Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

 

Vol. 17 No. 20
Jeudi 10 novembre 2005

LES FAITS MARQUANTS DE LA CDP9 DE RAMSAR

MERCREDI 9 NOVEMBRE 2005

Les délégués à la Neuvième Réunion de la Conférence des Parties Contractantes (CdP9) de la Convention de Ramsar se sont réunis en Plénière tout le long de la journée pour entendre des rapports sur les activités intersessions, des déclarations de Parties et d'observateurs et un exposé spécial présenté par le pays hôte. Les délégués ont élu les Président et Vice-présidents de la CdP9, et ont procédé à l'examen de diverses questions d'organisation.

PLENIERE

Antonio Fernandez de Tejada, Espagne, a ouvert officiellement la CdP9, invitant les délégués à considérer l'ordre du jour et diverses questions d'organisation.

QUESTIONS D'ORGANISATION: Adoption de l'ordre du jour: Les délégués ont adopté l'ordre du jour (COP9 Doc. 1, Rev. 2), sans amendement, et le règlement intérieur (COP9 Doc. 2), avec des amendements mineurs.

Election des membres du Bureau: Le Secrétaire Général de la Convention de Ramsar, Peter Bridgewater, a informé les délégués que le Comité Permanent à sa 32e réunion, tenue lundi 7 novembre, a nominé Kahinda Otafiire, Ministre Ougandais de l'Aménagement du Territoire, des Eaux et de l'Environnement, au poste de Président de la CdP9. Les délégués ont ensuite élu Otafiire, Président de la CdP9, et Tony Slatyer, Australie, et Flavio Cházaro, Mexique, Vice-présidents.

Désignation des comités: La CdP a établi un Comité de Vérification des Pouvoirs comprenant des délégués issus de chacune des six régions de Ramsar, à savoir: Le Bénin (Afrique), la Thaïlande (Asie), la Suisse (Europe), le Pérou (Néo-tropiques), le Canada (Amérique du Nord) et, la Nouvelle Zélande (Océanie). Les délégués ont établi également un Comité sur les Finances, devant être présidé par Nick Kiddle (Nouvelle Zélande), avec le Canada, l'Albanie, l'Algérie, l'Australie, l'Autriche, les Bahamas, la Chine, la Colombie, le Japon, les Pays-Bas, le Nicaragua, le Nigeria, la Fédération de Russie, la Suisse, le Royaume-Uni, et les Etats-Unis, comme membres désignés. Le Secrétariat a souligné que le Comité est ouvert à toutes les Parties et tous les observateurs.

Admission des observateurs: Le Président de la CdP9, Otafiire, a présenté la liste des observateurs inscrits (COP9 Doc. 31), précisant que cette liste resterait ouverte, les observateurs se présentant à l'inscription au quotidien. L'ARGENTINE a fait objection à l'inscription du 'Forum pour la Conservation des Territoires D’outremer du Royaume Uni', comme étant basé au Royaume-Uni, cette ONG appartenant aux Iles Falkland/Malvinas, Sud Georgie et Sud Sandwich, et a rejeté toutes les références à ces territoires comme étant des territoires du Royaume-Uni. Le Royaume-Uni a réitéré sa position concernant la souveraineté de ces îles.

RAPPORTS: Rapport du Président du Comité Permanent: Gordana Beltram (Slovénie), Présidente du Comité Permanent, a présenté le rapport concernant les travaux menés par le Comité au cours de la présente triennale (COP9 Doc. 3), mettant en exergue les travaux consacrés: aux préparatifs de la CdP9; à l'examen du travail accompli par le Comité d'Evaluation Scientifique et Technique (CEST); aux questions financières ayant trait à la mise en application de la Convention; et à la création de synergies entre la Convention et d'autres accords environnementaux multilatéraux (AEM). Elle a appelé à une plus grande attention aux considérations économiques et sociales associées aux écosystèmes des zones humides, dans les travaux futurs du Comité.

Au cours du débat qui a suivi, la FEDERATION DE RUSSIE a suggéré d'accorder une attention particulière aux synergies avec d'autres Conventions, notamment l'UNFCCC, la CDB et la CCD, dans les futurs travaux du Comité. Le KENYA a souligné la nécessité de davantage de focalisation sur l'information remontante des Parties concernant le travail du Comité. Le rapport a été adopté sans outres observations.

Rapport du Secrétaire Général: S'adressant à la CdP de Ramsar pour la première fois, en tant que Secrétaire Général, Bridgewater a présenté un rapport sur l'application de la Convention, à l'échelle mondiale, au cours de la triennale 2003-2005 (COP9 Doc. 5 et Doc. 6) et a mis en relief la perspective de parvenir au nombre de 160 Parties Contractantes d'ici la CdP10. Bridgewater a signalé que le Secrétariat a réussi à équilibrer le budget de la Convention, depuis la CdP8, mais a souligné la nécessité de travailler de manière plutôt “plus intelligente que plus dure” au cours de la triennale 2006-2008.

Signalant que 110 Parties ont soumis des rapports nationaux, nombre plus restreint que souhaité, Bridgewater a mis l'accent sur la nécessité de simplifier le format de communication des données nationales et de poursuivre la communication régulière entre le Secrétariat et les Parties.

Au sujet du Plan Stratégique à titre de 2003-2008, il a souligné la nécessité de se focaliser sur les questions clés, en vue d'accroître le pourcentage des objectifs atteignables. Il a également mis en exergue six impératifs extraits des rapports nationaux des Parties: comprendre les nouveaux cadres institutionnels internationaux et la manière dont Ramsar s'y intègre; renforcer et développer la base scientifique solide de la Convention, qu'il a présentée comme étant son principal point fort; gérer efficacement la Liste des Zones Humides d'Importance Internationale; promouvoir les approches intégrées en matière de gestion; l'élaboration du programme de communication, d'éducation et de sensibilisation du public, apte à répondre aux besoins des communautés locales; et s'assurer que, au cours des périodes intersessions, de la gestion efficace de la Convention, à travers le Comité et le Secrétariat.

Rapport du Président du Comité d'Evaluation Scientifique et Technique: Max Finlayson (Australie), Président du CEST, a présenté le rapport concernant les travaux du CEST au cours de la présente triennale (COP9 Doc. 4). Il a mis en relief les travaux menés dans les domaines incluant: l'inventaire et l'évaluation; le concept d'utilisation rationnelle; la gestion des ressources en eaux; la désignation du site de Ramsar; la planification de la gestion des zones humides; et, l'efficacité de la mise en application de la Convention.

Présentant un avis technique à la CdP9, Finlayson a mis en exergue le travail accompli par le Comité dans l'élaboration des documents suivants (COP9 DR1 et les Annexes A, B, C, D et E): le cadre conceptuel du concept de l'utilisation rationnelle de Ramsar; le Cadre Stratégique et les lignes directrices révisées pour le développement de la Liste des Zones Humides d'Importance Internationale; le cadre intégré des lignes directrice de Ramsar, ayant trait à l'eau; et, le cadre intégré de l'inventaire, évaluation et suivi des zones humides.

Au cours du débat qui a suivi, les pays ont exprimé un soutien général en faveur des cadres élaborés par le CEST. Ils ont également convenu d'établir un groupe de contact pour l'examen des Annexes A et B du document COP9 DR1, et ont décidé que des observations concernant les Annexes C, D et E seraient échangées de manière officieuse entre les Parties et le Secrétariat.

DECLARATIONS: Au cours du débat général, plusieurs Parties ont mis l'accent sur les progrès accomplis dans la mise en application nationale de la Convention, et en particulier, la désignation des nouveaux sites de Ramsar depuis la CdP8.

Le ROYAUME-UNI, parlant au nom de l'UE, a appelé à des résultats solides durant la CdP, pour aider à la mise en application de la Convention de manière conforme aux engagements pris en faveur de la conservation internationale, y compris les Objectifs du Millénaire pour le Développement et l'objectif adopté par la CDB, de réduire le rythme de l'érosion de la biodiversité d'ici 2010. Le porte-parole a apporté son appui: à l'accroissement des synergies avec la CDB et ses programmes de travail; l'harmonisation des rapports; à l'établissement d'un équilibre entre le maintien d'une base scientifique solide et au soutien des activité de communication; et, au maintien des droits des Parties à apporter des contributions volontaires, notamment au fonds d'appui régional et aux travaux du CEST.

TRINIDAD ET TOBAGO, L'ARGENTINE, le PARAGUAY, le KENYA et le MALAWI ont appelé à la simplification du format des rapports nationaux, la JAMAIQUE appelant le CEST � examiner, dans les rapports, les aspects qui pourraient �tre normalis�s avec d'autres Conventions. Le MEXIQUE, Le SALVADOR, la CHINE et le LESOTHO ont soulign� l'importance des synergies avec d'autres AEM. Le PEROU a encourag� la CdP � fournir au Secr�taire G�n�ral des instructions claires et une �feuille de route� pour le d�veloppement de ces synergies.

Le CHILI a soulign� l'importance de l'�tablissement de liens entre les secteurs public et priv� pour l'�laboration de politiques et de strat�gies nationales pour la conservation des zones humides. La ZAMBIE a appel� � la promotion de la valorisation �conomique des zones humides, comme moyen de r�duire la pauvret�. Le BURKINA FASO a apport� son appui � l'adoption, dans la gestion des zones humides, d'une approche int�gr�e fond�e sur les besoins des communaut�s locales. STE LUCIE a plaid� pour l'implication des communaut�s locales dans le processus de Ramsar. La MALAISIE a soulign� l'importance de la gestion int�gr�e des ressources en eau, et de la gestion des littoraux. L'IRAN a fait �tat de l'�tablissement du Centre r�gional d'Asie Centrale et Orientale, mettant l'accent sur son r�le dans les domaines de la sensibilisation, de la formation et de l'�change d'information. SAMOA a mis en relief les liens entre les zones humides entre les zones humides et les moyens de subsistance, en particulier, dans les petits Etats insulaires en d�veloppement. La COTE D�IVOIRE a encourag� les Parties � soutenir l'adoption d'une r�solution sur les zones humides transfronti�res. Le COSTA RICA a appel� � une focalisation sur les sites Ramsar transfronti�res. L'EGYPTE a appel� � une r�solution encourageant les pays � adopter une approche pr�ventive dans le traitement de la grippe aviaire.

La GUINEE a demand� une assistance dans l'�laboration des plans de gestion de ses sites Ramsar. DJIBOUTI a fait �tat d'un manque de ressources pour l'application de la Convention. Le BANGLADESH et la REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO a soulign� le besoin de proc�der � des �changes d'exp�riences. Le GUATEMALA a inform� les d�l�gu�s de ses politiques nationales, finalis�es r�cemment, consacr�es � la conservation des zones humides. Pr�cisant que les pays des Cara�bes sont actuellement Parties � la Convention de Ramsar, la BARBADE a fait part de son intention de devenir Partie Contractante dans un futur proche.

La SUISSE a introduit la publication du WWF intitul�e �Les Ecor�gions d'Eau Douce d'Afrique et de Madagascar,� indiquant que le livre met en relief les �cor�gions africaines de grande biodiversit�, identifie les menaces de ces �cosyst�mes, et traite des lacunes en mati�re de donn�es. Mettant en relief la raret� des donn�es concernant les ressources en mati�re de biodiversit�, dans de nombreux pays africains, le WWF a soulign� la n�cessit� d'inventaires des zones humides.

EXPOSE SPECIAL SUR LA CONSERVATION ET L'UTILISATION DURABLE DES ZONES HUMIDES DE L'OUGANDA: Paul Mafabi, du Programme National Ougandais des Zones Humides, a pr�sent� un aper�u sur la conservation et l'utilisation durable des zones humides, durant les 15 derni�res ann�es, en Ouganda, pr�cisant que la gestion des zones humides a commenc� par l'interdiction du drainage des zones humides. ll a indiqu� que les questions touchant aux zones humides ont �t� int�gr�es dans le plan d'�radication de la pauvret�, en 2000, et qu'un plan strat�gique pour les zones humides a �t� mis en place en 2001. Mafabi a pr�cis� que cela a �t� r�alis� � travers des strat�gies telles que la sensibilisation et l'appr�ciation, et � travers la promotion des pratiques des meilleures utilisations. D�crivant les accomplissements actuels, il a mis l'accent sur le niveau de sensibilisation; la cr�ation de cadres politiques et juridiques; et l'�laboration d'inventaires, qui ont fourni des donn�es vitales aux processus d�cisionnels. Mafabi a �galement soulign� les d�fis particuliers pos�s aux politiques appliqu�es aux zones humides, y compris la n�cessit� d'am�liorer les m�canismes d'ex�cution. Il a mis en relief la n�cessit�: d'�laborer une base d'informations solide; de susciter un int�r�t politique et public � travers l'utilisation des bons arguments; de renforcer les capacit�s � tous les niveaux pour la mise en application; et d'adopter des politiques et des l�gislations r�alistes. Mafabi a conclu son propos en soulignant l'importance de s'assurer de la durabilit� institutionnelle, et a indiqu� que les �cosyst�mes des zones humides peuvent jouer un r�le dans les moyens de subsistance des communaut�s et contribuer � leurs revenus, et que les services des �cosyst�mes des zones humides peuvent �faire leur chemin.�

Apr�s l'expos�, le Pr�sident de la CdP9, Otafiire, conjointement avec Yoka Brandt, Ambassadeur des Pays-Bas en Ouganda, et Alice Kaudia, Directrices R�gionale de l'UICN en Afrique Occidentale, a lanc� la publication intitul�e �De la Conversion � la Conservation,� qui donne un aper�u sur la gestion des zones humides en Ouganda, au cours des 15 derni�res ann�es.

A la fin de la session de l'apr�s-midi, des �l�ves ougandais ont entonn� une chanson et clam� un po�me consacr� au th�me de la Conf�rence.

DANS LES ALLEES

Apr�s un d�marrage un peu lent � dix heures et demie, la Pl�ni�re de la CdP9 est rapidement pass�e � un rythme soutenu. Apparemment non intimid�s par la perspective de discussions de groupe de contact, certains d�l�gu�s ont accueilli favorablement les propositions d'harmoniser et de mettre � jour le cadre conceptuel et le plan Strat�gique de Ramsar. Nombre de d�l�gu�s se sont d�clar�s d'avis avec le pas franchi dans la d�claration liminaire du Secr�taire G�n�ral de Ramsar, mardi, que la Convention ne devrait pas avoir des objectifs juste pour avoir des objectifs, et ont mis en relief l'utilisation rationnelle, la repr�sentativit� et l'inscription syst�matique des zones humides. D'autres, cependant, ont mentionn� les avantages offerts par l'inscription � Ramsar, dissuasive pour les d�veloppeurs, appuyant, par cons�quent, l'objectif ambitieux de d�signer 2500 sites Ramsar, d'ici 2010.

L'apr�s-midi, la temp�rature s'est �lev�e, � la fois au sens litt�ral et au sens figuratif, les d�l�gu�s s'engageant dans de longs d�bats autour de la mani�re de structurer au mieux les discussions sur le cadre conceptuel et le Cadre Strat�gique r�vis� �labor� par le CEST. Les d�l�gu�s ont finalement d�cid� d'avoir un seul groupe de contact pour le traitement de ces questions, mais les discussions ont fait allusion � la sensibilit� politique impliqu�e.

A la fin de la journ�e, le Secr�tariat a pouss� un ouf de soulagement lorsque le Rapport de Synth�se attendu de l'Evaluation des Ecosyst�mes pour le d�but du Mill�naire est arriv�, l'un des d�l�gu�s sugg�rant que les principaux sujets d�crits dans ses pages d�ouverture pouvaient fournir une orientation � la CdP9. Les d�l�gu�s avaient un excellent moral au moment o� ils se rendaient � une r�ception pleine de tambours, de danses et de chants traditionnels ougandais.
 

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org> a �t� r�dig� par Changbo Bai, Robynne Boyd, Xenya Cherny, Leonie Gordon, et Leila Mead. Edition num�rique: Dan Birchall. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Editrice en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston James "Kimo" Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales, du d�partement d'Etat am�ricain); le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI); l�Office F�d�ral de l�Environnement, des For�ts et du Paysage (OFEFP); le Royaume-Uni (� travers le DFID); le minist�re danois des affaires �trang�res; le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)); le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res, la Commission Europ�enne (DG-ENV), et le minist�re italien de l'environnement. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2005, par: le PNUE; le gouvernement australien; le minist�re f�d�ral autrichien de l'agriculture, des for�ts, de l'environnement et de la gestion des eaux; les minist�res su�dois du d�veloppement durable et des affaires �trang�res; les minist�res norv�giens de l�environnement et des affaires �trang�res; les minist�res finlandais de l�environnement et des affaires �trang�res; Swan International; le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES), et le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF. Le Financement de la version espagnole est fourni par le minist�re espagnol de l�environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tout renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD <kimo@iisd.org>, au +1-646-536-7556 ou 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L'�quipe du ENB � la CdP9 de Ramsar est joignable en Salle 8 du Speke Resort Munyonyo ou par courriel � <Xenya@iisd.org>.