Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

 

Vol. 17 No. 23
Lundi 14 novembre 2005

LES FAITS MARQUANTS DE LA CDP9 DE RAMSAR

SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005

Les délégués à la CdP-9 de Ramsar se sont réunis dans deux sessions Plénières pour examiner les projets de résolutions restants et entendre un exposé sur l'Evaluation des Ecosystèmes pour le début du Millénaire (EEM). Des sessions Techniques consacrées à l'application du principe de l'utilisation rationnelle dans la gestion intégrée des eaux et à la culture et au savoir dans la gestion des zones humides, ont été tenues dans l'après-midi. Un Dialogue Ministériel officieux a eu lieu tout le long de la journée. Les Parties se sont également réunies dans des groupes de contact sur le concept de l'utilisation rationnelle et les valeurs culturelles, les ressources de poissons, les aires protégées et la grippe aviaire.

PLENIERE

PROJETS DE RESOLUTIONS ET RECOMMANDATIONS: Les Organisations Internationales Partenaires (OIP): Le Secrétaire Général, Peter Bridgewater, a introduit le projet de résolution COP9 DR17. Plusieurs Parties ont accueilli avec satisfaction l'intégration de l'Institut International de Gestion des Eaux (IIGE) en tant que nouvelle OIP, et a encouragé l'extension de la liste d'autres organisations, en particulier, celles spécialisées dans la gestion des eaux. Le projet de résolution a été adopté sans amendement.

Examen des décisions de la CdP: Au sujet du projet de résolution COP9 DR18, l'AUSTRALIE a souligné que l'examen devrait être restreint aux décisions de la CdP uniquement et non au texte de la Convention, et a encouragé l'élaboration d'un cahier des charges et l'établissement d'un calendrier pour compléter cet examen avant la CdP10. L'organisation WETLANDS INTERNATIONAL a suggéré que le CEST participe à l'examen, l'UE indiquant que cela devrait être reflété dans le budget.

Groupe de veille sur les activités de CESP: Au sujet du projet de résolution concernant l'établissement d'un groupe de veille sur les activités de communication, éducation et sensibilisation du public (CESP) de la Convention (COP9 DR19), l'IRAN, appuyé par plusieurs participants, a proposé d'établir les priorités en matière de CESP, et d'ajouter au mandat un libellé appelant à la détermination des écarts entre les opportunités offertes et les besoins en matière de renforcement des capacités, pour les professionnels et les parties prenantes. Il a également proposé que chaque région procède à la sélection d'un point focal. L'ESPAGNE a déclaré que le Comité d'Organisation devrait envoyer à la CdP un expert chargé de déterminer la manière dont la CdP peut contribuer au travail du Groupe sur l'Evaluation Scientifique et Technique (CEST). Le CANADA a fait part de ses réserves concernant les implications budgétaires et le JAPON a demandé des éclaircissements de la part du Comité sur les Finances. L'ARGENTINE a déclaré que les coordinateurs nationaux des CESP ainsi qu'un représentant de chacune des régions devraient être liés de manière officielle au groupe de veille. L'AFRIQUE DU SUD a déclaré que le groupe devrait éclaircir le rôle des points focaux chargés des CESP, et que le Secrétariat devrait élaborer la procédure à suivre dans la détermination et la désignation de deux points focaux nationaux. La THAILANDE a mis en relief l'apport des Parties aux représentants des CESP et la consolidation des données relatives aux CESP avec les rapports nationaux.

Symposiums régionaux sur les zones humides: Le JAPON a introduit sa proposition de résolution concernant l'importance des symposiums régionaux sur les zones humides (COP9 DR20), mettant en exergue les réunions du Symposium Asiatique sur les Zones Humides et plaidant pour son utilisation comme modèle pour d'autres régions. La THAILANDE a proposé d'organiser des réunions sous-régionales consacrées aux préparatifs des forums régionaux. L'UE a apporté son appui à la résolution, pour peu qu'il n'y ait pas d'implications financières.

Planification inter-biome et gestion intégrée des zones humides, en particulier, dans les petits Etats insulaires en développement (PEID): SAMOA a introduit le projet de résolution COP9 DR21 Rev.1, soulignant qu'il aiderait les PEID à s'acquitter des obligations inscrites dans le cadre des divers accord. L'AUSTRALIE et le WWF ont accueilli favorablement le projet de résolution. CUBA a fait part de ses réserves concernant l'utilisation du terme “inter-biome.” Les discussions sur la résolution ont été reportées en attendant le résultat des concertations officieuses.

Zones humides de l'Antarctique: La SUISSE a retiré sa proposition de résolution (COP9 DR23), mais a appelé à des échanges d'informations avec le Conseil de l'Arctique et le Secrétariat du Traité de l'Antarctique sur la conservation des zones humides polaires. La représentante a précisé que l'Année Internationale Polaire 2007-2008 offrira l'opportunité de poursuivre l'examen du sujet avant la CdP10.

Sites Ramsar et systèmes nationaux des aires protégées: Au sujet du projet de résolution COP9 DR24, le NIGERIA, partisan de la résolution, a déclaré qu'elle représente un exemple d'harmonisation entre les exigences en matière de communication des données, de Ramsar et de la CDB. La FEDERATION DE RUSSIE, le SOUDAN, le MALI et le WWF ont apporté leur appui à la résolution. Les ETATS-UNIS, la NOUVELLE ZELANDE, le CHILI et l'EQUATEUR ont fait objection aux références aux catégories de l'UICN applicables aux aires protégées. Le BRESIL a proposé un texte de compromis utilisant des catégories optionnelles. Un groupe de contact officieux a été établi.

Gestion des zones humides et des oiseaux d'eau, en réponse à la grippe aviaire hautement pathogène: Le Secrétariat a introduit le projet de résolution COP9 DR25, soulignant que plusieurs Parties attendaient encore des instructions de leurs gouvernements. La représentante des ETATS-UNIS a suggéré plusieurs amendements pour s'assurer que la résolution reste dans le champ de compétence de la Convention. L'AUSTRALIE a posé la question de savoir si le CEST était qualifié d'élaborer les lignes directrices devant régir la planification du paysage entourant les zones humides, la CHINE et le SURINAM y faisant objection. La NOUVELLE ZELANDE ont souligné l'absence de données concernant les implications en matière de coût. Le SENEGAL et le KENYA ont souligné l'importance du projet de résolution pour l'Afrique. SAMOA a mis en exergue la vulnérabilité des PEID. L'EGYPTE a appelé à une approche intégrée. La FRANCE a souligné le rôle de Ramsar dans le domaine de l'alerte précoce. Les délégués ont convenu d'établir un groupe de contact présidé par le Royaume-Uni, pour produire un texte révisé.

Lignes directrices scientifiques et techniques supplémentaires, consacrées au concept de l'utilisation rationnelle: Les délégués ont repris l'examen du projet de résolution COP9 DR1 et de ses Annexes, s'accordant sur un amendement dans l'Annexe C, proposé par le SALVADOR au sujet de la recherche sur les fonctions des zones humides.

Au sujet de l'Annexe D, consacrée aux indicateurs écologiques “tournés vers des résultats,” devant servir dans l'évaluation de l'application de l'efficacité de la Convention de Ramsar, le Secrétariat a souligné qu'une révision de texte a été élaborée.

L'Annexe E consacrée au cadre intégré de l'inventaire, de l'évaluation et du suivi des zones humides, a été adoptée en tant que partie intégrante du projet de résolution COP9 DR1.

EXPOSE EXTRAORDINAIRE SUR L'ÉVALUATION DES ECOSYSTEMES POUR LE DEBUT DU MILLENAIRE: Rebecca D’Cruz, Coprésidente de l'Equipe chargée de la Synthèse, a présenté le rapport de synthèse de l'EM consacré au thème “Ecosystèmes et Bien-être Humain: Les zones humides et l'Eau.” Elle a déclaré que le rapport a examiné l'étendue globale des écosystèmes des zones humides et les types de zones humides sous-représentés, comme les tourbes. Elle a précisé que les services des écosystèmes sont vitaux pour le bien-être humain, déplorant le fait que plusieurs de ces services sons surexploités, mal gérés ou dégradés, et a mis en relief les choix politiques disponibles, permettant de réduire l'érosion des zones humides, tout en veillant au maintien de ses avantages. Etablissant une distinction entre les services gratuits et les services économiquement valorisés, elle a déclaré que plusieurs de ces avantages économiques et sociaux ne sont pas pris en compte par les décideurs politiques. Elle a déclaré que les instruments économiques promeuvent la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides, et a mis en lumière les difficultés rencontrées dans la valorisation, en raison des différentes valeurs culturelles. Faisant �tat d'une acc�l�ration de l'�rosion des zones humides, elle a soulign� la r�duction du bien-�tre humain, en particulier, dans les pays en d�veloppement, conjugu�e � une demande accrue des services des zones humides. Elle a affirm� que les d�cisions politiques doivent op�rer des compromis entre les utilisations pr�sente et future, et a mis en exergue les approches intersectorielles et �cosyst�miques. Elle a pr�cis� que le rapport aiderait � l'�tablissement du programme futur de Ramsar, et qu'il pourrait servir � am�liorer la prise de conscience des probl�mes pos�s aux zones humides.

SESSIONS TECHNIQUES: Application du principe de l'utilisation rationnelle dans la gestion int�gr�e des eaux: Le Secr�taire G�n�ral Adjoint, Nick Davidson, a inform� les participants des r�sultats concernant Ramsar de la 13e Session de la Commission du D�veloppement Durable (CDD-13).

Steve Mitchell, Afrique du Sud, a pr�sent� l'exp�rience des r�gions Sud et Est africaines dans le domaine de la gestion int�gr�e des ressources en eau (GIRE). Il a soulign� le r�le des zones humides dans le maintien du cycle hydrologique et des fonctions �cologiques, et a appel� � leur reconnaissance explicite dans la GIRE et dans la gestion adaptive.

Mamoru Shigemoto, Japon, a d�crit les actions de mise en valeur des zones humides men�es dans la Baie de Tokyo, � travers l'application de la GIRE et des approches de gestion int�gr�e des littoraux.

Au sujet de la Directive-cadre sur l'Eau, de l'UE, Bart Fokkens, Pays-Bas, a soulign� son caract�re compl�mentaire et de soutien mutuel avec Ramsar. Gerhard Sigmund, Autriche, a d�plor� son manque de consid�ration pour les zones humides de l'Autriche et a plaid� pour l'�tablissement de points de coordination nationaux pour la GIRE.

Au sujet de la gestion des eaux destin�es aux zones humides et � l'agriculture, David Molden, IWMI, a mis l'accent sur les liens entre la s�curit� alimentaire et les ressources en eau et les d�fis pos�s � la r�alisation des objectifs d'all�gement de la pauvret�. Ger Bergkamp, de l'UICN, a d�crit la recherche men�e sur la d�termination des valeurs des �cosyst�mes des zones humides et sur la mani�re d'int�grer ces valeurs dans les processus d�cisionnels.

Culture et connaissances dans la gestion des zones humides: Le Secr�taire G�n�ral Bridgewater a soulign� l'importance de la culture dans la gestion et l'utilisation rationnelle des zones humides, par-dessus son utilisation comme aide dans la d�termination de la d�signation des sites. Thymio Papayannis, de l'Institut M�diterran�en des Etudes de la Nature et de l'Homme, a pass� en revue les activit�s du Groupe de travail Culturel sur MedWet et, �voquant l'�volution des paysages culturels, a fait �tat d'une �rosion des activit�s traditionnelles. Il a mis l'accent sur l'int�gration des aspects culturels dans la gestion des zones humides tout en respectant la sp�cificit� sociale de la culture. Les anciens traditionnels de la r�gion du fleuve Paroo en Australie ont mis en exergue les valeurs aborig�nes d�termin�es dans le projet de cartographie culturelle, et l'importance de l'�tablissement de relations entre les parties prenantes pertinente. Sansanee Choowaew, Tha�lande, a parl� d'une approche fond�e sur la culture, appliqu�e � la gestion des zones humides, et a soulign�, entre autres, les efforts conjoints fournis par les temples et les communaut�s locales, et le marquage des temples comme refuges de faune et de flore sauvages. M�nica Herzig, Mexique, a parl� de l'implication des communaut�s locales dans le processus de planification, et a d�clar� que le terme culture est un terme large et qu'une approche syst�matique reste � �laborer. Maria Jos� Vi�als, Espagne, a parl� des progr�s effectu�s dans la r�gion M�diterran�enne, int�grant les valeurs culturelles dans la gestion des zones humides � travers: la restauration du patrimoine cultural; l'am�lioration de la prise de conscience de l'importance des zones humides; de la conservation des paysages culturels; et de la valorisation de la tradition culturelle.

DIALOGUE MINISTERIEL

Kahinda Otafiire, Ministre ougandais des Eaux, des Territoires et de l'Environnement, a pr�sid� le Dialogue Minist�riel Officieux auquel ont assist� ministres et repr�sentants de haut rang de quinze pays. La r�union: a endoss� les r�sultats de la CDD-13 et de la D�cennie 2005-2015 de �l'Eau pour la Vie�; s'est focalis�e sur l'application de la Convention; a encourag� le soutien des initiatives r�gionales; et a appuy� la D�claration de Kampala.

GROUPES DE CONTACT

ANNEXES A ET B DE DR1 ET DR 22: Copr�sid� par Gunn Paulsen (Norv�ge) et Nadra Nathai-Gyan (Trinidad et Tobago), le Groupe de Contact sur les lignes directrices scientifiques et techniques suppl�mentaires pour l'application du concept de l'utilisation rationnelle, de Ramsar (DR1 Annex A, Rev.1 et COP9 DR1 Annex B, Rev.1) et des valeurs culturelles (COP9 DR22 Rev.1), s'est r�uni tout le long de la journ�e. Au cours de la s�ance du matin, les d�l�gu�s ont atteint un consensus sur la d�finition des termes �caract�re �cologique� et �changement survenu dans le caract�re �cologique,� figurant dans l'Annexe A, et ont convenu d'int�grer, sous forme de note de bas de page, le libell� soutenu par le CEST, comme faisait partie int�grante de la r�solution. Les d�l�gu�s ont accept� de remplacer �services� par �avantages� �cologiques. Les Parties ont d�cid� de supprimer le tableau illustrant les services des �cosyst�mes. Toutefois le projet de r�solution DR22 a domin� les discussions. Le Groupe a convenu que les valeurs culturelles devraient �tre examin�es lors de la d�signation des sites Ramsar, mais il y a eu un d�saccord sur le point de savoir si les valeurs culturelles devaient �tre ajout�es en tant que crit�re r�gissant la d�signation des zones humides d'Importance Internationale. Les adversaires ont mentionn� le conflit avec la l�gislation nationale. Les r�unions officieuses se sont poursuivies dans la soir�e.

GRIPPE AVIAIRE: Pr�sid� par David Stroud (Royaume-Uni), ce Groupe de Contact s'est r�uni dans l'apr�s-midi pour proc�der � l'examen du projet de r�solution COP9 DR25. Les participants ont convenu d'ins�rer un nouveau paragraphe pr�ambulaire consacr� au renforcement de la recherche et du suivi de la migration et du commerce des oiseaux d'eau, et aux processus des maladies dans les populations d'oiseaux sauvages. Un autre paragraphe pr�ambulaire suppl�mentaire fait r�f�rence � l'appel de l'Accord africain-eurasien sur les Oiseaux d'Eau, � un soutien de la part de la Convention et d'autres et �tablit un r�gime de financement pour la mise en place d'un suivi � long terme des populations d'Oiseaux d'Eau.

Un nouveau paragraphe op�ratif soulignant l'importance de l'�laboration et de l'application de plan d'action et d'urgence nationaux, a �t� ajout�. Le paragraphe appelant � l'�laboration des lignes directrices devant encadrer la planification des paysages, a �t� supprim�. En sa place et lieu, le groupe a convenu d'ajouter des paragraphes demandant au CEST d'apporter, aux agences �laborant des plans d'urgence et de gestion des zones humides, des contributions pertinentes ayant trait aux mesures pratiques pour la pr�vention des risque de transmission de maladies entre les oiseaux sauvages et les oiseaux domestiques, et d'aider l'�change d'information.

DANS LES ALLEES

Pendant que les d�l�gu�s � la CdP9 jonglaient dans les sessions Pl�ni�res et techniques avec des groupes de contact, leur attention a �t� retenue par un nouveau projet de r�solution consacr� � la grippe aviaire. Plusieurs participants esp�raient voir la r�solution pouvoir au moins traiter le risque d'�ruption de la grippe aviaire, mais l'accord ne sera vraisemblablement pas atteint sur le point de savoir qui dans le texte de la r�solution sera tenu pour responsable du ce risque: les oiseaux sauvages, les oiseaux d'eau, les oiseaux domestiques, ou les oiseaux tout court. En r�action � la faiblesse de certaines formulations, un observateur a souhait� voir, apr�s les visites de terrain pr�vues dimanche, ceux qui sont encore incertains du r�le de Ramsar dans le traitement du sujet, d�velopper un sentiment d'urgence. Un autre d�l�gu� a d�clar� avec sarcasme qu'une d�cision doit �tre prise avant que les d�l�gu�s migrent vers la deuxi�me semaine de la CdP-8 � la Convention sur les Esp�ces Migratrices, � Nairobi, o� les discussions sur ce sujet prendront un nouvel envol.
 

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org> a �t� r�dig� par Changbo Bai, Robynne Boyd, Xenya Cherny, Leonie Gordon, et Leila Mead. Edition num�rique: Dan Birchall. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Editrice en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston James "Kimo" Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales, du d�partement d'Etat am�ricain); le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI); l�Office F�d�ral de l�Environnement, des For�ts et du Paysage (OFEFP); le Royaume-Uni (� travers le DFID); le minist�re danois des affaires �trang�res; le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)); le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res, la Commission Europ�enne (DG-ENV), et le minist�re italien de l'environnement. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2005, par: le PNUE; le gouvernement australien; le minist�re f�d�ral autrichien de l'agriculture, des for�ts, de l'environnement et de la gestion des eaux; les minist�res su�dois du d�veloppement durable et des affaires �trang�res; les minist�res norv�giens de l�environnement et des affaires �trang�res; les minist�res finlandais de l�environnement et des affaires �trang�res; Swan International; le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES), et le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF. Le Financement de la version espagnole est fourni par le minist�re espagnol de l�environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tout renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD <kimo@iisd.org>, au +1-646-536-7556 ou 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L'�quipe du ENB � la CdP9 de Ramsar est joignable en Salle 8 du Speke Resort Munyonyo ou par courriel � <Xenya@iisd.org>.