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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 21 No. 32
Lundi 25 août 2003
COMPTE RENDU DE LA 19EME REUNION DU COMITE
DE LA CITES SUR LES ANIMAUX:
18-21 AOUT 2003
La 19ème réunion du Comité sur
les Animaux (CA-19) de la Convention sur le Commerce
International des Espèces de Faune et de Flore, Menacées
d'Extinction (CITES) s'est déroulée du 18 au 21 août 2003, à
Genève, en Suisse. La réunion a mis en présence 130
participants représentant gouvernements et organisations
intergouvernementales (OIG) et non-gouvernementales (ONG). Les
délégués près de la CA-19 y ont procédé, en Plénière, à
l'examen de 22 points inscrits à l'ordre du jour et portant
sur un éventail de sujets, dont: la planification stratégique;
la revue du commerce significatif (RCS) de spécimens des
espèces listées dans l'Appendice II; la revue des critères
d'amendement des Appendices I et II; l'évaluation périodique
des espèces animales incluses dans les Appendices; le
transport des animaux vivants; la conservation et le commerce
des tortues terrestres et des tortues d'eau douce; les
hippocampes; les concombres de mer; les requins; les coraux
durs; et le commerce des espèces aliènes.
12 groupes de travail ont été formés pour
traiter: de la revue des critères d'amendement des Appendices
I et II; des liens entre la production ex situ et de la
conservation in situ; du contrôle des élevages en
captivité, des élevages en liberté et des systèmes de
production des récoltes naturelles d'espèces listées dans
l'Appendice II; le processus d'enregistrement des opérations;
la revue du commerce significatif de spécimens des espèces
listées dans l'Appendice II; le transport des animaux vivants;
le commerce des tortues terrestres et des tortues d'eau douce;
les hippocampes; la reine des conques; les concombres de mer;
les coraux durs; et les requins.
En dépit des contraintes de temps et de son
ordre du jour chargé, le CA a réussi à s'acquitter de son
travail. Il est prévu que plusieurs questions seront examinées
au cours de la période intersessions, et que les conclusions
doivent être présentées à la CA-20 en 2004.
BREF HISTORIQUE DE LA CITES
La CITES a vu le jour en réponse aux
préoccupations grandissantes affirmant que la surexploitation
de la faune et de la flore sauvage à travers le commerce
international est en train de contribuer au déclin rapide de
nombre d'espèces de plantes et d'animaux dans le monde. La
Convention a été signée par les représentants de 80 pays, le 3
mars 1973, à Washington, DC. Elle est entrée en vigueur le 1er
juillet 1975. 163 Parties adhèrent aujourd'hui à la
Convention.
L'objectif de la Convention consiste à
s'assurer que le commerce international des espèces d'animaux
et de plantes sauvages ne menace pas leur survie. Les Parties
de la CITES réglementent le commerce en matière de faune et de
flore sauvage, à travers des contrôles et des réglementations
imposés sur les espèces listées dans trois appendices.
L'appendice I dresse la liste des espèces menacées
d'extinction en raison du commerce international. Le commerce
de ces espèces n'est autorisé que dans des circonstances
exceptionnelles. Le commerce des espèces listées dans
l'appendice II est assujetti à une réglementation stricte
basée sur des quotas et des permis étudiés de manière à
prévenir leur utilisation non viable. Les contrôles prévus
dans ce cadre visent à préserver l'intégrité des écosystèmes
et à éviter aux espèces de devenir éligibles à l'appendice I.
Les espèces figurant dans l'appendice III sont assujetties à
des réglementations intérieures mises en place par les Parties
requérant la coopération d'autres Parties pour le contrôle du
commerce international des espèces en question. Pour placer
une espèce donnée sur l'une de ces listes, les Parties doivent
soumettre à l'approbation de la CdP, une proposition, appuyée
par des données scientifiques et biologiques portant sur la
population et sur les tendances du commerce pratiqué. La
proposition doit être soutenue par un scrutin majoritaire aux
deux-tiers des Parties présentes à la CdP. En fonction de
l'augmentation ou la diminution de l'impact du commerce sur
telle ou telle espèce, la CdP décide de l'opportunité de la
faire passer d'un appendice à l'autre ou de l'en ôter
complètement. Près de 5000 espèces de faune et de 25000
espèces de flore sont actuellement protégées dans le cadre des
trois appendices de la CITES.
La CITES régule également le commerce
international des espèces à travers un système de permis et de
certificats nécessaires à obtenir, avant que les spécimens
puissent entrer dans un pays ou le quitter. Chaque Partie est
requise d'adopter une législation nationale et de mettre en
place l'Autorité Gestionnaire chargée d'émettre ces permis et
certificats, sur avis de l'Autorité Scientifique désignée. Ces
deux autorités nationales sont également chargées d'aider à la
mise en application de la CITES, à travers la coopération avec
les services de douanes, de police et autres agences
appropriées. Les Parties ont l'obligation de veiller au
maintien des archives commerciales et de les faire parvenir
annuellement au Secrétariat de la CITES, aux fins de lui
permettre de compiler les données statistiques concernant le
commerce international des espèces listées dans les
appendices.
Les organes opérationnels de la CITES comprennent la
Commission Permanente, ainsi que des comités scientifiques
consultatifs: le Comité sur les Animaux (CA) et le Comité sur
les Plantes (CP); et leurs sous-commissions, la Commission
chargée de la Nomenclature et la Commission chargée du Manuel
d'Identification. En leur qualité d'organes de soutien
scientifique et technique, le rôle du CA et du CP consiste: à
entreprendre des évaluations périodiques des espèces pour
s'assurer de leur catégorisation appropriée dans les
appendices de la CITES; à aviser, lorsque certaines espèces
font l'objet d'un commerce non viable, et à recommander les
mesures nécessaires; et à élaborer les résolutions concernant
les questions ayant trait aux animaux et aux plantes, pour
considération par les Parties.
Le Comité sur les Animaux comprend 10
membres représentant six régions. Les parties de la CITES
assistent aux réunions en qualité d'observateurs. Les
représentants régionaux sont: Michael Griffin (Namibie) et
Edson Chidziya (Zimbabwe), pour l'Afrique; Mohammad Pourkazemi
(Iran) et Choo-Hoo Giam (Singapore), pour l'Asie; Sixto
Incháustegui (République Dominicaine) et Marco Polo Micheletti
(Honduras), pour l'Amérique Centrale et du Sud et les Caraïbes;
Katalin Rodics (Hongrie) et Thomas Althaus (Suisse), pour
l'Europe; Rodrigo Medellín (Mexique) pour l'Amérique du Nord;
et Rod Hay (Nouvelle Zélande) pour l'Océanie.
SEIZIEME REUNION DU COMITE SUR LES ANIMAUX:
La CA-16 s'est déroulée du 11 au 15 décembre 2000, à
Shepherdstown, en Virginie de l'Ouest, aux Etats-Unis. Le
Comité y a traité, entre autres: du transport des animaux
vivants; du commerce des coraux durs; des médecines
traditionnelles; des élevages en captivité; de la conservation
des hippocampes; de la l'étiquetage du caviar; de la situation
des requins; du commerce de l'esturgeon, du cobra et du cerf
musqué; de la revue des taxons animaliers dans les Appendices;
et des échantillons de recherche sensibles au temps.
DIX-SEPTIEME REUNION DU COMITE SUR LES
ANIMAUX: La CA-17 s'est tenue du 30 juillet au 3 août
2001, à Hanoi, au Viêt-Nam. Les participants y ont traité: de
la définition du terme "gravement menacées dans la nature"; du
contrôle des élevages en captivité, des élevages en liberté et
des systèmes de production des récoltes naturelles, d'espèces
listées dans l'Appendice II; du commerce des tortues d'eau
douce et des tortues terrestres; de l'esturgeon; et de la
revue des taxons animaliers.
DIX-HUITIEME REUNION DU COMITE SUR LES
ANIMAUX: Organisée du 8 au 12 avril 2002, à San José, au
Costa Rica, la CA-18 s'est penchée sur un certain nombre de
thèmes, dont: la mise en œuvre et la revue de la Résolution
Conf. 8.9 (Rev.) concernant l'évaluation du commerce
significatif d'espèces listées; l'évaluation périodique des
taxons animaliers; les opérations d'enregistrement et de suivi
des élevages d'espèces listées dans l'Appendice I à des fins
commerciales; le commerce en matière de médecines
traditionnelles; le transport des animaux vivant; le commerce
des coraux durs; l'étiquetage du caviar; le commerce des
dauphins à nez en bouteille, de la Mer Noire, des tortues
terrestres et des tortues d'eau douce du Sud-est asiatique, et
des espèces aliènes; du contrôle des élevages en captivité,
des élevages en liberté et des systèmes de production des
récoltes naturelles, d'espèces listées dans l'Appendice II;
les hippocampes; les requins; et les esturgeons.
DOUZIEME REUNION DE LA CONFERENCE DES
PARTIES (CdP-12) DE LA CITES: La CdP-12 s'est déroulée du
3 au 15 novembre 2002, à Santiago, au Chili. Les délégués y
ont procédé à l'examen de 60 propositions et de plus de 60
résolutions concernant une gamme de sujets, dont, entre autres:
les questions stratégiques et administratives, la mise en
œuvre de la Convention, et la considération des propositions
d'amendement des appendices I et II. Cela devait englober:
l'introduction des hippocampes, des requins pèlerins et des
requins baleines, ainsi que de l'acajou à grandes feuilles,
dans l'appendice II; et, le rejet des propositions appelant à
faire passer les populations de visons et de baleines de Bryde,
de l'appendice I à l'appendice II. Une proposition appelant à
placer toutes les populations d'éléphants africains sur la
liste figurant dans l'appendice I, a dû être retirée. La CdP a
décidé, à sa place, de permettre à trois pays africains – le
Botswana, la Namibie et l'Afrique du Sud – de vendre une
quantité limitée et strictement contrôlée de leur ivoire
enregistré.
COMPTE RENDU DE LA REUNION
Le lundi matin 18 août, le Secrétaire
Général de la CITES, Willen Wijnstekers, a souhaité la
bienvenue aux délégués et a félicité Thomas Althaus (Suisse) à
l'occasion de sa récente élection en tant que Président du CA.
Notant le panier de travail chargé du CA et les contraintes de
temps auxquelles ce dernier est confronté, il a fait part de
son souhait de voir les délégués se focaliser sur les
priorités.
Le Président du CA, Althaus, a souligné que
le CA n'est pas une petite CdP, mais un organe scientifique
qui contribue à la CITES en fournissant des données
biologiques exactes. Il a attiré l'attention sur nombre de
sujets d'intérêt commun pour à la fois le CA et le CP, et a
fait l'éloge du travail accompli par le CP dans le cadre de la
revue des critères d'amendement des Appendices, y compris la
sélection des taxons devant servir dans l'évaluation des
critères.
Le Président Althaus a introduit le
Règlement intérieur (AC19 Doc. 2) et les participants l'ont
adopté, moyennant quelques amendements, dont: soumettre les
documents au Secrétariat, pour considération par le CA, 60
jours avant la réunion; faire circuler les documents imprimés
45 jours avant la réunion; préparer le compte rendu 60 jours
après la réunion; et permettre aux OIG d'assister aux sessions
à huis-clos. L'ordre du jour de la réunion (AC19 Doc. 3.1
(Rev.6)) a été également adopté, tel qu'amendé, de manière à
traiter aussi de la question du commerce avec les Etats
non-Parties et de celle du rapport sur l'état d'avancement du
travail sur le manuel d'identification. Il a été convenu que
les questions de taxonomie standard et de nomenclature seront
examinées par le Comité chargé de la Nomenclature. Les
délégués ont ensuite adopté le programme de travail de la
réunion (AC19 Doc. 3.2 (Rev.1)) et l'admission d'observateurs
(AC19 Doc. 4), qui englobait trois OIG et 42 ONG.
LA PLANIFICATION STRATEGIQUE
Lundi 18 août, les délégués ont procédé à
l'examen des documents concernant: la mise en œuvre de la
Vision Stratégique jusqu'en 2005 (AC19 Doc. 6.1), qui plaide,
entre autres, pour la nécessité de faciliter la communication
entre les Autorités Scientifiques et d'élaborer une base de
données concernant les permis de la CITES et un répertoire des
espèces, élaboré par les experts; des résolutions et décisions
adressées ou ayant rapport avec le CA (AC19 Doc. 6.2); et de
l'établissement des priorités du CA (AC19 Doc. 6.3), qui
englobaient les commentaires écrits fait par le Président du
CA. Le Président Althaus a indiqué que le document consacré
aux priorités représente “en gros” le programme de travail du
AC, d'ici la CdP-13. Les délégués ont ensuite présenté leurs
commentaires sur les priorités listées.
Au sujet de la question des espèces
actuellement non incluses dans listes, le Président
Althaus a indiqué que compte tenu des contraintes de temps et
de budget, le CA doit se focaliser sur les espèces déjà
listées dans les Appendices. Le représentant régional
asiatique a déclaré que la CITES ne doit pas traiter des
espèces non assujetties à la CITES, y compris celles faisant
l'objet d'un commerce intensif. Les représentants régionaux de
l'Océanie et de l'Europe et les délégués des Pays-Bas, des
Etats-Unis, et du Fonds Mondial pour la Nature (WWF
International), se sont déclarés opposés à cet avis, notant
qu'il est plus stratégique de travailler sur quelques espèces
non-assujetties à la CITES pour éviter les entrées en liste
potentielles. La Présidente du CP, Margarita Clemente (Espagne)
a suggéré de prendre en considération les espèces non-assujetties
à la CITES commercialisées et faisant l'objet d'un commerce
intensif et a mis en exergue le travail accompli par le CP en
faveur de l'espèces non-assujetties à la CITES,
Harpagophytum Spp. (Griffe du Diable).
Au sujet de la standardisation des unités
de mesure, pour les permis et pour l'analyse et l'élaboration
des rapports concernant le commerce des matières premières
identifiées, l'Espagne a souligné l'importance de la mise en
place d'unités normalisées. Le délégué des Pays-Bas a déclaré
que ce travail doit être confié à un organe plus technique.
Au sujet de l'identification des
technologies disponibles pour aider à la mise en application
du Plan d'Action, les commentaires du Président Althaus ont
stipulé que ce sujet n'est pas du domaine de l'expertise
biologique du CA. Israël et l'Espagne ont déclaré que le CA
doit continuer à traiter de cela.
Au sujet de l'enregistrement des opérations
d'élevage d'espèces listées dans l'Appendice I à des fins
commerciales, et de l'examen des liens entre les opérations
d'élevage ex situ et la conservation in situ, le
Président Althaus, appuyé par Israël et les Etats-Unis, a
déclaré que l'enregistrement des opérations d'élevage
constitue une composante forte de la mise en œuvre, tandis que
l'examen des liens entre les opérations d'élevage ex situ
et la conservation in situ a moins d'impact sur la
mise en œuvre de la CITES. L'Espagne a déclaré que les deux
questions doivent être traitées ensemble. Le Mexique et WWF
International ont souligné l'importance de poursuivre les
travaux sur les liens entre l'élevage ex situ et la
conservation in situ.
Au sujet de la question des pertes subies
durant les prises, le dépôt et le transport des animaux
vivants, plusieurs délégués, dont Israël, la République
de Corée, le représentant régional Européen et l'Animal
Welfare Institute (AWI), ont souligné le besoin d'étudier les
taux de mortalité pendant les prises et le dépôt des animaux.
Le Secrétaire Général de la CITES, Wijnstekers, a noté que le
problème des conditions de prises d'animaux est hors du champ
d'exercice de la Convention.
Au sujet des répertoires régionaux des
experts des espèces listées dans la CITES, les
commentaires du Président Althaus stipulent qu'il s'agit là
d'une tâche particulière incombant aux représentants régionaux.
Le représentant régional européen a déclaré que les
répertoires régionaux sont importants pour les pays de
l'Europe Centrale et de l'Est qui manquent souvent d'experts
dans le domaine des espèces. La Présidente du CP, Clemente, a
indiqué que le CP a déjà complété ses répertoires régionaux.
Les délégués ont décidé que les représentants régionaux du CA
prennent contact avec les Parties de leurs régions respectives,
pour établir une liste d'experts scientifiques au sein de
leurs autorités scientifiques et de gestion.
RAPPORT CONCERNANT LA 49ème REUNION DU
COMITE PERMANENT
LE GROUPE DE TRAVAIL SUR LES QUESTIONS
TECHNIQUES DE LA MISE EN ŒUVRE: Lundi 18 août, le
Secrétariat a introduit le document concernant le Groupe de
Travail de la Commission Permanente, chargé de l'examen des
questions techniques de la mise en œuvre (AC19 Doc. 7.1),
notant que le CA et le CP doivent élaborer des recommandations
sur la manière d'aider la Commission Permanente dans la
fourniture d'un avis sur les aspects techniques de la mise en
œuvre. Le délégué des Etats-Unis a déclaré que le CA et le CP
doivent soumettre les articles abordés auparavant, qui sont
difficiles ou qui sont considérés comme étant d'ordre
principalement scientifique. Il a noté qu'un processus
consultatif plus formel, commencera bientôt et que le
Président du groupe de Travail contactera les Présidents du CA
et du CP, à cet effet.
Les participants se sont ensuite penchés
sur la question des voies et moyens de compiler une liste de
questions pertinentes au groupe de travail de la Commission
Permanente. La Présidente du CP, Clemente, a expliqué que le
CP a établi un groupe, avec la Suisse pour correspondant,
chargé de lui faire parvenir les idées dégagées. Le
représentant régional pour l'Océanie et le délégué des
Pays-Bas ont suggéré de désigner un participant pour agir en
qualité de correspondant. La Commission a décidé d'établir un
groupe de contact, avec les Etats-Unis pour correspondant
chargé de la collecte des suggestions.
LE GROUPE DE TRAVAIL SUR LES QUOTAS A
L'EXPORT: Lundi 18 août, le Secrétariat a introduit le
document concernant le groupe de travail chargé de l'examen
des quotas à l'export (AC19 Doc. 7.2), créé pour l'élaboration
des lignes directrices permettant aux Parties d'établir, de
mettre en œuvre, d'assurer le suivi et d'élaborer des rapports
sur les quotas d'export nationaux des espèces listées dans la
CITES. Le Mexique et les Etats-Unis ont noté que le groupe
n'est pas habilité à traiter des aspects scientifiques des
quotas à l'export. Les délégués ont approuvé la décision du CP
de commenter les rapports du groupe de travail et ont demandé
à être tenus au courant de l'état d'avancement de ce travail.
EVALUATION PERIODIQUE DES ESPECES D'ANIMAUX,
LISTEES DANS LES APPENDICES
Lundi 18 août, le Secrétariat a introduit
le document orientant le CA à procéder à des évaluations
périodiques des espèces d'animaux, incluses dans les
Appendices (AC19 Doc. 10). Le porte-parole a indiqué qu'une
implication plus importante des Etats constituant l'habitat
naturel de l'espèce, est indispensable pour parvenir à des
recommandations claires. Il a précisé que la CdP a requis du
CA et du CP, de partager leurs expériences dans le domaine des
évaluations et, d'établir un calendrier pour les évaluations
et un système pour la sélection des espèces.
La Présidente du CP, Clémente, a mis en
exergue l'utilité des principes directeurs communs devant
régir la conduite des évaluations, y compris la sélection des
espèces, et a signalé que trois membres du CP ont été choisis
pour participer au groupe de travail intersessions, consacré à
la revue des Appendices. Le délégué des Etats-Unis, Président
du groupe de contact intersessions du CA, chargé de la Revue
des Appendices, a introduit le document présentant les
récentes évaluations des Appendices (AC19 Doc. 10.1). Il a
proposé qu'aucune évaluation ne soit menée avant l'adoption de
la nouvelle résolution sur l'amendement des Appendices I et
II, à la CdP-13, mais que le CA et le CP continuent à
travailler sur l'élaboration des lignes directrices devant
encadrer l'évaluation des Appendices, la sélection des espèces
devant faire l'objet de l'évaluation, et l'élaboration d'un
calendrier pour les travaux d'évaluation.
Le délégué a introduit, ensuite, le
document concernant la revue des opérations d'élevage du
crocodile (AC19 Inf. 3), un additif à l'évaluation des
Appendices. Le représentant du Groupe Spécialisé dans le
Crocodile, de la Commission de l'UICN sur la Survie des
Espèces (IUCN/SSC), a indiqué: que le groupe a dressé la liste
des opérations à observer dans l'élevage du crocodile, et que
celle-ci a été intégrée dans l'évaluation périodique.
Plusieurs délégués ont apporté leur appui à l'initiative, mais
se sont interrogés sur la question de son financement. Le
Comité a décidé de prendre note du document, en précisant
qu'il n'est pas en mesure de financer son processus.
Le Mexique a souligné la nécessité de terminer les
évaluations en suspens. Le délégué des Etats-Unis a souligné
le besoin d'élaborer une technique d'évaluation rapide pour la
revue des taxons animaliers. Le Président Althaus a noté, et
les délégués ont accepté: que l'évaluation des espèces serait
suspendue en attendant la finalisation de la revue des
critères à la CdP-13; que le groupe de contact intersessions
poursuive ses travaux et présente un rapport aux prochaines
réunions du CA et du CP; et qu'il est indispensable
d'impliquer davantage les Etats constituant l'habitat naturel
de l'espèce.
REVUE DES CRITERE D'AMENDEMENT DES
APPENDICES I ET II
Lundi 18 août, le Secrétariat a introduit
le document concernant la revue des critères d'amendement des
Appendices I et II (AC19 Doc. 9), qui renferme des
informations générales, y compris la Décision 12.97 concernant
la revue des critères et le texte annexé du Président du
Groupe de Travail sur les Critères (GTC12) de la Commission I
de la CdP-12. L'intervenant a noté que le CA et le CP doivent
présenter, à la 50ème réunion de la Commission
Permanente, des rapports sur la revue des critères, focalisés
sur la finalisation du texte du Président du GTC12. Il a
attiré l'attention sur la proposition concernant les termes de
référence (TR) et le calendrier de la revue des critères,
approuvés par la CP-13 (PC13 Doc. 9.4.3 (Rev. 1)). Le
Président Althaus a décrit l'approche du CP consistant à
s'accorder sur une liste des taxons pour l'évaluation des
critères avant de revisiter le texte du Président du GTC12.
La Présidente du CP, Clémente, a présenté
l'approche adoptée par le CP, mettant en relief son efficacité
et la volonté des Parties de participer à la revue des
critères sur une sélection de 18 espèces. Elle a noté que les
espèces sélectionnées doivent être bien documentées et non
sujettes à controverses. Javier Alvarez (Etats-Unis),
Président du groupe de travail du CP sur les critères, a
également présenté un rapport sur l'approche du CP. Il a
indiqué que le groupe de travail du CP s'est focalisé sur la
compilation d'une liste d'espèces, et sur le calendrier de la
réalisation des évaluations et de la finalisation du texte du
Président du GTC12. Il a encouragé le CA à suivre un processus
similaire. Les représentants régionaux pour l'Amérique du Nord
et pour l'Océanie, appuyés par plusieurs participants, ont
fait l'éloge de l'approche du CP, soulignant son caractère
pragmatique, l'importance de la coordination avec le CP et
l'opportunité d'une évaluation d'ordre technique. Le
Royaume-Uni et le Canada se sont déclarés d'accord sur le
besoin d'éviter les espèces sujettes à controverses. Le
représentant de Defenders of Wildlife a noté que l'inclusion
d'espèces à propos desquelles seules des données limitées sont
disponibles comporterait une dimension éducationnel. Notant
l'absence d'opposition à l'approche du CP, le Président
Althaus a établi un groupe de travail chargé de la sélection
des taxons qui seront utilisés dans la revue des critères de
listage, dans le texte du Président du GTC12, en tenant compte
du calendrier adopté par le CP.
Le groupe de travail s'est réuni mardi 19
août et a procédé à l'examen: de la liste des taxons devant
être utilisés dans l'évaluation des critères, y compris le
point de savoir si, oui ou non, les espèces non-listées dans
la CITES doivent être incluses; et des questions d'ordre
général ayant trait au calendrier et au processus des
évaluations, y compris la nécessité d'utiliser et de tester
les définitions figurant dans l'Annexe 5 du texte du Président
du GTC12.
Conclusion Finale: Le jeudi 21 août,
Javier Alvarez (US), Président du groupe de travail, a
présenté, à la Plénière, les conclusions du groupe (AC 19 WG1
Doc. 1). Au sujet de la liste des taxons et des espèces
sélectionnées, les participants ont désigné les espèces ci-après:
-
la baleine grise (Eschrichtius
robustus);
-
le léopard (Panthera pardus);
-
l'Argali (Ovis ammon);
-
la vigogne (Vicugna vicugna);
-
le singe mangeur de crabes (Macaca
fascicularis);
-
le gerfaut (Falco rusticolus);
-
le perroquet à tête jaune (Amazona
oratrix);
-
le fringillidé d'Amazonie (Amazona
finschi);
-
le pingouin Adélie (Pygoscelis adeliae);
-
le gecko à corne (Rhacodactylus
sp.);
-
le caïman yacare (Caiman yacare);
-
le python d'Angola (Python anchietae);
-
le crapaud occidental (Bufo boreas);
-
la sardine du Pacifique (Sardinops
melanostictus);
-
le hareng des frayères norvégiennes (Clupea
harengus);
-
l'aiglefin Georges Bank (Melanogrammus
aeglefinus);
-
l'esturgeon blanc (Acipenser
transmontanus);
-
le barbillon Isok (Probabrus jullieni);
-
l'Arowana asiatique (Scleropages
formosus);
-
le scorpion empereur (Pandinus
imperator);
-
le papillon Apollo (Parnassius Apollo);
-
la palourde patte d'ours (Hippopus
hippopus); et,
-
le corail rouge (Corrallium rubrum);
Les Etats-Unis sont en train de considérer
également l'opportunité d'évaluer la tortue happeuse
d'alligators (Macroclemys temminckii).
Au sujet du calendrier, le Président du
groupe de travail, Alvarez, a noté que le groupe a approuvé
des décisions du CP portant sur: le parachèvement des
évaluations d'ici fin octobre 2003; la compilation du tableau
des résultats, à placer sur le site web de la CITES vers le 5
décembre 2003; et la présentation des commentaires concernant
le tableau, à travers les représentants régionaux, de là au
mois de février 2004. Il a indiqué qu'une réunion concertée du
CA et du CP doit être organisée pour l'analyse des résultats
des évaluations taxonomiques, dans l'objectif d'élaborer une
résolution révisée. Le projet de résolution serait alors
soumis à la prochaine réunion de la Commission Permanente et
placé sur le site web, avant la date butoir décrétée par la
CdP. Il a souligné que dans la perspective de la proposition
de la Namibie d'accueillir la CP-14, une discussion est
requise autour des voies et moyens d'organiser la réunion
conjointe.
Les représentants des organisations
'International Wildlife Coalition (IWC)' et 'Defenders of
Wildlife' ont déploré la non-inclusion des grands groupes
commercialement importants de vertébrés et d'espèces
terrestres. Le Président Alvarez a noté que les ONG peuvent
prendre contact avec les pays menant des évaluations pour y
apporter leur assistance, et peuvent fournir des contributions
à la CA-20. Le CA adopté le rapport.
CONTROLE DES ELEVAGES EN CAPTIVITE, DES
ELEVAGES EN LIBERTE ET DES SYSTEMES DE PRODUCTION DES RECOLTES
NATURELLES, D'ESPECES LISTEES DANS L'APPENDICE II
Le mardi 19 août, le Secrétariat a
introduit le document concernant du contrôle des élevages en
captivité, des élevages en liberté et des systèmes de
production des récoltes naturelles, d'espèces listées dans
l'Appendice II (AC19 Doc. 14), notant que le Programme de la
SSC de l'UICN sur le Commerce des Espèces de Faune et de Flore
travaille sur les systèmes de production. L'UICN a introduit
son rapport préliminaire (AC19 Inf. 6), notant qu'il examine
l'impact de la conservation et du contrôle des modes de
production ex situ et in situ d'espèces listées
dans la CITES. La représentante a souligné que des définitions
claires des systèmes de production sont nécessaires, suggérant
trois catégories: les spécimens collectés dans la nature; les
spécimens élevés dans la nature; et les spécimens élevés en
captivité. Elle a proposé que le CA considère, entre autres:
la simplification des dispositions ayant trait à l'élevage en
captivité ou à la propagation artificielle, à travers une
normalisation des régulations applicables aux plantes et aux
animaux; la revue des conditions exigées pour l'élevage en
liberté et l'élevage en captivité effectué sous contrôle; et,
la reconnaissance des avantages offerts à la conservation par
certaines formes de production et la mise à disposition d'une
nouvelle catégorie consacrée à "la production naturelle
améliorée."
La Présidente du CP, Clemente, a signalé
que le CP a décidé d'attendre le rapport final avant de
prendre une décision. Le Royaume-Uni a suggéré que le CA en
fasse de même et intègre son travail avec celui du CP. Le
délégué des Pays-Bas a mis en exergue la nécessité de codes
sources additionnels, mais l'Afrique du Sud s'est déclarée en
faveur d'une résolution sur les codes sources existants. La
Tanzanie et l'organisation 'Defenders of Wildlife' ont noté le
besoin de codes sources clairs.
Un groupe de travail présidé par Edson
Chidziya (Zimbabwe), s'est réuni mercredi 20 août pour étudier
les suggestions avancées dans le rapport de l'UICN.
Conclusion finale: Jeudi 21 août,
Chidziya, a présenté le rapport du groupe à la Plénière (AC19
WG4 Doc.1). Il a indiqué que le groupe a approuvé la
suggestion de l'UICN de regrouper les systèmes de production
selon trois caractéristiques principales, moyennant une
modification dans la troisième, et qu'il a décidé que les
codes sources existants doivent être maintenus. Au sujet du
code R relatif aux "spécimens provenant de l'élevage en
liberté," le groupe a décidé d'élaborer, au cours de la
période intersessions, un projet de résolution appelant à la
révision de la Résolution Conf. 11.16, de manière à y inclure
les opérations d'élevage en liberté autres que celles ayant
rapport avec les transferts de la liste de l'Appendice I à la
liste de l'Appendice II. Le groupe a également recommandé que
des matériaux interprétatifs sur les systèmes de production,
soient élaborés. Le CA a adopté le document moyennant quelques
amendements mineurs, dont l'éclaircissement que le groupe n'a
pas encore atteint le consensus sur l'utilisation du code D
relatif aux spécimens élevés en captivité, et la réassurance
du Président du CA que de nouvelles contributions peuvent être
soumises au cours de la période intersessions.
ENREGISTREMENT ET SUIVI DES OPERATIONS
D'ELEVAGE D'ESPECES ANIMALES LISTEES DANS L'APPENDICE I, A DES
FINS COMMERCIALES
PROCESSUS D'ENREGISTREMENT DES OPERATIONS:
Mardi 19 août, le Secrétariat a introduit le document
concernant le processus d'enregistrement des opérations (AC19
Doc. 11.1), faisant état de l'enregistrement de quelques
opérations d'élevage d'espèces animales listées dans
l'Appendice I, à des fins commerciales. Le porte-parole a
évoqué la Résolution Conf. 12.10 qui demande au CA d'évaluer
le processus d'enregistrement de ces opérations, suggérant
l'établissement d'un groupe de travail pour le traitement de
ce sujet.
Le groupe de travail s'est réuni mercredi
20 août et s'est penché sur les questions relatives à la
Décision 12.78, concernant l'enregistrement et le suivi des
opérations d'élevage des espèces listées dans l'Appendice I,
en particulier, la nécessité de procéder à l'analyse des
problèmes qui empêchent une utilisation plus large des
procédures d'enregistrement. Le groupe de travail a procédé
également à l'identification des besoins additionnels en
matière de données devant être fournies par les Parties,
concernant les opérations d'élevage en captivité, non
enregistrées.
Conclusion finale: Jeudi 21 août,
Augustín Iriarte Walton (Chili), Président du groupe de
travail, a présenté un rapport sur les recommandations du
groupe (AC19 WG5 Doc. 1). Au sujet des problèmes posés au
niveau de la procédure d'enregistrement, il a noté, entre
autres: que les délais requis pour le traitement des demandes,
à la fois, par les Autorités chargées de la Gestion et par les
Autorités Scientifiques, sont trop longs; que les opérations
non enregistrées sont en mesure de transférer des spécimens
vers des opérations enregistrées; et que les critères
régissant l'enregistrement sont trop stricts. Le groupe a
recommandé: la fourniture de données sur le nombre et les
espèces concernées par les opérations non-enregistrées, qui
sont des spécimens listés dans l'Appendice I, issus d'élevages
en captivité et destinés au commerce international; et la
fourniture des données disponibles concernant les opérations
impliquées dans l'élevage en captivité à visée commerciale,
d'espèces listées dans l'Appendice I. Notant le court délai
qui reste à disposition pour la notification, le groupe a
suggéré de procéder, dans le cadre de ses travaux
intersessions, à la collecte des données, et de présenter un
rapport assorti de recommandations à la CA-20. Les délégués
ont adopté le rapport.
LIENS ENTRE LA PRODUCTION EX SITU ET
LA CONSERVATION IN SITU: Mardi 19 août, le
Secrétariat a introduit le document concernant les liens entre
la production ex situ et la conservation in situ
(AC19 Doc. 11.2), comportant en annexe, un projet de
notification. Le porte-parole a mis en relief la Décision
11.102, révisée à la CdP-12, qui invite le CA à procéder à
l'examen des questions ayant trait aux liens existant entre
les opérations d'élevage ex situ et la conservation
in situ, et à déterminer, pour considération par la
CdP-13, les mécanismes à travers lesquels les opérations
d'élevage enregistrées peuvent améliorer la réhabilitation et
la conservation des espèces dans les pays d'origine.
Les délégués ont apporté leur appui à
l'idée d'établir un groupe de travail pour le traitement de ce
sujet. Le délégué des Etats-Unis a proposé d'inclure les
représentants des éleveurs privés et des Etats constituant
l'habitat naturel de l'espèce. Il a noté que le projet de
résolution doit se focaliser sur la manière dont la
considération de ces facteurs pourrait permettre de s'assurer
que le commerce n'est pas préjudiciable.
La porte-parole du Programme du SSC/UICN
sur le Commerce de la Faune et de la Flore Sauvage a présenté
le papier de discussion concernant ce thème (AC19 Inf. 5).
Elle a donné un aperçu sur les coûts et les profits des
différentes formes de production pour la conservation des
espèces, mettant en relief les méthodes de contribution
indirecte à la conservation, et a suggéré que les études de
cas examinent l'aspect coûts et profits, aux fins d'aider le
CA à élaborer des avis plus précis. Les délégués ont ensuite
procédé à l'établissement du groupe de travail.
Le groupe de travail s'est réuni mercredi
20 août, et a traité des liens entre production ex situ
et la conservation in situ.
Conclusion finale: Jeudi 21 août,
Rodrigo Medellín (Mexique), Président du groupe de travail, a
présenté les résultats du groupe à la Plénière (AC19 WG2
Doc.1). Il a noté que nombre de délégués pensent que
l'élaboration d'un rapport final avant la prochaine CdP n'est
pas faisable, mais qu'un rapport sur l'état d'avancement des
travaux pourrait inclure les résultats d'une notification
invitant les Parties et les organisations pertinentes, à
fournir les données concernant ce sujet, et les résultats
préliminaires des études de cas concernant les espèces élevées
ex situ, par rapport à leur conservation in situ.
Le groupe a décidé que les études de cas ne doivent pas
inclure uniquement les établissements enregistrés, compte tenu
du fait que la plupart des opérations d'élevage en captivité
ne sont pas enregistrées.
La liste initiale d'études de cas proposées
à être élaborées par les membres du groupe de travail,
comprend:
-
le Crocodile de Siam (Crocodylus
simensis);
-
le Panda (Ailuropoda melanoleuca);
-
le Faucon pèlerin (Falco peregrinus);
-
le Crocodile du Nil (Crocodylus
niloticus);
-
l'Ours noir asiatique (Ursus
tibethanus);
-
le Bison européen (Bison bonasus);
-
le Rhinocéros noir (Diceros bicornis);
-
le Guépard (Acinonyx jubatus);
-
la “Bony Tongue” asiatique(Scleropages
formosus);
-
le Condor des Andes (Vultur gryphus);
-
l'Iguane des Caraïbes (Cyclura cornuta);
-
le Tamarin doré (Leontopithecus
rosalia);
-
le Lion africain (Panthera leo);
et
-
l'esturgeon de la Mer Caspienne.
Le groupe de travail a également amendé le
cahier des charges et la notification requérant des données
concernant les études de cas additionnelles, qui doivent être
soumises au Président du groupe de travail d'ici le 15
décembre 2003, puis examinées à la CA-20. L'IWC a suggéré la
nécessité d'inclure une définition claire des termes in
situ et ex situ. Les délégués ont adopté le
rapport.
EVALUATION DU COMMERCE SIGNIFICATIF DE
SPECIMENS D''ESPECES LISTEES DANS L' APPENDICE II
Mardi 19 août, les délégués ont abordé
nombre de questions ayant trait à l'Evaluation du Commerce
Significatif (ECS) de spécimens d'espèces listées dans
l'Appendice II. Le Secrétariat a présenté le rapport
concernant l'ECS, notant que le processus d'évaluation a
évolué de manière à assurer les Parties, que les dispositions
de l'Article IV de la CITES concernant la régulation du
commerce de spécimens d'espèces listées dans l'Appendice II
sont respectées et que le commerce des espèces listées dans
l'Appendice II est viable et non préjudiciable à la survie des
espèces. Le porte-parole a indiqué que le processus l'ECS:
implique un degré élevé de consultation et de coopération;
soulage les Etats importateurs de l'application de mesures
intérieures plus strictes; et aide les pays exportateurs dans
les domaines du renforcement des capacités et des études de
terrain. Il a ajouté que Madagascar a été choisie, pour la
conduite de la première ECS fondée sur les besoins des pays et
que si l'approche fondée sur les besoins des pays s'avère plus
efficace que celle basée sur la situation des taxons, une
approche standard pourrait être élaborée pour le processus.
INTRODUCTION DE LA RESOLUTION CONF. 12.8:
Introduisant la Résolution Conf. 12.8 concernant l'ECS de
spécimens d'espèces listées dans l'Appendice II (AC19 Doc.
8.1), le Secrétariat a indiqué que le Centre International de
Suivi de la Conservation du Programme des Nations Unies pour
l'Environnement (UNEP-WCMC) produirait des données concernant
les pratiques commerciales écologiquement rationnelles, aux
fins d'aider le CA dans la sélection d'espèces listées dans
l'Appendice II, pour l'évaluation, qui commence à la CA-20. Le
délégué des Emirats Arabes Unis (EAU), appuyé par les
représentants régionaux pour l'Europe et l'Océanie, la
République Tchèque et d'autres Etats, a souligné la nécessité
de procéder à l'évaluation du faucon Sacré (Falco cherrug)
avant la CA-19. Le représentant régional pour l'Asie a suggéré
de procéder à l'examen de ce sujet lors de la prochaine
réunion de fauconnerie.
Un groupe de travail sur l'ECS de spécimens
d'espèces listées dans l'Appendice II à été établi et s'est
réuni le mercredi 20 août, pour examiner le rapport des
Emirats Arabes Unis, sur le faucon Sacré.
Conclusion Finale: Jeudi 21 août,
le Président Althaus, a présenté le rapport du groupe à la
Plénière (AC19 WG8 Doc. 1). Le groupe a décidé de manière
consensuelle: que la question doit être abordée comme étant
une question urgente; que certaines espèces doivent entrer
dans l'ECS immédiatement, à titre de cas exceptionnels; et que
le Secrétariat doit contacter d'urgence le Pakistan et la
Mongolie, deux pays constituant l'habitat naturel de l'espèce.
Le CA a adopté le rapport moyennant quelques amendements
mineurs.
REVUE DE LA MISE EN ŒUVRE DES
RECOMMANDATIONS: Le Secrétariat a introduit son document
concernant la revue de la mise en œuvre des recommandations
(AC19 Doc. 8.2), notant que près de 260 taxons ont fait
l'objet d'une évaluation. Le porte-parole a indiqué que
l'organisation TRAFFIC a été contactée pour: fournir un
inventaire de l'ensemble des recommandations du CA et de la
Commission Permanente ayant trait à la Résolution Conf. 8.9
(Rev.) concernant le commerce de spécimens d'espèces listées
dans l'Appendice II, pris dans la nature; élaborer une base de
données axée sur l'ECS des espèces animales; et fournir des
recommandations. Il a précisé que le Secrétariat considérera
l'opportunité d'aider les pays constituant l'habitat naturel
de l'espèce, dans lesquels des interdictions commerciales sont
mises en place. Le représentant de TRAFFIC a présenté un
rapport sur les progrès accomplis, notant que la base de
données, qui sera présentée à la CA-20, englobera des
informations détaillées sur les espèces retenues pour l'ECS,
aux fins de permettre une identification rapide de leur
situation.
LES PROGRES REALISES DANS LA MISE EN ŒUVRE
DE L'EVALUATION DU COMMERCE SIGNIFICATIF: Le Président
Althaus a introduit le document concernant l'état d'avancement
de la mise en œuvre de l'ECS (AC19 Doc. 8.3) qui comprend, en
annexe, un rapport sur l'espèce Strombus gigas (reine
des conques) et la liste des espèces sélectionnées pour
l'évaluation depuis la CdP-11. Le représentant de
l'Association pour la Conservation des Baleines et des
Dauphins (WDCS) a fait part de ses préoccupations concernant
la situation du "Nawhal" (Monodon monoceus), et a
appelé au traitement de la question de cette espèce baleinière,
à la CA-20. Le Président Althaus a indiqué que la situation de
cette espèce pourrait bien être abordée à cette occasion.
Le Secrétariat a présenté un rapport sur
les progrès accomplis dans la mise en œuvre de l'ECS de la
Strombus gigas, mettant en exergue l'intérêt porté par les
pays constituant l'habitat naturel de l'espèce, à la garantie
d'un commerce viable des espèces. TRAFFIC a ensuite présenté
le résumé et les conclusions de son rapport placé en annexe.
La représentante a donné un aperçu sur la répartition des
espèces et sur les prises; sur les déclins enregistrés au
niveau des populations en raison de la sur-pêche; sur le
volume de l'échange; sur les preuves de l'existence de prises
et d'échanges illicites; et sur les mesures de gestion et de
conservation, prises dans les pays constituant l'habitat
naturel de l'espèce. Elle a indiqué que les pays constituant
l'habitat naturel de l'espèce, se répartissent en trois
catégories de préoccupations: urgentes, possibles et moindres;
et a noté que la République dominicaine, Haïti et le Honduras
appartiennent, tous trois, à la première catégorie.
Un groupe de travail a été établi pour
procéder: à l'examen des données figurant dans le rapport de
TRAFFIC; à la révision des catégories préliminaires proposées;
à l'identification des populations de la catégorie à risques
moindres, et leur élimination du processus d'évaluation; et, à
la formulation de recommandations pour le reste des
populations. L'IWC a noté que le Secrétariat du Traité sur les
Zones et les Espèces de Faune et de Flore, Particulièrement
Protégées (Traité SPAW), relevant de la Convention sur la
Protection et le Développement de l'Environnement Marin dans
la Région des Caraïbes (Convention de Carthagène), a offert
d'apporter son assistance dans le traitement de ce sujet.
Le Secrétariat a ensuite présenté un
rapport de synthèse sur l'état d'avancement de l'ECS de
l'ensemble des taxons qui ont été sélectionnés depuis la
CdP-11. Notant que l'élaboration de la base de données est
encore en cours, l'intervenant a parlé des progrès accomplis
dans la mise en œuvre, des cas de respect des obligations, des
cas de non-réactivité et de la nécessité de formuler des
recommandations. Les délégués ont décidé de constituer un
groupe de travail sur la mise en œuvre de l'ECS de l'espèce
Strombus gigas, et de procéder au traitement de toutes les
autres espèces dans le cadre du groupe de travail chargé de
l'examen de l'ECS.
Strombus Gigas: Le groupe de
travail chargé de l'examen de la situation de l'espèce
Strombus gigas (reine des conques) s'est réuni le mercredi
20 août et a procédé à l'examen: de la situation unique de
l'espèce, qui est entrée dans le processus de l'ECS à deux
reprises; de la catégorisation proposée pour les pays
constituant l'habitat naturel de l'espèce; et, des
recommandations et des actions particulières à entreprendre.
Conclusion finale: Mohammad
Pourkazemi (Iran), Président du groupe de travail, a présenté
un rapport à la Plénière, le jeudi 21 août (AC19 WG3 Doc. 1).
Il a signalé que le Mexique a été transféré à la catégorie "à
préoccupation moindre," et que les Parties figurant dans cette
catégorie, seront ôtées de l'évaluation. Il a décrit les
actions particulières devant être entreprises à court et long
termes par les Parties des catégories à préoccupation urgente
et possible, et a suggéré que la Commission Permanente
recommande la suspension de l'import des spécimens d'espèces
issues des pays de ces Parties, si la mise en application de
ces actions n'est pas vérifiée. Il a mis en relief les
problèmes non liés à la mise en œuvre de l'Article IV,
notamment ceux ayant trait à la pêche et au commerce illicites,
et à l'insuffisance du suivi commerce et des rapports sur les
échanges. Le délégué des Pays-Bas a suggéré de mettre en
exergue l'engagement ferme des Parties appartenant à la
catégorie à préoccupation urgente quant à la mise en œuvre des
actions proposées, et le rapport a été adopté tel qu'amendé.
Le Groupe de Travail sur l'ECS: Le
groupe de travail sur l'ECS des spécimens d'espèces listées
dans l'Appendice II, s'est réuni mercredi 20 août, pour
procéder, entre autres, à l'examen de l'état d'avancement de
la mise en œuvre de l'ECS et pour débattre de chacune des
espèces retenues pour l'ECS.
Conclusion Finale: Jeudi 21 août,
le Président Althaus a présenté le rapport du groupe à la
Plénière (AC19 WG8 Doc. 1). Il a indique que c'est au
Président du CA de déterminer si l'espèce et le pays concerné,
doivent être ôtés du processus de l'ECS ou présentés à la
Commission Permanente.
Au sujet de l'espèce Moschus spp. (Cerf
Musqué), le groupe a décidé: que le Secrétariat et le
Président du CA fourniront à la Commission Permanente, les
matériaux pertinents et un rapport sur les progrès accomplis;
que la Fédération de Russie et la Chine se sont mis en
conformité avec les recommandations. Au sujet de l'espèce
Naja naja spp. (cobras), l'intervenant a recommandé la
présentation, à la Commission Permanente, d'un rapport disant
que bon nombre de pays constituant l'habitat naturel de
l'espèce, n'ont pas répondu ou l'on fait simplement de manière
inadéquate.
Au sujet de la tortue boite du
Sud-asiatique (Cuora amboiensis), le groupe a décidé:
que les pays doivent comparaître devant la Commission
Permanente pour toute violation de l'Article IV; et que la
question de mal-identification de tortues d'eau douce,
vivantes, comme étant des poissons ou des produits de pêches,
doit être par à la fois par le groupe de travail sur l'aspect
technique de la mise en œuvre et le groupe de travail chargé
de l'évaluation de l'espèce tortue.
Le groupe a conclu que le Viêt-Nam et le
Laos, pour la tortue-boite indochinoise (C. galbinifrons),
et le Bangladesh, pour la tortue plate indienne (Lissemys
punctata), appartiennent à la catégorie à préoccupations
urgentes, et que des recommandations doivent être émises à
leur sujet. Au sujet de la tortue à queue plate (Pyxis
planicauda), il a commenté qu'elle a été transférée à
l'Appendice I.
Au sujet de l'esturgeon lacustre (Acipenser
fulvescens), le groupe a décidé que le Canada, le
Secrétariat et le Président du CA doivent prendre une décision,
ensemble. L'esturgeon blanc (A. transmontanus),
le poisson pagaie saisonnier (Polyodon spathula) et
l'esturgeon pelle (Scaphirhynchus platorynchus), ont
été ôtés du processus. L'esturgeon de l'Atlantique (A.
oxyrinchus), l'esturgeon perse (A. persicus)
et la tortue-boite à rayures jaunes (C. flavomarginata),
ont été placées dans la catégorie à préoccupation moindre.
L'esturgeon sibérien (A. baerii), l'esturgeon
russe (A. gueldenstaedtii), l'esturgeon bâtard (A.
nudiventris), le sterlet (A. ruthenus),
l'esturgeon amure (A. schrencki),
l'esturgeon Stellate (A. stellatus), le kalouga
(Huso dauricus) et le bélouga (H. huso)
sont couverts par l'Accord de Paris, dans le cadre duquel un
grand nombre de mesures ont été décidées par les Etats
constituant l'habitat naturel de ces espèces, notamment:
l'évaluation des stocks, l'établissement de quotas de manière
concertée, la lutte contre l'exploitation illicite, et le
renforcement de la collaboration. Le CA a adopté le rapport,
moyennant quelques amendements mineurs.
ETAT D'AVANCEMENT DE LA PREMIERE EVALUATION
BASEE SUR LES PAYS, DU COMMERCE SIGNIFICATIF: Au sujet de
la première ECS fondée sur les besoins des pays (AC19 Doc.
8.4), le Secrétariat a noté la formulation d'un plan d'action
pour l'évaluation du commerce de l'ensemble des espèces de
faune et de flore de Madagascar, listées dans l'Appendice II.
L'intervenant a signalé que la mise en œuvre des activités de
l'ECS dans le pays, a été retardée en raison des troubles
politiques, mais que le plan d'action sera prêt à mettre en
application un peu plus tard cette année, et à être suivi par
le Secrétariat, en concertation avec à la fois le CA et le CP.
Le représentant de Madagascar a déclaré que
son l'Autorité chargée de la gestion, dans son pays, n'est pas
en train d'émettre des autorisations d'export pour les espèces
assujetties à des quotas, en attendant que l'Autorité
Scientifique ait procédé à la collecte des données concernant
les implantations exportatrices, mais que des quotas seront
alloués et des autorisations seront accordées, lorsque les
données auront été évaluées. Le représentant de Pro-Wildlife a
fait part de ses réserves quant au risque de voir l'approche
fondée sur les besoins des pays, ne pas s'avérer toujours
appropriée, en particulier, pour les espèces commercialisées
en nombres importants. Le porte-parole de l'International
Wildlife Management Consortium (IWMC)-World Conservation
Trust, a indiqué que le Secrétariat devrait émettre une
nouvelle notification destinée à informer les Parties, des
espèces pouvant être commercialisées par Madagascar.
EVALUATION DE LA REVUE DU COMMERCE
SIGNIFICATIF: Le Secrétariat a introduit son document
concernant la revue de l'ECS (AC13 Doc. 8.5) avec, en annexe
un projet de texte consacré au cahier des charges de l'ECS.
L'intervenant a noté que la Décision 12.75 requiert du CA et
du CP, l'élaboration du cahier des charges de l'évaluation et
sa soumission à la considération de la CdP-13. Il a mis en
relief l'expérience du CA dans le processus et a signalé
l'absence d'expérience du CP et sa décision de poursuivre
l'évaluation après la CdP-14. Il a ajouté que l'évaluation ne
peut être menée que lorsque des fonds provenant de sources
externes seront disponibles. L'IWC a noté que les questions
telles que celle du commerce illicite doivent être également
traitées. Le représentant de Defenders of Wildlife a mis en
exergue l'importance de l'implication du public dans le
processus d'évaluation. Le groupe de travail sur l'ECS de
spécimens d'espèces listées dans l'Appendice II s'est réuni
mercredi 20 août pour procéder à l'examen de projet de texte
du cahier des charges de l'évaluation.
Conclusion Finale: Jeudi 21 août,
le Président Althaus a présenté le rapport du groupe à la
Plénière (AC19 WG8 Doc. 1). Le groupe a décidé que le cahier
des charges doit refléter le processus introduit, avec la
conduite d'une partie des travaux d'évaluation, entre la
CdP-13 et la CdP-14, et avec les contributions apportées ayant
trait aux plantes, après la CdP-14. Il a ajouté: que l'étude
menée à Madagascar est importante mais que la revue ne doit
pas attendre qu'elle soit terminée; et que les Parties et la
Commission chargée de l'examen du Budget, à la CdP-13, sont
encouragées à s'assurer de la disponibilité des fonds
nécessaires à la conduite de l'évaluation. Le groupe a décidé:
que le travail sur le projet de texte du cahier des charges
doit commencer au cours de la période intersessions, en
liaison avec le CP; et que le CA ne finaliserait pas ses
recommandations, avant la CA-20. Le CA a adopté le rapport,
moyennant quelques amendements mineurs.
CONSERVATION DE L'ESPECE SAIGA TATARICA:
Le délégué des Etats-Unis a introduit son document concernant
la conservation de l'espèce Saiga tatarica (saiga
antelope) (AC19 Doc. 8.6), notant que:
-
nonobstant le fait que l'espèce soit
incluse dans le processus d'ECS, sa population continue à
connaître un grave déclin;
-
le Kazakhstan et la Fédération de Russie,
deux pays constituant l'habitat naturel de l'espèce, ont
volontairement suspendu le commerce de l'antilope saïga;
-
le projet de plan d'action relatif à la
conservation et à l'exploitation durable de l'espèce, a été
élaboré; et
-
une résolution concernant ce sujet serait
utile.
La Fédération de Russie a indiqué que la
population de l'espèce, listée dans l'Appendice II, est peu
nombreuse mais stable. La représentante de WWF International a
affirmé qu'au contraire l'espèce est gravement menacée
d'extinction et que sa population est instable. Elle a
encouragé les Etats d'habitat et la Commission Permanente à
prendre des mesures d'urgence, indiquant qu'une mise en œuvre
efficace du plan d'action est indispensable pour éviter le
transfert de l'espèce à l'Appendice I. La représentante de
l'antenne russe de l'International Fund for Animal Welfare (IFAW)
a ajouté que le braconnage s'est accru de manière importante
depuis la chute de l'Union Soviétique. Elle a suggéré que le
CA formule des recommandations sur ce sujet, et a attiré
l'attention des délégués sur le Mémorandum d'Entente (ME)
élaboré pour la conjugaison des mesures de protection prises
par les Etats constituant l'habitat naturel des espèces en
question.
Le groupe de travail sur l'ECS de spécimens
d'espèces listées dans l'Appendice II, s'est réuni le mercredi
20 août pour procéder à l'examen des questions ayant trait à
la conservation de l'antilope Saïga.
Conclusion Finale: Jeudi 21 août,
le Président Althaus a présenté le rapport du groupe à la
Plénière (AC19 WG8 Doc. 1). Il a indiqué que le groupe a
décidé, entre autres, que le sujet est un problème important
de conservation, qui a besoin d'être traité d'urgence, et
qu'il doit être traité sans délai par la Commission
Permanente. Le groupe a également décidé: que les pays
consommateurs doivent fournir des données concernant la
manière dont ils contrôlent le commerce illicite de l'espèce;
que les Etats constituant l'habitat naturel de l'espèce
doivent être exhortés à signer le ME; et que le Président du
CA et le Secrétariat procèdent à l'évaluation des
recommandations pertinentes du plan d'action retenu dans le
cadre du ME, pour la conservation, la réhabilitation et
l'exploitation durable de l'espèce. Le CA a adopté le rapport,
moyennant quelques amendements mineurs.
LE TRANSPORT DES ANIMAUX VIVANTS
Mardi 19 août, Irena Sprotte (Allemagne),
la Présidente du groupe de travail du CA sur le Transport (GTT)
a introduit le document concernant le transport des animaux
vivants (AC19 Doc. 12), résumant les activités menées depuis
la CdP-12, notamment:
-
l'établissement d'une collaboration avec
l'Association Internationale du Transport Aérien (IATA), et
avec l'Association du Transport des Animaux;
-
l'évaluation des Régulations de l'IATA
concernant le Transport des Animaux Vivants, autre que celui
aérien;
-
l'élaboration d'un ME entre le
Secrétariat de la CITES, l'IATA et l'Association
Internationale des Zoos et Aquariums; et
-
la conduite d'une recherche sur la
mortalité en rapport avec le transport.
Elle a ensuite informé les participants
qu'elle ne pouvait plus servir comme Présidente du GTT dans le
futur. Le groupe de travail s'est réuni le mercredi 20 août
pour examiner les priorités du GTT d'ici la CdP-13, notamment
l'élection d'un nouveau Président.
Conclusion Finale: Le jeudi 21 août,
la Présidente du groupe de travail, Katalin Rodics (Hongrie) a
présenté le rapport du groupe à la Plénière (AC19 WG10 Doc.
1), évoquant les trois priorités identifiées dans le cadre de
la Décision 12.85 portant sur les recommandations relatives au
transport des animaux vivants. Au sujet des recommandations
ayant trait aux transports ferroviaire, routier et maritime,
le groupe a décidé que le GTT procède à la collecte des divers
standards et des diverses études disponibles et les distribue
aux membres. Au sujet de l'identification des pratiques
modèles en matière de transport et de préparatifs
d'embarquement des animaux sauvages, le groupe a décidé de
confier à la Présidente du GTT la charge de collecter les
données nécessaires relatives à cette question. Au sujet de
l'examen des options, à bon rapport coût-efficacité, quant aux
matériaux d'emballage pouvant être recommandés à l'IATA, le
groupe a décidé que l'information modèle doit englober des
données concernant les meilleures pratiques en matière de
matériaux d'emballage. La Présidente a ajouté que le GTT aura
besoin de l'avis du CA, pour l'intégration, dans son cahier
des charges, de la question de la mortalité durant la capture
et le dépôt ou pour le traitement du problème dans le cadre
des conclusions de non-préjudice. Le groupe a proposé, de
manière unanime, Peter Linhart (Autriche) comme nouveau
Président du GTT. Le CA a adopté le rapport du groupe.
LE COMMERCE DES CORAUX DURS
Mercredi 20 août, le Secrétariat a
introduit le document concernant le commerce des coraux durs
(AC19 Doc. 13), faisant état de la Décision 12.62 de la CdP
qui demande au CA, de recommander des moyens pratiques
permettant d'établir une distinction entre les coraux
fossilisés et les coraux non-fossilisés, dans le commerce
international, et de présenter un rapport à la CdP-13.
Un groupe de travail a été établi et s'est
réuni, le mercredi 20 août, pour débattre du processus de
l'examen des moyens permettant d'établir une distinction entre
les coraux fossilisés et les coraux non-fossilisés.
Conclusion Finale: Le Président du
groupe de travail, Vincent Fleming (Royaume-Uni) a présenté
son rapport à la Plénière, le jeudi 21 août (AC19 WG11 Doc.
1), mettant l'accent sur le besoin de reconstituer le groupe
de travail intersessions sur les coraux, pour définir les
coraux fossilisés et présenter un rapport sur l'état
d'avancement des travaux, à la CA-20. Le rapport a été adopté.
CONSERVATION ET COMMERCE DES TORTUES
TERRESTRES ET DES TORTUES D'EAU DOUCE
Mercredi 20 août, le délégué des Etats-Unis
a introduit les recommandations émanant de l'atelier de
Kunming (AC19 Doc. 15.1), tenu en Chine, en mars 2002, qui
encouragent les Parties à se focaliser sur les besoins de la
mise en application des mesures prises en faveur de la
conservation in situ, et sur l'établissement d'une
liste des priorités. L'Allemagne a présenté les résultats
techniques du projet de recherche et développement, mené par
l'antenne Sud-Est asiatique de TRAFFIC, dans le domaine de la
mise en place de mesures de conservation, à moyen et long
termes, pour les tortues terrestres et les tortues d'eau douce
(AC19 Doc. 15.2 (Rev. 1)). La représentante a noté que le
document compile de nouvelles données concernant les activités
d'élevage à but commercial, et traite des questions sujettes à
controverse.
Le Secrétariat a introduit le document
portant sur la mise en œuvre de la Résolution Conf. 11.9
concernant les tortues terrestres et les tortues d'eau douce,
ainsi que les décisions de la CdP-12 en rapport (AC19 Doc.
15.3). L'intervenant a souligné que la Décision 12.43
concernant les tortues plates, requérant la conduite d'une
étude sur la biologie et la répartition de l'espèce, les
systèmes de production et les méthodes de marquage, les
mesures de gestion, et les protocoles de surveillance. Le
délégué des Pays-Bas a évoqué la mission commandée par le CA,
en Tanzanie, en 1998, et son rapport concernant les tortues
terrestres plates. La Tanzanie a mis en exergue les
conclusions du rapport sur la biologie de l'espèce et la
performance de son élevage, ainsi que les doutes concernant sa
répartition géographique. Mercredi 20 août, le groupe de
travail s'est réuni pour examiner les recommandations de
Kunming, les mesures de conservation à moyen et long termes,
et le rapport concernant la situation des tortues plates.
Conclusion Finale: Jeudi 21 août,
le Président du groupe de travail, Michael Griffin (Namibie) a
présenté un rapport sur les délibérations du groupe. Au sujet
de la tortue terrestre plate, le groupe de travail a
recommandé : que la question de l'identification génétique des
populations séparées d'animaux sauvages et d'animaux d'élevage,
soit étudiée, de manière à répondre aux préoccupations
exprimées par le Kenya concernant le caractère inadéquat des
mesures de contrôle des stocks issus des élevages, prises par
la Tanzanie; qu'une étude sur l'histoire naturelle de l'espèce
soit entreprise et que les pays signalant qu'ils sont des
Etats constituant son habitat naturel, doivent en fournir la
preuve.
Le Japon a fait part de ses réserves
concernant l'introduction dans l'Appendice II, du reste des
espèces non-listées de tortues d'eau douce asiatiques. Le
Président Althaus a adopté le rapport, notant les réserves du
Japon.Au sujet des introductions futures dans les listes, le
groupe de travail a encouragé les Etats constituant l'habitat
naturel, à procéder à la présentation de propositions
concernant l'introduction, dans l'Appendice II, du reste des
espèces non-listées de tortues d'eau douce asiatiques, au
cours de la CdP-13. Au sujet de la question du transport, le
groupe de travail a recommandé que le Secrétariat encourage
les Parties à mettre en application les régulations de l'IATA,
et au sujet des questions de gestion et de conservation in
situ, a recommandé la poursuite de l'examen des diverses
techniques d'identification des tortues. Le groupe a également
décidé que les données issues de l'atelier de Kunming doivent
être mises à disposition, de manière prioritaire, et qu'un
atelier régional de suivi soit tenu après la CdP-13.
LES HIPPOCAMPES ET AUTRES MEMBRES DE LA
FAMILLE DES SYNGNATHIDES
Le mercredi 20 août, le délégué des
Etats-Unis a introduit le document concernant la mise en œuvre
de l'introduction de l'espèce Hippocampus spp. (hippocampes)
(AC19 Doc. 16.1) dans l'Appendice II, en soulignant que les
ateliers et les projets visant à promouvoir la gestion
efficace et le commerce durable des hippocampes listés dans
l'Appendice II. Le Mexique s'est félicité de la proposition et
a offert d'accueillir l'atelier technique consacré à la
conservation et à la gestion de l'hippocampe. Le représentant
de 'Project Seahorse' a noté l'importance de l'implication des
aquariums, de la médecine traditionnelle et des pêcheries, et
a offert d'y apporter un soutien technique.
Amanda Vincent (Project Seahorse),
Présidente du groupe de travail intersessions sur l'hippocampe,
a introduit le document concernant la taille minimum
universelle des hippocampes (AC19 Doc. 16.2) dans le commerce
international, appelant à retenir celle de 10 cm. Le
Secrétariat a demandé au groupe de travail à traiter de la
question de l'harmonisation des codes dans le commerce des
hippocampes vivants, tels que requis par l'Organisation
Internationale des Douanes (OID).
Le groupe de travail s'est réuni mercredi
20 août, et a débattu: de la question de la taille minimale
devant être retenue pour les spécimens des toutes les espèces
de la famille Hippocampus; des questions d'intérêt
devant être abordées dans l'atelier proposé par le Mexique; et
des codes d'harmonisation du commerce de l'espèce Syngnathidae,
pour la WCO.
Conclusion Finale: Amanda Vincent,
Présidente du groupe de travail, a présenté son rapport à la
Plénière, jeudi 21 août (AC19 WG7 Doc. 1). Elle a mis en
relief les recommandations proposées concernant, entre autres:
l'élaboration de conclusions de non-préjudice, pour l'espèce
Hippocampus et Hippocampus d'élevage; la
proposition de la taille universelle minimale applicable à
l'export de toutes les espèces d'hippocampes et
l'encouragement de la poursuite de la recherche sur ce sujet;
et la documentation des prises non-intentionnelles. Le groupe
de travail a suggéré également une liste de sujets à inclure
dans l'ordre du jour de l'atelier, demandant au Secrétariat de
fournir les données requises à l'OID, et a proposé la
poursuite de ses activités durant la période intersessions,
avec une adhésion élargie aux représentants des pays
exportateurs.
Le Japon a mis l'accent sur l'absence de
justifications scientifiques suffisantes pour la fixation de
la taille universelle minimale. Le délégué a noté que la
question de la gestion des pêches ne fait pas partie du champ
d'exercice de la CITES, et que les problèmes de mise en œuvre
doivent avoir été résolus avant le listage des espèces. Le
rapport a été adopté.
LA CONSERVATION ET LE COMMERCE DES CONCOMBRES
DE MER DES FAMILLES DES HOLTHURIDAE ET STICHOPODIDAE
Le Secrétariat a introduit le document
concernant les concombres de mer (AC19 Doc. 17), en faisant
état de la Décision 12.60 qui demande au CA de convoquer un
atelier technique et d'élaborer, pour la CdP-13, un papier de
discussion sur la situation de la biologie, du commerce et de
la conservation des espèces, et de la Décision 12.61 qui
requiert du Secrétariat, d'apporter son assistance à
l'obtention de fonds pour l'atelier. Le Japon a noté que la
FAO est sur le point d'organiser un atelier sur les concombres
de mer, en Chine, en octobre 2003, et a suggéré de fusionner
les deux ateliers en vue de promouvoir la coopération CITES-FAO.
Un groupe de travail a été formé pour fournir au Secrétariat
des orientations concernant l'atelier technique planifié. Le
groupe de travail s'est réuni mercredi 20 août.
Conclusion Finale: Rod Hay
(Nouvelle Zélande), Président du groupe de travail, a présenté
son rapport à la Plénière, mardi 21 août (AC19 WG9 Doc. 1). Il
y a mis en exergue l'atelier parrainé par la FAO, sur
l'aquaculture des Holothurians, a suggéré que le Secrétariat
explore les possibilités de son organisation de manière
concertée, et a donné un aperçu sur les questions ayant trait
à l'ordre du jour de l'atelier de la CITES, à la
participation, au calendrier, au financement et au lieu de sa
tenue. Le rapport a été adopté.
SITUATION BIOLOGIQUE ET COMMERCIALE DES
REQUINS
Mercredi 20 août, le délégué des Etats-Unis
a introduit le rapport sur l'état d'avancement de
l'élaboration et de la mise en œuvre du Plan d'action
International de la FAO pour la Conservation et la Gestion des
Requins (IPOA-Sharks) aux Etats-Unis (AC19 Doc. 18.1). Le
représentant de l'US National Marine Fisheries Service, a
donné un aperçu sur le rapport, mettant en relief: les plans
de gestions appliqué actuellement dans les océans Atlantique
et Pacifique; la mise en application du Shark Finning
Prohibition Act; l'exportation et l'importation des fins de
requins; et la participation dans les efforts multinationaux
dans le domaine de la conservation des requins. Le
représentant régional pour l'Asie a présenté le rapport sur la
réunion technique régionale sur les pêches de requins, tenue
au Viêt-Nam, et l'Afrique du Sud a présenté un rapport sur son
plan de gestion des requins.
Le Secrétariat a ensuite introduit le
document concernant la mise en œuvre de la Résolution Conf.
12.6 et la Décision 12.47 concernant les requins (AC19 Doc.
18.2), donnant un aperçu sur les tâches confiées au CA,
notamment: la revue des progrès accomplis dans la mise en
œuvre du Plan d'action International pour la Conservation et
la Gestion des Requins; l'examen des données fournies par les
Etats constituant l'habitat naturel, pour l'identification des
principales espèces à introduire dans les listes; et, au
besoin, la formulation de recommandations concernant des
espèces particulières, à la CdP-13.
Le Japon a introduit son rapport sur l'état
d'avancement de l'élaboration et de la mise en œuvre du Plan
d'action International pour la Conservation et la Gestion des
Requins (AC19 Doc. 18.3), mettant en exergue la Déclaration de
Kesennuma, adoptée durant le symposium tenu en 2003 sur le
thème de l'utilisation durable des pêches des requins et des
thons en haute mer, et la situation des ressources
internationales en matière de pêche, avec référence aux
requins. Le délégué des Etats-Unis a accueilli favorablement
l'appel lancé dans le cadre de la Déclaration de Kesennuma en
faveur de la collecte des données, faisant remarquer toutefois
qu'il reflète un manque de compréhension de la CITES et de
l'US Shark Finning Prohibition Act. Le porte-parole du Groupe
des Spécialistes de l'UICN/SSC en matière de Requins (SSG) a
également présenté les progrès accomplis dans la détermination
des menaces qui pèsent sur la situation des requins et des
taxons en rapport (AC19 Inf. 7). Les délégués ont ensuite
formé un groupe de travail consacré à ce sujet.
Mercredi 20 août, le groupe de travail
s'est penché sur les activités en cours concernant la
problématique des requins, a passé en revue les progrès
réalisés dans la mise en œuvre et a traité de la question de
l'amélioration de la situation de la conservation et des
régulations du commerce international des requins. Plusieurs
intervenants ont mis l'accent sur le besoin d'améliorer la
communication entre les autorités chargées de la gestion, de
la CITES, et leurs vis-à-vis nationaux du secteur des pêches.
D'autres délégués ont parlé des difficultés rencontrées par
nombre de pays en développement dans la mise en œuvre du Plan
d'action International pour la Conservation et la Gestion des
Requins.
Conclusion Finale: Jeudi 21 août,
Colman O’Criodain (CE), Président du groupe de travail sur les
requins, a présenté les délibérations du groupe à la Plénière
(AC19 WG12 Doc. 1). Au sujet de l'établissement d'un processus
d'évaluation critique des progrès réalisés dans la mise en
œuvre du Plan d'action International pour la Conservation et
la Gestion des Requins, le groupe de travail a requis que le
l'UICN/SSC-SSG produise un rapport résumant les résultats de
la notification adressée aux Parties, par le Secrétariat,
concernant la fourniture de renseignements sur les progrès
réalisés, et fasse parvenir aux Parties, un questionnaire,
dans le cadre du suivi de la notification. Le groupe a
également décidé d'établir un groupe de travail intersessions
pour l'évaluation du rapport de l'UICN/SSC-SSG. Au sujet de
l'établissement d'un processus d'évaluation des rapports des
Parties sur la situation des requins, l'UICN/SSC-SSG s'est
accordé sur la compilation d'une liste initiale d'espèces
établie sur la base de l'enquête, ainsi que sur l'élaboration
d'une liste provisoire de requins pour le système harmonisé
utilisé par l'OID.
LES RAPPORTS REGIONAUX
Jeudi 21 août, les représentants régionaux
ont présenté les rapports concernant leur région.
L'AFRIQUE: Le représentant régional
pour l'Afrique a présenté le rapport concernant sa région
(AC19 Doc. 5.1). Il y a mis en relief les problèmes posés dans
le domaine de la communication régionale, qui sont à l'origine
de nombre d'échecs et de difficultés dans le travail de
planification. Il a également souligné: le besoin d'une étude
sur le commerce de la viande d'animaux sauvages, en Afrique de
l'Est; l'expansion enregistrée dans le commerce des reptiles;
l'augmentation des stocks d'ivoire provenant de sources
légales; la réussite des programmes mis en place en faveur des
rhinocéros; et l'absence de consensus, autour de la question
de l'utilisation des ressources naturelles pour la promotion
de la conservation, nonobstant la grande importance qui lui
est accordée par nombre d'Etats membres.
L'ASIE: Le représentant régional pour
l'Asie a présenté le rapport concernant les activités menées
dans sa région (AC19 Doc. 5.2), notant: que Brunei Dar Essalam
ne dispose d'aucune trace d'archive prouvant qu'un grand
nombre d'animaux listés dans la CITES aient été, de par le
passé, détectés ou confisqués dans le pays; que le Japon a
présenté un rapport sur la réunion technique régionale
organisée autour de la question de la pêche des requins, et
durant laquelle les plans d'action nationaux ont été discutés.
Israël a présenté un rapport sur la législation mise en place
en phase avec la CITES. Le délégué des Emirats Arabes Unis a
présenté un rapport sur l'espèce Falco cerrug (Faucon
Saqr) et sur les progrès accomplis dans les domaines de la
formation et du renforcement des capacités.
L'AMERIQUE CENTRALE ET DU SUD ET LES
CARAIBES: Le Chili a fait part de ses réserves concernant
la représentation de la région, compte tenu des insuffisances
constatées dans le travail du représentant régional actuel,
sur les questions de la participation, de la communication et
de l'établissement des rapports. Le représentant régional pour
l'Amérique Centrale et du Sud et les Caraïbes a, ensuite,
présenté le rapport concernant sa région, reconnaissant
l'implication du Chili, mais admettant l'existence de
problèmes de communication avec la plupart des pays de la
région. Il a souligné l'importance de l'espèce Strombus
gigas (reine des conques). Le Chili a déclaré que des
efforts seront fournis, avec l'aide du Secrétariat, en vue
d'accroître les niveaux de communication, et qu'une réunion
consacrée à l'analyse du problème, sera organisée en Amérique
du Sud.
L'EUROPE: Le représentant régional pour
l'Europe a présenté le rapport concernant la région (AC19 Doc.
5.4). Il y a signalé le manque de feedback de la part des
pays, et y a donné un aperçu sur les activités menées dans les
domaines: du renforcement des capacités; des législations
mises en place au niveau national et de l'UE, pour la mise en
œuvre; l'application des législations; de la conscientisation
du public; et de la recherche. Katalin Rodics (Hongrie) a
présenté le rapport concernant l'Europe de l'Est, faisant état
d'une bonne réactivité de la part des pays accédant à l'Union.
Il a souligné la nécessité de réduire le fardeau relatif à
l'établissement des rapports. Le délégué des Pays-Bas a
déclaré que le rapport concernant l'Europe doit refléter
davantage les activités d'ordre scientifique menées dans le
domaine ayant trait au CA. Le Président Althaus et le
Secrétariat sont d'avis sur le besoin de reconsidérer les
exigences impliquées dans l'élaboration des rapports. La
Slovénie a attiré l'attention sur le résultat du groupe de
contact du CP, sur l'amélioration de la communication
régionale. Le Secrétariat a ajouté que le questionnaire
utilisé par le CP en Europe, sera mis à disposition, pour
aider à l'établissement des rapports.
L'AMERIQUE DU NORD: Le représentant
régional pour l'Amérique du Nord, a présenté le rapport de la
région (AC19 Doc. 5.5), soulignant que cette dernière: a été
active dans nombre de groupes de travail et d'ateliers
intersessions; et a mené des travaux dans le domaine de
l'évaluation d'espèces animales listées dans les Appendices,
faisant l'objet d'un commerce important. Il a noté aussi que
nombre de séminaires ont eu lieu au Mexique, en vue
d'améliorer la compréhension de la CITES.
L'OCEANIE: Le représentant régional
pour l'Océanie a présenté le rapport de la région (AC19 Doc.
5.6), soulignant: que la communication régionale s'est
améliorée; que la CITES a été mentionnée en termes laudatifs,
lors de la récente table ronde organisée pour la région du
Pacifique, sur la question de la conservation de la nature;
que nombre d'activités de renforcement des capacités ont été
menées par l'Australie; et que la Papouasie Nouvelle Guinée a
ré-institué son programme d'étude sur l'espèce Crocodylus
porosus (crocodile des eaux salées d'Australie).
LE COMMERCE D'ESPECES ALIENES
Le Secrétariat a mis en exergue la Décision
10.76 concernant la coopération de l'AC avec le Groupe de
l'UICN Spécialisé dans les Espèces Invasives (ISSG). Le
représentant régional pour l'Océanie a présenté un rapport sur
les progrès accomplis dans l'élaboration de la liste des
espèces aliènes invasives, de la CITES, devant être présentée
à la CdP-13, et sur les initiatives de formation lancées par
le Programme Mondial des Espèces Invasives (GISP). L'UICN a
noté la finalisation de ses directives concernant les espèces
invasives. Les Etats-Unis et Israël ont offert de fournir des
données pour la liste devant être élaborée pour la CdP-13. Le
Chili a offert de servir de liaison entre la CITES et le GISP,
et a souligné que les pays exportateurs devraient interdire
l'export d'espèces susceptibles de devenir invasives dans
d'autres environnements. Le Secrétaire Général Wijnstekers a
fait état de la restriction imposée à l'importation d'espèces
invasives, au sein de l'UE. Le Mexique a suggéré de formuler
une recommandation à l'adresse des ports d'entrée et de
soutenir de travail de la Convention sur la Diversité
Biologique (CDB) dans le domaine des mesures in situ,
dans les pays récipiendaires.
TAXONOMIE ET NOMENCLATURE STANDARD
La Suisse a introduit le document
concernant le rôle des références standard à la taxonomie et à
la nomenclature (AC19 Doc. 20.1). Evoquant le problème soulevé
à la CdP-12, concernant le listage séparé de deux espèces de
perroquets et de leurs sous-espèces, le délégué a suggéré,
entre autres: l'adaptation des Appendices de la CITES aux
références de la nomenclature scientifique les plus récentes;
et la revue du cahier des charges du Comité chargé de la
Nomenclature (CN), du processus d'adoption des nouvelles
références ou de la mise à jour de la nomenclature, et du
processus de présentations de nouvelles références à la CdP.
Le représentant régional pour l'Amérique du
Nord a remis en question la transparence du CN et la manière
dont les changements d'orientation guident la mise en œuvre de
la Convention. Martinus Hoogmoed (Pays-Bas), membre du Comité
chargé de la Nomenclature, a précisé que le rapport du Comité
concernant les modifications taxonomiques proposées, y compris
la proposition de modifier la référence standard ayant trait
aux perroquets, avait été présenté à la CdP, et que les
nouveaux changements proposés doivent être présentés à la
prochaine CdP. Le représentant régional pour l'Afrique a mis
en garde contre la restructuration du processus d'évaluation
utilisé par le CN. L'IWC a indiqué que le CA peut apporter son
assistance dans la désignation des modifications de
nomenclature et de leurs implications.
Le Mexique a introduit son rapport (AC19
Doc. 20.2), notant que le CN a recommandé l'utilisation de
la publication référence en matière de nomenclature “Manuel
des Oiseaux du Monde” pour les taxons des espèces
Psittaciformes et Trochilidae. Le délégué a indiqué
que le Manuel n'est pas une révision taxonomique par
les pairs, et sa classification des sous-espèces n'est pas
reconnue comme étant valide par une majorité d'experts. Il a
recommandé que le Secrétariat a fait parvenir aux Parties, une
notification requérant des données sur leur expérience dans
l'utilisation du Manuel; et que les Parties considèrent
l'adoption de références additionnelles. Hoogmoed a affirmé
que le Manuel renferme les meilleures données
disponibles.
LES PROJETS DE RECHERCHE
Jeudi 21 août, le Président Althaus a
introduit le document élaboré par la Suisse sur les projets de
recherche (AC19 Doc.21.1). Il a expliqué que le document
rappelle au participants le processus actif en cours au sein
de la CITES, selon lequel les projets scientifiques peuvent
être soumis au Secrétariat, puis classifiés et présentés aux
Parties pour l'obtention de leur soutien. Soulignant que la
Suisse a financé nombre de projets, il a exhorté les
participants à réactiver le processus.
LE MANUEL D'IDENTIFICATION
Jeudi 21 août, le Secrétariat a présenté un
rapport sur les progrès réalisés dans la production du Manuel
d'Identification, en faisant référence au document du CP (PC13
Doc. 17). Il a indiqué que son annexe renferme la liste des
feuilles d'identification.
LE COMMERCE AVEC LES ETATS NON ADHERENTS
Jeudi 21 août, le Mexique a signalé avoir
reçu récemment, une cargaison de dauphins de la région Indo-pacifique
(Tursiops aduncus), en provenance des Iles Salomon,
pays non adhérent à la CITES et que la cargaison était
accompagnée d'une autorisation d'export valide. Appuyé par
Defenders of Wildlife, le délégué a requis une plus grande
clarté sur la question du commerce avec les Etats non
adhérents et a suggéré que la coopération régionale pourrait
constituer une alternative pour la fourniture d'une aide aux
Etats non-adhérents. Le Secrétaire général adjoint de la
CITES, Jim Armstrong, a indiqué que la Résolution 9.5 fournit
déjà suffisamment d'informations sur la question des Etats non
adhérents et sur les conclusions de non-préjudice. Il a
également évoqué les problèmes potentiels que la CITES
pourrait avoir avec l'OMC, sur cette question. Le représentant
régional pour l'Océanie a mis en relief la nécessité de
traiter avec les pays qui ne sont pas en mesure de produire
des conclusions de non préjudice. Le Président Althaus a
suggéré que le Mexique soumette la question à la CA-19.
REMARQUES DE CLOTURE
Le Président Althaus a annoncé que la CA-20
se tiendra probablement dans la sous-région sud-africaine, en
février ou avril 2003. Le délégué des Etats-Unis a déclaré
préférer voir la réunion se tenir avant cette date, compte
tenu des dates butoirs fixées au mois de mai, pour la CdP-13.
Le Président Althaus a ensuite remercié les membres du CA, les
Parties observatrices, les OIG et les ONG, et le Secrétariat,
pour leurs précieuses contributions et leur précieux soutien.
La réunion a été clôturée à 18h07.
BREVE ANALYSE DE LA CA-19
A la première réunion du CA depuis la
CdP-12, les délégués ont eu un ordre du jour chargé de
résolutions et de décisions de la CdP, à examiner. Une réunion
plus courte d'une journée que les réunions des années
précédentes, n'a fait que rendre l'ordre du jour plus
difficile à traiter. Les questions de grande importance que
les délégués avaient à traiter englobaient la revue des
critères régissant l'introduction d'espèces dans les listes
des Appendices, l'Evaluation du Commerce Significatif, et
l'examen des cas de nombre d'espèces marines. La CITES doit
clarifier sa position concernant les espèces marine, et
résoudre les questions de procédure ayant trait à la
coordination de ses comités scientifiques et à la
participation des ONG et des Etats constituant l'habitat
naturel, pour la concrétisation de ses objectifs consistant à
réguler le commerce des espèces sauvages de faune et de flore
et à s'assurer de la conservation des espèces.
LES ESPECES MARINES
Au moment où les délégués près du CA se
réunissaient dans le centre de conférence confiné à Genève,
les chasseurs de baleines islandais s'apprêtaient à effectuer
leur première partie de chasse des baleines Minke, depuis 14
ans. Bien que la Baleine Minke soit une espèce listée dans
l'Appendice I de la CITES, la décision de l'Islande de
reprendre la chasse à la baleine n'était pas à l'ordre du jour
du CA. Le débat autour de cette question est réservée pour la
Commission internationale sur la pêche aux baleines, le
principal organe international, chargé des questions touchant
à la pêche aux baleines. Bien que certains délégués, dans les
couloirs, aient exprimé, à titre personnel, leurs réserves
concernant la reprise de la pêche aux baleines, un délégué a
expliqué qu'étant donné que l'Islande dit qu'elle pratiquera
la chasse aux baleines Minke à des fins domestiques et "scientifiques"
et non dans un but commercial, la CITES ne peut plus faire
grand chose à ce sujet.
Peut être que la CITES n'est pas en mesure
de mettre fin à la chasse aux baleines des Islandais, mais ce
qu'elle peut faire, en revanche, c'est d'être vigilante à
maintenir les espèces listées, dans l'Appendice I, et de
placer à son ordre du jour, d'autres espèces telles que la
baleine dentée Narwhal de l'océan Arctique (Monodon
monoceus), qui s'est frayer un chemin dans les
délibération de la CA-19 et qui sera probablement un sujet de
discussion à la CA-20. Non seulement la CITES est train de
s'assurer qu'il n'y a pas de commerce international de ces
grand mammifères marins, la Convention semble s'impliquer de
plus en plus dans la protection de diverses espèces marines,
un domaine qu'elle a traditionnellement cherché à éviter.
L'introduction dans les listes des Appendices, à la CdP-12, de
nombre d'espèces marines, telles que les hippocampes, la
baleine pèlerin et la baleine requin, a certainement ouvert la
porte à l'examen d'autres cas. Les résultats de la CdP-12 ont
été ressentis à la CA-19, au moment où la situation du
commerce et de la conservation de plusieurs espèces marines –
telles que les coraux durs, les tortues terrestres et les
tortues d'eau douce, les hippocampes, les concombres de mer,
les requins et la reine des conques, un grand mollusque des
Caraïbes – a été examinée de manière approfondie dans le cadre
de la revue des critères et de l'évaluation du commerce
significatif. Certaines Parties continuent toutefois à
s'opposer, par principe, à l'implication de la CITES dans les
questions ayant trait aux espèces marines. Le Japon, la
Norvège et l'Islande (absente à la CA-19), ont depuis formulé
des réserves sur plusieurs espèces marines et continueront
probablement à le faire, jusqu'à ce qu'ils puisse être
convaincus que la CITES peut être un outil efficace pour la
régulation du commerce international des espèces marines.
LES CONTRIBUTIONS DES ONG
Les ONG ont bien réussi à tabler leurs
points de vue et leurs préoccupations et à jouer un rôle très
actif dans le processus de la CITES, en particulier, au sein
du CA, où elles constituaient près du tiers des participants.
Elles sont bien représentées dans les groupes de travail où le
gros du travail de fond est effectué, et dans certains cas,
les ont même présidés, ce qui est rare dans les processus de
négociation environnementaux internationaux. Bien que la
plupart des délégués aient exprimé leur appréciation à
l'endroit des contributions apportées par les ONG, certains
s'inquiètent du risque de voir les intérêts défendus par les
ONG, dominer de manière trop lourde l'ordre du jour du CA.
Reste que, sans cette coopération entre les ONG et le CA, une
bonne partie du travail n'aura pas été accomplie compte tenu
du fait que les ONG ont élaboré de nombreux rapports
scientifiques, d'évaluations et de lignes directrices à suivre,
au sujet de nombre de taxons, que les délégués du CA ont
souvent utilisé comme plate-forme pour leurs débats. Cette
coopération reste cruciale pour la réussite du CA et il est
fort à parier qu'elle se poursuivra.
LA COOPERATION ENTRE LE CA ET LE CP
Un autre genre de coopération a été mis en
exergue au cours de la réunion, celle entre le CA et le CP.
Bien que les deux Comités tiennent leurs réunions de manière
séparée et poursuivent, chacun, son propre plan de travail,
ils ont en commun des questions clés qui nécessitent un
traitement concerté pour mieux s'assurer que les objectifs de
la Convention seront réalisés de manière uniforme. Parmis ces
sujets, il y a lieu de citer ceux: de la revue des critères
régissant l'amendement des Appendices I et II, y compris la
sélection des taxons devant être réévalués; et de l'évaluation
du commerce significatif. Comme les réunions du CP et du CA
ont été, cette année, organisées l'une à la suite de l'autre,
il a été plus facile pour les membres prenant part aux deux
Comités, de travailler ensemble et de partager les expériences
acquises dans les domaines d'intérêt commun. Cela a même
permis au Président du CA d'assister aux délibérations du CP,
et réciproquement. En dépit des appels lancés pour davantage
de synergie entre les deux organes scientifiques de la CITES,
il semble que les deux tiennent encore à leur autonomie, le CP
ayant déjà décidé de tenir sa prochaine réunion, tout seul, en
Namibie, en février 2004. Le CA est également en train de
réfléchir à une prochaine réunion dans les environs, dans la
sous-région sud-africaine, peut-être l'Afrique du Sud, aux
alentours de la même période. Le fait de tenir leurs réunions
dans la même sous sous-région peut aider à promouvoir la prise
de conscience à propos de la CITES, mais cela ne résout pas
vraiment le problème de coordination et des réunions
concertées souhaitées, si l'on considère que le Désert du
Kalahari qui séparera les deux réunions, rendra la
communication un réel défi.
UN CLUB DE RICHES
Le problème du manque de communication a
été soulevé comme étant un sujet de préoccupation majeur pour
le CA, en particulier, celui entre les représentants régionaux
et les Parties qu'ils représentent. Certains délégués n'ont
pas manqué de signaler l'insuffisance de la représentation et
de la participation de l'Afrique, de l'Océanie et de
l'Amérique Centrale et du Sud, et des Caraïbes. Comme l'a fait
remarquer l'un des représentants régionaux, la CITES est
devenue un "club de riches," les pays en développement ne
disposant pas de ressources pour assister aux réunions, sans
parler de la mise en œuvre de nombre de décisions et de
résolutions qui émanent d'eux. L'ordre du jour chargé de l'AC
et les contraintes de temps auxquelles il est confronté,
rendent la participation difficile, même pour les pays
industrialisés Parties.
LA ROUTE DEVANT
La réunion du CA était plus courte que
toutes les précédentes, mais les délégués ont tout de même
réussi à parachever tous les points inscrits à l'ordre du
jour, grâce, surtout, au travail constructif effectué au sein
des 12 sessions parallèles de groupes de travail, consacrés au
traitement des décisions et des résolutions de la CdP-12.
Compte tenu du fait que la prochaine réunion du CA n'est guère
très loin, et que 14 mois seulement nous séparent de la
CdP-13, beaucoup de travail intersessions a besoin d'être
accompli pour s'assurer que les recommandations et les
propositions d'introductions dans les listes, pourraient être
prêtes à être examinées par la CdP, à Bangkok, en octobre
2004.
A SUIVRE D'ICI LA CdP-13
PREMIERE SESSION INTER-REGIONALE DU FMB:
L'APPROCHE BASEE SUR L'ECOSYSTEME, DANS LA GESTION DES ZONES
ARIDES - INTEGRATION DE LA CONSERVATION DE LA BIODIVERSITE ET
DE LA SECURITE DES MOYENS DE VIE: La réunion du Forum
Mondial pour la Biodiversité aura lieu en conjonction avec la
Conférence des Parties de la Convention sur la Lutte contre la
Désertification, du 30 au 31 août 2003, à La Havane, à Cuba.
Pour de plus amples renseignements, contacter: Joachim
Gratzfeld, IUCN; tel: +41-22-999-0267; fax: +41-22-999-0020;
e-mail:
joachim.gratzfeld@iucn.org; Internet:
http://www.gbf.ch/present_session.asp?no=35&lg=EN.
18ème SESSION DU FORUM MONDIAL
POUR LA BIODIVERSITE: LA BIODIVERSITE, LE COMMERCE
INTERNATIONAL ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE: Organisée par
l'UICN, cette session se tiendra du 5 au 7 septembre 2003, à
Cancun, au Mexique. Pour plus d'informations, contacter:
Caroline Martinet, IUCN; tel: +41-22-999-0216; fax:
+41-22-999-0025; e-mail:
caroline.martinet@iucn.org;
Internet:
http://www.gbf.ch.
CINQUIEME CONGRES MONDIAL SUR LES PARCS –
LES AVANTAGES OFFERTS PAR-DELA LES FRONTIERES: Cette
réunion se déroulera du 8 au 17 septembre 2003, Durban, en
Afrique du Sud. Le Congrès se tient une fois par décennie sous
le parrainage de l'UICN. Pour d'autres détails, contacter:
Peter Shadie, IUCN Programme on Protected Areas; tel:
+41-22-999-0159; fax: +41-22-999-0025; e-mail:
pds@iucn.org; Internet:
http://www.iucn.org/themes/wcpa/wpc2003/index.htm.
ATELIER SUR LES ESPECES ALIENES INVASIVES
ET LA CONVENTION INTERNATIONALE SUR LA PROTECTION DES PLANTES
(IPPC): Cet atelier, organisé par le Secrétariat de l'
IPPC, est prévu du 22 au 26 septembre 2003, à Braunschweig, en
Allemagne. Des échanges de vue y auront lieu sur la manière
dont l'IPPC et les outils en rapport, pourraient aider à la
gestion des espèces aliènes invasives. Pour d'autres
renseignements, contacter: Brent Larson, IPPC Secretariat; tel:
+39-6-5705-4812; fax: +39-6-5705-6347; e-mail:
IAS2003@ippc.int;
Internet:
http://www.ippc.int/IPP/En/Archive/IAS2003/IAS-WORKSHOP-Home.htm.
TROISIEME REUNION DE L'ACADEMIE EUROPEENNE
DE MEDECINE LEGALE: La réunion se déroulera du 22 au 27
septembre 2003, à Istanbul, en Turquie. Cette session
extraordinaire de la troisième réunion triennale de l'Académie
Européenne de Médecine Légale sera consacrée aux sciences
légistes de la faune et de la flore. Pour plus de détails,
contacter: EAFS 2003 Secretariat; tel: +90-212-287-5800; fax:
+90-212-263-4581; e-mail:
eafs2003@enfsi.org; Internet:
http://www.eafs2003.org.
SOMMET MONDIAL SUR LES PLANTES MEDICINALES: Ce
Sommet, organisé par la 'Century Foundation', se déroulera du
25 au 30 septembre 2003, à Terre Rouge, aux Iles Maurice. La
réunion examinera les récentes tendances enregistrées dans les
domaines des pratiques culturales, de la conservation, de la
phyto-médecine et autres thérapies alternatives, conçues pour
le bien-être des être humains. Pour de plus amples
informations, contacter: Anita Menon, Century Foundation; tel:
+91-80-524-9900; fax: +91-80-524-4592; e-mail:
cenfound@sparrl.com;
Internet:
http://www.cenfound.org/global/global.html.
ATELIER SUR LES AVANCEES
ENREGISTREES DANS L'AQUACULTURE ET LA GESTION DU CONCOMBRE DE
MER (ASCAM): Cet atelier de la FAO est prévu à Dalian, en
Chine, du 14 au17 octobre 2003. Pour plus de détails,
contacter: the Alessandro Lovatelli, FAO Fisheries Departmen;
e-mail:
alessandro.lovatelli@fao.org.
NEUVIEME REUNION DE L'ORGANE SUBSIDIAIRE DE
CONSEIL SCIENTIFIQUE, TECHNIQUE ET TECHNOLOGIQUE DE LA CDB:
La SBSTTA-9 de la CDB se réunira du 10 au 14 novembre 2003, à
Montréal, au Canada. Pour les détails, contacter: CBD
Secretariat; tel: +1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588;
e-mail:
secretariat@biodiv.org; Internet:
http://www.biodiv.org.
PREMIERE CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LE
BOIS DE GELOSE: La première Conférence Internationale sur
l'Agarwood se déroulera du 10 au 15 novembre 2003, à Ho Chi
Minh Ville, Province de Giang, au Viêt-Nam. La conférence est
organisée par l'Université Nationale Vietnamienne et la
Rainforest Project Foundation. Pour plus d'informations,
contacter: Cao Van Thanh, Project Officer; tel:
+84-8-848-7198; fax: +84-8-848-7223; e-mail:
Conference@Agarwood.org.vn; Internet:
http://www.agarwood.org.vn/.
DEUXIEME REUNION DU GROUPE DE TRAVAIL
SPECIAL DE LA CDB SUR L'ACCES ET LE PARTAGE DES AVANTAGE:
L'APA-2 de la CDB aura lieu du 1er au 5 décembre
2003, à Montréal, au Canada. Pour de plus amples
renseignements, contacter: CBD Secretariat; tel:
+1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588; e-mail:
secretariat@biodiv.org;
Internet:
http://www.biodiv.org.
GROUPE DE TRAVAIL DE LA CDB SUR L'ARTICLE
8(J): La réunion sur l'Article 8(j) de la CBD est prévue
du 8 au 12 décembre 2003, à Montréal, au Canada. Pour plus
d'informations, contacter: CBD Secretariat; tel:
+1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588; e-mail:
secretariat@biodiv.org;
Internet:
http://www.biodiv.org.
14ème REUNION DU COMITE DE LA
CITES SUR LES PLANTES: La CP-14 de la CITES est prévue à
Windhoek, en Namibie, en février 2004. Pour de plus amples
détails, contacter: CITES Secretariat; tel: +41-22-917-8139;
fax: +41-22-797-3417; e-mail:
cites@unep.ch; Internet:
http://www.cites.org.
20ème REUNION DU COMITE DE LA
CITES SUR LES ANIMAUX: La CA-20 de la CITES est pr�vue
dans un pays de la r�gion sud-africaine, en f�vrier ou avril
2004. Pour plus d'informations, contacter: CITES Secretariat;
tel: +41-22-917-8139; fax: +41-22-797-3417; e-mail:
cites@unep.ch; Internet:
http://www.cites.org.
SEPTIEME REUNION DE LA CONFERENCE DES
PARTIES DE LA CDB: La CdP-7 de la CDB se r�unira du 9 au
20 f�vrier 2004, � Kuala Lumpur, en Malaisie. Pour d'autres
renseignements, contacter: CBD Secretariat; tel:
+1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588; e-mail:
secretariat@biodiv.org;
Internet:
http://www.biodiv.org.
50�me REUNION DE LA COMMISSION
PERMANENTE DE LA CITES: La CP-50 se r�unira du 15 au 19
mars 2004, � Gen�ve, en Suisse. Pour les d�tails, contacter:
CITES Secretariat; tel: +41-22-917-8139; fax: +41-22-797-3417;
e-mail:
cites@unep.ch;
Internet:
http://www.cites.org.
13�me REUNION DE LA CONFERENCE
DES PARTIES DE LA CITES: La CdP-13 de la CITES se
d�roulera du 2 au 14 octobre 2004, � Bangkok, en Tha�lande.
Pour plus d'informations, contacter: CITES Secretariat; tel:
+41-22-917-8139; fax: +41-22-797-3417; e-mail:
cites@unep.ch; Internet:
http://www.cites.org.
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