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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 19 No. 32
Jeudi 25 mars 2004
LES FAITS MARQUANTS DE LA RdP-EX:
MERCREDI 24 MARS 2004
Les délégués se sont réunis en Plénière
pour entendre les remarques d'ouverture, traiter les questions
d'organisation et entendre un exposé sur l'édition 2004 du
Rapport complémentaire concernant les désignations au titre
d'usage crucial (DUC), élaboré par le Groupe chargé de
l'évaluation économique et technique (GEET). Les Parties et
les observateurs ont ensuite présenté leurs déclarations.
L'après-midi, deux groupes de contact ont été convoqués pour
procéder à l'examen des exemptions pour usage crucial (EUC),
ainsi que des conditions d'octroi, et de l'établissement des
rapports concernant les EUC.
PLENIERE
LES REMARQUES D'OUVERTURE: Soulignant
que les consultations informelles qui ont précédé la Rdp-Ex,
ont contribué à la promotion d'une entente entre les Parties,
le Président de la RdP-Ex, Jiři Hlaváček (République tchèque)
a demandé aux Parties de veiller au maintien de leur
détermination à procéder à l'élimination des substances
nocives à l'ozone (SNO) tout en gardant les utilisations qui
sont cruciales ou essentielles, dues à l'absence
d'alternatives ou de substituts faisables.
Le Directeur exécutif du PNUE, Klaus Töpfer,
a mis en relief les aspects du Traité de Montréal, ayant trait
à la procédure des prises de décisions, qui ont joué un rôle
central dans les accomplissements passés. Il a souligné le
besoin de traiter, entre autres: les questions de respect des
obligations; les SNO non listées dans le Traité; le commerce
illicite; et les liens avec d'autres processus, notamment avec
la Convention-cadre des changements climatiques et avec la
Convention de Stockholm sur les polluants organiques
persistants.
LES QUESTIONS D'ORGANISATION: Les
délégués ont approuvé l'ordre du jour provisoire (UNEP/OzL.Pro.ExMP/1/1)
sans amendement.
Jukka Uosukainen (Finlande) et Oladapo
Afolabi (Nigeria), Coprésidents des consultations informelles,
de composition non-limitée, tenues juste avant la RdP-Ex, ont
introduit leur résumé des consultations. Au sujet des
conclusions des consultations, sur les conditions d'octroi des
EUC, le Coprésident Uosukainen a rapporté que les participants
ont décidé de transmettre à la RdP-Ex, les principes régissant
le processus des EUC identifiées dans les consultations
informelles de Buenos Aires. Au sujet des éléments des
conditions d'octroi des EUC, les participants ont décidé de
transmettre à la RdP-Ex une recommandation appelant le GEET à
étudier les risques potentiels de voir s'établir un commerce
préjudiciable des surplus de bromure de méthylène. Au sujet
des désignations pour les EUC, le Coprésident Afolabi a
indiqué que les participants ont, d'une manière générale,
apporté leur appui à l'idée d'avoir des exemptions
pluriannuelles, de trois ans. Plusieurs Parties non-visées à
l'Article 5, ont souligné la nécessité de présenter ses
justifications, à travers une stratégie de gestion fondée sur
la science. Au sujet de l'examen des procédures de travail de
la Commission chargée des Options Techniques relatives au
Bromure de Méthylène (COTBM), procédures ayant trait à
l'évaluation des DUC, le Coprésident Uosukainen a fait état
d'un accord général autour du besoin de revitaliser, de
renforcer et de reconstituer la COTBM, et a indiqué que la RdP-Ex
devrait s'accorder sur un processus et un calendrier, pour la
revitalisation de la COTBM. Au sujet des nouvelles réductions
spécifiques intérimaires applicables aux Parties visées à
l'Article 5, le Coprésident Afolabi a rapporté que plusieurs
Parties ont apporté leur appui à quelques réductions
intérimaires, mais qu'aucun accord n'a pu être conclu sur leur
échéance ou leur nombre.
L'EXPOSE DU GEET: Jonathan Banks,
Coprésident du GEET, a présenté l'édition 2004 du Rapport
complémentaire du GEET concernant les DUC. Il a précisé que
dans l'étude des DUC, la COTBM a complémenté les données
techniques fournies par les Parties, par un recours à sa
propre expertise, à l'expertise mise à disposition par les
diverses désignations, et à toutes les sources d'informations
disponibles. Lorsqu'elle n'était pas en mesure de vérifier
l'information, à travers sa propre expertise, la COTBM s'en
remettait à l'expertise des Parties auteurs des désignations,
leur accordant le "bénéfice du doute." Il a indiqué que la
COTBM cherche à obtenir des Parties, des orientations
concernant: la définition de la faisabilité économique;
l'évaluation des DUC pluriannuelles; les DUC qui contribuent à
l'accroissement des utilisations du bromure de méthylène; les
DUC utilisant les mêmes quantités de bromure de méthylène,
plusieurs années de suite; la manière de traiter le grand
nombre de DUC de petites quantités; et les conditions exigées
dans les plans de suppression.
DECLARATIONS DES PARTIES ET DES
OBSERVATEURS: Le BANGLADESH, le JAPON et la JORDANIE ont
déclaré que les EUC devraient être accordées sur une base
annuelle. Le JAPON a appelé à une certaine souplesse dans
l'octroi des EUC, mettant en garde que l'exigence que l'EUC
doive, les années suivantes, être moins élevée, ne permettra
pas l'introduction d'ajustements pour besoins urgents. Le
GUATEMALA a plaidé pour des EUC visant à résoudre des
problèmes pratiques. Au sujet des conditions d'octroi des EUC,
la SUISSE a mis en exergue le principe de responsabilités
communes mais différenciées et le besoin d'une baisse continue
des quantités mentionnées dans les requêtes d'EUC des Parties.
La NORVEGE, le COSTA RICA et le JAPON ont demandé que les EUC
soient réduites au minimum. Le BRESIL a encouragé les délégués
à affiner et à éclaircir les conditions d'octroi des futures
EUC. L'INDE a fait part de son appui en faveur des
recommandations formulées par la COTBM concernant
l'approbation des EUC.
Au sujet des DUC, l'INDE a fait part de ses
réserves concernant la quantité totale soumise pour
exemptions. Le BRESIL a souligné que le niveau élevé des DUC
soumises, est un véritable challenge pour le caractère
exceptionnel que devraient revêtir les EUC, et qu'il risque de
miner les efforts fournis par les Parties visées à l'Article
5, pour la suppression du bromure de méthylène.
L'OUGANDA a souligné le besoin d'une aide
financière et technique pour la recherche, les alternatives,
la conscientisation du public et les activités de formation.
Le délégué des PHILIPPINES a suggéré que les éléments reconnus
dans la décision concernant les réductions intérimaires
englobent: l'accélération du processus d'élimination des
utilisations contrôlées du bromure de méthylène, avec le
soutien du Fonds Multilatéral (FML); le traitement des
difficultés rencontrées par les Parties visées à l'Article 5,
dans l'élimination du bromure de méthylène, dues à l'impact de
la consommation continue dans les pays non-visés à l'Article
5; et l'adoption d'une approche plus souple. Le BRESIL a
appelé les Parties à traiter les préoccupations des Parties
visées à l'Article 5.
La SUISSE a souligné l'importance de la
transparence de la COTBM. La NORVEGE a mis l'accent sur le
besoin d'un mandat plus clair pour le GEET dans ses futures
évaluations. Le JAPON a appelé au renforcement de la COTBM.
L'EGYPTE et le SENEGAL ont souhaité une priorité pour la mise
au point d'alternatives efficaces et abordables, pouvant
remplacer le bromure de méthyle. La JORDANIE a encouragé la
COTBM à poursuivre ses travaux sur les alternatives
susceptibles de remplacer le bromure de méthylène. Le
GUATEMALA a fait part de ses réserves quant à l'incapacité des
Parties dépendant de l'agriculture, à trouver des alternatives
faisables dans des délais particuliers.
Le BANGLADESH a appelé les Parties à
prendre des mesures contre le stockage non déclaré, la
contrebande et le dumping de bromure de méthylène, dans les
pays en développement. Le NIGERIA a appelé les Parties à
veiller au maintien de l'intégrité du Traité de Montréal. Le
délégué des PAYS-BAS, au nom de l'UE, a souligné la nécessité
de trouver des solutions de coopération. La TURQUIE a décrit
les mesures nationales prises pour l'élimination du bromure de
méthylène. La COLOMBIE a mis en relief son niveau zéro de
consommation de bromure de méthylène depuis 1997, avec le
soutien du FML. L'AUSTRALIE a demandé, et a reçu plus tard,
confirmation de la part du représentant du GEET, que dans
l'édition 2004 de son Rapport complémentaire, le GEET n'a pas
modifié les taux d'application normalisés imposés aux
applications de bromure de méthylène, sous forme de gaz chaud.
Le porte-parole de la CALIFORNIA STRAWBERRY
COMMISSION (CSC) a fait part de son engagement en faveur des
alternatives du bromure de méthylène, signalant toutefois que
leur utilisation n'est pas toujours faisable. Notant que les
EUC proposées représentent "une coupe trop importante sur une
période de temps trop courte," il a demandé aux Parties
d'ajuster les EUC accordées à la CSC aux fins de soutenir la
transition vers l'alternative des fumigènes. Le délégué des
ETATS-UNIS a demandé à la COTBM de présenter ses commentaires
sur sa requête. La COTBM a déclaré que la vitesse de la
transition représente une barrière pour bon nombre de Parties
auteurs de désignations. Il a suggéré que les Parties adoptent
une approche souple dans ce domaine, et que les EUC accordées
à la CSC soient ajustées en conséquence. La CE a fait part de
ses réserves quant à la réponse de la COTBM, a argué que l'EUC
d'origine devrait être maintenue, et a souhaité avoir des
éclaircissements de la part de la COTBM et du GEET. Le porte-parole
de la COTBM a annoncé qu'elle doit se réunir avec le
représentant du GEET avant de répondre.
Faisant part de ses réserves concernant la
taille des EUC souhaitées par les Etats-Unis et d'autres, le
représentant du CONSEIL POUR LA DEFENSE DES RESSOURCES
NATURELLES a requis que les Parties prot�gent l'int�grit� du
Trait� de Montr�al en exigeant que les Parties: r�duisent
l'utilisation du bromure de m�thyl�ne � mesure que les
alternatives deviennent disponibles; � soumettre des rapports
sur les stocks existants; et � fournir des mises � jour sur
les actions de r�gulation entreprises pour l'examen des
derni�res donn�es sanitaires et s�curitaires concernant le
bromure de m�thyl�ne. Il a �galement appel� les Parties �
r�duire la taille des demandes d'EUC, au-dessous de 30%, et de
refuser les demandes d'exemptions pluriannuelles.
Le Pr�sident de la RdP-Ex, Hlav�ček, a
sugg�r� que deux groupes de contact se r�unisse dans l'apr�s-midi.
Les Parties ont d�cid� que le premier groupe de contact,
copr�sid� par Oladapo Afolabi (Nigeria) et Jukka Uosukainen (Finlande),
se penche sur les d�signations d'EUC; et que le second groupe
de contact, copr�sid� par Pierre Pinault (Canada) et Sergio
Sanchez Martinez (Mexique), planche sur les conditions
d'octroi et sur l'�tablissement des rapports concernant les
EUC.
GROUPES DE CONTACT
Dans le groupe de contact sur les
d�signations des EUC, les d�l�gu�s ont proc�d� � l'examen des
propositions soumises par les Etats-Unis (UNEP/OzL.Pro.ExMP/CRP.6)
et par la Communaut� europ�enne (UNEP/OzL.Pro.ExMP/CRP.5). Le
d�l�gu� des Etats-Unis a propos� d'�tablir une distinction
entre deux ensembles de plafonnements num�riques pertinents
aux EUC: un plafonnement pour l'ancienne production et un
plafonnement pour la nouvelle production. Les Parties y
auraient droit � certaines EUC de bromure de m�thyl�ne, et s'y
verraient imposer un plafond sur la nouvelle production. Tout
d�ficit entre la quantit� indispensable aux utilisations
cruciales et la quantit� autoris�e � la production, pourrait
�tre compens� par les stocks en d�p�ts. La proposition englobe
des exemptions pluriannuelles couvrant 2005-2007. Pour les
ann�es 2005, 2006, et 2007, le d�l�gu� des Etats-Unis a
propos�, pour la production ou la consommation, un
plafonnement � hauteur respective de 30% et de 28%, par
rapport au seuil de r�f�rence. Les EUC y sont propos�es �
hauteur de 37%, 35% et 33%. La proposition de la CE est bas�e
sur les discussions men�es dans les consultations informelles,
tenues � Buenos Aires. Elle autorise des utilisations
cruciales � la hauteur approuv�e par la RdP-Ex, mais restreint
les Parties � 30%, maximum, des seuils de r�f�rence, quant �
la production et la consommation pour 2005. Pour 2006 et au-del�,
la CE a propos� d'exiger que la hauteur des DUC requises par
les Parties, soit, chaque ann�e, moins �lev�e. La proposition
englobe �galement des recommandations pour la strat�gie de
gestion du bromure de m�thyl�ne, et �tablit un m�canisme
d'�change d'informations sur les alternatives. Les Parties ont
commenc� la discussion des propositions par un �claircissement
des questions pertinentes, notamment, celles ayant trait aux
r�ductions requises, � la nature des plafonnements, et aux
quantit�s des stocks disponibles.
Dans le groupe de contact sur les
conditions d'octroi et l'�tablissement des rapports concernant
les EUC, les d�l�gu�s ont d�battu des papiers de salle de
conf�rence consacr�s aux �l�ments requis dans les rapports
annuels, � l'aide financi�re et technique destin�e � la
l'identification d'alternatives pouvant remplacer le bromure
de m�thyl�ne, � la clarification propos�e par le GEET,
concernant les exemptions au titre d'usage crucial, et aux
deux projets de d�cisions soumis respectivement par les
Etats-Unis et la CE, concernant les conditions d'octroi des
EUC aux Parties non-vis�es � l'Article 5 (UNEP/OzL.Pro.ExMP/CRP.1-5).
DANS LES COULOIRS
Vu le d�marrage rapide des n�gociations,
plusieurs d�l�gu�s ont soulign� l'esprit positif qui anime les
participants et ont comment� que ce sont les consultations
informelles tenues � Buenos Aires et � Montr�al qui ont
pr�par� le terrain � cette progression efficace enregistr�e �
la RdP-Ex. Ils ont confi�, en particulier, avoir �t�
agr�ablement surpris l'engagement affirm�, durant les
consultations informelles, de composition non-limit�e, par de
nombreuses Parties non-vis�es � Article 5, en faveur du Trait�.
L'optimisme prudent, concernant le r�sultat
de la r�union, qui r�gnait dans les couloirs, n'a pas emp�ch�
certains d�l�gu�s de faire part de leurs r�serves concernant
la direction prise par la r�union, en particulier, pour ce qui
est du processus d'�valuation des d�signations au titre
d'usage crucial, men� par la Commission sur les Options
Techniques relatives au Bromure de M�thyl�ne (COTBM). Quelques
participants ont dit craindre de voir les efforts visant �
revitaliser la COTBM, risquer de d�railler. D'autre ont fait
remarquer qu'il est crucial que la revitalisation de la COTBM
englobe un �claircissement de son mandat et de ses fonctions,
de mani�re � pr�venir les interpr�tations ambigu�s et �
garantir la transparence du processus d'octroi des exemptions
au titre d'usage crucial.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La Pl�ni�re se r�unira � 10h
pour entendre les rapports des Copr�sidents des groupes de
contact et pour poursuivre la discussion des sujets de fond et
des projets de d�cisions inscrits � l'ordre du jour.
GROUPES DE CONTACT: Le groupe de
contact sur les conditions d'octroi et l'�tablissement des
rapports concernant les EUC, se r�unira � 9h, dans la salle
pl�ni�re, pour poursuivre ses d�lib�rations autour du projet
de d�cision soumis par les Etats-Unis. Le groupe de contact
sur les d�signations au titre EUC, se r�unira � 9h dans la
salle 3, pour poursuivre ses d�lib�rations. Des groupes de
contact sur les nouvelles r�ductions particuli�res
int�rimaires, pour les Parties vis�es � l'Article 5, et sur
les proc�dures de travail de la COTBM, ayant trait �
l'�valuation des DUC, seront probablement �tablis �galement. |