Les Comités se sont réunis tout au long de a journée. Le
Comité I a passer en revue les propositions d'amendements des
Annexes. Le Comité II a examiné les thèmes des
échantillons de diagnostic, des amendements proposés pour to
résolution 8.15 et des cosmétiques contenant du caviar. Le
Comité du Budget a planché sur la proposition de budget pour
l'exercice 2001-2002.
LE COMITE I
LES PROPOSITIONS DE TRANSFERT DES BALEINES A L'ANNEXE II:
Le JAPON introduisit les propositions appelant de rétrograder
de l'Annexe I vers l'Annexe II, le stock des Baleines Grises
du Nord Est Pacifique (Prop. 11.15), le stock des Baleine Mink
de l'Hémisphère Sud (Prop. 11.16) et le stock de Baleine
Mink de la mer d'Okhotsk - Ouest Pacifique (Prop. 11.17). Le
délégué fit remarquer: qu'aucun de ces stocks ne répondait
aux critères exigées à l'inscription au listing de l'Annexe
I; que les contrôles à l'import prévenaient le commerce
illicite; et qu'il n'y avait aucune preuve de négoce illicite
de produits baleiniers. Il défia l'exactitude de l'étude de
l'UICN endossée par le Secrétariat et qui s'oppose aux
propositions (Inf.Doc. 11.8). L'UICN réaffirma l'intégrité
factuelle de son analyse de la situation.
Plusieurs délégations, dont, l'UE, les ETATS-UNIS, la
NOUVELLE ZELANDE, la REPUBLIQUE TCHEQUE, l'AUSTRALIE, MONACO,
la SLOVAQUIE, VANUATU, et FIDJI exprimèrent leur
appui à la primauté de la CEM et s'opposèrent au transfert
de toute espèce objet du moratoire de la CEM. Beaucoup
d'entre elles reconnurent les efforts de la CEM visant à
établir une régime de gestion appropriée, soulignant
toutefois que ce dernier n'existait pas encore. La CEM
souligna que le schéma de gestion souhaité doit être mis en
place avant la reprise du commerce des baleines. La NORVEGE
déclara que les Parties sont en train de paralyser la
position de la CITES concernant la pêche à la baleine en se
réfugiant derrière la CEM. SAINTE LUCIE déclara que les
défenseurs de la pêche à la baleine sont en train de tenter
d'empêcher la CITES de prendre des décisions compatibles
avec son mandat. L'ISLANDE appuya les propositions du Japon,
indiquant que se sont les critères scientifiques qui doivent
être déterminants. La REPUBLIQUE DE COREE appuya le principe
d'utilisation durable. La GUINEE soutint l'idée de
transférer ces espèces en y appliquant des quotas non
préjudiciables.
ANTIGUA et BARBUDA, CUBA, la MONGOLIE, le SURINAM, le
BANGLADESH, SAINT VINCENT et les GRENADES appuyèrent les
propositions, certains faisant part de leurs préoccupations
concernant l'aspect sécurité alimentaire. L'INTERNATIONAL
FUND FOR ANIMAL WELFARE déclara que la régulation des
produits baleiniers dans les pays consommateurs laissait à
désirer et cita des exemples de produits provenant d'espèces
de baleines menacées d'extinction disponibles sur le marché.
La Baleine Grise du Nord Est Pacifique: Au sujet de la
Baleine Grise, le délégué des ETATS-UNIS mit en garde
contre la menace d'extinction qui pèse sur le stock de la
région occidentale, indiquant que le transfert du stock du
Nord Est Pacifique aboutirait à un clivage dans le listing et
mettrait en péril le stock de la région occidentale. Le
JAPON reconnut le déclin enregistré au niveau de ce dernier.
La CEM cita de récentes données prouvant l'existence
illicite de viande de Baleine Grise sur les marchés. Le JAPON
requit la tenue d'un vote secret. La proposition fut rejetée.
La Baleine Mink de l'Hémisphère Sud: Le JAPON amenda
cette proposition de manière à réserver ce commerce aux
Parties observant la procédure appropriée d'analyse de l'ADN.
L'AUSTRALIE déclara que la proposition a manqué d'établir
des estimations de population séparées pour les deux
espèces détectées par le Comité Scientifique de la CEM.
Les délégués rejetèrent la proposition du vote secret.
Le SURINAM proposa un amendement à la proposition du Japon,
appelant à un transfert du stock vers l'Annexe II assorti
d'un quota nul, d'ici la CdP-12, présumant que la CEM aura,
d'ici là, pris une décision concernant sa révision du
système de gestion et établi le quota pouvant être
appliqué à la CITES. Plusieurs délégations présentèrent
des points d'ordre concernant l'amendement avancé par le
Surinam, la proposition Japonaise ayant été mise en échec.
Certains estimèrent que l'amendement était en violation avec
les règlements intérieurs et souhaitèrent avoir des
éclaircissements sur les développements susceptibles de se
produire n'a pas pris de décision d'ici la CdP-12. Le SURINAM
requit la tenue d'un vote secret. La proposition fut rejetée.
La Baleine Mink de la Mer d'Okhotsk - Ouest Pacifique: Le
JAPON amenda sa proposition de manière à limiter ce commerce
aux Parties disposant de méthodes d'identification de l'ADN.
Un vote secret eu lieu et la proposition fut rejetée.
La Baleine Mink des Régions Atlantiques Nord, Nord-est et
Centrale: La NORVEGE introduisit sa proposition de transférer
les stocks de Baleine Mink des régions nord, nord-est et
centrale de l'Atlantique (Prop. 11.18). Le délégué mit en
exergue les mécanismes de suivi mis en place, dont celui des
tests de l'ADN. Il souligna que l'approche écosystémique
doit englober les besoins humains. L'ISLANDE, le JAPON, CUBA
et IWMC apportèrent leur soutien à la proposition, affirmant
que ces espèces ne sont pas menacées d'extinction. La NORTH
ATLANTIC MARINE MAMMALS COMMISSION encouragea les délégués
à prendre en considération les petites communautés
côtières dont la subsistance dépend des espèces marines.
L'UE s'opposa à la proposition, nota qu'il était prématuré
d'affirmer que les techniques de traçage basées sur le DNA
sont agréées, la question étant encore en examen dans le
Comité Scientifique de la CEM. Les ETATS-UNIS s'y opposèrent
également, mettant en garde contre la permission de ce
commerce sans suivi adéquat. La TUNISIE requit des directives
émanant d'organismes scientifiques fiables. GREENPEACE
INTERNATIONAL déclara que l'autoriser de ce commerce risquait
d'encourager les pratiques illicites. Les délégués
rejetèrent la proposition par voie de vote secret.
LE COMITE II
LES ECHANTILLONS DE DIAGNOSTIC: La SUISSE proposa de
nouveaux amendements à sa proposition d'adapter, au niveau
des lois intérieures ou internationales, les exigences
requises pour le trafic transfrontalier des échantillons de
diagnostic jugés nécessaires à la conservation (Doc.
11.45.1). L'UE, le ROYAUME-UNI et l'ALLEMAGNE, appuyés par la
WORLD CONSERVATION SOCIETY et d'autres, s'accordèrent sur la
nécessité d'éliminer les pratiques bureaucratiques
entravant la rapidité du transfert des spécimens de
diagnostic exigés par la conservation des espèces, en
particulier, dans les situations d'urgence. Le Secrétariat
déclara que le fait qu'il ne soit pas en mesure de faciliter
de telles requêtes, faisait tomber la CITES dans le
discrédit. Plusieurs délégués et observateurs y firent
objection, évoquant diverses raisons, telles que la
contravention de la CITES, la difficulté de réguler
l'utilisation, la nécessité de la conformité aux
dispositions de la CDB concernant l'accès aux ressources
génétiques, les entraves juridiques liées à la résolution
9.6 concernant les dérivatifs des articles inscrits à
l'Annexe I ou II, et l'absence de mécanismes de régulation
nationaux alternatifs. Un groupe de travail présidé par le
Mexique fut établi pour tracer la voie à suivre.
LES RISQUES ET LES AVANTAGES DU COMMERCE DE LA FAUNE
SAUVAGE: Les délégués réexaminèrent le projet de
résolution du Kenya (Doc. 11.27 (Rev. 1)) qui vient abroger
la résolution 8.3. La SUISSE, l'UE, le JAPON, CUBA et le
NIGERIA s'opposèrent au projet de résolution. Les ETATS-UNIS
y apportèrent leur soutien. Le Président Koester nota le
nombre important d'oppositions et le KENYA requit un délai
lui permettant de tenir des consultations avec les Parties
opposées au projet. La sujet sera réexaminé.
REVISION DE LA RESOLUTION 8.9: Les délégués adoptèrent
la résolution révisée concernant le commerce des spécimens
sauvages des espèces figurants dans l'Annexe II (Doc.
11.41.2).
LE COMMERCE DES SPECIMENS D'OURS: Le Président du groupe
de travail, Yvan Lafleure (Canada), présenta une résolution
requérant des Parties: de soumettre des rapports sur le
contrôle du commerce des organes d'ours; de soumettre des
rapports sur les pénalités imposées; de procéder à des
échanges d'informations juridiques; et de procéder à
l'évaluation l'applicabilité des missions techniques sur le
tigre effectuées auprès de l'Inde, à l'ours. L'orateur
déclara que le Comité Permanent doit, au cours de ses
prochaines sessions, examiner la question de l'ours,
identifier les mesures additionnelles à prendre et présenter
à la COP-12 un rapport sur l'état d'avancement des travaux.
La résolution fut adoptée.
L'ELEVAGE EN CAPTIVITE: Le Président du Comité pour les
animaux, Hank Jenkins, introduisit le projet de résolution
relatif aux lignes directrices devant régir l'enregistrement
des espèces figurant à l'Annexe I élevées en captivité à
des fins commerciales. Il fit état des points de vue
polarisés exprimés au sein du Comité au sujet de la
résolution 8.15 et indiqua que seule la définition des
termes "élevées en captivité à des fins commerciales"
a été réalisée. Les Parties établirent un groupe de
travail sur ce projet de résolution.
LE TRANSPORT D'ANIMAUX VIVANTS: Le Secrétariat rapporta
l'absence de consensus enregistrée dans le Comité Permanent
au sujet des instructions de la CdP-10 appelant à la mise en
place de procédures simplifiées pour le transport
transfrontalier d'animaux vivants (Doc. 11.46). L'Annexe II
renferme une proposition soumise par les Etats-Unis au cours
de la dernière réunion du Comité Permanent. La FEDERATION
DE RUSSIE déclara que sa proposition n'y était pas
reflétée et encouragea les délégué à l'examiner. Le
Comité prit note du document.
L'ELEVAGE EN RANCH ET LE COMMERCE DES SPECIMENS ELEVES EN
RANCH: Le Secrétariat expliqua que la révision (Doc. 11.47
(Rev.1)) établissait une distinction entre les commentaires
faits par le Secrétariats et ceux présentés par le Comité
pour les Animaux. Le document fut adopt� moyennant quelques
amendements mineurs.
LES PRODUITS COSMETIQUES CONTENANT DU CAVIAR: L'ALLEMAGNE
rapporta que le consensus n'a pas �t� r�alis� � travers
les consultations informelles sur la sp�cification du contenu
en caviar dans les produits finis destin�s � la
r�exportation, et appela � un vote par appel nominal. Les
d�l�gu�s rejet�rent la proposition.
L'UTILISATIONS DE MICROCIRCUITS: Le Secr�tariat
introduisit le projet de r�solution int�grant les
propositions de la R�publique Tch�que appelant � donner des
directives: aux Secr�tariat, de tenir une consultation avec
le Secr�tariat de l'Organisation charg�e des Normes
Internationales; aux Autorit�s charg�es de la Gestion, de
contacter les fabriques des implants microcircuits; et aux
Comit� pour les Animaux d'assurer le suivi du d�veloppement
de la technologie des implants microcircuits. Les d�l�gu�s
examineront ult�rieurement la r�vision de texte du projet.
LE GROUPE DE TRAVAIL SUR LES ECHANTILLONS DE DIAGNOSTIC:
Les d�l�gu�s se focalis�rent sur trois options possibles:
n�gocier la proposition de la Suisse � la CdP-11; mandater
le travail � un groupe int�rimaire; ou s�parer les th�mes
de la CITES de ceux de la CDB et r�soudre les th�mes de la
CITES � la CdP-11. Les d�l�gu�s d�cid�rent d'�laborer
les TdR devant cadrer le groupe int�rimaire.
LE COMITE DU BUDGET
Le Pr�sident Stansell introduisit un document informel
comportant les nouvelles estimations budg�taires propos�es
pour
l'exercice 2001-2002 qui affiche une r�duction g�n�rale de
20% et
pr�sente la liste des lignes budg�taires r�duites.
L'orateur indiqua que cette proposition de budget n�cessitait
une augmentation de 10% la premi�re ann�e et, de 15% la
deuxi�me ann�e. Le Secr�tariat nota que la r�vision de la
composante personnel a tenu compte de la requ�te �mise par
les Parties d'imputer le financement des nouveaux postes, pour
moiti�, au budget et, pour moiti�, au solde de r�serve du
Fonds Fiduciaire. La SUISSE s'enquit de la mani�re dont les
contributions des nouveaux membre et les taux d'int�r�ts
pouvaient �tre prises en compte. La COLOMBIE, la NOUVELLE
ZELANDE et la WCMC soulign�rent la n�cessit� de se
focaliser sur les lignes budg�taires pr�vues pour les
activit�s programmatiques. TRAFFIC exprima sa pr�occupation
quant aux implications des coupes budg�taires sur la mise en
�uvre, en particulier, des activit�s pr�vues dans les
domaines du renforcement des capacit�s et de l'�laboration
des l�gislations.
Les Parties se r�unirent dans un groupe officieux pour
passer en revue la proposition de budget du Secr�tariat. La
NOUVELLE ZELANDE, au nom du groupe, fit part d'un certains
nombres de r�serves portant entre autres sur l'inclusion
d'une augmentation de 10% de la contribution des Parties et
l'absence des activit�s du programme de travail et des
responsabilit�s assign�es aux sept nouveaux postes. Le
groupe proposa: de r�duire � quatre, les nouveaux postes,
deux financ�s � travers le Fonds Fiduciaire et deux �
travers le solde de r�serve; de replacer les activit�s
programmatiques dans le budget; et d'utiliser le solde de
r�serve en remplacement de l'augmentation des contributions
des adh�rents.
Le Pr�sident Stansell introduisit le budget r�vis� au
cours de l'apr�s-midi. Le Secr�tariat souligna que le
d�ficit des contributions apport�es au budget propos� au
titre de la biennale serait de l'ordre de 10%. L'orateur nota
par ailleurs que, dans le nouveau sc�nario budg�taire, les
postes des charg�s de l'assistance r�gionale, des politiques
juridiques et commerciales, et l'assistance en mati�re de
permis et de donn�es sont exclus. L'AUSTRALIE, au nom du
groupe ad hoc, proposa de maintenir le poste de charg� des
politiques juridiques et commerciale, signalant que le
financement du poste de charg� du renforcement des capacit�s
doit provenir d'autres sources. Le repr�sentant nota
�galement un accord sur l'�tablissement d'un seuil moins
�lever pour le solde de r�serve, aux fins de permettre la
compensation de l'accroissement des contributions. La COLOMBIE
souligna l'importance du maintien du poste relatif au
renforcement des capacit�s. Le JAPON mit en relief
l'importance du renforcement des capacit�s, en particulier,
en Asie. Le Pr�sident Stansell sugg�ra d'ajouter en annexe
une liste des activit�s et des postes prioritaires devant
�tre inclus dans le budget au cas ou des fonds
suppl�mentaires venaient � �tre mis � disposition. La
proposition de budget modifi�e fut accept�e.
DANS LES ALLEES
Les tentatives d'assouplir les r�gulations de la CITES
concernant l'�mission des permis exig�s pour les transferts
transfrontaliers des �chantillons de diagnostic, cellules et
s�rum de culture compris, destin�s express�ment � la
conservation, furent torpill�es par plusieurs d�l�gu�s et
observateurs. Quelques d�l�gu�s ont d�clar� que les
d�fenseurs les plus farouches sont ceux-l� m�me dont les
pays sont les lieux de r�sidence des plus grandes firmes
pharmaceutiques mondiales, et se sont interrog�s sur le point
de savoir si la demande accrue de sang pr�lev� sur le
Chimpanz� Africain, suite aux conclusions scientifiques que
ce dernier abriterait l'origine du virus HIV/AIDS,
n'expliquait pas l'urgence souhait� soudain pour la
r�solution de cette vielle question de la CITES. Des
participants ont conc�d� que la proposition couvrait
�galement les �chantillons destin�s � des utilisations
commerciales m�dicales et que l'assouplissement des r�gles
de la CITES risquait d'ouvrir la br�che n�cessaire �
contourner les dispositions de la CDB concernant l'acc�s aux
ressources et le partage des avantages tir�s des mat�riaux
g�n�tiques. Alors que beaucoup reconnaissent le probl�me,
ils affirment que la question est �vasive et qu'elle ne
pourrait probablement pas �tre r�solue sans la coop�ration
de la CDB.