES APPENDICES:
Vendredi 20 février, l'Allemagne a informé les délégués qu'elle pourrait
abandonner ses plans de proposer l'inscription de l'espèce
Caesalpinia echinata (Pernambuco ou Pau Brazil) sur la liste de
l'Appendice II, en raison de l'absence de réactivité de la part du
Brésil. La Confédération des Artisans et des Usagers des Ressources
Naturelles (COMURNAT) a présenté un rapport sur les progrès accomplis
dans l'initiative internationale pour la protection de l'espèce C.
echinata, mettant l'accent sur: le lancement cette année, de 19
projets, sur les 52 prévus; l'information des communautés locales sur la
bonne gestion des ressources, en vue d'accroître la profitabilité
économique; et le programme d'enregistrement des arbres. Il a fait
l'éloge de l'initiative d'intégration des aspects sociaux, culturels,
économiques et scientifiques de la conservation, et a suggéré de
l'étendre à d'autres pays et d'autres espèces.
LE COMMERCE SIGNIFICATIF DES PLANTES
EVALUATION DE LA REVUE DU COMMERCE SIGNIFICATIF:
Mercredi 18 février, la CE a
introduit le document concernant l'évaluation de la RCS (PC14 Doc. 9.1),
mettant en exergue les trois grands principes que le CP et le CA
devraient prendre en considération: l'impact du commerce sur les espèces
non-inscrites dans la CITES; l'utilisation des termes, comme
“efficience” et “rapport coût -efficacité;” et les questions
socioéconomiques plus larges qui ont rapport avec la régulation du
commerce de la faune et de la flore sauvage.
Répondant aux interrogations concernant la
manière dont l'évaluation serait financée, le Secrétariat a suggéré
qu'une partie du budget de la RCS puisse être utilisée à cette fin ou
qu'un financement extérieur pourrait être trouvé. Le Royaume-Uni a
déclaré que l'évaluation pourrait être reportée, étant donné que le CP
est juste en train de commencer sa RCS. La Présidente Clemente a déclaré
que la question devrait être débattue davantage au sein du groupe de
travail sur la RCS, présidé par le Royaume-Uni.
Vendredi 20 février, le Royaume-Uni a
introduit les termes de référence révisés du groupe de travail
concernant l'évaluation de la RCS (PC14 WG 3.1 Doc.1), notant que les
espèces non-listées ne devraient pas être examinées en détail, comme
partie intégrante de la RCS, et que les revues devraient commencer
seulement après la CdP-14.
MISE EN ŒUVRE DE LA RESOLUTION CONF. 12.8: Commerce des
plantes originaires de Madagascar:
Jeudi 19 février, le Secrétariat a introduit les
documents concernant le commerce des plantes originaires de Madagascar
(PC14 Doc. 9.2.1) et le Plan d'Action de la réforme du commerce à
l'export de la faune et de la flore sauvage de Madagascar (PC14 Inf.
12). Informant les participants que certains plans à court-terme sont
déjà en cours d'exécution, il a invité le CP: à commenter davantage le
Plan d'Action; à proposer les étapes de la mise en application; et à
considérer la manière dont le CP souhaite être informé des progrès
futurs. L'Autriche a suggéré d'établir une indemnité sur l'exportation
des plantes vivantes originaires de Madagascar, pour permettre la
conduite des travaux scientifiques prévus dans le cadre du Plan d'action
et de formation.
Les progrès de la mise en œuvre de l'évaluation des
espèces: Jeudi 19
février, le Secrétariat a introduit le document PC14 Doc. 9.2.2,
indiquant que la CdP-12 a requis du CP d'examiner les rapports établis
par les pays-habitat, et selon ce qui convient, de réviser les
catégorisations préliminaires proposées.
Le représentant de TRAFFIC a présenté la
RCS de l'espèce Cycades (PC14 Doc. 9.2.2 Annexe 1), soulignant qu'un
grand nombre d'espèces sont menacées d'extinction dans la nature, à
cause de la destruction de l'habitat, et du commerce des plantes
sauvages. Il a précisé que le décalage entre les conclusions de la RCS
et les soumissions des experts indique l'existence d'un commerce
important, illicite ou non-régulé par la CITES. Il a indiqué aussi que
les Appendices devraient être revus, pour l'harmonisation de
l'application des critères, et a fait part de ses réserves concernant le
fait que l'enregistrement dans l'Appendice I, n'offre pas toujours des
avantages aux espèces sauvages.
Présentant la RCS de l'espèce Aquilaria
malaccensis (bois de gélose) (PC14 Doc. 9.2.2 Annexe 2), TRAFFIC a
noté que les espèces de bois de gélose malais ont été classées dans la
catégorie des “espèces de préoccupation urgente,” et que les espèces
indiennes et indonésiennes ont été placées dans la catégorie des
“espèces de préoccupation possible.”
La représentante de FFI a présenté la RCS
de l'espèce Pericopsis elata (teck africain) (PC14 Doc. 9.2.2
Annex 3), précisant que les priorités des pays exportateurs englobent la
formulation de procédures claires pour la production des conclusions de
la CITES. Il a appelé à l'amélioration du contrôle de l'export illicite
et la considération d'une réévaluation de la Liste Rouge de l'UICN. La
République Démocratique du Congo a affirmé que l'enregistrement de
l'espèce P. elata dans l'Appendice II est injustifié, compte tenu
de son abondance dans la nature.
La représentante de l'organisation FFI a
également présenté la RCS de l'espèce est-africaine Aloe extracts
(PC14 Doc. 9.2.2 Annex 4), soulignant que l'impact du commerce sur
l'état de conservation de l'espèce Aloe n'est pas clair. Elle a
ajouté que des préoccupations existent concernant les niveaux
d'exploitation dont font l'objet de nombreuses espèces, compte tenu, en
particulier, de l'absence de régulation, et a suggéré de classer des
espèces A. scabrifolia, A. secundiflora et A. turkanensis
dans la catégorie des “espèces de préoccupation urgente.” Elle a fait
part aussi de son soutien en faveur: des schémas communautaires de
propagation et de culture de l'espèce Aloe utilisée à des fins
médicinale; de l'élaboration des lignes directrices devant régir sa
culture et sa propagation; et de la mise à jour de l'étude de la
conservation en Afrique de l'Est, sur la base de la Liste Rouge de l'UICN.
Vendredi 20 février, le Royaume-Uni a
introduit les recommandations du groupe de travail sur la RCS, qui a
adopté la catégorisation suggérée dans les évaluations, à l'exception de
la Cycade de Madagascar, qu'il a fait passer de la catégorie espèce
“objet de préoccupation possible,” à la catégorie espèce “objet de
préoccupation urgente.”
SELECTION DES NOUVELLES ESPECES:
Jeudi 19 février, le Secrétariat a
introduit le document concernant la sélection des nouvelles espèces
(PC14 Doc. 9.3). La représentante du Centre du PNUE pour le Suivi de la
Conservation Mondiale (CSCM-PNUE) a présenté une analyse des données
commerciales ayant trait aux espèces de plantes listées dans l'Appendice
II, analyse portant sur une période de dix ans, et a proposé la mise en
place d'un processus de sélection des nouvelles espèces devant être
soumises à la RCS. Identifiant 15 nouvelles espèces, elle a souligné
qu'une espèce dont les niveaux commerciaux enregistrent un
accroissement, a besoin davantage d'attention qu'une espèces dont le
commerce est en diminution, et qu'une espèce dont les niveaux
commerciaux passés montrent une grande variation, a besoin de davantage
d'attention qu'une espèce dont les niveaux commerciaux sont constants.
Le délégué des Etats-Unis a suggéré
d'attendre la prochaine réunion du CP, pour sélectionner de nouvelles
espèces. L'Amérique du Nord, avec l'Allemagne, a suggéré de mener plutôt
une évaluation plus qualitative, qu'utiliser uniquement un cadre
statistique. Le représentant de TRAFFIC a introduit son processus de
sélection des espèces (PC14 Inf. 5 et Inf. 6), soulignant qu'il est
complémentaire au processus du CSCM-PNUE, dans la mesure où il fournit
des étapes analytiques additionnelles à suivre dans l'examen des données
présentées, avant la sélection des espèces à soumettre à l'évaluation,
et dans la mesure où il aide à en éliminer les espèces qui ne sont pas
essentielles. Le Secrétariat a déclaré que le processus additionnel aura
des implications importantes en terme de temps et de coût, mettant en
relief la limite des ressources financières disponibles pour la RCS. La
présidente Clemente a établi un groupe de travail pour l'examen de
l'approche méthodologique à adopter dans la sélection des nouvelles
espèces et pour la fourniture de la liste des espèces retenues pour la
phase suivante de la RCS.
Vendredi 20 février, l'Afrique (Afrique du
Sud), le Président du groupe de travail, a présenté les résultats des
délibérations. Au sujet des méthodologies, le porte-parole a souligné
que l'analyse du CSCM-PNUE devrait englober l'importance de la
régression des analyses ainsi qu'une analyse des spécimens
commercialisés en tant que spécimens artificiellement propagés et ce,
aux fins de déterminer les espèces soumises à l'évaluation à propos
desquels des problèmes pourraient se poser au niveau des comptes rendus.
Il a ajouté que l'analyse devrait être distribuée et que les membres du
CP devraient solliciter des renseignements concernant les espèces de
leurs régions. Au sujet de la sélection des nouvelles espèces, le groupe
de travail a suggéré que les espèces suivantes: Galanthus
woronowii, Podophyllum hexandrum, Cyathea
contaminans, Cibotium barometz, Dendrobium
nobile, ainsi qu'une espèce d'orchidée originaire de Belize, soit
sélectionnées.
REVUE DES APPENDICES
EVALUATION PERIODIQUE DES TAXONS DES REGNES ANIMAL ET
VEGETAL FIGURANT DANS LES APPENDICES:
Vendredi 20 février, le délégué des Etats-Unis a présenté
le document PC14 Doc. 10.1, mettant en relief l'organigramme élaboré par
le groupe de travail mixte chargé de la revue des Appendices du CP et du
CA, pour une évaluation technique rapide en vue de la revue périodique
des Appendices. L'Océanie a fait remarquer que l'organigramme ne saisit
pas la RCS et que cela indique que la situation est floue, comme c'est
le cas avec les cycades. Le CP a décidé de transmettre le document au CA
et de procéder à l'examen de la version révisée, aux prochaines réunions
du CP et du CA.
EVALUATION DES ESPECES LOURDEMENT
COMMERCIALISEES NON SOUMISES A LA CITES
Vendredi 20 février, la Présidente
Clemente a suggéré, et le CP a accepté, de présenter dans son rapport
adressé à la CdP-13, l'espèce Harpagophytum spp., comme étude de
cas d'une espèce non soumise à la CITES, lourdement commercialisée. Au
sujet de l'espèce Taxus wallichiana, le délégué des Etats-Unis a
fait part de ses réserves concernant le commerce illégal en provenance
de Chine, des extraits qui d'après les chinois, contiennent des taxons
bruts importés d'Amérique du Nord. Il a fait remarquer que
l'enregistrement dans l'Appendice II ne résoudra pas les problèmes de
contrôle interne. L'Afrique a signalé que l'Afrique du Sud, le Botswana
et la Namibie sont en train de considérer d'entreprendre une action pour
l'enregistrement de l'espèce Hoodia dans l'Appendice II. Le
délégué des Pays-bas a indiqué, qu'avec l'IUCN-WCMC, son pays
organisera, de 2004 à 2006, des ateliers régionaux autour de la
conservation et de la gestion des arbres, en guise de suivi du rapport
sur l'état d'avancement de l'évaluation des espèces d'arbres. Il a
précisé que le premier atelier aura lieu en Amérique Centrale.
RAPPORT SUR L'ETUDE CONCERNANT L'ESPECE
TILLANDSIA XEROGRAPHICA
Vendredi 20 février, le délégué des
Pays-Bas a introduit le document d'information concernant les imports de
l'espèce artificiellement propagée Tillandsia xerographica en
provenance du Guatemala (PC14 Inf. 8), mettant en relief la très
mauvaise situation de cette espèce dans la nature et la nécessité d'une
étude approfondie. Il a indiqué que le commerce de l'espèce T. xerographica
peut être viable et a appelé: à la réouverture du commerce de cette
espèce; à l'encouragement des pépinières en conformité avec la CITES; au
contrôle des cargaisons exportées, dans les pays importateurs; et à
l'évaluation des progrès accomplis à la CP-15. Le Guatemala a déclaré
que la création d'aires protégées devrait aider à contrôler les
activités illégales et a requis des Etats importateurs, les données
concernant les cargaisons illégales. Le représentant de l'Organisation
pour l'Investigation, la Protection et la Conservation des Ressources
Phytogénétiques (CONREFI) a déclaré que l'organisation travaille
actuellement sur les lignes directrices devant encadrer la
multiplication proprement dite de l'espèce Tillandsia et le
processus systématique du contrôle du commerce non préjudiciable de
cette espèce, de manière conforme aux termes de la CITES.
LES LISTES RECAPITULATIVES ET LES
NOMENCLATURES
ELABORATION DE LA LISTE RECAPITULATIVE DE LA CITES
RELATIVE A L'ESPECE BULBOPHYLLUM (ORCHIDACEE):
Vendredi 20 février, l'Autriche a présenté un rapport sur l'élaboration
de la liste récapitulative de la CITES pour l'espèce Bulbophyllum.
Le délégué a souligné l'importance de la collecte des données concernant
les taxons, l'établissement d'une base de données électroniques et le
contact des experts internationaux au sujet du genre.
RAPPORT SUR LES PROGRES ACCOMPLIS:
Vendredi 20 février, le Royaume-Uni a présenté des rapports sur l'état
d'avancement des listes récapitulatives et des nomenclatures (PC14 Doc.
12.1) et sur les progrès accomplis par le Comité de la CITES sur la
Nomenclature (PC14 Inf. 4), et a recommandé que la Résolution Conf.
12.11 soit amendée de manière à reconnaître que toutes les listes
récapitulatives basées sur les taxons disposent, au moins, d'un statut
égal à celui de la liste récapitulative du CSCM-PNUE. Le délégué a
indiqué qu'il fera circuler un projet de liste récapitulative des
espèces assujetties à la CITES, qu'il y intégrera les commentaires reçus
et qu'il le transmettra à la réunion du CA, aux fins de permettre aux
deux Comités de réaliser un consensus dans les préparatifs de la CdP-13.
Il a félicité l'Allemagne pour la production de la nouvelle liste
récapitulative de l'espèce des Euphorbes et a pris note de la
mise à jour de la liste récapitulative de l'espèce des Cactacées
et des travaux effectués par l'Autriche sur la liste récapitulative de
l'espèce des Bulbophyllum. Il a appelé le CP à commenter: les
priorités des travaux du Comité sur la Nomenclature; l'amélioration de
la transparence et de la compréhension des travaux du Comité sur la
Nomenclature; et les recommandations faites aux experts concernant
l'évaluation de la liste récapitulative des Orchidées. Le Mexique a
annoncé avoir traduit la liste récapitulative des Orchidées en Espagnol
et a appelé à un financement pour sa publication.
MANUEL D'IDENTIFICATION: RAPPORT SUR LES
PROGRES ACCOMPLIS
Vendredi 20 février, le Secrétariat a
introduit le rapport sur les progrès accomplis relativement au Manuel
d'Identification (PC14 Doc. 13), signalant que le manuel est en train
d'être graduellement converti en format électronique.
LES DIRECTIVES REGISSANT LE TRANSPORT DES
PLANTES VIVANTES
Vendredi 20 février, le délégué des
Etats-Unis a introduit le document d'information (PC14 Inf. 15)
contenant la forme standard des rapports devant être établis dans les
cas de non-respect des lignes directrices régissant le transport. Il a
suggéré de distribuer la forme volontaire à travers une notification.
INTERCONNEXION ENTRE LA CONSERVATION IN
SITU ET LA PRODUCTION EX SITU DES PLANTES
Vendredi 20 février, le Secrétariat a
introduit le document concernant la conservation in situ et la
production ex situ des plantes (PC14 Doc. 15), mettant en relief
l'évaluation des systèmes de production menés dans le cadre du Programme
de l'IUCN-SSC relatif au Commerce de la Faune et de la Flore (PC14 Doc.
15 Annexe 1), et la désignation des codes sources des spécimens
commercialisés issus de différents systèmes de production (PC14 Doc.
21). Le délégué des Etats-Unis a déclaré que le travail de l'UICN
complique les systèmes de production avec l'interconnexion entre la
conservation in situ et la production ex situ, au lieu de
définir les systèmes de production et d'indiquer leurs codes sources
appropriés (PC14 Inf. 17). Plusieurs délégués ont souligné que le
rapport contient des erreurs déjà signalées et des points qui ont été
explicitement rejetés par les Parties. L'Océanie a mis en garde contre
l'explosion des codes sources et, appuyée par l'Autriche, a appelé à
rattacher à la CDB, l'interconnexion entre la conservation in situ
et la production ex situ. La CE a mis en relief la contribution
potentielle du CP dans le domaine des codes sources. Le représentant de
l'IWMC, appuyé par le Président du CA, Althaus, a suggéré des
traitements distincts pour les animaux et pour les plantes. L'Amérique
du Nord a déclaré que l'UICN devrait avoir des directives claires de la
part du CP. Le CP a conclu que compte tenu de leur caractère technique,
les codes sources devraient être traités dans d'autres instances.
ETABLISSEMENT DE LIENS AVEC L'INDUSTRIE ET
LE COMMERCE POUR LA PROMOTION DES PROJETS AXES SUR L'UTILISATION DURABLE
Vendredi 20 février, la Présidente
Clemente a demandé, pour le rapport du Président à l'intention de la
CdP-13, des exemples par écrit concernant l'établissement de liens avec
l'industrie et le commerce pour promouvoir des projets axés sur
l'utilisation durable, à l'Allemagne (sur l'espèce Zamia spp.
originaire du Mexique); au Guatemala et aux Pays-Bas (sur l'espèce
Tillandsia xerographica originaire du Guatemala); aux Etats-Unis
(sur les plantes médicinales natives, y compris l'espèce Panax
ginseng originaire des Etats-Unis); et à l'organisation COMURNAT
(sur l'espèce Cesalpinia echinata originaire du Brésil).
LE ROLE DE L'APPENDICE II
Vendredi 20 février, la Présidente
Clemente a souligné que l'Appendice II a été souvent “diabolisé” et a
appelé les délégués à soumettre des exemples qui illustrent le fait que
sa fonction consiste à favoriser l'utilisation durable. Le Président du
CA, Althaus, a expliqué que l'enregistrement à l'Appendice II implique
l'émission d'autorisation d'import et d'export, et que dans certains
pays cela peut être long et coûteux, ce qui explique la raison pour
laquelle l'Appendice est perçu par certains comme étant un outil
d'interdiction du commerce.
STRATEGIE MONDIALE POUR LA CONSERVATION
DES PLANTES: ANALYSE DES LIENS AVEC LA CDB
Vendredi 20 février, le représentant de
FFI a introduit le document (PC14 Doc. 18) faisant état du papier de
discussion qu'il a élaboré sur les activités de la CITES et sur la
collaboration avec la CDB. Il a mis en relief: les commentaires reçus
sur des espèces particulières; les mécanismes pour la réduction de la
surexploitation; les étapes spécifiques de l'objectif de la Stratégie
Mondial, consacré à l'élimination du commerce illégal; et les priorités
établies pour la recherche et les sources potentielles de financement.
AUTRES RESULTATS DE LA CP-13
RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL SUR L'ACAJOU A GRANDES
FEUILLES: Jeudi 19
février, le Secrétariat a introduit le rapport du Groupe de travail sur
l'acajou à grandes feuilles (PC14 19.1(Rev.1)), demandant aux délégués
de déterminer les principales recommandations devant être transmises à
la CdP-13. Le représentant de la région Amérique Centrale et des
Caraïbes a présenté, sur la réunion du Groupe de travail sur l'acajou à
grandes feuilles (PC14 Doc. 19.1), un rapport qui identifie les
priorités d'action, les premiers préparatifs des plans de gestion, les
inventaires, la création des capacités, le suivi et la coopération
internationale.
GROUPE DE TRAVAIL SUR LES QUOTAS A L'EXPORT:
Vendredi 20 février, le Secrétariat a informé le CP que le groupe de
travail ne s'est pas encore réuni et que par conséquent le CP n'a pas de
rapports à examiner.
LES THEMES TECHNIQUES DE LA MISE EN APPLICATION:
Vendredi 20 février, le Secrétariat a rapporté au CP qu'aucune
communication n'a été reçue concernant les questions techniques de la
mise en œuvre.
LES INITIATIVES EN MATIERE DE FORMATION
Vendredi 20 février, le Royaume-Uni a
présenté le rapport concernant l'état d'avancement du paquet des
diapositives standards (PC14 Doc. 20.1), attirant l'attention sur la
version mise à jour de son guide des utilisateurs concernant la CITES et
les Plantes, et précisant qu'un nouveau guide des utilisateurs est en
cours d'élaboration sur la CITES et le bois d'œuvre. Au sujet du cours,
en année de maîtrise, sur la CITES, à l'Université de Cordoba, la
Présidente Clemente a suggéré, pour la CdP-13, une proposition appelant
le soutien extérieur à reconnaître l'utilité du cours. L'Afrique,
l'Europe, l'Asie, les Etats-Unis et d'autres ont apporté leur appui à la
proposition.
LES RAPPORTS ET LES REPERTOIRES REGIONAUX
Vendredi 20 février, la Présidente
Clemente a indiqué qu'en raison des contraintes de temps, les délégués
devraient prendre sur leur propre temps pour lire les rapports et les
répertoires régionaux.
DATES ET LIEU DE LA 14e
REUNION DU COMITE DES PLANTES
Vendredi 20 février, la Slovénie a offert
d'accueillir la CP-15, provisoirement prévue au printemps 2005.
REMARQUES DE CLOTURE
Clôturant la réunion, la Présidente
Clemente a remercié les participants, le Secrétariat de la CITES et les
interprètes pour leur dur labeur. Elle a également remercié les
autorités Namibiennes pour l'accueil d'une réunion très réussie. Après
avoir annoncé qu'il s'agissait-là de sa dernière réunion comme
Présidente du CP, le Vice-président Luke Quentin a remercié Clemente
pour son incroyable leadership et son dévouement au CP. La réunion a été
clôturée à 19h50.
BREVE ANALYSE DE LA CP-14
Connue pour la richesse de sa faune et de
sa flore, la Namibie aurait volontiers été perçue comme étant le lieu
idéal pour la tenue d'une réunion du Comité de la CITES sur les Animaux.
Cette distinction vaut aussi pour l'Afrique du Sud lorsque la CA-20 se
réunira à Johannesburg, le mois prochain. Mais, pour être aussi le foyer
d'un large éventail de plantes uniques, la Namibie s'est avéré un
environnement tout aussi approprié, pour la tenue d'une réunion du
Comité sur les Plantes. Comme dans la plupart des réunions du CP à ce
jour, le Comité s'est réuni dans une atmosphère amicale et intime, alors
même que l'ordre du jour difficile aurait pu aisément perturber l'humeur
agréable. Disposant d'une semaine pour la conduite de leurs travaux, les
délégués ont planché sur les nombreuses propositions et décisions de la
CdP-12 de la CITES adressées au CP. Compte tenu du fait que la CdP-13 se
tient dans seulement six mois, le traitement de ces propositions et
décisions n'en était que plus urgent. La brève analyse qui suit, traite
du lien entre le CP et du CA, du rôle de la représentation régionale et
des préparatifs de la CdP-13.
TRAITER L'ORDRE DU JOUR
L'ordre du jour chargé de la CP-13, tenue
à Genève l'année dernière, avait convaincu les délégués que quatre jours
ne sont simplement pas suffisants pour le traitement de tous les sujets
posés. L'ordre du jour encore plus chargé de la CP-14, à Windhoek, a
convaincu les délégués que cinq jours ne suffiront pas non plus. Au
quatrième jour de la réunion, seulement 9 des 25 points inscrits à
l'ordre du jour, avaient été couverts, à cause, principalement, du fait
que deux après-midi avaient été consacrés aux groupes de travail et
qu'une bonne partie de chacune des journées ait été consacrée au long
processus de la revue des critères devant encadrer l'amendement des
Appendices I et II. Certains ont estimé que trop de temps a été consacré
à ce sujet, mentionnant l'absence d'un classement des priorités. Pour
d'autres, en revanche, le temps consacré à cette question n'était pas
nécessairement du temps perdu, et beaucoup pensent que les critères sont
essentiels pour la Convention, dans la mesure, en particulier, où ils
déterminent le fondement de l'enregistrement des espèces dans les
Appendices de la CITES. Les délégués du CP ont beau être satisfaits de
leur révision des critères, il n'est pas sûr que les amendements qu'ils
ont introduits seront agréés à la CA-20, qui mènera sa propre révision.
Ce n'est qu'après la CA-20 que les Présidents des deux Comités se
réuniront pour l'élaboration d'une position commune, pour considération
par la CdP. Quelques délégués ont estimé que la réalisation d'une
position commune risque de s'avérer un énorme défi.
LE CP RENCONTRE LE CA
La question de savoir si les r�unions du
CA et du CP devaient avoir lieu s�par�ment ou l'une � la suite de
l'autre, au m�me endroit, a fait l'objet d'un long d�bat et n'est pas
encore tranch�e. En d�pit de la tentative non-aboutie, � la CdP-12, de
fusionner les deux Comit�s, beaucoup pensent encore qu'il est important
que le CP et le CA doivent, au moins, se r�unir au m�me endroit �
quelques jours d'intervalle l'un de l'autre, de mani�re � am�liorer la
coordination et la coop�ration et, selon le Secr�tariat, � baisser les
co�ts. Bien qu'il n'y ait pas eu de session mixte regroupant les deux
Commissions scientifiques, depuis la r�union tenue dans l'Etat de West
Virginia, aux Etats-Unis, en 2000, la CP-13 et la CA-19 ont tous deux
�t� tenu � Gen�ve, en ao�t dernier, ce qui a permis au Pr�sident du CA
d'assister � certaines d�lib�rations du CP, et au Pr�sident du CP d'en
faire de m�me dans la r�union du CA. Certains estiment que cela �tait un
bon d�but pour l'harmonisation des travaux des Comit�s, mais d'autres
pensent que le chemin parcouru n'est pas suffisant. La plupart des
r�serves ont �t� mises en veilleuse par la pr�sence du Pr�sident du CA
et du repr�sentant r�gional de l'Afrique aupr�s du CA, durant tout la
CP-14 � une premi�re � la CITES. �La pollinisation crois�e est tr�s
utile, en particulier, relativement � la question des crit�res,� a fait
remarquer le repr�sentant r�gional africain aupr�s du CA. �Nous pouvons
maintenant aller au CA munis d'un produit fini et de travailler pour
l'obtention de crit�res uniform�ment appliqu�s au CP et au CA.� Cela ne
veut pas dire qu'il y aura accord total sur ce sujet ou sur d'autres
sujets partag�s, mais beaucoup ont affirm� que le haut niveau de
coop�ration existant entre les deux Comit�s est un bon point de d�part.
LA REPRESENTATION REGIONALE
Beaucoup �taient heureux de mettre en
exergue le niveau de repr�sentation �lev� de la r�gion africaine,
attribu� en grande partie, au fait que la r�union avait lieu sur le
continent. Un d�l�gu� de la R�publique D�mocratique du Congo, une Partie
de la CITES, rarement vue dans les r�unions du CP, �tait m�me pr�sent
pour d�battre de la situation de la population de l'esp�ce Pericopsis
elata (teck africain). Comme l'a expliqu� un d�l�gu�, l'un des
avantages de la tenue de la r�union ailleurs qu'� Gen�ve, o� les
r�unions du CP et du CA sont cens�es se tenir une fois tous les deux
ans, est qu'elle encourage la participation des pays-habitats. L'un des
premiers objectifs de la tenue du CP en Namibie �tait d'am�liorer la
prise de conscience locale quant � la situation de l'esp�ce
Harpagophytum spp. (griffe du Diable) et de montrer comment la CITES
peut �tre un outil pour la promotion de l'utilisation durable des
esp�ces. Bien que l'examen de la situation de la griffe du diable n'ait
pas b�n�fici� d'un temps aussi important que celui qui lui avait �t�
r�serv� � la CP-13, les pays-habitats ont �t� en mesure de d�battre de
leurs conclusions, et certains d�l�gu�s ont pu profiter d'une excursion
organis�e durant le week-end, pour voir directement les endroits o�
pousse la plante autochtone et pour rencontrer les populations qui les
cueillent.
Les d�l�gu�s se sont f�licit�s du niveau
accru de la participation africaine, mais les repr�sentants r�gionaux
des pays en d�veloppement aupr�s du CP ont fait �tat de difficult�s
grandissantes rencontr�es dans l'accomplissement de leurs fonctions, en
raison des contraintes budg�taires et l'absence de soutien
gouvernemental et institutionnel. La Pr�sidente Clemente a reconnu le
probl�me, ajoutant que ces m�mes difficult�s emp�cheront probablement
un candidat issu d'un pays en d�veloppement de devenir le prochain
Pr�sident du CP lorsque son mandat prendra fin � la CdP-13. Le groupe de
travail du CP sur l'am�lioration de la communication r�gionale a trait�
du sujet, formulant plusieurs recommandations, qui seront examin�es � la
CdP-13, mais de nombreux d�l�gu�s ont estim� que les repr�sentants
r�gionaux n'en obtiendront pas, pour autant, le soutien dont ils ont
besoin, et en particulier celui financier. Si c'est le cas, cela
pourrait compromettre davantage le r�le t�nu qu'ils jouent, chacun, dans
la repr�sentation de sa r�gion.
EN ROUTE POUR LA CDP-13
Compte tenu du nombre d'heures pass�es �
traiter la question des crit�res, peu de temps a �t� consacr� � la
question que d'aucuns pensaient devoir �tre couverte avant la CdP: les
nouvelles propositions d'esp�ces. L'Allemagne a propos�, de nouveau,
l'enregistrement �ventuel de l'esp�ce Caesalpina echinata (Pernambuco
ou Pau Br�sil) dans les Appendices, et les Etats-Unis ont avanc� la
possibilit� d'enregistrer plusieurs esp�ces asiatiques de l'esp�ce
Taxus (l'If). Mais, deux propositions � examiner, cela repr�sente
juste une �goutte dans le seau� compte tenu des 20000-plus esp�ces d�j�
enregistr�es dans les Appendices et du grand nombre d'esp�ces ayant
potentiellement besoin d'une protection. Les Parties ont encore jusqu'au
mois de mai, pour soumettre les propositions, de sorte que, peut �tre,
de nouvelles esp�ces de plantes pourront se frayer un chemin vers
l'ordre du jour, � temps pour la CdP-13. Dans l'intervalle, le CP peut
se sentir fier d'avoir achev� leur ordre du jour charg� et d'avoir bien
r�gl� certaines des propositions et revues techniques importantes.
A SUIVRE D'ICI LA CdP-13
50e REUNION DU COMITE PERMANENT DE LA CITES: La
cinquanti�me r�union du Comit� Permanent aura lieu du 15 au 19 mars
2004, � Gen�ve, en Suisse. Pour de plus amples renseignements,
contacter: CITES Secretariat; tel: +41-22-917-8139; fax:
+41-22-797-3417; e-mail: cites@unep.ch;
Internet:
http://www.cites.org/eng/news/meetings/SC50.shtml
20e REUNION DU COMITE DE LA CITES SUR LES
ANIMAUX: La vingti�me
r�union du CA se d�roulera du 29 mars 2004 au 2 avril 2004, �
Johannesburg, en Afrique du Sud. Pour plus d'informations, contacter:
CITES Secretariat; tel: +41-22-917-8139; fax: +41-22-797-3417; e-mail:
cites@unep.ch; Internet:
http://www.cites.org/eng/news/meetings/AC20.shtml
13e REUNION DE LA CONFERENCE DES PARTIES DE LA
CITES: La CdP-13 de la
CITES se r�unira du 2 au 14 octobre 2004, � Bangkok, en Tha�lande. Pour
plus d'information, contacter: CITES Secretariat; tel: +41-22-917-8139;
fax: +41-22-797-3417; e-mail:
cites@unep.ch; Internet:
http://www.cites.org/eng/news/meetings/CoP13_dates.shtml |