COMPTE RENDU DE LA ONZIEME SESSION DE LA
CONFERENCE DES PARTIES DE LA CONVENTION SUR LE COMMERCE
INTERNATIONAL DES ESPECES DE FAUNE ET DE FLORE SAUVAGES
MENACEES D'EXTINCTION:
10-20 AVRIL 2000
Dans les années 60, les pays prenaient de plus en plus
conscience du fait que la surexploitation de la faune et de la
flore sauvages à travers le commerce international était en
train de contribuer au déclin rapide de nombreuses espèces
végétales et animales de par le monde. En 1963, L'Union
Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN)
commença l'élaboration d'une convention internationale
visant à réguler l'export, le transit et l'import des
espèces de faune et de flore rares ou menacées d'extinction.
L'engagement international vis-à-vis de la convention fut
établi en juin 1972, lors de la Conférence sur
l'Environnement Humain, tenue à Stockholm, en Suède, et qui
recommanda l'élaboration immédiate d'une convention
internationale traitant de ces questions. La même année,
l'UICN, les Etats-Unis et le Kenya devaient produire un papier
de travail unifié qui servit de plate-forme aux négociations
de la convention. Les tractations finales se déroulèrent du
12 février au 2 mars 1973 à Washington, DC. Parmi les
thèmes qui s'avérèrent difficiles à résoudre: la
détermination des "espèces" pour les fins de la
convention; l'application de la convention aux espèces
menacées d'extinction évoluant dans l'environnement marin
non inclus dans les territoires étatiques; et la
détermination du champ d'action des Annexes qui formaient la
base de la convention. La CITES fut adoptée le 2 mars 1973 et
entra en vigueur le 1er juillet 1975. 151 Parties sont
aujourd'hui signataires de cette Convention.
Les objectifs de la CITES en matière de conservation
consistent: à assurer le suivi et juguler le commerce
international des espèces menacées d'extinction; à
maintenir les espèces objet d'exploitation commerciale
internationale, dans un équilibre écologique; et à aider
les pays à parvenir à l'utilisation durable à travers le
commerce international. Les mécanismes à travers lesquels
les Parties de la CITES réglementent le commerce de la faune
et la flore sauvages, passent par l'imposition de contrôles
et de régulations sur les espèces listées dans trois
Annexes. L'Annexe I dresse la liste des espèces menacées
d'extinction du fait du commerce international. L'échange de
ces espèces n'est autorisé que dans des circonstances
exceptionnelles. Les espèces figurant dans l'Annexe II sont
l'objet d'un commerce strictement régulé basé sur des
quotas et/ou des permis, aux fins de prévenir leur
utilisation de manière non viable; et des contrôles visant
à maintenir les écosystèmes et à prévenir les risques de
voir ces espèces devenir éligibles à l'Annexe I. Les
espèces retenues dans l'Annexe III sont assujetties à une
régulation par une Partie nécessitant la coopération d'une
autre Partie, dans le contrôle de leur commerce
international. Pour ajouter une espèce à l'une de ces listes,
une Partie doit présenter à l'approbation de la CdP, une
proposition renfermant les données scientifiques et
biologiques concernant la population et les tendances en
matière de commerce. La proposition doit être appuyée par
une majorité de deux tiers des Parties présentes et votantes
à la CdP, abstentions non incluses. La CITES n'accepte sur
les listes que les espèces dont les populations subissent un
impact évident du commerce. Actuellement, 890 espèces de
flore et de faune sauvages figurent dans l'Annexe I; 29,111
dans l'Annexe II, et 241 dans l'Annexe III. Les espèces de
flore sauvage y sont
environ sept fois plus nombreuses que celles de faune sauvage.
A mesure que l'impact commercial subi par ces espèces
augmente ou diminue, la CdP décide de leur déplacement vers
une autre Annexe, voire de leur suppression des Annexes.
La CITES régule le commerce international à travers un
système de permis et de certificats exigés avant l'entrée
ou la sortie des spécimens aux frontières des pays. Chaque
Partie doit adopter une législation nationale consacrant la
désignation officielle de l'Autorité de Gestion chargée de
délivrer ces permis et certificats sur avis de l'Autorité
Scientifique Désignée. Les Parties doivent tenir des
documents commerciaux à faire parvenir annuellement au
Secrétariat de la CITES, dont l'ensemble permettra la
compilation de données statistiques sur le volume des
échanges commerciaux mondiaux des espèces figurant dans les
Annexes. Ces deux autorités nationales désignées doivent
également aider à la mise en application de la CITES, à
travers une coopération avec les services de douane et de
police ou avec les agences appropriées.
Les organes opératoires de la CITES comprennent la CdP et
son Comité Permanent, ainsi que plusieurs comités de conseil
scientifique - le Comité pour les Animaux, le Comité pour
les Plantes, le Comité chargé de la Nomenclature et le
Comité chargé du Manuel d'Identification. Domicilié à
Genève, le Secrétariat de la CITES interprète les
dispositions de la Convention et apporte ses services aux
Parties et aux Comités de la CITES.
COMPTE RENDU DE LA CdP-11
La veille de la CdP-11, dimanche 9 avril 2000, les
délégués ont été invités à une cérémonie inaugurale
officielle. Le Secrétaire Général de la CITES, Willem
Wijnstekers, ouvrit la conférence en notant que la CITES est
l'une des conventions environnementales internationales qui
exerce un impact des plus directs sur la conservation des
espèces. L'orateur devait ajouter qu'il était besoin de
dégager des synergies avec d'autres accords environnementaux
multilatéraux (AEM), en particulier, ceux ayant rapport avec
la biodiversité, aux fins de renforcer les capacités de la
Convention et garantir sa réussite.
Robert Hepworth (Royaume-Uni), Président du Comité
Permanent de la CITES, fit remarquer que près de six millions
d'êtres humains sont tributaires de la faune et de la flore
sauvages, pour ce qui est de leur nourriture, de leurs
combustibles, de leurs remèdes et de leurs moyens de
subsistance, réfutant toutefois l'existence d'un quelconque
conflit entre la satisfaction des besoins humains et celle des
besoins de la faune et de la flore sauvages. Il attribua le
succès de la CITES à sa conception pratique de la
régulation ou de l'interdiction du commerce, à sa capacité
d'évolution et au dur labeur des gouvernements dans la mise
en œuvre de l'accord.
Le Dr Klaus Töpfer, Directeur Exécutif du PNUE, souligna
que la CITES est devenue un outil des plus significatifs de la
conservation de la faune et de la flore sauvages. Il rappela
que les causes des pertes de la biodiversité, telles que la
pauvreté et la dette, sont bien connues et suggéra
l'instauration d'une nouvelle forme de solidarité pour la
protection du patrimoine mondial commun.
Lors de la session plénière d'ouverture, le Président
Kenyan, Daniel Arap Moi, souhaita la bienvenue aux délégués
à Nairobi et identifia le plus grand défi posé au nouveau
millénaire comme étant celui de s'assurer que la CITES
parvienne à s'adapter aux nouveaux domaines et aux thèmes
émergeants et à créer une synergie avec d'autres traités
pertinents et en particulier les instruments encadrant le
commerce international
Le Président du Comité Permanent, Hepworth, introduisit
deux amendements aux Règlements Internes (Doc. 11.1 (Rev.2)),
lesquels furent adoptés moyennant quelques modifications
textuelles mineures. L'orateur annonça les nominations des
membres du Bureau de la CdP-11: Président, Bagher Asadi
(Iran); Vice-présidents, Emmanuel Severre (Tanzanie) et
Horace Walters (Sainte Lucie); Présidente du Comité I,
Margarita Clemente (Espagne); Président du Comité II, Veit
Koester (Danemark); Président du Comité pour le Budget,
Kenneth Stansell (Etats-Unis); et, Présidente du Comité des
Accréditations, Janet Owen (Nouvelle Zélande). La Chine, la
Jordanie, la Tunisie, la Fédération de Russie, les
Etats-Unis, la République Dominicaine et la Nouvelle Zélande
étaient désignés pour servir au sein du comité
d'accréditation.
Le Président Asadi introduisit la liste des observateurs
issus de 56 organisations internationales et 129 organisations
nationales. Il déclara que la réussite de la conférence
consistait en la réalisation des meilleures conclusions sur
les thèmes soumis à l'examen. Il introduisit ensuite l'ordre
du jour (Doc. 11.3 (Rev. 1)) et le Calendrier des Travaux
(Doc. 11.4 (Rev.1)). Les deux documents furent adoptés.
LES QUESTIONS D'ORGANISATION
Les délégués devaient tenir quatre sessions Plénières,
les lundi 10, mardi 11 et jeudi 13 avril pour débattre des
questions stratégiques et administratives. Après la
Plénière du mardi 11 avril, les délégués se répartirent
en Comités I et II. Le Comité I, présidé par Margarita
Clémente, tint 14 sessions et aborda, entre autres: les
procédures d'évaluation des critères à observer dans
l'amendement des Annexes I et II; les quotas à fixer pour les
espèces inscrites dans l'Annexe I; la conservation et le
commerce du rhinocéros et de l'éléphant; le commerce de la
tortue d'eau douce, de l'hippocampe, du mahogany et du corail
dur; le transport des animaux vivants; et les propositions
d'amendement des Annexes I et II concernant notamment la
baleine, l'éléphant, le requin et la tortue. Le Comité II,
siégeant sous la présidence de Veit Koester, tint 12
sessions pour traiter, entre autres: des Termes de Référence
devant encadrer le Comité permanent (TdR); des liens entre la
CITES, la FAO et la Commission Baleinière Internationale
(CBI); de l'introduction des espèces provenant des mers; des
rapports nationaux; de la mise en application; des
législations nationales; du commerce des spécimens d'ours;
de la viande de brousse; des échantillons destinés aux
diagnostics; de la possibilité de mettre en place un système
d'étiquetage universel pour l'identification des espèces
d'esturgeon; et de la stratégie de gestion des données. Le
Comité pour le Budget, présidé par Kenneth Stansell, tint
six sessions pour considérer: le rapport financier des
exercices 1997-1999; le financement extérieur; les dépenses
prévisionnelles au titre de l'exercice 2000; le personnel du
Secrétariat; le budget de l'exercice 2001-2002; et le plan à
moyen terme 2001-2005. Plusieurs groupes de travail sur le
tigre, la tortue d'eau douce, le corail dur, le mahogany,
l'hippocampe, le rhinocéros, l'ours, le commerce des
spécimens d'éléphants, les espèces introduites provenant
de la mer, les échantillons devant servir aux diagnostics et
les permis d'exportation des cosmétiques contenant du caviar,
étaient convoqués au cours de la CdP-11.
Voici ci-après un résumé des propositions et
résolutions examinées au cours de la CdP-11, suivant les
points inscrits à l'ordre du jour:
LES QUESTIONS STRATEGIQUES ET ADMINISTRATIVES
Les délégués entendirent lecture des rapports des
Comités et du Secrétariat et examinèrent l'évolution de la
Convention, en Plénière. Le Comité II se pencha sur les
questions ayant trait aux liens de la CITES avec la CBI et la
FAO, et sur les TdR devant encadrer les comités permanents.
LES QUESTIONS AYANT TRAITS AU COMITE PERMANENT: Le mardi 11
avril, le Président du Comité Permanent, Hepworth, présenta
le Rapport du Président (Doc. 11.8). L'orateur y identifia un
certain nombre de défis à relever, dont: la réforme du
Secrétariat; l'application du "Compromis de Harare"
de 1997 sur le commerce de l'ivoire; le traitement du
problème de l'aggravation du braconnage et de la contrebande
du tigre;
L'élaboration d'un plan Stratégique; et le traitement de
la question du non-respect des obligations, constaté chez
sept Parties. Au sujet de l'éléphant, l'orateur mit en
exergue les succès réalisés, notamment: le travail de
collaboration avec l'UICN et TRAFFIC; la mise en place du
système de suivi de l'abattage illicite des éléphants
(MIKE), du système d'information sur le commerce de
l'éléphant (ETIS) et d'autres systèmes de suivi
intérimaires; le consensus autour de la conduite des
enchères de l'ivoire; et la conduite réglementant le
commerce en Afrique et au Japon. L'orateur indiqua ensuite que
des Missions Techniques de Haut Niveau ont cerné les raisons
qui sous-tendent la contrebande du tigre. Plusieurs
délégations présentèrent leurs commentaires sur le
rapport, lequel fut ensuite approuvé.
LES RAPPORTS DU SECRETARIAT: le mardi 11 avril, le
Secrétaire Général Adjoint de la CITES, Jim Armstrong,
introduisit le Rapport du Secrétariat (Doc. 11.9.1). Les
délégués l'approuvèrent. Le Secrétaire Général,
Wijnstekers, présenta le Rapport du Secrétariat concernant
le personnel (Doc. 11.9.2). La Plénière accepta la
suggestion du Royaume-Uni d'endosser le rapport après sa
discussion dans le Comité du Budget.
LES RAPPORTS ET LES RECOMMANDATIONS DES COMITES: le mardi
11 avril, le Président du Comité pour les Animaux, Robert
Jenkins (Australie), présenta le rapport du Comité (Doc.
11.11.1). L'orateur souligna la recommandation d'abrogation de
la résolution concernant l'espèce d'oiseau "swiftlet",
du fait de l'achèvement de la recherche scientifique
nécessaire à sa mise en œuvre, et la recommandation
d'abrogation de la résolution concernant le commerce
international du requin. Il nota par ailleurs les difficultés
rencontrées dans la compilation de la liste des animaux
élevés en captivité à des fins commerciales, et recommanda
l'établissement d'une liste des espèces dont la
préservation est sujette à des préoccupations. Le rapport
fut adopté.
La Présidente du Comité pour les Plantes, Margarita
Clemente (Espagne) présenta le rapport du Comité retraçant
les grandes lignes des activités menées depuis la CdP-10
(Doc. 11.11.2), et nota que compte tenu du fait que bon nombre
d'espèces parmi les 25.000 figurants dans l'Annexe II y
avaient été insérées dans les années 70, le Comité a
introduit une revue systématique continue de l'Annexe.
L'oratrice indiqua qu'un manuel d'identification et des
diapositives ont été envoyés aux Parties pour les aider
dans l'identification des espèces couvertes par la CITES.
Concernant le programme de travail d'ici la CdP-12, elle
souligna, entre autres, la nécessité: de mettre en œuvre le
plan d'action, de poursuivre la revue de l'Annexe II; et d'améliorer
les répertoires régionaux. Le rapport fut adopté.
La présidente du Comité chargé du Manuel
d'identification, Ruth Landolt (Suisse) présenta le rapport
du Comité (Doc. 11.11.13). Elle nota que depuis la CdP-10,
seule, la Suisse à fait part de son intérêt et a désigné
des membres pour le Comité et que six pays seulement ont
soumis des données concernant la faune. Le rapport fut
adopté.
Le Vice-président du Comité chargé de la Nomenclature,
Marinus Hoogmoed (Pays-Bas) identifia le rôle du Comité tel
que figurant dans son rapport (Doc. 11.11.4.1), englobant les
activités suivantes: répondre aux demandes d'information
taxinomiques, désigner les autorités taxinomiques
appropriés; procéder à la revue de la nomenclature avec le
Secrétariat; et procéder à la revue de la nomenclature des
espèces proposées pour les listes. Les délégués
adoptèrent le rapport.
LES TERMES DE REFERENCE DES COMITES PERMANENTS: Le
Secrétariat introduisit plusieurs modifications apportées
aux TdR devant encadrer les Comités de la CITES (Doc. 11.13).
La proposition visait, entre autres, à harmoniser les TdR
retenus pour les Comités pour les Animaux et pour les Plantes
et à traduire les TdR en projets de résolutions. La
résolution adoptée en Plénière (Com. 11.1), appelle à
accroître le nombre de membres du Comité Permanent de
manière à avoir trois représentants pour les régions
comptant de 31 à 45 Parties, voire quatre représentants pour
les régions comptant plus de 45 Parties; à entreprendre une
évaluation périodique des espèces animales ou végétales
figurant dans les Annexes de la CITES en consultant les
Parties et en travaillant directement avec les Etats de
répartition dans le processus de sélection; et à désigner
un zoologiste et un botaniste au Comité chargé de la
Nomenclature, pour assurer la coordination et le suivi des
contributions apportées par les spécialistes.
EVOLUTION DE LA CONVENTION: Le Plan Stratégique: Le jeudi
13 avril, le Secrétariat introduisit le plan d'action pour
l'amélioration de l'efficacité de la Convention (Doc.
11.12.1). Les délégués l'adoptèrent. En sa qualité de
Président du groupe de travail du Comité Permanent sur le
Plan Stratégique de la CITES (Doc. 11.12.2), Kenneth Stansell
mit en exergue un certain nombre d'objectifs prioritaires de
la mise en œuvre. La Suisse et le World Conservation Trust
exprimèrent leurs réserves concernant l'augmentation du
panier de travail et de ses implications financières. La
Norvège, avec l'Afrique du Sud, souligna l'importance du
renforcement de la base scientifique de la CITES et nota
l'impératif d'établir une coopération avec d'autres
conventions. Le Mexique suggéra d'accorder davantage
d'attention aux questions ayant trait aux plantes. Le Canada
proposa l'élaboration de mesures de performance. Le Plan
Stratégique fut adopté.
La Coopération avec d'autres Accords ayant trait à la
Biodiversité: Le Secrétaire Général Wijnstekers
introduisit le rapport endossé par le Comité Permanent
concernant la coopération avec les divers accords ayant trait
à la biodiversité (Doc. 11.12.3) et attira l'attention sur
certains domaines politiques, notamment, ceux de la formation,
du renforcement des capacités, du contrôle de la conformité
aux dispositions ainsi que sur les organisations avec
lesquelles la CITES pouvait réaliser une synergie. Hamdallah
Zedan, Secrétaire Exécutif de la Convention sur la
Diversité Biologique (CDB), mit en relief deux domaines
importants de coopération potentielle entre la CITES et la
CDB, à considérer au cours de CdP-5 de la CDB prévue du 15
au 27 mai 2000, à Nairobi. L'orateur indiqua que les
nouvelles lignes directrices devant encadrer les rapports
nationaux et l'élaboration du Plan Stratégique qui englobe
la considération des possibilités d'une programmation
conjointe constitueraient autant de domaines de coopération
entre la CDB et la CITES. Arnulf Müller-Helmbrecht,
Secrétaire Général de la Convention sur les Espèces
Migratrices (CEM), nota que la CEM constituait une plate-forme
juridique et programmatique pour la conservation des espèces
migratrices. L'orateur suggéra que l'opportunité d'une
programmation conjointe doive être explorée et appliquée
pour les espèces inscrites sur les listes de la CITES et de
la CEM, et annonça que les deux conventions se préparaient
à entrer en concertation en vue d'établir un Mémorandum
d'Entente (ME). Le délégué des Etats-Unis mit en garde que
tout processus de coopération avec d'autres conventions ne
doit pas s'établir sur le compte des règles commerciales
établies par la CITES. Le document fut adopté.
Amélioration de l'Efficacité du Financement de la Mise en
Œuvre de la CITES: Le jeudi 13 avril, la France introduisit
une proposition appelant à l'amélioration de l'efficacité
du financement de la mise en œuvre de la CITES (Doc.
11.12.4). La représentante suggéra la mise en place d'un
groupe de travail sur un mécanisme de financement spécifique
à la conservation de la faune et de la flore et indiqua que
le Secrétariat se devait de coopérer avec le Fonds pour
l'Environnement Mondial (FEM) dans la considération des
requêtes de financement. Le Botswana, le Cameroun et d'autres
Etats apportèrent leur soutien au document.
Le Japon nota que le nouveau mécanisme de financement doit
avoir un caractère volontaire. Le Président Asadi établit
un groupe de travail officieux pour approfondir l'examen de
cette question. Le mercredi 19 avril, la France introduisit
une résolution révisée concernant l'amélioration de
l'efficacité de la CITES (Com. 11.33) et nota que le Comité
Permanent formera un groupe de travail chargé, entre autres,
d'établir l'inventaire des mécanismes de financement
disponibles pour la conservation de la flore et de la faune.
La résolution fut adoptée.
LA SYNERGIE AVEC LA FAO: Le délégué des Etats-unis
présenta sa proposition concernant la synergie avec la FAO
dans l'élaboration des TdR de l'évaluation des critères
d'inscription dans les listes de la CITES, pour considération
à la CdP-12 (Doc. 11.14). Quelques délégués apportèrent
leur appui à la proposition, mais d'autres dont, le Japon,
l'Argentine et l'organisation Oldepesca y firent objection
pour motif de double emploi avec la Convention des Nations
Unies sur le Droit de la Mer (UNCLOS) et en raison de
l'expertise limitée de la FAO sur certains aspects. Le
délégué des Etats-Unis retira sa proposition.
LA COMMISSION BALEINIERE INTERNATIONALE: Le mardi 11 avril,
la Norvège et le Japon introduisirent une proposition
encourageant la CITES à utiliser ses critères pour
l'inscription des cétacés dans les Annexes I et II, en
tenant compte des données scientifiques fournies par la CBI
(Doc. 11.15.1 (Rev.1), notant, également que la CBI agissait
actuellement en violation avec son cadre juridique original.
Le délégué des Etats-Unis présenta ensuite une proposition
endossant la coopération avec la CBI dans le domaine de la
gestion et du commerce international de la baleine (Doc.
11.15.2), qui fut appuyée par de nombreuses délégations, en
notant la primauté de la CBI et l'obligation de la CITES de
coopérer avec d'autres organes internationaux. L'Islande
s'opposa à l'idée d'octroyer une autorité à la CBI.
Le délégué d'Antigua et Barbuda encouragea la CITES à
se détacher de la CBI. Le représentant de Sainte Lucie
requit de la CBI de réduire les droits d'adhésion, jugés
trop élevés. Le porte-parole de la CBI indiqua qu'un schéma
de gestion pour le commerce durable de la baleine était en
cours d'élaboration et que les propositions appelant à la
suppression de la baleine Grise et la baleineMinkedes listes
de l'Annexe I risquaient d'avoir un impact négatif sur la
préservation de la baleine. Le délégué des Etats-Unis
offrit de retirer sa proposition, à condition que la Norvège
et le Japon en fissent de même avec les leurs.
Les propositions de la Norvège et du Japon furent
rejetées le lundi 17 avril, par vote secret souhaité par la
Norvège. Le délégué des Etats-Unis retira sa proposition
par voie de conséquence. (Pour plus de détails sur la
question baleinière, se référer à la section consacrée à
l'examen des propositions d'amendement des Annexes I et II,
page 9.)
CONTRIBUTION DES OBSERVATEURS: Le délégué des Etats-Unis
introduisit, et la Plénière adopta, une résolution
reconnaissant l'importante contribution apportée par les
observateurs accrédités auprès du processus de la CITES
(Doc. 11.16). La résolution recommande au Secrétariat de
fournir des efforts pour s'assurer que chaque entité
observatrice soit représentée dans les sessions Plénières
et dans les sessions des Comités et pour inviter des
observateurs qualifiés à participer dans les réunions des
groupes de travail.
LE FINANCEMENT ET LA BUDGETISATION
Le Comité du Budget se pencha sur le rapport financier des
exercices 1997, 1998 et 1999, ainsi que sur le budget de
l'exercice 2000, le budget prévisionnel pour 2001-2002, le
financement à moyen terme et le financement externe.
LES RAPPORTS FINANCIERS: Le vendredi 14 avril, le Comité
approuva les rapports financiers des exercices 1997, 1998 et
1999 et les annexes qui y sont attachées, détaillant les
dépenses totales effectuées durant chacune de ces années
(Doc. 11.10.1 (Rev.1)). Le délégué des Etats-Unis et
d'autres Etats souhaitèrent avoir des éclaircissements sur
les dépenses en sus ou en moins prévues pour chacune des
rubriques du budget. L'Allemagne et le Royaume-Uni requirent
de meilleures méthodes permettant d'affiner les futures
projections. Le Secrétariat accepta de fournir des
explications pour les cas où les dépenses dépasseraient 20%
des coûts prévus.
LES DEPENSES ESTIMATIVES: le vendredi 14 avril, le Comité
approuva le budget estimatif de l'exercice 2000 (Doc.
11.10.2). Le Secrétariat suggéra que des donateurs externes
fournissent des fonds additionnels pour la couverture des
programmes de renforcement des capacités et des cours de
formation.
LE BUDGET DE L'EXERCICE 2001-2002 ET LE PLAN A MOYEN TERME:
Les mardi 11, vendredi 14 et samedi 15 avril, le Comité
examina le budget de l'exercice 2001-2002 et le plan à moyen
terme (Doc. 11.10.3 (Rev.1)). Le Président Stansell nota que
le budget était de 13% plus élevé que les estimations
approuvées par la CdP-10 et ce, en raison de l'augmentation
des activités du Secrétariat et des postes supplémentaires
nouvellement approuvés. L'orateur ajouta qu'un déficit
était possible en 2003 si les Parties n'augmentaient pas
leurs contributions annuelles. La Suisse, les Etats-Unis et le
Royaume-Uni suggérèrent l'adoption d'une approche graduelle
dans le financement des postes et des activités. Il y eut
également des appels pour une réduction globale du budget à
hauteur de 20%. Après plusieurs révisions du scénario
budgétaire, le Comité accepta un budget prévoyant:
l'approbation de quatre nouveaux postes, dont deux seront
financés à travers le Fonds Fiduciaire et les deux autres à
travers le solde de réserve; une focalisation sur les
activités programmatiques; et l'utilisation du solde de
réserve en compensation de la non augmentation des
contributions des adhérents.
LE FINANCEMENT EXTERNE: Le vendredi 14 avril, le Comité
approuva un document portant sur le financement externe (Doc.
11.10.4) qui faisait état des contributions reçues en plus
des contributions régulières au Fonds Fiduciaire de la CITES
et des projets particuliers initiés avec des fonds externes,
entre janvier 1997 et décembre 1999. Le Président Stansell
souligna l'importance du financement externe, en particulier,
pour la mise en œuvre du Plan Stratégique récemment adopté.
Le Japon, le plus grand contributeur au financements externe,
souligna qu'il ne pouvait s'engager pour une augmentation des
contributions.
LES DECISIONS FINALES: le mercredi 19 avril, la Plénière
adopta le projet de résolution du Comité du Budget
concernant le financement du Secrétariat et la budgétisation
(Com. 11.21). La résolution notait que le budget de la
biennale 2001-2002 représentait une augmentation de 26.53%
par rapport à celui de la triennale précédente. Cette
augmentation sera couverte par un ajustement à hauteur de
6,1% des contributions des Parties et le déficit restant sera
prélevé sur le solde de réserve. La CdP décida, entre
autres:
d'accepter les dépenses des exercices 1997-1999;
d'approuver les nouveaux postes, dont deux à financer à
travers le Fonds Fiduciaire, deux, à travers le solde de
réserve et un, à travers l'épargne additionnelle, si
disponible;
d'autoriser le Secrétariat à tirer des fonds
additionnels du solde du Fonds Fiduciaire de la CITES, à la
condition que ce dernier ne soit pas réduit à moins de 1
million de francs Suisses;
d'allouer l'épargne disponible du budget biennal à la
mise en œuvre du renforcement des capacités, à la mise en
application et à la coordination des activités; et
d'établir des priorités dans les lignes budgétaires
insuffisamment financées.
INTERPRETATION ET APPLICATION DE LA CONVENTION
Quarante points de l'ordre du jour furent examinés dans le
cadre de l'interprétation et de l'application de la
Convention. Le Comité I traita principalement des points
portant sur des espèces particulières tandis que le Comité
II se pencha sur les points ayant trait à la mise en œuvre
et aux résolutions d'amendement des décisions. Pour les
détails, se référer au programme de travail de la CdP-11
(Doc. 11.4).
LES ESPECES INTRODUITES EN PROVENANCE DE LA MER: Le
jeudi 13 avril, l'AUSTRALIE introduisit sa résolution (Doc.
11.18) visant: à interpréter et à mettre en œuvre certains
aspects des Articles III, IV et XIV de la CITES; à réaliser
un accord sur la signification des termes "introduction
d'espèces en provenance de la mer" et des termes "sous
la juridiction d'aucun Etat;" à réaliser une synergie
avec d'autres organes intergouvernementaux chargés de la
régulation des stocks halieutiques; et de faciliter le
commerce des espèces marines menacées par la pêche illicite
et non régulées. Le groupe de travail produisit des projets
de résolutions (Conf. 11.17 et Conf. 11.18) prévoyant entre
autres, une définition plus claire de l'environnement marin
non soumis à une juridiction Etatique, la clarification des
exigences en matière d'information, et l'affinement du
mécanisme de traitement des conclusions non préjudiciables.
L'UE, le Brésil, Vanuatu, Fidji, le Canada et les Etats-Unis
appuyèrent le projet de résolution. Le Japon, l'Islande,
Belize, l'Uruguay, le Venezuela, Sainte Lucie, la Chine, le
Mexique, la Tunisie et la Norvège y firent objection. Les
propositions furent rejetées par voie de scrutin secret le
mercredi 19 avril.
CONSOLIDATION DES RESOLUTIONS VALIDES: La Plénière
adopta une résolution (Doc. 11.17) répondant à la décision
10.60 et appelant le Secrétariat à poursuivre la
consolidation des résolutions et des décisions disponibles
de la CdP, chaque fois qu'il le juge approprié. La
résolution comporte trois annexes de projets de résolutions
consolidés portant sur: la conservation des cétacés, le
commerce des spécimens de cétacés et les liens avec la CBI;
la mise en application et la conformité aux dispositions; et
les résolutions ayant trait aux prêts non commerciaux, aux
actes de donation ou d'échange des spécimens des musées et
autres jardins des plantes.
LES RAPPORTS NATIONAUX REQUIS DANS LE CADRE DU PARAGRAPHE
7(A) DE L'ARTICLE VIII DE LA CONVENTION: Le Secrétariat
présenta sa recommandation de suspendre le commerce des
spécimens des espèces couvertes par la CITES pour les
Parties qui ne soumettent pas de rapports annuels durant trois
années consécutives (Doc. 11.19). Les délégués
encouragèrent le Secrétariat à apporter son assistance aux
pays membres dans l'élaboration de leurs législations
nationales et la préparation de leurs rapports. La Belgique,
appuyée par TRAFFIC, insista sur la nécessité d'établir
une distinction entre les pays qui n'ont pas soumis de
rapports annuels au cours des trois dernières années et les
pays dont les soumissions sont seulement en retard. La
proposition fut adoptée.
L'APPLICATION: La Revue des Infractions Présumées:
Le Secrétariat présenta une étude couvrant, entre autres,
les incidences, les actions de mise en application et
l'analyse du commerce illicite, le Système Mondial
d'Enregistrement des Mises en Application et la confirmation
des permis (Doc. 11.20.1). Les délégués notèrent
l'utilité d'une telle étude. Le Secrétariat élabora sur
les travaux menés sur les lignes directrices devant régir
l'octroi des permis et des certificats et la collaboration
avec ICPO-Interpol et l'Organisation Mondiale des Douanes (WCO)
pour la mise en place d'un nouveau système informatisé
visant à juguler le commerce illicite. Le représentant de
TRAFFIC suggéra de procéder à une compilation des
informations concernant les tendances des infractions.
L'Espagne requit des lignes directrices pour l'identification
des faux certificats. La Belgique nota que les pays ne
disposaient pas tous de capacités d'analyse ADN.
Mise en œuvre des Résolutions: Le Secrétariat
introduisit, et les délégués adoptèrent, un projet de
résolution appelant au report de la prochaine réunion du
Comité Permanent sur la discussion des problèmes rencontrés
par les Parties sans la mise en œuvre des résolutions
disponibles (Doc. 11.20.2).
LES LOIS NATIONALES FAVORISANT LA MISE EN APPLICATION DE LA
CONVENTION: Le Projet de Législation Nationale: Le
Secrétariat présenta son aperçu général sur les mesures
prises pour la mise en application des Décisions 10.19, 10.21
et 10.23 et sur la stratégie proposée pour le renforcement
des capacités juridiques (Doc. 11.21.1). Les délégués
mirent en relief leurs besoins: La Zambie, le Liberia et la
Turquie, dans le domaine du renforcement des capacités et
l'Islande, dans le domaine de l'élaboration de la
législation nationale.
Cuba requit une assistance pour les petits Etats insulaires.
L'Argentine proposa la mise à disposition de ressources
techniques pour la mise en œuvre. Le Zimbabwe souhaita être
édifié quant à la date prévue pour l'atelier
sous-régional qui sera consacré à l'harmonisation des
législations nationales. Le Worldwide Fund for Nature (WWF)
appela au financement d'un certain nombre d'ateliers
régionaux. Avec ces amendements, la stratégie fut adoptée.
Les Lois Nationales favorisant l'Application de la CITES:
Le mercredi 12 avril, le Secrétariat présenta son rapport
concernant les mesures prises à l'égard des Parties qui ne
se sont pas dotées de législations adéquates (Doc.
11.21.2). Les délégués notèrent l'efficacité de sanctions
commerciales limitées pour la stimulation de la mise en place
des législations nationales. Un comité officieux comprenant
l'Australie, l'Allemagne, la David Shepherd Conservation
Foundation et le Secrétariat fut établi pour la révision du
projet de décision aux fins de s'assurer de sa compatibilité
avec les décisions 10.19 à 10.23 pour répondre aux
préoccupations soulevées par l'Australie concernant le
caractère équitable du projet de décision. Les délégués
adoptèrent le projet de décision.
LES RAPPORTS SUR LES SAISIES EFFECTUEES: Le jeudi 13
avril, Israël retira sa proposition appelant à la soumission
de rapports sur les saisies effectuées (Doc. 11.22), suite
aux réserves formulées par les délégués qu'elle était
redondante avec la résolution 9.9, qu'elle viendrait
constituer une duplication des efforts et qu'elle risquait de
créer une brèche dans le système.
LES CONTREVENANTS RECIDIVISTES: Israël introduisit un
projet de résolution portant sur les contrevenants
persistants aux dispositions de la CITES (Doc. 11.23) et
recommandant au Secrétariat de diffuser une liste des
contrevenants et aux Autorités de Gestion, de rejeter les
demandes de permis soumises par les contrevenant persistants.
Plusieurs délégations s'opposèrent à la résolution,
notant qu'elle viendrait empiéter sur la souveraineté et sur
les droits individuels. Israël retira la proposition, mais
invita les Parties intéressées à coopérer dans
l'élaboration du projet de texte révisé pour examen futur.
LES ANNOTATIONS DANS LES ANNEXES: La Suisse présenta
son projet de résolution (Doc. 11.24) découlant de la
décision 10.70 et qui requiert une clarification des aspects
juridiques de la mise en œuvre ayant trait à l'annotation
des annexes. Le Cameroun et le Pakistan firent part de leurs
réserves concernant le risque de voir la disposition
recommandant aux Parties d'éviter d'insérer des annotations,
y compris sur les trophées d'animaux sauvages, exercer un
impact négatif sur les intérêts de la chasse ou des
communautés locales. Le projet de résolution fut adopté. La
résolution demande au Secrétariat de tenir le Comité
Permanent au courant de toute adoption de propositions de
transfert d'espèces inscrites à l'annexe I, assujetties à
des annotations, de toute augmentation enregistrée dans le
commerce illicite ou le braconnage, et demande au Comité
Permanent d'ouvrir une enquête.
PROCEDURE D'EVALUATION DES CRITERES DE L'AMENDEMENT DES
ANNEXES I et II: Les délégués adoptèrent les Termes de
Référence de l'évaluation des critères de l'amendement des
Annexe I et II (Doc. 11.25). Les TdR englobent la sélection
des données et l'établissement d'un groupe de travail sur
les critères, composé de 12 experts. La FAO nota que son
Département de Pêche était en train de revoir les critères
retenus par la CITES pour les populations d'espèces
aquatiques, en particuliers, les populations marines objet
d'une exploitation commerciale.
DEFINITION DES TERMES " DESTINATIONS APPROPRIEES ET
ACCEPTABLES ": Le jeudi 13 avril, le KENYA
introduisit une proposition concernant la définition des
termes "destinations appropriées et acceptables" à
l'organe responsable, dans l'objectif d'éliminer toute
ambiguïté risquant de donner lieu à un mauvais traitement
et à des conditions d'habitat inappropriées pour les animaux
exportés. Le représentant du Fund for Animals Incorporated
affirma que cette lacune laissait libre cours au mauvais
traitement des animaux. Quelques délégués préférèrent
une régulation à travers un amendement contraignant des
annotations pertinentes figurant dans les Annexes. Les
représentants de la Born Free Foundation, de l'International
Wildlife Coalition et du Animal Welfare Institute apportèrent
leur soutien à la résolution. Le mardi 18 avril, après des
consultations officieuses extensives, les délégués
adoptèrent un libellé révisé de la définition précisant
que l'Autorité Scientifique Etatique doit s'assurer que le
récipiendaire est convenablement équipé pour l'accueil et
le soin des espèces exportées (Doc. 11.26 (Rev. 1)).
RECONNAISSANCE DES RISQUES ET DES AVANTAGES DU COMMERCE DE
LA FAUNE SAUVAGE: Le Kenya introduisit la résolution
concernant l'impact du commerce non viable pour la
conservation des espèces sauvages (Doc. 11.27). Le Brésil et
le Libéria apportèrent leur appui à la résolution, mais
l'UE, le Japon, le Canada, Cuba, la Colombie et Madagascar y
firent objection, avec l'Afrique du Sud évoquant l'argument
de la souveraineté nationale sur les ressources. Le Kenya
retira le projet de résolution.
QUOTAS POUR LES ESPECES INSCRITES DANS L'ANNEXE I: Le
Secrétariat introduisit, et les délégués en prirent note,
les recommandations concernant les quotas devant être retenus
pour le Léopard inscrit dans l'Annexe I (Doc. 11.28.1.rev.1))
et les Parties furent invitées à faire part de leurs
recommandations concernant le système d'élaboration des
rapports actuel, les rapports soumis ne reflétant pas de
manière adéquate les niveaux de gestion des quotas dans
certains pays exportateurs. Les délégués adoptèrent les
recommandations concernant les quotas à l'export accordés au
Pakistan pour l'espèce "Markhor" inscrite dans
l'Annexe I (Doc. 11.28.2). Le document: accepte le report du
rapport d'enquête devant être soumis par le Pakistan, pour
raison de conditions climatiques; note l'absence de toute
référence à la gestion du revenu national; félicite le
Pakistan pour son rapport couvrant l'année 1998; et suggère
au Pakistan de fournir des données concernant son programme
de suivi couvrant toutes les sous-populations importantes de
l'espèce "Markhor".
COMMERCE DES SPECIMENS DE L'OURS: Le samedi 15 avril,
le Secrétariat introduisit les recommandations concernant
l'ours (Doc. 11.29), lesquelles, demandent aux Parties de
présenter des rapports sur l'action entreprise dans la mise
en œuvre de la résolution 10.8 et de confirmer, adopter ou
améliorer les législations nationales pour réduire le
commerce illicite des organes d'ours et de ses dérivés. Un
groupe de travail fut établi et une résolution fut rédigée.
Cette dernière fut adoptée lundi 17 avril. La résolution
(Com. 11.22) demande aux Parties: de soumettre des rapports
sur les législations nationales visant à juguler le commerce
des organes d'ours; de procéder à des échanges dans le
domaine des technologies de dépistage; et de procéder à une
évaluation de l'applicabilité des Missions de la CITES
consacrées au Tigre, pour les espèces d'ours. Le Comité
Permanent est requis de procéder à l'examen du commerce
illicite des organes d'ours lors de ses 45ème et
46ème sessions et de présenter un rapport à la
CdP-12 sur la mise en œuvre de la résolution 10.8.
LA PRESERVATION ET LE COMMERCE DU TIGRE: Le mardi 11
avril, les délégués examinèrent le rapport de la Mission
Technique de la CITES sur le Tigre et de la Mission Politique
effectuée auprès de l'Inde, du Japon et de la Chine (Doc.
11.30). Le délégué indien appela à l'établissement d'un
groupe de travail pour le réexamen des recommandations
concernant les sanctions commerciales devant être émises à
l'encontre de l'Inde. Le jeudi 13 avril, dans un groupe de
travail présidé par les Etats-Unis, quelques délégués
déclarèrent que bien que des sanctions soient peu
appropriées, une certaine forme de pression doit être
exercée pour amener l'Inde à améliorer ses mesures de
préservation du tigre. La plupart des délégués étaient
d'accord pour l'établissement d'incitations financières,
indiquant toutefois que les dépenses doivent être bien
suivies. Le mardi 18 avril, les délégués adoptèrent un
nouveau texte de compromis pour la proposition (Com. 11.32).
La proposition encourage l'ensemble des Parties et des
non-Parties, en particulier les Etats de répartition du tigre
et les Etats consommateurs, d'adopter des législations
exhaustives et de mettre en application des mesures de
contrôle, dans l'objectif d'éliminer le commerce des organes
de tigre, et demande à l'Inde d'établir une unité
spécialisée dans la lutte contre les crimes perpétrés à
l'égard de la faune sauvage. Le texte requiert par ailleurs
du Comité Permanent, de suivre, à travers un programme
ciblé, les progrès réalisés dans les pays de répartition
et les pays consommateurs, en particulier, ceux concernés par
les Missions Techniques et Politiques de la CITES. La
proposition appelle en outre au remplacement de la Cellule de
la CITES chargée de l'Application par une Cellule chargée de
l'Application des Dispositions concernant le Tigre (TETF),
dont la mission reste en grande partie la même mais avec en
outre une disposition accordant aux Partie un préavis de
rétraction de 90 jours.
LA PRESERVATION ET LE COMMERCE DE L'ELEPHANT: Commerce
Expérimental de l'Ivoire Brut: Le Secrétariat présenta
un rapport sur les résultats de la Décision 10.1 concernant
le commerce expérimental de l'ivoire brut (Doc. 11.31.1).
L'orateur indiqua que sur la base de huit rapports nationaux
sur l'abattage illicite, le Secrétariat a conclu que le
braconnage illicite n'a pas enregistré de hausse dans les
trois Etats de répartition autorisés au commerce. Il
précisa que dans les cas où la hausse s'est produite, aucun
lien n'a été établi avec l'autorisation accordée au
commerce. Le Japon mit en exergue les efforts nationaux
fournis dans le cadre de la prévention du commerce illicite.
L'Inde fit remarquer que des chiffres officiels indiquant
l'augmentation du braconnage de l'éléphant depuis 1997
n'avaient pas été communiqués au Secrétariat. Le Kenya
déclara que le Secrétariat avait mis au défi le Principe de
Précaution dans son interprétation des chiffres et basé ses
conclusions sur des données erronées. Le représentant de la
David Shepherd Conservation Foundation déclara que le
commerce expérimental était invalide en raison, entre autres,
du fait que la décision 10.1 n'avait pas été discutée
avant son vote par la CdP-10 et du fait que les trois Etats de
répartition avaient été parties prenantes dans
l'évaluation conduite par le Comité Permanent, en dépit du
conflit d'intérêt évident. Le représentant de
l'International Wildlife Coalition remit en question la
validité scientifique des conclusion du Secrétariat. Le
représentant de TRAFFIC contesta les chiffres avancés par
les ONG concernant le braconnage, suggérant un éventuel
double comptage.
Suivi de l'Abattage Illicite de l'Eléphant: Le
représentant du système de suivi "MIKE" présenta
un rapport sur son travail et sur celui du système ETIS dans
le suivi de l'abattage et du commerce illicites de
l'éléphant (Doc. 11.31.2). Les délégués prirent note du
document.
Commerce des Spécimens d'Eléphants: Le lundi 17 avril,
le Kenya introduisit une résolution appelant à la révision
de la résolution 10.10 concernant le commerce des spécimens
d'éléphants (Doc. 11.31.3 (Rev.1)). Un groupe de travail
technique, sous la présidence du Cameroun, fut établi pour
approfondir l'examen de la question. Le mercredi 19 avril, la
Suisse introduisit la révision de la résolution 10.10
élaborée par le groupe, notant que le rôle des pays de
répartition et la création des capacités y ont été
renforcés. Les délégués adoptèrent le texte de révision,
lequel requiert des systèmes MIKE et ETIS le renforcement des
capacités des Etats de répartition, et prévoit pour la CdP,
la considération des données relatives à l'abattage
illicite de l'éléphant, à partir du degré de crédibilité
de l'application des lois et des sources professionnelles de
gestion des ressources.
Disposition Non-Commerciale de l'Ivoire: Le Kenya
introduisit une résolution appelant à modifier des termes de
la disposition non-commerciale de stocks d'ivoire, établie
par la décision 10.2 (Doc. 11.31.4). La représentante
suggéra que l'obligation d'établir un fonds fiduciaire avait
découragé les donateurs quant à la participation dans une
telle disposition et proposa que les fonds aillent directement
au renforcement des capacités. Un certain nombre de
délégations, dont celles du Soudan et de l'Inde appuyèrent
la résolution, mais d'autres, y compris le Royaume-Uni et
l'UE, s'y opposèrent. Le Kenya retira la proposition. (Pour
de plus amples détails concernant le débat sur l'éléphant,
se référer à la section consacrée à l'examen des
propositions d'amendement des Annexes I et II, voir plus loin)
LA PRESERVATION ET LE COMMERCE DU RHINOCEROS: Le
mercredi 12 avril, le Secrétariat introduisit une
recommandation d'abroger la résolution concernant le
rhinocéros adoptée à la CdP-9 (Doc. 11.32). L'UE et les
Etats-Unis apportèrent leur appui à l'amendement de la
résolution et suggérèrent l'établissement d'un groupe de
travail à cet effet. Le jeudi 13 avril, le délégué des
Etats-unis mit en relief les modifications importantes
apportées par le nouveau projet de texte, notamment,
l'insertion d'une requête pour les Parties concernées de
soumettre des rapports sur les efforts fournis dans le domaine
de la préservation du rhinocéros et l'application des
législations nationales, et d'une requête au Secrétariat de
procéder à une compilation et une évaluation de ces
rapports. Le mercredi 19 avril, les délégués adoptèrent
une résolution amendée concernant la préservation et le
commerce du rhinocéros (Com. 11.19), laquelle encourage les
Parties: à procéder à l'identification, au marquage et à
l'enregistrement des populations de rhinocéros; à mettre en
œuvre des législations exhaustives et d'appliquer les
mesures de contrôles; à renforcer la coopération entre les
Etats pour juguler le commerce illicite; et à élaborer des
stratégies pour la réduction de l'utilisation et de la
consommation des organes de rhinocéros. Le texte requiert,
par ailleurs, des Parties, la soumission d'un rapport au
Secrétariat, six mois avant chaque CdP, détaillant, entre
autres, la situation des populations de rhinocéros en
captivité et dans la nature, les incidents de chasse
illégale, et les chiffres du commerce illicite.
LA LAINE DE VICUGNA ET LES VETEMENTS FABRIQUES A PARTIR DE
CETTE LAINE: Les délégués adoptèrent un projet de
résolution autorisant l'importation de vêtements en vicugna
portant une marque déposée indiquant le pays d'origine et
exigeant des exportateurs la communication des détails des
exportations au Secrétariat (Doc. 11.33).
LA PRESERVATION ET LE CONTROLE DU COMMERCE DE L'ANTILOPE
TIBETAINE: La Chine introduisit sa proposition appelant à
des mesures plus vigoureuses pour l'inversion du braconnage de
l'Antilope Tibétaine destiné à la transformation "shahtoosh"
(Doc. 11.34). L'Inde présenta un rapport sur les arrangements
de régulation contraignante appliqués dans le domaine de la
transformation "shahtoosh" dans un de ses Etat. La
requête de l'UE pour l'exclusion des Antilopes Tibétaines de
propriété privée, fut acceptée. La proposition amendée
adoptée (Com. 11.5 Rev) couvre: le commerce intérieur et
extérieur; d'autres matériaux brut outre la laine;
l'interdiction dans les pays producteurs et les pays
consommateurs; la responsabilité des gouvernements dans les
domaines de la mobilisation des ressources et de
l'enregistrement des stocks licites uniquement. Le Surinam,
l'Indonésie et l'Afrique du Sud firent part de leurs
réserves concernant les dispositions prises pour le commerce
intérieur.
LE COMMERCE DE LA TORTUE D'EAU DOUCE ET DE LA TORTUE
TERRESTRE: Le mercredi 12 avril, l'Allemagne introduisit
le papier de discussion traitant des effets du commerce accru
de la tortue sur la préservation de l'espèce (Doc. 11.35).
Un groupe de travail se réunit tout au long de la semaine
pour finaliser le projet de résolution relatif à cette
question. La Plénière adopta une résolution concernant la
préservation et le commerce de la tortue d'eau douce et la
tortue terrestre en Asie et dans d'autres régions (Com.
11.7), encourageant les Parties: à accroître leurs efforts
de mise en application des législations disponibles; à
procéder à l'évaluation des efforts actuels fournis dans le
domaine de la gestion des populations de l'espèce aquatique
à travers l'établissement de quotas; à mettre en œuvre des
programmes de recherche pour le suivi de l'impact du commerce;
et à renforcer la prise de conscience du grand public quant
aux menaces posées à ces espèces. La résolution demande
par ailleurs au Secrétariat d'organiser un atelier technique
consacré à la détermination des priorités en matière de
conservation pour le commerce de la tortue d'eau douce et de
la tortue terrestre.
LE COMMERCE DE L'HIPPOCAMPE: Le mercredi 12 avril, le
délégué des Etats-Unis introduisit un document portant sur
le commerce de l'Hippocampe (Doc. 11.36). Un groupe de travail
fut établi pour examiner la question et le Comité pour les
Animaux se réunit le jeudi 13 avril, pour présenter une
résolution demandant au
Secrétariat d'apporter son assistance dans l'obtention des
fonds nécessaires à la tenue d'un atelier technique sur la
préservation de l'Hippocampe. Le mercredi 19 avril, la
Plénière adopta une résolution sur la préservation de
l'Hippocampe (Com. 11.8), demandant aux Parties de communiquer
toutes les données pertinentes concernant l'état de
l'espèce; encourageant la recherche scientifique à
promouvoir la conservation à long terme et l'utilisation
durable; et prévoyant la tenue d'un atelier technique. La
résolution demande par ailleurs au Comité pour les Animaux
d'élaborer, pour la CdP-12, un papier de discussion sur la
situation biologique et la situation du commerce de
l'Hippocampe et d'autres membres de la famille des
Syngnathidae.
LE COMMERCE DU CORAIL DUR: Le mercredi 12 avril, le
Royaume-Uni présenta les résultats du groupe de travail sur
l'identification et les exigences en matière de rapports
concernant le commerce du corail dur (Doc. 11.37). Le
délégué nota la réalisation d'un consensus sur: la
manière d'établir les rapports concernant le commerce des
spécimens de corail dur; l'importance de la définition et de
la reconnaissance des coraux; et la soumission de rapports
génériques. Le Secrétariat proposa la création d'un groupe
de travail sous la conduite du Royaume-Uni et déclara qu'il
était prématuré de modifier les exigences en matière
d'élaboration des rapports. Le jeudi 13 avril, le Royaume-Uni
introduisit un projet de résolution autorisant un seuil moins
élevé incluant le gravier et excluant le sable. La
résolution établit les critères d'impact écosystémique
pour l'import et l'export des rochers et détermine, au niveau
des espèces, les coraux pouvant être destinés au commerce
et, au niveau génétique, ceux exploitables à des fins
taxinomiques. Le mercredi 19 avril, les délégués
adoptèrent le projet de résolution final après y avoir
ajouté la définition des coraux (Com. 11.9). La résolution
appelle également à l'amélioration des lignes directrices
pour la reconnaissance des espèces de coraux dans le commerce
et met l'accent sur l'importance de la collaboration avec les
pays exportateurs.
LES ESPECES LIGNEUSES: Les délégués examinèrent les
recommandations du Secrétariat concernant le point de savoir
s'il fallait abroger ou maintenir les 14 décisions prises par
la CdP-10 au sujet des espèces ligneuses (Doc 11.38.1). Les
décisions stipulaient, entre autres, que les Parties se
devaient de déterminer si les organisations d'homologation
nationales ont déjà élaboré une nomenclature vernaculaire
des espèces ligneuses, et que les potentialités des
techniques appliquées dans le domaine de la sylviculture
doivent être explorées pour la détermination du point de
savoir si ces dernières servaient de base au régime
commercial en vigueur. Les délégués acceptèrent toutes les
propositions, à l'exception de la recommandation appelant à
l'abrogation de la décision 10.52 et requérant la soumission
des noms des espèces aux importateurs et aux agences de la
CITES chargées de l'application des dispositions.
LE MAHOGANY A GRANDES FEUILLES: Le mercredi 12 avril,
Le Brésil introduisit une proposition concernant le Mahogany
à Grandes Feuilles (Doc. 11.38.2) et le Nicaragua suggéra la
création d'un groupe de travail relevant du Comité pour les
Plantes. Le délégué des Etats-Unis offrit de le financer.
Le jeudi 13 avril, le délégué des Etats-unis introduisit
les TdR devant encadrer le groupe de travail sur le Mahogany,
prévoyant entre autres: la revue de l'efficacité de
l'inscription des espèces dans l'Annexe III; l'évaluation de
la gestion des données; et l'élaboration de mesures
permettant l'élargissement de la portée de l'inscription à
l'Annexe III. La Colombie et l'Equateur appelèrent à des
programmes de Recherche & Développement des ressources
forestières. Le délégué des Pays-Bas suggéra que le
groupe de travail examine également l'Annexe II. Le mercredi
19 avril, le délégué des Etats-Unis introduisit une
révision de texte des TdR (Com. 11.8), comprenant des
dispositions supplémentaires pour l'analyse des questions
ayant trait au commerce licite et illicite de l'espèce. Le
groupe de travail présentera à la CdP-12 un rapport sur ses
résultats. La résolution fut adoptée.
LES NORMES A OBSERVER DANS LA NOMENCLATURE: Le
Président du Comité pour la Nomenclature, Hoogmoed, suggéra
l'introduction de quelques modifications de nomenclature dans
le Doc. 11.4.2 et le Doc. 11.39 (Com. 11.30). Le document fut
adopté.
L'ASSISTANCE A APPORTER AUX AUTORITES SCIENTIFIQUES: Un
document concernant l'assistance devant être apportée aux
Autorités Scientifiques fut introduit (Doc. 11.40),
encourageant le Secrétariat et les Parties à organiser et à
soutenir des ateliers destinés à l'amélioration de
l'application de la CITES par les Autorités Scientifiques et
à élaborer un manuel pour la réalisation de résultats non
préjudiciables. Le Salvador nota l'importance des réunions
régionales des autorités Scientifiques. Vanuatu souligna la
nécessité d'inclure les petits Etats insulaires du Pacifique
dans les ateliers. Les délégués appuyèrent l'initiative,
laquelle fut adoptée en Plénière.
LE COMMERCE SIGNIFICATIF DES ESPECES INSCRITES DANS
L'ANNEXE II: La Mise en œuvre de la Résolution 8.9: Le
mercredi 12 avril, le Secrétariat introduisit au Comité I,
un document d'information portant sur la mise en œuvre de la
résolution 8.9 concernant le commerce des espèces animales
sauvages capturées dans la nature (Doc. 11.41.1). La
Fédération de Russie soumit le jeudi 13 avril, un projet de
résolution stipulant qu'à compter du 1er janvier
2001, les Etats doivent tenir des registres et soumettre leurs
données concernant le commerce de l'esturgeon. Le mercredi 19
avril, un texte de résolution révisé (Com. 11.4), émanant
du groupe de travail officieux, fut présenté. Le délégué
des Etats-Unis suggéra de spécifier les bassins maritimes
Eurasiens. La Fédération de Russie souligna que les
décisions devaient s'appliquer à toutes les populations
d'esturgeons. Le Secrétariat nota la divergence des points et
un vote eut lieu sur l'amendement proposé par les Etats-Unis.
Les délégués rejetèrent l'amendement et les Etats-Unis et
le Canada enregistrèrent leur objection à l'intégralité du
document. Au cours de la Plénière, Le délégué des
Etats-Unis réouvrit le débat, demandant que la résolution
reflète que les Parties qui ne présentent pas de rapports
soient sanctionnés par l'octroi d'un quota nul à l'export.
Avec cet amendement et quelques modifications mineures, la
résolution fut adoptée. La résolution demande aux Etats de
répartition d'établir des quotas d'export annuels pour
l'esturgeon et de présenter des rapports sur l'état
d'avancement de la mise en application de la résolution
10.12.
Révision de la Résolution 8.9: Le Secrétariat
introduisit au Comité II, un projet de résolution amendant
la résolution 8.9 concernant le commerce des espèces
animales sauvages capturées dans la nature et établissant,
à l'intention du Comité pour les Animaux, un processus
d'évaluation biologique et d'information commerciale
concernant les espèces inscrites à l'Annexe II, visant à
identifier les problèmes posés à la régulation du commerce
(Doc. 11.41.2) et élargissant le processus au Comité pour
les Plantes. Les délégués adoptèrent la résolution,
laquelle demande aux Comités pour les Animaux et pour les
Plantes de procéder à l'évaluations des données
biologiques, commerciales et autres informations pertinentes
aux fins d'identifier les obstacles entravant la mise en
application de l'Article IV.
LES ESPECES INSCRITES A L'ANNEXE II ASSUJETIES A DES QUOTAS
D'EXPORT ANNUEL: Les délégués examinèrent
l'utilisation des quotas d'export accordés à l'Equateur et
à la Tanzanie pour certaines espèces inscrites à l'Annexe
II et enregistrés dans les rapports annuels soumis par les
Autorités de Gestion (Doc. 11.42). Le Secrétariat indiqua
que la source et le type d'exportations n'y étaient pas
reflétés de manière adéquate. Les délégués prirent note
du document.
AMENDMENT DE LA RESOLUTION 5.10: L'Afrique du Sud
introduisit son projet de résolution amendant la résolution
5.10 concernant la définition des termes "à des fins
principalement commerciales" (Doc. 11.43), notant son
souhait de retirer les sections opérationnelles de la
résolution et de maintenir le libellé du préambule qui se
réfère aux fins commerciales des importations. Le Canada,
appuyé par l'UE et les Etats-Unis, s'opposa au libellé du
préambule, affirmant que les termes "à des fins
commerciales" y était encore moins précis. La
résolution fut retirée.
LA VIANDE DE BROUSSE: Le Royaume-Uni introduisit un
papier de discussion et un projet de décision (Doc. 11.44)
établissant un groupe de travail permanent pour l'exploration
des questions ayant trait à la gestion et au commerce de la
viande de brousse. En guise de soutien, le Congo déclara que
la consommation de viande de brousse est passée du niveau de
subsistance traditionnelle à une échelle commerciale,
provoquant le déclin des nombreuses populations. La décision
adoptée demande au Secrétariat de convoquer un groupe de
travail pour l'examen des questions ayant trait au commerce de
la viande de brousse.
AMENDEMENT DE LA RESOLUTION 9.6: Les Echantillons
destinés au Diagnostic: La Suisse présenta une
proposition soumise conjointement avec l'Allemagne et le
Royaume-Uni, appelant à l'amendement de la résolution 9.6
qui porte sur les échantillons destinés à la recherche
taxinomique et biomédicale, en vue de l'harmoniser avec les
lois domestiques ou internationales en matière de transport
transfrontalier prévues pour les échantillons destinés à
la conservation des espèces (Doc. 11.45.1). L'UE et d'autres
Etats soulignèrent la nécessité d'éliminer les pratiques
bureaucratiques empêchant la rapidité du transfert des
spécimens destinés au diagnostic, en particulier, dans les
situation d'urgence. Le Secrétariat déclara que le fait de
ne pas être en mesure de faciliter ces requêtes était de
nature à entamer la réputation de la CITES. Plusieurs
délégations et observateurs y firent objection, évoquant,
entre autres, la contradiction entre les dispositions de la
CITES et celles de la CDB concernant l'accès aux ressources
génétiques, et la difficulté de réguler l'utilisation. Les
délégués adoptèrent une proposition négociée de manière
officieuse, déférant le travail au Comité pour les Animaux
durant la période intérimaire et établissant les TdR du
Comité (Com. 11.31 (Rev. 1)).
Les Produits Cosmétiques Contenant du Caviar:
L'Allemagne introduisit sa proposition soumise conjointement
avec la Suisse et appuyée par UE, appelant à amender la
résolution 9.6, de manière à y éliminer les permis de
réexportation des produits finis cosmétiques contenant
"moins de 0.05 gr de caviar provenant des espèces
d'esturgeons inscrites dans l'Annexe II, par kg de produit
cosmétique" (Doc. 11.45.2). La proposition fut rejetée
par voie de vote à l'appel.
LES TRANFERTS D'ANIMAUX VIVANTS: Le Secrétariat
rapporta l'absence de consensus au sein du Comité Permanent
autour des instructions émises par la CdP-10 pour la mise en
place d'une procédure simplifiée pour les transferts
transfrontaliers d'animaux vivants (Doc. 11.46). L'orateur
attira l'attention sur l'Annexe I renfermant un projet
d'attestation de prorogation des certificats présenté par
les Etats-Unis qui pourrait s'avérer utile aux Parties. Le
Comité prit note du document.
REVISION DES RESOLUTIONS CONCERNANT L'ELEVAGE EN RANCH:
Les délégués planchèrent sur la révision des résolutions
de la CdP-10 concernant l'élevage en ranch et le commerce des
spécimens élevés en ranch (Doc. 11.47 (Rev.1)). Le document
définit le terme "élevage en ranch" comme étant
l'élevage dans un environnement contrôlé, de spécimens
capturés dans la nature. La résolution recommande, entre
autres, que les populations des espèces inscrites à l'Annexe
I qui relèvent de la juridiction d'une Partie donnée et qui
sont jugées par la CdP comme n'étant plus menacées
d'extinction, soient inscrites dans l'Annexe II; et, que toute
proposition de transfert d'une population vers l'Annexe II
visant la mise en place d'un programme d'élevage en ranch
doit satisfaire un certains nombre de critères. Elle
recommande également que des rapports annuels sur l'ensemble
des aspects pertinents de chacune des opérations d'élevage
en ranch approuvées, soient soumis au Secrétariat. Après un
certain nombre d'amendements mineurs, la résolution fut
adopté.
ENREGISTREMENT DES OPERATIONS D'ELEVAGE DES SPECIMENS
INSCRITS A L'ANNEXE I: En présentant les lignes
directrices proposées pour l'encadrement des procédures
d'enregistrement et de suivi des opérations d'élevage des
espèces animales inscrites à l'Annexe I à des fins
commerciales (Doc. 11.48), le Président du Comité pour les
Animaux, Jenkins, rapporta l'existence de points de vue
polarisés au sein du Comité concernant la résolution 8.15.
Les délégués adoptèrent la proposition amendée par le
comité de rédaction, après l'insertion: de dispositions
exigeant des éleveurs de s'assurer que l'exercice est mené
d'une "manière humaine (non cruelle)" et de fournir
un descriptif des installations actuelles et des stocks en
captivité escomptés; de nouvelles instructions au
Secrétariat concernant les espèces inscrites à l'Annexe I;
et des directives additionnelles concernant l'enregistrement
et le suivi des opérations d'élevage (Com. 11.27).
LES ANIMAUX HYBRIDES: Le Président du Comité pour les
Animaux, Jenkins, introduisit, et les délégués adoptèrent,
un amendement clarifiant les termes "lignage récent"
figurant dans la résolution 10.17 concernant les animaux
hybrides (Doc. 11.49). Le terme doit être compris comme
portant sur quatre générations du lignage de l'animal
hybride.
UTILISATION DES MICROCIRCUITS: Le samedi 15 avril, le
Secrétariat introduisit un projet de résolution, intégrant
des propositions avancées par la République Tchèque, sur
l'utilisation des implants de microcircuits codés pour le
marquage des animaux vivants, dans le commerce (Doc. 11.50).
Le mardi 18 avril, le Secrétariat présenta le projet de
résolution révisé émanant du groupe de travail officieux.
L'UE proposa des modifications de fonds et la République
Tchèque retira sa contre-proposition. La résolution adoptée
recommande, entre autres, que les Parties: utilisent, pour
l'identification des animaux vivants, des dispositifs
implantables dotés de codes permanents uniques; ne recourent
aux implants de microcircuits que si ces derniers sont
compatibles avec le bien-être des spécimens; fournissent au
Comité pour les Animaux, des orientations concernant le suivi
des développements intervenant dans la technologie des
implants de microcircuits; et tiennent des consultations
régulières avec le Secrétariat Central de l'Organisation
Normative Internationale (ISO).
LE SYSTEME D'ETIQUETAGE DES PEAUX DE CROCODILIENS: Le
Secrétariat donna un aperçu sur les consultations élargies
menées en vue de clarifier et de consolider les résolutions
9.22 et 6.17 concernant l'étiquetage d'identification des
peaux de crocodiliens, qui ont abouti à l'élaboration d'une
résolution révisée (Doc. 11.51). Une résolution
recommandant aux Parties de maintenir un système
d'étiquetage universel basé sur le code ISO des pays
respectifs fut adoptée.
LE TRANSFERT DES ECHANTILLONS DE PEAUX DE CROCODILIENS:
La représentante des Etats-Unis présenta son projet de
décision (Doc. 11.52) rationalisant la procédure d'émission
des permis d'exportation ou de réexportation et souligna que
les exemptions ne sont pas souhaitables. L'oratrice indiqua
qu'un texte de résolution sera élaboré pour la CdP-12. L'UE
suggéra d'élargir la portée de la décision. L'UICN nota
que l'objectif en est d'assouplir le système de régulation.
Le Secrétariat nota que les implications budgétaires n'y
étaient pas incluses. Le Président du Comité II, Koester,
souhaita voir les participants intéressés travailler le
libellé de la décision finale. La décision finale fut
adoptée lors d'une séance ultérieure. La décision adoptée
demande au Secrétariat de procéder à une évaluation des
méthodes utilisées dans la rationalisation des procédures
administratives et d'élaborer la proposition de la CdP-12
concernant l'amendement des résolutions pertinentes.
LE SYSTEME D'ETIQUETAGE DES SPECIMENS D'ESTURGEONS
(CAVIAR): Le lundi 17 avril, les délégués examinèrent
un projet de résolution concernant la mise en place d'un
système d'étiquetage universel pour l'identification des
spécimens d'esturgeons (Doc. 11.53). L'UE, appuyée par les
Etats-Unis et l'Allemagne, suggéra de former un groupe de
travail pour l'amendement du document. La Suisse apporta son
soutien à la mise en place d'un système de marquage pour le
caviar exporté. La Fédération de Russie et l'Iran
préférèrent un système d'étiquetage uniforme pour les
pays exportateurs et les pays ré-exportateurs. Le mardi 18
avril, les délégués adoptèrent un document consensuel
(Com. 11.29) stipulant, entre autres: que toute quantité de
caviar exportée ou réexportée excédant 250gr doit être
marquée; que l'étiquette d'emballage non-réutilisable doit
englober le calibre du caviar et le numéro de série unique
de la cargaison; et que les Parties doivent établir un
système d'enregistrement ou de licence pour les importateurs
et les exportateurs. Compte tenu du manque d'expérience et de
ressources du Secrétariat, la directive d'élaborer sur
l'initiative des marqueurs moléculaires fut déférée au
Comité pour les Animaux.
LE TRANSPORT DES ANIMAUX VIVANTS: Le Secrétariat nota
l'absence de feedback de la part des Parties, concernant la
mise en œuvre et l'intégration dans les législations
nationales, de la résolution 10.21 qui requiert des Parties
importatrices d'animaux vivants, la tenue de registres des
pertes de spécimens vivants par cargaison (Doc. 11.54).
L'orateur suggéra que le manque d'information obligera la
CdP-12 à procéder à l'amendement ou à l'abrogation de la
résolution. L'UE, les Etats-Unis et le Costa Rica plaidèrent
pour le maintien et l'application de la résolution.
L'Allemagne proposa que le pays exportateur attache un
questionnaire au document d'exportation et fournisse les
données concernant les pertes intervenues dans les cargaisons
illicites. L'Autriche suggéra que l'absence de registres
pourrait être indicatrice d'une absence de mortalité. Les
délégués s'accordèrent sur le maintien de la résolution,
en attendant une réévaluation de la question à la CdP-12.
DEFINITION DU TERME "PREPARATIFS": Le
Kenya
introduisit un projet de résolution (Doc. 11.55) définissant
le terme "préparatifs" appliqué aux espèces à
partir de la capture et jusqu'à leur embarquement, et
recommandant aux Parties de s'assurer du traitement adéquat
des animaux tout au long du processus de préparation en vue
de minimiser les risques de blessure, de préjudices à la
santé ou de traitement cruel. Israël et le Zimbabwe
apportèrent leur appui à la proposition, requérant
toutefois un éclaircissement du terme "préparatifs."
La Suisse, l'Afrique du Sud, le Japon et le Canada s'y
opposèrent. Les Etats-Unis y firent objection et
suggérèrent qu'un groupe de travail sur le transport,
relevant du Comité pour les Animaux, élabore des lignes
directrices tenant compte de la résolution Kenyane, pour
considération à la CdP-12. Le KENYA retira sa résolution en
faveur de la proposition des Etats-Unis. La question sera
réexaminée à la CdP-12.
LE COMMERCE DES REMEDES TRADITIONNELS: Le Secrétariat
introduisit son projet de décision (Doc. 11.56) visant à
simplifier la mise en application de la résolution 10.19. En
guise de soutien, le Canada suggéra que la liste des espèces
commercialisées pour leurs propriétés médicinales doit
inclure "leurs organes." Avec cet amendement et
quelques modifications mineures, la décision fut adoptée. La
décision demande au Secrétariat: de procéder à
l'évaluation des niveaux de propagation artificielle, à des
fins médicinales, relatives à l'Annexe II; de poursuivre
l'élaboration des listes de plantes et d'animaux
commercialisés à des fins médicinales; et de mettre en
place des projets visant à aider les Parties dans
l'application des régulations de la CITES en matière de
remèdes traditionnels.
LA STRATEGIE DE GESTION DES DONNEES: Le Secrétariat
introduisit, et les délégués approuvèrent, la stratégie
de gestion des données de la CITES (SGD) (Doc. 11.57). Le
Secrétariat nota que le site web de la Convention constituait
une source centrale de diffusion d'informations à la
disposition des Parties et du grand public. Le site renferme
les données relatives à la CITES, notamment, les textes, les
résolutions et les décisions, et comprend des liens ouvrant
l'accès à d'autre sites, tels que ceux de TRAFFIC,
d'Interpol, de l'OMC et autres. Les activités du SGD
englobent: le développement du site www de la CITES, une
étude sur la connectivité Internet en Afrique, et une étude
sur les diverses initiatives visant à améliorer les
télécommunications en Afrique. Le Libéria et le Sierra
Leone mirent en relief la nécessité d'une assistance en
équipements.
LES RISQUES POTENTIELS POSES A L'INDUSTRIE DU TOURISME PAR
LE COMMERCE DE LA FAUNE ET DE LA FLORE SAUVAGES: Le jeudi
13 avril, le Kenya introduisit sa proposition recommandant la
minimisation des effets du tourisme (Doc. 11.58). Le
délégué mit en exergue les activités à revenus
économiques élevés, telles que le tourisme, par rapport à
ceux tirés des produits prélevés sur des animaux morts. Une
majorité de délégués s'opposèrent à la résolution.
D'autres se déclarèrent d'avis avec le Secrétariat quant à
l'absence de preuves permettant l'appui de l'existence d'un
quelconque lien entre le commerce expérimental et
l'augmentation de cas de braconnage, et que moyennant une
législation domestique appropriée sur le commerce, le
tourisme ne devrait pas être menacé. Le mercredi 19 avril,
le Kenya retira sa proposition en raison de l'absence de
consensus.
EXAMEN DES PROPOSITIONS D'AMENDEMENT DES ANNEXES I ET II
Les délégués près du Comité I procédèrent à
l'examen de 62 propositions d'amendement des Annexes I et II.
Ci-après, une synthèse des propositions ayant été
regroupées par le Comité pour les Plantes (Doc. 11.59.1),
les propositions concernant les quotas d'export (Doc. 11.59.2)
et des diverses propositions concernant les espèces
particulières (Doc. 11.59.3):
LES PROPOSITIONS DU COMITE POUR LES PLANTES: Inscription à
l'Annexe II: Les délégués décidèrent de reporter
l'examen de la proposition concernant l'Harpagophytum
procumbens (Griffe du Diable) (Prop. 11.60) en attendant la
CdP-12, pour permettre aux Etats de répartition de collecter
des données complémentaires. Le Secrétariat introduisit un
document additionnel (Com. 11.11) requérant des Etats de
répartition et des Etats importateurs de soumettre toutes les
informations disponibles concernant le commerce, la gestion et
la situation biologique des espèces. Le document fut adopté.
Les délégués adoptèrent une proposition amendée
concernant les spécimens séchés de l'espèce Adonis
vernalis (Fausse Hellebore) (Prop 11.61), qui met en relief la
nécessité de désigner nommément toutes les parties et tous
les dérivés, au lieu des graines et du pollen, et d'accepter
les dérivés chimiques et les produits finis pharmaceutiques.
Les délégués adoptèrent également des propositions
appelant à l'inclusion des espèces Panax ginseng (Ginseng
d'Asie) (Prop 11.54) et Cistanche deserticola (Cistanche du
Désert) (Prop. 11.59).
Suppression d'espèces figurant sur la liste de l'Annexe
II: Le Comité pour les Plantes expliqua que les espèces
proposées à être ôtées de la liste de l'Annexe II ne font
l'objet ni d'un commerce à échelle internationale et d'une
propagation artificielle à des fins commerciales. Les
délégués adoptèrent les propositions appelant à la
suppression des espèces: Ceropegia spp (Fleur Lanterne)
(Prop. 11.1); Frerea indica (Prop. 11.2); Byblis
spp (Plante arc-en-ciel) (Prop. 11.3); Cephalotus
follicularis (Népenthès d'Albanie) (Prop. 11.6); Lewisia
cotyledon (Lewisia de Heckner) (Prop. 11.10); Darlingtonia
californica (Népanthès de Californie) (Prop. 11.11); et
Kalmia cuneata (Roseau Blanc) (Prop.11.57).
Les Transferts vers l'Annexe I: Les délégués
adoptèrent les propositions d'inscription à l'Annexe Ides
espèces: Araucaria araucana (Argentinean Monkey Puzzle Tree)
(Prop. 11.55) et Guaiacum sanctum (Lignum Vitae) (Prop.
11.62). Ils adoptèrent une décision additionnelle (Com.
11.25) stipulant que le Comité pour les Plantes procédera à
l'évaluation de la situation de l'espèce Guaiacum sanctum
dans la nature et dans le commerce.
Les Transferts vers l'Annexe II: Les délégués
adoptèrent une proposition appelant au transfert de l'espèce
Dudleya traskiae (Laguna Beach Eternelle) (Prop. 11.7), mais
décidèrent de maintenir l'espèce Sclerocactus mariposensis
(Lloyd's Mariposa Cactus) (Prop. 11.5) dans l'Annexe I. Ils
votèrent en faveur du transfert vers l'Annexe II de l'espèce
Disocactus macdougalli (MacDougall's Cactus) (Prop. 11.4) et
s'accordèrent sur la nécessité de la conduite d'une
recherche complémentaire sur les espèces, par le Comité
pour les Plantes.
Les Annotations: Les délégués adoptèrent une
proposition appelant à modifier le listing actuel des
espèces Cyatheaceae et Dicksoniaceae (Tree Ferns) (Prop.
11.8). Ils adoptèrent également une proposition appelant à
harmoniser les exemptions ayant trait aux produits médicinaux
en combinant l'annotation actuelle concernant les espèces
Podophyllum hexandrum et Rauvolfia serpentina (Himalayan
May-apple) avec celle concernant l'espèce Taxus wallichiana
(Prop. 11.53). Le Chili retira sa proposition concernant les
espèces Echinopsis spp, Eulychnia et autres Cactacées
Boliviens utilisées dans la fabrication des bâtons de pluie
(Prop 11.56) et suggéra, en remplacement, d'amender la
résolution 9.18, de manière à y inclure une clause sur les
bâton de pluie. Les délégués adoptèrent la nouvelle
décision. Le Secrétariat introduisit ensuite, et les
délégués adoptèrent, une proposition concernant l'espèce
Echinopsis spp. (Com. 11.15) recommandant aux Parties de
procéder à l'harmonisation de leurs législations nationales
en matière d'exemptions personnelles.
LES PROPOSTIONS PAR ESPECE DE FAUNE SAUVAGE: Le Crocodile
du Nil: La Tanzanie présenta,
Et les délégués adoptèrent, une proposition appelant au
maintien du quota d'export appliqué aux populations
tanzaniennes du Crocodile du Nil (Prop. 11.12).
Le Pangolin Asiatique: Le vendredi 14 avril, le Népal
introduisit une proposition appelant au transfert du Pangolin
indien, Chinois et Malais vers l'Annexe I (Prop. 11.13),
faisant état d'une collecte étendue à des fins de
prélèvement d'organes et de commerce massif. Un comité de
rédaction fut établi pour reformuler la proposition. Le
mercredi 19 avril, le délégué des Etats-Unis introduisit la
proposition amendée appelant au maintien de ces espèces dans
l'Annexe II avec un quota nul à l'export. La proposition fut
adoptée.
Le Dauphin de la Mer Noire : Le vendredi 14 avril, le
délégué des Etats-Unis, appuyé par la Turquie, la Roumanie
et Fidji, proposa de transférer le Dauphin
"Bottlenose" de la Mer du Nord vers l'Annexe I
(Prop. 11.14). Quelques délégations, dont l'UE et le Japon,
s'y opposèrent et un comité de rédaction fut établi. Le
mercredi 19 avril, le délégué des Etats-Unis présenta un
projet de décision (Com. 11.23) qui n'appelle pas au
transfert de l'espèce mais qui appelle les Etats de
répartition et le Comité pour les Animaux à apporter leur
assistance dans l'évaluation de la situation de l'espèce. Le
projet encourage par ailleurs les Parties à interdire
l'exportation de dauphins vivants sans preuves de l'existence
d'installations d'accueil adéquates émises par l'Autorité
de Gestion du pays destinataire. La décision fut adoptée.
Transfert des Stocks de Baleines Grises et de Baleines
Minke vers l'Annexe II: Le JAPON introduisit des
propositions appelant au transfert de l'Annexe I vers Annexe
II (Prop. 11.15) du stock de baleines Minke de l'Hémisphère
Sud (Prop.11.16) et du stock de baleines Minke de la Mer
d'Okhotsk - Région Occidentale du Pacifique (Prop. 11.17). Le
délégué fit remarquer qu'aucun de ces stocks ne répondait
aux critères biologiques retenus pour l'inscription à
l'Annexe I, soulignant que les contrôles à l'importation
suffisaient à prévenir le commerce illicite et qu'il n'y
avait pas de preuve de l'existence d'un commerce illicite de
produits baleiniers. Plusieurs délégations, dont, l'UE, les
Etats-Unis, la Nouvelle Zélande, la République Tchèque,
l'Australie, Monaco, la Slovaquie, Vanuatu et Fidji,
apportèrent leur appui à la primauté de la CBI et
s'opposèrent au transfert de toute espèce assujettie à son
moratoire, vers l'Annexe II. Plusieurs de ces mêmes
délégations reconnurent les efforts fournis par la CBI pour
l'instauration d'un régime de gestion approprié, soulignant,
toutefois, qu'un tel schéma n'était pas encore disponible.
Le représentant de la CBI déclara que le schéma de gestion
doit être mis en place, avant la reprise de la pêche à la
baleine à des fins commerciales. La Norvège déclara que les
Parties sont en train de paralyser la position de la CITES à
l'égard de la pêche à la baleine en se réfugiant derrière
la CBI. L'Islande, Antigua et Barbuda, Cuba, la Mongolie, le
Surinam, le Bangladesh, et Saint Vincent et les Grenades
appuyèrent les propositions, certains évoquant des
préoccupations concernant la sécurité alimentaire. Le
représentant de l'International Fund for Animal Welfare
affirma que la régulation des produits baleiniers dans les
pays consommateurs laissait à désirer, et cita des exemples
de produits d'espèces menacées d'extinction vendus sur les
marchés des pays consommateurs.
La Baleine Grise de la Région Nord Orientale du Pacifique:
Au sujet de la Baleine Grise, le délégué des Etats-Unis mit
en garde que le stock de la région occidentale est menacé
d'extinction et qu'un transfert vers l'Annexe II du stock de
la région nord orientale du Pacifique aboutirait à une
scission dans le listing et exposerait le stock de la région
occidentale à une menace accrue. Le représentant de la CBI
cita de récentes données impliquant l'existence de la viande
de Baleine Grise sur les marchés. Le Japon requit la tenue
d'un vote secret et la proposition fut rejetée.
La Baleine Minke de l'Hémisphère Sud: Le Japon amenda
la proposition appelant à réserver le commerce aux Parties
appliquant la procédure appropriée d'analyse de l'ADN.
L'Australie déclara que la proposition n'établissait pas
d'estimations séparées des populations des deux espèces
détectées par le Comité Scientifique de la CBI. Les
délégués rejetèrent la proposition par voie de vote
secret. Le Surinam proposa un amendement de la proposition
nippone, appelant à un transfert du stock vers l'Annexe II,
assorti du maintien d'un quota nul à l'export, en attendant
la CdP-12, à présumer que la CBI aura, d'ici là, pris une
décision sur son système de gestion révisé et établi un
quota applicable à la CITES. Le Surinam requit un vote secret
et la proposition fut rejetée.
La Baleine Minke de la Mer d'Okhotsk -Région Orientale du
Pacifique: Le Japon amenda sa proposition appelant à la
limitation du commerce aux seules Parties disposant de
méthodes d'identification de l'ADN. La proposition fut
rejetée par voie de vote secret.
La Baleine Minke des Régions Nord-est et Centrale de
l'Atlantique: La Norvège introduisit sa proposition
appelant à transférer les stocks de baleines Minke des
régions nord-est et centrale de l'Atlantique vers l'Annexe II
(Prop. 11.18). Le délégué mit en exergue les mécanismes
domestiques de suivi, dont le dépistage de l'ADN. Il appela
à l'adoption d'une approche écosystémique dans le domaine
de la conservation, intégrant les besoins humains. L'Islande,
le Japon et Cuba appuyèrent la proposition, soulignant que
les espèces en question ne sont pas menacées d'extinction.
L'UE y fit objection, notant qu'il était prématuré
d'affirmer que les techniques de traçabilité par analyse de
l'ADN sont agréées. Le délégué des Etats-Unis s'y opposa,
mettant en garde contre la permission du commerce sans suivi
adéquat. Greenpeace International déclara que la permission
d'un quelconque commerce risquait d'encourager les pratiques
illicites. Les délégués rejetèrent la proposition par voie
de vote secret.
Au cours de la Plénière du jeudi 20 avril, la Norvège
appela à la réouverture du débat sur la baleine Minke et,
appuyée par le Japon et l'Islande, amenda sa proposition
initiale de manière à limiter le commerce aux produits
provenant d'animaux pêchés dans les eaux territoriales
nationales, avec les pays disposant de systèmes
d'identification ADN et pratiquant des contrôles
systématiques à l'importation. Le délégué des Etats-Unis
et d'autres Etats s'y opposèrent, notant que le transfert de
cette espèce vers l'Annexe II signifierait la reprise du
commerce baleinier. La proposition fut rejetée.
L'Hyène Brune: La Suisse introduisit une proposition
appelant à la suppression de l'Hyène Brune de la liste de
l'Annexe II (Prop. 11.19), notant qu'aucun impact du commerce
sur cette espèce n'a été enregistré. Les délégués
adoptèrent la proposition.
L'Eléphant Africain: Le Cameroun, intervenant au nom
du Comité des Amis du Président, annonça la réalisation
d'un compromis selon lequel le commerce de l'ivoire restera
interdit jusqu'à la CdP-12 et les populations d'Eléphants
Africains du Botswana, de la Namibie, du Zimbabwe et de
l'Afrique du Sud seront maintenues sur la liste de l'Annexe
II. L'Afrique du Sud introduisit sa proposition appelant au
transfert de sa population d'éléphants vers l'Annexe II
(Prop. 11.20). Le délégué amenda sa proposition pour y
introduire un quota nul à l'export d'ivoire. La proposition
fut adoptée, telle qu'amendée. Elle prévoit le commerce des
peaux et des produits en cuir et des trophées de chasse ainsi
que les prises à des fins non-commerciales. Le Botswana
retira sa proposition appelant au maintien de sa population
d'Eléphants Africains dans l'Annexe II aux fins de permettre
un quota annuel de 12 tonnes d'ivoire à l'export (Prop.
11.21). La Namibie retira sa proposition concernant sa
population d'éléphants (Prop. 11.22), notant que c'est
plutôt la bonne gestion, l'application des lois et
l'implication des communautés locales, et non l'interdiction
du commerce qui pourraient permettre de juguler le braconnage.
Le Zimbabwe retira sa proposition appelant à un quota annuel
de 10 tonnes d'ivoire à l'export (Prop. 11.23). Le délégué
appuya l'utilisation des produits provenant de l'éléphant
plutôt que l'abattage pour l'ivoire, affirma que la
préservation de l'espèce ne peut être assurée qu'à
travers la légalisation du commerce et appela à la mise en
place d'un système de suivi efficace. Le Kenya et l'Inde
retirèrent leur proposition conjointe (Prop. 11.24) appelant
à transférer l'ensemble des populations d'Eléphants
Africains vers l'Annexe I.
Le délégué des Etats-Unis nota l'émergence d'un
consensus parmi les Etats autour de la sécurité de
l'Eléphant et déclara que le commerce de l'ivoire serait
périlleux sans système de suivi efficace. Plusieurs
délégations, dont l'UE, le Swaziland, la Tanzanie et le
Sierra Leone, accueillirent favorablement le consensus sur le
retrait des propositions.
Le Dugong: L'Australie introduisit une proposition
appelant au transfert de la population du Dugong Australien
vers l'Annexe I (Prop. 11.26), éliminant ainsi la scission du
listing de l'espèce. La Suisse et le Japon s'y opposèrent,
citant l'insuffisance de preuves de l'existence d'un commerce
illicite. Les Etats-Unis, Vanuatu,
L'Indonésie, Madagascar, Israël, les Emirats Arabes Unis,
l'Erythrée, Monaco, la République Tchèque et
l'International Wildlife Coalition apportèrent leur appui à
la proposition, laquelle fut adoptée.
Le Vicugna: La Bolivie retira sa proposition appelant
à transférer les populations de Vicugna vers l'Annexe I
(Prop. 11.27), notant que la tonte permettait d'assurer
l'utilisation durable du spécimen. L'orateur introduisit, et
les délégués adoptèrent, une autres proposition appelant
à l'élimination du quota nul appliqué à l'export des
espèces de Vicugna inscrites dans Annexe II (Prop. 11.28).
Le Grand Pagolin: Le délégué des Etats-Unis
présenta, en guise d'alternative à la proposition soumise
conjointement avec l'Inde et le Népal appelant à transférer
le Grand Pagolin (Prop. 11.29) vers l'Annexe I, des projets de
décision et de résolution (Com. 11.12, 13) prévoyant ,
entre autres, le suivi du commerce par le Comité Permanent et
le Comité pour les Animaux, des efforts de la part des
Parties pour la réduction du commerce, des alternatives au
musc et une assistance financière aux Etats de répartition
de l'espèce. La décision et la résolution furent adoptées.
L'Urial: L'Allemagne introduisit une proposition
appelant à inscrire les sous-espèces de l'Urial de
l'Ouzbékistan, du Tadjikistan, du Turkménistan et du
Pakistan à l'Annexe I, et celles de l'Iran, de l'Afghanistan
et du Kazakhstan à l'Annexe II (Prop. 11.30). L'Ouzbékistan
nota que certaines sous-espèces étaient déjà inscrites
dans l'Annexe II sous différentes appellations taxinomiques.
La proposition fut adoptée avec ces amendements.
Le Nandou de Darwin: L'Argentine introduisit, et les
délégués adoptèrent, une proposition appelant à
transférer sa population de Nandou de Darwin vers l'Annexe I
(Prop. 11.31).
Le Faucon Gerfaut: Le délégué des Etats-Unis proposa
de transférer la population de Faucon Gerfaut vers l'Annexe
II (Prop. 11.32). Plusieurs délégations apportèrent leur
appui à la proposition, mais d'autres s'y opposèrent,
évoquant d'éventuels problèmes dans l'application, la
pollution génétique d'autres populations et l'opposition à
la création d'une scission dans le listing. La proposition
fut rejetée.
La Perruche de la Chaine et la Perruche d'Ouvéa: La
France, au nom de la Nouvelle Calédonie, proposa de
transférer la perruche De la Chaine (Prop. 11.33) et la
Perruche d'Ouvéa (Prop. 11.34), objet de commerce illicite,
vers l'Annexe I. Les proposition furent adoptées.
Garrulax Cornorus: (Grive Mélodieuse): La Chine
introduisit sa proposition appelant à l'inscription de
l'espèce à l'Annexe II (Prop. 11.35). Les Etats-Unis, la
Malaisie et d'autres Etats y apportèrent leur soutien. L'UE
et le Japon s'y opposèrent, préférant son placement à
l'Annexe III. La proposition fut adoptée.
La Tortue-Boite Asiatique: L'Allemagne et les
Etats-Unis introduisit une proposition appelant à l'inclusion
de quatre espèces de Tortues-Boites à l'Annexe II. (Prop.
11.36). La proposition fut adoptée.
La Tortue Ponctuée: Le délégué des Etats-Unis
présenta sa proposition appelant à l'inclusion de la Tortue
à l'Annexe II (Prop. 11.37), évoquant l'impact négatif du
commerce international, en particulier sur la collecte à des
fins d'usage comme animal domestique. L'UE et la Suisse s'y
opposèrent, indiquant que c'est plutôt le commerce
intérieur que celui international qui exerce un impact sur
l'espèce. La proposition fut rejetée par voie de vote.
La Tortue Sillonnée Africaine: La France, rappelant le
Principe de Précaution, présenta sa proposition appelant à
transférer cette espèce vers l'Annexe I (Prop. 11.38). Le
Soudan, le Togo, le Bénin et le Ghana rejetèrent la
proposition. La France amenda le texte de manière à appeler
à une inscription à l'Annexe II, assortie d'un quota nul à
l'export des espèces sauvages. La proposition fut adoptée.
La Tortue De Tournier: Le Kenya présenta sa
proposition révisée, co-parrainée par les Etats-Unis et
appelant à l'inscription de l'espèce à l'Annexe II avec un
quota nul à l'export des espèces sauvages (Prop. 11.39). La
Tanzanie y fit opposition, notant que le commerce des espèces
était déjà interdit. Le Kenya retira sa proposition et
accepta de collaborer avec la Tanzanie en vue de garantir la
préservation de l'espèce.
La Tortue De Tournier: Cuba retira sa proposition
appelant à transférer cette espèce vers l'Annexe II pour
permettre une exportation initiale de ses réserves
disponibles au Japon et par la suite, un quota annuel de 500
spécimens (Prop. 11.40). En remplacement, l'oratrice
encouragea les Parties à soutenir une proposition appelant à
autoriser une unique opération de troc avec le Japon (Prop.
11.41). Elle affirma que le maintien des spécimens évoluant
dans les eaux Cubaines à l'Annexe I n'était pas justifié et
nota le programme de gestion national de Cuba visant à
prévenir le commerce illicite. Le Japon nota qu'il avait
exprimé des réserves concernant l'inscription de la Tortue
Caretà l'Annexe I, lorsqu'il s'était joint à la CITES,
voilà 20 ans. La République Dominicaine, la Guinée, le
Honduras, la Namibie, la Mongolie, le Bénin, le Zimbabwe,
Vanuatu, la Jamaïque, et Antigua et Barbuda apportèrent leur
appui à la proposition. L'UE, le Brésil, le Kenya, les
Bahamas, les Etats-Unis et le Canada s'opposèrent au
transfert de l'espèce vers l'Annexe II, plusieurs
intervenants évoquant les risques de commerce illicite et les
menaces inhérentes à un tel transfert de l'ensemble de la
population, sachant, en particulier, que les habitudes de
migration de l'espèce, rendent sa gestion difficile. La
proposition fut rejetée.
Au cours de la Plénière du jeudi 20 avril, Cuba réouvrit
le débat autour de sa proposition, en y introduisant un
amendement stipulant que le commerce de l'espèce n'aura lieu
que lorsque les systèmes de contrôle mis en place au Japon
auront été évalués par le Comité Permanent de la CITES.
Le Costa Rica s'y opposa, notant que cette Tortue est une
espèce migratrice et que cette opération risquait
d'encourager d'autres pays à se doter de réserves de
carapaces. La proposition fut battue de peu par voie de vote
secret.
Les Reptiles et les Amphibiens: L'Allemagne et les
Etats-Unis retirèrent leurs propositions respectives
concernant le Quince Monitor Lizard (Prop. 11.43) et le Timber
Rattlesnake (Prop. 11.44). Les délégués adoptèrent les
propositions appelant à supprimer le Sonoran Green Toad de
l'Annexe II (Prop. 11.45) et à y inscrire la frog genus
(Prop. 11.46).
Le Requin-Baleine: Le délégué des Etats-Unis amenda
sa proposition concernant le Requin Baleine en y englobant le
Grand requin Blanc et le requin Pèlerin, pour une inscription
à l'Annexe II (Prop. 11. 47). L'orateur souligna l'existence
d'une surexploitation et le fait que l'espèce est qualifiée
de "rare" sur le tableau élaboré par l'UICN et
précisa que sa proposition venait compléter le Plan of
Action mis en place par la FAO pour la préservation des
espèces. La République Tchèque, Monaco, les Philippines, le
Salvador, l'UE et TRAFFIC y apportèrent leur soutien.
L'Indonésie y fit objection, évoquant la sécurité
alimentaire et des réserves concernant la fiabilité des
systèmes d'identification. L'Australie nota que les
techniques d'analyse de l'ADN permettaient l'orientation de
l'identification. Plusieurs autres Etats s'y opposèrent, avec
une majorité évoquant l'absence de preuves des menaces
susceptibles de résulter de l'exploitation commerciale et
l'absence de commerce, ainsi que la compétence exclusive de
la FAO dans ce domaine. La proposition fut rejetée.
Le Grand Requin Blanc: L'Australie introduisit sa
proposition appelant à l'inscription de cette espèce dans
l'Annexe I (Prop. 11.48) puis amenda la proposition pour y
demander une inscription à l'Annexe II. Le Kenya, l'UE et la
Nouvelle Zélande appuyèrent la proposition. Le Panama, le
Japon et Singapour y firent objection. La proposition fut
rejetée par voie de vote secret.
Le Requin Pélerin: Le Royaume-Uni proposa
l'inscription de cette espèce à l'Annexe II (Prop. 11.49)
pour s'assurer de son utilisation durable. Le représentant
mis en relief l'existence de tests ADN permettant d'identifier
les produits de Requin Pélerin. La proposition fut rejetée
par voie de vote secret. Au cours de la Plénière du jeudi 20
avril, le Royaume-Uni rouvrit le débat autour de la
proposition, en y suggérant un report de 12 mois pour sa mise
en œuvre de manière à permettre la diffusion des matériels
d'identification. Il ajouta que le Royaume-Uni a élaboré une
méthodologie de test ADN permettant de distinguer l'espèce
de celles similaires. Les Etats-Unis, le Brésil et l'UICN
apportèrent leur appui à la proposition. Y faisant
objection, la Norvège déclara que la CITES ne disposait ni
de compétences ni de règles lui permettant d'étendre son
champ d'action dans ce domaine, qui relève de la FAO. La
proposition fut rejetée par voie de scrutin secret.
Le Coelacanths: L'Allemagne introduisit, et les délégués
adoptèrent, une proposition appelant à inscrire toutes les
espèces de coelacanths à l'Annexe I (Prop. 11.50).
L'Indonésie retira sa proposition concernant les
sous-espèces de coelacanths (Prop. 11.51), notant qu'elle
faisait double emploi.
Poecilothevia: (Tarentule de l'Hémisphère Oriental):
Le Sri Lanka proposa l'inscription de la Tarentule de
l'Hémisphère Oriental à l'Annexe II (Prop. 11.52), notant
que l'espèce est soumise à une collecte non viable à des
fins de commerce international, principalement vers l'Europe.
Le délégué des Etats-Unis regretta que seuls les pays
consommateurs se soient opposés à la proposition, laquelle
fut rejetée.
PLENIERE DE CLOTURE
Le jeudi 20 avril, le Président de la CdP-11, Asadi,
réunit la dernière séance Plénière et les délégués y
complétèrent leurs travaux sur la Baleine Minke (Prop.
11.18), la Tortue Caret(Prop. 11.41) et le Requin Pélerin
(Prop. 11.49). S'agissant des dates et lieu prévus pour la
CdP-12 (Doc. 11.60), Le Président Asadi indiqua que la
prochaine CdP aura lieu dans les derniers mois de l'an 2002.
Le Chili offrit d'accueillir la CdP-12 à Santiago.
Dans ses remarques de clôture, le délégué du Nigeria
appela le Secrétariat à apporter son soutien à la gestion
de la faune et de la flore sauvages et à la conduite de
recensements dans les parcs nationaux du pays et, au nom du
G-77, sollicita une assistance internationale pour le
développement durable. L'UE fit part de sa satisfaction quant
au résultat concernant la question de l'Eléphant Africain,
nota qu'elle apportera son appui à la mise en œuvre du système
MIKE et souligna l'importance du principe de Précaution. Le
représentant de la Born Free Foundation, intervenant au nom
de 60 participants membres du Réseau pour la Survie des
Espèces, nota que la CITES venait de gager en crédibilité
à travers la réduction des effets du commerce sur la faune
et la flore sauvages et l'adoption de décisions importantes
pour la préservation des espèces. Le Kenya remercia les
participants et invita chacun d'entre eux à découvrir les
parcs et la culture du pays. Le Secrétaire Général Adjoint
de la CITES, Jim Armstrong, remercia les Rapporteurs, les
interprètes et le personnel de l'UNON. Le Directeur Exécutif
du PNUE, Klaus Töpfer, nota que les CdP constituaient
"un moyen permettant de parvenir à une fin,"
indiqua qu'il ne saurait trop insister sur l'importance de
l'adoption du Plan Stratégique et accueillit favorablement
les synergies avec d'autres Conventions. Il remercia les
journalistes pour avoir réussi à susciter un intérêt
mondial pour la CITES et mit en exergue le rôle de la
société civile. Le Secrétaire Général de la CITES, Willem
Wijnstekers, déclara que la CdP-11 a été un succès,
affirma que le résultat de la question de l'éléphant
constituait une victoire pour l'Afrique entière et fit part
de sa préoccupation concernant la mise en œuvre du Plan
Stratégique compte tenu des coupes effectuées dans le
budget. Le Président Asadi déclara qu'il est entré dans la
CdP-11en tant qu'amateur et qu'il en sortait en tant que
débutant intéressé. Il remercia le Secrétariat de la
CITES, les délégations, les ONG, les membres du bureau, les
Présidents des Comités, et clôtura les travaux à 13h.
BREVE ANALYSE DE LA CdP-11
La CdP-11 de la CITES avait devant elle un ordre du jour
chargé, avec plus de 40 résolutions et 62 propositions
d'amendement des Annexes. A la sortie, les points de vue
concernant sa réussite variaient en fonction de l'intérêt
particulier de chacun des pays participants, mais en gros, la
plupart des délégués étaient d'avis que le compromis
réalisé autour de la question de l'éléphant et du commerce
de l'ivoire a constitué le plus grand succès de la réunion.
Beaucoup se sont également félicité de l'échec des
propositions appelant à autoriser le commerce de certaines
populations de baleines Grises et de baleines Minke et de
tortues De Tournier, mais d'autres ont déploré le rejet des
propositions en rapport, affirmant que les conclusions de la
CdP-11 prouvaient que la CITES n'était pas en train de
chercher à maintenir un équilibre entre la conservation et
le commerce.
UN SUJET POLEMIQUE: LA CONFRONTATION ENTRE LA CONSERVATION
ET LE COMMERCE
L'une des doléances exprimées à l'issue de la CdP-11
était que la CITES a oublié sa raison première en tant
qu'instrument au service de la conservation, et qu'elle était
en train d'évoluer en un instrument au service du commerce.
L'un des délégués est allé même jusqu'à la qualifier
"d'OMC de l'environnement." Certains ont estimé que
cet état des faits était le résultat de l'augmentation
soudaine du nombre d'adhésions intervenues au cours des dix
dernières années, qui a exacerbé la diversité des
intérêts au sein de la CITES. D'autres ont dénoncé une
absence de volonté à infléchir les marchés consommateurs
d'espèces menacées d'extinction.
Une bonne partie des divergences entre le camp favorable au
commerce et celui favorable à la conservation pourraient
être attribuées à des différences d'ordre philosophiques,
les défenseurs du commerce préconisant une "utilisation
durable" et les défenseurs de la conservation invoquant
le Principe de Précaution. Les premiers affirment que lorsque
les conditions biologiques du commerce des espèces menacées
d'extinction sont respectées, et qu'un suivi et des
contrôles y sont assurés, le commerce doit être autorisé;
s'il ne l'est pas, c'est que la CITES serait en train de
dévier de son mandat fondateur au risque de perdre sa
légitimité. Bien qu'il existe un accord général admettant
que cela est vrai, en principe, beaucoup estiment que le
concept "d'utilisation durable" est ambigu et
difficile à traduire sur le terrain. Les systèmes de suivi
sont susceptibles de jouer un rôle crucial dans la mise en
œuvre d'une utilisation durable, reste que beaucoup
contestent à de tels systèmes une efficacité à toute
épreuve et leur reprochent de ne pas tenir compte de l'impact
exercé par d'autres facteurs, tels que la limitation des
connaissances scientifiques concernant les espèces et
l'incertitude inhérente à l'impact de certains effets
environnementaux, comme les changements climatiques.
D'une manière générale, il y a accord sur la nécessité
pour la CITES d'appliquer le Principe de Précaution, mais
certains participants ont mis l'accent sur le besoin de
clarifier la manière dont il pourrait être appliqué. Les
Parties consommatrices ont remis en question le nécessité et
la faisabilité de donner des preuves infaillibles avant de
permettre une quelconque exploitation commerciale des espèces
inscrites. On ne peut s'attendre qu'à une escale dans le
débat qui oppose l'utilisation durable au principe de
précaution, dans une société de plus en plus axée sur le
commerce, à moins que des preuves viennent démontrer que
l'intérêt le plus important de l'utilisation d'espèces
particulières réside dans la non consommation de ses
espèces.
DES POLITIQUES BASEES SUR LA SCIENCE
L'un des éléments qui sont venus compliquer les
négociations de la CITES a été celui de la mise en place de
politiques basées sur la science. Les délégués ont appelé
à plusieurs reprises à des processus décisionnels fondés
sur la science et non sur l'émotion. Mais, le manque de
données conclusives, l'inexactitude des rapports et les
incertitudes qui se trouvent dans la science elle-même,
viennent compliquer les prises de décisions dans les domaines
en question, en laissant la voie ouverte à toutes sortes
d'interprétations, qui ne sont pas sans effet sur l'image de
la science, qualifié par l'un des délégués comme étant
parfois même "incroyablement mauvaise." A titre
d'exemple, dans les discussions autour du point de savoir s'il
fallait oui ou non transférer la Baleine Grise et la Baleine
Minke vers l'Annexe II pour permettre la reprise de la pêche
à des fins commerciales, le camp favorable à une telle
initiative n'a pas hésité à affirmer que le commerce
illicite pouvait être suivi de manière efficace à travers
un recours aux techniques d'identification de l'ADN. Les
opposants ont, de leur côté, souligné que ces techniques
comportaient encore beaucoup de lacunes et sont notamment
incapables de permettre la distinction entre les populations
d'une même espèce.
De même, un désaccord sur l'impact d'une opération de
troc de l'ivoire, est intervenu à la suite des conclusions
tirées par le Secrétariat sur la base des rapports qui lui
ont été transmis par uniquement huit Etats de répartition.
Les délégués de certains pays concernés ayant signalé que
ce commerce ne manquera pas d'aggraver le braconnage ont été
consternés par l'affirmation du Secrétariat que les
conséquences ne semblaient pas être importantes du point de
vue écologique. Cela a beaucoup pesé dans les critiques
formulées à l'encontre du Secrétariat qui s'est vu
reprocher une certaine passivité dans l'obtention de données
exactes et de son rôle dans la formulation d'une opinion.
LES LIENS DE LA CITES AVEC D'AUTRES FORA INTERNATIONAUX
Dans le débat sur les liens de la CITES avec la CBI,
certains délégués ont fait montre d'impatience face à ce
qu'ils ont qualifié de fuite de la CITES derrière le
moratoire de la CBI sur la pêche des baleines à des fins
commerciales, et ont suggéré la rupture du lien trop étroit
qui existe entre les deux organisations. Les supporters de la
primauté de la CBI ont fait part de leur frustration d'avoir
eu à constater que les principales critiques reprochant à la
CBI son inefficacité et les motifs paralysant le
parachèvement de son système de gestion, sont les mêmes.
Pour certains, la synergie en cours de développement avec
la FAO est la voie la plus souhaitable, beaucoup d'entre eux
préférant par ailleurs, voir transféré à la FAO, l'examen
de différentes espèces marines, telles que le requin, et le
sujet sensible des espèces introduites en provenance de la
mer. Il se trouve cependant que contrairement à la CBI et à
la CITES, l'application du plan d'action de la FAO a un
caractère volontaire.
Les liens entre la CITES et la CDB ont été également
examinés de près dans le contexte de la question des
échantillons destinés au diagnostic. La proposition appelant
à l'élimination des exigences requises pour le permis des
cultures de cellules, de sérums et des prélèvements
d'échantillons des diagnostic effectués à des fins
scientifiques fut perçue comme une tentative déguisée
d'accéder aux ressources génétiques. Certains ont toutefois
concédé que les dispositions de la CDB ne sont pas efficaces
et que la conduite du débat au sein de la CITES avait des
chances d'aboutir à de meilleurs résultats.
LES EFFORTS NECESSAIRES A TRADUIRE LES PAROLES EN ACTION
Le challenge le plus important posé à la CITES est sans
doute celui de son application de manière efficace. La coupe
de 20% effectuée dans le budget à moyen terme de la CITES'
soulève bien des questions concernant la capacité du
Secrétariat à mettre en œuvre le Plan Stratégique
récemment adopté, à mener les nombreuses activités
programmatiques qui lui sont assignées et à assumer les
obligations qu'attendent de lui les Parties adhérentes dont
le nombre s'est accru de 15 nouveaux pays en développement
depuis la CdP-10 et ne s'arrêtera probablement pas là.
Certains ont affirmé que les intérêts des pays en
développement ont été sacrifiés dans la réalisation d'un
compromis sur le budget, la ligne du renforcement des
capacités ayant été laissée tributaire de la
disponibilité des fonds. Pour beaucoup, cet état des faits
soulève certaines préoccupations quant à la validité de
l'idée d'infliger des sanctions à l'encontre de pays dont
les requêtes en matière d'aide au renforcement des
capacités n'ont pas trouvé d'écho, certains s'attendant
même à voir de telles mesures contradictoires pousser
quelque Partie incriminée à quitter la CITES. A la CdP-11,
la logique qui sous-tend les sanctions a été remise en
question à l'occasion d'un appel lancé pour l'application de
sanctions à l'encontre de l'Inde en vue d'encourager le
respect des mesures prises en faveur de la préservation du
Tigre. Du point de vue de l'Inde, un telle frappe est contre-productive
, compte tenu du fait que ce dont elle a besoin, c'est de
renforcement de ses capacités en matière de surveillance du
braconnage. En effet, s'est demandé l'un des délégués,
comment voulez-vous qu'un surveillant non entraîné et non
armé puisse s'opposer à des braconniers armées.
UNE QUESTION DE BONNE GOUVERNANCE
Alors que les questions de bonne gouvernance gagnent en
importance dans les fora multilatéraux, certaines procédures
de la CITES, telles que celles ayant trait à la participation
des ONG, au recours au scrutin secret et au rôle du
Secrétariat dans la formulation d'une opinion, pourraient
avoir besoin d'évoluer un tant soit peu, pour permettre une
amélioration de la transparence. A la CdP-11, les Présidents
de Comités ont intégré des contributions d'ONG dans le
débat, cherchant à parvenir à un consensus, et les ONG ont
été favorablement accueillies dans les groupes de travail et
les comités de rédaction. La présence d'une baleine
gonflable, grandeur nature, devant le hall de réception du
siège du PNUE, la distribution de matériaux dans les boites
postales des délégations par les ONG, mêmes si le
Secrétariat se chargeait de les en débarrasser à l'avance,
et la campagne d'affichage de posters dirigés contre des
Parties spécifiques, étaient pour beaucoup, autant de
preuves que la CITES veillait à l'intégration des points de
vue de la société civile.
Certains ont toutefois été critiques à l'égard de ces
concessions, notant que la participation accrue des ONG
n'était pas étrangère aux nombreux reports qui ont été
réservés à des décisions cruciales pour le Comité
Permanent, lequel est clos aux observateurs pour être
débarrassé du rôle de chien de garde que jouent les ONG
dans les questions importants et partant, des notions de
responsabilité et de transparence dans ses opérations.
Certaines Parties ont par ailleurs contesté l'idée que le
scrutin secret ait pu donner à certains délégués
l'occasion d'exercer des contraintes ou d'acheter des votes,
les délégués n'étant pas tenus pour responsables de la
position prise par leurs pays. Quelques-uns ont admis,
cependant, que de grands efforts auraient dus être fournis à
la CdP-11, et dans les quatre CdP précédentes, pour la
réalisation du consensus, au lieu de recourir simplement au
scrutin, où la préférence du vote secret au vote par appel
obscurcit la transparence et la responsabilité par rapport
aux décisions prises.
A diverses occasions à la CdP-11, nombre de délégués
ont eu l'impression que le Secrétariat débordait de son
mandat pour prendre position sur les questions posées et
parfois même, à soutenir l'un des bords en présence dans le
débat. Certains ont suggéré que cela était simplement en
rapport avec le défi inhérent à l'équilibre qui doit
caractériser les rôles remplis par le Secrétariat dans
l'exercice de son leadership et dans la fourniture de ses
conseils, à la lueur des intérêts en compétition. Beaucoup
espèrent voir le Secrétariat continuer à fournir des
recommandations équilibrées formulées sur la base de la
rationalité scientifique, sans être perçu comme engagé
pour une cause.
UN DIALOGUE CONTINU
Les délégués ont quitté la CdP-11 avec un sentiment de
devoir accompli, même si aucune délégation n'est parvenue
à réaliser tout ce qu'elle souhaitait. Beaucoup de
décisions prises à la CdP-11 sont encore loin du compte. Le
compromis réalisé sur l'Eléphant Africain est une solution
temporaire, une sorte de répit jusqu'à la CdP-12. La tenue
de la prochaine réunion de la CBI dans les quelques semaines
à venir, sera, à ne point douter, l'occasion de voir le
débat sur la pêche commerciale de la baleine et sur les
systèmes d'identification de l'ADN refaire surface. Compte
tenu de l'équilibre délicat entre le commerce et la
préservation des espèces au sein de la CITES, il y a fort
doute que des questions englobant des enjeux de taille
puissent être jamais résolues de manière absolue. Comme l'a
bien résumé l'un des délégués, "Ce ne sont
peut-être pas les meilleures solutions, mais ce sont
probablement les meilleurs compromis."