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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 19 No. 34
Lundi 29 mars 2004
RESUME DE LA
REUNION EXTRAORDINAIRE DES PARTIES AU PROTOCOLE DE MONTREAL:
24-26 MARS 2004
La Réunion
Extraordinaire des Parties au Protocole de Montréal sur les
Substances Nocives à la Couche d'Ozone (RdP-Ex) a eu lieu du
24 au 26 mars 2004, au Centre de Conférence de
l'Organisation Internationale de l'Aviation Civile, à
Montréal, au Canada. Y ont pris part, plus de 350
participants, représentant 114 gouvernements, ainsi que des
agences des Nations Unies, des organisations non
gouvernementales (ONG), des organisations
intergouvernementales (IGOs), le milieu industriel et le
milieu universitaire. Les Parties y ont planché sur la série
de questions ayant trait au bromure de méthyle, qui avaient
été laissées non résolues à la Quinzième Réunion des Parties
(RdP-15) à Nairobi, en novembre 2003. Un compromis a été
réalisé, à travers l'adoption d'un concept à double-chapeau,
établissant une distinction entre l'utilisation et la
production, en matière d'exemptions pour usage crucial, et à
travers la mise en place d'un groupe de travail spécial
chargé de l'évaluation des procédures de travail et des
termes de référence de la Commission sur les Options
Techniques pour le remplacement du Bromure de Méthyle. Les
délégués à la RdP-Ex ont également adopté des décisions,
portant sur de nouvelles réductions intérimaires
particulières, du bromure de méthyle, pour l'après 2005,
applicables aux Parties visées à l'Article 5 et aux
conditions encadrant l'octroi et le compte rendu des
exemptions pour usage crucial, pour le bromure de méthyle.
BREF HISTORIQUE
DU REGIME DE L'OZONE
Les inquiétudes
concernant la possibilité que la couche stratosphérique
d'ozone puisse être mise en péril par les
chloro-fluoro-carbones (CFC) et autres substances
anthropiques ont commencé à apparaître au début des années
1970. A cette époque, les scientifiques ont mis en garde
contre le fait de voir la diffusion de ces substances, dans
l'atmosphère, s'attaquer à la couche d'ozone, entravant
ainsi sa capacité à empêcher les rayons ultraviolets nocifs
(UV-B) d'atteindre la surface de la terre. Cela pouvant
exercer des effets défavorables sur les écosystèmes
océaniques, la productivité agricole et la population
animale, et de provoquer chez les êtres humains une
élévation des cas de cancer de la peau et des cas de
cataracte, et d'affaiblir leur système immunitaire. En
réponse à ces inquiétudes grandissantes, le Programme des
Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a convoqué, en
1977, la conférence qui devait adopter le Plan d'action
mondial pour la protection de la couche d'ozone et établir
le Comité de Coordination chargé de guider la future action
internationale.
CONVENTION
DE VIENNE: En mai 1981, le
Conseil d'administration du PNUE, a lancé des négociations
pour un accord international sur la protection de la couche
d'ozone et, en mars 1985, la Convention de Vienne pour la
protection de la couche d'ozone a été adoptée. La Convention
a appelé à une coopération dans les domaines du suivi, de la
recherche et de l'échange des données, mais n'a pas imposé
d'obligation pour la réduction de l'utilisation des SNO.
Aujourd'hui, la Convention compte 187 Parties.
TRAITE DE
MONTREAL: Les efforts visant à
négocier des obligations contraignantes sur les SNO se sont
poursuivis et ont abouti, en septembre 1987, à l'adoption du
Traité de Montréal sur les substances nocives à la couche
d'ozone. Le Traité de Montréal a introduit des mesures de
contrôle applicables à certains CFC et halons, dans les pays
industrialisés (Parties non-visées par l'Article 5). Les
pays en développement (Parties visées à l'Article 5) ont
bénéficié d'une période de grâce, pour leur permettre
d'accroître leur utilisation de ces SNO, avant de prendre
des engagements. Aujourd'hui, le Traité compte 186 Parties.
Depuis 1987, plusieurs amendements et ajustements apportés
au Traité ont été approuvés, certains amendements, pour
ajouter de nouvelles obligations et des SNO additionnelles,
et certains ajustements, pour resserrer les programmes de
contrôles disponibles. Ces amendements requièrent une
ratification par un nombre défini de Parties, avant de
pouvoir entrer en vigueur, mais les ajustements entrent en
vigueur de manière automatique.
AMENDEMENTS
ET AJUSTEMENTS DE LONDRES: Les
délégués près de la RdP-2, qui s'est déroulée à Londres, en
1990, ont resserré les programmes de contrôle et se sont
accordés sur l'adjonction, à la liste des SNO, de dix
nouveaux CFC, ainsi que du tétrachlorure de carbone (TCC) et
du méthyle de chloroforme. A ce jour, 171 Parties ont
ratifié l'Amendement de Londres. La RdP-2 a établi, en
outre, le Fonds multilatéral pour la mise en œuvre du Traité
de Montréal. Le Fonds est conçu pour la couverture des coûts
marginaux de la mise en œuvre des mesures de contrôle du
Traité, par les pays en développement, et pour le
financement des fonctions liées à l'assistance technique,
l'échange d'information, la formation et le coût du
Secrétariat du Fonds. Le Fonds est reconstitué tous les
trois ans et a, depuis son établissement, déboursé plus de
1,3 milliards de dollars.
AMENDEMENTS
ET AJUSTEMENTS DE COPENHAGUE: A
la RdP-4, qui s'est déroulée à Copenhague, en 1992, les
délégués ont resserré les programmes de contrôle disponibles
et a ajouté des mesures similaires sur le bromure de
méthyle, les hydro-bromo-fluoro-carbones (HBFC) et les
hydro-chloro-fluoro-carbones (HCFC). La RdP-4 s'est
également accordée sur la promulgation des procédures
applicables aux cas de non respect des obligations, y
compris l'établissement d'une commission sur la mise en
œuvre. Cette dernière est chargée d'examiner les cas
éventuels de non-respect des obligations, par les Parties et
des circonstances qui les entourent, et de formuler à
l'adresse de la RdP, des recommandations des voies et moyens
de parvenir à un respect total des obligations. A ce jour,
159 Parties ont ratifié l'Amendement de Copenhague.
AMENDEMENTS
ET AJUSTEMENTS DE MONTREAL: A la
RdP-9, tenue à Montréal, en 1997, outre un nouveau
resserrage des programmes de contrôle existants, les
délégués ont approuvé un nouveau système de licence, pour
l'import et l'export des SNO. Ils ont également décidé
d'interdire le commerce du bromure de méthyle avec les
Parties non-signataires de l'Amendement de Copenhague. A ce
jour, 113 Parties ont ratifié l'Amendement de Montréal.
AMENDEMENTS
ET LES AJUSTEMENTS DE PEKIN: A la
RdP-11, tenue à Pékin, en 1999, en même temps que la CdP-5
de la Convention de Vienne, les délégués ont imposé des
contrôles sur la production des HCFC et du
bromo-chloro-méthane (BCM), et la soumission de rapports sur
le bromure de méthyle, portant sur les demandes de mise en
quarantaine et de pré-embarquement. A ce jour, 66 Parties
ont ratifié l'Amendement de Pékin. La RdP-11 a décidé par
ailleurs le réapprovisionnement du Fonds Multilatéral à
hauteur de 477.7 millions de dollars pour la triennale
2000-2002.
RdP-12:
La RdP-12 a eu lieu à Ouagadougou, au Burkina Faso, en 2000.
La RdP-12 a adopté des décisions portant sur: une correction
apportée aux Ajustements de Pékin; des mesures visant à
faciliter le remplacement des inhalateurs à dose métrée (IDL),
utilisant les CFC; et le suivi du commerce international. La
RdP-12 a également adopté la Déclaration d'Ouagadougou, qui
encourage les Parties, entre autres: à prendre des mesures
visant à prévenir la production et la consommation illégales
et le commerce illicite des SNO et des équipements et des
produits contenant des SNO; et à harmoniser les codes
douaniers.
RdP-13:
La RdP-13 s'est déroulée à Colombo, au Sri Lanka, en 2001.
La RdP-13 a adopté des décisions portant sur: les termes de
référence de l'étude devant être menée par le Groupe sur
l'évaluation économique et technique sur la reconstitution
du Fonds multilatéral, pour la triennale 2003-2005;
l'évaluation du mécanisme à taux de change fixe, du Fonds
multilatéral; le suivi du commerce international et de la
prévention du commerce illicite des SNO; et points divers.
La RdP-13 a également adopté la Déclaration de Colombo, qui
encourage les Parties, entre autres: à appliquer les soins
nécessaires dans l'utilisation des substances susceptibles
d'avoir des potentialités d'appauvrissement de la couche
d'ozone; et, à déterminer et à utiliser les solutions de
rechange et les technologies disponibles, accessibles et
abordables, qui réduisent au minimum, le préjudice à
l'environnement, et qui protègent la couche d'ozone.
RdP-14:
La RdP-14 s'est réunie à Rome, en
Italie, en 2002. Les délégués y ont adopté 46 décisions
couvrant des sujets tels que le mécanisme à taux d'échange
fixe du Fonds multilatéral, les questions ayant trait au
respect des obligations, l'élimination progressive des CFC
utilisés dans les IDM, et l'interaction avec l'Organisation
mondiale du commerce. La RdP-14 a décidé une reconstitution
du Fonds multilatéral à hauteur de 573 millions de dollars
pour la triennale 2003-2005. Les délégués se sont également
penchés sur les questions de la suppression du bromure de
méthyle, de la destruction des SNO, et des synergies entre
les domaines de la lutte contre le trou d'ozone et contre
les changements climatiques.
RdP-15:
La RdP-15 s'est réunie à Nairobi,
au Kenya, en novembre 2003. La RdP-15 a adopté un certain
nombre de décisions portant notamment sur: les implications
de l'entrée en vigueur de l'Amendement de Pékin, en
particulier, pour ce qui est des HCFCs; l'état actuel des
technologies de destruction des SNO et le code de bon
aménagement intérieur; la manipulation des SNO dans les
entreprises industrielles; et les questions ayant trait au
respect des obligations. Les Parties ne sont pas parvenues à
s'entendre sur quatre articles ayant trait au bromure de
méthyle, et ont décidé de poursuivre leur examen au cours
d'une réunion extraordinaire de la RdP.
PROGRAMMES
ACTUELS DE CONTROLE DES SNO: Au
sujet des programmes de contrôle des SNO découlant des
divers amendements et ajustements introduits dans le Traité
de Montréal, les Parties non-visée à l'Article 5 ont
été requises de procéder à la suppression progressive: des
halons, en 1994; des CFC, des TCC, du chlorure de méthyle et
des HBFC, en 1996; et des BCM, en 2002. Ils doivent
supprimer aussi: le bromure de méthyle, en 2005, et arrêter
la consommation des HCFC d'ici 2030 (et de se fixer des
objectifs intermédiaires, en attendant d'arriver à ces
dates). La Production de HCFC doit y être stabilisée à
l'horizon 2004. Les pays en développement ont été requis de
procéder à la suppression progressive des HBFC, en 1996, et
du BCM, en 2002. Ils doivent supprimer aussi: les CFC, les
halons et le TCC, en 2010; le méthyle de chloroforme et le
bromure de méthyle, en 2015; et la consommation des HCFC, en
2040 (avec des objectifs intermédiaires, en attendant
d'arriver à ces dates). La production des HCFC doit y être
stabilisée à l'horizon 2016.
COMPTE RENDU DE
LA RdP-EX
Ouvrant la
RdP-Ex, mercredi 24 mars 2004, le Président de la RdP-Ex,
Jiri Hlavacek, (République tchèque) a souligné que les
consultations informelles qui ont précédé la RdP-Ex ont
contribué à la promotion d'un accord entre les Parties. Il a
demandé aux Parties de retenir leur détermination à procéder
à l'élimination progressive des substances nocive à l'ozone,
tout en veillant au maintien des utilisations qui sont
cruciales ou essentielles, à cause de l'absence
d'alternatives faisables ou de substituts.
Le Directeur
exécutif du PNUE, Klaus Töpfer, a mis en relief les aspects
du Traité de Montréal, ayant trait à la procédure des prises
de décisions, qui ont joué un rôle central dans les
accomplissements passés. Il a souligné le besoin de traiter,
entre autres: les questions de respect des obligations; les
SNO non listées dans le Traité; le commerce illicite; et les
liens avec d'autres processus, notamment avec la
Convention-cadre des changements climatiques et avec la
Convention de Stockholm sur les polluants organiques
persistants.
Le Président de
la RdP-Ex, Hlavacek, a introduit, et les délégués ont
adopté, l'ordre du jour provisoire (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/1),
sans amendement.
Jukka
Uosukainen (Finlande) et Oladapo Afolabi (Nigeria),
Coprésidents des consultations informelles, de composition
non-limitée, tenues juste à Montréal, le 23 mars 2004, ont
introduit leur rapport de synthèse des consultations. Au
sujet des conclusions des consultations, sur les conditions
d'octroi des exemptions pour usage crucial (EUC), le
Coprésident Uosukainen a rapporté que les participants ont
décidé de transmettre à la RdP-Ex, les principes régissant
le processus des EUC identifiées dans les consultations
informelles de Buenos Aires, qui se sont déroulées les 4 et
5 mars 2004. Au sujet des éléments des conditions d'octroi
des EUC, les participants ont décidé de transmettre à la
RdP-Ex une recommandation appelant le GEET à étudier les
risques potentiels de voir s'établir un commerce
préjudiciable des surplus de bromure de méthyle. Au sujet
des désignations pour les EUC, le Coprésident Afolabi a
indiqué que les participants ont, d'une manière générale,
apporté leur appui à l'idée d'avoir des exemptions
pluriannuelles, de trois ans, plusieurs Parties non-visées à
l'Article 5 soulignant la nécessité d'une justification, à
travers une stratégie de gestion basée sur la science. Au
sujet de l'examen des procédures de travail de la Commission
chargée des Options Techniques relatives au Bromure de
Méthyle (COTBM), procédures ayant trait à l'évaluation des
désignations des usages cruciaux (DUC), le Coprésident
Uosukainen a fait état d'un accord général autour du besoin
de revitaliser, de renforcer et de reconstituer la COTBM, et
a indiqué que la RdP-Ex devrait s'accorder sur un processus
et un calendrier, pour la revitalisation de la COTBM. Au
sujet des nouvelles réductions spécifiques intérimaires
applicables aux Parties visées à l'Article 5, le Coprésident
Afolabi a rapporté que plusieurs Parties ont apporté leur
appui à quelques réductions intérimaires, mais qu'aucun
accord n'a pu être conclu sur leur échéance ou leur nombre.
Le Coprésident
du GEET, Jonathan Banks, a présenté l'édition 2004 du
Rapport complémentaire du GEET concernant les DUC. Il a
précisé que dans l'étude des DUC, la COTBM a complémenté les
données techniques fournies par les Parties, par un recours
à sa propre expertise, à l'expertise mise à disposition par
les diverses désignations, et à toutes les sources
d'informations disponibles. Lorsqu'elle n'était pas en
mesure de vérifier l'information, à travers sa propre
expertise, la COTBM s'en remettait à l'expertise des Parties
auteurs des désignations, leur accordant le “bénéfice du
doute.” Il a indiqué que la COTBM cherche à obtenir des
Parties, des orientations concernant: la définition de la
faisabilité économique; l'évaluation des DUC pluriannuelles;
les DUC qui contribuent à l'accroissement des utilisations
du bromure de méthyle; les DUC utilisant les mêmes quantités
de bromure de méthyle, plusieurs années de suite; la manière
de traiter le grand nombre de DUC de petites quantités; et
les conditions exigées dans les plans d'élimination
progressive.
Les délégués
ont ensuite entendu des déclarations présentées par un
certain nombre de Parties et d'observateurs. Le Bangladesh,
le Japon et la Jordanie ont déclaré que les EUC devraient
être accordées sur une base annuelle. Le Japon a appelé à
une certaine souplesse dans l'octroi des EUC. Le délégué a
mis en garde que le fait d'exiger que l'EUC doive, les
années suivantes, être moins élevée, ne permettra pas
d'introduire des ajustements pour accommoder des besoins
urgents. Le Guatemala a plaidé pour des EUC visant à
résoudre des problèmes pratiques. Au sujet des conditions
d'octroi des EUC, la Suisse a mis en exergue le principe de
responsabilités communes mais différenciées et le besoin
d'une baisse continue des quantités mentionnées dans les
requêtes d'EUC des Parties. La Norvège, le Costa Rica et le
Japon ont demandé que les EUC soient réduites au minimum. Le
Brésil a encouragé les délégués à affiner et à éclaircir les
conditions d'octroi des futures EUC. L'Inde a fait part de
son appui en faveur des recommandations formulées par la
COTBM concernant l'approbation des EUC. Au sujet des DUC,
l'Inde a fait part de ses réserves concernant la quantité
totale soumise pour exemptions. Le Brésil a souligné que le
niveau élevé des DUC soumises, est un véritable challenge
pour le caractère exceptionnel que devraient revêtir les EUC,
et qu'il risque de miner les efforts fournis par les Parties
visées à l'Article 5, pour la suppression du bromure de
méthyle.
L'Ouganda a
souligné le besoin d'une aide financière et technique pour
la recherche, les alternatives, la conscientisation du
public et les activités de formation.. Le Brésil a appelé
les Parties à traiter les préoccupations des Parties visées
à l'Article 5. Le délégué des Philippines a suggéré que les
éléments reconnus dans la décision concernant les réductions
intérimaires englobent: l'accélération du processus
d'élimination des utilisations contrôlées du bromure de
méthylène, avec le soutien du Fonds Multilatéral (FML); le
traitement des difficultés rencontrées par les Parties
visées à l'Article 5, dans l'élimination du bromure de
méthylène, dues à l'impact de la consommation continue dans
les pays non-visés à l'Article 5; et l'adoption d'une
approche plus souple.
La Suisse a
souligné l'importance de la transparence de la COTBM. La
Norvège a mis l'accent sur le besoin d'un mandat plus clair
pour le GEET dans ses futures évaluations. Le Japon a appelé
au renforcement de la COTBM. L'Egypte et le Sénégal ont
souhaité une priorité pour la mise au point d'alternatives
efficaces et abordables, pouvant remplacer le bromure de
méthyle. La Jordanie a encouragé la COTBM à poursuivre ses
travaux sur les alternatives susceptibles de remplacer le
bromure de méthylène. Le Guatemala a fait part de ses
réserves quant à l'incapacité des Parties dépendant de
l'agriculture, à trouver des alternatives faisables dans des
délais particuliers.
Le Bangladesh a
demandé aux Parties de prendre des mesures contre le
stockage non déclaré, la contrebande et le dumping du
bromure de méthylène, dans les pays en développement. Le
Nigeria a appelé les Parties à veiller au maintien de
l'intégrité du Traité de Montréal. Le délégué des Pays-Bas,
au nom de l'UE, a souligné la nécessité de trouver des
solutions de coopération. La Turquie a décrit les mesures
nationales prises pour l'élimination du bromure de
méthylène. La Colombie a mis en relief son niveau zéro de
consommation de bromure de méthylène depuis 1997, avec le
soutien du FML.
Faisant part de
ses réserves concernant la taille des EUC souhaitées par les
Etats-Unis et d'autres, le représentant du Conseil pour la
Défense des Ressources Naturelles a requis que les Parties
protègent l'intégrité du Traité de Montréal en exigeant que
les Parties: réduisent l'utilisation du bromure de méthylène
à mesure que les alternatives deviennent disponibles; à
soumettre des rapports sur les stocks existants; et à
fournir des mises à jour sur les actions de régulation
entreprises pour l'examen des dernières données sanitaires
et sécuritaires concernant le bromure de méthylène. Il a
également appelé les Parties à réduire la taille des
demandes d'EUC, au-dessous de 30%, et de refuser les
demandes d'exemptions pluriannuelles.
La RdP-Ex s'est
réunie en sessions plénières, mercredi, jeudi et vendredi,
pour procéder à l'évaluation des progrès et à l'adoption des
décisions. Des groupes de contact sur les désignations d'EUC,
les conditions devant encadrer l'octroi et le compte rendu
des EUC, et sur la revitalisation de la COTBM, ont également
été convoqués. Le présent compte rendu résume les débats
tenus autour des décisions concernant chacun des points
inscrits à l'ordre du jour et ce, dans l'ordre dans lequel
ils ont été abordés dans la plénière et dans les groupes de
contact.
Mercredi, les
Parties ont décidé de convoquer un groupe de contact sur les
conditions d'octroi des EUC et les exigences en matière de
compte rendu, coprésidé par Pierre Pinault (Canada) et
Sergio Sánchez Martinez (Mexique).
LES CONDITIONS
D'OCTROI DES EUC ET LES EXIGENCES EN MATIERE DE COMPTE RENDU
Le groupe de
contact s'est réuni mercredi et jeudi pour débattre: des
exigences requises pour les rapports annuels; de l'aide
financière et technique dans le domaine de la détermination
des solutions de rechange pour le bromure de méthyle; de la
clarification proposée par le GEET concernant les exemptions
pour usage crucial; et des deux papiers de salle de
conférence (PSC) soumis respectivement par les Etats-Unis et
la CE, portant sur les conditions d'octroi des EUC aux
Parties non-visées à l'Article 5 (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/CRP.4
et 5). Quelques Parties ont fait part de leurs réserves
concernant la réduction progressive et l'élimination ultime
des EUC, et ont requis l'établissement de calendriers et de
dates limites spécifiques.
Jeudi, le
groupe de contact a procédé à l'examen du PSC révisé,
intégrant les éléments des soumissions des Etats-Unis et de
la CE (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/CRP.5/Rev.1). Une Partie a
souligné que l'absence d'implications commerciales ne
devrait pas être une condition pour l'octroi des EUC. Les
délégués se sont accordés sur un libellé demandant au GEET
de déterminer les facteurs que les Parties visées à
l'Article 5, pourraient prendre en compte, dans l'évaluation
du point de savoir s'ils devaient entreprendre de nouveaux
engagements en matière d'élimination accélérée à travers le
MLF ou chercher à introduire des changements dans les
projets d'élimination accélérée, déjà approuvés. Au terme de
consultations bilatérales, les Parties ont décidé de
supprimer la référence préambulaire aux stocks de bromure de
méthyle entreposés ou recyclés. Le Coprésident Pinault a
ajourné le groupe de contact et a annoncé qu'il transmettra
ses résultats au groupe de contact sur les DUC, pour
considération.
Jeudi, au cours
de la Plénière, le représentant de l'organisation 'California
Certified Organic Farmers' a déclaré que les préoccupations
financières des agriculteurs ne peuvent être considérées
comme étant plus importantes que les préoccupations
environnementales ou que la santé humaine. L'Agence
d'Investigation Environnementale a encouragé les Parties à
prendre en compte les stocks, avant l'octroi des EUC.
Vendredi soir,
au cours de la plénière, le Coprésident Pinault a introduit
le projet de décision et a signalé l'adjonction d'une
référence préambulaire appelant à s'assurer de la cohérence
avec les principes élaborés dans le rapport concernant les
consultations informelles de Buenos Aires, nommément,
l'équité, la certitude et la confiance, la pratique et la
souplesse, et, la transparence. Au sujet de l'évaluation des
EUC par le GEET, la CE et le Japon, contrés par les
Etats-Unis, a appelé à ce que cette évaluation s'effectue
suivant “une application précise” des décisions établies
dans la Décision IX/6 (Exemptions pour usage crucial du
bromure de méthyle). Les Parties ont débattu de la question
de savoir si l'évaluation devait s'effectuer également
suivant les autres critères pertinents approuvés par les
Parties. Après des consultations informelles, les Parties
ont décidé de demander au GEET de procéder à l'évaluation
des EUC, annuellement, et à appliquer les critères établis
dans la Décision IX/6. Les délégués ont adopté le projet de
décision avec ces amendements.
La
Décision Finale: Dans la
décision finale concernant les conditions ayant trait à
l'autorisation du bromure de méthyle exempté pour usage
crucial (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/CRP.5/Rev.1), la RdP-Ex décide
que les Parties devraient soumettre au Secrétariat, les
données concernant les solutions de rechange du bromure de
méthyle (disponibles ou en cours de mise au point), et
requiert que le Secrétariat place ces informations dans une
base de données consacrée aux Alternatives du Bromure de
Méthyle sur son site web.
La RdP-Ex
demande également que les Parties à, entre autres: soumettre
au Secrétariat, la stratégie nationale de gestion de
l'élimination des utilisations cruciales, avant le 1er
février 2006, si la DUC est effectuée après 2005; examiner
et mettre en œuvre les recommandations du GEET et la COTBM
concernant les actions visant à réduire les utilisations
cruciales; et décrire, dans sa désignation, la méthodologie
utilisée pour déterminer la faisabilité économique.
La décision
comprend un mandat d'EUC pour le GEET, en vertu duquel la
RdP-Ex demande au GEET à, entre autres:
-
procéder à la détermination
des options offertes pour la prévention potentielle du
commerce nocif de stocks de bromure de méthyle aux
Parties visées à l'Article 5, la consommation est
réduite dans les pays non-visés à l'Article 5, et
publier son évaluation en 2005, de manière à ce que la
RdP-17 décide des mesures d'atténuation convenables;
-
procéder à la détermination
des facteurs que les Parties visées à l'Article 5
pourraient souhaiter prendre en ligne de compte dans
l'évaluation du point de savoir si elles devaient
entreprendre de nouveaux engagements d'annulation
accélérée, à travers le MLF ou chercher à effectuer des
changements dans les projets d'élimination accélérée,
déjà approuvés;
-
procéder à l'évaluation de
la “faisabilité économique,” sur la base de la
méthodologie utilisée par les Parties désignatives dans
la formulation des recommandations concernant les DUC;
-
soumettre à la 26ème
réunion du Groupe de Travail Ouvert à Tous (GTOT-26) sur
le besoin possible des utilisations cruciales du bromure
de méthyle, au cours des quelques prochaines années;
-
procéder à l'évaluation des
DUC sur une base annuelle, et appliquer les critères
établis dans la décision IX/6 (exemptions pour usage
critique, du bromure de méthyle);
-
recommander, pour adoption
par la RdP-16, le cadre de comptabilisation nécessaire
à l'établissement des rapports concernant les quantités
de bromure de méthyle produites, importées et exportées
par les Parties dans le cadre des EUC; et,
-
soumettre, annuellement, un
rapport sur l'état des réinscriptions et sur
l'évaluation des utilisations cruciales et sur la
situation de l'enregistrement des alternatives et
substituts.
Le GEET est
également requis de fournir le format que doivent revêtir
les rapports concernant les EUC, sur la base du contenu de
l'annexe attachée à la décision et consacrée aux exigences
requises dans l'établissement des rapports annuels.
Dans l'annexe,
il est souligné que les Parties auront ultérieurement
l'occasion de procéder à la revue des paramètres des
rapports annuels, pour s'assurer qu'ils: continuent à
répondre aux attentes ayant trait à la mise à disposition de
données transparentes et adéquates concernant les progrès
accomplis par les détenteurs d'exemptions dans la
concrétisation de la transition; fournissent un format
rationalisé qui ne compromet pas le niveau des données
requises pour examen par les Parties; et ne placent pas un
fardeau onéreux inutile sur les Parties désignatives.
L'annexe
fournit le canevas des comptes rendus des efforts et des
activités de transition. Selon l'annexe, là où les
désignations ont été approuvées sur la base l'infaisabilité
économique de l'alternative, le détenteur de l'exemption
doit rapporter tout changement important survenu dans les
considérations économiques sous-jacentes.
DESIGNATIONS D'EUC
Mercredi, les
Parties ont décidé d'établir un groupe de contact sur les
DUC, coprésidé par Oladapo Afolabi (Nigeria) et Jukka
Uosukainen (Finlande). Le porte-parole de la California
Strawberry Commission (CSC) a demandé aux Parties d'ajuster
les EUC proposées à la CSC en vue de soutenir la transition
vers des fumigènes de rechange. Le délégué des Etats-Unis a
demandé à la COTBM de présenter ses commentaires sur cette
requête. La COTBM a suggéré que les Parties adoptent une
approche souple, et que l'EUC proposée à la CSC soit ajustée
conséquemment. La CE a fait part de ses réserves concernant
la réponse de la COTBM, a argué que l'EUC proposée d'origine
devrait être maintenue, et a souhaité obtenir un
éclaircissement de la part, à la fois, de la COTBM et du
GEET. La COTBM a annoncé qu'il doit se réunir avec le GEET,
avant de répondre. Dans le groupe de contact tenu le
mercredi et le jeudi, les Parties ont procédé à l'examen des
propositions soumises par les Etats-Unis et la CE. Les
propositions établissaient une distinction entre deux
ensembles de plafonnement numériques pertinents pour les EUC:
un plafonnement pour la production et la consommation; et,
un plafonnement pour la quantité autorisée au titre des
utilisations cruciales. La proposition des Etats-Unis
englobait des exemptions pluriannuelles, tandis que celle de
la CE requiert que les quantités d'EUC décroissent d'une
année à l'autre. Le vendredi après-midi, le groupe de
contact s'est accordé sur une proposition révisée concernant
les désignations des EUC.
Vendredi soir,
au cours de la plénière, les Parties ont procédé à l'examen
de la proposition du groupe de contact et l'ont adopté,
moyennant quelques changements mineurs. En réaction à une
demande de la CE, d'un éclaircissement de la part de la
COTBM sur la requête faite par la CSC, le porte-parole de la
COTBM a répondu qu'il a été mal compris, et qu'il n'a pas
suggéré que l'EUC proposée soit ajustée. Il a indiqué que la
question peut être traitée à sa prochaine réunion. Il a
requis que les Etats-Unis fournissent un résumé détaillé du
tonnage qui est maintenant requis et un bref récapitulatif
des raisons qui les ont amenés à envisager ce changement.
L'Espagne a demandé à la COTBM de présenter ses commentaires
sur la demande d'amender son EUC proposée pour les fraises,
qui n'a pas été finalisée par le rapport de la COTBM. Le
porte-parole de la COTBM a répondu que les recommandations
sont telles que publiées dans le rapport complémentaire des
GEET/COTBM au titre de 2004, et qu'il n'est pas en mesure de
faire de nouvelles recommandations. La requête de l'Espagne
appelant à des EUC additionnelles, a été incluse dans le
rapport provisoire du groupe de contact, et approuvée par
les Parties dans le document final.
La
Décision Finale: Dans la
décision finale (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/CRP.14), la RdP-Ex
établit les utilisations cruciales agréées, comme
recommandées par le GEET et telles que modifiées pour
l'Espagne (Annexe I), ainsi que les niveaux de production et
de consommation qui sont nécessaires pour satisfaire ces
utilisations (Annexe II). Les niveaux de production et de
consommation autorisés sont: 145 tonnes pour l'Australie; 47
tonnes pour la Belgique; 55 tonnes pour le Canada; 407
tonnes pour la France; 186 tonnes pour la Grèce; 2133 tonnes
pour l'Italie; 284 tonnes pour le Japon; 50 tonnes pour le
Portugal; 1059 tonnes pour l'Espagne; 128 tonnes pour le
Royaume-Uni, et 7659 tonnes pour les Etats-Unis. Les Parties
dont les niveaux d'EUC excèdent les niveaux de production et
de consommation autorisés, doivent couvrir la différence en
utilisant les stocks existants. Bien qu'ayant décidé de
n'autoriser, pour 2005, que les exemptions dont la validité
est d'une année, la RdP-Ex prend note de la proposition des
Etats-Unis comportant des exemptions pluriannuelles et
reporte l'examen du sujet à la RdP-16. Elle autorise la RdP
à procéder à la reconsidération et à l'approbation des EUC,
dans des circonstances exceptionnelles, en gardant à
l'esprit que les Parties devraient viser à réduire de
manière importante et progressive, leur production et leur
consommation de bromure de méthyle, pour les EUC.
PROCEDURES DE
TRAVAIL DE LA COTBM RELATIVEMENT A L'EVALUATION DES DUC
Jeudi, les
délégués ont décidé de convoquer un groupe de contact sur la
revitalisation de la COTBM, coprésidé par Rosalinda Tirona
(Philippines) et Janusz Kozakiewicz (Pologne).
Jeudi toujours,
le groupe de contact a procédé à l'examen du PSC soumis par
la CE concernant la revue des procédures et des termes de
référence de la COTBM (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/CRP.7). Les
délégués ont décidé que le processus de revue devait inclure
la considération de l'expertise en alternatives du bromure
de méthyle, en économie agricole, en transfert de
technologies et en processus de régulation. Au sujet de
l'établissement d'un groupe de travail spécial sur ce thème,
à convoquer avant la GTOT-24, en juillet 2004, plusieurs
délégués ont proposé que la réunion se tienne sur trois
jours, au lieu d'un seul, et qu'elle comprenne six
représentants au lieu de dix, issus à la fois des Parties
visées et des Parties non-visées à l'Article 5. De nombreux
délégués ont fait objection à la proposition de demander à
la GTOT-24 de prendre, au nom de la RdP, des décisions
concernant la COTBM. D'autres ont souligné la nécessité de
fournir des directives sur le niveau de transparence du
processus de revue des désignations de la prochaine COTBM.
Plusieurs Parties non-visées à l'Article 5 ont proposé des
libellés additionnels portant sur les normes devant régir la
revue des DUC. Une Partie non-visée à l'Article 5 a
également appelé à des outils pour la publication des
données utilisées par la COTBM dans l'étude de faisabilité
technique des DUC.
Vendredi, le
groupe de contact a décidé que les rapports établis par le
GEET et la COTBM devraient englober un descriptif clair de
la demande d'exemption soumise par la Partie désignative et
des raisons pour lesquelles le GEET ou la COTBM ne l'a pas
acceptée, si il ou elle n'a recommandé aucune partie de la
désignation. Les participants ont décidé de reporter
l'examen des textes proposés par les Etats-Unis et l'UE
concernant les normes devant régir la revue, en attendant le
résultat des négociations menées dans le groupe de contact
sur les DUC.
Vendredi soir,
au cours de la plénière, les délégués ont procédé à l'examen
du projet de décision transmis par le groupe de contact. Au
sujet du texte consacré aux normes devant régir la revue, le
délégué des Pays-Bas, au nom de l'UE, contré par le Japon, a
suggéré qu'en attendant que les Parties décident autrement,
la COTBM classe les résultats des désignations sous
“recommandées,” “pas recommandées,” et “pas en mesure de
déterminer.” Le Japon a souligné que la Décision XV/54
(Catégories utilisées par le GEET dans la détermination des
utilisations cruciales du bromure de méthyle) élabore sur
les normes devant régir la revue. Le représentant a fait
part de ses réserves quant à l'abréviation des dispositions
de la décision proposées par l'UE, et a suggéré d'insérer un
paragraphe préambulaire faisant référence à la Décision XV/54.
Au terme de consultations informelles, les Parties ont
décidé d'insérer un paragraphe préambulaire rappelant la
Décision XV/54 concernant les catégories devant être
utilisées par le GEET dans la détermination des utilisations
cruciales du bromure de méthyle, et d'insérer un paragraphe
opérationnel stipulant que la COTBM devrait continuer à
classer les résultats des désignations sous “recommandées,”
“pas recommandées,” et “pas en mesure de déterminer.”
Au sujet du
libellé demandant à la GTOT-24 de formuler des
recommandations pour la RdP-16, le délégué des Philippines a
proposé de supprimer la référence demandant à la GTOT-24 de
déterminer les éléments de la revue des procédures de
travail de la COTBM et les termes de référence, qui
pourraient être appliqués de manière provisoire en attendant
l'approbation de la RdP. L'UE a fait objection à cette
proposition.
Le délégué des
Etats-Unis a suggéré, et les Parties ont accepté, que la
GTOT-24 “détermine les éléments éventuels qui pourraient
être utilisés sur une base intérimaire, en attendant la
revue par la RdP-16.”
S'agissant de
la composition du groupe de travail spécial, les Parties ont
décidé qu'il devrait comprendre 12 représentants, au lieu de
10, issus des Parties visées à l'Article 5 suivantes:
l'Argentine, le Brésil, le Chili, la Chine, le Costa Rica,
la Jordanie, le Kenya, Maurice, le Maroc, le Nigeria, les
Philippines et le Sri Lanka; et 12 représentants issus des
Parties visées à l'Article 5 suivantes: l'Australie, le
Canada, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, les Pays-Bas, la
Norvège, la Pologne, l'Espagne, la Suisse, le Royaume-Uni et
les Etats-Unis. Les Parties ont adopté le projet de
décision, avec cet amendement.
La
Décision Finale: Dans la
décision (OzL.Pro.ExMP/1/CRP.7/Rev.2), la RdP-Ex décide
d'établir un processus de revue des procédures de travail et
des termes de référence de la COTBM, qui ont trait à
l'évaluation des DUC. La RdP-Ex décide que la revue
examinera les éléments ayant trait, entre autres:
-
au besoin d'améliorer la
transparence et l'efficacité de l'analyse et du compte
rendu effectués par la COTBM sur les DUC, y compris la
communication entre la Partie désignative et la COTBM;
-
à l'échéancier et la
structure des rapports de la COTBM sur les DUC;
-
à la durée et la rotation
de l'adhésion, en tenant compte du besoin d'un roulement
raisonnable des membres tout en s'assurant de la
continuité;
-
aux documents consacrés aux
conflits d'intérêt, qui doivent être complétés par les
membres de la COTBM;
-
à l'expertise requise au
sein de la COTBM, en tenant compte que la composition de
la COTBM doive s'assurer que quelques membres soient
pourvus d'une expérience pratique, en particulier, dans
le domaine des alternatives du bromure de méthyle;
-
aux critères et procédures
de sélection des experts, y compris au besoin de
s'assurer de l'équilibre entre les experts issus des
Parties visées à l'Article 5 et ceux issus des Parties
non-visées à l'Article 5; et
-
aux nouvelles directives
concernant l'application des critères établis dans la
Décision IX/6 (EUC du bromure de méthyle).
La RdP-Ex
décide d'établir un groupe de travail spécial qui se réunira
durant trois jours, immédiatement avant la GTOT-24, et qui
comprendra 12 représentants issus des Parties visées à
l'Article 5, et 12 autres issus des Parties non-visées à
l'Article 5. La RdP-Ex décide que le groupe de travail
spécial devrait baser ses discussions sur les éléments
relatifs à la COTBM, et sur les questions décrites dans la
décision, et de présenter un rapport sur ses conclusions et
recommandations à la GTOT-24.
La RdP-Ex
demande à la GTOT-24 de formuler des recommandations, pour
considération et approbation à la RdP-16, et de déterminer
les éléments éventuels des procédures de travail et des
termes de référence de la COTBM, qui pourraient être
utilisés sur une base intérimaire, en attendant la revue par
la RdP-16. Enfin, la RdP-Ex décide que la COTBM devrait
continuer de classer les résultats de l'examen des
désignations, comme étant “recommandées,” “non
recommandées,” et “pas en mesure de déterminer.”
NOUVELLES
REDUCTIONS SPECIFIQUES INTERIMAIRES POUR LES PARTIES VISEES
A L'ARTICLE 5
Jeudi soir et
vendredi, les Parties se sont réunies en petits comités de
rédaction pour procéder à la révision du projet de décision
contenu dans la proposition. Vendredi, les délégués ont
adopté le projet de décision amendé par l'Argentine et la
CE. L'amendement ne fait aucune référence à la consommation
continue par les Parties non-visées à l'Article 5, mais aux
“circonstances non envisagées,” et ajoute une demande au
Comité exécutif d'adopter les critères devant régir l'octroi
de prolongations. Les délégués ont procédé à l'examen des
deux propositions soumises par l'Argentine dans le cadre de
ce point de l'ordre du jour (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/CRP.8 et
10). La première proposition traite des préoccupations des
Parties visées à l'Article 5, mettant en œuvre des
éliminations progressives précoces, sur une base volontaire
et dans le cadre d'accords conclus avec le Comité exécutif
du MLF, face à la consommation continue de bromure de
méthyle par quelques Parties non-visées à l'Article 5. Les
délégués ont d'abord examiné cette proposition, jeudi, dans
le groupe de contact sur les DUC. La proposition a demandé
au Comité exécutif du MLF d'adopter une “approche souple”
dans l'évaluation du respect des mesures de réduction des
Parties visées à l'Article 5, mettant en œuvre des
éliminations progressives précoces du bromure de méthyle,
compte tenu de sa consommation continue par quelques Parties
non-visées à l'Article 5, et d'envisager une “prolongation”
de la dernière étape de la réduction. Plusieurs délégués ont
apporté leur appui à la proposition, une Partie a fait part
de ses réserves quant au risque de voir les déclarations de
la RdP-Ex en faveur d'éventuelles “prolongations,”
décourager le respect des dispositions par les Parties
visées à l'Article 5.
La deuxième
proposition reporte à la RdP-17 l'examen de nouveaux
ajustements en matière de bromure de méthyle, pour les
Parties de l'Article 5. Au cours de la plénière de jeudi,
plusieurs Parties visées à l'Article 5 ont apporté leur
appui à la proposition, soulignant qu'elle rend compte des
difficultés posées aux Parties visées à l'Article 5, à
adopter des réductions intérimaires, entre 2005 et 2015,
alors que des incertitudes demeurent concernant les EUC
accordées aux Parties non-visées à l'Article 5. La CE a
souligné que le report des discussions à la RdP-17 est
incohérent avec la Décision IX/5 (Conditions devant encadrer
les mesures de contrôle des substances listées dans l'Annexe
E, dans les pays visés à l'Article 5), qui demande aux
Parties de considérer des réductions intérimaires en 2003.
Un comité de rédaction restreint a été convoqué vendredi
matin pour procéder à la révision du projet de décision
contenu dans la proposition. Le comité a décidé de déférer
l'examen de la question, à la RdP-16.
Vendredi soir,
au cours de la plénière, plusieurs délégués ont fait part de
leurs réserves concernant le report de la question à la
RdP-16, et concernant la référence préambulaire à des
“réductions intérimaires convenues.” Nombre d'entre eux ont
précisé qu'aucune réduction intérimaire n'a fait l'objet
d'un accord. Un groupe restreint, comprenant le Brésil,
l'Argentine et la CE, a été requis d'affiner davantage le
projet de décision. Les délégués ont adopté la décision
telle qu'amendée, s'accordant sur le report de l'examen de
“nouvelles,” mesures intérimaires, au lieu de “convenues,” à
2006. L'Ouganda, le Japon et le Maroc, ont fait part de
leurs réserves concernant certains aspects de la décision,
notamment la référence à de “nouvelles” réductions
intérimaires particulières qui ne sont pas encore convenues,
et le report de l'examen de ces réductions, “de préférence,
à 2006,” alors qu'il n'existe aucune garantie d'élimination
des EUC par les Parties non-visées à l'Article 5.
Les
Décisions Finales: Dans la
décision concernant les préoccupations des Parties visées à
l'Article 5 qui sont en train de mettre en œuvre des
éliminations précoces sur une base volontaire et dans le
cadre d'accords avec le Comité exécutif du MLF (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/CRP.8/Rev.2),
la RdP-Ex:
-
demande au Comité exécutif
du MLF d'adopter une approche souple dans la réaction
aux cas où des pays n'effectueraient pas une étape de
réduction, en raison de circonstances particulières non
envisagées au moment de l'adoption de l'accord;
-
invite le Comité exécutif
du MLF à considérer la possibilité de prolonger la
dernière étape de réduction, sans dépasser 2015, dans
les cas où les Parties ont des difficultés à mettre en
place des alternatives; et
-
appelle le Comité exécutif
du MLF à adopter les critères devant régir ces
prolongations.
Dans la
deuxième décision (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/CRP.10/Rev.1), la
RdP-Ex décide de: maintenir sous examen, le programme de
réduction intérimaire élaboré à la RdP-15; et à envisager,
de préférence pour 2006, de nouvelles réductions
particulières du bromure de méthyle par les Parties visées à
l'Article 5.
POINTS DIVERS
PROPOSITIONS
TRANSMISES A D'AUTRES REUNIONS:
Jeudi, le Président de la RdP-Ex, Hlavacek, a ouvert le
débat autour des propositions avancées par le Burkina Faso,
le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République
Démocratique du Congo, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il a
indiqué que la première proposition demande au Comité
exécutif du MLF d'accroître le soutien financier et
technique pour la détermination d'alternatives au bromure de
méthyle, pour la lutte contre les parasites des cultures
essentielles; et au Secrétariat to traduire les rapports
d'évaluation de la COTBM concernant les alternatives, dans
toutes les langues des Nations Unies (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/CRP.2).
Il a expliqué que la deuxième proposition demande au GEET de
fournir les bases scientifiques et techniques justifiant les
EUC au titre de la désinfection des produits alimentaires
agricoles, pour lesquels des alternatives avaient été
publiées dans le rapport de la COTBM de 2002 (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/CRP.3). Le délégué des Etats-Unis a déclaré que ce débat
déborde du mandat de la RdP-Ex. Le Président Hlavacek a
suggéré, et les Parties ont accepté, de transmettre la
proposition à la GTOT-24.
Les Parties ont
également décidé de transmettre à la GTOT-24, la proposition
du Guatemala (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/CRP.9), qui demande au
GEET de mener une évaluation des normes d'autorisation de la
mise en quarantaine et du pré-embarquement et de
l'alimentation animale et de la fumigation des palettes en
bois.
Vendredi, le
Président de la RdP-Ex, Hlavacek, a introduit la proposition
avancée par le Nicaragua, le Guatemala et le Salvador,
concernant les contraintes de temps dans la programmes
d'élimination, applicables aux Parties visées à l'Article 5
(UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/CRP.12). L'Australie a fait part de son
regret quant à l'introduction tardive de la proposition, et
les Parties ont décidé de référer la proposition à la
RdP-16.
ETUDE DU
GEET SUR LES EFFETS DES EUC ACCORDEES AUX PARTIES NON-VISEES
A L'ARTICLE 5, SUR LES PARTIES VISEES A L'ARTICLE 5:
Jeudi, la République dominicaine a présenté la proposition
demandant une étude du GEET des effets économiques,
commerciaux et autres exercés sur les Parties visées à
l'Article 5, causés par les EUC accordés aux Parties
non-visées à l'Article 5 (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/CRP.11). Le
délégué des Etats-Unis a souligné que ces questions ont été
traitées auparavant. Le Canada a exprimé son insatisfaction
concernant plusieurs aspects de la proposition et a indiqué
que la RdP-Ex ne devrait pas les examiner de manière
approfondie. Plusieurs délégués ont apporté leur appui à la
proposition et ont souligné la nécessité de son examen en
plénière. Les délégués ont décidé de poursuivre la
discussion vendredi.
Vendredi, la
République dominicaine a retiré sa proposition parce que ses
éléments avaient été inclus dans la proposition avancée par
l'Argentine, concernant les réductions intérimaires
particulières applicables aux Parties visées à l'Article 5.
PLENIERE DE
CLOTURE
Au cours de la
Plénière de clôture, vendredi soir, la CE a introduit un
projet de déclaration, co-parrainé par l'Australie, la
Chine, le Costa Rica, la République tchèque, l'Estonie, le
Mexique, la Nouvelle Zélande, la Pologne, la Slovaquie, la
Suisse, le Salvador, l'Ethiopie, l'Inde, la Jamaïque, la
Jordanie, Kiribati, le Liban, la Malaisie, le Mozambique,
Ste Lucie, la Serbie-Monténégro, le Sierra Leone, l'Afrique
du Sud, le Sri Lanka, la Thaïlande, la Turquie, la Syrie,
l'Indonésie, le Japon, plus l'UE et ses Etats membres. La
déclaration affirme leur intention nationale de prendre
toutes les mesures appropriées pour limiter la production et
la consommation du bromure de méthyle aux applications qui
sont strictement indispensables, et pour maintenir l'esprit
du Protocole (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/CRP.13). Entre autres
choses, le Japon a demandé que la proposition soit amendée
de manière à intégrer l'intention d'annuler complètement le
bromure de méthyle. Les Parties ont adopté la déclaration,
telle qu'amendée par le Japon, à titre d'annexe au rapport
de la RdP-Ex.
Le délégué des
Etats-Unis a introduit, au nom de l'Australie, du Canada, de
la République dominicaine, du Guatemala, du Kenya, de la
Malaisie, du Qatar et de l'Ouganda, une déclaration
reconnaissant les directives fournies par le GEET et la
COTBM, par les Parties dans leur décision, et a souligné la
nécessité pour la COTBM et le GEET de ne pas appliquer dans
leur prise de décision les normes qui n'ont pas été
approuvées par les Parties. L'Australie a fait l'éloge du
travail accompli par la COTBM.
Les Parties ont
ensuite passé en revue le rapport de la réunion (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/L.1
et L.1/Add.1) et l'ont adopté, moyennant quelques
changements mineurs.
Le Président de
la RdP-Ex, Hlavacek, a remercié les délégués pour leur
travail, et le gouvernement canadien et le Secrétariat, pour
leur soutien durant la réunion. Il a invité les Parties à
Prague, pour la RdP-16. Il a clôturé la réunion à 11h.
BREVE ANALYSE
DE LA RdP-Ex
Depuis son
adoption à Montréal en 1987, le Protocole sur les Substances
nocives à la couche d'ozone est devenu l'enfant poster des
traités environnementaux. Cependant, à sa quinzième Réunion
des Parties (RdP-15), à Nairobi en novembre 2003, les
Parties ne sont pas parvenues à s'accorder sur une série de
questions ayant trait au bromure de méthyle, substance
nocive à l'ozone, utilisée comme pesticide dont
l'élimination est programmée pour 2005, par les Parties
non-visées à l'Article 5. Cet échec de la RdP-15 était dû
principalement à la polarisation des positions polarisées
des Etats-Unis et de la CE. La CE voulait des évaluations
annuelles, des désignations pour usage crucial (DUC),
soulignant le besoin de diminuer la taille des exemptions,
et appelant à l'octroi d'une vigueur au processus
d'évaluation, face à l'influence indue exercée par certaines
Parties ou certains intérêts particuliers. A l'opposé, les
Etats-Unis misaient sur le caractère pratique des exemptions
pluriannuelles, mentionnant l'absence d'alternatives
économiquement faisables, pour justifier l'envergure de ses
DUC, et préféraient le statu quo du processus
d'évaluation.
A la fin de la
première session extraordinaire de la RdP de l'histoire du
Protocole, les Parties avaient réussi à aplanir ces
divergences et à trouver un compromis sur la question des
exemptions pour usage crucial (EUC), relatives au bromure de
méthyle, et sur l'examen futur de réductions intérimaires
pour les Parties visées à l'Article 5. Dans l'accord final:
les DUC recommandées ont été acceptées, assorties d'un
plafond pour la production et la consommation, au titre
d'usage crucial; La revitalisation de la COTBM sera examinée
par un comité spécial; et l'étude de nouvelles mesures
intérimaires pour les Parties visées à l'Article 5 a été
reportée à la RdP-16.
Cette brève
analyse se focalisera sur les négociations qui ont été
menées autour des EUC pour les Parties non-visées à
l'Article 5 et autour de la Commission sur les Options
Techniques susceptibles de remplacer le Bromure de Méthyle
(COTBM), et explorera certaines implications des décisions
de la RdP-Ex sur les questions intéressant la couche
d'ozone, le régime d'ozone et la question plus large de
l'environnement mondial.
IMPORTANCE DES
UTILISATIONS CRUCIALES
Bien que les
consultations informelles menées à Buenos Aires avant la
RdP-Ex aient aidé à réduire la démarcation entre les
positions des Etats-Unis et de la CE, plusieurs points de
divergence restaient encore à résoudre au moment où les
Parties ont commencé l'examen des recommandations concernant
les DUC reclassées et finalisées par la COTBM, en février
2004. Les Parties visées à l'Article 5, en particulier
celles déjà utilisant peu de bromure de méthyle ou pas du
tout, ont fait part de leurs réserves quant aux grandes
quantités requises, au titre d'usage crucial, par les
Parties non-visées à l'Article 5, comme les Etats-Unis,
l'Espagne et l'Italie. Elles ont souligné que dans les
négociations d'origine autour des EUC, l'intention était
seulement d'autoriser des utilisations exceptionnelles et
minimales. De si grandes exemptions peuvent avoir des
implications alarmantes à la fois sur l'élimination en 2015
du bromure de méthyle dans les pays non-visés à l'Article 5
et dans les secteurs agricoles des Parties visées à
l'Article 5. Les Parties visées à l'Article 5 craignent de
voir, si elles éliminaient le bromure de méthyle, leurs
produits agricoles devenir moins compétitifs que ceux des
Parties non-visées à l'Article 5, qui l'utilisent encore
grâce aux EUC accordées. Les producteurs désignatifs ont
souligné l'absence de substituts appropriés, mais d'autres
ont affirmé que l'octroi d'exemptions importantes et, en
particulier, pluriannuelles, est contre-productif et
représente, pour les Parties, un découragement permanent,
entravant la promotion de la mise au point, de
l'enregistrement et de l'utilisation des alternatives.
A la fin, les
Parties ont adopté 13256 tonnes d'EUC au profit de 11
Parties non-visées à l'Article 5, pour 2005 seulement.
L'introduction par les Etats-Unis et la CE du concept d'un
double plafond établissant une distinction entre la vielle
et nouvelle production, a été centrale pour la réalisation
du compromis. Selon ce concept, un plafond est établi pour
la nouvelle production, à hauteur de 30% du point de
référence de leurs niveaux de 1991. Cela veut dire que pour
2005, les Parties doivent utiliser les stocks disponibles si
la quantité plafonnée s'avère insuffisante pour leurs
besoins en matière d'EUC. Comme l'ont souligné plusieurs
participants, la comptabilisation précise des stocks de
bromure de méthyle disponibles sera centrale pour la
minimisation des brèches.
REVITALISER LA
COTBM
Plusieurs
délégués n'étaient pas contents de voir la COTBM, lorsque
l'accès à l'information faisait défaut, accorder aux Parties
désignatives le “bénéfice du doute” en se remettant à leur
expertise. D'autres ont perçu cela comme un signe que la
COTBM nécessite un soutien plus important, à la fois
financier et logistique, pour redonner vigueur à sa capacité
de prendre des décisions en connaissance de cause et d'être
moins tributaire des données soumises par les Parties.
Le tonnage
important des utilisations cruciales recommandées, en
particulier de la part des Etats-Unis, avec la confusion
survenue sur la question de la poursuite des délibérations
de la COTBM avec certaines Parties désignatives (et même
avec des groupes particuliers, telles que la California
Strawberry Commission), étaient à l'esprit des Parties
durant les négociations. Alors que la pleine approbation par
la RdP-Ex des EUC recommandées par la COTBM, peut être
interprétée comme une confiance en l'organe technique, elle
risque d'encourager les Parties à transférer certains
aspects du débat politique, à la COTBM, aux fins d'exercer
une plus grande influence sur les décisions concernant les
DUC.
L'attention
accrue manifestée à l'égard de la COTBM peut mener à son
renforcement, en particulier, en suscitant des appels en
faveur de sa revitalisation. Le comité spécial chargé de
procéder à l'évaluation de la COTBM, en juillet 2004,
approfondira le débat sur la transparence, la représentation
et l'application précise des critères. Soulignant qu'elle
mettra en présence douze participants des Parties visées à
l'Article 5 et douze participants des Parties non-visées à
l'Article 5, un scientifique a exprimé l'espoir de voir cela
revigorer les efforts visant à s'assurer d'une
représentation équitable entre les experts issus des Parties
visées à l'Article 5 et des Parties non-visées à l'Article
5, au sein de la COTBM. Parmi les résultats des travaux du
comité spécial, on peut s'attendre à des directives
spécifiques concernant l'évaluation des DUC, pour
considération à la RdP-16, et cela peut contribuer à
l'évitement de retards similaires dans les négociations
futures.
REPERCUSSIONS
MONDIALES
Les Parties ont
décidé d'adopter les recommandations concernant 13256 tonnes
de bromure de méthyle, au titre d'usage crucial,
représentant, pour certaines Parties, jusqu'à 34% de leur
seuil de référence. La poursuite des utilisations en 2005
pourrait, en elle-même, ne pas avoir d'effet majeur sur la
situation de la couche d'ozone, mais il reste à voir,
maintenant, jusqu'à quand ces exemptions se poursuivront et
dans quelle mesure elles retarderont la réduction de
l'utilisation de bromure de méthyle, par les Parties visées
à l'Article 5.
Les divergences
irréductibles à Nairobi ont placé un nuage sombre sur le
régime qui, aux yeux de beaucoup, était en train de rouler
doucement vers une élimination totale des substances nocives
à la couche d'ozone. Des rumeurs qui ont couru au cours de
la RdP-Ex, selon lesquelles la question des DUC risquait
d'aboutir à un retrait des Etats-Unis du Protocole, ont été
démenties par une implication gouvernementale de haut niveau
et par la réitération aux engagements pris en faveur des
objectifs du Protocole. Cet intérêt renouvelé, s'il est
soutenu d'ici la RdP-17, sera de bon augure pour la
prochaine reconstitution du Fonds Multilatéral, dont
l'assistance sera cruciale pour aider les Parties visées à
l'Article 5 à réaliser leurs objectifs en matière
d'élimination du bromure de méthyle.
Il est probable
que les débuts difficiles du processus d'évaluation des DUC,
dans le cadre du régime de l'ozone servira d'exemple aux
traités opérant dans le cadre de programmes d'élimination
analogues, comme la Convention de Stockholm sur les
Polluants Organiques Persistants, qui entrera en vigueur en
mai 2004. Cette pierre d'achoppement met en exergue, par
exemple, la nécessité d'aplanir les détails particuliers
concernant les besoins en matière de rapports et
d'évaluation, avant la premier tour des demandes
d'exemption. En outre, le contraste de la facilité qui
marque la concrétisation de l'élimination, dans la
coopération avec le secteur chimique, par rapport au
secteur, plus diffus et souvent plus vocal, de
l'agriculture, est digne d'être mentionné, pour les traités
dont la réussite dépend du changement des pratiques
agricoles, comme la Convention de Stockholm.
LE POUVOIR
RESTANT
A la fin de la
réunion, certains étaient déçus par l'importance
considérable des utilisations continues du bromure de
méthyle dans les pays non-visés à l'Article 5. Cependant,
nombre de Parties et d'organisations écologiques
non-gouvernementales étaient heureuses d'avoir tout de même
réussi à limiter les désignations à des exemptions annuelles
et non pluriannuelles. Elles étaient satisfaites par la
prise de conscience accrue quant à l'impact exercé par les
EUC sur les Parties vis�es � l'Article 5. A l'issue de leur
pl�ni�re de cl�ture qui s'est prolong�e jusque tard dans la
nuit, les Parties ont quitt� les lieux, confiantes que leur
t�che cruciale a �t� accomplie: gr�ce � la persistance dont
elles ont fait preuve tout le long de leurs d�lib�rations
difficiles, elles sont parvenues � r�aliser un compromis,
elles se sont engag�es pour une r�duction continue des EUC,
et elles ont d�montr� la robustesse, la persistance et la
pertinence du r�gime de l'ozone.
A SUIVRE D'ICI
LA RDP-16
COMMISSION
SUR LES OPTIONS TECHNIQUES OFFERTES POUR LE BROMURE DE
METHYLE: La Commission sur les
Options Techniques offertes pour le remplacement du Bromure
de M�thyle, relevant du Groupe charg� de l'Evaluation
Technologique et Economique du Protocole de Montr�al, se
r�unira du 28 mars au 1er avril 2004, � Montr�al,
au Canada. Pour plus d'informations, contacter: Ozone
Secretariat, UNEP; tel: +254-2-62-3850; fax: +254-2-62-3601;
e-mail: ozoneinfo@unep.org; Internet:
http://www.unep.org/ozone
REUNION DU
COMITE EXECUTIF DU FOND MULTILATERAL DU PROTOCOLE DE
MONTREAL: La 42�me
r�union du Comit� ex�cutif du Fonds Multilat�ral pour la
Mise en �uvre du Protocole de Montr�al se d�roulera du 29
mars au 2 avril 2004, � Montr�al, au Canada. Pour de plus
amples renseignements, contacter: Secretariat of the
Multilateral Fund; tel: +1-514-282-1122; fax:
+1-514-282-0068; e-mail:
secretariat@unmfs.org; Internet:
http://www.unmfs.org
15e
FORUM ANNUEL SUR LES TECHNOLOGIES EDAPHIQUES ET SOMMET SUR
LE CONDITIONNEMENT DE L'AIR: Ce
sommet aura lieu du 13 au 15 avril 2004, � Washington DC. Il
traitera des politiques en mati�re de changements
climatiques et de protection de la couche d'ozone et de
questions technologiques, y compris de la proposition
avanc�e par la Commission europ�enne d'�liminer, d'ici 2009,
le HFC-134a utilis� dans le domaine du conditionnement de
l'air. Pour les d�tails, contacter: Conference Secretariat;
tel: +1-703-807-4052; fax: +1-703-528-1734; e-mail:
earthforum@alcalde-fay.com; Internet:
http://www.earthforum.com
TROISIEME
SESSION DU GROUPE DE TRAVAIL OUVERT A TOUS (GTOT) DE LA
CONVENTION DE BALE: La troisi�me
session du GTOT est pr�vue du 26 au 30 avril 2004, � Gen�ve,
en Suisse. Pour plus d'informations, contacter: Basel
Secretariat; tel: +41-22-917-8218; fax: +41-22-797-3454;
e-mail: sbc@unep.ch; Internet:
http://www.basel.int
PREMIERE
ASSEMBLEE GENERALE DE L'UNION EUROPEENNE DES GEO-SCIENCES: La
premi�re Assembl�e g�n�rale de l'Union Europ�enne des
G�o-sciences se tiendra du 15 au 30 avril 2004, � Nice, en
France. Pour plus de renseignements, contacter: EGU Office,
Germany; tel: +49-5556-1440; fax: +49-5556-4709; e-mail:
egu@copernicus.org; Internet:
http://www.copernicus.org/EGU/ga/egu04
VINGTIEMES
SESSIONS DES ORGANES SUBSIDIAIRES DE L'UNFCCC: Les
vingti�mes sessions des organes subsidiaires de la
Convention-cadre sur les changements climatiques se
d�rouleront du 16 au 25 juin 2004, � Bonn, en Allemagne.
Pour plus d'informations, contacter: UNFCCC Secretariat;
tel: +49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999; e-mail:
secretariat@unfccc.int; Internet:
http://unfccc.int/sessions/sb20/index.html
24e
SESSION DU GROUPE DE TRAVAIL, OUVERT A TOUS, DU TRAITE DE
MONTREAL: La GTOT-24 se r�unira
du 12 au 16 juillet 2004, � Gen�ve, en Suisse. Pour d'autres
renseignements, contacter: Ozone Secretariat, UNEP; tel:
+254-2-62-3850; fax: +254-2-62-3601; e-mail:
ozoneinfo@unep.org; Internet:
http://www.unep.org/ozone/
ATELIER
INTERNATIONAL SUR LA GESTION DES SUBSTANCES ET DES PRODUITS
DANGEREUX: Cet atelier, organis�
par l'Universit� de B�le des sciences appliqu�es (FHBB), se
tiendra du 6 au 17 septembre 2004, � Muttenz, en Suisse.
Pour en savoir d'avantage, contacter: Priska Limacher; tel:
+41-22-467-4560; fax: +41-22-467-4590; e-mail:
p.limacher@fhbb.ch; Internet:
http://www.fhbb.ch/umwelt
11e
REUNION DU COMITE DE NEGOCIATION INTERGOUVERNEMENTALE SUR LA
PROCEDURE DU CONSENTEMENT INFORME, EN CONNAISSANCE DE CAUSE
(CNI-11): La CNI-11 aura lieu le
18 septembre 2004 � Gen�ve, en Suisse. Pour plus
d'information, contacter: Jim Willis, UNEP Chemicals; tel:
+41-22-917-8111; fax: +41-22-797-3460; e-mail:
chemicals@unep.ch; Internet:
http://www.pic.int
PREMIERE
CONFERENCE DES PARTIES A LA CONVENTION DE ROTTERDAM
(CdP-1): La CdP-1 se tiendrait du
20 au 24 septembre 2004, � Gen�ve, en Suisse. Pour plus
d'information, contacter: Jim Willis, UNEP Chemicals; tel:
+41-22-917-8111; fax: +41-22-797-3460; e-mail:
chemicals@unep.ch; Internet:
http://www.pic.int
DEUXIEME
SESSION DU COMITE PREPARATOIRE POUR L'ELABORATION D'UNE
APPROCHE STRATEGIQUE DANS LA GESTION INTERNATIONALE DES
PRODUITS CHIMIQUES (PREPCOM-2 ASGIPC): La
PrepCom-2 pour l'ASGIPC est pr�vue du 4 au 8 octobre 2004, �
Nairobi, au Kenya. Pour en savoir davantage, contacter: UNEP
Chemicals; tel: +41-22-917-8191; fax: +41-22-797-3460;
e-mail: chemicals@unep.ch; Internet:
http://www.chem.unep.ch/saicm
SEPTIEME
REUNION DE LA CONFERENCE DES PARTIES (CdP-7) A LA CONVENTION
DE BALE: La CdP-7 de la
Convention de B�le est provisoirement programm�e du 25 au 29
octobre 2004, � Gen�ve, en Suisse. Pour de plus amples
renseignements, contacter: Basel Secretariat; tel:
+41-22-917-8218; fax: +41-22-797-3454; e-mail:
sbc@unep.ch;
Internet: http://www.basel.int
16e
REUNION DES PARTIES AU PROTOCOLE DE MONTREAL (RdP-16): La
RdP-16 se tiendra du 22 au 26 novembre 2004, � Prague, en
R�publique tch�que. Pour plus d'informations, contacter:
Ozone Secretariat, UNEP; tel: +254-2-62-3850; fax:
+254-2-62-3601; e-mail: ozoneinfo@unep.org; Internet:
http://www.unep.org/ozone |