Le matin, les délégués se sont réunis en séance
Plénière pour poursuivre l'examen des questions
stratégiques et administratives et pour entendre lecture des
rapports des comités. L'après-midi, les Comités I et II se
sont réunis pour entamer leurs travaux respectifs. Le Comité
du Budget s'est réuni en séance nocturne.
LA PLENIERE
Le Secrétaire Général Adjoint de la CITES, Armstrong,
introduisit le Rapport du Secrétariat (Doc. 11.9.1), lequel
fut approuvé par les délégués. Le Secrétaire Général
Wijnekes présenta le Rapport du Secrétariat concernant le
personnel (Doc. 11.9.2). La Plénière accepta la suggestion
du Royaume-Uni d'endosser le rapport après discussion dans le
Comité du Budget. L'ISLANDE annonça sa récente accession à
la CITES et fit part de ses réserves au sujet de la
compatibilité des insertions faites dans les Annexes avec la
Convention. Le représentant souligna par ailleurs que
l'inscription des espèces de cétacés devait être basée
sur des connaissances scientifiques et non sur des motifs
d'ordre moral ou émotionnel.
RAPPORTS DES COMITES: Le Comité Permanent: Le Président
Robert Hepworth (Royaume-Uni) présenta le Rapport du
Président (Doc. 11.8). Il identifia les challenges à relever,
dont: la réforme du Secrétariat; l'application du "Compromis
de Harare" de 1997 concernant le commerce de l'ivoire; le
traitement du problème de l'augmentation du braconnage et de
contrebande du tigre; l'élaboration d'un Plan Stratégique;
et le traitement du non respect des obligations dont doivent
répondre sept Parties. Au sujet des éléphants, l'orateur
mis en exergue les succès accomplis, notamment: le travail de
coopération avec l'UICN et TRAFFIC; la mise en place de MIKE,
ETIS et autres systèmes de suivi intérimaires; la
réalisation du consensus autour de la conduite des ventes aux
enchères de l'ivoire; et la bonne conduite du commerce en la
matière en Afrique et au Japon. Il indiqua que des missions
techniques et de haut niveau ont déceler les raisons de la
contrebande du tigre. Plusieurs délégations présentèrent
leurs commentaires sur le rapport. Au sujet des ventes de
l'ivoire au Japon et de l'accord du Comité à replacer de
nouveau l'éléphant dans l'Annexe I en cas de non respect des
dispositions ou de l'augmentation des cas de chasse et/ou
commerce illicites, ISRAEL souhaita avoir des
éclaircissements sur le terme "augmentation." Au
sujet du projet de résolution consolidé sur les cétacés,
le JAPON, appuyé par la NORVEGE, rejeta le texte stipulant
que le Comité a adopté un projet reflétant l'ensemble des
résolutions existantes sur les cétacés. Le délégué des
ETATS-UNIS déclara que le libellé, y compris les réserves
faites par l'Asie (Japon), était fidèle. Le rapport fut
approuvé.
Le Comité pour les Animaux: Le Président Robert Jenkins (Australie)
présenta le rapport du Comité (Doc. 11.11.1). Il souligna sa
recommandation à la CdP-11 de d'abroger la résolution
portant sur les "swiftlets", la recherche
scientifique nécessaire à sa mise en œuvre application
étant achevée, ainsi que sa recommandation d'abroger la
résolution portant sur le commerce international du requin.
L'orateur fit état par ailleurs des difficultés rencontrées
au niveau de la compilation des listes de spécimens d'animaux
élevé en captivité à des fins commerciale et recommanda
l'établissement d'une liste des espèces dont la conservation
est sujette à préoccupation. Le JAPON nota le travaux de
concertation établis entre le Comité et la FAO au niveau du
plan d'action international plan pour la conservation et la
gestion du requin.
Le Comité pour les Plantes: La Présidente Margarita
Clemente (Espagne) présenta le rapport du Comité soulignant
les activités réalisées depuis la CdP-10 (Doc. 11.11.2).
Elle attira l'attention sur la participation accrue des
observateurs au cours de leurs huitième et neuvième
réunions. Elle mit en relief l'élaboration des formats de
rapports nationaux standardisés et l'identification des
problèmes rencontrés par les représentants régionaux.
Etant donné que bon nombre des 25.000 espèces figurant dans
l'Annexe II avaient été listées dans les années 70, le
Comité introduisit une revue systématique continue de
l'Annexe. L'oratrice nota qu'un manuel et des diapositives
d'identification avaient été envoyés aux Parties pour les
aider dans l'identification des espèces couvertes par la
CITES. Au sujet du programme de travail d'ici la CdP-12, elle
souligna, entre autres, la nécessité de mettre en œuvre le
plan d'action; de poursuivre la revue de l'Annexe II; et d'améliorer
les répertoires régionaux. Le rapport fut adopté.
Comité chargé du Manuel d'Identification: La Présidente
Ruth Landolt (Suisse) présenta le rapport du Comité (Doc.
11.11.13). Elle nota que depuis la CdP-10, seule la Suisse à
exprimé son intérêt et a désigné des membres du Comité,
et que des contributions ont été apportées par six pays
uniquement pour ce qui est de la soumission des données
concernant la faune. Le rapport fut adopté.
Le Comité chargé de la Nomenclature: Le Vice-président
Marinus Hoogmoed identifia le rôle du Comité, consistant
notamment: à répondre aux demandes d'information concernant
la taxinomie et à désigner les autorités taxinomiques
appropriées; et, à réviser la nomenclature avec le
Secrétariat et à évaluer celle des espèces proposées à
être introduites dans les listes. Il indiqua que le
Sous-comité pour la Faune a réalisé un consensus sur
l'araignée genus. Le Sous-comité sur les plantes établit
des checklists pour les Parties, telle que la seconde
checklist relative aux cétacés publiée l'année écoulée.
La SUISSE fit part de ses réserves concernant le risque de
voir la modification introduite dans la nomenclature de
l'espèce Tupinambis (Doc. 11.11.4.2) créer une confusion par
rapport à la terminologie précédente. Les délégués
adoptèrent le rapport du Comité chargé de la Nomenclature
(Doc. 11.11.4.1).
LE COMITE I
Robert Jenkins (Australie), au nom des Comités pour les
Animaux et pour les Plantes, présenta les termes de
référence (TdR) de la revue des critères d'amendement des
Annexes I et II (Doc.11.25). La revue comprend, entre autres,
la sélection taxinomique basée sur la révision des Annexes
et l'établissement d'un groupe de travail d'une douzaine
d'experts, sur les critères. Il appela à des synergies avec
la FAO et l'Organisation International du Bois d'œuvre
Tropical (ITTO). Appuyant la participation de la FAO, le JAPON
espéra la voir mettre à contribution son expertise dans le
domaine de la faune et de la flore sauvages marines. La
MALAISIE suggéra que le groupe de travail soit ouvert aux
observateurs. Le délégué de SAINTE LUCIE, appuyé par de
nombreux participants, soutint l'idée que Jenkins serve de
président au groupe de travail. La FAO déclara que le
département chargé de la pêche était en train de revoir
les critères de la CITES concernant les populations aquatique
et en particulier, les populations marines soumises à
l'exploitation commerciale.
Les recommandations concernant les quotas devant être
appliqués au Léopard listé dans l'Annexe I (Doc.
11.28.1.rev.1) furent introduite par le Secrétariat. Les
Parties furent invitées à suggérer des recommandations sur
le système de rapport actuel, compte tenu du fait que les
rapports soumis ne reflétait pas de manière adéquate la
gestion du niveau des quotas dans certains pays exportateurs.
Au sujet des recommandations concernant les quotas relatives
au Markhor figurant dans l'Annexe I (Doc. 11.28.2), il nota
qu'en raison du fardeau que constituerait une évaluation
annuelle de la population évoluant au Pakistan, des rapports
moins fréquents était plus acceptable. Le PAKISTAN souligna
l'importance de l'implication des communautés locales dans la
conservation du Markhor. ISRAEL suggéra de procéder à une
évaluation des populations de Markhor au cours d'un stress
climatique. Le Comité adopta le document.
Au sujet de la préservation du tigre, John Sellar, Chargé
de l'application des dispositions au sein de la CITES,
introduisit le rapport de la Mission de l'Equipe Technique
chargée du Tigre et de la Mission Politique effectuée en
Inde, au Japon et en Chine (Doc. 11.30). L'INDE désapprouva
la partialité du rapport et appela à la mise en place d'un
groupe de travail chargé de réexaminer les recommandations
sur la prise de sanctions commerciales à l'encontre de l'Inde.
Le Secrétaire Général Wijnstekers nota que l'aide qui
sera apportée à l'Inde dans le futur sera "en
nature." Le délégué des ETATS-UNIS s'opposa au recours
aux sanctions commerciale et suggéra l'instauration d'un
dialogue continu avec les pays disposant d'aires de
répartition, au fins d'évaluer les progrès et de présenter
un rapport à la CdP-12. L'INDE déplora le manque de
ressources financières pour la conservation de la faune et de
la flore sauvages des pays en développement. ISRAEL nota que
les sanctions commerciales n'ont jamais été utilisées dans
ce contexte. La FONDATION RANTHAMBHORE appela à la
participation d'un niveau d'expertise plus élevé dans le
processus de revue de la mise en application de la CITES. La
Présidente Margarita Clemente suggéra que le délégué des
ETATS-UNIS préside le groupe de travail chargé de débattre
de cette question avec l'Inde, le Canada, la China et Israël.
LE COMITE II
Le Président Veit Koester (Danemark) appela à des
contribution disciplinées et affirma qu'il entendait utiliser
une approche ouverte et transparente. Le Secrétariat
introduisit de propositions d'amendement avancées pour les
TdR des Comités de la CITES (Doc. 11.13) mandatés par le
Comité Permanent, en tenant compte de toutes les discussions
menées depuis la CdP-6 en 1987.
Les propositions venaient harmoniser les différences entre
les TdR des Comités pour les Plantes et pour les Animaux,
traduire les TdR en projets de décisions (Annexe III) et
recommander la suppression du Comité chargé du Manuel
d'Identification. Les délégués adoptèrent la majeure
partie des modifications.
Le Comité: adopta une représentation, � composition non
limit�e, des observateurs dans les Comit�s pour les Plantes
et pour les Animaux; permit aux Pr�sidents � inviter des
observateurs; et accorda trois ou quatre repr�sentants
r�gionaux pour les r�gions disposant respectivement d'une
adh�sion de 35 � 45 pays et pour celles de plus de 45 pays.
Un groupe de travail fut �tabli pour le traitement des
questions en suspens, dont celles concernant le point de
savoir s'il faut ou non �liminer le Comit� charg� de la
Nomenclature et la n�cessit� de lignes directrices pour
l'�laboration d'un code de bonne conduite permettant de
traiter les conflits d'int�r�ts impliquant des personnes
travaillant au sein des organes de la CITES.
S'agissant des relations entre la CITES et la Commission
Baleini�re Internationale (CBI), la NORVEGE et le JAPON
introduisirent une r�solution (Doc 11. 15.1) qui: d�termine
que l'amendement des Annexes doit se fonder sur les crit�res
de la CITES; encourage les Parties � appliquer les
dispositions de la CITES en mati�re de commerce
international; et requiert l'�tablissement d'une coop�ration
avec le Comit� Scientifique de la CBI. Rappelant que la CBI
avait �t� �tablie en 1946 aux fins de s'assurer du
d�veloppement de l'industrie baleini�re, l'orateur d�clara
�tait entrain de violer son cadre juridique d'origine. Le
d�l�gu� des ETATS-UNIS introduisit une r�solution
endossant la cr�ation de synergies entre la CITES et la CBI
(Doc. 11.15.2).
La CBI affirma qu'un sch�ma de gestion de la p�che des
baleines � des fins commerciales est en cours d'�laboration.
Au sujet des propositions appelant � enlever la Baleine Grise
et celle de Minke, il d�clara qu'une telle action risquait
d'avoir un impact
n�gatif sur la pr�servation des baleine. ANTIGUA et BARBUDA
encourag�rent la CITES � se s�parer de la CBI . L'ISLANDE
s'opposa � l'id�e de donner l'autorit� � la CBI. SAINT
LUCIE requit du CBI, d'abaisser ses tarifs d'adh�sion.
Plusieurs d�l�gations, dont l'UE, la NOUVELLE ZELANDE,
l'ALLEMAGNE, le BRASIL et le MEXIQUE, soulign�rent la
primaut� de la CBI. L'AUSTRALIE nota et l'INTERNATIONAL
WILDLIFE COALITION rappela l'obligation de la CITES �
coop�rer avec d'autres organes internationaux. Le d�l�gu�
des ETATS-UNIS offrit de retirer sa proposition, � condition
que la Norv�ge et le Japon retirent �galement les leurs. La
NORVEGE s'y opposa et la r�solution reste sous examen.
Le d�l�gu� des ETATS-UNIS introduisit un document sur la
synergie avec la FAO (Doc. 11.14) et mit en relief le Plan
d'action de la FAO relatifs au requin. Quelques d�l�gu�s et
organisations internationale accueillirent favorablement la
coop�ration. D'autres, comme le Japon, l'Argentine et Olde
Pesca, y firent objection, en raison des risques de
duplication avec le Droit sur les Mers et de la limite de
l'expertise au sein de la fois, sur un certain nombre de
sujets.. Le Pr�sident Koester requit des Etats-Unis de
fournir une proposition sur le chemin � suivre, en
reconnaissant �ventuellement le rapport.
LE COMITE DU BUDGET
Le Comit� du Budget, auquel un seul pays en d�veloppement
a assist�, d�battit du budget des exercices 2001-2002 (Doc.
11.10.3.rev.1). Le Pr�sident Kenneth Stansell (Etats-Unis)
expliqua que le budget �tait 13% plus �lev� que les
estimations sur lesquels on s'�tait accord� � la CdP-10,
compte tenu de l'accroissement des activit�s du Secr�tariat.
Le Secr�taire G�n�ral Adjoint, Armstrong, d�clara que
cette augmentation �tait due � la cr�ation de nouveaux
postes approuv�s par le CP, qui seront financ�s par le Fonds
Fiduciaire de la CITES et n'exige aucune contribution
additionnelle de la part des Parties au cours de cette
p�riode.
Le Secr�tariat indiqua que des projections pour le budget
de l'exercice triennal 2003-2005 n�cessitera 56%
d'augmentation des contributions des Parties. Les d�l�gu�s
exprim�rent leurs pr�occupations concernant les propositions
avanc�es par le Secr�tariat, en particulier, la diminution
des r�serves et l'augmentation du budget. Au fins de
faciliter les discussions sur le prochain Budget qui se
tiendront lors de la r�union du Comit� du Budget, vendredi
matin, les d�l�gu�s requirent du Secr�tariat:
l'identification des domaines programmatiques prioritaires
pour 2001-2002; l'�laboration d'un document renfermant toutes
les donn�es engendr�es par les propositions de la CdP-11;
l'isolation des programmes qui pourraient �tre financ�s de
mani�re ind�pendante, et l'exploration de la possibilit� de
parvenir � 6% d'augmentation annuelle.
DANS LES COULOIRS
Les d�bats polaris�s sur les liens de la CITES avec la
CBI pourraient bien avoir pr�parer le terrain aux d�bats �
venir acrimonieux sur la baleine. Quelques d�l�gu�s pensent
que les efforts visant � affaiblir les liens entre les
organisations sont con�us pour amener la CITES � amoindrir
sa position sur la baleine et � mener la CBI � en faire de
m�me. Certains ont sugg�r� que le syst�me de suivi de la
Baleine par la CBI en cours d'�laboration, avait des chance
de rapprocher les points de vue oppos�s sur la question la
baleine. D'autres s'inqui�tent du risque de voir la
permission de l'exploitation commerciale des baleine venir
encourager le braconnage et aboutir � la d�cimation des
populations aujourd'hui en bonne sant�. L'annonce par
l'Islande de sa position contre les facteurs "�motionnels
et moral", jouant dans la CITES, a surpris plus d'un,
compte tenu de son moratoire en faveur de la p�che des
baleines dans les zones int�rieures et de leurs industrie
d'observation des baleines bourgeonnante. Certains ont estim�
que la bataille de l'enl�vement des esp�ces des listes dans
lesquelles elles sont inscrites, pourrait aller n'importe o�
� ce stade, la "fatigue des n�gociation" aidant.