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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 19 No. 30
Lundi 17 Novembre 2003
RESUME DE LA
QUINZIEME REUNION DES PARTIES AU PROTOCOLE DE MONTREAL:
10-14 NOVEMBRE 2003
La quinzième
réunion des Parties au Protocole de Montréal sur les
substances nocives à la couche d'ozone (RdP-15) s'est
ouverte lundi 10 novembre 2003, au complexe Gigiri des
Nations Unies, à Nairobi, au Kenya. Un segment préparatoire
s'est tenu du 10 au 12 novembre, suivi d'un segment de haut
niveau qui a mis en présence ministres et autres chefs de
délégations, les 13 et 14 novembre. Prés de 500 participants
venus de 126 pays, et des représentants des agences des
Nations Unies, des organisations intergouvernementales et
des organisations non gouvernementales (ONG) ont pris part à
l'événement.
La RdP-15 a
adopté de nombreuses décisions couvrant: les implications de
l'entrée en vigueur de l'Amendement de Pékin, en
particulier, pour ce qui est de la question des
hydrochlorofluorocarbones (HCFCs); l'état actuel des
technologies de destruction des substances nocives à l'ozone
(SNO) et le code de bonne gestion intérieure; la
manipulation des SNO dans les usines de mousse carbonique;
la demande d'aide financière et technique adressée par
l'Afrique du Sud au Fonds mondial pour l'environnement (FEM);
et les questions ayant trait au respect des dispositions du
Traité.
La RdP-15 avait
sur la table un ordre du jour chargé et des questions
importantes touchant aux exemptions des mesures de contrôle
du Traité, pour le bromure de méthyle. Les délégués ne sont
pas parvenus à s'accorder sur quatre points relativement au
bromure de méthyle: les désignations d'exemptions pour usage
crucial (EUC); les conditions d'octroi des EUC; les
nouvelles réductions particulières intérimaires; et la
considération des procédures de travail, de la Commission
sur les Options Techniques du Bromure de Méthyle, ayant
trait à l'évaluation des désignations des EUC. Ces points
devront être traités dans une session extraordinaire de la
RdP, qui se tiendra à Montréal, au Canada, du 24 au 26 mars
2004.
BREF HISTORIQUE
DU REGIME DE L'OZONE
Les inquiétudes
concernant la possibilité que la couche stratosphérique
d'ozone puisse être mise en péril par les chloro-
fluoro-carbones (CFC) et autres substances anthropiques ont
commencé à apparaître au début des années 1970. A cette
époque, les scientifiques ont mis en garde contre le fait de
voir la diffusion de ces substances, dans l'atmosphère,
s'attaquer à la couche d'ozone, entravant ainsi sa capacité
à empêcher les rayons ultraviolets nocifs (UV-B)
d'atteindre la surface de la terre. Cela pouvant exercer des
effets défavorables sur les écosystèmes océaniques, la
productivité agricole et la population animale, et de
provoquer chez les êtres humains une élévation des cas de
cancer de la peau et des cas de cataractes, et d'affaiblir
leur système immunitaire. En réponse à ces inquiétudes
grandissantes, le Programme des Nations Unies pour
l'environnement (PNUE) a convoqué, en 1977, la conférence
qui devait adopter le Plan d'action mondial pour la
protection de la couche d'ozone et établir le Comité de
Coordination chargé de guider la future action
internationale.
CONVENTION
DE VIENNE: En mai 1981, le"
Conseil d'administration du PNUE, a lancé des négociations
pour un accord international sur la protection de la couche
d'ozone et, en mars 1985, la Convention de Vienne pour la
protection de la couche d'ozone a été adoptée. La Convention
a appelé à une coopération dans les domaines du suivi, de la
recherche et de l'échange des données, mais n'a pas imposé
d'obligation pour la réduction de l'utilisation des SNO.
Aujourd'hui, la Convention compte 185 Parties.
TRAITE DE
MONTREAL: Les efforts visant à
négocier des obligations contraignantes sur les SNO se sont
poursuivis et ont abouti, en septembre 1987, à l'adoption du
Traité de Montréal sur les substances nocives à la couche
d'ozone. Le Traité de Montréal a introduit des mesures de
contrôle applicables à certains CFC et halons, dans les pays
industrialisés (Parties non-visées par l'Article 5). Les
pays en développement (Parties visées à l'Article 5) ont
bénéficié d'une période de grâce, pour leur permettre
d'accroître leur utilisation de ces SNO, avant de prendre
des engagements. Aujourd'hui, le Traité compte 184 Parties.
Depuis 1987, plusieurs amendements et ajustements apportés
au Traité ont été approuvés, certains amendements, pour
ajouter de nouvelles obligations et des SNO additionnelles,
et certains ajustements, pour resserrer les programmes de
contrôles disponibles. Ces amendements requièrent une
ratification par un nombre défini de Parties, avant de
pouvoir entrer en vigueur, mais les ajustements entrent en
vigueur de manière automatique.
AMENDEMENTS
ET AJUSTEMENTS DE LONDRES: Les
délégués près de la RdP-2, qui s'est déroulée à Londres, en
1990, ont resserré les programmes de contrôle et se sont
accordés sur l'adjonction, à la liste des SNO, de dix
nouveaux CFC, ainsi que du tétrachlorure de carbone (TCC) et
du méthyle de chloroforme. A ce jour, 166 Parties ont
ratifié l'Amendement de Londres. La RdP-2 a établi, en
outre, le Fonds multilatéral pour la mise en œuvre du Traité
de Montréal. Le Fonds est conçu pour la couverture des
coûts marginaux de la mise en œuvre des mesures de contrôle
du Traité, par les pays en développement, et pour le
financement des fonctions liées à l'assistance technique,
l'échange d'information, la formation et le coût du
Secrétariat du Fonds. Le Fonds est reconstitué tous les
trois ans et a, depuis son établissement, déboursé plus de
1,3 milliards de dollars.
AMENDEMENTS
ET LES AJUSTEMENTS DE COPENHAGUE:
A la RdP-4, qui s'est déroulée à Copenhague, en 1992, les
délégués ont resserré les programmes de contrôle disponibles
et a ajouté des mesures similaires sur le bromure de
méthyle, les hydro-bromo-fluoro-carbones (HBFC) et les
hydro-chloro-fluoro- carbones (HCFC). La RdP-4 s'est
également accordée sur la promulgation des procédures
applicables aux cas de non respect des obligations, y
compris l'établissement d'une commission sur la mise en
œuvre. Cette dernière est chargée d'examiner les cas
éventuels de non-respect des obligations, par les Parties
et des circonstances qui les entourent, et de formuler à
l'adresse de la RdP, des recommandations des voies et moyens
de parvenir à un respect total des obligations. A ce jour,
154 Parties ont ratifié l'Amendement de Copenhague.
AMENDEMENTS
ET AJUSTEMENTS DE MONTREAL: A la
RdP-9, tenue à Montréal, en 1997, outre un nouveau
resserrage des programmes de contrôle existants, les
délégués ont approuvé un nouveau système de licence, pour
l'import et l'export des SNO. Ils ont également décidé
d'interdire le commerce du bromure de méthyle avec les
Parties non-signataires de l'Amendement de Copenhague. A ce
jour, 107 Parties ont ratifié l'Amendement de Montréal.
AMENDEMENTS
ET LES AJUSTEMENTS DE PEKIN: A la
RdP-11, tenue à Pékin, en 1999, en même temps que la CdP-5
de la Convention de Vienne, les délégués ont imposé des
contrôles sur la production des HCFC et du
bromo-chloro-méthane (BCM), et la soumission de rapports sur
le bromure de méthyle, portant sur les demandes de mise en
quarantaine et de pré-embarquement. A ce jour, 57 Parties
ont ratifié l'Amendement de Pékin. La RdP-11 a décidé par
ailleurs le réapprovisionnement du Fonds Multilatéral à
hauteur de 477,7 millions de dollars pour la triennale
2000-2002.
RDP-12:
La RdP-12 a eu lieu à Ouagadougou, au Burkina Faso, en 2000.
La RdP-12 a adopté des décisions portant sur: une correction
apportée aux Ajustements de Pékin; des mesures visant à
faciliter le remplacement des inhalateurs à dose métrée (IDL),
utilisant les CFC; et le suivi du commerce international. La
RdP-12 a également adopté la Déclaration d'Ouagadougou, qui
encourage les Parties, entre autres: à prendre des mesures
visant à prévenir la production et la consommation illégales
et le commerce illicite des SNO et des équipements et des
produits contenant des SNO; et à harmoniser les codes
douaniers.
RdP-13:
La RdP-13 s'est déroulée à Colombo, au Sri Lanka, en 2001.
La RdP-13 a adopté des décisions portant sur: les termes de
référence de l'étude devant être menée par le Groupe sur
l'évaluation économique et technique (GEET) sur la
reconstitution du Fonds multilatéral, pour la triennale
2003-2005; l'évaluation du mécanisme à taux de change fixe,
du Fonds multilatéral (FERM); le suivi du commerce
international et de la prévention du commerce illicite des
SNO; et points divers. La RdP-13 a également adopté la
Déclaration de Colombo, qui encourage les Parties, entre
autres: à appliquer les soins nécessaires dans l'utilisation
des substances susceptibles d'avoir des potentialités
d'appauvrissement de la couche d'ozone; et, à déterminer et
à utiliser les solutions de rechange et les technologies
disponibles, accessibles et abordables, qui réduisent au
minimum, le préjudice à l'environnement, et qui protègent la
couche d'ozone.
RdP-14:
La RdP-14 s'est réunie à Rome, en
Italie, en 2002. Les délégués y ont adopté 46 décisions
couvrant des sujets tels que le mécanisme à taux d'échange
fixe du Fonds multilatéral, les questions ayant trait au
respect des obligations, l'élimination progressive des CFC
utilisés dans les IDM, et l'interaction avec l'Organisation
mondiale du commerce. La RdP-14 a décidé une reconstitution
du Fonds multilatéral à hauteur de 573 millions de dollars
pour la triennale 2003-2005. Les délégués se sont également
penchés sur les questions de la suppression du bromure de
méthyle, de la destruction des SNO, et des synergies entre
les domaines de la lutte contre le trou d'ozone et contre
les changements climatiques.
30e
REUNION DE LA COMMISSION SUR LA MISE EN APPLICATION:
Le non-respect des dispositions, par nombre de Parties au
Traité de Montréal, a été le pôle de focalisation de la 30ème
Réunion de la Commission sur la Mise en Application, dans le
cadre des procédures applicables aux cas de non-respect des
dispositions du Traité de Montréal, qui s'est réunie du 4
au 7 juillet 2003, à Montréal, Canada. La Commission a
procédé à l'examen d'un ordre du jour substantiel consacré à
des questions ayant trait au respect des dispositions et
incluant des cas de non-respect des dispositions des
décisions prises par les Parties. La Commission a décidé de
demander des compléments d'informations, à un certain nombre
de pays, a fait part de ses réserves concernant le non-
respect apparent de certaines Parties, et a félicité
d'autres pays pour leur succès dans le traitement des
problèmes précédents. La Commission a décidé de présenter à
la RdP-15, un projet de décision encourageant les agences
de mise en application, et en particulier, le Programme
d'aide du PNUE, en faveur du respect des dispositions, à
apporter leur assistance à la Commission, à travers le
Secrétariat de la Convention sur l'Ozone, dans le suivi des
décisions des Parties concernant le non-respect des
dispositions et la soumission des données.
23e
REUNION DU GROUPE DE TRAVAIL, DE COMPOSITION NON LIMITEE (GTCNL):
Les délégués prenant part à la 23ème
réunion du GTCNL des Parties au Traité de Montréal, ont
procédé à une évaluation des progrès accomplis et aux
préparatifs de la RdP-15. Le GTCNL, qui s'est réuni à
Montréal du 7 au 11 juillet 2003, s'est penché sur une
proposition d'amendement du Traité, soumise par la
Communauté européenne, ainsi que sur les thèmes traités par
le Groupe d'Evaluation Economique et Technologique (GEET),
dans son rapport sur l'état d'avancement des Travaux, de
2003, et sur le rapport émanant de la Commission sur les
options techniques des halons. Les délégués ont examiné,
dans le détail, les questions ayant trait à l'utilisation du
bromure de méthyle. Ils ont également passé en revue les
progrès réalisés sur la question du système harmonisé
mondial, de classification des substances nocives, et ont
mené un débat autour des termes de référence du Fonds
Multilatéral. Dans leur débat autour du bromure de méthyle,
quelques participants ont fait part de leurs réserves quant
aux hypothèses employées par la Commission sur les Options
Techniques du Bromure de Méthyle, dans sa récente
évaluation, et plusieurs intervenants ont également attiré
l'attention sur le nombre considérable de désignations à
l'exemption. Mais, après des délibérations dans un groupe de
contact, des progrès accomplis sur nombre de sujets
examinés, ont été rapportés. Le rapport du GTCNL contient
des propositions de projets de décisions, à prendre en
charge par la RdP-15, y compris un libellé consacré aux
conditions d'octroi des exemptions pour usage crucial,
relativement au bromure de méthyle.
LES
PROGRAMMES ACTUELS DE CONTROLE DES SNO:
Au sujet des programmes de contrôle des SNO découlant des
divers amendements et ajustements introduits dans le Traité
de Montréal, les Parties non-visée à l'Article 5 ont
été requises de procéder à la suppression progressive: des
halons, en 1994; des CFCs, des TCC, du chlorure de méthyle
et des HBFC, en 1996; et des BCM, en 2002. Ils doivent
supprimer aussi: le bromure de méthyle, en 2005, et arrêter
la consommation des HCFC d'ici 2030 (et de se fixer des
objectifs intermédiaires, en attendant d'arriver à ces
dates). La Production de HCFC doit y être stabilisée à
l'horizon 2004. Les pays en développement ont été requis de
procéder à la suppression progressive des HBFC, en 1996, et
du BCM, en 2002. Ils doivent supprimer aussi: les CFC, les
halons et le TCC, en 2010; le méthyle de chloroforme et le
bromure de méthyle, en 2015; et la consommation des HCFC, en
2040 (avec des objectifs intermédiaires, en attendant
d'arriver à ces dates). La production des HCFC doit y être
stabilisée à l'horizon 2016.
COMPTE RENDU DE
LA RdP-15
LE
SEGMENT PREPARATOIRE
Le segment
préparatoire était coprésidé par Khaled Klaly (Syrie) et
Maria Nolan (Royaume-Uni), Coprésident du GTCNL. Le
Coprésident Klaly a ouvert ce segment le lundi 10 novembre.
Newton Kulundu, Ministre kenyan de l'environnement, des
ressources naturelles et de faune et flore sauvages, a
souhaité aux délégués la bienvenue à Nairobi, siège du
Secrétariat de l'Ozone. Il a déclaré que l'ordre du jour
fourni, soumis à cette réunion, témoigne de l'importance du
thème à débattre. Il a donné un aperçu sur les
accomplissements du Kenya dans le domaine de la protection
de l'ozone et a fait l'éloge des pays donateur et des
agences d'exécution, pour leur aide financière et technique.
S'agissant du bromure de méthyle, il a souligné la nécessité
d'accorder aux pays en développement, des exemptions pour
usage crucial.
Marco González,
Secrétaire exécutif du Secrétariat de l'Ozone, intervenant
au nom de Klaus Töpfer, directeur exécutif du PNUE, a
souhaité une bienvenue chaleureuse à tous les participants.
Il a décrit les principaux thèmes du segment préparatoire,
en particulier:
-
les termes
de référence de l'étude devant être menée sur la gestion
du mécanisme de financement du Traité de Montréal;
-
les
exemptions devant être accordées à certaines SNO, en
particulier le bromure de méthyle et les IDM;
-
les
implications de l'entrée en vigueur de l'Amendement de
Pékin, par rapport, notamment, au commerce et à
l'approvisionnement en HCFC;
-
la soumission des données;
-
l'état
d'avancement des technologies de destruction des SNO et
du code de bonne intendance; et,
-
le plan
d'action à suivre dans la modification des dispositions
réglementaires qui régissent l'utilisation des halons
dans les nouveaux fuselages
Tout le long de
la réunion, les délégués ont procédé à l'examen des
questions soumises et des projets de décisions
correspondants, dans des sessions plénières, des groupes de
contact et des consultations bilatérales. Des projets de
décisions ont été approuvés par le segment préparatoire, et
transmis au segment de haut niveau, pour adoption. Un
descriptif des négociations et des résumés des décisions
adoptées est fourni plus loin dans ce compte rendu.
SEGMENT DE HAUT
NIVEAU
Marco González,
Secrétaire exécutif du Secrétariat de l'Ozone, a ouvert le
segment de haut niveau, le jeudi 13 novembre. Dans ses
remarques d'ouverture, Rukman Senanayake (Sri Lanka),
Président de la RdP-14, a déclaré que nonobstant les
accomplissements réalisés sur plusieurs aspects de la
protection de la couche d'ozones, nombre de substances
nocives à l'ozone (SNO) continuent de poser problème et
nécessitent des efforts concertés pour être éliminées. Il a
exhorté les délégués à mettre en application les décisions
adoptées aux réunions de la MdP.
Shafqat
Kakakhel, Directeur exécutif adjoint du PNUE, a présenté une
déclaration au nom de Klaus Töpfer, Directeur exécutif du
PNUE. Il s'est félicité du travail d'évaluation accompli sur
la couche d'ozone par divers groupes scientifiques, dont les
conclusions sont, en partie, positives, et en partie,
inquiétantes; Ces résultats devraient servir à parvenir à
des décisions rationnelles permettant de faire avancer les
choses. Il a indiqué que le Traité de Montréal, en tant que
cas test pour l'ensemble des accords environnementaux
multilatéraux, ne doit pas être voué à l'échec, et que le
respect, par toutes les Parties, des obligations qui en
relèvent, est une chose essentielle. Il a appelé à des
contributions additionnelles au Fonds multilatéral et au
Fonds fiduciaire du Traité de Montréal. Il a annoncé que
Maria Nolan (Royaume-Uni) a été nommée à la tête du Fonds
multilatéral.
Arthur Moody
Awori, Vice-président du Kenya, a déclaré que la protection
de la couche d'ozone et la mise en œuvre du Traité de
Montréal constituent des défis à relever, de dimension
mondiale. Il a appelé: à la promotion des partenariats entre
les Parties; à l'amélioration du renforcement des capacités;
à la promotion de la prise de conscience du public; à
l'amélioration des cadres juridiques et institutionnels
nationaux; et à l'augmentation des ressources financières et
techniques.
Le Président de
la RdP-14, Senanayake, a annoncé que la Chine, Fidji, la
Jamaïque et le Sénégal sont les lauréats de l'édition 2003
du Prix des Unités Nationales Exceptionnelles, en
appréciation du travail fourni dans le cadre de la mise en
application du Traité de Montréal et de la protection de la
couche d'ozone.
Les délégués
ont élu les membres du Bureau de la RdP-15 Bureau: Libor
Ambrozek (République tchèque), Président de la RdP-15;
Bala Mande (Nigeria), Juan Filpo
(République dominicaine), Claudia McMurray (Etats-Unis),
Vice-présidents; et Gabriel Luluaki (Papoua Nouvelle
Guinée), Rapporteur.
RAPPORTS DES
GROUPES D'EVALUATION:
Rapport de Synthèse du GEET pour 2002: Steven Anderson,
Coprésident du GEET, a présenté le rapport de synthèse du
GEET, qui résume les conclusions des rapports séparées de
ses Commissions sur les Options Techniques (COT). Il a
indiqué que, selon les observations, le Traité de Montréal
est efficace dans l'aide qu'il apporte à la réhabilitation
de la couche d'ozone, mais que cette dernière reste fragile.
Anderson a noté que l'élimination des SNO pourrait être
accomplie d'ici 2005 dans les pays des Parties non-visées à
l'Article 5, mais que cela serait coûteux et risquerait
d'accroître la consommation d'énergie et les émissions de
gaz à effet de serre. Rappelant la disponibilité
d'alternatives convenables pour le remplacement du bromure
de méthyle, il a expliqué que le processus de son
élimination a été prolongé par un approvisionnement
abondant en bromure de méthyle. Il a conseillé les pays
industrialisés à améliorer leurs mesures incitatrices pour
la commercialisation des alternatives au bromure de méthyle,
et a déclaré que toutes les Parties devraient planifier
l'élimination totale de cette substance d'ici trois à six
ans.
Le Groupe d'Evaluation
des Effets Environnementaux (GEEE):
Jan van der Leun, Coprésident du GEEE, a annoncé que le
Coprésident Manfred Tevini (Allemagne) a démissionné de son
poste et que Janet Bornman (Danemark) est la nouvelle
Coprésidente du GEEE. Il a noté que les nouvelles études du
GEEE confirment que l'appauvrissement de la couche d'ozone
affecte les organismes vivants et que les radiations UV B
augmentent les cas de cancer de la peau et de cataractes.
Le Groupe d'Evaluation
Scientifique (GES): Ayité-Lô
Ajavon, du GEET, a parlé des prévisions selon lesquelles le
trou de la couche d'ozone pourrait disparaître en une
cinquantaine d'années, avec la baisse des quantités de SNO
dans l'atmosphère. Il a noté que la question clé à résoudre
est de savoir comment les changements climatiques
influenceront-ils la réhabilitation de la couche d'ozone.
Le Groupe d'Evaluation
Economique et Technique (GEET):
Le Coprésident du GEET, José Pons Pons (Venezuela) a
présenté le Rapport du GEET pour 2003, et a noté que la
meilleure approche pouvant être adoptée pour l'élimination
des CFC des IDM est celle consistant à améliorer la
coopération entre les gouvernements et les industries, en
vue de déterminer un calendrier pour la suppression de
groupes particuliers de CFC, des marchés.
Miguel Quintero,
du GEET, a noté que le marché des mousses continue à
s'accroître avec l'augmentation de la demande d'isolant à
haute performance.
Gary Taylor, du
GEET, a rappelé que davantage d'efforts, par le secteur de
l'aviation et d'autres industries, sont nécessaires pour la
mise en place de partenariats axés sur l'établissement de
lieux appropriés pour le magasinage des halons.
Marban Mendoza,
du GEET, a fait remarquer qu'il existe des solutions
alternatives au bromure de méthyle et que nombre de Parties
visées à l'Article 5 ont acquis, à travers des projets de
démonstration, une expertise prouvant que les barrières
posées aux alternatives du bromure de méthyle peuvent être
levées, en quelques années.
Masaaki Yamabe,
du GEET, a rapporté que la COT chargé des solvants a réussi
à vaincre les difficultés techniques entravant l'élimination
des solvants nocifs à l'ozone, les peintures et les
adhésifs, et que par conséquent, le GEET est en train de
clore la mission de cette COT; Le reste des questions liées
aux solvants, sera pris en charge par une nouvelle COT
chargée des utilisations et des processus chimiques.
Lambert
Kuijpers, du GEET, a informé que le rapport spécial du GEET/Groupe
intergouvernemental sur les changements climatiques,
concernant le lien entre la sauvegarde de la couche d'ozone
et les changements climatiques de la planète, requis par la
RdP-14, sera émis en 2005.
LES RAPPORTS
DES AGENCES D'EXECUTION: Le PNUD
a indiqué qu'il a mené plus de 1000 activités pour la
promotion de la réussite du Traité de Montréal, et qu'il
est, actuellement, en train de travailler, avec les
gouvernements, sur une vingtaine de plans nationaux axés sur
la mise en application. La représentante a ajouté que le
PNUD est prêt à aider les Parties visées à l'Article 5 à
s'acquitter de leurs obligations particulières.
Le PNUE a
introduit son Programme d'aide à la mise en conformité (PAMC),
conàu pour la fourniture de services évolutifs permettant de
répondre aux besoins émergeant des pays en développement
Parties. Parlant des programmes d'aides, il a mis en relief:
la promotion des partenariats, l'amélioration de la prise de
conscience du public et l'élaboration de stratégies
nationales.
L'ONUDI a
déclaré qu'il a mené plus de 600 projets axés sur les SNO,
dans 68 pays, avec une focalisation sur les Parties visées à
l'Article 5, en matière de soutien technique et
institutionnel, ainsi que sur le suivi du transit des SNO.
La Banque
mondiale a indiqué avoir déboursé 52 millions de dollars
pour les projets axés sur la réduction et l'élimination
progressive des SNO. Le représentant a confirmé que la
Banque est engagée dans l'exploration des domaines
nécessitant une aide et qu'elle est en train de coopérer
étroitement avec les pays clients.
Le Fond mondial
pour l'environnement (FEM) a déclaré avoir donné son
approbation à des projets à hauteur de 160 millions de
dollars visant à aider les Parties à concrétiser les
obligations du Traité, dont le gros est destiné aux pays en
transition économique.
EXPOSE DU
COMITE EXECUTIF DU FONDS MULTILATERAL:
Tadanori Inomata, Président du Comité exécutif du Fonds
multilatéral, a rapporté que pour la triennale 2003-2005, le
Fonds multilatéral a été réapprovisionné par un montant de
573 millions de dollars. Il a mis en relief la focalisation
du Comité sur la planification des affaires de manière
facilitant la fourniture des ressources aux domaines qui en
ont le plus besoin, en particulier pour les Parties visées à
l'Article 5. Il a ensuite parlé de la nécessité d'améliorer
le processus de recrutement du responsable du Fonds
multilatéral.
DECLARATIONS
DES DELEGATIONS: Au cours des
deux jours du segment de haut niveau, les délégués ont
entendu des déclarations de 17 ministres et autres chefs de
délégation.
De nombreux
pays ont accueilli favorablement l'approbation de
l'interprétation de l'Amendement de Pékin, relative aux HCFC,
et ont exprimé leur gratitude au Fonds Multilatéral, pour le
soutien financier fourni pour la couverture de l'élimination
des SNO.
La Chine,
l'Inde, la Jordanie et le Sri Lanka a souligné la nécessité
de prendre des mesures de précaution, permettant de prévenir
le commerce illicite des SNO.
L'Iran a mis en
exergue la coopération entre les agences d'exécution. Le
Nigeria a souligné que les Parties visées à l'Article 5 sont
requises de détruire les SNO et que le Fonds multilatéral
doit les aider à le faire. L'Indonésie a déclaré que le
programme d'élimination des SNO, approuvé dans le Traité de
Montréal, doit être mis en œuvre par les Parties. Le Japon a
déclaré qu'il pense que les pays industrialisés doivent se
montrer en exemple et honorer les obligations qui sont les
leurs, dans le cadre du Traité de Montréal. Le Chili a
déclaré qu'il est en train d'éliminer les SNO, notamment le
bromure de méthyle et les CFC, et, a résumé les activités
menées par son pays, dans ce domaine, qui sont soutenues par
le Fonds multilatéral.
La
représentante des Philippines a noté l'importance de la
coopération internationale pour la protection de la couche
d'ozone, et, avec le Botswana, a déclaré que les Parties
devraient se pencher sur les implications sociales des
mesures visant à réduire les SNO. Elle a précisé que
l'élimination du bromure de méthyle boit s'effectuer de
manière graduelle, aux fins de prévenir une aggravation de
la pauvreté dans nombre de pays en développement. La Côte
d’Ivoire a fait part de ses réserves concernant
l'élimination de la consommation de bromure de méthyle, qui
porterait préjudice à l'économie du pays et a demandé
l'octroi d'exemptions pour résoudre ce problème.
L'Ouganda a
déclaré que des EUC de bromure de méthyle devraient être
accordées aux pays en développement, et a appelé à une aide
financière continue et à un transfert des technologies, pour
permettre la mise en conformité avec les traités de l'ozone.
Le Rwanda a déclaré que son gouvernement est engagé en
faveur de la coopération avec d'autres pays pour la mise en
application du Traité. Le Bangladesh a mis en relief les
interconnexions entre les questions de l'ozone et celle des
changements climatiques
Au nom des
Petits Etats Insulaires du Pacifique, Kiribati a déclaré
qu'une stratégie régionale est essentielle aux petits pays,
pour la mise en œuvre du Traité. La République Démocratique
Populaire du Laos a mis l'accent sur la nécessité de plans
d'action nationaux, axés sur les SNO. Le Brésil a déclaré
que le régime de l'ozone respecte le principe des
responsabilités communes mais différenciées, en tenant
compte des décalages existants entre les pays, quant aux
quantités consommées de SNO et quant à l'accès aux
technologies. La Fédération de Russie a signalé être en
train de mettre en place, avec les agences d'exécution, une
initiative visant à garantir l'arrêt définitif de la
production de SNO.
La Jordanie a
indiqué avoir éliminé 90% des utilisations de SNO dans le
secteur industriel, et avoir également remplacé l'usage du
bromure de méthyle, par les alternatives disponibles. La
Colombie a suggéré que le Secrétariat de l'Ozone maintienne
un contact étroit avec diverses organisations
internationales et, en particulier, avec l'Organisation
mondiale du commerce (OMC) et l'Organisation pour
l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), pour empêcher que les
décisions de la RdP deviennent un obstacle du commerce
international. Le Soudan a déclaré que le Fonds
Multilatéral devrait être en mesure d'accroître ses
financements destinés à l'élimination des SNO et a souhaité
voir mises en application, les décisions prises à cette
réunion, en particulier, celles ayant trait à l'Amendement
de Pékin.
La
représentante des Etats-Unis s'est déclarée fortement en
faveur du Traité de Montréal et a affirmé que la désignation
des EUC de bromure de méthyle ne le déstabilisera pas ce
dernier. Elle a encouragé les Parties à approuver les
désignations présentées par les Etats-Unis, telles
qu'allouées par le GEET, puisqu'il n'existe pas de
substituts du bromure de méthyle, disponibles pour les
agriculteurs. Le délégué de l'Ukraine a déclaré que son
pays a interdit l'import et l'export des SNO les plus
dangereux. Il a fait l'éloge du FEM, pour le soutien qu'il
apporte à son pays dans l'acquisition des technologies sans
risques applicables à l'ozone.
La Communauté
européenne (CE) a souligné: que les SNO devraient être
éliminées dans les meilleurs délais possibles; que les
exemptions ne devraient pas avoir un caractère permanent;
et, que les désignations d'EUC devraient décroître d'année
en année. L'Italie, intervenant au nom de l'Union européenne
(UE), a vigoureusement encouragé les Parties à ratifier tous
les traités ayant trait à l'ozone, en vue de s'assurer du
plein fonctionnement du Traité de Montréal. Le délégué de la
République de Corée a déclaré que la ratification de
l'Amendement de Pékin par son pays, peut être espérée en
2004.
La Suisse a
souligné que les exemptions ne doivent pas servir à aider
les Parties à poursuivre ou à accroître leur production et
consommation de SNO; et qu'autrement cela sera en
contradiction avec les objectifs du Traité.
Le Cambodge a
appelé à un soutien financier et technique en vue de la
concrétisation du but consistant à éliminer les CFC en 2010.
Le délégué de la Namibie a rapporté que son gouvernement a
récemment ajouté des SNO dans la législation régissant
l'import et l'export. L'Egypte a déclaré qu'éliminer le
bromure de méthyle et trouver des alternatives constituent
une entreprise très difficile, et a appelé à la création de
capacités dans les pays en développement. Le Pakistan a
déclaré qu'il a entrepris une campagne nationale vigoureuse,
pour le soutien de toutes les initiatives de protection de
l'ozone de la communauté internationale. Le délégué de la
Somalie a appelé les organes internationaux à aider son pays
à créer les institutions nécessaires à la mise en œuvre du
Traité. L'Agence des Investigations Environnementales a
exhorté les Parties de transit, à accroître leurs efforts
visant à interdire le commerce illégal, et a mis en garde
que le stockage représente un sérieux problème, auquel il
faut faire face.
DECISIONS DE LA
RDP-15
Vendredi, les
délégués prenant part au segment de haut niveau ont procédé
à l'adoption de décisions décrites ci-après.
ETUDE SUR LA
GESTION DU MECANISME DE FINANCEMENT DU TRAITE DE MONTREAL:
Lundi, le Secrétariat a introduit le projet de décision,
accompagné des termes of référence de l'étude (UNEP/OzL.Pro/WG.1/23/5).
Le projet de décision avait été, à l'origine, soumis par
l'Australie, le Japon et l'UE. Le Japon a souhaité avoir des
éclaircissements sur le financement de l'étude. L'Italie,
au nom de l'UE, a suggéré de reporter le débat de fond
autour de ce sujet, en attendant la soumission d'un papier
de conférence officiel par l'UE (CRP). L'après-midi, l'UE a
présenté un projet de décision révisé (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.4)
et les Parties ont approuvé la suggestion du Japon,
d'ajouter le terme “jusqu'à hauteur de,” devant le chiffre
de 500000 dollars. Le projet de décision a été approuvé.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) approuve les termes de référence de
l'étude, établit un comité d'organisation composé de six
membres, pour la sélection d'un consultant et la supervision
des travaux, et approuve, jusqu'à 500000 dollars, dans le
budget de 2004, pour l'étude. Le rapport final de l'étude
doit être mis à la disposition de la RdP-16.
EXEMPTIONS
DES SNO, DES MESURES DE CONTROLE:
Exposé présenté par les GEET/COT sur le Bromure de
Méthyle: Lundi, le Coprésident du GEET, Jonathan Banks
(Australie) a présenté le Rapport Complémentaire du GEET
concernant les Désignations pour Usage Crucial, au titre de
2003 (DUC). Le rapport indique que 12 Parties ont soumis un
nombre total de 95 DUC, totalisant 14903 tonnes métriques de
bromure de méthyle. Après avoir procédé à l'examen et à
l'évaluation de toutes les DUC, la COT du GEET, chargée de
la question du Bromure de Méthyle, a recommandé que les DUC
soient approuvées pour une année seulement, soulignant
qu'une approbation pour une période de temps supérieure à
une année, risquerait de décourager la mise au point et
l'adoption des alternatives. Dans le rapport, la COTBM/GEET
a classé les DUC dans quatre catégories, comme suit:
Recommandées, Notées, Incapable de recommander, et incapable
d'évaluer. A signaler que la catégorie des DUC “Notées” est
une catégorie nouvellement introduite. Il a indiqué, par
ailleurs, que la COTBM/GEET souhaite obtenir, de la part des
Parties, des orientations concernant ces sujets, y compris:
les mesures communes de faisabilité économique; les lignes
directrices régissant la comptabilisation nécessaire à
l'établissement des rapports annuels; et, le traitement des
désignations pour usage crucial, qui sont plus grandes que
celles historiques. Elle cherche à obtenir également, des
pourvoyeurs alternatifs, des données validant le fait que
les utilisations cruciales de bromure de méthyle, peuvent
être éliminées.
Mardi, la
Coprésidente Nolan a invité les délégués à présenter leurs
commentaires sur les exposés faits par la COTBM/GEET au
cours de la journée du lundi. Le Canada, la Nouvelle Zélande
et les Etats-Unis ont fait part de leur préférence pour une
désignation pluriannuelle pour les DUC pour éviter la
duplication du travail du GEET. La Norvège, la Suisse et
d'autres pays ont plaidé pour une approbation annuelle
uniquement. La CE a proposé que les désignations de DUC
plafonnent à un maximum de 30% de la consommation totale de
chaque pays. Le délégué des Etats-Unis a argué que le
concept du plafonnement à 30%, n'a aucune justification
juridique. Le Canada a souligné que ce concept outrepasse
les dispositions du traité sur l'ozone. Le Japon a déclaré
que 30% est une valeur trop élevée.
Le Mexique,
appuyé par l'Argentine et le Guatemala, a déclaré que les
DUC risquent de poser des difficultés aux Parties visées à
l'Article 5 et d'affecter leur capacité à être compétitifs
sur le marché international, et que l'exemption aboutira à
une augmentation de la consommation de Bromure de Méthylène.
L'Australie a indiqué que le GEET devrait bénéficier
davantage d'informations pour pouvoir faire des
recommandations valides. Le représentant du Conseil pour la
Défense des Ressources Naturelles a mis en garde contre le
risque de voir les DUC, amener les Parties à revenir sur
leur engagement à procéder à l'élimination progressive du
Bromure de Méthylène. Le représentant de l'Association des
Planteurs de Framboises de Californie, a mis en exergue le
besoin des agriculteurs en matière de DUC. Le représentant
de l'industrie de fumigation a déclaré que ceux qui
souhaitent l'élimination du bromure de méthylène ne doivent
pas être punis par des subventions accordées aux DUC. L'UE a
indiqué qu'elle rédigera un projet de décision sur ce sujet.
Un groupe de contact sur les EUC de bromure de méthyle, a
été établi. Il n'est parvenu à aucun accord. En conséquence
de quoi, la question a été renvoyée à la réunion
extraordinaire proposée de la RdP-15.
Désignation
des Exemptions pour Usage Crucial du Bromure de Methyle:
Lundi, les Parties se sont penchées sur une proposition
avancée par l'Algérie et la Tunisie concernant
l'élimination du bromure de méthyle utilisé pour la
fumigation des dattes fraîches, et l'indisponibilité
d'alternatives faisables. L'Algérie et la Tunisie ont
confirmé leur volonté de demeurer en conformité avec le
Traité de Montréal et, ont appelé les Parties à les aider à
trouver une solution.
Le Japon,
appuyé par plusieurs autres pays, a suggéré au GEET
d'analyser ce sujet, de manière à ce que les Parties
puissent être en meilleure position pour décider, et a noté
que la question du respect des obligations peut être
examinée plus tard. La Suisse a proposé que le GEET
établisse la question de savoir si des alternatives
existent, et que la Commission sur la mise en œuvre se
penche sur le sujet, en tenant compte des priorités. Un
groupe de contact restreint, composé des Parties intéressées
et conduit par la Tunisie, s'est réuni pratiquement, en
continu, du lundi au vendredi, mais n'est parvenu à aucun
accord sur la désignation des EUC. Jeudi après-midi, le
groupe de contact sur la désignation des EUC de bromure de
méthyle et le groupe de contact sur les conditions d'octroi
des EUC de bromure de méthyle ont été fusionnés en un seul
groupe de contact, aux fins de simplifier les négociations.
Vendredi, après
que l'échec du groupe de contact, la CE a présenté deux
projets de décisions concernant les catégories techniques
devant être utilisées par le GEET, lors de l'examen des
utilisations cruciales du bromure de méthyle (UNEP/OzL.Pro.15/
CRP.26), et concernant la convocation d'une session
extraordinaire de la RdP (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.27). La CE a
suggéré d'introduire des amendements dans les PSC.26 et
PSC.27 pour, entre autres, garantir que le financement de la
présence des experts soit prélevé sur l'excédent budgétaire.
Le Canada a apporté son appui à la proposition et a suggéré
que la session extraordinaire de la RdP ait lieu à Montréal,
au Canada. Steven Anderson, du GEET, a proposé de modifier
les dates de la réunion de la COT sur le bromure de méthyle
et de la publication de son rapport concernant cette
question. Il a également indiqué qu'il comprend la
frustration des Parties à l'égard des catégories établies
par le GEET pour les désignations de bromure de méthyle, en
particulier, celles répertoriées comme étant “notées,” et a
fait observer que les catégories peuvent être reclassées, de
manière à devenir plus décisives. Le projet de décision UNEP/OzL.Pro.15/CRP.26
a été adopté tel qu'amendé par la CE, le Canada et le GEET.
Le projet de décision UNEP/OzL.Pro.15/CRP.27 a également été
adopté.
Les
Décisions Finales: La
décision (UNEP/OzL.Pro.15/ CRP.26) invite les Parties ayant
des désignations classées comme étant “notées” dans le
Rapport Complémentaire du GEET, de 2003, à soumettre les
données ayant trait aux commentaires de la COT sur le
Bromure de Méthyle, concernant ces utilisations, assorties
d'éclaircissements additionnels devant être fournis par
cette COT, si les Parties le requièrent. Elle demande
également au GEET de procéder au reclassement des
désignations pour usage crucial, du bromure de méthyle, dans
des catégories “recommandées,” “non recommandées” ou
“incapables d'évaluer,” en suivant les procédures établies
pour les utilisations essentielles.
La deuxième
décision (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.27) porte sur la convocation
d'une session extraordinaire de la RdP, à tenir du 24 au 26
mars 2004, à Montréal, au Canada, pour la discussion des
questions suivantes:
-
l'ajustement du Traité de Montréal en fonction des
nouvelles réductions particulières intérimaires du
bromure de méthyle, applicables aux Parties visées à
l'Article 5, au titre de la période au-delà de 2005;
-
les
désignations des EUC de bromure de méthyle;
-
les
conditions d'octroi et l'établissement des rapports
concernant les EUC de bromure de méthyle; et
-
la
considération des procédures de travail de la COT sur le
Bromure de Méthyle, ayant trait à l'évaluation des
désignations des EUC.
Le délégué des
Etats-Unis a souligné le besoin d'établir un mécanisme
visant à encourager les Parties à supprimer le bromure de
méthylène. Le Canada s'est déclaré d'avis que les Parties
visées à l'Article 5 et les Parties non-visées à l'Article 5
doivent être traitées séparément. Le Burkina Faso a déclaré
que des consultations privées devraient être menées avec la
Banque Mondiale et avec le Fonds monétaire international, en
vue de concilier les considérations ayant trait au bromure
de méthylène, à l'environnement, au développement et aux
plans de privatisation. La Suisse a évoqué la nécessité:
d'une étude menée par le GEET sur l'impact économique des
exemptions du bromure de méthylène, sur les Parties visées à
Article 5; et de critères pour l'approbation des exemptions
dans le cadre de l'Article 2 (mesures de contrôle). La Chine
a déclaré que le GEET devrait mener une étude sur le point
de savoir si une technique alternative est disponible et,
avec le Salvador, a suggéré l'établissement d'un groupe de
contact pour un examen approfondi de ce sujet.
Les
Conditions d'Octroi des EUC de Bromure de Méthyle:
Lundi, les délégués ont débattu de la proposition présentée
par la République dominicaine à la GTCNL-23, concernant
l'octroi des EUC de bromure de méthyle ainsi que de la
requête adressée au GEET, de procéder à l'étude des
implications économiques et environnementales de ces
exemptions. Le Costa Rica, le Kenya et la Tunisie ont
apporté leur appui à la proposition, soulignant la nécessité
d'accorder des exemptions aux Parties visées à l'Article 5.
L'Argentine a proposé une période d'exemption ne dépassant
pas une année. La CE a fait part de ses appréciations quant
aux difficultés rencontrées par certains pays dans leurs
efforts visant à l'élimination du bromure de méthylène, et a
suggéré l'établissement d'un groupe de contact pour
l'élaboration d'une proposition.
Jeudi, le
groupe de contact sur les désignations pour usage crucial,
du bromure de méthyle et le groupe de contact sur les
conditions d'octroi des EUC de bromure de méthyle, ont été
fusionnés en un seul groupe de contact. Les débats et la
décision finale du groupe de contact conjoint, sont résumés
plus haut, dans le paragraphe consacré aux “Désignations des
Exemptions pour Usage Crucial du Bromure de Méthyle".
Utilisations
Essentielles des Substances sous Contrôle:
Lundi, le Secrétariat a indiqué que sept Parties ont requis
des exemptions pour utilisations essentielles au profit des
IDM, au titre de l'année 2004 et 2005. Le porte-parole a
noté que la requête de la Pologne englobe également
l'exemption pour usage essentiel, destiné à des utilisations
d'analyse de laboratoire. Les recommandations du GEET
d'approuver ces requêtes ont été examinées par la GTCNL-23,
qui a également recommandé leur approbation, par la RdP-15.
Au sujet de la
demande d'exemption pour usage essentiel, formulée par la
Pologne au titre des exercices 2004 et 2005, pour les IDM
fonctionnant aux CFC, la CE a demandé aux Parties de lui
transférer ces désignations, compte tenu de l'accession de
la Pologne. Au sujet des désignations soumises par les
Etats-Unis, l'UE et la Suisse ont demandé pourquoi cette
demande porte sur une quantité plus importante que celle
consommée en 2002. Le délégué des Etats-Unis a répondu que
la demande de son pays prend en ligne de compte, le scénario
du pire des cas pouvant se présenter, dans la demande d'IDM
fonctionnant aux CFC, nécessaires à la production de
médicaments vitaux pour ses citoyens. Le projet de décision
a été approuvé.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) autorise les niveaux de production et
de consommation mentionnés dans son annexe, dans le cadre
des utilisations essentielles de CFC pour les IMD et des
utilisations en laboratoire et analytiques. La décision
accorde également des exemptions pour les situations
d'urgence.
Promotion de
la Clôture des Désignations pour Utilisations Essentielles
des IMD: Lundi, l'UE a présenté
un projet de décision (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.1) visant à
renforcer les procédures d'évaluation et d'autorisation des
quantités demandées à titre d'usage essentiel, et à
promouvoir par-là même la suppression des IDM fonctionnant
aux CFC, dans les meilleurs délais possibles. La Nouvelle
Zélande a affirmé avoir accompli de grands progrès dans la
transition vers des IDM sans CFC. La Fédération de Russie a
souligné que les produits IDM doivent être disponibles à des
prix acceptables, notant que les nouveaux IDM sans CFC sont
extrêmement chers. La Chine, appuyée par le Brésil et
l'Iran, a argué qu'il n'est pas réaliste de penser à la
suppression des IDM fonctionnant aux CFC, avant la date
butoir proposée, et que le projet de décision proposé ne
devrait être applicable qu'aux seules Parties visées à
l'Article 2. Le Consortium Pharmaceutique International
Aérosol, a apporté son appui à la proposition de l'UE, et a
noté qu'il a investi des ressources dans la recherche et la
mise au point, d'alternatives pour les IDM aux CFC, mais
qu'il ne pouvait apporter son appui à la proposition,
arguant qu'elle affecterait de manière défavorable le
secteur de la santé. L'Australie, le Nigeria et la Suisse
ont accueilli favorablement l'idée d'une transition vers des
IDM débarrassés des CFC. Le délégué des Etats-Unis a apporté
son soutien à l'élimination des IDM fonctionnant aux CFC,
mais s'est déclaré inquiet quant aux effets défavorables sur
la santé publique, et a fait objection à l'idée de fixer
pour l'élimination, l'année 2007, comme date butoir. Le
Canada a déclaré partager les préoccupations des Etats- Unis
et a fait remarquer que les pays ne disposent pas tous des
mêmes systèmes de soins sanitaires et d'homologation des
produits pharmaceutiques, et que cela risque de poser des
difficultés au processus d'élimination des IDM.
La Fédération
de Russie a souligné que les produits IDM doivent être mis à
disposition à des prix abordables, faisant remarquer que
les nouveaux IDM sans CFC sont chers. La Chine, appuyée par
le Brésil et l'Iran, a argué qu'il n'est pas réaliste de
songer à éliminer les IDM fonctionnant aux CFC, avant la
date butoir proposée, et que le projet de décision proposé
ne devrait être applicable qu'aux seules Parties visées à
l'Article 2. Le Consortium Pharmaceutique International sur
les Produits fonctionnant à l'Aérosol, a apporté son appui à
la proposition de la CE, et a souligné qu'il continue à
investir des ressources dans la recherche et la mise au
point d'alternatives, pour les IDM fonctionnant aux CFC. Le
Coprésident Klaly a établi un groupe de contact, modéré par
l'UE et le Canada, chargé d'examiner la proposition, de
suggérer un délai approprié pour le processus d'élimination
des IDM fonctionnant aux CFC.
Mardi, le
Canada a rapporté que le groupe de contact sur les IDM
fonctionnant aux CFC, a basé son débat sur la proposition de
la CE. Mercredi, une révision du projet de décision
(UNEP/OzL.Pro.15/CRP.1/Rev.1) a été distribuée, mais n'a pas
pu être débattue. Vendredi, elle a été adoptée, après des
consultations.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) demande aux Parties non-visées à
l'Article 5, de préciser les ingrédients actifs, le marché
ciblé pour la vente ou la distribution et la quantité de CFC
requise, dans les soumissions des désignations des
exemptions pour usage essentiel, de CFC destinés aux IDM,
ainsi que les dates où elles entendent cesser de présenter
ces désignations. La décision demande également au GEET de
faire des recommandations sur ces désignations. Le plan de
suppression progressive stipule qu'aucune quantité de CFC
pour usage essentiel, ne sera autorisée après la RdP-17, si
les Parties non-visées à l'Article 5 ne soumettent pas, au
Secrétariat, dans un délai lui permettant d'être examiné par
la GTCNL-25, le plan d'action pour l'élimination des
utilisations domestiques des IDM contenant des CFC, dans
lesquelles l'unique ingrédient actif est le salbutamol.
Examen de
Nouvelles Utilisations Exemptées de Substances Contrôlées,
au titre d'Agents de Conditionnement:
Lundi, la Coprésidente Nolan a présenté deux projets de
décisions parrainés par les Etats-Unis portant: l'un, sur la
liste des utilisations de substances contrôlées, au titre
d'agents de conditionnement (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.16);
l'autre, sur les agents de conditionnement
(UNEP/OzL.Pro.15/CRP.17). L'Argentine a présenté une autre
proposition portant sur l'utilisation du
bromo-chloro-méthane (BCM) dans la production du Losartan,
comme agent de conditionnement (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.3). Le
délégué des Etats-Unis a donné des éclaircissements sur les
deux projets de décisions: le premier, demande au GEET, de
procéder, une fois par an, à un examen des demandes soumises
par les Parties, pour l'adjonction de nouveaux procédés, à
la liste des agents de conditionnement figurant dans la
Décision X/14; le second, renferme une proposition de
révision du Tableau A de la Décision X/14, qui dresse la
liste des utilisations des substances contrôlées, agréées au
titre d'agents de conditionnement.
Gary Taylor,
Président de la Commission issue du
GEET, chargée des Agents de Conditionnement, a déclaré que
le GEET a établi une commission chargée du traitement des
agents de conditionnement, parce que toutes les décisions
ayant trait à ce sujet sont inscrites dans un cadre temporel
limité. Il a rappelé que les Parties n'ont présenté aucune
demande à la commission, depuis son rapport présenté en
2002, et a noté que le GEET a proposé l'établissement d'une
nouvelle commission sur les options techniques ayant trait
aux utilisations et aux procédés chimiques, pour s'occuper
de l'intégration des questions incluant celles des agents de
conditionnement des stocks d'alimentation animale, des
technologies de destruction, des utilisations laborantines
et analytiques, des solvants et des CTC.
La Fédération
de Russie a fait état d'un manque d'information, quant aux
effets exercés par les agents de conditionnement, sur la
couche d'ozone. La Coprésidente Nolan a indiqué que la
question sera examinée lorsque les Etats-Unis présenteront
leur proposition révisée.
Mercredi, les
délégués ont procédé à l'examen des deux projets de
décisions. Plusieurs d'entre eux ont fait part de leur appui
en faveur des projets. En réaction au commentaire fait par
le Japon, le délégué des Etats-Unis a clarifié que nombre
d'agents de conditionnement figurant dans la liste, sont
utilisés et proposés à la fois par des Parties visées et des
Parties non-visées à l'Article 5. Le Japon a indiqué que les
deux derniers agents de conditionnement, de la liste
figurant dans le PSC.17, n'ont pas été examinés, de manière
formelle, par le GEET. Après des éclaircissements fournis
par les Etats-Unis et par le GEET, le Japon a accepté
l'inclusion de ces agents, entendu que tous les agents de
conditionnement portés sur la liste, doivent, à l'avenir,
être examinés de manière formelle, par le GEET. Les deux
projets de décisions ont été approuvés. L'Argentine a
accepté de retirer sa proposition (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.3)
qui portait sur le même sujet.
La
Décision Finale: La décision
concernant la liste des utilisations de substances
contrôlées, au titre d'agents de conditionnement (UNEP/OzL.Pro.15/L.2)
adopte la liste des utilisations, sous forme de révision du
Tableau A de la décision X/14. La décision concernant les
agents de conditionnement demande au GEET de procéder à
l'examen des requêtes soumises au titre d'utilisations
particulières, en appliquant les critères figurant dans la
Décision X/14 de la RdP, et de formuler, annuellement, à
l'intention des Parties, des recommandations concernant les
utilisations qui pourraient être ajoutées ou ôtées du
Tableau A. La décision rappelle également aux Parties visées
et aux Parties non-visées à l'Article 5, de présenter un
rapport sur l'utilisation de substances contrôlées, au titre
d'agent de conditionnement, sur les niveaux des rejets émis
de ces utilisations, et sur les technologies d'endiguement,
utilisées pour minorer ces rejets. La décision demande au
GEET de présenter à la GTCNL-25 et à partir de là, une fois
tous les deux ans, un rapport sur les progrès accomplis dans
la réduction des rejets de substances contrôlées, découlant
des utilisations au titre d'agents de conditionnement, et
sur l'état d'avancement de la mise au point et de la mise en
œuvre des techniques de réduction des rejets et des procédés
alternatifs qui n'utilisent pas des SNO.
Les
Utilisations Laborantines et Analytiques:
Les débats de la journée du lundi ont porté sur les
propositions des Etats-Unis et de la CE concernant
l'élargissement des exemptions globales accordées au titre
d'utilisations laborantines et analytiques, de manière à y
inclure un certain nombre de substances relevant du Traité.
Mercredi, la CE a présenté le projet de décision (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.19),
qui proroge les exemptions globales accordées au titre des
utilisations laborantines et analytiques, au 31 décembre
2007, et qui demande au GEET de présenter un rapport annuel
sur les procédés qui peuvent être appliqués, sans recourir à
des substances contrôlées. La décision a été approuvée.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) proroge, en vertu des conditions
établies dans l'Annexe II du rapport de la RdP-6, les
exemptions globales accordées au titre des utilisations
laborantines et analytiques, au 31 décembre 2007. Elle
demande aussi au GEET, de présenter des rapports annuels sur
la mise au point et la disponibilité de procédés laborantins
et analytiques, qui peuvent être appliqués sans recours aux
substances contrôlées listées dans les Annexes A, B et C
(groupe II et groupe III) du Traité.
IMPLICATIONS
DE L'ENTREE EN VIGUEUR DE L'AMENDEMENT DE PEKIN:
Lundi, le délégué des Etats- Unis a rapporté que le dimanche
8 novembre, 33 pays ont pris part au groupe de contact sur
cette question. Il a affirmé que la session a été productive
et que le groupe de contact présentera un rapport à la
Plénière. Mardi, le délégué des Etats-Unis a présenté le
résultat du groupe de contact, figurant dans le document
UNEP/OzL.Pro.15/ CRP.15. Il a précisé que le groupe de
contact est parvenu à un accord, et a expliqué les quelques
modifications apportées au texte. De nombreux pays ont fait
part de leur appui en faveur du projet de décision, qui a
été approuvé, moyennant quelques amendements textuels
mineurs.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) établit, entre autres, que: le terme
“Etat non-Partie à ce Traité” ne s'appliquera pas aux
Parties visées avant le 1er janvier 2016, date à
partir de laquelle, les mesures applicables à la production
et à la consommation de HCFC, seront effectives pour ces
Parties; et que le terme “Etat non- Partie à ce Traité”
englobe tous les autres Etats et les organisations
régionales d'intégration économique qui n'ont pas accepté
d'être liés par les amendements de Copenhague et de Pékin.
AVANCEE DE
LA DATE LIMITE DE LA SOUMISSION DES RAPPORTS ANNUELS:
Mercredi, la CE a présenté la décision concernant l'avancée
de la date de soumission des rapports, qui propose la prise
d'un engagement à remettre un rapport sur les données
concernant la production et la consommation, le 30 juin, au
lieu du 30 septembre, qui sera suivi, plus tard, par un
amendement du Traité. L'Argentine, le Brésil, le
Bangladesh, le Nigeria, l'Indonésie et le Japon ont déclaré
préférer la conclusion d'un arrangement volontaire
provisoire. La Chine a fait référence aux procédures
nationales établies pour la collecte des données
statistiques, qui entravent la modification de la date
butoir, et la Fédération de Russie s'est déclarée prête à
soutenir la proposition de la CE, pourvu qu'une période
transitoire d'une ou deux années soit envisagée. Vendredi,
la CE a remplacé “requiert des” Parties par “invite” les
Parties, à soumettre des rapports. La Chine a fait part de
ses réserves quant à l'incapacité de son pays de répondre à
cette invitation du fait des conditions imposées, en matière
d'audit, par le Fonds Multilatéral. Les délégués ont
approuvé le projet de décision, en prenant note des
réserves de la Chine.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) invite les Parties à transmettre au
Secrétariat, les données concernant la production et la
consommation, dès que les chiffres sont disponibles, de
préférence le 30 juin de chaque année, au lieu du 30
septembre, comme requis actuellement par le Traité. Le
Secrétariat est requis de présenter aux Parties, un rapport
sur l'arrangement et sur ses effets bénéfiques sur le
travail de la Commission chargée de la mise en application,
visant à aider les Parties à déterminer l'utilité de
l'amendement apporté au Traité, de manière à conférer à la
proposition un effet légal.
ETAT ACTUEL
DES TECHNOLOGIES DE DESTRUCTION DES SUBSTANCES NOCIVES A L'OZONE
ET LE CODE DE BONNE INTENDANCE:
Mardi, la Coprésidente Nolan a déclaré que suite à la
Décision XIV/6 concernant les technologies de destruction
des SNO, le GEET et son Groupe de Travail sur les
Technologies de Destruction (GTTD) ont élaboré une mise à
jour du Code de bonne intendance. Elle a souligné qu'à la
GTCNL-23, l'Australie et le Japon ont proposé un projet de
décision visant à donner effet aux principales
recommandations du GTTD. L'Australie a indiqué que des
révisions mineures ont été effectuées, pour introduire dans
le code, des modifications appelant à une minimisation des
rejets émanant des stocks, avant leur destruction.
Le Salvador,
appuyé par le Kenya et le Pakistan, a fait part de ses
réserves concernant le fait que nombre de Parties visées à
l'Article 5 ne seront pas en mesure de donner suite aux
recommandations ayant trait aux technologies de destruction
des SNO, compte tenu de leur non-faisabilité économique.
L'Australie a répliqué que le projet de décision n'est pas
conçu pour les Parties visées à l'Article 5, étant donné que
le Traité de Montréal n'exige pas d'eux la destruction de
SNO. Notant que le projet de décision ne dit rien sur
l'établissement d'obligations pour les Parties visées à
l'Article 5, le Salvador et le Kenya ont déclaré qu'il
devrait exclure ces Parties, de manière plus explicite. La
Coprésidente Nolan a suggéré que l'Australie et le Japon
discutent de ce sujet avec le Kenya, le Salvador et le
Pakistan, et présentent un rapport à la plénière, plus tard
dans l'après-midi.
Mardi
après-midi, l'Australie a présenté le projet de décision
révisé (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.2/Rev.1), qui stipule que le
Traité de Montréal n'exige pas de ses Parties, la
destruction de SNO. Le Nigeria a demandé que les Parties
prennent note que si les Parties visées à l'Article 5 sont
requises de détruire les SNO et qu'il n'existe aucune
technologie disponible dans le pays, c'est le fonds
multilatéral qui devrait fournir les financements
nécessaires pour ce faire. Le projet de décision révisé a
été approuvé, en prenant note des réserves du Nigeria.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) dresse, dans son Annexe I, la liste
des procédés de destruction approuvés, propose des
substances devant faire l'objet d'un suivi et de
déclarations, lors de l'utilisation des technologies de
destruction (Annexe II), et établit un code de bonne
intendance (Annexe III), qui contient un descriptif des
mesures visant à s'assurer que les introductions de SNO dans
l'environnement, sont réduites au minimum. Le code englobe
des mesures encadrant la pré-livraison, l'arrivée à
l'établissement, l'essai et la vérification, l'emmagasinage
et le contrôle des stocks, la conception de l'établissement,
le contrôle quantitatif et qualité, l'entretien, et la
formation.
PLAN D'ACTION
POUR LA MODIFICATION DES CONDITIONS REGLEMENTAIRES REGISSANT
L'UTILISATION DES HALONS DANS LES NOUVEAUX FUSELAGES
AERONAUTIQUES: Lundi, le
Coprésident Klaly a introduit le projet de décision
présenté, par la CE, à la GTCNL-23, contenu dans le document
UNEP/OzL.Pro./WG.1/23/5, suite aux recommandations du GEET
concernant ce sujet. Le projet de décision a été approuvé.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) autorise les représentants du
Secrétariat de l'Ozone et du GEET à engager, avec les
organes pertinents de l'Organisation Internationale de
l'Aviation Civile, des discussions pour l'élaboration d'un
plan d'action, en temps opportun, pour permettre l'examen
de la possibilité de modifier les conditions réglementaires
régissant l'utilisation des halons dans les nouveaux
fuselages aéronautiques, et à présenter un rapport à la
RdP-16.
MANIPULATION
ET DESTRUCTION DES MOUSSES CONTENANT DES SNO, A LA FIN DE
LEUR VIE: Mardi, les délégués ont
planché sur deux projets de décisions (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.6
et CRP.7) portant sur ce sujet. Le PSC.7 proposait les
termes de référence de la mise à jour du Rapport du GEET
concernant la situation actuelle de la manipulation et de la
destruction des mousses contenant des SNO, à la fin de leur
vie. La CE et le Japon ont travaillé sur cette décision
durant la période intersessions, mais aucun consensus n'a
pu être atteint. Le Japon, en tant que parrain des projets
de décisions, a informé la réunion que, suite aux
consultations avec les experts du GEET, il est en train de
réécrire les libellés, et a demandé à reporter le débat.
Répondant à une demande d'éclaircissement du Canada, le GEET
a reconnu les problèmes techniques posés dans le cadre de la
proposition du Japon, indiquant, toutefois, que le GEET peut
accomplir le travail à travers sa Commission sur les Options
Techniques Relatives aux Mousses Rigides et aux Mousses
Souples, sans établir un groupe de travail supplémentaire.
Le GEET a également confirmé que les conclusions concernant
cette question, pourraient figurer dans son rapport attendu
en avril 2005.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) demande au GEET, de fournir, dans son
rapport régulier d'avril 2005, des données mises à jour
concernant la manipulation et la destruction des SNO
contenant des mousses d'isolation thermique, et d'éclaircir
les points distinctifs des diverses techniques de
destruction efficaces.Mardi après-midi, le Japon a annoncé
le retrait de son PSC.6, et a introduit sa proposition
révisée (UNEP/OzL.Pro/15/CRP.7/Rev.1). Le Japon: a souligné
qu'il n'insiste pas sur la production d'un rapport distinct;
et a précisé que le projet de décision révisé, demande au
GEET, d'intégrer des données mises à jour, dans son rapport
de 2005. La décision a été approuvée.
MISE A JOUR
SUR L'ETAT ACTUEL DES CLASSIFICATIONS ET ETIQUETAGE DES
SUBSTANCES CONTROLEES DANS LE CADRE DU TRAITE DE MONTREAL:
Mardi, le Secrétariat a présenté un papier contenant des
données mises à jour sur les codes douaniers de
l'organisation mondiale des douanes (OMD) applicables aux
SNO pures et aux mélanges de SNO (UNEP/OzL.Pro.15/INF/3).
La Finlande a
accueilli favorablement le papier du Secrétariat, mais
l'Australie, le Canada et les Etats-Unis ont noté la
nécessité d'examiner le sujet à l'échelon des pays, avant de
poursuivre les consultations entre les Parties. Ils ont
également fait part de leurs réserves concernant le
processus tel qu'il est recommandé par le Secrétariat. La
Chine a souligné l'importance de décourager le commerce des
SNO. Le délégué a encouragé l'octroi d'une attention
particulière à la question des compositions contenant des
CFC, et a souligné l'importance de renforcer la coopération
avec l'OMD. L'Iran a déclaré qu'un système de codes uniforme
était souhaitable, mais que les pays conservent leurs
systèmes nationaux, et a conclu que le document du
Secrétariat est arrivé trop tard. Observant que le Conseil
de l'OMD traitera de ce sujet en 2004, le Pakistan a indiqué
qu'il n'est pas approprié d'en discuter au cours de cette
réunion. La République dominicaine a proposé d'examiner le
problème de la classification et de l'étiquetage à l'échelon
régional.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) prend note de la soumission et
recommande la conduite de consultations bilatérales autour
de ce sujet.
SOUMISSION
DE RAPPORTS SUR LES DONNEES:
Mardi, le Secrétariat a présenté le projet de décision
contenant les données fournies par les Parties, conformément
à l'Article 7 du Traité de Montréal (UNEP/OzL.Pro.15/4).
Vendredi, les délégués ont approuvé le projet de décision.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) fait état de rapports satisfaisants
soumis par les Parties, au titre de l'exercice 2002, et
précise que 23 Parties n'ont pas encore soumis les leurs.
Elle encourage l'avancée de la date de soumission des
rapports, et leur transmission dès que les chiffres
deviennent disponibles.
RATIFICATION
DU TRAITE DE LA CONVENTION, ET SES AMENDEMENTS:
Mardi, le Secrétariat a présenté l'état d'avancement des
ratification/accession/acceptation/approbation des traités
consacrés à la protection de la couche d'ozone.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) fait état du nombre important de
ratifications de la Convention de Vienne et du traité de
Montréal, de 166 ratifications de l'Amendement de Londres,
154, de l'Amendement de Copenhague, 107, de l'Amendement de
Montréal, et 57, de l'Amendement de Pékin. La décision
encourage la participation universelle dans les traités.
ADHESION AU
COMITE SUR LA MISE EN ŒUVRE:
Vendredi, les Parties ont adopté la décision
(UNEP/OzL.Pro.15/ L.2) confirmant l'adhésion du Honduras, de
l'Italie, de la Lituanie, des Maldives et de la Tunisie,
dans le Comité sur la Mise en Œuvre, pour une période
additionnelle d'un an, et sélectionnant l'Australie, Belize,
l'Ethiopie, la Jordanie et la Fédération de Russie, comme
membres du Comité, pour une période de deux ans, à compter
du 1er janvier 2004. La Tunisie a été choisie
comme Président et l'Italie, comme Vice-président et
Rapporteur du Comité sur la Mise en Œuvre, pour une année,
la date d'effet commençant le 1er janvier 2004.
L'ADHESION
AU COMITE EXECUTIF DU FONDS MULTILATERAL:
Vendredi, les Parties ont adopté la décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) pour endosser la sélection de:
l'Autriche, Belgique, Canada, Hongrie, Japon, Royaume-Uni et
Etats-Unis, comme Parties non-visées à l'Article 5, membres
du Comité Exécutif; et de: L'Argentine, Bangladesh, Chine,
Cuba, Iran, Maurice et Nigeria, comme Parties visées à
l'Article 5, membres du même Comité, pour une durée d'un
an, avec date d'effet commençant le 1er janvier
2004. L'Argentine a été retenue pour agir en tant que
Président du Comité Exécutif, et l'Autriche, en tant que
Vice-président, pour une période d'un an, à partir du 1er
janvier 2004.
LES
COPRESIDENTS DU GTCNL: Vendredi,
les Parties ont adopté la décision (UNEP/OzL.Pro.15/L.2)
endossant la sélection de Jorge Leiva (Chili) et de Janus
Kozabiewicz (Pologne), comme vice-présidents du GTCNL, pour
2004.
LES
QUESTIONS TOUCHANT AU NON-RESPECT DES DISPOSITIONS,
EXAMINEES PAR LE COMITE SUR LA MISE EN ŒUVRE:
Mercredi, Patrick McInerney (Australie),
Président du Comité sur la Mise en Œuvre, a présenté un
rapport sur les questions de non-respect des dispositions,
traitées au cours de sa 31ème réunion, tenue du 5
au 7 novembre 2003, et a présenté le document UNEP/OzL.Pro.15/CRP.10,
qui contient un certain nombre de projets de décisions,
portant, entre autres, sur:
-
les données
et renseignements fournis par les Parties;
-
les cas
potentiels de non-respect des dispositions, associés à
une consommation de substances contrôlées listées dans
l'Annexe E, par les Parties non-visées à l'Article 5, en
2002, et les demandes de plans d'action;
-
les cas
potentiels de non-respect des dispositions, associés à
une consommation de substances nocives à la couche
d'ozone, listés dans le groupe I, de l'Annexe A, par les
Parties visées à l'Article 5, pour la période de
contrôle qui va du 1er juillet 2001 au 31
décembre 2002, et les demandes de plans d'action; et
-
le
non-respect des dispositions du traité de Montréal par
plusieurs Parties.
L'Egypte, la
Lettonie et la Thaïlande ont informé la Plénière qu'elles
ont soumis au Comité, des données et renseignements
indiquant qu'elles sont déjà en conformité avec les
dispositions. L'Iran a déclaré que la méthodologie retenue
pour les rapports concernant les données et renseignements,
et l'absence d'aide financière de la part du Fonds
Multilatéral, ont rendu le respect des dispositions,
difficile pour les Parties. L'Arménie a informé les
participants qu'elle a ratifié les Amendements de Londres et
de Copenhague. Le délégué du Nicaragua a signalé que depuis
plusieurs années, son pays n'utilise plus le bromure de
méthyle, dans l'agriculture. Le Président McInerney a
déclaré que les projets de décisions contenus dans le PSC.10
seront révisés de manière à prendre en ligne de compte les
commentaires faits par les Parties, et que les cas
individuels seront examinés l'année suivante. Vendredi, les
projets de décisions ont été adoptés, moyennant quelques
amendements textuels.
Les
Décisions Finales: Vingt-huit
décisions ont été adoptées sur le non-respect des
dispositions (UNEP/OzL.Pro.15/L.2). Trois décisions portant
sur les données et renseignements, encourage les Parties à
soumettre les données concernant la consommation et la
production, dès que possible, lorsque les chiffres sont
disponibles, au lieu d'attendre la date limite du 30 juin de
chaque année, pour le faire.
Cinq décisions
portant sur les cas potentiels de non-respect des
dispositions, associés à une consommation de substances
listées dans l'Annexe E, requièrent des Parties
contrevenantes, de soumettre, au Comité sur la Mise en
Œuvre, pour examen à sa prochaine réunion, une explication
sur sa consommation excessive, accompagnée d'un plan
d'action assorti de repères temporels, garantissant un
prompt retour au respect des dispositions.
Il y a eu
également 20 décisions consacrées aux cas potentiels de
non-respect des dispositions, associés à une consommation
des substances listées dans l'Annexe A, encourageant chacune
des Parties: à soumettre les données pertinentes; à
soumettre un plan d'action garantissant un retour au respect
des dispositions; et d'assurer le suivi de l'état
d'avancement de l'élimination des SNO pertinents.
DEMANDE DE
L'AFRIQUE DU SUD POUR UNE AIDE FINANCIERE ET TECHNIQUE DE LA
PART DU FEM: Mardi, lors de la
présentation du projet de décision, le Secrétariat a
souligné que le sujet requiert une décision par le Conseil
du FEM. L'Australie a rappelé les origines de la demande
sud-africaine, et a suggéré l'adjonction d'une clause
stipulant que les propositions de projet soumises par
l'Afrique du Sud doivent être examinées, “à titre
exceptionnel”. La CE a encouragé la présentation d'un cas
convainquant, au FEM, de manière à ce que la proposition ne
serve pas de précédent. Le projet de décision a été
approuvé, tel qu'amendé.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) rappelle que l'Afrique du Sud est
classée parmi les pays en développement, et demande au
Conseil du FEM de se pencher, à titre exceptionnel, sur les
propositions de projets ayant trait à l'élimination du
bromure de méthyle, soumises, pour financement, par
l'Afrique du Sud, en respectant les conditions et des
critères d'éligibilité applicables à tous les pays
éligibles à l'aide du FEM.
RAPPORT
FINANCIER CONCERNANT LES FONDS FIDUCIAIRES DE LA CONVENTION
DE VIENNE ET DU TRAITE DE MONTREAL ET BUDGET DU TRAITE DE
MONTREAL: Mardi, le Secrétariat a
présenté les documents suivants: Rapport financier des fonds
fiduciaires de la Convention de Vienne et du Traité de
Montréal, couvrant la première année de la biennale
2002-2003 et les dépenses effectuées au titre de 2002,
relativement aux budgets approuvés (UNEP/OzL./Pro.15/5); et,
Budgets (Approuvé de l'exercice 2003, Proposé Révisé de
l'exercice 2004 et Proposé de 2005) Relatifs au Fonds
Fiduciaire du Traité de Montréal (UNEP/OzL.Pro.15/6).
Jeudi, les
délégués ont procédé à l'examen du projet de décision
concernant les rapports financiers et les budgets (UNEP/
OzL.Pro.15/CRP.22 et UNEP/OzL.Pro.15/CRP.22/Rev.1). Le
Brésil a signalé que l'Assemblée Générale de l'ONU adoptera
bientôt une résolution sur l'échelle d'évaluation des
contributions, qui pourrait être différente de celle
utilisée dans ce projet de décision. Le Japon a fait
remarquer que, dans les rangs des organes des Nations Unies,
la pratique commune consiste plutôt à suivre l'échelle
usitée actuellement, qu'à attendre une nouvelle résolution
de l'Assemblée Générale. Après consultations, le projet de
décision a été approuvé avec les réserves du Brésil.
Vendredi, le Japon a introduit quelques modifications
mineures, dans le projet de décision, pour rendre compte
des implications budgétaires découlant des décisions
concernant la tenue d'une RdP extraordinaire et d'une
réunion spéciale du GEET. Ces modifications ont été
approuvées.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) approuve pour le Fonds Fiduciaire un
budget s'élevant à 4511873 dollars, pour l'exercice 2004,
englobant une provision de 500000 dollars, destinée à
permettre au Secrétariat de la Convention sur l'Ozone, de
faciliter l'évaluation du Mécanisme de financement. La
décision prend note également d'une proposition de budget à
hauteur de 3746861 dollars, pour 2005. La décision encourage
toutes les Parties à s'acquitter de leurs contributions non
encore réglées et de leurs prochaines contributions,
promptement et intégralement, encourage les Parties
non-visées à l'Article 5 à continuer d'offrir à leurs
membres prenant part dans les trois groupes d'études et
leurs organes subsidiaires, l'assistance nécessaire à
garantir leur participation continue dans les activités
d'évaluation.
TERMES DE
REFERENCE DES GROUPES D'EVALUATION:
Vendredi, les délégués ont adopté la décision (UNEP/OzL.Pro.15/L.2)
concernant les termes de référence (TdR) des groupes sur
l'évaluation scientifique, sur l'étude des effets
environnementaux, et sur l'évaluation technologique et
économique. La décision, entre autres, requiert des trois
groupes d'évaluation de procédé en 2006, à une mise à jour
de leurs rapports de 2002, et de les soumettre au
Secrétariat, avant le 31 décembre 2006, pour considération
par le GTCNL et par la RdP-19.
PRODUCTION
ADAPTEE AUX BESOINS ELEMENTAIRES INTERIEURS:
Mardi, les délégués ont procédé à l'examen du projet de
décision (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.12) concernant la production
adaptée aux besoins élémentaires intérieurs, présenté par le
Canada. La décision demande au GEET de procéder à la
détermination: des quantités de substances contrôlées
susceptibles d'être requises et produites par les Parties
visées à l'Article 5; ainsi que des quantités de substances
contrôlées, qui doivent être produites et exportées par les
Parties non-visées à l'Article 5, en vue de répondre aux
besoins élémentaires des Parties visées à l'Article 5. Le
délégué des Etats-Unis a apporté son appui au projet de
décision. L'Argentine a déclaré que les évaluations vont
surcharger le panier de travail du GEET. La Coprésidente
Nolan a demandé au Canada de poursuivre les consultations
avec les Parties intéressées.
Mercredi, le
Canada a présenté le projet de décision révisé concernant la
production adaptée aux besoins élémentaires intérieurs (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.12/
Rev.1), qui demande au GEET de conduire des évaluations des
quantités nécessaires à une production adaptée aux besoins
élémentaires intérieurs. Le représentant de l'Agence des
Investigations Environnementales a exhorté les Parties à ne
pas se servir de ces évaluations, comme prétexte, pour
ignorer les mesures d'élimination. Le projet de décision a
été approuvé.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) demande au GEET de procéder, entre
autres: à la détermination des quantités de substances
contrôlées, dans le groupe I de l'Annexe A et dans le groupe
II de l'Annexe B, qui sont susceptibles d'être requises par
les Parties visées à l'Article 5, pour la période 2004-
2010; à la détermination des niveaux de production autorisés
aux entreprises dans les pays visés à l'Article 5, en tenant
compte des calendriers convenus pour la réduction de la
production, dans le cadre du Fonds Multilatéral; et, à la
soumission d'un rapport à la GTCNL-24 ou à la RdP-16.
ASSISTANCE
CONTINUE DE LA PART DU FEM EN FAVEUR DES PAYS EN TRANSITION
ECONOMIQUE: Vendredi, les
délégués ont procédé à l'examen du projet de décision
concernant ce thème. Le projet de décision a été approuvé.
La décision (UNEP/OzL.Pro.15/L.2) souligne l'engagement du
FEM à poursuivre la fourniture d'une aide aux pays en
transition économique, pour l'élimination des SNO.
AIDE AUX
PAYS EN TRANSITION ECONOMIQUE, DESTINEE AU RENFORCEMENT
INSTITUTIONNEL: Vendredi, les
délégués ont procédé à l'examen du projet de décision
concernant ce thème. Le projet à été approuvé. La décision
(UNEP/OzL.Pro.15/L.2) encourage les pays en transition
économique qui ont des difficultés à honorer leurs
obligations dans le domaine de l'établissement des rapports:
à considérer la possibilité de travailler avec les agences
d'exécution; et à chercher à bénéficier de l'aide du FEM.
Elle demande également au FEM de se pencher favorablement
sur les demandes d'aide, en se conformant à ses critères
dans le domaine du renforcement des capacités.
DATES ET
LIEU DE LA RdP-16: Vendredi, les
délégués ont procédé à l'examen du projet de décision
concernant les dates et lieux de la RdP-16. La décision (UNEP/OzL.Pro.15/L.2)
concernant la RdP-16, énonce qu'elle se tiendra à Prague,
en République tchèque, du 22 au 26 novembre 2004.
QUESTIONS
ADDITIONNELLES EXAMINEES A LA RDP- 15
NOUVELLE
REDUCTIONS PARTICULIERES INTERIMAIRES DU BROMURE DE METHYLE:
Lundi, un ajustement au Traité de Montréal, portant sur de
nouvelles réductions particulières intérimaires du bromure
de méthyle, applicables aux Parties visées à l'Article 5,
dans la période au-delà de 2005, a été proposé par la CE. Le
Chili, le Honduras et le Mexique ont déclaré qu'il
s'agissait là d'une question complexe qui sera mieux
traitée, une fois résolu le problème des désignations des
EUC de bromure de méthyle. Le Canada a fait part de ses
réserves quant au calendrier proposé et aux quantités de
bromure de méthyle, à éliminer. La Chine a déclaré qu'à son
avis, le calendrier retenu pour l'élimination du bromure de
méthyle, n'est pas réaliste.
Un groupe de
contact a été établi pour poursuivre l'examen de ce sujet.
Toutefois, dans l'absence de la décision concernant les EUC
de bromure de méthyle, les délégués ont décidé de reporter
l'examen de ce sujet. Finalement, le sujet a été intégré
dans l'ordre du jour de la RdP extraordinaire (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.27).
MISE A JOUR
DU STATUT D'OBSERVATEUR DU SECRETARIAT DE L'OZONE, DANS LES
REUNIONS DE L'OMC: Le Secrétariat
a présenté la mise à jour des données ayant trait à ce
sujet, et a expliqué que la question du statut du
Secrétariat n'est pas résolue, compte tenu de l'échec de la
Conférence ministérielle de l'OMC, à Cancun.
PRODUITS
TRAITES AU BROMURE DE METHYLE:
Mardi matin, le Kenya a présenté le projet de décision (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.8)
concernant le commerce des produits traités au bromure de
méthyle. Le délégué a demandé aux Parties de reconsidérer
la possibilité d'interdire l'importation des produits
cultivés dans des sols traités au bromure de méthyle, étant
donné qu'elle est en contradiction avec les règles de l'OMC
et qu'elle est préjudiciable aux économies des Parties
visées à l'Article 5, en particulier, en Afrique. Le Canada
et les Etats-Unis ont réservé leur droit de réexaminer la
question après consultation des capitales. L'Egypte a
également demandé un délai. Mercredi, le Kenya a présenté sa
proposition révisée (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.8/Rev.1). Le Canada
et les Etats-Unis ont appelé à davantage de recherche sur ce
sujet. Le Canada a suggéré que cette proposition pourrait
être examinée à la GTCNL-24. Le Coprésident Klaly a pris
note de la proposition et a indiqué qu'elle sera traitée à
la GTCNL-24.
TRANSIT
COMMERCIAL INTERNATIONAL: Jeudi,
le Sri Lanka a introduit la proposition UNEP/OzL.Pro.15/CRP.14
concernant le transit international du commerce de SNO. Le
Canada et les Etats-Unis ont fait remarquer que ce projet de
décision est similaire à celui qui avait été rejeté par la
RdP-14 et, avec la Nouvelle Zélande, ont demandé son report
à la GTCNL-24. Le Pakistan a souligné que la proposition
demande uniquement au PNUE de mener une étude, et encourage
la réunion à l'examiner. Le Sri Lanka a affirmé que de
nombreux pays ont des problèmes avec le commerce illégal de
SNO, et que l'étude pourrait aider les Parties à traiter ce
sujet. La proposition a été déferrée à la GTCNL-24.
PLENIERE DE
CLÔTURE
Au cours de la
dernière séance de la réunion, vendredi soir, la CE a invité
les Parties à se joindre à une déclaration stipulant que les
alternatives de bromure de méthyle existent bien, et que les
exemptions devraient être limitées et devraient avoir un
caractère temporaire. Le représentant a également déclaré
que chaque Partie non-visée à l'Article 5 devrait, à moins
d'avoir de fortes raisons pour ne pas le faire, réduire et
limiter sa consommation de bromure de méthyle. Le
Secrétariat a indiqué qu'il produira le rapport de la
réunion (UNEP/OzL.Pro.15/L.1/Add.2), qui englobera un résumé
des déclarations faites par les délégations, et qui sera mis
à disposition sur le site web du Secrétariat. La réunion a
approuvé cette proposition. Le Président de la RdP-15,
Ambrozek, a remercié tous les participants et a clôturé la
réunion à 19:30.
BREVE ANALYSE
DE LA RDP-15
LA
DESCENTE DE ROME A NAIROBI
Les réserves
qui ont infusé à la Réunion des Parties de l'année dernière,
à Rome, (RdP-14), au sujet de “la vitrine” du Traité de
Montréal, ont fait surface, teintées de vengeance, cette
fois, à Nairobi. Que le motif en soit, l'autosatisfaction
affichée, une perte de direction ou tout bonnement le
caractère versatile de l'équilibre mondial, toujours est-il
que la RdP-15 a constitué, aux yeux de nombre
d'observateurs, un pas de travers, sinon un pas en arrière,
sur la voie devant mener à une élimination totale des
substances nocives à l'ozone (SNO). La courbe ascensionnelle
a accusé une inclinaison alarmante et les doutes abondent,
quant au point de savoir, si le traité a résisté à
l'épreuve, cette fois. Analysant les choses de manière
austère, certains en sont venus carrément à poser la
question suivante: “Sommes-nous en train de défaire ce qui a
été accompli?”
UN VERRE JAMAIS
VIDE
Une fois de
plus, le principal obstacle a été le bromure de méthyle,
pesticide toxique à haut potentiel de nocivité pour l'ozone,
dont l'attrait exercé sur de nombreuses Parties importantes
non- visées à l'Article 5, s'avère irrésistible. Le cas posé
concerne les applications ayant trait aux “exemptions pour
usage crucial.” Le nombre excessif des désignations
souhaitées par les Etats-Unis et par une poignée de pays
industrialisés, dont la plupart appartiennent à la
Communauté européenne, est perçu comme un obstacle entravant
la progression de la mise en œuvre du Traité. Pour reprendre
la formule de l'un des délégués, les désignations présentées
marquent une évolution plutôt vers “l'introduction” que vers
“l'élimination” de cette SNO particulière. Selon certains
étudiants penchés sur la question, les grands fabricants de
bromure de méthyle, aux Etats-Unis, ont réussi à convaincre
les agriculteurs producteurs de fraises, tomates et autres,
que le bromure de méthyle est sans risques, et que les
alternatives actuelles sont trop risquées ou trop chères
pour concurrencer les propriétés stérilisantes des produits
chimiques. Ce point de vue est contesté par les experts. Il
est significatif que la Commission sur les Options
Techniques relatives au Bromure de Méthyle (COTBM) ait, à
contre- cœur, choisi de “prendre note” d'un certain nombre
de désignations, au lieu d'énoncer franchement qu'elle “
n'est pas en mesure de recommander.”
L'incidence
délétère de ce dernier éclatement “de la guerre du bromure
de méthyle,” a eu un impact sur les objectifs du Traité et
d'aucuns estiment qu'elle envoie aussi un signe politique
dangereux. Si certains pays non-visés à l'Article 5 trouvent
qu'il est possible d'abandonner les promesses d'élimination
progressives, faites voilà des années, pourquoi voulez-vous
que les autres n'en fassent pas de même, sinon maintenant,
du moins à une occasion ultérieure? Si le bromure de méthyle
devient, de fait, une exception, le cas des CFC ne
pourra-il pas être remis en cause? Si tel ou tel produit
chimique est désormais reconnu comme étant un produit dont
on ne peut se passer, la situation ne risque-t-elle pas
d'empirer? Y a-t-il des plans de stockage du bromure de
méthyle pour des ventes futures? Ce sont là quelques-unes
des questions posées dans les allées du complexe de Gigiri,
tout le long de la semaine. Certains observateurs ont été
surpris par la tiédeur de l'opposition affichée par les pays
visés à l'Article 5, à l'égard de ce que quelques
participants estiment être un manquement à la parole, commis
par plusieurs membres influents du Traité. Ont-ils
l'intention de se servir de la position prise par les pays
grands consommateurs de bromure de méthyle, comme prétexte
pour de futurs marchandages? Se peut-il que la pire
explication, en soit que certains pays en développement
disposeraient d'une stratégie de sortie pour le futur? Aucun
délégué n'a souhaité se porter volontaire pour répondre à
ces questionnements. Il n'en demeure pas moins qu'ils seront
confrontés aux mêmes problèmes, à la session extraordinaire
de la RdP, qui se tiendra à Montréal, en mars 2004.
DANS L'ATTENTE
DE L'EXPIRATION
Si le cas du
bromure de méthyle est connecté aux intérêts de l'industrie
des pesticides, le problème des inhalateurs à dosage mesuré,
lui, est alimenté par certaines entreprises pharmaceutiques.
Il est également perçu comme illustrant un conflit d'intérêt
paradoxal, lorsque les efforts ambitieux visant à protéger
la population de la planète et ses biotopes contre les
cancers et autres effets nocifs des rayons ultraviolets,
viennent obscurcir les conséquences sociales et médicales,
plus immédiates, liées aux options favorisant les substituts
sans SNO. La Russie, la Chine, le Brésil et une kyrielle
d'autres pays ont attiré l'attention de la réunion sur le
fait qu'une clôture précoce des désignations pour usage
essentiel, en faveur des inhalateurs sans CFC, comme promu
par la Communauté européenne, porterait préjudice à des
millions de personnes asthmatiques vivant dans les pays en
transition économique et dans le monde en développement, qui
ne peuvent se payer des substituts plus coûteux.
Par souci
d'équité, il y a ceux qui insistent que la transition ne
posera aucune perturbation économique, et que le coût des
produits de remplacement, n'a pas besoin d'être prohibitif.
Mais, le Traité de Montréal n'est plus un arrangement
technique “distinct”; il fait désormais partie intégrante du
programme international de développement durable, dans
lequel lutter contre la pauvreté et faire montre d'un
intérêt particulier pour la dimension sociale, doivent être
au cœur de la politique gouvernementale. Le point de vue le
plus répandu à la réunion était que tout nouvel affinement
du Traité doit prendre en ligne de compte les capacités
réelles des Parties et leurs procédures intérieures. Les
pays ne doivent pas se trouver poussés, vers une situation
de non-respect des dispositions, par des mesures hâtives,
comme le fait d'avancer les dates de soumission des rapports
ou de ne pas prendre en considération les appels lancés par
l'Algérie et la Tunisie pour l'utilisation du bromure de
méthyle pour le traitement des dattes fraîches, un produit
crucial pour l'export. Heureusement, ce point de vue
bénéficiait d'un large soutien.
OBEISSANCE
CIVILE?
Curieusement,
peu d'ONG internationales ont assisté à la RdP- 15. Naguère
partisanes confiantes et fougueuses de la croisade mondiale
pour la sauvegarde de la couche d'ozone de la Terre, elles
semblent avoir glissé dans une autosatisfaction tirée, sans
doute, des succès enregistrés par le Traité et par ses
amendements et ajustements. Il est vrai, toutefois, que le
porte-parole du Conseil de Défense des Ressources Naturelles
a adressé à la réunion, une déclaration forte et
“humiliante” pour les Etats-Unis, avec les 10000 tonnes ou
presque, de bromure de méthyle, que totalisent leurs
désignations pour usage crucial, soumises au titre de
l'exercice 2005 et de la période au-delà. Il n'en est pas
moins vrai, cependant, que sa voix a prêché dans le
désert.
Quelques
observateurs, vétérans de la question de la couche d'ozone,
estiment que le matraquage publicitaire qui entoure le
Traité de Montréal a conduit, graduellement, plusieurs
parties prenantes de la société civile à un état de retraite
anticipée. Après avoir maîtrisé les complexités du phénomène
physique et après avoir promu la réponse effective de la
communauté internationale, elles se sont rassises ou sont
retournées à d'autres causes. Elles ont cessé d'écouter les
scientifiques et, plus important encore, ont, à quelques
exceptions près, largement ignoré les puissants intérêts
économiques qui sont derrière les tendances inquiétantes
nouvelles. Le dévouement dont a fait preuve la communauté
internationale dans les années 80 et 90, attend d'être
retrouvé.
LES BRECHES
Les exemptions
applicables au bromure de méthyle et aux inhalateurs à
dosage mesuré, ne sont pas les seuls problèmes posés au
Traité de Montréal. D'autres obstacles et d'autres points
faibles, bien que moins impressionnants, existent encore et
pourraient évoluer vers le pire, avec le temps. Ils
concernent les stocks restant de SNO, les capacités de
production des pays industrialisés et des pays en
développement, les problèmes liés aux technologies de
destruction, et l'existence de données contradictoires.
Le commerce
illégal des CFC, même s'il ne figure pas à l'ordre du jour
de la RdP-15, reste un sujet important. Selon certaines
estimations, le commerce illégal porte sur près de 15% de
la production totale. Des marchés lucratifs demeurent, et
sont alimentés par le surplus de la production et par la
faiblesse des coûts. Malheureusement, l'appel lancé par
deux pays en développement en faveur d'une investigation du
problème, n'a pas été pris en considération par la réunion.
Ce qui est requis, c'est une plus grande transparence, une
prise en mains plus ferme du transit commercial, y compris à
travers des systèmes de licences effectives et des contrôles
douaniers plus étroits, assortis d'une accélération du
processus d'élimination des CFC, qui viendrait à bout de la
contrebande.
En revanche, la
procédure de mise en conformité aux dispositions, s'est
avérée efficace, à un point tel, que le Botswana vient
d'écoper, “d'une mise en garde,” pour avoir consommé environ
500 kilos de bromure de méthyle, de plus, que lui permet son
seuil de référence diminutif et ce, en dépit du fait que le
pays dispose d'un plan d'action pour une élimination totale.
A l'autre bout du spectre, 12 pays industrialisés ont requis
95 exemptions pour usage crucial, totalisant près de 15000
tonnes de bromure de méthyle, dont 352 tonnes sont destinées
au gazon des terrains de golf. Ils ont également insisté
que les désignations s'étendent sur un certain nombre
d'années.
RETOUR AU
FUTUR?
Tout compte
fait, la RdP-15 a donné un certain nombre d'accomplissements
bienvenus. Seules 23 Parties n'ont pas rendu compte des
données concernant 2002, ce qui représente un record jamais
atteint. La réunion a reconnu le nombre le plus important de
nouveaux membres, jamais enregistré, jusque là, soit 184
pour le Traité. Elle a réexaminé bon nombre de points qui
avaient été débattus à Rome, a requis de nouvelles études,
et a adopté un certain nombre de décisions sensibles. Elle a
simplifié certaines procédures et rationalisé certains
calendriers retenus pour l'élimination. Elle a résolu la
question juridique compliquée des implications de l'entrée
en vigueur de l'Amendement de Pékin, concernant les HCFC.
Vue d'un autre
angle, la réunion a affiché une carence flagrante dans
l'équation du bromure de méthyle et sur ce plan, la session,
peut être considérée comme un pas en arrière. Le débat a
donné lieu à de sombres rumeurs selon lesquelles les
Etats-Unis, l'un des pères fondateurs du régime de l'ozone,
pourraient se retirer complètement du Traité de Montréal.
L'introduction récente, par 21 membres du Congrès américain,
d'un projet de loi autorisant les l'Agence de Protection
Environnementale des Etats-Unis à accorder à l'industrie,
les exemptions de bromure de méthyle qu'elle souhaite, même
si la RdP les rejette, a également été perçue comme un signe
de mauvais augure. Certains délégués ont souhaité savoir si
cela reflétait la position "unilatéraliste" de
l'administration Bush ou son incapacité à résister aux
pressions exercées par les l'industrie agricole. Ces charges
ont été fortement réfutées par la délégation américaine, qui
a argué, avec conviction, que ses désignations pour usage
crucial bénéficiaient de l'appui de la COTBM, mais qu'elles
ont été traitées “de manière injuste” par la réunion. Compte
tenu des circonstances peu encourageantes, la décision de
tenir, dans quelques mois, une session extraordinaire de la
réunion des Parties, semble une tentative, bien faible, de
faire disparaître un problème réel. Pourtant, certains
insistent, qu'une nouvelle réunion peut donner une lueur
d'espoir.
La valeur
rédemptrice de la RdP-15 réside dans le fait qu'elle a
permis de r�v�ler quelque chose d'important: les fissures et
les jeux de pouvoir qui ont �merg�s � Nairobi, aideront les
Parties et le public � tenir compte des emb�ches que
continue de rencontrer, quinze ans apr�s son d�marrage, ce
trait� hautement r�ussi. La RdP-15 a servi � rappeler que le
noble objectif � consistant � sauver la couche d'ozone � ne
devrait pas �tre abandonn�.
A SUIVRE D'ICI
LA RdP-16
REUNION DU
CONSEIL DU FEM: La r�union
du Conseil du FEM se d�roulera du 19 au 21 novembre 2003, �
Washington, DC, aux Etats-Unis. Des consultations avec les
ONG, sont pr�vues juste avant la r�union du Conseil. Pour de
plus amples renseigne�ments, contacter: GEF Secretariat; tel
+1-202-473-0508; fax: +1- 202-522-3240; e-mail:
secretariatgef@worldbank.org; Internet:
http://www.gefweb.org.
CDP-9 DE L'UNFCCC: La
neuvi�me Conf�rence des Parties de la Convention-cadre sur
les changements climatiques, aura lieu du 1er au
12 d�cembre 2003, � Milan, en Italie. Pour plus
d'informa�tions, contacter: UNFCCC Secretariat; tel:
+49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999; e-mail:
secretariat@unfccc.int; Internet:
http://www.unfccc.int/.
REUNION DE
SUIVI DU RESEAU OUEST ASIATIQUE DES FONCTIONNAIRES CHARGES
DES SNO: Cette r�union se tiendra
du 7 au 11 d�cembre 2003, � Damas, en Syrie. Pour les
d�tails, contacter: Dr. Abdul Al-Wadaee, Regional Network
Coordinator, ROWA, Manama, Bahrain; tel: +973 826 600; fax:
+973 825 110/1; e-mail:
naunrowa@unep.org.bh;
Internet:
http://www.unep.org.bh/.
COMMISSION
SUR LES OPTIONS TECHNIQUES RELATIVES AU BROMURE DE METHYLE:
La Commission se r�unira du 15 au
19 mars 2004, � Lisbonne, au Portugal. Pour en savoir
davantage, contacter: Ozone Secretariat; tel: +254-2-62-
3850; fax: +254-2-62-3601; e-mail:
ozoneinfo@unep.org;
Internet:
http://www.unep.org/ozone/.
REUNION
EXTRAORDINAIRE DES PARTIES AU TRAITE DE MONTREAL:
La r�union extraordinaire des
Parties au Trait� de Montr�al se d�roulera du 24 au 26 mars
2004, � Montr�al, au Canada. Pour plus de renseignements,
contacter: Ozone Secretariat; tel: +254-2-62-3850; fax:
+254-2-62-3601; e- mail:
ozoneinfo@unep.org; Internet:
http://www.unep.org/ozone.
HUITIEME
SESSION EXTRAORDINAIRE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION/CINQUIEME
FORUM MONDIAL DES MINISTRES DE L'ENVIRONNEMENT, DU PNUE:
La Huiti�me Session Extraordinaire du Conseil
d'Adminis�tration/Cinqui�me Forum Mondial des Ministres de
l'Environne�ment, du PNUE, aura lieu du 29 au 31 mars 2004,
� S�oul, en R�publique de Cor�e. Pour de plus amples
informations, contacter: Beverly Miller, Secretary for UNEP
Governing Council; tel: +254- 2-623431; fax: +254-2-623929;
e-mail:
beverly.miller@unep.org; Internet:
http://www.unep.org.
15e
FORUM ANNUEL SUR LES TECHNOLOGIES UTILES A LA PLANETE: Ce
forum se d�roulera du 13 au 15 avril 2004, � Washington DC,
aux Etats-Unis. Il traitera de l'�volu�tion climatique
mondiale et des politiques de protection de la couche
d'ozone et autres questions technologiques. Pour plus de
renseignements, contacter: Conference Secretariat; tel:
+1-703- 807-4052; fax: +1-703-528-1734; e-mail:
earthforum@alcalde-fay.com; Internet:
http://www.earthforum.com.
24e
SESSION DU GROUPE DE TRAVAIL, DE COMPOSI�TION NON LIMITEE,
SUR LE TRAITE DE MONTREAL: La
GTCNL-24 est pr�vue du 12 au 16 juillet 2004, � Gen�ve, en
Suisse. Pour en savoir davantage, contacter: Ozone
Secretariat; tel: +254-2-62-3850; fax: +254-2-62-3601;
e-mail:
ozoneinfo@unep.org; Internet:
http://www.unep.org/ozone.
SEPTIEME
REUNION DE LA CONFERENCE DES PARTIES (CDP-7) DE LA
CONVENTION DE BALE: La CdP- 7 de
la Convention de B�le est provisoirement programm�e du 25 au
29 octobre 2004, � Gen�ve, en Suisse. Pour les d�tails,
contacter: Basel Convention Secretariat; tel:
+41-22-917-8218; fax: +41-22-797-3454; e-mail:
sbc@unep.ch; Internet:
http://www.basel.int.
16e
REUNION DES PARTIES AU PROTOCOLE DE MONTREAL (RdP-16): La
RdP-16 se tiendra du 22 au 26 novembre 2004, � Prague, en
R�publique tch�que. Pour de plus amples renseignements,
contacter: Secretariat for the Vienna Convention and the
Montreal Protocol; tel: +254-20-62-3850; fax:
+254-20-62-3601; e-mail:
ozoneinfo@unep.org; Internet:
http://www.unep.org/ozone. |