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Vol. 16 No. 56
LES FAITS MARQUANTS DE LA
CA-24/FMME: Les délégués à la 24e session du Conseil d'administration du PNUE/Forum ministériel mondial sur l'environnement (CA-24/ FMME) se sont réunis, le matin, pour la cérémonie d'ouverture, puis pour l'examen des questions d'organisation et un groupe de discussion sur le thème: La mondialisation et l'environnement dans une ONU réformée. L'après-midi, les délégués se sont réunis dans des concertations ministérielles pour entendre la déclaration de politique du directeur exécutif du PNUE. La Grande commission (GC) s'est également réunie l'après-midi pour procéder à la discussion des budget et programme de travail au titre de la biennale 2008-2009. CEREMONIE D'OUVERTURE: Eric Falt, directeur de la communications et de l'information du public, PNUE, a souhaité aux participants la bienvenue à Nairobi, soulignant que pour la première fois, six chefs d'institutions des Nations Unies prennent part aux CA. Rachmat Witoelar, ministre d'Etat indonésien chargé de l'environnement et président sortant du CA/FMME, a souhaité à Achim Steiner la bienvenue en tant que cinquième directeur exécutif du PNUE. Il a mis en relief le besoin de maintenir la nouvelle focalisation stratégique du PNUE dans le cadre de la réforme de l'ONU qui a suivi le Sommet mondial de 2005. Mettant en exergue le thème principal de la CA-24/FMME, il a encouragé les délégués à procéder à l'examen des manières dont la mondialisation peut contribuer à la protection environnementale. Dans son message à la CA-24/FMME, le Secrétaire Général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déclaré que le monde est à une étape critique pour l'exercice d'une intendance environnementale responsable, soulignant que l'action sur les changements climatiques sera l'une de ses priorités. Evoquant le lien crucial qui existe entre les politiques environnementales et les politiques économiques, il a indiqué que le PNUE a un rôle clé à jouer dans le traitement des défis environnementaux, à travers une étroite coopération avec les partenaires de l'ONU. Anna Tibaijuka, directrice exécutive d'ONU-HABITAT, a souligné que la mondialisation a donné lieu à une accélération de l'urbanisation. Elle a indiqué que les mandats respectifs du PNUE et d'ONU-HABITAT sont désormais plus pertinents et plus complémentaires que jamais, et a promis le soutien d'ONU-HABITAT à la mise en œuvre de la réforme de l'ensemble du système des Nations Unies. Moody Awori, vice-président du Kenya, a mis l'accent sur les défis environnementaux posés à l'Afrique avec, pour toile de fond, la mondialisation. Il a appelé à un PNUE renforcé, plus focalisé et plus tourné vers des résultats palpables, ainsi qu'à un renforcement des pouvoirs du directeur exécutif du PNUE pour la mise en application des décisions du CA/FMME. QUESTIONS D'ORGANISATION: La plénière a élu Roberto Dobles Mora, ministre costaricain de l'environnement et de l'énergie, président de la CA-24/FMME. Les autres membres du Bureau qui ont été élus sont: Rejoice Mabudafhasi (Afrique du Sud), Faisal Saleh Hayat (Pakistan) et Jan Dušik (République tchèque), vice-présidents; et Elfriede-Anna More (Autriche), rapporteur. Le président de la CA-24/FMME, Dobles, a déclaré qu'un PNUE fort requiert un mandat adéquat et un financement durable et prévisible, pour lui permettre de jouer un rôle de chef de file et de promouvoir la coopération dans le domaine de l'environnement. La plénière a ensuite adopté l'ordre du jour provisoire sans amendement (UNEP/GC/24/1 et Add.1) et s'est accordé sur l'organisation des travaux de la CA-24/FMME. La République tchèque, parlant au nom du GROUPE DES PAYS DE L'EUROPE ORIENTALE, a mis en exergue les récents développements survenus dans la région et a mentionné, en particulier, les discussions de la CA-24/FMME sur: la réforme de l'ONU; le Plan Stratégique de Bali pour l'appui technologique et le renforcement des capacités; et l'ASGIPC et le mercure. L'Indonésie, au nom du G-77/CHINE, a souligné, entre autres: le renforcement du PNUE et de sa base scientifique; la pleine et immédiate mise en application du Plan Stratégique de Bali, en particulier, à travers les bureaux régionaux de l'ONU; et l'adoption d'une décision favorisant la coopération Sud-Sud. L'Allemagne, au nom de l'UE, a apporté son appui à l'initiative de la Conférence de Paris sur la gouvernance écologique mondiale, de transformer le PNUE en ONUE. Le représentant a souligné la nécessité de mesures plutôt juridiquement contraignantes, que volontaires, en soutien à une gestion rationnelle des produits chimiques partout dans le monde, et a appelé à des synergies entre les AEM. GROUPE DE DISCUSSION SUR LA MONDIALISATION ET L'ENVIRONNEMENT DANS UNE ONU REFORMEE: Introduisant le débat, le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner, a déclaré que la présence, à la CA-24/ FMME, de personnes clés dans la politique environnementale internationale des Nations Unies, témoigne de l'engagement à s'assurer de la cohérence au sein de l'ensemble du système des Nations Unies.
L'administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Kemal Dervish, a parlé du partenariat accru établi avec le PNUE. Il a suggéré de jeter un nouveau regard sur la mesure du développement humain, en introduisant le facteur de l'épuisement des ressources naturelles et d'autres composantes essentielles. Citant l'exemple des changements climatiques, il a évoqué la question de la répartition inégale des effets des activités humaines, les pays les plus vulnérables étant les plus touchées. Le directeur général de 'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), Kandeh Yumkella, a parlé de la difficulté de mettre en application les politiques au niveau de l'usine, en particulier, dans les pays en développement. Il a réaffirmé la coopération de l'ONUDI avec le PNUE dans le processus de l'ASGIPC et a mentionné l'importance des biocombustibles et la concentration du secteur de l'énergie sur les besoins des pauvres. Francesco Frangialli, secrétaire général de l'Organisation Mondiale du Tourisme (UNWTO), a décrit la croissance enregistrée dans le domaine du tourisme dans le monde, soulignant qu'il est à la fois un vecteur et une victime des changements climatiques. Il a indiqué que le tourisme peut donner lieu à une pression accrue à la fois sur la biodiversité et sur les communautés et à un allégement de la pauvreté. Tibaijuka a parlé de la perspective de l'environnement humain, soulignant que les objectifs environnementaux mondiaux ne sauraient être réalisés sans la satisfaction des besoins des communautés au niveau local. DECLARATION POLITIQUE DU DIRECTEUR EXECUTIF: Le directeur exécutif du PNUE, Steiner, a déclaré que les questions environnementales, notamment les changements climatiques, deviennent de plus en plus des questions d'économie, de sécurité et d'énergie. Evoquant les défis stratégiques à relever aux niveau programmatique et managérial, Steiner a fait état de l'établissement d'équipes de travail du PNUE pour le traitement: de la cohésion et de la coordination programmatique; de la réforme de la gestion; des ressources humaines; de la mise en œuvre du Plan d'action du PNUE pour la parité hommes-femmes; et de l'amélioration de la communication du PNUE et de son infrastructure interne. Il a souligné la nécessité d'améliorer la coopération avec d'autres organisations environnementales et institutions des Nations Unies et de construire la dynamique de la réforme des Nations Unies. Il a exhorté les ministres à utiliser la plate-forme du CA pour fournir des orientations concernant le système de gouvernance environnementale nécessaire à la concrétisation de la cohésion et des synergies. GROUPE DE DISCUSSION SUR LA MONDIALISATION ET L'ENVIRONNEMENT:: Jian Zhou, vice ministre chinois chargé de l'Administration étatique de la protection environnementale (SEPA), a souligné l'engagement de la Chine en faveur de la protection environnementale tout en maintenant une croissance économique rapide. Il a parlé, entre autres: de l'optimisation de la globalisation économique à travers un processus partagé de développement durable international; du renforcement de la coopération et de la coordination mondiales; et de l'établissement de modes de production et de consommation écologiquement rationnels. Connie Hedegaard, ministre danoise de l'environnement, a encouragé les délégués à s'accorder sur un processus permettant d'aboutir à des résultats mesurables sur le thème de la mondialisation et de l'environnement, d'ici la CA-25/FMME. Tout en déplorant l'historique de l'OMC, elle a apporté son appui à l'affirmation de Lamy que le round des négociations de Doha est l'occasion de démanteler les restrictions commerciales et de s'assurer de la considération jointe des questions d'environnement et de commerce. Mettant en relief les services rendus par les écosystèmes, elle a annoncé la volonté du Danemark de contribuer financièrement aux efforts conjoints du PNUE et de l'OMC dans ce domaine. Lamy a exploré la relation entre la libéralisation du commerce et la protection de l'environnement, précisant que l'OMC et le PNUE sont tous deux conduits par leurs Etats membres respectifs, soulignant qu'ils devraient harmoniser leurs politiques nationales.
Le débat s'est poursuivi dans les six tables rondes ministérielles tenues en fin d'après-midi, tables rondes qui ont traité, entre autres, des opportunités offertes et des défis posés par la mondialisation et d'une panoplie de sujets pertinents allant des effets sociaux de l'érosion environnementale au renforcement de la gouvernance en matière d'environnement. GRANDE COMMISSIONN L'après-midi, le président de la GC, Jan Dušik, a souhaité la bienvenue aux délégués et les a invités à présenter les nominations pour le poste de rapporteur. Plusieurs délégations ont fait objection à la tenue de sessions nocturnes, appelant à l'achèvement des activités dans les délais impartis. Le calendrier des travaux (UNEP/GC/ 24/CW/CRP.1) a été ensuite approuvé. Le directeur exécutif adjoint du PNUE, Shafqat Kakakhel, a présenté les grandes lignes des budget et programme de travail proposés (UNEP/GC/24/9). Le PAKISTAN a appelé à la fourniture de ressources financières stables, prévisibles et adéquates, et a fait part de son soutien en faveur du programme de travail. L'UE a fait observer que la proposition de budget nécessitera un accroissement important des contributions, exhortant les principaux donateurs à reconsidérer leurs contributions au Fonds pour l'environnement, compte tenu de la réduction enregistrée dans les contributions volontaires. Plusieurs délégations ont fait part de leur appui au Plan stratégique de Bali, l'OUGANDA et TUVALU encourageant le financement. La CHINE a annoncé sa décision d'augmenter sa contribution au Fonds pour l'environnement. La SUISSE a appelé à une plus grande attention à la Stratégie paneuropéenne pour la diversité biologique et des paysages et a promis la poursuite de son soutien au PNUE. Avec le MEXIQUE, il a suggéré une présentation plus conviviale pour les budget et programme de travail. La NORVEGE a plaidé pour l'adoption d'une stratégie à moyen terme. Le délégué des ETATS-UNIS a fait l'éloge de la proposition de budget et a suggéré de maintenir les nouveaux postes au sein du secrétariat au minimum. Kakakhel a répondu, entre autres, en acceptant de présenter une stratégie à moyen terme à la CA-25/FMME et a ajouté que l'intégration du Plan stratégique de Bali dans le programme de travail nécessitera d'importantes ressources supplémentaires. La GC a établi un comité de rédaction sur les budget et programme de travail au titre de la biennale 2008-2009, présidé par Jan Bauer (Pays-Bas). INTRODUCTION DES PROJETS DE DECISIONS: Le président du Comité des représentants permanents (CRP), Igor Liška (Slovaquie) a présenté les projets des décisions élaborés par le CRP (UNEP/GC/24/L.1), émanant des rapports élaborés par le directeur exécutif du PNUE et les Etats membres. Des exposés ont également été présentés par les co-sponsors des projets de décisions (UNEP/GC/24/L.2). L'ALGERIE a parlé du projet de recommandation concernant la proclamation de la décennie 2010-2020, Décennie des déserts et de la lutte contre la désertification.
DANS LES ALLEES La CA-24//FMME a démarré sur une note élevée, lundi, avec des attentes qu'il y avait dans l'air, exsudées par une audience record qui a épuisé la capacité de la salle de conférence 2. Plusieurs délégués espéraient voir la désignation d'Achim Steiner comme directeur exécutif du PNUE, injecter “un second souffle” au sein du PNUE, le guidant vers une nouvelle phase du traitement des questions environnementales mondiales de plus en plus pressantes. L'une de ces questions en particulier – les changements climatiques – est en train de susciter la focalisation de la CA-24/FMME sur les thèmes de la mondialisation et de l'environnement, et de la réforme des Nations Unies. Un délégué a accueilli avec satisfaction l'intégration de débats à la fois sur les changements climatiques et sur le commerce dans les travaux du CA/FMME, soulignant que ces débats permettront d'aboutir à de “plus grandes et meilleures” décisions politiques. D'autres ont fait l'éloge des approches innovantes qui sont en train d'être adoptées, telles que les six tables rondes ministérielles, basées sur le “format de Pékin.” Toutefois, en dépit de l'excitation engendrée par les signaux inspirants émanant de la nouvelle direction du PNUE, certaines vieilles mains du CA ont mis en garde contre trop d'optimisme. Au moins deux grandes questions sont mentionnées comme étant suffisamment sujettes à controverse pour atténuer les espoirs. La première est la composition universelle du CA, sur laquelle les positions opposées des pays semblent fossilisées, du moins pour le moment. La seconde concerne la proposition d'établir un mandat de négociation pour un instrument juridique contraignant sur le mercure, qu'un délégué a présenté comme pouvant permettre de jauger la réussite de la CA-24/FMME, perspective à l'égard de laquelle un autre délégué a préconisé une “extrême prudence.”
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