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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 19 No. 29
Vendredi 14 Novembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA RDP-15::
JEUDI 13 NOVEMBRE 2003
Le réunion de haut niveau a commencé par une
cérémonie inaugurale. Les délégués ont ensuite entendu les
présentations des groupes d'évaluations, du comité exécutif du
fonds multilatéral et des agences d'exécution, et les
déclarations des pays. Dans la soirée, la plénière de la
réunion préparatoire a repris l'examen des points de l'ordre
du jour, restés en suspens. Le groupe de contact sur le
bromure de méthylène s'est réuni dans l'après-midi et dans la
soirée, sans parvenir à s'entendre sur une décision finale.
LE SEGMENT DE HAUT NIVEAU
CEREMONIE INAUGURALE: Marco González,
Secrétaire exécutif du Secrétariat de l'Ozone, a ouvert la
réunion de haut niveau de la RdP-15 à 11h du matin. Dans ses
remarques d'ouverture, Rukman Senanayake (Sri Lanka),
Président de la RdP-14, a déclaré que nonobstant les
accomplissements réalisés sur plusieurs aspects de la
protection de la couche d'ozones, nombre de substances nocives
à l'ozone (SNO) continuent de poser problème et nécessitent
des efforts concertés pour être éliminées. Il a exhorté les
délégués à mettre en application les décisions adoptées aux
réunions de la MdP.
Shafqat Kakakhel, Directeur exécutif adjoint
du PNUE, a présenté une déclaration au nom de Klaus Töpfer,
Directeur exécutif du PNUE. Il s'est félicité du travail
d'évaluation accompli sur la couche d'ozone par divers groupes
scientifiques, dont les conclusions sont, en partie,
positives, et en partie, inquiétantes; Ces résultats devraient
servir à parvenir à des décisions rationnelles permettant de
faire avancer les choses. Il a indiqué que le Traité de
Montréal, en tant que cas test pour l'ensemble des accords
environnementaux multilatéraux, ne doit pas être voué à
l'échec, et que le respect, par toutes les Parties, des
obligations qui en relèvent, est une chose essentielle. Il a
appelé à des contributions additionnelles au Fonds
multilatéral et au Fonds fiduciaire du Traité de Montréal. Il
a annoncé que Maria Nolan (Royaume-Uni) a été nommée à la tête
du Fonds multilatéral.
Arthur Moody Awori, Vice-président du Kenya, a
déclaré que la protection de la couche d'ozone et la mise en
œuvre du Traité de Montréal constituent des défis à relever,
de dimension mondiale, et a appelé, en particulier: à la
promotion des partenariats entre les Parties; à l'amélioration
du renforcement des capacités; à la promotion de la prise de
conscience du public; à l'amélioration des cadres juridiques
et institutionnels nationaux; et à l'augmentation des
ressources financières et techniques. Il a, aussi, encouragé
les Parties à prendre note des expériences vécues et des
leçons apprises par les pays en développement, des processus
d'élimination progressive des SNO.
Le Président de la RdP-14, Senanayake, a
annoncé que la Chine, Fidji, la Jamaïque et le Sénégal sont
les lauréats de l'édition 2003 du Prix des Unités Nationales
Exceptionnelles, en appréciation du travail fourni dans le
cadre de la mise en application du Traité de Montréal et de la
protection de la couche d'ozone.
QUESTIONS ORGANISATIONNELLES: Les délégués
ont élu les membres du Bureau de la RdP-15 Bureau: Libor
Ambrozek (République tchèque), Président de la RdP-15;
Bala Mande (Nigeria), Juan Filpo (République
dominicaine), Claudia McMurray (Etats-Unis), Vice-présidents;
et Gabriel Luluaki (Papoua Nouvelle Guinée), Rapporteur.
RAPPORTS DES GROUPES D'EVALUATION:
Rapport de Synthèse du GEET pour 2002: Steven Anderson,
Coprésident du GEET, a présenté le rapport de synthèse du GEET,
qui résume les conclusions des rapports séparées de ses
Commissions sur les Options Techniques (COT). Il a indiqué que,
selon les observations, le Traité de Montréal est efficace
dans l'aide qu'il apporte à la réhabilitation de la couche
d'ozone, mais que cette dernière reste fragile. Anderson a
noté que l'élimination des SNO pourrait être accomplie d'ici
2005 dans les pays des Parties non-visées à l'Article 5, mais
que cela serait coûteux et risquerait d'accroître la
consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de
serre. Rappelant la disponibilité d'alternatives convenables
pour le remplacement du bromure de méthylène, il a expliqué
que le processus de son élimination a été prolongé par un
approvisionnement abondant en bromure de méthylène. Il a
conseillé les pays industrialisés à améliorer leurs mesures
incitatrices pour la commercialisation des alternatives au
bromure de méthylène, et a déclaré que toutes les Parties
devraient planifier l'élimination totale de cette substance
d'ici trois à six ans.
Le Groupe d'Evaluation Scientifique (GES):
Ayité-Lô Ajavon, du GEET, a parlé des prévisions selon
lesquelles le trou d'ozone pourrait disparaître dans une
cinquantaine d'année, avec le déclin des quantités de SNO dans
l'atmosphère. Il a noté que question clé à résoudre est de
savoir comment les changements climatiques influencera-t-il la
réhabilitation de la couche d'ozone.
Le Groupe d'Evaluation des Effets
Environnementaux (GEEE): Jan van der Leun, Coprésident du
GEEE, a annoncé que le Coprésident Manfred Tevini (Allemagne)
a démissionné de son poste et que Janet Bornman (Danemark) est
la nouvelle Coprésidente du GEEE. Il a noté que les nouvelles
études du GEEE confirment que l'appauvrissement de la couche
d'ozone affecte les organismes vivants et que les radiations
UV B augmentent les cas de cancer de la peau et de cataractes.
Le Groupe d'Evaluation Economique et Technique
(GEET): Le Coprésident du GEET, José Pons Pons (Venezuela)
a présenté le Rapport du GEET pour 2003, et a noté que la
meilleure approche pouvant être adoptée pour l'élimination des
CFC des IDM est celle consistant à améliorer la coopération
entre les gouvernements et les industries, en vue de
déterminer un calendrier pour la suppression de groupes
particulier de CFC.
Miguel Quintero, du GEET, a noté que le marché
des mousses continue à s'accroître avec l'augmentation de la
demande d'isolant à haute performance.
Gary Taylor, du GEET, a rappelé que davantage
d'efforts, par le secteur de l'aviation et d'autres
industries, sont nécessaires pour la mise en place de
partenariats axés sur l'établissement de lieux approprié pour
le magasinage des halons.
Marban Mendoza, du GEET, a fait remarquer
qu'il existe des solutions alternatives au bromure de
méthylène et que nombre de Parties visées à l'Article 5 ont
acquis, à travers des projets de démonstration, une expertise
prouvant que les barrières posées aux alternatives du bromure
de méthylène peuvent être levées, en quelques années.
Masaaki Yamabe, du GEET, a rapporté que la COT
chargé des solvants a réussi à vaincre les difficultés
techniques entravant l'élimination des solvants nocif à
l'ozone, les peintures et les adhésifs, et que par conséquent,
le GEET est en train de clore la mission de cette COT; Le
reste des questions liées aux solvants, seront prises en
charge par une nouvelle COT chargée des utilisations et des
processus chimiques.
Lambert Kuijpers, du GEET, a informé que le
rapport spécial du GEET/Groupe intergouvernemental sur les
changements climatiques, concernant le lien entre la
sauvegarde de la couche d'ozone et les changements climatiques
de la planète, requis par la RdP-14, sera émis en 2005.
LES RAPPORTS DES AGENCES D'EXECUTION: Le
PNUD a indiqué qu'il a mené plus de 1000 activités pour la
promotion de la réussite du Traité de Montréal, et qu'il est,
actuellement, en train de travailler, avec les gouvernements,
sur une vingtaine de plans nationaux axés sur la mise en
application. La représentante a ajouté que le PNUD est prêt à
aider les Parties visées à l'Article 5 à s'acquitter de leurs
obligations particulières.
Le PNUE a introduit son Programme d'aide à la
mise en conformité (PAMC), conàu pour la fourniture de
services évolutifs permettant de répondre aux besoins
émergeant des pays en développement Parties. Parlant des
programmes d'aides, il a mis en relief: la promotion des
partenariats, l'amélioration de la prise de conscience du
public et l'élaboration de stratégies nationales.
L'ONUDI a déclaré qu'il a mené plus de 600
projets axés sur les SNO, dans 68 pays, avec une focalisation
sur les Parties visées à l'Article 5, en matière de soutien
technique et institutionnel, ainsi que sur le suivi du transit
des SNO.
La Banque mondiale a indiqué avoir déboursé 52
millions de dollars pour les projets axés sur la réduction et
l'élimination progressive des SNO. Le représentant a confirmé
que la Banque est engagée dans l'exploration des domaines
nécessitant une aide et qu'elle est en train de coopérer
étroitement avec les pays client.
Le Fond mondial pour l'environnement (FEM) a
déclaré avoir donné son approbation à des projets à hauteur de
160 millions de dollars visant à aider les Parties à
concrétiser les obligations du Traité, dont le gros est
destiné aux pays visés à l'Article 5.
EXPOSE DU COMITE EXECUTIF DU FONDS
MULTILATERAL: Tadanori Inomata, Président du Comité
exécutif du Fonds multilatéral, a rapporté que pour la
triennale 2003-2005, le Fonds multilatéral a été
réapprovisionné par un montant de 573 millions de dollars. Il
a mis en relief la focalisation du Comité sur la planification
des affaires de manière facilitant la fourniture des
ressources aux domaines qui en ont le plus besoin, en
particulier pour les Parties visées à l'Article 5. Il a
ensuite parlé de la nécessité d'améliorer le processus de
recrutement du responsable Fonds multilatéral.
DECLARATIONS DES DELEGATIONS: La CHINE a
sugg�r� de promouvoir le renforcement des capacit�s, dans les
pays vis�s � l'Article 5, notamment dans le domaine du
contr�le du commerce illicite des SNO. L'INDE a soulign� le
besoin de mettre en application les d�cisions et de prendre
des mesures de pr�caution, en vue de pr�venir le commerce
ill�gal, et l'IRAN a soulign� la coop�ration entre les agences
d'ex�cution. Le NIGERIA a not� que les Parties vis�es �
l'Article 5 sont requises de d�truire les SNO et que le Fonds
multilat�ral doit les aider � le faire. L'INDONESIE a d�clar�
que le programme d'�limination des SNO, approuv� dans le
Trait� de Montr�al, doit �tre mis en �uvre par les Parties. Le
JAPON a d�clar� qu'il pense que les pays industrialis�s
doivent se montrer en exemple et honorer les obligations qui
sont les leurs dans le cadre du Trait� de Montr�al. Il a
pr�cis� que pour accomplir ces responsabilit�s, il est
essentiel d'accorder, aux pays en d�veloppement, une aide dans
le domaine de l'expertise scientifique et de l'innovation
technologique. Le CHILI a d�clar� qu'il est en train
d'�liminer les SNO, notamment le bromure de m�thyl�ne et les
CFC, et, a r�sum� les activit�s men�es par son pays, dans ce
domaine, qui sont soutenues par le Fonds multilat�ral. La
repr�sentante des PHILIPPINES a not� l'importance de la
coop�ration internationale pour la protection de la couche
d'ozone, et a d�clar� que les Parties devraient se pencher sur
les implications sociales des mesures visant � r�duire les SNO.
Elle a pr�cis� que l'�limination du bromure de m�thyl�ne boit
s'effectuer de mani�re graduelle, aux fins de pr�venir une
aggravation de la pauvret� dans nombre de pays en
d�veloppement. L'OUGANDA a d�clar� que les exemptions au titre
des utilisations cruciales, doivent �tre accord�es aux pays en
d�veloppement, et a appel� � une aide financi�re continue et �
un transfert des technologies, pour permettre la mise en
conformit� avec les trait�s de l'ozone. Le RWANDA a d�clar�
que son gouvernement est engag� en faveur de la coop�ration
avec d'autres pays pour la mise en application du Trait�. Le
BANGLADESH a mis en relief les interconnexions entre les
questions de l'ozone et celle des changements climatiques.
L'AFRIQUE DU SUD a confirm� sa ratification � la fois des
Amendements de Montr�al et de P�kin. Intervenant au nom des
ETATS INSULAIRES DU PACIFIQUE, Kiribati a d�clar� qu'une
strat�gie r�gionale est essentielle aux petits pays, pour la
mise en �uvre du Trait�. La REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE POPULAIRE
DU LAOS a mis l'accent sur la n�cessit� de plans d'action
nationaux, ax�s sur les SNO.
REPRISE DU SEGMENT PREPARATOIRE
NOUVELLES REDUCTIONS PARTICULIERES
INTERIMAIRES du BROMURE DE METHYLENE: En l'absence d'un
projet de d�cision sur les exemptions � titre d'utilisation
cruciales (EUC) pour le bromure de m�thyl�ne, les d�l�gu�s ont
d�cid� de reporter l'examen du projet de d�cision sur les
ajustements relatifs aux substances contr�l�es list�es dans
l'Annexe E (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.21).
EXEMPTIONS DES SNO, DES MESURES DE CONTROLE:
Les Conditions exig�es � l'octroi des EUC du Bromure de
M�thyl�ne: La Pl�ni�re a demand� au groupe de contact sur
le projet de d�cision, charg� de l'examen des niveaux de
production ou de consommation, n�cessaires � la satisfaction
des utilisations cruciales des Parties non-vis�es � l'Article
5, l, (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.20), de reprendre ses d�lib�rations,
vendredi 14 novembre.
RAPPORTS FINANCIERS DES FONDS FIDUCIAIRES DE
LA CONVENTION DE VIENNE ET DU TRAITE DE MONTREAL ET BUDGET DU
TRAITE DE MONTREAL: Les d�l�gu�s ont examin� le projet de
d�cision concernant les rapports financiers et les budgets (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.22
and UNEP/OzL.Pro.15/CRP.22/Rev.1). Le BRESIL a not� que
l'assembl�e g�n�rale de l'ONU va adopter une r�solution sur
l'�chelle des contributions. Le JAPON a fait remarquer que
c'est une pratique commune aux organes des Nations Unies que
de suivre l'�chelle en vigueur au lieu d'attendre la
r�solution de l'assembl�e. Au terme d'une concertation, le
projet a �t� approuv�, avec les r�serves du Br�sil.
POINTS DIVERS: Le cahier des charges des
Groupes d'�valuation: Les d�l�gu�s ont examin� le projet
de d�cision concernant le cahiers des charges des Groupes des
�valuations: scientifique, environnementale et Economique et
technique (UNEP/OzL.Pro.15/CRP.23), et l'ont adopt�, moyennant
quelques amendements mineurs.
DANS LES ALLEES
Plusieurs Parties se sont demand� pourquoi les
progr�s ont �t� si difficiles � r�aliser sur les d�signations
au titre de l'utilisation cruciales du bromure de m�thyl�ne.
Le groupe de contact a travaill� non-stop depuis la premi�re
journ�e de la RdP-15, jusque tard dans la nuit, hier encore.
Selon l'un des participants interrog�s, le contingent de
taille des Etats-Unis ne semble pas disposer d'un champs de
man�uvre lui permettant de r�soudre la question qui est en
train d'�merger clairement, comme "le Probl�me Num�ro Un" de
la r�union. Un d�l�gu� inquiet a �t� entendu �voquant le
spectre de Kyoto; les Etats-Unis se retireront-ils
compl�tement du Trait� de Montr�al, si ses d�signations ne
sont pas accept�es?
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERES: La r�union de haut niveau se
tiendra � partir de 10h, pour entendre les d�clarations des
pays, et la r�union pr�paratoire commencera � midi pour
traiter des points de l'ordre du jour, rest�s en suspens, les
deux, dans la Salle de Conf�rence 2.
GROUPE DE CONTACT: Le groupe de contact
sur le bromure de m�thyl�ne se r�unira � midi pour poursuivre
la discussion des conditions exig�es � l'octroi des EUC et des
d�signations pour utilisations cruciales, dans la Salle de
Conf�rence 3. |